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7 résultats pour “Moetai

Moetai Brotherson député écrivain

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photo du nouvel élu pour son entrée à l'assemblée habillé comme chez nous. (:
Photo du nouvel élu pour son entrée à l'assemblée habillé comme chez nous. (:

Photo du nouvel élu pour son entrée à l'assemblée habillé comme chez nous. (:

Le monde littéraire du Pacifique peut se féliciter d’avoir un auteur d’Océanie à l’assemblée nationale. Moetai Brotherson est élu avec ses deux consœurs Nicole Sanquer et Maina Sage du Tapura tandis que Moetai est du Tavini un parti indépendantiste.

Photo journal de Tahiti de Moetai Brotherson et Teua Temaru mariés en janvier 2017.

Moetai Brotherson, auteur du Roi absent prix du meilleur roman du Salon du livre « Lire en Polynésie » (Papeete), membre du Tavini Huiraatira est aussi conseiller municipal à Faa'a. Teua Temaru est la fille d'Oscar Temaru, leader du Tavini et maire de la commune. Teua a été ministre de l'Environnement et du développement durable dans le gouvernement de Gaston Flosse en 2008.

Biographie (courte extrait de divers site)

Moetai Brotherson se définit comme conteur. Il aime inscrire les histoires dans l’Histoire et tresser les fils du réel à ceux des légendes. Enfant de Huahine (archipel des îles Sous-le-Vent), il écrit depuis l’âge de quatorze ans. Passionné par son pays et sa culture, il part pourtant s’installer et travailler à New-York. Là, il vivra directement les événements du 11 septembre 2001 qui le feront revenir au fenua. Paradoxalement, il écrit par amour de l’oralité, considérant que le livre n’est que la partition d’une mélodie que chaque lecteur est libre d’interpréter.

En 1986, il obtient son baccalauréat au Lycée Paul Gauguin à Papeete (Tahiti). En 1987, il fait une année de « prépa » H.E.C. au Lycée du Taaone à Pirae, seul moyen à l’époque de préparer le programme de Maths-Sup et Maths-Spé et de se présenter aux concours d’écoles d’ingénieurs, sans partir en métropole. Moetai intègre ensuite une école d’ingénieur en région parisienne, l’E.I.S.T.I. (École Internationale des Sciences du Traitement de l’information), option ingénierie logicielle, formation qu’il complète par un « Master of Computer Science » obtenu au F.I.T. (Florida Institute of Technology) en 1991.

De 1999 à 2001, Moetai Brotherson travaille à New York en plein boom de l’Internet en tant que « Systems architect » pour B.M.S. (Bertelsmann Media Systems), la filiale Internet du géant des médias Bertelsmann. Il vit en direct l’événement du 11 septembre. En ce jour historique, il a d’ailleurs un rendez-vous professionnel dans l’une des tours jumelles du World Trade Center. Éprouvé par cette journée et la psychose de l’anthrax, Moetai décide de rentrer au fenua (Tahiti) fin octobre 2001 avec toute sa famille.

Son livre au Vent des Îles

 

 

Roman du quotidien polynésien plein d’ironie, de fureur, de douleur, de tristesse et de quelques joies aussi…

 

L’histoire d’une vie extraordinaire, celle de Moanam — de Nuku Hiva (Marquises) à Papeete en passant par Huahine et Paris — qui passe du choc…

Disponibilité : En stock au prix de 2250 XFP

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Le député Moetai Brotherson dans la revue Tahiti Pacifique

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

 L'auteur du "Le roi absent"au salon du livre de Huahine. Crédit photo : DR

 L'auteur du "Le roi absent"au salon du livre de Huahine. Crédit photo : DR

Depuis qu’il est élu de la république, il fait parler de lui et son ouvrage littéraire "Le roi absent" est en tête de gondole. Voir ci-dessous un article qui lui est consacré. JP

"Le roi absent" par le néodéputé Moetai Brotherson

Jeudi 13 Juillet 2017 - écrit par Lucile Bambridge

Alors que Moetai Brotherson, premier député du Tavini Huira'atira fraîchement élu, occupe le devant de la scène politique depuis son arrivée tant remarquée dans l'hémicycle en tenue "décontractée", voilà l'occasion de revenir sur le parcours littéraire de cet intellectuel engagé en faveur de la culture polynésienne et de la réappropriation identitaire de son peuple. Un engagement déjà largement dévoilé dans son roman Le Roi absent, publié en 2007. Rencontre avec l'homme de lettres et immersion au cœur d'une fiction pétrie d'oralité.

Enfant curieux et ouvert d'esprit, Moetai Brotherson s'affirme indépendantiste à 11 ans et manie la plume facilement à 14 ans. Dès la parution de son premier roman Le Roi absent, alors qu'il est responsable du Service des Postes et Télécommunications au sein du gouvernement Temaru, il s'inscrit dans la lignée des écrivains autochtones engagés, telles que Chantal T. Spitz et Titaua Peu. L'auteur signe une fiction étonnamment enrichissante, oscillant entre le conte, les évocations à la mythologie polynésienne et la quête identitaire d'un peuple spectateur de sa propre perdition. La littérature polynésienne acquiert ainsi...

Pour lire l'intégralité de cet Article, commandez Tahiti Pacifique n° 359 en cliquant ICI

Un article sur Moetai sur ce blog

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Inauguration du 17e salon Lire en Polynésie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Christian Robert, le ministre de la culture, le représentant de la France
Christian Robert, le ministre de la culture, le représentant de la France
Christian Robert, le ministre de la culture, le représentant de la France

Christian Robert, le ministre de la culture, le représentant de la France

Inauguration en grande pompe de 17e salon du livre à Papeete à la maison de la culture sur le paepae et à l’ombre du grand banian atea de la culture polynésienne. L’arbre majestueux ne peut qu’être une déité ressurgie de l’animisme d’antan.

Le banian magique a inspiré les orateurs. Christian Robert le président de l’association des éditeurs, Heremoana Maamaatuaiahutapu le ministre de la culture et le représentant du haut-commissaire ont fait l’éloge de la lecture et de la culture d’une belle manière avant de déclarer ouvert officiellement ce salon sous l’œil amusé du député Moetai Brotherson qui est aussi auteur. La délégation calédonienne a été impressionnée par l’implication des responsables politiques polynésiens pour la promotion de la culture et du livre en particulier. La culture en Polynésie occupe une place prépondérante dans les actions des décideurs locaux. Ils n’ont pas de nickel mais une grande richesse qu’ils souhaitent partager. Cette deuxième journée fera aussi l’objet d’autres articles mais il y a peut-être une chose qui marche moins bien que sur notre Caillou au fenua, c’est internet. Peut-être à cause de travaux ponctuels mais la rédaction d’articles ou le transfert de contenus photos vidéos est ardu voir impossible par Wifi de beaucoup d’endroits. Il faut de la patience au pays du aita pea pea ! La gentillesse des Polynésiens et la simplicité de leurs élus compensent largement les aléas du net ?

Le public avec nos représentants des institutions calédoniennes tout sourire et les officiels polynésiens
Le public avec nos représentants des institutions calédoniennes tout sourire et les officiels polynésiens

Le public avec nos représentants des institutions calédoniennes tout sourire et les officiels polynésiens

Inauguration du 17e salon Lire en Polynésie
Inauguration du 17e salon Lire en Polynésie
Le député Brotherson et le maire Michel Buillard. Photo JP cliquez pour meilleure définition
Le député Brotherson et le maire Michel Buillard. Photo JP cliquez pour meilleure définition

Le député Brotherson et le maire Michel Buillard. Photo JP cliquez pour meilleure définition

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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L'histoire des Outre-Mer français enfin étudiée à l'école

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

L'histoire des Outre-Mer français enfin étudiée à l'école

Ci-dessous un article BNF Bibliothèque nationale de France tiré d'une émission radio sur RCI qu'on peut écouter en suivant ce lien

 

Un amendement porté par plusieurs députés ultra-marins au projet de loi "L’école de la confiance" a été adopté le 12 février 2019 en première lecture à l’Assemblée nationale.

 

Défendue par le député guyanais Gabriel Serville, cette loi a pour but d'approfondir l’enseignement de l'histoire, la géographie et la culture des Outre-Mer dans toutes les classes de France.

 

Cette mesure, qui vient s’ajouter à l’obligation d’afficher une carte présentant l’ensemble du territoire national dans toutes les écoles, vise à lutter contre la grande méconnaissance des territoires d’Outre-mer et de leurs cultures, "aujourd’hui encore abordés uniquement dans le cadre des cours d’Histoire et sous le prisme de la colonisation et du commerce triangulaire", a expliqué le député.

 

Gabriel Serville souhaite ainsi « faire prendre conscience, dans l’ensemble des écoles de France, de la richesse culturelle nationale, à laquelle participe particulièrement les cultures de la France d’Outre-mer. La France n’est pas uniquement continentale et européenne mais bien mondiale et maritime ».

 

Cet amendement a notamment reçu le soutien des députés ultramarins Huguette Bello (La Réunion), Moetai Brotherson (Polynésie), Manuela Kéclard-Mondésir et Jean-Philippe Nilor (Martinique). (source BNF)

Idées de lecture NC proposées par la BNF

Idées de lecture NC proposées par la BNF

Publié dans Divers

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Christian ROBERT l’incontournable invité du prochain SILO 2017

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Christian ROBERT l’incontournable invité du prochain SILO 2017
Christian ROBERT l’incontournable invité du prochain SILO 2017

Le SILO édition 2017 se tiendra à Poindimié du 28 septembre au 1 octobre

Christian ROBERT

 En 1991, Christian Robert fonde la maison d’édition "Au vent des îles". Basée à Tahiti, la structure a pour ambition la publication d’auteurs polynésiens et la parution de livres ayant trait à l’Océanie. La collection "Culture océanienne" compte aujourd'hui une vingtaine de titres.  En 2004, Christian met en place une politique de distribution en métropole, puis peu de temps après, infléchit sa ligne éditoriale pour s'ouvrir aux écrivains de l'ensemble du Pacifique. Grâce à un important programme de traduction d’auteurs océaniens anglophones, "Au vent des îles" participe aujourd'hui activement aux échanges culturels au sein de la région Pacifique.  L'éditeur possède un catalogue d’auteurs qui réunit, entre autres, Dewe Gorode, Nicolas Kurtovitch, Chantal T. Spitz, Moetai Brotherson, Albert Wendt, Patricia Grace et Witi Ihimaera. Il est l'éditeur de deux de nos invités : Russell Soaba (Papouasie Nouvelle-Guinée) et Titaua Peu (Polynésie française).

 Christian Robert vient régulièrement au SILO et le Salon du livre de Tahiti, dont il est l'organisateur, est un partenaire fidèle du salon calédonien.

 Le lancement de l'ouvrage Tiki qui était très attendu est son actualité du moment.

 Le livre Tiki paraît en coédition Au vent des îles et le Musée de Tahiti et des îles. Pas moins de 248 pages pour lever le voile sur le symbole fort de la culture polynésienne. Connaissance qui, jusque là, a été jalousement gardé par les prêtres et les chefs anciens. (voir photo de Tara Hiquily coauteur et le livre exposé)

L’actualité du moment pour l’éditeur Christian Robert c’est le lancement de Tiki hier soir."Premier ouvrage inédit sur les Ti'i ou Tiki, reflet de l'exposition éponyme, tente de lever le voile sur le mystère qui entoure ces statues anthropomorphes, emblématiques de la Polynésie." Tara Hiquily Conférence de presse de lancement, en présence de Miriama Bonno, Directrice du musée ; Tara Hiquily, coordinateur et Bruno Saura, co-auteur de l'ouvrage.
L’actualité du moment pour l’éditeur Christian Robert c’est le lancement de Tiki hier soir."Premier ouvrage inédit sur les Ti'i ou Tiki, reflet de l'exposition éponyme, tente de lever le voile sur le mystère qui entoure ces statues anthropomorphes, emblématiques de la Polynésie." Tara Hiquily Conférence de presse de lancement, en présence de Miriama Bonno, Directrice du musée ; Tara Hiquily, coordinateur et Bruno Saura, co-auteur de l'ouvrage.
L’actualité du moment pour l’éditeur Christian Robert c’est le lancement de Tiki hier soir."Premier ouvrage inédit sur les Ti'i ou Tiki, reflet de l'exposition éponyme, tente de lever le voile sur le mystère qui entoure ces statues anthropomorphes, emblématiques de la Polynésie." Tara Hiquily Conférence de presse de lancement, en présence de Miriama Bonno, Directrice du musée ; Tara Hiquily, coordinateur et Bruno Saura, co-auteur de l'ouvrage.

L’actualité du moment pour l’éditeur Christian Robert c’est le lancement de Tiki hier soir."Premier ouvrage inédit sur les Ti'i ou Tiki, reflet de l'exposition éponyme, tente de lever le voile sur le mystère qui entoure ces statues anthropomorphes, emblématiques de la Polynésie." Tara Hiquily Conférence de presse de lancement, en présence de Miriama Bonno, Directrice du musée ; Tara Hiquily, coordinateur et Bruno Saura, co-auteur de l'ouvrage.

Christian Robert aux derniers Silo à l'ADCK photos JP (en cliquant sur l'image "c'est plus meilleur beaucoup mieux")Christian Robert aux derniers Silo à l'ADCK photos JP (en cliquant sur l'image "c'est plus meilleur beaucoup mieux")
Christian Robert aux derniers Silo à l'ADCK photos JP (en cliquant sur l'image "c'est plus meilleur beaucoup mieux")Christian Robert aux derniers Silo à l'ADCK photos JP (en cliquant sur l'image "c'est plus meilleur beaucoup mieux")

Christian Robert aux derniers Silo à l'ADCK photos JP (en cliquant sur l'image "c'est plus meilleur beaucoup mieux")

Publié dans Nouvelle-Calédonie

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Patrice Guirao l’auteur de la saga Al Dorsey et son nouveau polar Le bûcher de Moorea, Une enquête de Lilith Tereia chez Robert Laffont

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Couverture du roman chez Robert Laffont

Couverture du roman chez Robert Laffont

Dans le lagon de Moorea, les eaux calmes et bleues bercent quelques voiliers tranquilles. Les cocotiers dansent au vent. Les tiarés exhalent leur parfum. Pourtant, à l’abri de la forêt, des flammes se fraient un chemin vers le ciel. Lilith Tereia, jeune photographe, tourne son appareil vers le bûcher. Devant son objectif, des bras, des jambes, des troncs se consument. Et quatre têtes. Pour quels dieux peut-on faire aujourd’hui de tels sacrifices ? Avec Maema, journaliste au quotidien de Tahiti, Lilith est happée dans le tourbillon de l’enquête. Les deux vahinés croiseront le chemin d’un homme venu de France chercher une autre vie. Un homme qui tutoie la mort

 

Ce dernier polar « noir azur », sortie prévue pour le mois prochain Le bûcher de Moorea, Une enquête de Lilith Tereia chez Robert Laffont dans la collection La bête noir devrait une fois de plus nous étonner. Patrice Guirao est celui qu’on peut désormais présenter comme l’inventeur du roman « noir azur ». LA BETE NOIRE est une Collection dirigée par Glenn Tavennec.

 

Petit manifeste élargi du polar « noir azur » par l’auteur

La définition du polar « noir azur » pourrait se cantonnée à l’idée d’un roman noir ou d’un polar noir qui n’en serait pas vraiment un mais plutôt une nuance de plus : un roman « bleu nuit »

Cela suffirait à le distinguer du roman noir tel qu’attendu. Mais cette terminologie de « noir azur » va plus loin dans le distinguo. Le roman « noir azur » se veut une spécificité de « l’insularité pacifique ».

 Cela ressemble à un slogan. Et dans le fond s’en est un. Il est le creuset des altérités de ces iles disséminées dans les camaïeux de bleus de l’océan pacifique, auxquelles n’échappe pas la littérature. La littérature issue d’une « géographie », s’ancre, dans une humanité et un tissu social construits par l’histoire d’une terre, dans une approche du monde du point de vue de celui qui vit ce lieu et ses vérités. Dès lors elle devient source de partage des différences.

Le roman noir azur s’inscrit dans cette démarche. Il a pour vocation de transmettre un ressenti propre aux iles du pacifique à travers une forme littéraire connue et commune au reste du monde.

Le roman noir azur n’est pas un roman policier qui se passe sous des cieux tropicaux il est l’expression d’une réalité de la vie sous les cieux tropicaux. Réalité qui prend des formes multiples selon le regard qui lui est porté et qui lui porte ce regard.

A vrai dire l’inventeur du roman « noir azur » c’est Simenon. Dans les trois romans qu’il a écrit après son séjour à Tahiti il en donne les bases : l’intrigue laisse une belle place à la perception d’une autre vérité de la vie, celle propre à l’insularité. La trame est tissée par la force des différences et non par une simple logique d’enquête. Les personnages ont un fonctionnement dont les ressorts prennent les nuances dues aux particularités culturelles et historiques des lieux. Il est une alternative.

 

Il ne suffit donc pas que le roman noir s’inscrive dans un cadre insulaire tropical pour qu’il devienne noir azur. Il faut qu’il s’imprègne de l’essence de la vie et des pulsations des forces naturelles en présence dans cette partie du monde. On doit y entendre les bruits de l’océan et les silences des lagons, y voir les couleurs qui chatoient et l’immensité des petites choses, la fragilité et la tendresse comme la puissance et la violence contenues.

Pour autant le polar « noir azur » doit encore trouver sa place dans la grande famille des polars. Tout comme la grande majorité des courants littéraires ultras marins et en particulier ceux du Pacifique.

 

On ne peut s’empêcher, quand on vit dans les îles, d’avoir le sentiment que la littérature tourne autour d’un nombril continental et que le Pacifique peine à se faire entendre. Pourtant ce ne sont pas les auteurs de talents qui font défaut. Je n’en citerai que quelques uns. La liste est longue : Patricia Grace, (certainement « Nobélisable » ), « Des petits trous dans le silence » ou encore « Electrique cité » ; Flora Devatine « Tergiversations et rêveries de l’écriture orale » ; Chantal Spitz, « Cartes postales » ; Kurtovitch « Dans le ciel splendide » ; Nathalie Salmon « Je suis née morte » ; Ihimaera Witi avec « Bulibasha le roi des gitans » ; Vaite Celestine et Theureau Henri « Frangipanier » et « L’arbre à pain » Gorodé Déwé « Tâdo tâdo Wéé ou No more Baby », Broterson Moetai « Le Roi absent » ou encore Soaba Rusel avec « Maiba » premier roman de Papouasie Nouvelle Guinée à être traduit en français.

 

Cette partie du monde, est un creuset de tendances littéraires où l’écriture vient impacter l’oralité et donne ainsi naissance à une entité aussi puissante que la fusion de la musique et des mots. La littérature du Pacifique est un chant qui porte loin la voix des anciens pour ouvrir des voies à la jeunesse. Ce serait bien que le continent lui prête une oreille.

 

 

C’est l’occasion de (re)découvrir la collection Noir Pacifique : tantôt noir azur avec la saga AlDorsey de Patrice Guirao, tantôt noir abyssal avec des thrillers envoûtants... Cap sur les mers du Sud pour mener l'enquête ! (au Vent des îles)

 

Photo JP à Papeete

Patrice Guirao, né en 1954 à Mascara (Algérie), est un parolier et romancier français. Après de belles réussites comme parolier, il enchaîne les succès littéraires. Il est l’auteur de la saga de romans noir et Al Dorsey - Le détective de Tahiti, composée de quatre tomes édités par Au vent des îles : Crois-le ! (2009) ; Lyao-Ly (2011) ; Si tu nous regardes (2012) ; Tu vois (2017). Cette saga d'enquêtes policières à fait l'objet d'une adaptation en sérié télévisée, réalisée par France Télévisions avec notamment Alban Casterman (''Engrenages'') dans le rôle principal d'Al Dorsey.

 

En 2015, il publie À la lueur du sang, un thriller à lecture variable, construit par plans successifs où l'intrigue se referme peu à peu autour du protagoniste principal.

 

Patrice Guirao vit désormais à Tahiti, en Polynésie française.

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Paul Tavo invité du prochain SILO 2017

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Paul Tavo invité du prochain SILO 2017
Paul Tavo invité du prochain SILO 2017

Le SILO édition 2017 se tiendra à Poindimié

du 28 septembre au 1 octobre

Photo en une  Moetai Brotherson et Paul Tavo en 2015 source Lire en Polynésie

Né à Mallicolo en 1983, d’un père originaire de Lamap et d’une mère de Paama, Paul Tavo grandit dans la baie de Port-Sandwich jusqu’à son départ pour la capitale en 1996 où il entreprendra ses études.

Cinquième d’une famille de huit enfants, Paul a fait ses études au collège de Montmartre (pas celui de Paris mais Port-Vila) avant de passer son Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires (DAEU) au lycée Antoine de Bougainville en 2003. Il obtient une licence de Lettres modernes à l'Université de Nouvelle-Calédonie en 2006. Il est également titulaire d'un Master de Littérature comparé obtenu à l'Université d'Aix-en-Provence en 2013. Passionnée depuis son adolescence par la littérature française et progressivement par la poésie, il est influencé par diverses lectures : Hugo, Balzac, Rousseau, Rimbaud, Verlaine, et surtout Shakespeare et Baudelaire.

Dès son entrée à l’université, Paul commence à rédiger ses premiers poèmes. C’est durant un échange universitaire de six mois à l’Université d’Adélaïde en Australie que l’écriture devient une véritable passion, une évidence pour décrire et cristalliser des émotions contradictoires. En juin 2011, il participe à l'opération culturelle et scientifique Incantation au Feu des Origines et devient le premier artiste au monde à créer et déclamer un poème au bord du cratère d'un volcan en activité, le Yasur.  "L’âme du kava", ouvrage paru en août 2011 aux Editions Alliance française du Vanuatu, compile différents poèmes écrits à des époques différentes entre 2006 et 2010. En 2015, l'Alliance française publie le premier roman de Paul Tavo: "Quand le cannibale ricane". Avec ce premier roman, Paul Tavo puise dans ses expériences personnelles pour nous faire vivre, au fil de poèmes, dialogues intérieurs et narration, les errances nocturnes et la quête identitaire de son personnage, William. Ce jeune homme devient le porte-parole de la colère, l’indignation et le bouillonnement intellectuel de l’auteur, jusqu’à risquer de s’y faire engloutir complètement."

Paul Tavo est doctorant et moniteur à l'Université de Nouvelle-Calédonie. C'est un invité régulier du SILO, c’est mon coup de cœur. Je l’ai souvent croisé. Quand il me sourit, je ne peux pas m'empêcher de penser à son titre « Quand le cannibale ricane".

Dans Mosaïque des océans, la publication du Département d’Études Françaises et Francophones de Károly Sándor Pallai, Paul Tavo s'est longuement confié en voici quelques extraits. (Quelques morceaux choisis arbitrairement pour rédiger cet article qui donnent une idée du personnage Tavo). JP

Paul Tavo Vanuatu En 2011, vous avez participé au projet culturel et scientifique « Incantation au Feu des Origines ». Vous étiez « le premier artiste au monde à créer et déclamer un poème au bord du cratère d’un volcan en activité » Quel est votre rapport à votre terre natale ?

Ma relation avec ma terre natale en particulier, à la terre en général m’est essentielle, parce que salutaire. J’aime toucher la terre quand il fait beau, ou quand il pleut pour jardiner par exemple. J’aime marcher pieds nus sur la terre battue des sentiers ou dans la boue des mêmes sentiers quand il pleut, état de fait considéré aujourd’hui par le mondialisme comme une forme d’arriération, de sauvagerie etc. Laissons les flics de la pensée continuer d’un côté leur vacuité discursive, de l’autre leur fonction de protecteurs et défenseurs du capital spectaculaire et du fétichisme de la marchandise. Être connecté à la terre est essentiel pour moi car cela me permet d’apprendre à la respecter car c’est elle qui nous apporte tout. Sans elle, l’homme est perdu. Le premier moyen d’être en contact direct avec la terre, c’est de marcher pieds nus. La sensation est agréable. Il y a une fraîcheur qui monte de la plante des pieds vers tout le corps. Ce contact primordial, fondamental, salutaire est mis en péril aujourd’hui par le progrès, entendu dans son acception la plus communément admise, comme la course effrénée vers beaucoup plus de confort et beaucoup plus de possessions matérielles. Cette idée-là du progrès, je la trouve complètement fausse et erronée car elle rompt les liens qui unissent l’homme à la terre. Plus on va vers beaucoup plus de confort et de possessions matérielles (pas nécessaire d’ailleurs), plus l’homme apprend à avoir peur de la terre. L’homme, quand il commence à avoir peur de la terre, il devient petit à petit névrosé. La névrose (maladie de la modernité par excellence) est devenue possible par le divorce effectué par les citadins et leurs terres. Tous les maux qui sévissent dans les grandes villes d’Europe et d’ailleurs deviennent possibles seulement, je crois, parce que l’homme a perdu le contact salutaire qu’il avait avant avec sa terre, avec la terre. Mon rapport à la terre est de cet ordre-là…

… Joël Bonnemaison (chercheur français travaillant essentiellement sur l’île de Tanna au Sud de l’archipel du Vanuatu) disait dans son ouvrage L’arbre et la pirogue : « L’arbre est la métaphore de l’homme (…). Tout homme est tiraillé entre deux besoins, le besoin de la Pirogue, c’est-à-dire, du voyage, de l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’Arbre, c’est-à-dire, de l’enracinement, de l’identité, et les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l’un, tant à l’autre ; jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’Arbre qu’on fait une Pirogue ». L’Océanien est un arbre enraciné dans sa terre... De nos jours avec la vente des terres pas les propriétaires terriens océaniens, il est plus que jamais temps de rappeler aux gens l’importance de la terre pour prévenir les névroses qui viendront avec le « développement ».

Vous dites que l’écriture est « une véritable passion, une évidence pour décrire et cristalliser des émotions contradictoires ». Pourquoi écrivez-vous ? Quel est votre art poétique ?

J’écris parce que c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour pouvoir m’exprimer à l’école. J’ai essayé le foot, la chanson, la danse, mais je me révèle à chaque fois nul dans ces différentes formes d’expression. Les jeunes au Vanuatu préfèrent de loin ces 3 formes/moyens d’expression à une autre qui est incessamment mis en avant mais dont personne n’en veut, je veux dire : la lecture et l’écriture. Je les ai choisies parce que tout le monde n’en veut pas. Je n’aimais pas lire comme tout le monde mais je m’étais efforcé à le faire. J’ai commencé par les romans illustrés de la Collection Verte. Au bout d’une dizaine de romans d’aventure illustrés dans cette collection, je commençais à m’attaquer aux livres qui n’avaient pas d’illustrations. C’était comme ça que petit à petit j’ai pu arriver à voir qu’à travers la lecture je peux enrichir mon vocabulaire et pouvoir m’exprimer. Mes premiers gribouillis au collège étaient venus comme ça…

… Maintenant, j’ai 31 ans. Avec toutes les lectures effectuées et les différentes expériences vécues, l’écriture de la révolte l’emporte sur l’écriture poétique/descriptive émotionnelle centrée principalement sur les émotions et les sentiments d’un « Je » troublé. Je ne dis pas que cette littérature n’est pas importante. Elle n’est pas importante pour le moment. Quand on est en situation d’infériorité, la première des choses à faire, c’est de se révolter contre les injustices créées par l’homme et le système en place. Tant qu’il y aura une minorité qui continuera à s’enrichir grassement sur le dos de la majorité, du peuple, il faut lutter pour plus de justice. Ce que l’homme peut changer, il se doit de le faire. L’injustice sociale, le chômage et la pauvreté ne sont pas des fatalités. Nous pouvons les éradiquer si nous travaillons tous main dans la main contre le capitalisme, le marché et le fétichisme du spectacle marchand. Dans mon premier roman, qui va sortir en avril (2015), je dis à la suite de beaucoup d’écrivains que l’écriture doit éveiller les consciences sur ce qui se passe actuellement. Il ne s’agit pas pour moi de faire rêver (il y a suffisamment de panneaux publicitaires pour ça), il s’agit d’éveiller, de réveiller les dormeurs, les rêveurs et les manipulés. Le temps n’est plus aux rêveries romantiques, il est temps, pour nous tous, Océaniens, de faire autre chose, de travailler autrement, au lieu de nous épuiser vainement à imiter l’Amérique, l’Europe et leurs modèles. Ce mondialisme et ses puissances étatiques qui sont meurtrières pour les autres peuples et suicidaires pour les Européens. On a autre chose à faire qu’à s’épuiser à perdre du temps précieux à les regarder à longueur de journée à travers le petit écran et les spots publicitaires. On a des choses beaucoup plus intéressantes à faire que de s’acharner à les imiter, à les mimer et à vouloir leur ressembler. J’appelle cette écriture de la révolte, une écriture-morsure. Une écriture qui mord, pique, égratigne la conscience et le réveille de son endormissement…

Comment voyez-vous l’état actuel et le futur de la littérature vanuataise ?

Je suis confiant en ce qui concerne la littérature. Elle ne peut que grandir. Je souhaite et je suis sûr qu’elle va grandir comme une graine qu’on a semée et qui finit par pousser pour donner une belle fleur. En y réfléchissant, elle ne peut que grandir car actuellement elle est encore dans un état embryonnaire contrairement à la littérature néo-calédonienne, tahitienne, samoane, hawaïenne, néo-zélandaise etc. Mais elle a le temps de grandir et elle grandira… Quels sont les enjeux et les défis les plus importants dans votre parcours d’écrivain du point de vue identitaire ? Le plus difficile pour moi au début quand je commençais à écrire, c’était de trouver un coin tranquille dans la maison pour écrire. Je vivais à l’époque avec ma grande sœur, elle a six enfants et je vous assure que ce n’était pas du tout évident de lire et d’écrire. Maintenant, ça va beaucoup mieux avec ma situation de professeur au Lycée Louis-Antoine de Bougainville. D’un point de vue identitaire, le défi le plus important pour moi, c’est tout simplement le fait d’écrire en français. J’aime cette langue, mais en même temps c’est la langue de l’ancien colonisateur. Mon plus grand défi c’est ça, tenter de trouver un remède à ce complexe linguistique doublée d’un complexe d’infériorité par rapport aux catégorisations instituées à l’époque de la colonisation et qu’on a fini par intérioriser à l’école. Heureusement, mon mariage avec Leslie Vandeputte (anthropologue française travaillant sur le bislama) m’a fait dépasser ce complexe. À part cela, la langue française, elle m’est chère car c’est à travers elle principalement que j’ai découvert le monde et la complexité de l’homme…

Comment voyez-vous les enjeux contemporains les plus importants de la société vanuataise ?

Pour résister au mondialisme et à la démocratie du marché, nous devons apprendre à nos jeunes à aimer la terre, à faire de l’agriculture. Le Vanuatu doit se tourner vers l’agriculture aujourd’hui car elle constitue l’économie du pays. Le système éducatif et ceux qui y travaillent doivent cesser de vendre à nos jeunes des rêves inatteignables. Il faut leur dire qu’ils peuvent également réaliser leurs rêves au pays. Les jeunes qui ont toujours vécu à Port-Vila doivent retourner dans leurs îles respectives pour apprendre les gestes traditionnels et ancestraux qui représentent les moyens les plus sûrs pour garantir un développement durable et résister au mondialisme et à la démocratie de marché. Nous devons réapprendre à reconstruire des pirogues et à cultiver la terre au Vanuatu et dans l’Océanie en général, c’est la garantie de la réappropriation de nos souverainetés respectives et l’assurance de notre Nous devons réapprendre à reconstruire des pirogues et à cultiver la terre au Vanuatu et dans l’Océanie en général, c’est la garantie de la réappropriation de nos souverainetés respectives et l’assurance de notre victoire sur le conformisme qu’on nous vend constamment aujourd’hui.

Paul au Silo et invité à Des livres et nous à la MLNC photo JP
Paul au Silo et invité à Des livres et nous à la MLNC photo JP

Paul au Silo et invité à Des livres et nous à la MLNC photo JP

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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