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Prix Popaï du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie décerné à l'occasion des 10 ans des éditions Plume de Notou.Evé

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Prix Popaï du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie décerné à l'occasion des 10 ans des éditions Plume de Notou.Evé
Prix Popaï du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie décerné à l'occasion des 10 ans des éditions Plume de Notou.Evé

Le SILOP 2021 devait aussi être l’occasion de fêter les 10 ans de la maison PLUME DE NOTOU avec la sortie du nouveau titre, un roman « jeunesse » Sedrenila d'Isa Qala, dessins de Nicolas Yann Martin.

Liliane Tauru depuis 10 ans à la tête de la Maison d'édition Plume de Notou est un pilier de la littérature jeunesse depuis de longues années aux côtés de l'ADCK-CCT, de l'ALK, de Lire en Calédonie. Il faut aussi saluer ses actions culturelles au Médipôle.

Liliane Tauru est aussi conteuse et donne des cours de littérature, en sus de son suivi éditorial distillant avec beaucoup de quiétude sa passion du livre.

Photo Marie M et Liliane Tauru au festival LÔL 2017

 

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Dictée du Pacifique : des images et les résultats

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Dictée du Pacifique : des images et les résultats
Dictée du Pacifique : des images et les résultats

C’est dans une chaleur étouffante, une température habituelle pour la dictée du Pacifique, que les courageux et les inconditionnels de l’événement annuel qui marque le début de la semaine de la francophonie organisée par l’Alliance Champlain se sont installés dans la grande salle de la mairie de Nouméa. Une bonne participation après deux années perturbées par la pandémie. La vie culturelle du caillou reprend petit à petit.

De retour de la dictée avec le roman de Jean Vanmai

Les participants se sont affrontés sur un texte de l’écrivain Jean Vanmai Nouméa Guadalcanal de son ouvrage Pilou-Pilou, La ville aux mille collines ? À-priori sans difficulté majeur, pourtant, il n’y a pas eu de 0 fautes. Les lauréats juniors sont :

Luong Lyss, une jeune fille et en deuxième place un garçon de 13 ans Hoarau Hays Ethan qui a 13 ans.

Pour la première place Sénior, c’est madame Tillier Huguette qui décroche le pompon avec 1 faute.

Pour la deuxième place, il a fallu refaire une dictée pour départager 4 ex aequo Georgeon Gilbert, Labéribe Aristide et deux dames Brahic Christine et madame Duquesne.

Daniel Miroux et ses deux assistantes et les lauréats juniors avec madame Tillier la gagnante sénior

Comme chaque année Daniel Miroux a réussi sa dictée mais la semaine s’annonce éprouvante pour lui. Souhaitons-lui du courage.

 

Résultats définitifs après la dictée bis

JUNIORS

1/ Mlle Lys LUONG

2/ M. Ethan HOARAU-HAYS

SÉNIORS

1/ Huguette TILLIER

2/ Gilbert GEORGEON

3/ Suzanne DUQUESNE

Ma photo préférée, Fabienne en beauté

Ma photo préférée, Fabienne en beauté

La dictée bis des ex aequo

La dictée bis des ex aequo

A noter une belle table de Kiwanis !A noter une belle table de Kiwanis !A noter une belle table de Kiwanis !
A noter une belle table de Kiwanis !A noter une belle table de Kiwanis !
A noter une belle table de Kiwanis !A noter une belle table de Kiwanis !

A noter une belle table de Kiwanis !

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Femmes francophones : portraits littéraires de Nouvelle-Calédonie. Des images de l'expo et du vernissage.

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Photos de Clotilde Richalet (Tous droits réservés)
Photos de Clotilde Richalet (Tous droits réservés)Photos de Clotilde Richalet (Tous droits réservés)

Photos de Clotilde Richalet (Tous droits réservés)

Des photos magnifiques en échantillon
Des photos magnifiques en échantillonDes photos magnifiques en échantillon

Des photos magnifiques en échantillon

Quelques-unes des 18 femmes exposées ci-dessus. Tous les ingrédients étaient réunis pour la réussite de cette exposition. Le lieu, une photographe talentueuse et des autrices superbes !

Voir aussi un article présentation de l’expo et du lieu en suivant ce lien

Des témoignages publiés sur Facebook.

Imasango

Une exposition à voir absolument.

Dans un récit photographique en noir et blanc, FEMMES FRANCOPHONES: PORTRAITS LITTÉRAIRES EN NOUVELLE-CALEDONIE, Clotilde Richalet Szuch, photographe, concilie le vrai et le subjectif, avec une aisance étonnante: en effet, chaque photo raconte avec acuité la vérité de chacune d’entre nous.

Transparait une belle collaboration entre ces femmes photographiées et Clotilde Richalet Szuch, où l’on retiendra du choix du noir et blanc, l’intensité de la lumière née d’un regard bienveillant, qui n’est autre que celui de l’échange authentique.

Les légendes des photos, apparaissent sous forme de participation active, chaque femme se prêtant au jeu de choisir parmi les 10 mots proposés lors de la semaine de la langue française et de la francophonie. Le grain,  le portrait en gros plan, le décor, la pause, la scénographie, l’éclairage, concourent à  donner à cette série, une pertinence harmonieuse.

À titre personnel, cette exposition interroge indirectement, par son contenu même, notre capacité à offrir notre portrait à celui qui photographie et nous place indirectement dans la dépendance du regard subjectif qu’il portera sur nous. Je remercie la photographe de sa présence.

Marie Murtini

Hier soir, vernissage chaleureux

Exposition ouverte au public jusqu'au 20 mars aux horaires du creipac : 8h- 16h

Christine Sales Bourrelly

Quel cadre magnifique et chargé d'histoire pour cette belle exposition ! Pendant un mois, au Creipac, dans les anciens bâtiments du bagne à Nouville, les auteures locales sont à l'honneur. Nous avons participé à l'opération Dis-moi dix mots en préambule à la semaine de la Francophonie. Pour moi, le mot "ébaubi".

Bravo à Clotilde Richalet Szuch pour avoir capté avec élégance un peu de notre âme à chacune ! À voir au Creipac jusqu'au 20 mars.

Et quelques-unes en plus (Photos Clotilde Tous droits réservés )
Et quelques-unes en plus (Photos Clotilde Tous droits réservés )
Et quelques-unes en plus (Photos Clotilde Tous droits réservés )
Et quelques-unes en plus (Photos Clotilde Tous droits réservés )
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Et quelques-unes en plus (Photos Clotilde Tous droits réservés )

Et quelques-unes en plus (Photos Clotilde Tous droits réservés )

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Le numéro 80 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article.

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Le plus de la rédaction :

Bozusë ;

Kat…: Je pense à lui. Il est/était de ma tribu. Il est parti dans l’autre monde la semaine dernière (Voilà pourquoi les deux temps de la conjugaison.) Kat… n’était pas vieux, je suis même sûr qu’il n’avait pas la demi siècle. Toujours dans le mouv comme on dit. Le mouv; c’est le chantier jusqu’aux heures de convenance. Mais après, ce n’était pas à la maison de suite. Il faut rester encore avec les collègues de chantier ou bien aller chez la famille proche, pour prendre un verre, se passer la tige jusqu’au bout de la nuit. Le matin, on se débarbouille avec encore dans la bouche les relents de victuaille de la veille. On se parfume alors pour être de bon pied dans la journée. Faux. On ne l’est pas. On feint d’être en forme comme les autres. Le frère entrepreneur est content. Tout le monde est content. Le disque dur cérébral tourne sans arrêt et à vitesse grand V. À la fin, il craque. ‘Craque’ veut dire que le cœur explose. C’est la fin et la tristesse comme lot gagnant pour toute la famille. 

Combien de jeunes sont à l’exemple de Kat… ? Le sommeil réclame toujours sa part chez tous les êtres animés. Quand on ne récupère pas de l’effort entrepris, le sommeil nous saisit au dépourvu mais … pour le repos sans fin. Et on s’étonne. Or, il n’y a pas à s’étonner. Faut travailler pour vivre. Le sommeil nous manque, je vous jure. Prenez du temps pour la récup. Dormir. C’est aussi ça le défi des hommes. 

Il existe dans le petit journal du collège une rubrique Dans la petite voiture de Maselo où je mets en scène un taximan qui véhicule des parents de la région VKP pour se rendre au collège de Tiéta. Je vous livre un aperçu. Petit rappel:ce journal du collège existe depuis 2008. Il sort tous les jeudis scolaires. Je ne l’ai pas encore lancé cette année. D’ici peu, on va le faire. Hmajan! Comme s’exclame Mme Hmaloko P. 

Dans la petite voiture de Maselo (Vetchaong 17.00)

- Finies les vacances, le travail a repris depuis plus de deux semaines. Et vous savez Mme Ginette, on ne va même pas sentir l’année filer. 

- Vous avez raison, ça va être comme 2016. Faut dire que c’est plutôt bien Mr Maselo. Bien, pourquoi ? Je ne sais pas. Personnellement, je ne veux pas que l’année meure ainsi. On n’a même pas eu le temps de marier le neveu de la famille. Tout était prêt mais au dernier moment, je ne sais pas comment l’autre neveu, celui qui devait assurer la coutume, était tombé malade. Il avait été évacué sur l’Australie. Peu de temps après, il était parti. Moi, je n’étais même pas au courant. Myriam, ma nièce, c’est elle qui m’a annoncé la nouvelle. Et comment, Mr Maselo ? Par la France. 

- Ha !

- J’étais à Koné pour une affaire au palais de justice, une cousine très éloignée qui faisait du fb dans le parking, était venue pour m’annoncer la nouvelle alors que personne n’était encore au courant dans la famille. L’info arrivait de la Métropole. 

- Oh ! Mme Ginette avec Internet, le monde est à portée de main.

- Mais aussi sens dessus/dessous ! Je vous jure.

- Quand j’ai appelé mon frère qui était à Vavouto, il n’était même pas au courant alors que toute la tribu le savait.

- Les nouvelles comme ça, ça va vite ! Et même très vite ! 

- En effet et même M. Maselo, on a l’impression qu’une partie de notre vie nous échappe. Elle nous file entre les mains. Marie Aimée !

Jessie C: Je vous livrerai sa réaction au numéro de Nuelasin 79 dans une prochaine édition. Elle écrivait qu’elle sortait d’une convalescence covid. Elle reprenait son travail mais qu’elle n’avait pas trop la forme. En lisant mes écrits, elle prit son courage à deux mains et elle repartit à je ne sais combien de tours/minute. Et moi qui pensais que je n’écrivais que des bêtises ou alors pour moi-même. Par cet encarté, je remercie Mme Jessie qui par sa réaction me donne une raison à mon écriture. Une bonne. Et oui; si ça se trouve, il y a aussi d’autres raisons. Des mauvaises. Sûr, que Elisa est en train de prier son totem pour me quitter, à cause de mes conneries scripturales; n’est-ce pas Sœur Marie Tamole ? Wanamatra! Moi mort. 

« Mesdames, je vous aime »: Mardi, au collège de Tiéta, nous avons comme les citoyens du monde rendu hommage à la Femme. Et l’histoire de Mme Rosa Parks m’est venue machinalement à l’esprit. Une femme qui en voulant rester assise, a mis debout tout un peuple et même a fait honneur à l’humanité entière, en abattant le système ségrégationniste de son pays, l’apartheid. « En 1955 dans une Amérique déchirée par la ségrégation raciale, Rosa Parks refuse de céder sa place à un passager blanc dans un bus de Montgomery (Alabama). Arrêtée par la police et condamnée à une amende, elle fait appel de son jugement et devient l’égérie d’un mouvement national de défense de droits civiques. »

Il y a dans le monde d’autres femmes comme elle. Je ne les cite pas. Mais… au CDT, il y a Mme Bernadette qui, pour rendre hommage au combat des femmes, a organisé, bien sûr avec le concours des autres collègues du même genre, un petit buffet que nous, personnel enseignant avons partagé dans le hall de notre nouveau bâtiment. 

Aux filles, futures responsables et mamans de ce pays, il a été demandé de s’habiller en robe popinée. Elles étaient venues le jour tout en couleur de l’arc-en-ciel. Elles étaient éclatantes, je vous jure. Nous n’avons pas arrêté de nous prendre en photo dans la cour mais aussi devant un grand panneau, un drap teinté en bleu ciel sur lequel sont épinglées des fiches/pensées des élèves au sujet des combats de la femme. Vous avez dû vous en rendre compte par vous-même en allant sur les réseaux sociaux. 

         Pour vous lectrices et lecteurs de Nuelasin, je propose ce petit texte produit un peu pour m’exorciser. La semaine d’avant, c’était la disparition d’un neveu dans la grande forêt de Hunöj. Il fut retrouvé. Grands Dieux ! Samedi dernier c’était le départ de l’autre neveu, Kat…, vers l’autre monde. Toute la semaine depuis lundi, c’était l’offrande de la nouvelle igname. Combien en donnera-t-on pour conjurer le sort ?

         Bonne lecture à vous de la vallée. Wws 

Simelem ne trouvait pas le sommeil à l’instar de tous les jeunes de Hunöj. Ils en avaient grand besoin ces jours-ci de fin d’année. Pendant la nuit, plusieurs d’entre eux avaient dormi dans la grande forêt. La tribu avait encore livré bataille pour extraire cette fois à la forêt un européen qui s’était perdu. Trop dire. Mr Blanc a juste garé sa voiture à côté de la pépinière, petite entreprise tribale. Il a marché en direction de la forêt et fasciné par les variétés d’arbres et par la densité végétale, il a épousé leur esprit et disparu. Mais les gens de la tribu disaient assez juste que sa tête avait été tournée par les deux filles et qu’il n’avait pas eu le réflexe de retourner sa veste. Avant que son téléphone ne se vide complètement de sa batterie, il eut la sincérité d’esprit d’indiquer son positionnement à la gendarmerie de Wé: « Mr Blanc, prof d’EPS au collège publique de Wé, suis parti me promener dans une grande forêt du plateau. J’ai garé ma voiture à côté d’une pépini... tuut…tuut… » Les gendarmes sont allés donner l’information aux employés municipaux. L’un a appelé l’annexe de Mou. Un homme de Hunöj y travaillant, Wapata eut le réflexe d’appeler le responsable de la pépinière qui partit voir pour confirmer la présence de la voiture du monsieur. L’annexe de la commune à Mou appela après la gendarmerie. Et les gens de Hunöj lancèrent les recherches. Le petit chef fut averti et immédiatement les équipes de secours furent organisées. Pendant que la populace entrait dans les brousses ; Wapata et le petit-chef se rendaient chez Waigojeny, le sorcier qui habitait Hmelek, la tribu voisine : « Sa voiture n’est pas garée très loin du grand banian. Les clefs sont dessus. Mais vous ne pourrez pas l’ouvrir. Quand le soleil touchera le sommet du sapin à pic et qu’il n’y aura plus de chant d’oiseaux, appelle-le. De la voiture il entendra. Appelle-le non par son prénom mais par Atr. Il répondra et il viendra normalement. Ne l’effraie pas comme un oiseau de proie et surtout ne lui parle pas avant que vous lui flanquiez les trois cœurs de hmacatresi sur le visage. Je vais vous les donner. Une, deux, trois. Vous allez voir, c’est comme s’il sortait de son sommeil. Après, c’est bon. Il reprendra sa voiture pour partir comme s’il avait fini sa promenade. De toute façon, il ne sait pas ce qui s’était passé. Il aura seulement le souvenir d’avoir fait la rencontre de deux femmes. Une noire et une blanche. Une des deux parle sa langue et l’autre pratique une étrange langue mais qu’il semble arrivé à comprendre. Le reste ne lui reviendra pas avant longtemps. Même qu’il a le temps de tout oublier. Voilà, je pense vous avoir tout dit. Surtout, respectez les consignes et éloignez-vous du véhicule. » Le sorcier a parlé et donné les feuilles de la plante vertueuse. Wapata et le petit-chef repartirent vers les champs à l’endroit où Mr Blanc a garé sa voiture. Les gendarmes étaient déjà sur place avec d’autres jeunes de la tribu qui étaient ressortis de la grande forêt. 

Vers midi, le portable de Simelem sonna : « C’est oncle Wapata. T’es où ? » « A Hnaköj. » 

- Retourne à la grande route et rejoins-nous à Jien.

- Tonton mais y a d’autres jeunes qui sont encore un peu partout dans la forêt ; je les entends.

- Dis-leur de se joindre à toi et de revenir vers la voiture. Céb !

Il raccrocha. 

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Semaine de la francophonie et de la femme au CREIPAC avec une exposition de photographies de Clotilde Richalet Szuch

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Semaine de la francophonie et de la femme au CREIPAC avec une exposition de photographies de Clotilde Richalet Szuch
Semaine de la francophonie et de la femme au CREIPAC avec une exposition de photographies de Clotilde Richalet Szuch
La Chapelle où se déroulera l'expositionLa Chapelle où se déroulera l'exposition
La Chapelle où se déroulera l'exposition

La Chapelle où se déroulera l'exposition

Semaine de la femme au CREIPAC avec une exposition de photographies de Clotilde Richalet Szuch

Sur le thème les Femmes qui font la Littérature Calédonienne dans le cadre de la semaine de la Francophonie, une exposition de photographies de Clotilde Richalet Szuch est en cours dans la chapelle du site CREIPAC à Nouville.

Vernissage jeudi soir au CREIPAC à Nouville

Pour illustrer cet article, quelques images des bâtiments de ce lieu historique à la veille de l’exposition et une courte Vidéo.

Rappel historique :

Au temps où la presqu’île de Nouville était encore une île, le principal camp pénitentiaire du bagne de Nouvelle-Calédonie était installé dans l’Anse Paddon.

C’est là que, le 9 mai 1864, les premiers condamnés aux travaux forcés débarquèrent après quatre mois de traversée à bord de la frégate Iphigénie. Entre 1864 et 1897, ce sont près de 22 000 hommes à bord de 75 convois qui sont transportés en Nouvelle-Calédonie. Le CREIPAC se trouve sur les lieux de l’ancien pénitencier-dépôt de l’île nou, un site historique exceptionnel.

Clotilde Richalet Szuch

Après des études d’histoire de l’art et de photographie à Paris, sa première expérience professionnelle a été dans le milieu du cinéma en tant que photographe “stagiaire” au Festival de Cannes en 2005. L’essai a été concluant et passionnant: elle a été ensuite été photographe et éditrice photo pour le Service de Presse Audiovisuelle du Festival de Cannes pendant 15 ans.

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Le numéro 79 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article.

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Le plus de la rédaction :

Bozusë ;

Misère humaine : Samedi dans la matinée, on allait faire nos courses dans une grande surface à Koné. Passa devant la voiture un être aux habits enguenillés. Il marchait nus pieds avec toute la tête enturbannée. Il a dû me remarquer pour relever la veste plus haut et se cacher ainsi le visage. J’attendais qu’il traverse le passage piéton pour repartir. Une fois sur le trottoir d’en face, il accéléra un peu plus ses pas. Vers où allait-il ? 

Je continuai mon chemin. Après les courses, sur la route du retour, Elisa me dit: « Tu connais le jeunot qui est passé devant nous tout à l’heure ? » Je répondis non. « Ben, c’est Tein*. » Je me tus à nouveau. Ma pensée s’empreignit fortement de l’image du jeunot. Un fils de la vallée qui avait toujours affaire à la gendarmerie, pour vols, voyeurisme et autres petits délits. Je me dis seulement qu’il a franchi un cap. Sortir. Non pour découvrir le monde au delà des crêtes montagneuses mais pour s’exposer et se voir. Tein était déjà de la flopée de jeunes jetés sur la route entre Voh et Koné. Le plus loin, où il irait, me disais-je, c’est la capitale. Je suis même sûr que je le verrais à la baie de la Moselle tourner entre les roulottes pour quémander quelques pièces d’argent pour s’acheter un pain pour se mettre sous la dent. 

Poutine: Quel gros ‘dégueulasse’ ! C’était le mot exclamatif d’une relation que j’ai appelée le lendemain de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Aujourd’hui c’est dimanche et je n’ai même pas suivi les infos. Le jeu des alliances est déjà mis en place. Le temps de penser aux réfugiés sur les routes mais aussi les pays frontaliers qui les accueillent… pff! « Quelle connerie la guerre ! » Écrivait Prévert. 

Le petit chat est mort: Dimanche soir, il pleuvait et en revenant à la maison, comme à son habitude, la chatte venait s’abriter sous la voiture mais au lieu d’attendre que le moteur soit coupé,… résultat: les deux roues des deux tonnes et demi lui sont passées dessus. Écrabouillée. Je descendis, le temps du recueillement pour après attraper une pelle et la ramasser. Je suis resté quelques temps silencieux. Les images des morts d’Ukraine et de Russie  défilaient dans mon crâne. Après, plus rien. C’était déjà la nuit avancée. Le coassement des grenouilles, le chant des grillons qui recouvraient toute la vallée et le silence nous mettaient tous en phase avec nous-mêmes. Lundi, j’avais cours avec les deux classes de 5ème. Deux heures chacune. Je m’endormis… 

Littera Mahoi: C’est Chantal Spitz qui dirige cette revue littéraire de l’archipel frère polynésien. 2021, elle m’avait demandé des écrits et je lui avais envoyé deux textes de deux lecteurs de Nuelasin. Un neveu de Hunöj (Jim Saipo et hmihmi Kaudre.) Lundi, je reçois un mail du tonton pour dire qu’il a reçu un exemplaire de Littera Mahoi envoyé par Chantal aux bons soins de notre Edou national. À mon tour de remercier Chantal par le biais de Nuelasin.

Bonne lecture à vous tous de la vallée.

Wws 

Quand Mamako ouvrit la porte, elle fut surprise de se trouver nez-à-nez avec des rats qui se débandèrent à sa vue. Elle resta figée devant la porte en vieille tôle ondulée avant de pénétrer la pièce. Le temps de s’accommoder à la sombreur, elle vit sur le sol un amoncellement de fruits d’igname et des petits tubercules relégués. C’était ce que son mari avait ‘rangé’ là, comme il disait. D’autres, par manque de lumière dépérissaient. Il y en avait bien plus de cinq cent pièces. Un autre champ. A ce spectacle, Mamako manqua de s’étouffer. Elle allait pleurer, l’igname c’était sa vie. Une vibration intergénérationnelle inexplicable. Elle sentit la chose monter vers elle. Elle s’efforça de se contrôler comme elle seule connait. L’asthme ne vint pas. Elle tendit sa main vers le fumoir, il n’y avait plus que le moignon. C’était ce que les rats et les autres petites bêtes ténébreuses avaient laissé. Elle s’immobilisa. Dehors, la pluie avait cessé quelque peu. Des gouttes d’eau tambourinaient encore la vaisselle laissée en dessous le pandanus derrière la cabane. Opaqagö ne vit même pas son épouse sortir de l’abri avec son couteau, les fruits d’igname et des petits tubercules soigneusement enroulés dans sa robe. La parcelle laissée par Opaqagö, quoi ! Dix mètres par cinq seulement. Elle espérait sauver quelques semis pour les nouvelles semailles. Il faut avoir foi en la terre nourricière. La dame s’agenouilla écarta la mousse de la surface et piqua vers le fond avec la pointe de son couteau, et d’un mouvement brusque vers un côté elle ouvrait la terre pour enfoncer sa semence. Cet exercice qu’elle répétait lui procurait un plaisir immense. Elle en jouissait même. 

Quand Opaqagö eut terminé le travail pour lequel il avait demandé à Mamako de l’attendre, il partit la rejoindre et que grande ne fut pas sa surprise lorsqu’il découvrit son épouse en pleine labeur. Elle ne l’avait même pas entendu arriver. Quand il était rentré dans la cabane, son épouse n’y était pas. Il constatait seulement que du tas de fruits d’igname et de petits tubercules, il ne restait que les fruits et les petits tubercules secs et pourris, bons à être jetés pour nourriture à la terre et aux éléments. Mamako était assise à même le sol. Toute mouillée et haletante. Elle plantait et nettoyait en même temps l’endroit en arrachant les herbes folles qui avaient poussé depuis les dernières semailles. La parcelle avait été laissée en friche. Le feu avait brulé plus que nécessaire du précédent champ d’homme que le couple avait prévu pour les coutumes de la nouvelle année. La terre était restée dans la noirceur du brûlis. Des tu et des kacatr ont pris possession de l’endroit. Les tu, c’étaient les herbes sauvages desquelles son mari et elle, venaient cueillir les cœurs pour cuisiner dans du jus de coco et donner à leur fille Cadran quand elle était sortie de la maternité. Elle allaitait l’autre petit-fils, celui à qui elle a donné le prénom de son grand-père, Opaqagö. Ces feuilles donnaient beaucoup de lait aux mamans, rendaient les enfants vigoureux dans leur croissance et les femmes encore plus fécondes pour une nouvelle maternité.   

Publié dans Culture Kanak

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Les 10 ans au Rex ce week-end, c’est parti !

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Les 10 ans au Rex ce week-end, c’est parti !
Manuel Touraille, spéctacle encours à 14h30, Les plumes du Notou
Manuel Touraille, spéctacle encours à 14h30, Les plumes du NotouManuel Touraille, spéctacle encours à 14h30, Les plumes du Notou

Manuel Touraille, spéctacle encours à 14h30, Les plumes du Notou

La séance "Lectures vivantes" du vendredi était uniquement pour les établissements scolaires et fermée au public ainsi que les spectacles Troc en jambes.

Pour le week-end

LE PROGRAMME DES 8 SPECTACLES !

Projections, dédicaces, ateliers illustration et autres surprises gratuites. Espace librairie ouvert pendant toute la durée du festival.

Quelques photos de ce vendredi avec le directeur de REX, Manuel Touraille et son staff

On peut reconnaître Siman Wenethem toujours actif avec la jeunesseOn peut reconnaître Siman Wenethem toujours actif avec la jeunesse
On peut reconnaître Siman Wenethem toujours actif avec la jeunesseOn peut reconnaître Siman Wenethem toujours actif avec la jeunesse

On peut reconnaître Siman Wenethem toujours actif avec la jeunesse

Programme et la compagnie une photo FB de Plume de Notou
Programme et la compagnie une photo FB de Plume de Notou

Programme et la compagnie une photo FB de Plume de Notou

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Nouméa Santiago en 55 jours de Philippe Gras

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Cet ouvrage reprend le récit détaillé et illustré du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle entrepris par le Calédonien Philippe Gras.

2 950 XPF en librairie à Nouméa (Ouvrage de novembre 2021 en autoédition)

Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Carte montrant les chemins contemporains en Europe pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle ou pèlerinage de Compostelle est un pèlerinage catholique dont le but est d'atteindre le tombeau attribué à l'apôtre saint Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (Espagne). C'est un « Chemin semé de nombreuses démonstrations de ferveur, de pénitence, d'hospitalité, d'art et de culture, qui nous parle de manière éloquente des racines spirituelles du Vieux Continent »…

Le mot de Santiago est le résultat de la contraction latine Sancti Iacobi (littéralement San Jacobo en Espagnol), qui devient Sant Yago, ou encore Sant Iago en vieux castillan, avant que ceux-ci ne forme qu'un seul prénom.

Le mot « Compostelle » ou Compostella a une origine plus incertaine : une tradition bien répandue fait référence à Campus Stellae ou « champ des étoiles », en référence à la « pluie d'étoiles dans le ciel » vue par l'ermite lors de la découverte de la tombe (d'après la légende)12,8 ; une autre hypothèse concernant l'origine étymologique du nom de Compostelle serait que celui-ci dérive de compositum tellus, « terre remuée » d'une tombe ou de compostum, « cimetière ». Elle se base sur l'hypothèse de la découverte de la tombe dans un tumulus, un « édicule sépulcral » situé dans un cimetière d'époque romaine. Cette tombe, authentifiée par les autorités religieuses comme étant celle de saint Jacques, aurait ensuite été à l'origine de la légende. (Des informations extraites de Wikipédia)

Publié dans Vie Pratique

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LEANNIE de JIleme : L'ALBUM 10 EST DISPONIBLE !

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LEANNIE de JIleme : L'ALBUM 10 EST DISPONIBLE !

RÉSUMÉ

Léannie, jeune héroïne néo-calédonienne d'une BD publiée chaque semaine dans un magazine calédonien depuis 2010. Elle grandit au fur et à mesure des albums et avait 15 ans pour le premier.

Mais comme pour l'album 9, nous revenons sur sa jeunesse, cette fois entre ses 11 et 16 ans avec quelques anecdotes.

Ci-dessus la bande annonce comme Joël l'avait fait pour l'album 1. Réalisation et musiques sont de lui !

VOUS POUVEZ LE COMMANDER EN IMPRESSION A LA DEMANDE ICI :

Lien pour commander le livre Léannie

L'impression à la demande est une solution écologique permettant de n'imprimer que les livres demandés, et donc de ne pas gaspiller du papier.

 

Publié dans Livre jeunesse

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