Sydney janvier 2011

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

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sydney-1.jpgUn petit billet sur mon voyage à Sydney métropole du NSW et chef-lieu de villégiature urbaine des calédoniens. J’ai découvert cette ville il y a plus de quarante ans. Je l’ai retrouvé comme une vieille copine. Elle n’a pas la beauté de Paris ni le prestige de New-York mais ces dernières sont un peu éloignées pour nous. Cela faisait un moment que je n’y étais pas retourné et ayant de plus en plus de mal à me traîner, je rappelais à mon épouse et à mon jeune garçon que Sydney tout comme Marseille, c’est avant tout un port et qu’à l’instar de Marseille les grandes avenues comme  Pitt st, Georges st et les autres descendaient vers le port vers Circular Quay, le Vieux-Port des pokens, mais il fallait aussi les remonter après ces avenues plongeantes. Bonjour les ampoules aux pieds !

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Dans une grande ville comme Sydney, on marche, on monte, on descend, on fait ce qu’on ne fait plus à Nouméa mais comme on ne redevient pas sportif en trois jours, c’est dur les vacances ! Heureusement les transports en commun sont très développés ; train, métro, tram, taxi, et surtout les ferry-boats qui sillonnent la baie de Sydney à toute heure du jour et de  la nuit saluant l’Opéra à chaque passage, un formidable trafic qui doit rivaliser avec les plus grands ports du monde. Pas plus de cinq minutes ne s’écoulent sans qu’un ferry accoste ou quitte un quai. Epoustouflant et super organisé car si les trains sont à l’heure en Europe, à Sydney les ferry-boats sont à l’heure. Se déplacer en ferry c’est pour moi l’idéal dans cette ville d’autant que j’avais élu domicile à Darling Harbour, une quarantaine de restaurants, un complexe d’une centaine de boutiques, Harbour Side, le musée maritime, le cirque de Moscou, l’aquarium et même l’Edeavour, la réplique du navire de Cook fièrement ancré près du musée et je ne vous parle pas des virés en jet boat pour faire plaisir à mon fils.

Bref, tout était réuni pour de bonnes vacances avec spa, piscine et sauna dans notre OAKS ainsi que des masseurs chinois à chaque coin de rue. Mais les images télévisées que l’on pouvait visionner volontairement ou accidentellement un  peu partout nous montraient aussi beaucoup de tristesse « floods qld », des inondations terribles qui ravageaient le Nord australiens Brisbane y compris, l’horreur, des dizaines de morts, des familles entières englouties. J’étais revenu du Vanuatu l’année dernière avec Haïti. Cette année les inondations d’Australie m’auront encore rappelées que nous sommes peu de chose sur Terre. Pour clôturer ce billet, le retour à l’aéroport allait nous révéler un gros problème devant nous, un tourbillon, une toupie finale pour finir nos vacances. La photocopie d’une carte météo montrant le monstre qui attendait les passagers à l’embarquement du vol SB0141. Le cyclone Vania qui abordait notre Caillou rendait notre départ incertain. Avec du retard nous décollerons quand même par le dernier vol d’Aircalin avant la fermeture de Tontouta, l’aéroport international de Nouvelle-Calédonie. De mon siège, 5C, je verrai tout de l’approche. Ça tombait bien j’aimais le pilotage. Suite à un trou d’air, la porte du cockpit s’ouvrit en claquant sur la paroi. J’ai pu ainsi voir la piste en phase d’approche et la tension de Jean-Marc le commandant de bord, Merveilleux atterrissage dans des conditions difficiles qui déclenchera les applaudissements des passagers car l’avion s’arrêta rapidement. Je n’osais pas comprendre, mais avec un vent de face de près de 80 kilomètres/heure, il n’y avait pas besoin de parachute pour freiner l’appareil. Le seul bémol de ce séjour fut les quelques personnes désagréables rencontrées, souvent de petites gens, caissières ou autres qui font une allergie au français, ils font la moue en entendant notre accent et en faisant répéter inutilement un mot qu’ils ont parfaitement compris mais qui n’a pas été bien prononcé. Un peu rageant mais l’Australie qui sera le premier pays « White » à devenir chinois a  atteint son seuil d’intolérance pour certains Aussies de base, trop d’étrangers pour ces petits blancs. Il faut dire que les cireurs de chaussures que j’ai vu sont blancs, assis au ras des trottoirs comme les rares aborigènes que l’on peut rencontrer soufflant à s’époumoner dans un didgeridoo des vibrations amplifiées par un micro qui s’envolent entre les immeubles qui bordent les avenues. Des incantations magiques qui doivent dire « vous nous avez marginalisés vous allez vous aussi disparaître ». JP Janvier 2011

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