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158 résultats pour “frédéric Angleviel

Silo 2017 avec Titaua Peu et Kate Holden

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Valérie et Kate Holden - Frédéric Ohlen et Titaua Peu (photo JP)
Valérie et Kate Holden - Frédéric Ohlen et Titaua Peu (photo JP)

Valérie et Kate Holden - Frédéric Ohlen et Titaua Peu (photo JP)

Les échanges avec les invités extérieurs ont été immensément enrichissants pour le public du Silo 2017 à Poindimié. Les grosses pointures, comme l’Australien Tim Flannery avec son charisme, son humanisme et ses connaissances sur les maux de la planète a fait sensation, mais deux auteures ont été bouleversantes par le contenu de leur récit de vie. L’Australienne, Kate Holden qui est descendue aux enfers et le énième jour est ressuscitée pour témoigner, fut un grand moment. L’ouvrage de Pina de Titaua Peu développé par l’auteure a littéralement passionné l’auditoire probablement à cause de l’environnement océanien du récit.

Il faut signaler l’excellente modération par Valérie, une enseignante franco-australienne en vacances sur la Caillou recrutée au pied levé pour remplacer Virginie Soula.

Le livre de Titaua, qui était « Popaïsable » pour beaucoup de monde. Il décrit la vie à Tahiti, après un premier ouvrage en 2003 qui avait fait du bruit. Titaua Peu a attendu plusieurs années avant de publier Pina car elle appréhendait la réaction des lecteurs. Son premier livre, très politique, avait parfois été violement attaqué. Les secrets dévoilés dans ce livre très noir avaient marqué les esprits. Pina a été bien mieux accueilli malgré ses craintes. Le livre est un chef-d’œuvre. C’est le livre de la maturité du style d’après Frédéric Ohlen qui est fin connaisseur. JP

A suivre

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Prix Arembo 2021 Nicolas Kurtovitch et Frédéric Ohlen et prix spécial pour Sylvie Coquillard

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Prix Arembo 2021 Nicolas Kurtovitch et Frédéric Ohlen et prix spécial pour Sylvie Coquillard

Félicitations aux lauréats de ce prix spécial Poésie. Faute de photos, j’ai mis mon invitation en illustration. JP

EEO crée en 2015 le Prix Arembo, décerné à un écrivain résidant en Océanie, écrivant en français, notamment pour sa contribution au développement culturel de son pays, ainsi que pour sa capacité à livrer un témoignage sur son époque. Elle fait sienne la phrase d’Aragon : « La littérature est une affaire sérieuse pour un pays, elle est au bout du compte, son visage. ». Ainsi ont été récompensés, en 2015 : Jean-Marie Creugnet – en 2017 : Jean Vanmai – en 2018 Déwé Gorodé – en 2020 Claudine Jacques – en 2021 Nicolas Kurtovitch et Frédéric Olhen.

Sylvie Coquillard, poète, conférencière,  écrivain public, participante au "Piano Blanc", oratrice à l'Université Populaire participe également à l'association des écrivains de Nouvelle Calédonie et sa carrière d'enseignante ont formé le terreau sans cesse renouvelé de son inspiration ; elle reçoit aujourd'hui la distinction spéciale de poésie par l'association "Ecrire en Océanie".

 

Photo du FB de Dominique Marinet-Carrier - Les primés du 1 er festival de poésie de Boulouparis, ce 10 Juillet 21.

En outre EEO attribué un prix spécial à Albert Prous pour sa poésie visuelle. 

Publié dans Poésie

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L'Océanie au Salon du Livre de Paris 2015, un avant-goût du SILO

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

À la veille de l’ouverture du SILO 2016 à Nouméa, je vous propose un petit détour par le salon du livre de Paris pour revoir un bon reportage sur la littérature océanienne d’Outremer 1er. JP
Voir ci-dessous : 

Ajoutée le 9 avr. 2015 Focus sur les auteurs, éditeurs, diffuseurs et distributeurs calédoniens et tahitiens lors du journal du soir du 22 mars 2015 de "France ô Polynésie". Avec ou sur notamment Christian Robert (éd. "Au Vent des îles"), Cathie Manné (pôle "Lire un Pays" de la MLNC), Wallès Kotra, Nicolas Kurtovitch, Claudine Jacques, Frédéric Ohlen et Antoine Kombouaré.

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Causerie avec Frédéric Rognon sur Maurice Leenhardt : une formidable rencontre !

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Frédéric Rognon seul et avec Jean Guiart photos Joël PAUL Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com
Frédéric Rognon seul et avec Jean Guiart photos Joël PAUL Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com

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Rencontre au sommet pour évoquer Maurice Leenhardt à Calédo Livres hier soir, mercredi 18 juillet 2018. La foule des grands jours de la littérature s’était donnée rendez-vous. Cathie Manné n’avait plus un tabouret pliable de secours de disponible. Il faut dire que l’affiche valait son pesant d’or. Avec la présence de Jean Guiart né en 1925, anthropologue et océaniste, en guest-star qui avait fait le déplacement pour rencontrer le professeur de philosophie des religions à la faculté de Théologie Protestante de Strasbourg assisté de Bernard Gasser. Cette causerie, devant un aréopage de grands connaisseurs de la période coloniale, s’annonçait de très haut niveau. Ce fut le cas avec des échanges passionnants, après l’évocation de la vie de Jean Henri Maurice Leenhardt, né à Montauban le 9 mars 1878 et mort à Paris le 26 janvier 1954, pasteur, ethnologue et missiologue français. (En photo de couverture avec son épouse.)

Les échanges avec le public et ceux entre Jean Guiart et Frédéric Rognon ont passionné l’auditoire. Il y a eu des passes d’armes épiques entre ces érudits. Une véritable joute parfois pour évoquer les apports à l’ethnologie de Maurice Leenhardt qui, avant Bronislaw Malinowski, pratiqua l'ethnologie de terrain préconisée par Marcel Mauss du fond de son bureau parisien, un de ces premiers ethnologues qui n’ont jamais connu les piqûres de moustiques précisera Frédéric Rognon. L’apport et la technique du missionnaire a été principalement d’écouter et d’apprendre les langues, il y en avait 35 à son époque sur l’archipel calédonien. Maurice Leenhardt parlait couramment ajië, langue de la région de Waa Wi Lûû, qu’il pratiqua même après son retour en France avec sa famille qui le parlait également. Polémique instructive sur le chiffre et les causes de la dépopulation kanak suite à la colonisation, avec comme contradicteurs Jean Guiart et Jean-Paul Caillard (sur le chiffre, pas le fait). Comme le disait Maurice Leenhardt, « je dois évangéliser un peuple en voie d’extinction ». Le philosophe avait du lourd en face de lui pour parler de Do Kamo (Go do kamo ː je suis vraie personne »), du structuralisme, de la pensée mythique en Mélanésie etc. On a presque eu droit à une reprise de la guerre des religions. Bref, que du bonheur pour ceux qui aiment s’enrichir de connaissances du monde mélanésien et de l’histoire de la colonisation. Pour en savoir plus, il faut acheter ce livre passionnant pour un destin commun en Nouvelle-Calédonie comme il est sous-titré. Il se vend comme des petits pains. JP

Des échanges entre spécialistes Photographies Joël PAUL Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com Des échanges entre spécialistes Photographies Joël PAUL Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com
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Public attentif qui a participé avec des témoignages et des questions Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com
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Maurice Leenhardt de Frédéric Rognon

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Photo de France Culture : https://www.franceculture.fr/personne-frederic-rognon.html

Photo de France Culture : https://www.franceculture.fr/personne-frederic-rognon.html

« Maurice Leenhardt. Pour un Destin commun en Nouvelle-Calédonie ».

Dans cet ouvrage, dresse l'émouvant portrait du missionnaire protestant devenu ethnologue à la suite de son séjour en Nouvelle-Calédonie.

Au début du XXe siècle, le maire de Nouméa prédisait l’extinction de la « race canaque » dans un délai de dix ans. Aujourd’hui les Kanak sont plus de cent mille et ambitionnent de diriger leur territoire de manière autonome.

Le missionnaire protestant Maurice Leenhardt qui a œuvré en Nouvelle Calédonie dans le premier quart du XXe siècle est l’un des artisans de cette renaissance. Animé d’un profond amour pour le peuple kanak et d’une grande admiration pour sa culture, il a su écouter, comprendre, pour mieux rendre à cette population l’envie de vivre, la fierté de son identité, la volonté de construire son avenir.

Après vingt-cinq ans d’immersion complète dans la culture kanak, Maurice Leenhardt est devenu ethnologue et universitaire. Il a contribué à donner à cette culture ses lettres de noblesse.

Son espérance, liée à ses convictions évangéliques, tablait sur un dépassement des clivages ethniques. L’héritage de Maurice Leenhardt pourrait aujourd’hui nourrir le débat en vue d’une solution consensuelle, à l’heure où tout le monde rêve, comme lui, d’un « Destin commun » sur cette terre du Pacifique.

Aux éditions OLIVETAN (16 Euros)

Frédéric ROGNON

Professeur de Philosophie des religions -Faculté de Théologie Protestante

rognonfr@yahoo.fr

Curriculum Vitae

Né le 1er octobre 1961.

1986-1989   Enseignement de la philosophie au Lycée Do Kamo de Nouméa (Nouvelle Calédonie).

1989-1995   Engagement dans la Communauté de l'Arche de Bonnecombe (Aveyron).

1989-1990   Enseignement de l'ethnologie à l'Université de Paris X - Nanterre.

1991  Thèse de Doctorat en Ethnologie: "Conversion, syncrétisme et nationalisme. Analyse du changement religieux chez les Mélanésiens de Nouvelle Calédonie", Université de Paris X - Nanterre, 890 pages.

1994-1998   Etudes de Théologie à Strasbourg et Montpellier.

1998-2001   Ministère pastoral dans l'Eglise Réformée de France au Havre (Seine Maritime).

2001-2007   Maître de Conférences en philosophie et anthropologie de la religion à la Faculté de Théologie protestante de Strasbourg.

Depuis 2007 Professeur de philosophie des religions à la Faculté de Théologie protestante de Strasbourg.

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La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur

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Daniel Miroux, Frédéric Ohlen les lauréates et les bénévoles de l'associationDaniel Miroux, Frédéric Ohlen les lauréates et les bénévoles de l'association
Daniel Miroux, Frédéric Ohlen les lauréates et les bénévoles de l'association

Daniel Miroux, Frédéric Ohlen les lauréates et les bénévoles de l'association

Après une nuit étouffante à cause de la dépression tropicale 96P qui s’approche de la Nouvelle-Calédonie en se renforçant pour venir nous faire coucou demain au stade de dépression tropicale forte ou de cyclone tropical. 

Les aficionados de la dictée du Pacifique étaient bien présents, entassés dans la moiteur de la salle Eiffel à la bibliothèque Bernheim, sans aucune précaution pour éviter de se faire contaminer par le Covid-19, terreur des virus, qui se prépare à envahir nos organismes de Calédoniens amateurs de roussette. Mais comment résister à l’appel de la dictée quand on sait que le texte était « dicté » par Frédéric Ohlen, l’incontournable écrivain, primé par de nombreuses récompenses, dont le prix Popaï du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, obtenu à deux reprises. De plus, l’Officier des Arts et des Lettres et des Palmes académiques, possède un bel organe parfaitement adapté à l’exercice. Ce qui a provoqué des réflexions amusantes dès le départ de la lecture : « Peut-on ajouter des aigus avec la sono ? », la voix de Frédéric résonnait dans cette salle au plafond très haut, au point de gêner sa compréhension. Autre attrait de cette dictée, le texte, un extrait d’une nouvelle du recueil Les Fleurs de Potr de Léopold Hnacipan, un de nos meilleurs écrivains kanak, qui a compris depuis longtemps que le temps de l’oralité était terminé. Le texte était original et ponctué de noms propres en drehu qui avaient été heureusement répertoriés et inscrits sur un tableau.

Avec la chaleur, le vieux bâtiment et l’atmosphère angoissante de l’attente d’être touché par la pandémie dans les prochains jours pouvaient faire penser à la période de la guerre du Pacifique. La Nouvelle-Calédonie faisait barrage à l’envahisseur coronavirus. Les américains auraient pu débarquer massivement ce samedi à Nouméa, ils auraient trouvé les Calédoniens et la bibliothèque tels que le général Patch les avaient vus après son débarquement. Même dans ce climat de crise, déterminés, les Nouméens ont fait leur épreuve annuelle de français. Les participants ont été héroïques en bravant les éléments. Les meilleurs dans la catégorie adulte ont été :

Sandrine Teysonneyre

Christine Bourrelly

Yvette Thoreau

Chez les jeunes de plus de treize ans, qui ont passé la même épreuve, les lauréats sont :

Sarra Joumdy

Martin Tantot

Fanny Le Talec

 

Cette dictée du Pacifique a été une réussite, les corrections et le dépouillement ont donné lieu, comme d’habitude, à quelques empoignades car on ne rigole pas avec l’orthographe et la grammaire chez les amoureux du français. Par contre, on se quitte toujours heureux d’avoir retrouvé pour un moment le bonheur de redevenir élève pendant une heure ou deux. JP

La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur
La dictée du Pacifique 2020 a eu lieu dans la chaleur et la bonne humeur

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Deux nouvelles publications ALK, Louis-José Barbançon, et Nicolas Kurtovitch - Frédéric Ohlen, traduites en langues kanak.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Deux nouvelles publications ALK,  Louis-José Barbançon, et  Nicolas Kurtovitch - Frédéric Ohlen, traduites en langues kanak.

Deux nouvelles publications de l’ALK :

Louis-José Barbançon, et Nicolas Kurtovitch et Frédéric Ohlen, traduits, à leur demande, en langues kanak.

  • “Poésie, siji dröne pahatr” de Nicolas KURTOVITCH et Frédéric OHLEN. Texte en drehu
  • “La itre iape së ka hetre iwaan, Nos ailes ont des raçines” de Louis-José BARBANCON. Texte en Drehu, Nengone Iaai.

Source : Académie des Langues Kanak (ALK) 29, rue Georges Clémenceau – Centre-ville – Immeuble « Le Botticelli » – 6ème étage BP 274 – 98845 NOUMEA CEDEX – NOUVELLE-CALEDONIE Tél : (687) 28.60.15 – Fax : (687) 28.60.35 Courriel : alk@alk.nc – Site web : www.alk.n

Poésie, siji dröne pahatr de Nicolas KURTOVITCH et Frédéric OHLEN.

Présentation de l’ouvrage :

Sur les sentiers de l’île de Lifou les feuilles de fougères « pahatr » et autres plantes témoignent encore de nos jours d’une pratique Drehu : le « siji dröne pahatr ». Celle-ci consiste pour celui qui chemine à graver un signe, un mot, un code, un surnom sur le support végétal à destination d’une autre personne.

Ce recueil poétique de Nicolas KURTOVITCH et de Frédéric OLHEN est avant tout une invitation à décrypter le signe et à le transcender pour y extraire l’universalité de l’émotion. C’est une marche pas à pas à travers le Pays : « Chemins de sang et de haine », « Poèmes de la Côte Est » (Kurtovitch)… Mais aussi un regard sur la région miroir, de nos aspirations comme dans « Poème à Katherine Mansfield » (Kurtovitch)…

Ainsi les chemins deviennent initiatiques, et contemplatifs car « Tout est présence » (Olhen). Les destinées se signalent pour des rencontres singulières faites de « Bribes » (Olhen) et d’animaux fantastiques tel « Un Éléphant de cristal » (Olhen). Ici marcher signifie s'accompagner, se rencontrer, se saluer, avancer, reculer, s'arrêter, regarder derrière comme devant et tisser sur les nervures des « pahatr » vivantes un lien avec l’autre.

Frédéric OHLEN

Frédérix Olhen à ST Malo

Frédéric Ohlen, poète et romancier français, naît à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 15 décembre 1959. Sa famille y est installée depuis six générations. Sur son arbre généalogique, des émigrants allemands, des déportés de la Commune. Il grandit dans la dernière ferme de sa ville natale, en des lieux où la brousse et l'espace urbanisé s'entremêlent et nourrissent son imaginaire. Très engagé dans la vie culturelle calédonienne, il est en 1989 à l'origine du concours de science-fiction TranspaSci-Fique, mais également du Prix Orphée de poésie.

Son engagement au service de la création prend aussi la forme d’une maison d’édition, L’herbier de feu. Il est officier des Arts et des Lettres et reçoit, en 2021, le prix Arembo de la Poésie, attribué conjointement par l’association Ecrire en Océanie et la Mairie de Boulouparis. Consacré par les éditions Gallimard avec son roman Quintet, il demeure une référence classique et innovatrice dans le paysage littéraire local et national.

Nicolas KURTOVITCH

Prix Arembo en 2020, photo EEO

Poète, romancier et dramaturge, Nicolas Kurtovitch naît à Nouméa le 20 décembre 1955. Sa famille maternelle est installée en Nouvelle-Calédonie depuis 1843, ce qui l’enracine affectivement et culturellement sur le territoire, en dépit de ses racines yougoslaves et de ses nombreux voyages.

Engagé politiquement et socialement dans l’histoire littéraire calédonienne il a très tôt initié une dialectique entre des voix qui, affirmant leur diversité, manifestent dans le même temps la possibilité d’une parole partagée. Influencé par le taoïsme, conscient de l’impermanence de événements, il se montre soucieux de la mesure et du détachement, cultivant le présent, se montrant explorateur des soubresauts et des tréfonds de l’âme humaine, rêveur et observateur de scènes de rue, objecteur de conscience et pourfendeur des laideurs du monde.

Recueils de poésie, romans pièces de théâtre s’enchaînent et de nombreux prix consacrent l’écrivain, régulièrement invité des salons littéraires et des résidences d’écriture. En 2021 il reçoit le prix Arembo de la Poésie, attribué conjointement par l’association Ecrire en Océanie et la Mairie de Boulouparis.

La itre iape së ka hetre iwaan, Nos ailes ont des raçines de Louis-José BARBANCON

Présentation de l’ouvrage :

De qui sommes-nous les héritiers ? C’est par cette question que Wieni Robert Xowie, maire de Lifou, a interpellé Louis-José Barbançon historien calédonien. Il nous invite à un voyage initiatique à contempler le sillage d’hier à travers le parcours de femmes et d’hommes de Lifou et Tixa qui ont marqué l’ensemble de la société calédonienne. Depuis Elia Trijikone, premier maire de Lifou à Case Kanyan footballeur en passant par Fote Trolue premier juge kanak, sans oublier Ieneic Jacques Iekawe haut fonctionnaire d’État, l’historien nous propose au gré de son cheminement de vie une approche intimiste des acteurs d’hier et des héritiers d’aujourd’hui.

Tous avaient la singularité de puiser dans leurs racines la force de s’envoler au-delà des assignations que leur imposaient leurs époques et de s’envoler vers de nouveaux rivages, comme une ode à la liberté.

Weniko Ihage, Directeur de l’ALK donne un visage à ces acteurs par une galerie de portraits qui clôture le propos de l’historien. Il fige ainsi dans le temps autant de visages, « qëmek », en drehu pour les générations futures.

Louis-José Barbançon

Historien, est originaire de Nouméa, Nouvelle-Calédonie. Professeur certifié hors classe à la retraite, descendant direct de condamnés aux travaux forcés, il travaille depuis plus de 30 ans sur la transportation et la déportation en Nouvelle-Calédonie.

Silo 2020, Louis-José Barbançon reçois le prix Popaï pour son ouvre le Bagne Calédonien (Le travail d'une vie)

Silo 2020, Louis-José Barbançon reçois le prix Popaï pour son ouvre le Bagne Calédonien (Le travail d'une vie)

Publié dans Culture Kanak, Poésie

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RACINES , une novella de Frédéric Ohlen (suite), un recueil dédié au SILO 2020

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RACINES , une novella de Frédéric Ohlen (suite), un recueil dédié au SILO 2020

 UN VOYAGE AU CŒUR DU PAYS NATAL…

Lire « Racines », le nouveau roman de Frédéric Ohlen, c’est faire, dès les premières pages, une escapade inattendue dans le ciel de Vénus, là où les hommes ont créé naguère des milliers de Cités volantes, des villes suspendues à d’énormes ballons gonflés d’un mélange azote-oxygène. C’est faire aussi, en quelques courts chapitres, grâce aux extraits d’un mystérieux journal de bord, qui sert de guide au narrateur, une sorte de voyage dans le temps et un véritable tour du pays.

On y découvre, en premier lieu, un aéroport de La Tontouta rebâti par les « bioconstructeurs ». L’aérogare de verre et de béton a été, apparemment, remplacée par un… banian géant ! Mais attention… Gare au vertige pour les voyageurs en transit ! On y revisite, juste après, les savanes de la côte ouest, des zones miraculeusement épargnées après les feux de brousse. On n’oublie pas d’oser un pèlerinage jusqu’à la Fédération des Œuvres laïques (F.O.L.), seul site en hauteur qui aurait échappé au dernier tsunami, là où l’on a entreposé, pour les sauver, les précieuses collections de la bibliothèque Bernheim. On y côtoie enfin les anciennes sources thermales (La Crouen et la baie du Carénage), des eaux souterraines dotées d’incontestables pouvoirs de guérison...   

 Carlos, le jeune homme envoyé sur place par son grand-père pour y retrouver ses racines, parcourt en cyborg obéissant ces divers paysages. Il n’est pas au bout de ses révélations ni de ses surprises en foulant ainsi, pas à pas, la Terre des origines

Téléchargez 5 extraits de ce recueil qui vous donneront un aperçu du talent de Frédéric et de son amour pour notre Calédonie. (Suivre le lien). Ci-dessous l’extrait N°1

- EXTRAIT n° 1 (page 14) : DES RACINES ET DES AILES…

 « L’aéroport de La Tontouta, dont l’origine remonte aux premiers vols motorisés, s’était modernisé : plus de piste d’atterrissage, plus d’aérogare pour réceptionner les passagers, plus de douaniers revêches pour fouiller vos bagages. Le bâtiment disgracieux, qui mêlait jadis verre et métal, s’était mué en arbre, un banian à croissance rapide qui, sous l’impulsion des bioconstructeurs, avait pris l’ampleur souhaitée. Avec un résultat, disons… moyennement harmonieux et une ergonomie qui posait problème. Les voyageurs sujets au vertige ou les visiteurs daltoniens, tous ceux dont le cerveau ne percevait pas le vert et ses dérivés, ceux dont le cœur aussi redoutait les abîmes étaient confrontés aux pires difficultés. Ils devaient être accompagnés de guides assermentés pour les rassurer au milieu des lianes et des toboggans, ou pour leur lire, dans la langue de leur choix, les indications parfois contradictoires que diffusait le terminal. »

Publié dans Roman

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Les guerriers de Manuel Touraille n’ont pas effrayé le public de la causerie de mercredi, ils étaient pacifiques.

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Manuel, Nicole et Frédéric photos de Joël PAUL
Manuel, Nicole et Frédéric photos de Joël PAUL

Manuel, Nicole et Frédéric photos de Joël PAUL

Qui sont ces guerriers pacifiques ? Un paradoxe ? Un oxymore comme l’a précisée Nicole Chardon-Isch, présidente de l'association Ecrire en Océanie qui présentait l’ouvrage de Manuel Touraille hier soir à la librairie Calédo Livres.

Ecrire en Océanie permet aux auteurs débutants de trouver des conseils et d’accéder à l’édition mais elle offre aussi aux auteurs confirmés une recension gratuite par des bénévoles très compétents. Manuel Touraille homme de théâtre n’est pas un débutant mais il est fidèle à Ecrire en Océanie dont il est membre du jury, pour les concours d’écriture organisés chaque année. Après chaque explication de texte, Frédéric Ohlen, auteur et éditeur célèbre en Nouvelle-Calédonie, lisait un passage de la nouvelle avec sa voix de Stentor. Le récit de Manuel avec la voix de bronze de Frédéric a résonné et mis en valeur le style poético-philosophique de l’auteur spécialiste du sondage du mystère et de l’inconnu. Manuel est passionné des mythes et légendes océaniennes. Il est fasciné par les guerriers qui viennent presque toujours de la mer précise-t-il. Il est très friand d’anecdotes sur les cités perdues, englouties comme celle, pas encore clairement identifiée, proche des Loyauté.

Manuel a expliqué aussi pourquoi il avait une passion pour les guerriers pacifiques ou non, ceux d’Ataï, ou les engagés kanak de la Grande Guerre. Curieux, il cherche à comprendre la jeunesse et la culture océanienne. Son travail de directeur du REX Nouméa une structure dédiée aux jeunes, lui permet d’être en prise directe avec eux. Manuel Touraille nous étonnera encore, il travaille sur Maurice Leenhardt sujet de son prochain ouvrage.

Le vivre ensemble est aussi un sujet qu’il a longuement abordé. Belle causerie, attendons la prochaine. Mon petit doigt me dit qu’il sera question de poésie. JP

Photos de Joël PAUL
Photos de Joël PAULPhotos de Joël PAUL

Photos de Joël PAUL

Etude des Guerriers pacifiques, Manuel TOURAILLE

 

Par Nicole CHARDON-ISCH

Introduction

Homme de théâtre, gestionnaire d’entreprise culturelle, Manuel Touraille n’en est pas moins pourvu d’humanisme et rempli du désir d’une société juste et simple, respectueuse de l’harmonie avec la nature. En rappelant la splendeur et les vertus de l’ancienne cité de Nan-Madol, mystérieuse, située sur une île perdue au nord de la Nouvelle Calédonie, environ à 3100 km de Nouméa, il invite ses concitoyens à plus de considération envers la planète et envers leurs semblables.

Nan Madol est un site en ruines qui se trouve dans la partie sud-est de l'île de Pohnpei. Le site est constitué d'une série d'îlots artificiels qui furent la capitale de la dynastie Saudeleur jusqu'aux alentours de 1500. (l'intervention et les questions réponses de Nicole Isch et manuel Touraille sont disponibles sur le site Ecrire en Océanie

Publié dans Essai, Livre jeunesse

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Soirée en musique pour clôturer l'année 2010 à la maison du livre de Nouméa

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Une soirée musique et poésie ce mercredi pour clôturer l'année marquée par plus de 300 manifestations. Un bilan plus que satisfaisant pour le président de l'association de la maison du livre Frédéric Ohlen et son directeur Jean-Brice Peirano. Une foule nombreuse a envahi les jardins de la maison Célières pour cette soirée fort réussie. Jimmy Oedin en vedette américaine a conquis le public mais les poètes et poétesses ainsi que le slameur qui sont passés  avant lui ont enchanté le public avec des textes de grande qualité. Bravo à la MLC. Bonne année à tous ceux qui ont collaboré à toutes ces manifestations. JP

Compil-MLC-musique-600.jpg

Ci-desssus une partie des artistes  Laurent Ottogalli, Aline Mori, une des Amis de la Poésie et l’artiste Jimmy Oedin.
Il manque entre autre Dan qui nous a offert un solo de guitare remarquable.

Publié dans Ecrivain calédonien

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