Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

colonisation

Vient de paraître Histoire du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. De colonie à pays de Zorian Stech aux Indes savantes

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Vient de paraître Histoire du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. De colonie à pays de Zorian Stech aux Indes savantes

Zorian Stech , Histoire du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. De colonie à pays de aux Indes savantes, 2021 (Asie) disponible ne ligne Amazon, Fnac etc.

Présentation éditeur :

« Les Nouvelles-Hébrides représentent un chapitre oublié du colonialisme européen. Pourtant, entre 1906 et 1980, ce petit archipel d’environ quatre-vingts îles a été gouverné conjointement par la France et la Grande-Bretagne. L’ouvrage se concentre sur la période de 1945 à 1980 tout en fournissant un contexte historique replaçant les événements dans la période précédant la Seconde Guerre mondiale.

Aux Nouvelles-Hébrides, les Français et les Britanniques ont dû prendre en considération les aspirations et les besoins du peuple néo-hébridais, de plus en plus politiquement actif en raison de la question foncière et de l’aliénation des terres. Le lien entre l’éducation et la participation croissante des Néo-Hébridais dans la vie politique de la colonie est également exploré. Dès le début des années 1970, la vie politique aux Nouvelles-Hébrides a revêtu les caractéristiques d’une démocratie moderne : partis politiques, campagnes électorales et élections. L’ouvrage éclaire le rôle et la place de la France et de la Grande-Bretagne sur la scène politique émergente aux Nouvelles-Hébrides.

Plusieurs territoires dans le Pacifique ayant accédé à l’indépendance, les Nouvelles-Hébrides étaient vouées au même sort ; mais les positions divergentes de la France et de la Grande-Bretagne ont fait que l’indépendance n’a pas été obtenue dans la paix, mais plutôt dans le sang. »

Zorian Stech a étudié à l’université de Toronto et à l’université Lumière Lyon 2 en France avant de poursuivre ses études à l’université de Montréal, sous la direction de l’historien Samir Saul. Cet ouvrage est tiré de sa thèse.

Publié dans Colonisation, Histoire

Partager cet article
Repost0

Ombres et lumières de la colonisation à la française de Frédéric Angleviel + Vidéo RRB

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Ombres et lumières de la colonisation à la française de Frédéric Angleviel + Vidéo RRB

Paru le 18 novembre 2021 Essai (broché), cette nouvelle publication de Frédéric Angleviel est en vente à Nouméa sur les lumières et les ombres de la colonisation à la française !!

Un ouvrage publié par un éditeur national à Paris, chez Ed. de Paris-Max Chaleil, qui aborde cette question fondamentale, non pas au niveau de la Nouvelle-Calédonie, mais au niveau mondial.

  • Première partie les lumières
  • Deuxième partie les ombres
  • Troisième partie : la colonisation fut-elle un mal nécessaire ?

Dans ce livre original, l'auteur aborde la colonisation française en essayant d'objectiver sa description et surtout ses logiques, énoncées ou inconscientes. Un travail rarement tenté car les analyses ici sont souvent brouillées par les présupposés idéologiques des deux décryptages du passé qui s'affrontent. Une phrase du préambule de l'accord de Nouméa de mai 1988 exprime bien la dualité de la perception française de ses réalités coloniales : « Le moment est venu de reconnaître les ombres de la période coloniale, même si elle ne fut pas dépourvue de lumière ». L'auteur, spécialiste de l'histoire coloniale dénommée désormais l'histoire d'outre-mer, s'est approprié cette phrase afin de l'appliquer à l'ensemble de la « colonisation à la française » entre 1830 et 1962. Cet essai prend en compte la grande diversité géographique de « l'empire colonial français », initié par la royauté, poursuivi par le Second Empire, et surtout développé et administré par la République. Si l'objectif de cet ouvrage n'est pas de valoriser ou de critiquer cette colonisation, réalité complexe qui était imbriquée dans la vie de la Nation, il est de l'interroger et de l'analyser sans parti-pris. A contrario, il se demande pourquoi des peuples constitués ou en devenir ont pu accepter d'être vassalisés aussi longtemps par une puissance exogène souvent lointaine ? Leurs différentes colonisations et leurs mutations furent-elles une étape nécessaire à leur entrée dans la mondialisation triomphante ? Comprendre ces phénomènes humains de domination et d'exploitation de l'autre dans le cadre de l'empire-patrie des droits de l'homme, participe tout autant à la compréhension des enjeux post et néo coloniaux dans les espaces francophones qu'à une nouvelle appréhension de la société hexagonale d'hier et d'aujourd'hui.

Biographie

Frédéric Angleviel, professeur des universités en histoire contemporaine, spécialiste de la colonisation, de l'évangélisation chrétienne et de l'Océanie francophone, a publié une quinzaine d'ouvrages principalement axés sur des problèmes d'outre-mer. Il travaille sur la région Asie-Pacifique, notamment l'Indochine et la Nouvelle-Calédonie. Il a reçu, en 1995, le prix Auguste Pavie de l'Académie des sciences d'outre-mer pour Les missions à Wallis et Futuna au XIXe siècle et, en 2015, le prix « sciences » du Salon du livre insulaire d'Ouessant pour Un drame de la colonisation. Ouvéa, Nouvelle-Calédonie, mai 1988. Depuis trois ans, il vit à mi-temps au Vietnam et travaille sur l'histoire de la confédération indochinoise ainsi que sur une vision plus globale de la colonisation (à la) française.

Publié dans Colonisation, Histoire

Partager cet article
Repost0

Le mémorial du bagne calédonien : entre les chaînes et la terre Prix Auguste PAVIE 2021

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photo Christian Robert Radio Tahiti
Photo Christian Robert Radio Tahiti

Photo Christian Robert Radio Tahiti

Le prix Auguste-Pavie est un prix littéraire français annuel de l’Académie des sciences d’outre-mer, créé en 1983 et « destiné à récompenser un auteur ayant traité de l’Asie, de l’Indochine ou du Pacifique ».

Auguste Pavie, né à Dinan le 31 mai 1847 et mort le 7 juin 1925 à Thourie, en Ille-et-Vilaine, est un explorateur, diplomate et haut fonctionnaire français.

Recension rédigée par Emmanuel Desclèves (Source Académie d’outremer)

 L’imposant ouvrage de Louis-José Barbançon constitue une somme dédiée à l’histoire du bagne de Nouvelle-Calédonie, consécration de plusieurs décennies de recherches conduites par l’auteur sur ce sujet, ponctuées par une thèse de doctorat soutenue en 2000 et publiée sous le titre L’archipel des forçats. Histoire de la Nouvelle-Calédonie 1863-1931 (Presses universitaires du Septentrion, 2003). Cette thèseest un jalon incontournable de l’historiographie de la colonisation pénitentiaire et la première marche d’un long et méthodique travail de recherche que ce Mémorial du bagne calédonien vient consacrer avec brio.

Cette remarquable monographie à vocation patrimonialeimpressionne tant par l’ampleur du sujet traité de façon exhaustive que par ses dimensions physiques : deux volumes de plus de 1 000 pages au total, près de 7,5 kg., une iconographie extrêmement riche et une histoire qui brasse tous les aspects de la mise en œuvre de la politique de colonisation pénitentiaire conduite par la France en Nouvelle-Calédonie de 1863 à 1931.

L’auteur a questionné de nombreux centres d’archives et institutions culturelles (Archives de la Nouvelle-Calédonie, Archives nationales d’outre-mer, musée de la ville de Nouméa, centre culturel Tjibaou, archives Padre Maristi à Rome, musée maritime de Nouvelle-Calédonie, etc.) et s’est assuré le concours de spécialistes et d’un comité de rédaction. Le résultat obtenu donne un ouvrage particulièrement réussi, tant du point de vue du fond que de la forme. Il s’agit indéniablement d’un « beau livre » qui offre à ses lecteurs un ensemble documentaire notamment iconographique exceptionnel par sa richesse et sa diversité. Le premier chapitre traite justement de l’illustration et donne de précieuses indications biographiques sur les photographes et les dessinateurs sur lesquels s’appuie l’iconographie. Il faut également souligner le remarquable travail éditorial conduit par l’éditeur polynésien Au vent des îles, couronné par le Trophée de la fabrication du livre 2020 par la revue Livres Hebdo et le prix Popaï du Salon du livre océanien de Nouméa.

De 1863 à 1931, la Nouvelle-Calédonie est connue sous le nom de « la Nouvelle ». Vingt-deux mille transportés des travaux forcés, plus de 4 000 déportés politiques issus essentiellement de la Commune de Paris, près de 4 000 relégués en majorité récidivistes de délits mineurs, auxquels il faut ajouter plus de 1 000 femmes, débarquent à Nouméa, faisant de cette terre kanake du Pacifique Sud, l'archipel des forçats. Ces marginaux de la société française vont devenir le noyau de la société coloniale calédonienne. Largement majoritaire face aux colons « libres », la plupart des anciens forçats ou déportés politiques vont en effet rester dans la colonie et y fonder leur famille. Une particularité propre à la Nouvelle-Calédonie qui la rapproche plus de l’Australie et la Nouvelle-Zélande en terme d’immigration européenne, que des autres îles du Pacifique.

Louis-José Barbançon retrace l'histoire de la Transportation des forçats à « la Nouvelle ». Une histoire vécue à travers l'exemple du premier convoi de 250 forçats de l'Iphigénie, arrivés dès 1864. Le dernier convoi de bagnards est arrivé en 1897 à Nouméa, mais la fin officielle du bagne n’est prononcée qu’en 1931. Comme l'écrit l'auteur : « dans un pays d'immigration, l'importance dévolue aux premiers arrivés, pionniers volontaires ou malgré eux, reste une dominante de la conscience collective. On a les Mayflower qu'on peut ». « La colonisation pénale a été une forme de colonisation d’État, qui a permis le peuplement. C’est cela qui rend le bagne spécifique car il est, avec la colonisation libre, une des matrices de la société calédonienne », insiste M. Barbançon, lui-même héritier des deux types de colonisation.

L’auteur suit ces premiers transportés dans une étude exhaustive de leurs dossiers individuels, de leurs origines et de leur devenir personnel sur près de six décennies. Ce ne sont donc pas des forçats virtuels qui sont mis en scène, mais bien des hommes de chair et de sang replacés dans le contexte historique d'une terre de bagne, face à la répression ou à la réhabilitation. L'originalité de ce travail de mémoire tient avant tout dans le fait qu'au-delà des lois, des statistiques, de la chronologie, l'auteur tente de donner la parole à des femmes et à des hommes de rien dont il est lui-même originaire, faisant accéder ces oubliés de toujours, comme l'écrit en préface Michelle Perrot « à la dignité de l'Histoire ».

« Ce n’est pas une histoire du bagne », tient à préciser Louis-José Barbançon. « C’est un ouvrage que l’on peut ouvrir sans commencer par le début », puisque cette œuvre se veut thématique. Le livre est parsemé d’un bon millier d’illustrations. « Ce sont des illustrations avec des témoignages des anciens condamnés » a précisé l’auteur. « J’ai redonné la parole à ceux qui ne l’ont pas eue, une façon de redonner vie aux bagnards ». Et « ce n’est pas qu’une histoire de blancs non plus ». 115 Kanak ont été prisonniers, mais aussi plus de 500 Italiens, des Belges, des Suisses, tout comme des Algériens et d’autres peuples des colonies françaises.

« De ce bagne est issu une société » avoue l’auteur, qui « est sorti de la vision importée ». En tant que descendant de bagnard, Louis-José Barbançon estime avoir « une légitimité à parler ». « On n’a pas le même regard quand on est impliqué, il faut s’en méfier mais cela est un carburant », reconnaît l’historien.

Le premier volume traite du « Malheur », terme par lequel les condamnés désignaient leur condition de forçats. Un « malheur » qui débute en général à Toulon puis Saint-Martin-de-Ré et se poursuit sur les convois maritimes jusqu’à l’île Nou, où ils deviennent les « gens d’en face » aux yeux de la société de Nouméa. Autant de phases successives présentées en plusieurs chapitres qui présentent également l’activité et la vie du personnel de l’Administration pénitentiaire - qu’il soit militaire, civil, médical religieux ou encore kanak. À l’ombre du « malheur », d’autres facettes du bagne sont explorées : l’île des Pins, les minorités étrangères, arabes, asiatiques, kanak ou encore la fanfare et les artistes du bagne. Enfin, vient le sombre chapitre des punitions, des chaînes, des bastonnades, des instruments de torture, du quartier cellulaire de l’île Nou, du camp Brun, le camp de l’horreur et des exécutions à la guillotine.

Le second volume aborde le thème du travail forcé qui se décline en de multiples activités : corvées sur et en dehors de l’île Nou, travail dans les carrières ou au four à chaux, affectation dans les fermes pénitentiaires ou dans les établissements agricoles ou forestiers de l’AP, Bacouya, Prony, engagements chez les colons ou au profit des sociétés minières par les « contrats de chair humaine ». Le bagne devient bâtisseur, entrepreneur de travaux publics et l’abondance de sa main-d’œuvre en fait le principal consommateur de la colonie.

Suivent enfin les chapitres consacrés à la réhabilitation avec la présentation des centres de concessionnaires, Bourail, La Foa-Fonwhari, le Diahot et Pouembout-Koniambo. La formation ou la reconstitution de familles étant au cœur de la politique de colonisation pénale, les femmes au bagne, le devenir des enfants, les internats de l’AP sont tout autant de sujets qui, avec la libération et la condition des libérés, précèdent la longue agonie du bagne calédonien.

Cette exceptionnelle monographie s’offre comme un mémorial destiné à tous les descendants, acteurs et victimes de cette histoire, de façon qu’ils puissent mieux la connaître et la comprendre dans la perspective de cette « communauté de destin » que l’auteur appelle de ses vœux, avec le peuple kanak auquel ce passé colonial les a indéfectiblement liés.

NB : Nombreux articles sur ecrivainducaillou pour cet ouvrage à retrouver.

Publié dans Colonisation, Histoire

Partager cet article
Repost0

Pwaola Ögeme Ni, un documentaire d'Aurélie Chiron-Neaoutyine en compétition au Festival Anûû-rû Âboro

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

L'anthropologue Alban Bensa est l'auteur du livre "Les sanglots de l'aigle pêcheur", qui recueille des témoignages et récits de personnes qui portent l'histoire de 1917. 42 ans après son dernier passage, il rend visite au grand-père de la réalisatrice en revenant à Tiwaka. Un moment très émouvant à découvrir dans le film.

Pwaola Ögeme Ni, un documentaire d'Aurélie Chiron-Neaoutyine en compétition au Festival Ânûû-rû Âboro, à ne pas manquer vendredi à 19h20 sur CALEDONIA !

 

À la tribu de Netchaot sur la côte Ouest, la révolte kanak de 1917 est sévèrement réprimée par l’armée coloniale. Les maisons sont brûlées, les hommes tués et les champs détruits… les familles sont forcées de fuir. Luc Waly, descendant du chef Pwädé, nous raconte cet épisode douloureux, du départ de Netchaot jusqu’à l’installation de son clan à Tiwaka, de l’autre côté de la montagne.

 

Aurélie Chiron-Neaoutyine, journaliste à CALEDONIA, signe son premier documentaire Pwaola Ögeme Ni (Paola nous sommes là) en compétition au Festival Anûû-rû Âboro. Une projection est prévue pour la cérémonie coutumière d'ouverture et il sera diffusé en même temps sur CALEDONIA ce vendredi 18 octobre 2019 à 19h20.

 

Des articles de mon blog :

 

Alban Bensa, a donné une conférence ce lundi 28 septembre à la bibliothèque Bernheim pour son récit de la rébellion de 1917, un soulèvement réprimé dans le sang, environ 300 Kanak sont tués, sans compter les déplacements de populations et la destruction d’habitations. Un livre magistral qui fera date, avec un titre magnifique inspiré par un poème qui retrace sur 800 vers cet épisode douloureux de l’histoire du Caillou recueilli par l’anthropologue chez les habitants de la région de Koné… Suite de cet article

Un autre article sur la présentation du livre

 

NB : Adrian Muckle coauteur des Sanglots de l’Aigle Pêcheur fait une causerie ce soir à la librairie Calédo Livres et un conférence au centre culturel JMT demain. JP

Publié dans Colonisation

Partager cet article
Repost0

Expériences coloniales de la Nouvelle Calédonie 1853-1920. Auteur : Isabelle Merle aux éditions Anacharsis

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Expériences coloniales de la Nouvelle Calédonie 1853-1920. Auteur : Isabelle Merle aux éditions Anacharsis

La Nouvelle-Calédonie (1853-1920)

En 1776, Heinrich Zimmermann s’embarquait pour le troisième voyage d’exploration dans le Pacifique conduit par le légendaire capitaine James Cook.

Le matelot allemand en rapporta le récit fasciné de sa découverte, quatre années durant, des peuples du grand océan. Il y raconte ses périples, de la Nouvelle-Zélande aux rives de l’Alaska en passant par les Tonga, Tahiti et surtout Hawaï où, à la suite d’une énigmatique cérémonie, Cook fut mis à mort sous ses yeux par les insulaires.

Depuis plus de deux siècles, les raisons de ce meurtre comme son interprétation ont suscité quantité d’hypothèses.

Dans son essai clôturant cet ouvrage, l’historienne Isabelle Merle s’efforce d’ajuster la focale autour de l’événement, afin de pénétrer la texture de ces fameux « premiers contacts...

Isabelle Merle est historienne, directrice de recherche au CNRS et spécialiste du monde océanien. Elle a notamment publié, avec Adrian Muckle, L’Indigénat. Genèse dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie (CNRS Éditions).

Présentation de l’Indigenat chez Calédo Livres suivre le lien

Chez le même éditeur

Chez le même éditeur

Partager cet article
Repost0

Nous les héritiers, à la suite de la parution du Mémorial du bagne calédonien de Louis José Barbançon et de la Semaine spéciale bagne de NC 1ère en radio et

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Nous les héritiers, à la suite de la parution du Mémorial du bagne calédonien de Louis José Barbançon et de la Semaine spéciale bagne de NC 1ère en radio et

Un message du président de l’association témoignage d’un passé que je suis heureux de partager. JP

Nous sommes heureux de vous partager le clip “Nous les héritiers” en version longue qui présente cette page de notre histoire calédonienne. Cet enregistrement et la réalisation du clip ont été financés par la Direction de la Culture de la province Sud.  Tous les chanteurs et figurants sont des descendants d’hommes et de femmes du bagne, qu’ils aient été condamnés ou surveillants militaires.

Un grand merci à Alain Roy pour la musique, à Alain Lecante pour l’enregistrement en studio, à David Le Roy pour les arrangements, à Derek Métivier pour le mixage et mastering en Nouvelle-Zélande, à Christophe Martin pour la réalisation du clip.

A la suite de la parution du Mémorial du bagne calédonien de Louis José Barbançon, de la Semaine spéciale bagne de NC 1ère en radio et TV, voici un nouveau support pour mieux faire connaître cette histoire longtemps restée dans l’ombre.

A consommer sans modération sur votre écran et à partager à vos familles et amis.

Yves Mermoud

Témoignage d'un Passé : atupnc@lagoon.nc

 

 

Nous les héritiers, à la suite de la parution du Mémorial du bagne calédonien de Louis José Barbançon et de la Semaine spéciale bagne de NC 1ère en radio et

Publié dans Colonisation, Histoire

Partager cet article
Repost0

Sous le ciel de l’exil – Autobiographie poétique de Marius Julien, forçat de Nouvelle-Calédonie, une publication de l’UNC

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Sous le ciel de l’exil – Autobiographie poétique de Marius Julien, forçat de Nouvelle-Calédonie, une publication de l’UNC

Les auteurs : Gwénael Murphy, Louis Lagarde, Eddy Banaré, avec la contribution d’Aurélia Rabah Ben Aïssa

Cet ouvrage propose, pour la première fois, le témoignage poétique d’un « transporté » au bagne de la Nouvelle-Calédonie. Ces forçats constituent les trois quarts des condamnés qui y furent envoyés entre 1864 et 1897.

Marius Julien (1859-1929) écope des travaux forcés à perpétuité pour une tentative d’assassinat sur un gardien de prison. Cet orphelin, voleur, ami des prostituées et détrousseur de marins ivres dans le port de Toulon, passe près de quarante ans sur l’île Nou, épicentre du bagne calédonien, avant de terminer ses jours auprès d’une écrivaine australienne reconnue, Wolla Meranda.

Il laisse une œuvre remarquable composée sur des cahiers d’écolier : des centaines de poésies, qu’il offrait, vendait ou gardait pour lui. À travers ces poèmes se dessine une histoire sensible et inédite du bagne. Marius Julien y dépeint sa jeunesse, sa famille, ses remords, la vie au bagne, la peur, la « discipline », la nourriture, les soins, les maladies, l’amitié, l’amour, le rapport à la nature, l’ennui ou l’attente, la mort. Ses productions, politiques, sociales, naturalistes, mélancoliques ou romantiques, révèlent au lecteur, chose exceptionnelle, la vie intérieure d’un forçat.

Téléchargez le livre en suivant ce lien

Remerciements :

Nous remercions chaleureusement celles et ceux qui ont contribué à faire revivre les poésies et la trajectoire de Marius Julien et, à travers lui, une vaste partie de l’histoire du bagne de la Nouvelle-Calédonie. Nous adressons nos remerciements tout particuliers à Louis-José Barbançon, pour la relecture méticuleuse de l’ensemble de passages, notes et chapitres consacrés au bagne calédonien et, plus largement, à la justice. Merci aux Presses universitaires de la Nouvelle-Calédonie et à Françoise Cayrol pour l’accueil enthousiaste de ce projet et les conseils avisés par lesquels elle a accompagné la finalisation de l’ouvrage. Merci également pour leurs conseils, leur aide précieuse, leur contribution et leur soutien à Philippe Collin, Louis-Georges Viale, Christophe Dervieux, Max Shekleton, Dominique Barbe, Mélissa Wright, Anne-Victoire Esnault et à l’Art Gallery of New South Wales. Enfin, nous tenons à remercier particulièrement l’équipe TROCA du département Lettres, langues, sciences humaines de l’Université de la Nouvelle-Calédonie et son directeur, Yann Bévant, pour leur participation à la publication de ce livre. Cet ouvrage n’aurait jamais pu voir le jour sans le travail considérable mené par Aurélia Rabah Ben Aïssa dans le cadre de son master à l’Université de la Nouvelle-Calédonie. Elle a véritablement fait revivre « Julien de Sanary ». Merci enfin à Dominique Jouve, professeure de littérature, d’avoir accepté de préfacer notre ouvrage.

Publié dans Colonisation, Histoire

Partager cet article
Repost0

Une décolonisation au présent Joseph CONFAVREUX, MEDIAPART

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Ce livre ne doit pas encore être disponible en Nouvelle-Calédonie

Ce livre ne doit pas encore être disponible en Nouvelle-Calédonie

 Des points de vue, une vision d’intellectuels qui peut permettre de mieux comprendre, de se rapprocher les uns des autres peut-être ? Je viens de découvrir ce livre mais pas encore lu grâce au tweet de notre amie Jenny Briffa. Il faut lire surtout la tribune parue dans Le Monde, co-signée par Louis Lagarde, Emmanuel Tjibaou et Jean-Marie Wadrawane. Ils sont Calédoniens. Lire cette tribune en suivant ce lien. JP

 Collection : Cahiers libres - Parution : août 2020

Une décolonisation au présent

Kanaky-Nouvelle-Calédonie : notre passé, notre avenir

L’histoire commence le 24 septembre 1853 avec la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France de Napoléon III, et elle ne s’achèvera pas le 4 octobre 2020, quel que soit le résultat du scrutin par lequel les habitants du Caillou sont appelés, pour la seconde fois, à voter pour ou contre l’indépendance de l’île. Le processus inédit engagé par les accords de Matignon de 1988, consécutifs à la tragédie de la grotte d’Ouvéa entre les deux tours de l’élection présidentielle de cette année, puis par l’accord de Nouméa de 1998, dont le préambule reconnaît pour la première fois officiellement le fait colonial de la République française, touche à son terme.

Après une transition de trente ans, la Kanaky-Nouvelle-Calédonie, ainsi que voudraient la nommer les tenants de l’indépendance, est-elle prête pour la pleine souveraineté ? Les clivages entre Kanak et Caldoches, qui ont fait des dizaines de morts pendant les années 1980, ne sont pas effacés, mais ils se sont reconfigurés, laissant aujourd’hui ouvertes aussi bien la possibilité de leur dépassement que celle d’un nouvel embrasement.

Archipel géographique, mosaïque ethnique, concentré d’invention politique, la Nouvelle-Calédonie est aussi un laboratoire institutionnel et un modèle d’intelligence collective qui nous parle, au présent, de ce qu’était notre passé et de ce que pourrait être notre avenir. Cette île, qui fut l’une des rares colonies de peuplement de la France et dont le peuple autochtone – les Kanak – a failli disparaître, pourrait-elle constituer la première décolonisation réussie de l’État français et être, grâce aux pratiques de ce peuple, le lieu d’un autre rapport à la terre, d’une économie non capitaliste et d’une politique de long terme, pour habiter ensemble un monde postcolonial ?

Lire un extrait

Joseph Confavreux (La France invisible, 2006 ; Le fond de l’air est jaune. Comprendre une révolte inédite, 2019) est journaliste à Mediapart. Il a coordonné cet ouvrage, avec la participation de Lucie Delaporte, Carine Fouteau, Ellen Salvi, Julien Sartre et Antoine Perraud.

Article du monde sur ce livre

Jenny Briffa

@BriffaJenny Fière de notre tribune avec E.Tjibaou, L.Lagarde & JM Wadrawane qui plaide pour le courage de la nuance & l’éthique de vérité des l’analyse de la question calédonienne «La posture anticoloniale venue de la métropole nous déresponsabilise »

Publié dans Colonisation, Notre Caillou

Partager cet article
Repost0

Angélus en terre lointaine de Bernard De La Vega

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Angélus en terre lointaine de Bernard De La Vega

 

Aux éditions Au Vent de Îles

Ce livre de 2012 sera présenté par son auteur lors du café littéraire du 12 septembre au restaurant l’Envergure à Boulari, ce livre mérite de revenir sur le devant de l’actualité. Il est en vente à la librairie Calédo Livres. JP

Dans ce roman historique qui se déroule en Nouvelle-Calédonie, entre la deuxième moitié du XIXe et le début du XXe siècle, Bernard de La Vega a scrupuleusement respecté le contexte historique et anthropologique du lieu où les personnages prennent vie. Les croyances mélanésiennes de la période précoloniale, l'enfer et les roublardises de l'univers carcéral, la rude adaptation des mises en concession sont peintes avec réalisme et justesse. Dans ce contexte, les personnages réels ou fictifs, prennent toute leur autonomie pour devenir des héros de roman. Le lecteur oublie alors l'Histoire des historiens pour épouser les émotions de héros lointains car elles sont aussi les siennes.

 

DE LA VEGA Bernard

Bernard de la Véga est né en France. Il obtient une licence d’Histoire-Géographie à l’Université de Bordeaux, puis une maîtrise de Géographie tropicale au CEGET (Centre d’étude de géographie tropicale) du CNRS. En 1989, dans le cadre des accords de Matignon, il est chargé de mettre en place un enseignement agricole en Nouvelle-Calédonie. Il travaille au lycée d’enseignement général et de technologie agricole de Pouembout. Aujourd’hui à la retraite, il se consacre à la recherche et à l’écriture.

Partager cet article
Repost0

Clémence et Paul, avec l’histoire des colons Feillet en filigrane d’Anne-Marie Buteri a attiré du monde à Calédo Livres

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Clémence et Paul, avec l’histoire des colons Feillet en filigrane d’Anne-Marie Buteri a attiré du monde à Calédo Livres
Clémence et Paul, avec l’histoire des colons Feillet en filigrane d’Anne-Marie Buteri a attiré du monde à Calédo LivresClémence et Paul, avec l’histoire des colons Feillet en filigrane d’Anne-Marie Buteri a attiré du monde à Calédo Livres

Clémence et Paul sont tous deux nés en France à la fin du XIXe siècle mais construisent leur avenir en Nouvelle-Calédonie puis aux Nouvelles-Hébrides. Tout d'abord installés à Tiwaka où leur vie n'est faite que de déboires, ils quittent la Nouvelle-Calédonie pour Port-Vila aux Nouvelles-Hébrides

C’est à partir du journal de sa grand-mère maternelle qu’Anne-Marie Buteri a bâti son ouvrage, un témoignage historique romancé. Ce roman a été écrit sur plusieurs années, l’auteure a pris son temps, les premiers jets date de 1984. Elle tenait à vérifier tous les détails et à relire l’histoire du pays pour réussir cette saga qui est un pan de la vie des colons Feillet (Suivre ce lien pour les découvrir). Petite-fille d’un colonel qui aurait dû finir général mais l'affrontement entre dreyfusards et antidreyfusard en a voulu autrement, l’officier était pieux. Sa descendante, probablement par atavisme, a dirigé sa causerie tambour battant. Le public composé essentiellement de descendants des colons Feillet étaient conquis d’avance. L’historienne Christiane Terrier, présente a cette causerie, buvait du petit lait en écoutant les anecdotes du récit de cette famille.

Madame Buteri a évoqué avec panache ces aventuriers, ces colons libres attirés par un El Dorado promis par le gouverneur Feillet mais la réalité était bien moins rose. Après les révoltes de 1878, la vie isolée en brousse n’était pas une sinécure, mais ce sont surtout les aléas climatiques, les maladies du café qui ont poussé Clémence et Paul à partir aux Nouvelles-Hébrides.

La colonisation, un thème polémique, est faite d’ombres, mais aussi de lumières. Les pionniers étaient souvent de bonnes personnes victimes de l’époque. Ce livre est un éclairage sur la vie de ces colons, l’histoire de la Nouvelle-Calédonie avec un grand H. L’histoire ne commence pas avec la colonisation en 1853 mais comme elle se transmet principalement avec l’écrit, les peuples de culture orale sont lésés car les écrits restent et les paroles s’envolent. JP

Pour retrouver cette histoire le livre d’Anne-Marie Buteri disponible à la libraire Calédo Livres vous attend. Il est vendu 2945 F

Clémence et Paul, avec l’histoire des colons Feillet en filigrane d’Anne-Marie Buteri a attiré du monde à Calédo Livres
Clémence et Paul, avec l’histoire des colons Feillet en filigrane d’Anne-Marie Buteri a attiré du monde à Calédo LivresClémence et Paul, avec l’histoire des colons Feillet en filigrane d’Anne-Marie Buteri a attiré du monde à Calédo Livres
Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 > >>