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9 résultats pour “Les Fidjiens

Les Fidjiens, magiciens du rugby Au Vent des Îles, une des nouveautés qui sera en bonne place sir le stand Au Vent des îles du salon de Papeete ce moi-ci.

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Les Fidjiens, magiciens du rugby Au Vent des Îles, une des nouveautés qui sera en bonne place sir le stand Au Vent des îles du salon de Papeete ce moi-ci.

2 950  XPF chez l’éditeur, bientôt à Nouméa

En 2016, l’équipe de rugby à 7 des Fidji gagne la médaille d’or aux Jeux olympiques de Rio, en dominant la Grande-Bretagne en finale, et devient ainsi la première nation à recevoir cette récompense. En quelques années, l’équipe de rugby de ce petit archipel du Pacifique, qui compte un peu moins d’un million d’habitants, a pris une place majeure sur la scène mondiale du rugby. Quelle est la relation si particulière qu’entretiennent les Fidjiens avec cette discipline, comment le rugby s’est-il imposé dans leur culture au cours de l’histoire et pourquoi le jeu des rugbymen fidjiens est-il à ce point unique et reconnaissable ? Autant de réponses explorées dans cet ouvrage et expliquant pourquoi La France attire les joueurs fidjiens, qui s’expriment pleinement dans nos championnats et rêvent tous de marcher sur les traces de Serevi (Mont-de-Marsan), Nalaga (Clermont) ou Vakatawa (Racing 92).

Lire un extrait (précédent article sur ce livre sur ce blog)

 

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Les Fidjiens, magiciens du rugby de Gilles Navaro édité chez Au vent des Îles

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Les Fidjiens, magiciens du rugby de Gilles Navaro édité chez Au vent des Îles

Christian Robert le directeur des éditions Au Vent des îles aime le rugby, il le prouve une nouvelle fois avec ce nouvel ouvrage sur le ballon ovale.

En 2016, l’équipe de rugby à 7 des Fidji gagne la médaille d’or aux Jeux olympiques de Rio, en dominant la Grande-Bretagne en finale, et devient ainsi la première nation à recevoir cette récompense. En quelques années, l’équipe de rugby de ce petit archipel du Pacifique, qui compte un peu moins d’un million d’habitants, a pris une place majeure sur la scène mondiale du rugby. Quelle est la relation si particulière qu’entretiennent les Fidjiens avec cette discipline, comment le rugby s’est-il imposé dans leur culture au cours de l’histoire et pourquoi le jeu des rugbymen fidjiens est-il à ce point unique et reconnaissable ? Autant de réponses explorées dans cet ouvrage et expliquant pourquoi La France attire les joueurs fidjiens, qui s’expriment pleinement dans nos championnats et rêvent tous de marcher sur les traces de Serevi (Mont-de-Marsan), Nalaga (Clermont) ou Vakatawa (Racing 92).

Lire un extrait en suivant ce lien

Gilles Navarro

Journaliste sportif depuis 40 ans, il a fait l’essentiel de sa carrière comme grand reporter à L'EQUIPE , où il a couvert de nombreux événements sportifs planétaires : Coupe du monde de football, Jeux olympiques d’été, d’hiver, Formule 1, rallyes africains, Coupe du monde de rugby, Coupe du monde de ski alpin, Top 14...

Ancien #rugbyman, champion de France des juniors Crabos avec Perpignan, il a joué les 2 rugbys, le 15 et le 13, un sport pour lequel sa passion ne s’est jamais démentie.

Auteur de plusieurs livres sur le sport, il s’est émerveillé pour le rugby fidjien et ses artistes funambules. Avec son ami catalan des années USAP, Franck Boivert, installé aux Fidji depuis 25 ans, il a pu pénétrer un univers où la foi, le partage et la joie de jouer renversent des montagnes. Celui des Flying Fijians, les Fidjiens volants.

Publié dans Essai

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Une des animations phare du salon de Papeete, la joute de traduction

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La première joute avec les traductions de l'auteur américain Iian Levinson et celle avec Peter Sipeli performeur Fidjien. Photo JP
La première joute avec les traductions de l'auteur américain Iian Levinson et celle avec Peter Sipeli performeur Fidjien. Photo JP

La première joute avec les traductions de l'auteur américain Iian Levinson et celle avec Peter Sipeli performeur Fidjien. Photo JP

La joute de traduction a définitivement conquis les organisateurs et les visiteurs des salons littéraires. Lire en Polynésie a eu de la chance avec Mireille Vignole d'avoir sur son Paepae et sous son magnifique banian sa meilleure ambassadrice. Les joutes, puisqu'il y en a eu plusieurs, ont passionné les spectateurs bilingues ou non. JP

 

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Conférence de presse avant le 17e salon du livre de Polynésie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Les invités du salon

Les invités du salon

Dans l'espace Lafayette du Tahiti Pearl Beach Resort d’Arue au troisième étage avec vue sur la mer et un temps magnifique, les invités et la presse se sont retrouvés ce mardi matin. Christian Robert, le président de l’association des éditeurs de Tahiti et des îles, assisté de ses collaboratrices et collaborateurs, a présenté les invités et les intervenants de ce salon qui semble très bien engagé.

Un petit livre, « Le dire et l’écrire », un florilège d’expressions populaires émouvant, fruit d’une collecte de textes hétéroclites d’écrivains ou non de tout poils recueilli en 2016, a été offert aux invités. Le livre de la parole au peuple d’une certaine manière, a été tiré à 3000 exemplaires grâce à de généreux donateurs dont l’office des postes de Polynésie.  C’est une initiative de l’association des éditeurs et de Sylvie Couraud.

Toutes les activités de ce salon ont été passées en revue.

Le Prix AMOPA des écoliers et des lycéens un événement en direction des jeunes a été présenté par l’organisateur ci-contre en photo.

On attend avec impatience la suite. Les invités Calédoniens venaient juste d’arriver. Même pas fatigués, ils avaient les yeux bien ouverts. Trop forts les Cagous ! JP

Marcus Malte, son épouse et Julie Revault (Photo JP)

Marcus Malte, son épouse et Julie Revault (Photo JP)

Christian Robert, Jean Guiard, Peter le fidjien et une traductrice néozelandaise, l'invité des Antilles Steven et L'éditeur Wallard de Tahiti en grande conversation avec un collègue. Photos JP.
Christian Robert, Jean Guiard, Peter le fidjien et une traductrice néozelandaise, l'invité des Antilles Steven et L'éditeur Wallard de Tahiti en grande conversation avec un collègue. Photos JP.Christian Robert, Jean Guiard, Peter le fidjien et une traductrice néozelandaise, l'invité des Antilles Steven et L'éditeur Wallard de Tahiti en grande conversation avec un collègue. Photos JP.
Christian Robert, Jean Guiard, Peter le fidjien et une traductrice néozelandaise, l'invité des Antilles Steven et L'éditeur Wallard de Tahiti en grande conversation avec un collègue. Photos JP.Christian Robert, Jean Guiard, Peter le fidjien et une traductrice néozelandaise, l'invité des Antilles Steven et L'éditeur Wallard de Tahiti en grande conversation avec un collègue. Photos JP.

Christian Robert, Jean Guiard, Peter le fidjien et une traductrice néozelandaise, l'invité des Antilles Steven et L'éditeur Wallard de Tahiti en grande conversation avec un collègue. Photos JP.

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La semaine littéraire de l’UNC du 4 Sept. 2018 au 7 Sep 2018 - Campus universitaire de l’UNC

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Paul Tavo, Peter Sipelli, Chantal Spitz dans une case de l'ADCK Silo 206 Photo JP et Witi Ihimaera du site Vent des îles
Paul Tavo, Peter Sipelli, Chantal Spitz dans une case de l'ADCK Silo 206 Photo JP et Witi Ihimaera du site Vent des îles

Paul Tavo, Peter Sipelli, Chantal Spitz dans une case de l'ADCK Silo 206 Photo JP et Witi Ihimaera du site Vent des îles

La semaine littéraire de l’UNC a lieu du 4 au 7 septembre 2018 sur le campus universitaire, en partenariat avec la Maison du livre de Nouvelle-Calédonie et en préfiguration du Salon du livre océanien (SILO).

Le 4 septembre à 18h30 au théâtre de verdure (ou amphi 250 si pluie) : « Haut parleur du Pacifique » de Paul Wamo (Dub Poetry)

« NOUS APPELONS » est un hommage au militantisme sous toutes ses déclinaisons.

Il prend ici la forme de 8 morceaux de Dub Poetry nés de la rencontre entre Paul Wamo et NOFA Sound System. Le Dub Poetry est un style musical caractérisé par la déclamation de poèmes, souvent engagés, sur un fond musical Reggae. Ce style est apparu en Jamaïque et a voyagé au Royaume-Uni à la fin des années 70. Il a connu ses heures de gloire avec Oku Onuora, Mutabaruka, LKJ, Michael Smith…

La poésie de Paul Wamo percute et joue avec les riddims interprétés par les musiciens de HUS All Stars et mis en forme par Dubmaker Zinx (NOFA Sound) pour créer une alchimie puissante et envoutante.

« Nous appelons ceux qui ont des oreilles et qui entendent ! »

Le 5 septembre à 17h30 : rencontre avec des écrivains du Pacifique

La causerie aura lieu dans l’Atrium de la bibliothèque universitaire avec :

-Witi Ihimaera, écrivain maori

-Chantal T. Spitz, écrivain polynésienne

-Peter Sipeli, slameur fidjien

Le 6 septembre à 18h : projection du film « Mahana » adaptation du roman Bulibasha de Witi Ihimaera

La projection aura lieu en amphi 250.

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Mots pour Maux : Paul Fizin, un docteur en histoire en pleine ascension qui est aussi poète. Il nous offre 3 poèmes !

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Extrait d’un futur recueil A la lumière du Tanoa 

 

Parole # « Faut bien dire »
 
Ma parole se nourrit
 De l’écoute d’autre parole
 Dans le concert des paroles
 Qui traverse jour et nuit le Pays
 
Orchestré par les coutumes 

De bonjour, d’au revoir 

De Mariage de Deuil 

De Pardon et de réconciliation
 
Dites quotidiennement
 Dans nos rapports avec l’autre

 En liant les bouts de destin 

Pour que celui-ci Soit commun
 
Dites perpétuellement

 Par les artistes

 A travers la pierre Le bois, le souffle des ancêtres 

Sur les instruments à vents 

Et dans le frappement des bambous

 Et le grondement des guitares électriques
 
Dites par les corps en mouvement

 Nourrit par les rythmes de l’occident 

Ou les « bua » et les « Fehoa »
 
De la lecture d’autre parole 

Ecrite par des poétes, ecrivains, des journalistes 

Des rédacteurs des hémicycles

 Qui fournisse sans cesse au J.O

 Des délibérations et lois du Pays

 Pour civiliser une nation en devenir
 
 
Tissé sous le regard des totems modernes

 Ou l’araignée géante et le manque d’écoute
 Emprisonne les esprits serviles 

A une parole spectacle 

Sans contenu, sans contenant 

Par manque d’écoute, comme un silence 

Symbole du plus grand des mépris
 Sur la terre de parole

 
  Mon île #noqu yanuyanu
C’est une petite île qui vit en moi 

Au milieu d’un monde devenue trop étroit 

Et qui s’étend de qazi ne losi aux calanques

 Ou DENGEI le dieu serpent fidjien 

Fleurte  avec les WANANATHIM Sur le port de la lune
 
Ile sortit  de l’océan des liens que j’ai hérités  et que j’ai attaché 

Tertre bien aimé 

Ou j’ai pu accoucher de moi-même 

Dans les hurlements identitaires

 Et les lumières exotiques
 
Ile mystérieuse qui surgit 

 A la faveur d’un mot ou d’un son 

Comme un mirage

 Des jours heureux artificiels

 Elle enrichie et elle brouille Ma vision du temps présent
 
Elle proclame au monde 

 L’éloge de l’authenticité 

Et de la reformulation permanente 

  Alors que sur les ruines de la colonisation 

On érige comme des totems 

 Le squelette déchu des ancêtres exilé 

Pour bâtir un présent 

 Qui fantasme sur son passé 

 

Mardi de mariage à Noje Drehu
 
Ivre de joie Ivre de Bonheur

 Le plateau se prépare
 Depuis les rails des cuisines

 Les yeux brulés par la fumé 

Aux carrelages du « melekap »

 Paré d’étoffes chinoises
 
Opanapo se prépare
 
Robes aux multiples couleurs 

Couronne de « hnim » 

Et cœur de cocotier fendu

 Le oui éternel sera donné
 
Les verts et blancs se  prépare
 
A la Sainte-Amour,

 Les alliances s’échangent 

Les ignames se transmettent 

La valise se donne 

Et les destins se marient

 

Extrait d’un futur recueil A la lumière du Tanoa 

Par Rose WETE et Dr Paul FIZIN.

A télécharger cadeau en plus, des poèmes de Rose WETE originaire d'Ouvéa de la tribu de Gossanah. (suivre le lien). Ses poèmes sont en anglais. English

 Elle travail actuellement dans le secteur de la diplomatie et est actuellement basé à SUVA aux iles Fidji.

« Qemëk

Respect et humilité précédé toujours la parole en pays kanak. A travers ces textes »

Dr Paul FIZIN diplômé de l’université de Bordeaux III

Enseignant en Histoire Géographie Lycée à la recherche d’une titularisation.

Paul FIZIN

Contact: 523279  https://paulfizin.wordpress.com/

Publié dans Poésie

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Le Journal de Tieta Nuelasin numéro 52 est disponible et en téléchargement dans cet article

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le Journal de Tieta Nuelasin numéro 52 est disponible et en téléchargement dans cet article

è Téléchargez le numéro 52 de Nuelasin en suivant ce lien

Le petit plus de la rédaction

Bozusë.

La pensée du moment va vers une lectrice. Lizie. Elle veut absolument recevoir toutes les publications de Nuelasin. Je la remercie de son entêtement, mais je ne réussis toujours pas à les lui envoyer. Après chaque envoi, le message retour affiche qu’il est trop volumineux. J’ai diminué le volume d’envoi. Rien n’y fait. Je projette maintenant de passer par lecteur interposé. Drikone du Mt des oliviers, s’en chargera. C’est son lien. J’espère qu’il réussira parce que je ne compte plus le nombre d’échecs enregistrés. Quelle frustration !

Mardi 16 août 16 (chez Mamie Ro à Boulari)

Souvenirs de Fidji : Mr Pierre a conversé avec un Fidjien qu’il a rencontré à Martintar et dans la discussion, il a appris que le Mr était payé 150$ la semaine. L’équivalent de 9000 frs de chez nous. Cela veut dire qu’au mois, il touchait 36000 frs (à peu près). Un salaire de misère. Mais il disait aussi qu’il était un privilégié au regard de ceux qui n’ont pas de travail. Il ne travaillait pas pour lui-même parce qu’en plus de sa famille, il faisait vivre d’autres personnes proches qui n’ont pas le sou. Le plus difficile dans la gestion de l’année se situe à chaque rentrée scolaire quand il faut acheter les fournitures, disait-il. Et, Mr veut dans tout cela épargner : 10 frs. Il s’en sort tout de même mais on peut imaginer à quel prix. 

Dans un autre taxi de Nandi, j’appris que le conducteur ne faisait pas vivre uniquement sa famille. Il perce mais difficilement comme l’ouvrier de Martintar. Il est jeune. Lui aussi est de la communauté indienne. Il travaillait surtout la nuit. Sa voiture était personnelle. Cela veut dire qu’il œuvrait pour son compte. Il était ainsi responsable de la vie de ses parents, de sa sœur et d’autres membres gravitant autour de sa sphère. Toute une congrégation. Shafil. C’était cela que j’ai entendu comment ils l’appelaient. Un taximan qu’on contactait un peu plus souvent pour nos courses. Il était plutôt bon vivant. Il plaisantait beaucoup avec M. Pierre, M. Kokone et moi-même en faufilant dans les files de voitures des rues de Nandi. Une forte pensée d’admiration pour ces gens me presse. Fidji s’offre le monde en exhibant l’opulence comme une vitrine d’un pays en plein essor. La réalité est tout autre. L’argent roi coudoie la misère humaine. Et la masse a appris à vivre avec en arborant des masques tout rayonnant de vie. Le visiteur ne s’en rend même pas compte. Jésus ! Béni soit-il. 

Sipo : Je suis à la recherche des définitions des noms des tribus de Drehu existantes ou bien de comment elles ont été fondées après 1842 (date de l’arrivée de l’évangile à Lifou) Je n’ai pas beaucoup d’info sur le sujet. 

Agréable lecture à vous tous de la vallée et bonne fête de mai. 

Wws

Publié dans Culture Kanak

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Silo 2020 : Rencontre dans le cadre des 30 ans des éditions Au vent des îles, avec Walles Kotra, Nicolas Kurtovitch et Christophe Augias comme modérateur

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Silo 2020 : Rencontre dans le cadre des 30 ans des éditions Au vent des îles, avec Walles Kotra, Nicolas Kurtovitch et Christophe Augias comme modérateur
Silo 2020 : Rencontre dans le cadre des 30 ans des éditions Au vent des îles, avec Walles Kotra, Nicolas Kurtovitch et Christophe Augias comme modérateur

« Depuis 30 ans, les Éditions Au vent des îles s’attachent à faire connaître les littératures du Pacifique en publiant des travaux relatifs à l’Océanie et des textes d’auteurs du Grand Pacifique. Dès le début des années 2000, avec un catalogue de plus de deux cents titres porté par trois cents auteurs, elles s’imposent comme l’éditeur francophone le plus important de la région.

En 2020, pour ses trente ans, Au vent des îles a déployé une programmation exceptionnelle en Océanie et en Europe pour célébrer les littératures polynésiennes et plus largement du Pacifique et inscrire durablement les auteurs qu’elle défend dans les circuits éditoriaux francophones. » Avait déclaré Christian dans une interview avant l’annulation de Livre Paris 2020.

Le SILO 2020 de Nouméa se devait de participer à cet anniversaire en organisant une causerie. Les auteurs de Nouvelle-Calédonie lui doivent bien cet hommage. La maison d’édition Au Vent des Îles est aussi calédonienne à travers les nombreuses publications des écrivains du Caillou. De plus, sa contribution au rayonnement de la littérature de notre bassin Pacifique permet aux auteurs de chez nous de dépasser les frontières du récif.

Carte avec le nom des auteurs de la région projetée au dessus de la tête des invités à cette causerie

Les auteurs édités Au vent des Îles sont essentiellement polynésiens, calédoniens, maoris de Nouvelle-Zélande, samoans, mélanésiens, aborigènes d’Australie, australiens, fidjiens, papous, et même de métropole pour les auteurs qui veulent toucher ou qui s’intéressent à notre région. La maison d’édition Au Vent des Îles a grandi au fil des ans. Que de chemin parcouru en 30 ans ! Aujourd’hui, L'éditeur Au Vent des Îles diffusé et distribué par Harmonia Mundi Livre en Europe permet aux auteurs du Pacifique d'être lus en métropole et dans le monde. On lui doit cette année Le Mémorial du Bagne Calédonien de Louis-José Barbançon entre autres et Coutume kanak, le livre de Sébastien Lebègue en 2018, deux gros volumes que cette seule maison d’édition de la région est capable de faire pour nous, les cagous écrivains. Alors merci, c’est ce qu’ont fait Wales Kotra et Nicolas Kurtovitch en le couvrant d’éloges. Les chevilles de Christian Robert et celles de ses sept collaborateurs ont dû enfler.

Christophe Augias, directeur de la bibliothèque Bernheim, avant de laisser la parole à Walles Kotra, auteur et directeur régional de NC 1er, puis à Nicolas Kurtovitch écrivain, a retracé le parcours de l’éditeur du fenua. Ils ont été unanimes pour confirmer le rôle de Christian Robert, tisseur de liens et de passerelles, non seulement entre les auteurs d’ici et les pays de la région, mais même entre nos communautés du caillou. Par exemple, dans l’ouvrage de Louis-José Barbançon sur le bagne, une phase de Nidoïsh Naisseline, de cœur à cœur dans le livre de Walles Kotra est reprise par l’historien pour parler de notre histoire commune. On peut affirmer que l’éditeur Tahitien favorise le vivre ensemble même si le clivage tant décrié est une réalité. L’éditeur polynésien méritait ce débat impossible à résumer car les intervenants avaient de nombreuses anecdotes à raconter.

On a même osé parler de subventions, un sujet sensible, mais Julie Revault, chargée d'actions culturelles de la province sud, a bien défendu son point de vue. Walles Kotra a eu le mot de la fin en souhaitant une synergie en matière de culture entre nos pays du Pacifique. Nicolas Kurtovitch en a presqu’oublié de parler de Trois femmes, son dernier ouvrage, édité Au Vent des Îles. Bonne anniversaire à notre maison d’édition du Pacifique.

NB : Après ce billet ça je vais encore ramer pour trouver un éditeur du pays. JP

Silo 2020 : Rencontre dans le cadre des 30 ans des éditions Au vent des îles, avec Walles Kotra, Nicolas Kurtovitch et Christophe Augias comme modérateurSilo 2020 : Rencontre dans le cadre des 30 ans des éditions Au vent des îles, avec Walles Kotra, Nicolas Kurtovitch et Christophe Augias comme modérateur
Silo 2020 : Rencontre dans le cadre des 30 ans des éditions Au vent des îles, avec Walles Kotra, Nicolas Kurtovitch et Christophe Augias comme modérateurSilo 2020 : Rencontre dans le cadre des 30 ans des éditions Au vent des îles, avec Walles Kotra, Nicolas Kurtovitch et Christophe Augias comme modérateur
Montage Joël SILO 2017 à Papeete

Montage Joël SILO 2017 à Papeete

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Nicholas Thomas l’événement de Littérature Rochefort Pacifique avec Océaniens

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Nicholas Thomas propose dans ce livre une histoire à la fois accessible et neuve de la colonisation du Pacifique au XIXe siècle - chapitre méconnu de l'histoire mondiale. Plutôt que de mettre en avant la progression implacable des puissances occidentales, il fait le récit des itinéraires croisés de dizaines d'individus sillonnant le grand océan. Cette histoire au ras des flots restitue aux Océaniens de Tahiti, d'Hawaï, des Fidji ou du Vanuatu leur place d'acteurs parmi les baleiniers, explorateurs, militaires, missionnaires et autres négociants venus conquérir les populations insulaires. A suivre les tribulations des uns et des autres, on découvrira un monde plongé dans la dévastation, riche pourtant de dynamiques qui ont configuré le Pacifique d'aujourd'hui.

Nicholas Thomas (Auteur) Eric Wittersheim (Préface) Paulin Dardel (Traduction) Histoire du Pacifique à l'âge des empires Paru le 6 février 2020

 

La 14 ème édition du festival Cinéma et Littérature Rochefort Pacifique se déroulera du 25 au 29 mars 2020 au Palais des Congrès de Rochefort.

 

Pour la première fois, Hawai’i sera invité d’honneur. Rochefort Pacifique s’échappe donc du Pacifique Sud pour explorer ce territoire mythique à la pointe nord du triangle polynésien.

Loin des clichés modernes liés à la société des loisirs, Rochefort Pacifique cherche à déconstruire les stéréotypes attachés à ce territoire américain

depuis 1959.Voici donc une invitation à partager des regards singuliers sur l’histoire du « he’e nalu » (surf) ou l’esprit des « aloha shirts » (chemises hawai’iennes).

 

Rochefort Pacifique c’est aussi un créateur d’événements :

Événement cinématographique, avec la projection de « Vai ». Vai, l’eau en maori, est associée à la féminité. Un voyage au féminin dans huit îles du Pacifique.

événement littéraire, avec le lancement d’ « Océaniens » de Nicholas Thomas. Une histoire monumentale de la colonisation du Pacifique enfin traduite en français.

événement d’actualité, avec la présence exceptionnelle d’Adrian Macey qui étudie l’évolution d’un nouveau modèle de gouvernance mondiale face au réchauffement climatique.

Rochefort Pacifique recevra cette année plus d’une vingtaine de personnalités engagées pour la sauvegarde et le rayonnement des sociétés du Pacifique, provenant de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie-Française, de Nouvelle-Zélande et d’Australie.

 

« Océaniens », de Nicholas Thomas : le Pacifique cosmopolite

 

A la limite du récit d’aventures, cette fascinante « Histoire du Pacifique à l’âge des empires » est celle de la violence destructrice de l’ordre colonial. Mais, surtout, celle de peuples capables de lui résister et ouverts sur le monde.

 

Par Florent Georgesco Publié le 12 février 2020 à 16h00 - Mis à jour le 12 février 2020 à 16h24 Extrait d’un article du monde réservé aux abonnés

 

 « Le Massacre du regretté missionnaire le révérend J. Williams et de M. Harris », à Vanuatu, en 1839. Illustration de George Baxter, 1841 National Library of Australia.

 

Une chose est sûre : Tapioi, un jour de 1800, embarque sur un baleinier qui fait escale chez lui, à Tahiti. Que veut-il ? Est-il poussé à rallier l’Angleterre par le grand chef Pomare, comme le pensent certains mémorialistes ? Suit-il son caprice, fuit-il, cherche-t-il la fortune ? Toujours est-il que, Tahitien en mission pour « rapporter des connaissances » à son peuple ou jeune homme qui désire « être ailleurs », selon les hypothèses formulées par l’anthropologue et historien Nicholas Thomas dans les pages d’Océaniens qu’il lui consacre, il traverse le monde.

Un voyage de six ans

 

Des Tonga à Sydney, d’un récif des mers fidjiennes, où il s’échoue, à la Micronésie, où il est emprisonné après une mutinerie, de Manille aux Moluques, où il fait à nouveau naufrage, mais une fois de plus survit et repart, il sillonne les océans, hésite parfois, pense rentrer à Tahiti, reprend le chemin de l’Europe. Un voyage de six ans, pour se retrouver dans la campagne anglaise aux mains de M. Kelso, un ancien missionnaire du Pacifique. Le pieux homme le transforme en attraction de foire. A Londres, on s’émeut du sort de Tapioi, et Kelso passe en jugement. Une chaîne de solidarité s’organise en faveur du Tahitien. Le voici derechef sur les mers, à Sydney bientôt. Il peut enfin rentrer chez lui.

 

Ultime rebondissement : il reste en Australie. Il y meurt à 35 ans environ, en 1812, sans doute d’une dysenterie, après avoir plusieurs fois refusé de monter sur un bateau pour son île natale. Une vie suffit parfois à concentrer un monde, pour peu qu’on la regarde avec acuité. Celle de Tapioi, une des dizaines ra­contées par Nicholas Thomas dans son enquête historique – insulaires des Marquises, des Tonga, des Fidji, de Vanuatu ou de Nouvelle-Calédonie, mais aussi marins, missionnaires et colons européens –, reflète l’ensemble du savoir que le chercheur australien rassemble dans cette somme fondamentale et fascinante, enfin traduite (elle est parue en 2010 en langue anglaise)…

La suite est réservée aux abonnés.

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