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29 résultats pour “sillages

SILO 2020 : Demain et Soyons nature avec l’AENC et l’ouvrage collectif Sillages d’Océanie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

SILO 2020 : Demain et Soyons nature avec l’AENC et l’ouvrage collectif Sillages d’Océanie
SILO 2020 : Demain et Soyons nature avec l’AENC et l’ouvrage collectif Sillages d’Océanie

Sous la houlette de Nicole Chardon-Isch docteur en Lettres et auteure de trois ouvrages sur la littérature calédonienne qui ont permis de sortir de l’anonymat un bon nombre d’auteurs contemporains du pays et de faire émerger de nouveaux écrivains, les coauteurs du Sillages 2020 se sont retrouvés sur le Deck du centre culturel le dernier jour du salon.

Le salon international du livre océanien n’est jamais assez océanien. Qu’il se déroule à Poindimié ou au centre culturel Jean-Marie Tjibaou, il manque de la couleur locale. Ce salon 2020 a laissé plus de place aux talents locaux. C’est heureux car les écrivains du pays sont nombreux, pourquoi s’en plaindre ? Les poncifs que l’on entend souvent : « il y a trop d’écrivains, trop de chanteurs, de conteurs, de rappeurs etc. », est inique. Depuis notre isolement du reste du monde pour nous protéger du virus, on constate le foisonnement des talents du pays. On découvre que nous avons un orchestre philarmonique en Nouvelle-Calédonie, des auteurs de pièces de théâtre expérimentés, des écrivains, des philosophes avec un degré très élevé de spécialisation et de compétence. Certains viennent tout juste d’être découverts. Ils sont pourtant capables de tenir la route sur des plateaux télévisés comme La grande Librairie en métropole. Il faut se débarrasser de nos complexes d’infériorité en restant vigilant pour ne pas laisser la censure, la critique malsaine et partisante nous miner. On manque parfois de courage et d’audace. Par exemple, on peut regretter qu’un salon du livre, quelques jours après un référendum d’autodétermination, n’offre pas un espace de parole aux chercheurs et écrivains politiques. Les Hollande, Sarkozy, Michel Onfray et beaucoup d’autres engagés ou égarés en politique fréquentent les salons littéraires. Ici, on a peur ! Pourtant à l’entrée du centre culturel des vigiles assurent la sécurité. La consigne de laisser les colts et les sagaies au vestiaire est appliquée. La nature, un des thèmes, était tendance mais on ne parle que de politique en ce moment ! C’est un sujet que les intellectuels calédoniens ont traité dans de nombreux ouvrages récents. Comme dirait l’Affreux Jojo de notre quotidien LNC, « j’dis ça c’est pour aider » et pour conclure ma série de billets SILO 2020.

Merci pour les retours encourageants de mes amis qui qualifient mon travail de bloggeur de sacerdoce je dirais plutôt de virus, c’est dans l’air du temps.

NB : Nicole Chardon-Isch, est professeure de lettres classiques et docteure en linguistique. Elle enseigne également le latin et anime un atelier d'écriture au Dock socioculturel de Païta.

SILO 2020 : Demain et Soyons nature avec l’AENC et l’ouvrage collectif Sillages d’OcéanieSILO 2020 : Demain et Soyons nature avec l’AENC et l’ouvrage collectif Sillages d’OcéanieSILO 2020 : Demain et Soyons nature avec l’AENC et l’ouvrage collectif Sillages d’Océanie
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Quelques auteurs ont lu des extraits de leur texte : Christine BOURRELLY Ode au bénitier, Anne-Marie Jorge PRALONG-VALOUR. Mon kapokier, Bernard BILLOT La soupe au poulet, Yannick JAN, Légendes du monde : Islande, Manuel TOURAILLE. Dernière position connue, Sylvie COQUILLARD Donner corps à nos rêves..., Jean-Marie CREUGNET Le lendemain d'un déporté, Alain BRIANCHON. Quel sera l'AN demain ? Nicolas KURTOVITCH a clôturé les lectures avec un petit discours au nom de l’AENC, Jean Vanmai le président de l’association est resté très discret. Il n’est pas intervenu, pourtant avec la sortie de la BD Les engagés de Nouvelle-Calédonie de Clément Baloup, il a encore fait cette année rayonner la littérature calédonienne.

Les trois journalistes engagés pour assurer les modérations des entretiens du SILO étaient présents. On peut leur rendre hommage, ils ont été top de chez top ! JP

PRÉFACE de SILLAGES 2020 D'OCÉANIE et liste des contributeurs suivre ce lien

Une séance de dédicaces était programmée après la causerieUne séance de dédicaces était programmée après la causerie

Une séance de dédicaces était programmée après la causerie

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LE WEG 2018, lancement à la bibliothèque Bernheim

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Ils sont là, je les ai croisé à la bibliothèque Bernheim en fin d’après-midi, les « Geekmens » sont bien présents mais ils ont commis une erreur. Ce mercredi, c’était Halloween et d’étranges créatures, des zombis, des monstres et autres sorcières étaient de la fête. Impossible de reconnaître les humains des créatures maléfiques. Effrayant ! Mais il faut quand même ce rendre à Nouville ce week-end pour retrouver tous ces passionnés. JP

 

LE WEG 2018, rappel du nom des invités

DESSINATEURS

 - Philippe Buchet dessinateur de Sillage, Nomad...

- Nicolas Keramidas dessinateur de Luuna, Tykko des sables...

YOUTUBEURS

- Bob Lennon, Chaine Youtube Fanta Bob Games 2 millions d’abonnés

- Axel Lattuada de l’équipe de “Et tout le monde s’en fout“ 250 mille abonnés

JEUX DE RÔLES

- Mike Pondsmith, créateur des jeux Château Falkenstein et Cyberpunk

- Chris Pramas, créateur de Dragon Age RPG et Warhammer 2e édition

ET DES INVITÉS DE NOUVELLE-CALÉDONIE

DESSINATEURS : - Niko dessinateur (Ajna) - Warren Le Gat - et beaucoup d’autres

YOUTUBEURS : - Esteban - Kingtaz Parodies Web - Astro - L’équipe de « Miam miam pas cher » Chaine Youtube

Vidéo par des invités youtubeurs

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LE WEG 2018, lancement à la bibliothèque Bernheim

Publié dans Divers, Nouvelle-Calédonie

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Un auguste sur les bancs du congrès, un essai de l’ouvrage collectif SILLAGES D’OCEANIE 2021 - TRESSONS LE MONDE

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Couverture du livre et Gif extrait du film Effroyables Jardins
Couverture du livre et Gif extrait du film Effroyables Jardins

Couverture du livre et Gif extrait du film Effroyables Jardins

Un auguste sur les bancs du congrès, un essai de l’ouvrage collectif SILLAGES D’OCEANIE 2021  -  TRESSONS LE MONDE

N’ayant pas encore reçu mon exemplaire de cette nouvelle édition qui devait être présentée au SILO de Poindimié, je ne peux pas faire la promotion d’un texte en particulier d’autant que cette année la qualité est, paraît-il au rendez-vous. Le choix aurait été difficile. Je vais donc vous parler de la contribution d’un auteur que je connais bien, moi ( : J’ai écrit un essai Un Auguste sur les Bancs du congrès, un texte sur l’importance du vivre ensemble inspiré d’une lecture Effroyables jardins de Michel Quint et du film, Le Pont, de Bernhard Wicki, deux souvenirs émouvants pour moi. J’ai tressé, non pas le monde, mais ma natte avec nos propres discordes comme celle des deux poilus de Koné avec une chute que je réserve aux lecteurs de Sillages 2021. Ci-dessous les premières lignes de mon essai en attendant la fin du confinement et une présentation de l’auteur. On peut se procurer l’ouvrage en le commandant à la librairie Calédo Livres. JP

Plus sur Sillages en suivant ce lien une anthologie publiée depuis 2007 par l’AENC.  

Quelques lignes du début de l’essai :

Un auguste sur les bancs du congrès

Au cours du long week-end de mai 2013, lors d’un pont du genre viaduc, pour fêter l’armistice, l’ascension, l’abolition de l’esclavage et la fête de l’Europe, j’ai lu Effroyables jardins de Michel Quint[1].

Aussi loin que je puisse me retourner […], les clowns m’ont déclenché le chagrin. Des désirs de larmes et de déchirants désespoirs, de cuisantes douleurs, et des hontes de paria. Plus que tout, j’ai détesté les augustes.

EJ : 14-15

Effroyables jardins, pour ceux qui n’ont pas eu la chance de lire ce court roman, est un livre dans lequel Michel Quint raconte les souvenirs d’un jeune garçon honteux des clowneries incessantes de son père. Il apprendra, par son oncle, un secret familial datant de la deuxième guerre mondiale qui lui fera comprendre pourquoi son père faisait le clown dans des situations qui ne s’y prêtaient pas en apparence. Une péripétie qui donne une telle saveur à ce roman.

Le titre de l’œuvre fait référence au poème Les grenadines repentantes de Guillaume Apollinaire. Véritable succès, Effroyables jardins a été traduit en 25 langues, adapté au cinéma et au théâtre, offrant l’occasion à Michel Quint de se faire connaitre d’un large public. En 2002, l’auteur propose un second volet, Aimer à peine, dans lequel il raconte les difficultés pour le narrateur, qui découvre l’amour, d’être confronté à l’un des officiers qui ont arrêté son père.

 Résumé (source PetitLittéraire.fr)

« Le récit commence par la présence inhabituelle d’un clown lors du procès de Maurice Papon, homme politique et haut fonctionnaire qui a collaboré à la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Le narrateur rappelle plusieurs lois de Vichy : il s’agit de mesures prises contre les Juifs pour les empêcher d’accéder à un travail, d’exercer le métier de comédien ou pour les priver de nationalité. Il déteste depuis toujours les clowns à cause de son père qui se costume régulièrement ; il lui en veut énormément de jouer ce rôle. Avant chaque représentation de clown, après le coup de fil lui annonçant le lieu où il doit se rendre, au moment de partir, le père hésite, mais sa famille, excepté le narrateur, l’encourage toujours. Le narrateur est révolté contre sa famille : « Moi, leurs manières à tous m’emmerdaient » (p. 17). Lorsqu’il apprend que son père, André, va recevoir la Légion d’honneur, il ne comprend pas, mais le récit que lui fait son oncle Gaston change tout ».

Dans Effroyables jardins, lorsque l’oncle raconte la guerre à son neveu, cela réveille mes propres souvenirs. Dans ce passage, Gaston raconte à son neveu un acte de résistance accompli par son père et lui. Ce sabotage, un attentat, et surtout son dénouement, expliquait les clowneries du papa. Il lui révèle cet épisode de leur vie pendant l’occupation, dans un petit café, tandis que le père s’était éloigné à une autre table. Ils sortaient tous du cinéma après avoir vu le film, Le Pont, un film allemand de Bernhard Wicki[2], sorti en 1959. Ils étaient allés à la séance en famille, avec les parents du narrateur, le neveu de Gaston et sa femme.

Lorsque j’ai vu ce film en 1962, j’avais 10 ans…

Joël Paul Né en 1952 en Picardie débarque en Nouvelle-Calédonie à la fin des années soixante après un voyage de 45 jours à bord du Calédonien, paquebot des Messageries Maritimes. Marié et père de quatre enfants. Après une carrière de technicien dans le domaine de l’électricité, il est devenu écrivant en dilettante et blogueur littéraire ecrivainducaillou sur over-blog.

1998, La balade du petit tricot (prix jeunesse Bernheim) édité en 2007 par la direction provinciale de l’enseignement traduit en plusieurs langues vernaculaires, 2001 Le Ben Ameur, nouvelle, 2006 Coup de soleil sur le Caillou, recueil de nouvelles, 2008 Le Calédonien, roman, sélectionné dans plusieurs concours, 2009, Entropie Edilivre, 2011, Che si ascuiga le castagne ora, nouvelle prix des bibliothécaire de la province nord, C’est ça le destin commun une nouvelle/scénario pour le théâtre lauréate d’un concours de la bibliothèque Bernheim, 2012, Le Vigile du dispatcheur sélectionné dans le cadre du festival Ecrits d’ici : Métiers de nuit, monologue théâtraux a été lu, par la compagnie toulonnaise "Le bruit des hommes", 2013, Mes nuits avec Roymata, recueil de nouvelles, Cthulhu et le tabou kanak finaliste du concours du Très très court Short Edition, 2014, "I'have a dream" monologue concours "lâchez-vous" pour la fête des Fous à Lier, Les visiteurs de Château Hagen, roman, Nostalgie pour la compagnie théâtrale "Les Artgonautes, 2015, Allāhu ākbar", maison du livre (MLNC) en soutien à la liberté d'expression suite à l'attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, 2016, participation à l’écriture de Paroles de Thio, un spectacle de la compagnie Les Artgonautes, 2017, Les Moustaches de Tigres, roman lancé au salon de Papeete. Depuis 2017, participation dans de nombreux ouvrages collectifs, les Sillages de l'AENC, 2018, 2019,2020 et 2021 pour les SILO, salon international du livre océanien et Chroniques Insulaires 2019,2020 (paroles de Nouvelle-Calédonie) et Le Chaudron de Nick, une nouvelle paru chez Ecrire en Océanie en 2020.

 

[1] Michel Quint est un écrivain né le 17 novembre 1949 à Leforest dans le Pas-de-Calais

[2] Bernhard Wicki, né le 28 octobre 1919 à Sankt Pölten (Autriche) et décédé le 5 janvier 2000 à Rosenheim, Allemagne, est un réalisateur et acteur suisse.

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La parution de Sillages d'Océanie 2019 et une conférence de Christiane TERRIER au musée de la Seconde Guerre mondiale le 27 août

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La parution de Sillages d'Océanie 2019 et une conférence de Christiane TERRIER au musée de la Seconde Guerre mondiale le 27 août

Numéro coordonné par Jean Vanmai. Responsable d’édition : Nicole Isch. Mise en page et publication et diffusion : Éditions Humanis. Illustration de couverture : « Les Autres », Bernard Billot. La présentation a été écrite par Bernard Berger. 

Le thème du l'édition 2019 de Sillages d'Océanie est « Les Autres ». Les auteurs de cet ouvrage sont : Papou, Frédéric Ohlen, Roland Rossero, Bernard de la Vega, Claudine Jacques, Nicole Chardon-Isch, Firmin Mussard, Hamid Mokaddem, Nicolas Kurtovitch, Bob Cooper, Patrick Genin, Joël Paul, Samir Bouhadjadj, Alexandre Rosada, Marc Bouan, Imasango Waej, Juni-Génin, Sylvie Coquillard, Jean Vanmai, Frédéric Angleviel dans l’ordre des nouvelles du livre.

Présentation Bernard Berger
« L’art ne reproduit pas le visible, il le rend visible », écrivait en 1920 le peintre Paul Klee dans sa théorie de l’art moderne. L’art d’écrire serait donc celui de rendre visibles à d’autres les réalités captées par un être humain particulier.
S’il est un thème inhérent à la littérature, celui des « autres », tel un fantôme, hante depuis toujours les livres et leurs auteurs sans que la forme qu’il prendra soit toujours perceptible. Je ne parle pas, ici, des œuvres dont leurs auteurs veulent faire croire qu’elles révèlent ce fantôme d’un point de vue philosophique. Ainsi, Jean-Paul Sartre, dans sa pièce de théâtre Huis Clos. Car, même là, le philosophe est obligé de rappeler aux autres, lecteurs et critiques, le sens de sa célèbre tirade « l’enfer c’est les autres » : « L’enfer c’est les autres a toujours été mal compris. On a cru que je voulais dire par là que nos rapports avec les autres étaient toujours empoisonnés, que c’étaient toujours des rapports infernaux. Or c’est tout autre chose que je veux dire. Je veux dire que si les rapports avec autrui sont viciés, alors l’autre ne peut être que l’enfer. Pourquoi ? Parce que les autres sont au fond ce qu’il y a de plus important en nous-mêmes, pour notre propre connaissance de nous-mêmes [...] Quoi que je dise sur moi, toujours, le jugement d’autrui entre dedans. Quoi que je sente en moi, le jugement d’autrui entre dedans. Ce qui veut dire que, si mes rapports sont mauvais, je me mets dans la totale dépendance d’autrui. Et alors, en effet, je suis en enfer [...] Mais cela ne veut nullement dire qu’on ne puisse avoir d’autres rapports avec les autres. » Théâtre de Situations, Paris, Gallimard, 1973.  

Un auteur, aussi talentueux soit-il, ne maîtriserait donc pas le rapport avec ce fantôme errant au travers de l’architecture de ses écrits. Mais le point de vue philosophique, psychanalytique, politique ou social n’est pas littérature en soi. Donc ce n’est pas là que se glisse notre fantôme. La littérature est un art avec ses possibles et ses contraintes. Poésie, théâtre, roman s’écrivent avec le pluriel des anciens qui les ont fait apparaître, et avec la singularité des contemporains de tout temps qui en perpétuent les rites. Tous les écrivains-artistes sont exposés à la réalité du support qu’ils ont choisi parmi les modes d’expression de leur temps et de leur culture. Le vocabulaire, la grammaire ou le style en sont la matière première qu’ils vont manipuler en respectant ou en triturant des règles littéraires communes à l’ensemble du système de la société d’où elles ont émergé.
C’est sans doute dans ses choix et peut-être même uniquement dans ses choix des règles, consciemment opérés ou non, totalement maîtrisés ou non, en adhésion avec un grand nombre de lecteurs ou non, que l’écrivain découvre le fantôme de son texte : l’autre, qu’il rend visible, cet autre qui est lui-même avant que son texte devienne lisible au lecteur. « Je est un autre » avait formulé Rimbaud dans une lettre du 15 mai 1871 à Paul Demeny.
Les auteurs qui se sont regroupés au sein de l’Association des écrivains de la Nouvelle-Calédonie proposent, dans ce numéro du magazine Sillages d’Océanie, de rassembler leurs textes issus de ce thème commun : « les Autres ». Chacun à sa façon, puisqu’il ne saurait y avoir d’école calédonienne dans la littérature actuelle, ni dans le style ni dans le fond. Des écritures singulières réunies dans un ensemble qui permettra au lecteur de passer, rendu visible, d’un style à l’autre.

27 août 2019 Conférence : D’Auschwitz à la tanière du loup, itinéraires à travers un pays martyr : la Pologne  

 

Mardi 27 août 2019 – au musée de la Seconde Guerre mondiale à 18 heures.

 

Le Cercle des musées de la ville de Nouméa et le musée de la Ville de Nouméa vous proposent une conférence présentée par Christiane TERRIER au musée de la Seconde Guerre mondiale.

Il y a 80 ans, le 1er septembre 1939, Hitler lançait la Seconde Guerre mondiale en attaquant la Pologne.

Désignée par le IIIe Reich comme l’espace de la solution finale pour tous les juifs de l’Europe occupée, c’est en 1945 un pays martyr qui a perdu 14 % de sa population d’avant-guerre, soit 5,4 millions de morts. De plus, l’âpreté des combats s’est traduite par la destruction quasi-totale de pratiquement toutes ses villes.

Quels sont les espaces qui ont été principalement affectés par le conflit ? Quels sont les vestiges qui subsistent de cette époque ? et comment la Pologne actuelle gère-t-elle une mémoire aussi douloureuse ?

L’objectif de cette conférence, fondée sur de nombreuses photos prises sur place vise, à travers la présentation d’un certain nombre de lieux symboliques, à répondre à ces trois questions.

 

NB : Dans le Sillages spécial SILO 2019, un ouvrage collectif des écrivains de l’AENC qui m’ont gentiment offert un petite place, j’ai écrit une nouvelle Le travail rend libre (Arbeit match frei). Ce titre, c’est l’inscription de la grille d'entrée Arbeit macht frei (Le travail rend libre) du camp de concentration d'Auschwitz I. Une nouvelle écrite en mémoire de mon grand-père. Joël PAUL

Publié dans Nouvelles

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Jean Vanmai a quitté ses fonctions de président de l’association des écrivains de Nouvelle-Calédonie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Jean Vanmai a quitté ses fonctions de président de l’association des écrivains de Nouvelle-Calédonie

L’AENC a élu son nouveau président. La rédaction de ce blog félicite le nouveau président, Alexandre Rosada a été élu jeudi 15 avril au cours d’une assemblée générale extraordinaire.

C’était tentant pour votre serviteur de rédiger un billet en soulignant que l’association des écrivains de Nouvelle-Calédonie n’est pas l’association de tous les écrivains. Mais l’édito de Jean Vanmai avant son départ commence par « Née en 1997, sous l’impulsion de Claudine Jacques et de Nicolas Kurtovitch, l’Association des Écrivains de la Nouvelle-Calédonie est la première association à vouloir regrouper les écrivains du Caillou. Son but était d’éviter que les auteurs soient isolés les uns par rapport aux autres, mais de susciter plutôt une forte identité à la littérature calédonienne ».

Alors à bon entendeur, salut car « La critique est aisée, mais l'art est difficile », une locution proverbiale imaginée en 1732 par Philippe Néricault, auteur et comédien dont le nom de scène était Destouche, auteur aussi de « Les absents ont toujours tort ». D’autant que le président sortant, Jean Vanmai, a été un président rassembleur. Il a ouvert Sillages d’Océanie par exemple, la publication annuelle de l’AENC, aux auteurs marginalisés. L’AENC souhaite être l’association des écrivains francophones du sud Pacifique, dit-il.

Alexandre Rosada président océanien d’origine européenne va devoir se surpasser car notre image à l’extérieur, n’est pas très océanienne. La littérature pays reste a inventé peut-être. JP

NB : Photo des présidents Copyright AENC

Lire le bel édito de Jean Vanmai

EDITO (source site de l’AENC qui me pardonnera cet emprunt)

HIER, AUJOUR’HUI ET DEMAIN…

Née en 1997, sous l’impulsion de Claudine Jacques et de Nicolas Kurtovitch, l’Association des Écrivains de la Nouvelle-Calédonie est la première association à vouloir regrouper les écrivains du Caillou. Son but était d’éviter que les auteurs soient isolés les uns par rapport aux autres, mais de susciter plutôt une forte identité à la littérature calédonienne. De sorte qu’au travers de ses productions qu’il soit possible de connaître, par leurs écrits, un véritable courant littéraire propre et original. D’autant plus que la Nouvelle-Calédonie est une terre de métissages et de contrastes qui lui confère ce caractère unique, voire insolite, ne serait-ce d’ailleurs que par les noms ou pseudonymes de ses auteurs (es).

Les plus célèbres historiquement restent bien entendu Jean Mariotti (1901-1975),   Georges Baudoux (1870-1940), voire Alain Laubreaux (1899-1968) et Francis Carco qui avait passé ses dix premières années à Nouméa, Sans oublier Appolinaire Anova Ataba (1929–1966), prêtre kanak originaire de Moméa et premier écrivain kanak de langue française à avoir ouvert l’espace littéraire occupé jusque-là par les écrivains européens.

Jusqu’en 2007, sur une période de 10 ans, l’AENC qui bénéficiait directement des  subventions annuelles en provenance du Gouvernement de la N-C, de la Mission aux Affaires Culturelles, de la Province Sud et de la Marie de Nouméa, entre autres, a régulièrement organisé des manifestations de contact avec le public, ou de participer, en tant qu’association d’écrivains, aux manifestations culturelles organisées par d’autres en Nouvelle-Calédonie ou à l’extérieur de l’île.

Telles que les « Stands de l’Océanie », aux Salons du Livre de Paris, organisés en pool avec nos amis de « Lire en Polynésie ». Et surtout nos nombreuse rencontres au Salon du Livre de Ouessant, qui nous ont permis de nous inspirer pour créer notre propre SILO annuel, bien connu maintenant sur le Territoire.

Or dès la création de la Maison du Livre de N-C, en 2007, ces subventions ont été « fondues dans une masse globale», ce qui nous a privé de toutes actions intérieures et surtout extérieures de l’île. Celles-ci permettaient pourtant de nous rencontrer, de parler de nos projets respectifs et de mieux connaître les auteurs francophones des DOM-TOM, principalement ceux et celles de Tahiti, de la Réunion et surtout de l’étonnante Haïti…

Ces quatre dernières années, malgré nos manques de moyens avérés, nous avons réussi à publier quatre numéros de Sillages d’Océanie, grâce aux cotisations de nos adhérents, des soutiens de Déwé Gorodé du Gouvernement, de la Mairie de Nouméa, de la MAC et de la MLNC (en partie pour les deux derniers numéro).

De plus, avec la publication ainsi que la nouvelle présentation de Sillages d’Océanie, nous avons également entrepris le toilettage de nos statuts et de nos règlements intérieurs. Avec l’adoption d’un logo plus moderne et plus explicatif de ce que nous sommes, ici, écrivains francophones du sud Pacifique.

La future nouvelle équipe qui aura la charge de conduire l’AENC vers un avenir plus prometteur voire de performances littéraires, aura donc à sa disposition cet outil rénové, qui n’attends plus que quelques soutiens pérennes notamment au niveau de la MLNC.

A cela nous espérons pouvoir compter, je l’espère, sur Alice Pierre, bien que la crise   économico-politique et la Covid-19 nous invitent à la prudence.

Un dernier mot toutefois, pour vous avouer que nous n’aurions jamais pu réaliser le beau rêve d’un site rajeuni, moderne et attractif, sans le soutien sans faille de Frédéric Pierrot, notre fidèle et dévoué webmestre, qui a passé des mois pour le créer, l’installer et que vous avez maintenant sous les yeux.

Et ce gratuitement !…

Merci infiniment à l’ami Fred et à vous tous.

Pour terminer, avec ma première mandature qui a duré cinq ans en tant que Président, en plus de celle-ci de quatre ans, nous avons fait avec les différentes équipes qui m’ont entouré, du mieux que nous pouvions afin de mettre aujourd’hui à votre disposition un outil de travail qui ne demande qu’à progresser pour la plus grande gloire de la littérature en générale et celle de notre Caillou en particulier.

Jean Vanmai

Président de l’AENC,

Nouméa le 12 avril 2021.

Publié dans Evénement culturel

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Le salon de Tahiti dans le sillage du SILO

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le cyclone littéraire SILO est annoncé sur Poindimié fin septembre dans son sillage, la dépression tropicale du salon du livre de Tahiti est en formation. Le vent des îles tourbillonnant va emporter les amateurs de littérature océanienne vers les rives de la culture à partir du 28 septembre.

La culture a longtemps été considérée comme un trait caractéristique de l'humanité pour nous distinguer des animaux, les lettres y tiennent une bonne place, même dans nos îles du Pacifique. Notre littérature, considérée souvent comme encore émergente, est dans une phase d’ascension fulgurante. Les auteurs de notre immense région sont de plus en plus nombreux. Pour booster le niveau, rien de tel que d’échanger avec des auteurs internationaux. C’est ce que font chaque année les organisateurs des deux grandes manifestations littéraires océaniennes. Voir ci-dessous l’extrait d’un article de la dépêche de Tahiti. 

Titaua Peu est dans la « short list » du grand prix Métis. Elle est l’exemple de notre potentiel et aussi une auteure passerelle entre le Pacifique mélanésien et polynésien. Elle sera au SILO. Elle est à nous aussi Titaua. JP

Pina, de Titaua Peu, reste une grosse claque littéraire, pour moi ! Quelle force ! Et quels personnages, bon sang ! Marin Ledun.

Qui à dit que la misère était moins pénible au soleil ? Pina est un roman noir qui vous transporte dans une Polynésie loin des cartes postales. Une écriture puissante et sans concession. Julien Guerry, librairie Gibert Joseph St Michel.

La plume de Titaua Peu résonne dans un silence qu’elle tente de briser avec une prose d’une poésie noire et tourmentée. JDD.

Il y a des romans qui claquent comme des coups de fusil. Celui de Titaua Peu marque une révolution dans la littérature du Pacifique. Avec Pina, c’est l’autre visage de Tahiti qui apparaît, celui d’une société ravagée par le déracinement culturel, rongée par la misère, le colonialisme. Mediapart.

SALON DU LIVRE, UNE ÉDITION QUI MET LA TÊTE À L’AN VERS

Extrait d’un article de la Dépêche de Tahiti du mercredi 13 septembre 2017

Le 17e Salon du livre de Tahiti se tiendra du jeudi 16 au dimanche 19 novembre, à la Maison de la culture, sur le thème [vɛ ʁ]. En marge des auteurs locaux, 15 invités de l’Hexagone, d’outre-mer et de l’étranger ont déjà confirmé leur présence à ce rendez-vous littéraire. De nombreuses animations sont prévues pour le public, et notamment pour les scolaires, qui peuvent d’ores et déjà s’inscrire.

La prochaine édition du Salon du livre, qui se tiendra du 16 au 19 novembre, a été présentée, hier, par ses organisateurs, l’Association des éditeurs de Tahiti et des îles (AETI) et la Maison de la culture. Une présentation dans les grandes lignes faites deux mois en amont de l’événement, afin que tout un chacun, “les lecteurs et tous les acteurs du monde de l’enseignement”, puissent se préparer. Car c’est une 17e édition des plus originales qui est en train de s’organiser.

Originale déjà dans son thème, [vɛʁ], un mot phonétique qui peut avoir tellement de sens (ver, verre, vert, vers, vair…), et, qui guidera les nombreuses animations prévues pour le grand public, mais aussi pour les scolaires.

Pour ces derniers, un partenariat, entamé il y a deux éditions entre le centre de lecture et le Salon du livre, leur permettra de rencontrer des auteurs et illustrateurs jeunesse invités.

Pour cela, il suffit que l’enseignant mette en place un projet pédagogique autour de l’œuvre d’un des dits auteurs.

“Cela fait trois ans que nous avons monté ce partenariat autour du livre jeunesse à l’occasion du Salon du livre, explique Rainui Tirao, du Centre de lecture. Cet événement est devenu incontournable et les enseignants doivent se l’accaparer. Ces rencontres d’une heure sont donc autant pour les écoles que les collèges et les lycées. Cela dépendra surtout de la bibliographie des auteurs présents. Nous avons également pensé aux élèves de la Presqu’île et de Moorea, pour lesquels les auteurs iront sur place. » SUITE DE CET ARTICLE

Photo Les organisateurs du Salon du livre ont présenté hier la 17e édition en préparation, afin que les lecteurs et les acteurs du monde de l’enseignement puissent s’y préparer. (© Vaiana Hargou)

Le salon de Tahiti dans le sillage du SILOLe salon de Tahiti dans le sillage du SILO
Le salon de Tahiti dans le sillage du SILO
Le salon de Tahiti dans le sillage du SILO

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Des conteurs et des lectures avant la clôture d’un SILO 2019 plutôt fade.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Des conteurs et des lectures avant la clôture d’un SILO 2019 plutôt fade.
Nom des lectrices : Laurence Samson, Christelle, Ghislaine, Stell Pon-c, Clem Brn, Pat Lara, Chiquita Nie, Pau Line Pierrel
Nom des lectrices : Laurence Samson, Christelle, Ghislaine, Stell Pon-c, Clem Brn, Pat Lara, Chiquita Nie, Pau Line Pierrel Nom des lectrices : Laurence Samson, Christelle, Ghislaine, Stell Pon-c, Clem Brn, Pat Lara, Chiquita Nie, Pau Line Pierrel Nom des lectrices : Laurence Samson, Christelle, Ghislaine, Stell Pon-c, Clem Brn, Pat Lara, Chiquita Nie, Pau Line Pierrel

Nom des lectrices : Laurence Samson, Christelle, Ghislaine, Stell Pon-c, Clem Brn, Pat Lara, Chiquita Nie, Pau Line Pierrel

Un SILO plutôt fade, pourtant des amateurs de beaux textes, de littérature comme les membres des ateliers d’écriture qui ont fait des lectures ou les conteurs comme ceux du spectacle Paroles mêlées avec les Argonautes, Sylvain Lorgnier et Erwan Botrel ont fait la démonstration que les talents existent chez les auteurs. Mais dans le domaine de la littérature calédonienne, c’est comme au foot. Beaucoup de talents individuels mais un jeu collectif qui laisse souvent à désirer. Au foot, il progresse mais tout reste à faire dans le domaine littéraire.

 

J’ai suivi par le passé des SILO, excentrés dans le Nord, partagés entre le Nord et le Sud, mais ce SILO, éparpillé, éclaté ne m’a pas permis de le suivre partout. De plus, la nouvelle formule, un Salon International du Livre Océanien sans Océaniens des autres régions du Pacifique me laisse dubitatif. Où sont passés mes amis de Polynésie, du Vanuatu ? Pourquoi ne pas offrir plus de place à la production locale de l’année littéraire. Au moins 60 ouvrages paraissent annuellement mais on recycle de vieux succès. Des ouvrages dit « incontournables » que l’on n’oubliera assurément pas, mais comme ils ont déjà eu leur heure de gloire, on devrait privilégier les nouveautés. Un salon du livre ce n’est pas un tribunal qui décide de la vie ou de la mort des livres. Le seul jugement tolérable intervient pour le choix des lauréats des prix littéraires avec des jurys souverains. J’attends néanmoins le 13ème SILO avec impatience ! JP

 

Ci-dessous des lauréats des prix glanés hors territoire qui n’ont pas été, étonnamment, invités au Salon de leur pays.

Daniel Miroux, pour Le lexique français-iaai et iaai-français (Alliance Champlain) au 21e salon international du livre insulaire de Ouessant. Prix sciences.

André BRIAL pour sa nouvelle La Nuit du Solstice à la 7ème édition du Prix Littéraire Alain Decaux de la Francophonie.

Et d’autres qui ont publiés récemment : Charton, Soulard, Saudeau, Jéliane, Ali, Trompas, Isch, Angleviel, Rosada, Papou, Mussard etc…

Parutions 2019

 

Je vais quand même parler de mon travail sur mon blog :

 

J’ai participé à trois recueils de nouvelles des ouvrages collectifs qui permettent pour une somme modique de lire des textes d’une vingtaine d’auteurs de notre région. Je remercie chaleureusement les coordonateurs de ces ouvrages, Jean Vanmai pour Sillages d’Océanie de l’AENC, Frédéric Angleviel et Georges Combo de l’alliance française du Vanuatu. J’ai lu toutes les nouvelles. J’ai eu trois coups de cœurs :

 

Le jour où le ciel s’est déchiré de Frédéric Ohlen dans Sillages : Un texte flamboyant, une machine à remonter le temps dans un style inégalable.

Transit Ville de Marcel Melthérorong dans Pirogues à la dérive : Génial ! Loin des banlieues et des HLM de métropole et des petits trafiquants d’herbe qui n’ont jamais vu un arbre avec Wani dealer du Pacifique, on est chez nous, avec nos méthodes directement du producteur au consommateur, notre shit, c’est du bio. Je vous recommande cette nouvelle.

Chronique référendaires de Paul Magulue Fizin dans Chroniques Calédoniennes d’hier et d’Aujourd’hui : Une nouvelle à faire pâlir les sociologues, l’historien a écrit plus qu’une nouvelle. C’est un témoignage, une enquête de terrain que beaucoup de gens seraient bien inspirer de lire, histoire de mieux se connaître.

 

Je décerne les « Popeye » sans épinard mais avec chou kanak de la Vallée des Colons à ces auteurs. JP

Publié dans Evénement culturel

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Toi pays d'Anne Bihan

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

parution , 2016

 

Les Petites Allées

Un poème émouvant sur les liens entre la terre de Nouvelle-Calédonie et une étrangère qui n’en est vraiment plus une. Texte publié à l’occasion du Salon du livre océanien de Rochefort de 2016.

 

Anne Bihan : biographie

Née en Bretagne, Anne Bihan s'envole pour la Nouvelle Calédonie un jour de mai 1989. Sa vie et son œuvre sont depuis profondément traversées par cet archipel d'Océanie dont elle partage durablement le destin.

Poète et dramaturge, auteure d'un court roman Miroirs d'îles, de nouvelles et d'essais divers, notamment sur les écritures océaniennes et les questions de genre, elle a été lauréate en 2003 d'une bourse du Centre National du Livre pour son parcours d'écriture théâtrale, et invitée de la Comédie Française en 2006 dans le cadre de la semaine de l'Océanie. Une dizaine de ses pièces ont été crées en scène, en Bretagne et en Océanie.

Invitée du Festival franco-anglais de poésie à Melbourne (Australie) en 2008, elle est régulièrement publiée en revue (La Traductière ; Sillages d'Océanie ; l'Archipel des lettres ; Episodes Nouvelle-Calédonie ; Litterama'ohi ; Le Mâche-Laurier ; Carnavalesques ; etc..).

En 2009, sa nouvelle Trois fragments d'épiphanie a paru dans Au nom de la fragilité : des mots d'écrivains, recueil collectif publié aux Éditions Érès sous la direction de Charles Gardou, avec le soutien de Tahar Ben Jelloun.

Les Éditions Bruno Doucey ont publié d’elle fin 2011 un recueil, Ton ventre est l'océan qui lui a valu d’être lauréate du prix de poésie Camille Lemercier d’Erm ; elle est également présente dans Nouvelles calédoniennes, aux éditions Vents d’ailleurs.

De janvier à avril 2013, elle a été accueillie en résidence d’écriture au sémaphore du Créac’h sur l’île d’Ouessant.

Ci-dessous une vidéo pour en savoir plus sur cette auteure

Ajoutée le 1 juin 2013 Dramaturge et critique, l'auteure Anne Bihan répond aux 5 Questions pour Île en île. Entretien réalisé par Thomas C. Spear à Nouméa le 28 août 2009.

Publié dans Poésie

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Au-delà de la mer Paul Lynch. Un ouvrage inspiré d’un fait-divers du Pacifique

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Au-delà de la mer Paul Lynch. Un ouvrage inspiré d’un fait-divers du Pacifique

ALBIN MICHEL (18/08/2021) Un livre disponible à Nouméa, 4 095 XPF à l’As de Trèfle.

« Au-delà de la mer » (Beyond the Sea), de Paul Lynch, traduit de l’anglais (Irlande) par Marina Boraso, Albin Michel, 240 p., 19,90 €, numérique 14 € en ligne.

« Muets de saisissement, Hector et lui regardent le monde se recomposer dans une magnificence de couleurs. Comme s’ils étaient les premiers à contempler des ciels pareils. Chacun commence à entrevoir la vérité de l’autre, à deviner qu’ils sont tous les deux pareillement démunis au cœur de la vérité des choses. Et qu’au sein d’une telle immensité, ce qu’un homme porte en son cœur n’a plus guère de poids. »

Malgré l’annonce d’une tempête, Bolivar, un pêcheur sud-américain, convainc le jeune Hector de prendre la mer avec lui. Tous deux se retrouvent vite à la merci des éléments, prisonniers de l’immensité de l’océan Pacifique. Unis par cette terrifiante intimité forcée et sans issue, ils se heurtent aux limites de la foi et de l’espoir, à l’essence de la vie et de la mort, à leur propre conscience. Dans ce face-à-face d’une intensité spectaculaire, Paul Lynch explore la condition humaine avec une force digne d’Hemingway ou de Camus, et s’impose définitivement comme un virtuose des lettres irlandaises.

Extrait d’un article du Monde Par Ariane Singer (Collaboratrice du « Monde des livres ») « Au-delà de la mer », de Paul Lynch : duel dans le Pacifique

Dans le sillage de toute une littérature existentialiste, Paul Lynch quitte l’Irlande pour affronter les mille et un dangers de l’océan.

Publié le 25 novembre 2021 à 09h15

En 2014, un pêcheur salvadorien fut retrouvé sur un atoll des îles Marshall, au milieu de l’océan Pacifique, après treize mois passés à dériver. Peu de temps après son embarquement, à plus de 10 000 kilomètres de là, au Mexique, un orage avait eu raison du moteur de son bateau et de ses moyens de télécommunication. Son jeune coéquipier était mort pendant le périple.

Le romancier irlandais Paul Lynch, auteur du très remarqué Grace (Albin Michel, 2019) – l’odyssée d’une jeune fille à travers l’Irlande, sur fond de grande ­famine –, s’est inspiré de ce drame pour composer son quatrième roman, Au-delà de la mer…

Publié dans Roman

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Le dernier roman de Thierry Charton La Mort Libre disponible en librairie à Nouméa.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le dernier roman de Thierry Charton La Mort Libre disponible en librairie à Nouméa.
Le dernier roman de Thierry Charton La Mort Libre disponible en librairie à Nouméa.

J’ai lu le dernier roman de Thierry Charton. Je l’ai lu d’une traite. Une admiratrice de l’auteur a écrit sur page Face Book que ce court roman est à lire lentement pour mieux le savourer mais personnellement quand j’accroche de cette manière et que je ne lâche pas l’ouvrage, c’est plutôt bon signe pour le billet que je vais rédiger.

On peut effectivement y revenir pour le savourer, pendre son temps, mais je suis un homme pressé. J’avais hâte de retrouver le philosophe, son style et son écriture vive. Le philosophe est présent dès les premières pages mais cet ouvrage n’est pas comme les précédents, le philosophe bulldozer est absent ou à contre emploi. C’est un roman d’une grande tendresse, d’une grande beauté.

Il est dédié à Dominique Buzance. Ceux qui l’ont connu comprennent pourquoi, c’est un sceau de qualité. Dominique était très exigeant, Thierry a relevé le pari en l’honorant. Il a su se renouveler avec brio. Ce roman de la maturité parle d’amour, du temps qui passe et du terminus, la mort après la rencontre avec Philippe, le quatrième personnage. Deux, des protagonistes de cette histoire sont le couple Julien et Jeanne qui s’aiment. « Ils craignent toujours de frapper l’autre injustement de prononcer des mots qui eussent dépassé leurs pensées. Comme des enfants jurent de s’aimer jusqu’à la mort en taillant leurs initiales sur l’écorche d’un arbre… », Dit le narrateur. On imagine en lisant ces lignes le cœur gravé, avec « Jullien aime Jeanne », un bel hommage de Julien pour Jeanne férue de botanique. Ce livre est un petit bijou de tendresse même après l’arrivée de Philippe qui traîne la mort dans son sillage. Un autre personnage Raphaël et ses mains rugueuses apporte le terroir, le bon sens paysan, de la rusticité dans un univers d’intellectuels. Du tout bon, bravo chez Calédo Livres 1950 F

Thierry Charton signe ici son troisième roman, une méditation philosophique sur notre capacité à aimer la vie au moment même où nous sommes conduits à la quitter.

Publié dans Roman

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