Fort Téremba en juin avec les enfants

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Les vacances scolaires calédoniennes, une période de 15 jours se termine, sont l'occasion pour moi de faire découvrir le pays à mes enfants tout en leur permettant de s'adonner à l'activité qu'ils préférent l'équitation. Le Fort Téremba était au menu culturel de la sortie. JP

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Le Fort Teremba est un ancien pénitencier de Nouvelle-Calédonie, situé non loin de Moindou sur la côte ouest de la Grande Terre.

Historique

La construction d’un fort militaire et d’un pénitencier le long de la baie d’Uarai débute en 1871, à la demande du gouverneur Gaultier de la Richerie qui envoie sur place un contingent de vingt-cinq condamnés, encadrés de deux surveillants et de trois gendarmes. Le camp prend le nom de fort Teremba, par référence à l’îlot Teremba qui se trouve au milieu de la baie d’Uarai. Un véritable petit village se créé autour du camp, on y trouve un bureau d’état civil, une bibliothèque, une église, une école, un bureau de poste, un télégraphe. Il faut y ajouter d’une part les locaux nécessaires à la vie pénitentiaire : cellules, cuisines, loges des surveillants et les constructions liées aux besoins militaires : poudrerie, tour de guet, mur d’enceinte. En 1872, le gouverneur autorise l’implantation de colons libres ; c’est ainsi que les premiers Alsaciens-Lorrains s’installent à Moindou en 1873.

Après la révolte de 1878, le fort militaire est réaménagé et renforcé pour servir de blockhaus et de refuge éventuel. Afin de contrecarrer la puissance de l’administration coloniale, le gouverneur Pallu de la Barrière décide par la suite d’employer les bagnards à la construction de routes et d’infrastructures. En 1885, la garnison militaire quitte finalement le site de Teremba. En 1898, le gouverneur Feillet fait arrêter l’envoi de condamnés. La direction de Teremba est transférée sur Fo Gacheu, puis l’ensemble est abandonné en 1908.

Le Fort Teremba aujourd’hui

le Fort de Téremba est devenu aujourd’hui un Centre d’interprétation du patrimoine pénitentiaire et militaire, géré et animé par l’association Marguerite qui y développe, avec le soutien du Gouvernement de la Nouvelle Calédonie, de la Province Sud, des communes de Moindou et La Foa, de nombreuses d’activités touristiques, culturelles, pédagogiques et socio-éducatives.

Ci dessous, vous découvrirez comme moi que des fantômes de bagnards errent encore dans les cellules. Une découverte en visionnant mes photos. JP

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Publié dans Nouvelle-Calédonie

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