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colonisation

La France et ses médecins dans les océans indien et pacifique du xvie au xixe siècle de Pierre Aubry et Bernard-Alex Gauzere

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La France et ses médecins dans les océans indien et pacifique du xvie au xixe siècle de Pierre Aubry et Bernard-Alex Gauzere

Collection : Médecine à travers les siècles chez L’Harmattan, ce livre n’est pas encore arrivé en librairie à Nouméa mais peut être commandé en ligne, il est vendu 20 Euros

Ce livre traite du rôle des médecins et apothicaires dans les expéditions menées par la France du XVI e au XIXe siècle dans les océans Indien et Pacifique, qui ont entraîné des conflits larvés et des luttes d'influence sur mer et sur terre, principalement entre la France et la Grande-Bretagne, puis des guerres avec les populations autochtones comme la guerre franco-tahitienne de 1843-1847 et les révoltes des Kanaks en Nouvelle-Calédonie (1878). Médecins, chirurgiens et apothicaires embarqués étaient également des naturalistes chargés de rapporter des spécimens de plantes et d'animaux, afin d'enrichir les collections royales et le Muséum d'histoire naturelle. Les maladies infectieuses demeuraient un fléau permanent et une cause majeure de décès, ainsi que le scorbut de mer. Une contribution experte et importante à l'histoire de la découverte des Indes et des îles de l'océan Pacifique, ainsi qu'à l'histoire de la médecine.

Pierre Aubry est médecin, professeur de médecine tropicale du Service de santé des armées (E.R.), professeur émérite à la faculté de médecine d'Antananarivo (Madagascar), membre correspondant de l'Académie des sciences d'outre-mer et membre de la Société de pathologie exotique.

Bernard-Alex Gaüzère est médecin, praticien hospitalier au CHU de La Réunion (E.R.), professeur visiteur de l'université de Bordeaux, membre de la Société de pathologie exotique.

Date de publication : 19 janvier 2022

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Vient de paraître Histoire du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. De colonie à pays de Zorian Stech aux Indes savantes

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Vient de paraître Histoire du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. De colonie à pays de Zorian Stech aux Indes savantes

Zorian Stech , Histoire du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. De colonie à pays de aux Indes savantes, 2021 (Asie) disponible ne ligne Amazon, Fnac etc.

Présentation éditeur :

« Les Nouvelles-Hébrides représentent un chapitre oublié du colonialisme européen. Pourtant, entre 1906 et 1980, ce petit archipel d’environ quatre-vingts îles a été gouverné conjointement par la France et la Grande-Bretagne. L’ouvrage se concentre sur la période de 1945 à 1980 tout en fournissant un contexte historique replaçant les événements dans la période précédant la Seconde Guerre mondiale.

Aux Nouvelles-Hébrides, les Français et les Britanniques ont dû prendre en considération les aspirations et les besoins du peuple néo-hébridais, de plus en plus politiquement actif en raison de la question foncière et de l’aliénation des terres. Le lien entre l’éducation et la participation croissante des Néo-Hébridais dans la vie politique de la colonie est également exploré. Dès le début des années 1970, la vie politique aux Nouvelles-Hébrides a revêtu les caractéristiques d’une démocratie moderne : partis politiques, campagnes électorales et élections. L’ouvrage éclaire le rôle et la place de la France et de la Grande-Bretagne sur la scène politique émergente aux Nouvelles-Hébrides.

Plusieurs territoires dans le Pacifique ayant accédé à l’indépendance, les Nouvelles-Hébrides étaient vouées au même sort ; mais les positions divergentes de la France et de la Grande-Bretagne ont fait que l’indépendance n’a pas été obtenue dans la paix, mais plutôt dans le sang. »

Zorian Stech a étudié à l’université de Toronto et à l’université Lumière Lyon 2 en France avant de poursuivre ses études à l’université de Montréal, sous la direction de l’historien Samir Saul. Cet ouvrage est tiré de sa thèse.

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Ombres et lumières de la colonisation à la française de Frédéric Angleviel + Vidéo RRB

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Ombres et lumières de la colonisation à la française de Frédéric Angleviel + Vidéo RRB

Paru le 18 novembre 2021 Essai (broché), cette nouvelle publication de Frédéric Angleviel est en vente à Nouméa sur les lumières et les ombres de la colonisation à la française !!

Un ouvrage publié par un éditeur national à Paris, chez Ed. de Paris-Max Chaleil, qui aborde cette question fondamentale, non pas au niveau de la Nouvelle-Calédonie, mais au niveau mondial.

  • Première partie les lumières
  • Deuxième partie les ombres
  • Troisième partie : la colonisation fut-elle un mal nécessaire ?

Dans ce livre original, l'auteur aborde la colonisation française en essayant d'objectiver sa description et surtout ses logiques, énoncées ou inconscientes. Un travail rarement tenté car les analyses ici sont souvent brouillées par les présupposés idéologiques des deux décryptages du passé qui s'affrontent. Une phrase du préambule de l'accord de Nouméa de mai 1988 exprime bien la dualité de la perception française de ses réalités coloniales : « Le moment est venu de reconnaître les ombres de la période coloniale, même si elle ne fut pas dépourvue de lumière ». L'auteur, spécialiste de l'histoire coloniale dénommée désormais l'histoire d'outre-mer, s'est approprié cette phrase afin de l'appliquer à l'ensemble de la « colonisation à la française » entre 1830 et 1962. Cet essai prend en compte la grande diversité géographique de « l'empire colonial français », initié par la royauté, poursuivi par le Second Empire, et surtout développé et administré par la République. Si l'objectif de cet ouvrage n'est pas de valoriser ou de critiquer cette colonisation, réalité complexe qui était imbriquée dans la vie de la Nation, il est de l'interroger et de l'analyser sans parti-pris. A contrario, il se demande pourquoi des peuples constitués ou en devenir ont pu accepter d'être vassalisés aussi longtemps par une puissance exogène souvent lointaine ? Leurs différentes colonisations et leurs mutations furent-elles une étape nécessaire à leur entrée dans la mondialisation triomphante ? Comprendre ces phénomènes humains de domination et d'exploitation de l'autre dans le cadre de l'empire-patrie des droits de l'homme, participe tout autant à la compréhension des enjeux post et néo coloniaux dans les espaces francophones qu'à une nouvelle appréhension de la société hexagonale d'hier et d'aujourd'hui.

Biographie

Frédéric Angleviel, professeur des universités en histoire contemporaine, spécialiste de la colonisation, de l'évangélisation chrétienne et de l'Océanie francophone, a publié une quinzaine d'ouvrages principalement axés sur des problèmes d'outre-mer. Il travaille sur la région Asie-Pacifique, notamment l'Indochine et la Nouvelle-Calédonie. Il a reçu, en 1995, le prix Auguste Pavie de l'Académie des sciences d'outre-mer pour Les missions à Wallis et Futuna au XIXe siècle et, en 2015, le prix « sciences » du Salon du livre insulaire d'Ouessant pour Un drame de la colonisation. Ouvéa, Nouvelle-Calédonie, mai 1988. Depuis trois ans, il vit à mi-temps au Vietnam et travaille sur l'histoire de la confédération indochinoise ainsi que sur une vision plus globale de la colonisation (à la) française.

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1771. Histoire d'une rencontre, un nouvel essai de Philippe Prudhomme (mise à jour du 20-12-21)

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1771. Histoire d'une rencontre, un nouvel essai de Philippe Prudhomme (mise à jour du 20-12-21)

Mise à jour le 20 décembre 2021 un article sur Tahiti infos évoque cette parution

1771. Histoire d'une rencontre

Tahiti, le 20 décembre 2021 - Philippe Prudhomme signe 1771. Histoire d'une rencontre, un ouvrage qui revient sur la rencontre entre Louis-Antoine de Bougainville et Ahutoru, et qui livre le premier dictionnaire de la langue tahitienne selon l'auteur. Un dictionnaire reproduit dans sa graphie d'origine. L’article complet sur Tahiti infos

Photo Tahiti Info du 20 décembre 2021. En pleine forme mon copain.

Pratique

L'ouvrage est disponible chez Odyssey, en ligne ou directement auprès de l'auteur : philprud6@gmai.,com

Message de Philipe Prudhomme aux amateurs d’histoire.

Bonjour à tous,

        Je viens de consacrer un nouvel  essai  historique à Bougainville , cet explorateur philanthrope , grand savant et polyglotte, qui fut le premier inventeur d'un dictionnaire franco-tahitien. L'ouvrage intitulé "1771. Histoire d'une rencontre " qui comporte cinq documents authentiques méconnus est en VPC chez mon remarquable imprimeur lillois thebookedition.com. . J'espère que vous trouverez autant de plaisir à le découvrir que celui que j'ai eu à l'écrire et vous souhaite à tous un bel été, un bon moral et la santé qui l'accompagne.

Bien cordialement

Philippe

Il y a 250 ans Louis Antoine de Bougainville publiait à Paris, après autorisation royale, le récit de son Voyage autour du monde effectué entre 1766 et 1769. Ce véritable et grand reportage sur l’Océanie sacralisait l’Ile de Tahiti et la rencontre de deux peuples. Surtout, l’auteur offrait au monde un somptueux cadeau : le premier « dictionnaire franco-tahitien.» Cette célèbre épopée, rédigée lors du trajet vers l’Europe, n’aurait jamais existé sans l’amitié de l’auteur avec le valeureux Ahutoru qui avait tenu à l’escorter et qui fut heureux de collaborer à cette intéressante traduction !

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Le mémorial du bagne calédonien : entre les chaînes et la terre Prix Auguste PAVIE 2021

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Photo Christian Robert Radio Tahiti
Photo Christian Robert Radio Tahiti

Photo Christian Robert Radio Tahiti

Le prix Auguste-Pavie est un prix littéraire français annuel de l’Académie des sciences d’outre-mer, créé en 1983 et « destiné à récompenser un auteur ayant traité de l’Asie, de l’Indochine ou du Pacifique ».

Auguste Pavie, né à Dinan le 31 mai 1847 et mort le 7 juin 1925 à Thourie, en Ille-et-Vilaine, est un explorateur, diplomate et haut fonctionnaire français.

Recension rédigée par Emmanuel Desclèves (Source Académie d’outremer)

 L’imposant ouvrage de Louis-José Barbançon constitue une somme dédiée à l’histoire du bagne de Nouvelle-Calédonie, consécration de plusieurs décennies de recherches conduites par l’auteur sur ce sujet, ponctuées par une thèse de doctorat soutenue en 2000 et publiée sous le titre L’archipel des forçats. Histoire de la Nouvelle-Calédonie 1863-1931 (Presses universitaires du Septentrion, 2003). Cette thèseest un jalon incontournable de l’historiographie de la colonisation pénitentiaire et la première marche d’un long et méthodique travail de recherche que ce Mémorial du bagne calédonien vient consacrer avec brio.

Cette remarquable monographie à vocation patrimonialeimpressionne tant par l’ampleur du sujet traité de façon exhaustive que par ses dimensions physiques : deux volumes de plus de 1 000 pages au total, près de 7,5 kg., une iconographie extrêmement riche et une histoire qui brasse tous les aspects de la mise en œuvre de la politique de colonisation pénitentiaire conduite par la France en Nouvelle-Calédonie de 1863 à 1931.

L’auteur a questionné de nombreux centres d’archives et institutions culturelles (Archives de la Nouvelle-Calédonie, Archives nationales d’outre-mer, musée de la ville de Nouméa, centre culturel Tjibaou, archives Padre Maristi à Rome, musée maritime de Nouvelle-Calédonie, etc.) et s’est assuré le concours de spécialistes et d’un comité de rédaction. Le résultat obtenu donne un ouvrage particulièrement réussi, tant du point de vue du fond que de la forme. Il s’agit indéniablement d’un « beau livre » qui offre à ses lecteurs un ensemble documentaire notamment iconographique exceptionnel par sa richesse et sa diversité. Le premier chapitre traite justement de l’illustration et donne de précieuses indications biographiques sur les photographes et les dessinateurs sur lesquels s’appuie l’iconographie. Il faut également souligner le remarquable travail éditorial conduit par l’éditeur polynésien Au vent des îles, couronné par le Trophée de la fabrication du livre 2020 par la revue Livres Hebdo et le prix Popaï du Salon du livre océanien de Nouméa.

De 1863 à 1931, la Nouvelle-Calédonie est connue sous le nom de « la Nouvelle ». Vingt-deux mille transportés des travaux forcés, plus de 4 000 déportés politiques issus essentiellement de la Commune de Paris, près de 4 000 relégués en majorité récidivistes de délits mineurs, auxquels il faut ajouter plus de 1 000 femmes, débarquent à Nouméa, faisant de cette terre kanake du Pacifique Sud, l'archipel des forçats. Ces marginaux de la société française vont devenir le noyau de la société coloniale calédonienne. Largement majoritaire face aux colons « libres », la plupart des anciens forçats ou déportés politiques vont en effet rester dans la colonie et y fonder leur famille. Une particularité propre à la Nouvelle-Calédonie qui la rapproche plus de l’Australie et la Nouvelle-Zélande en terme d’immigration européenne, que des autres îles du Pacifique.

Louis-José Barbançon retrace l'histoire de la Transportation des forçats à « la Nouvelle ». Une histoire vécue à travers l'exemple du premier convoi de 250 forçats de l'Iphigénie, arrivés dès 1864. Le dernier convoi de bagnards est arrivé en 1897 à Nouméa, mais la fin officielle du bagne n’est prononcée qu’en 1931. Comme l'écrit l'auteur : « dans un pays d'immigration, l'importance dévolue aux premiers arrivés, pionniers volontaires ou malgré eux, reste une dominante de la conscience collective. On a les Mayflower qu'on peut ». « La colonisation pénale a été une forme de colonisation d’État, qui a permis le peuplement. C’est cela qui rend le bagne spécifique car il est, avec la colonisation libre, une des matrices de la société calédonienne », insiste M. Barbançon, lui-même héritier des deux types de colonisation.

L’auteur suit ces premiers transportés dans une étude exhaustive de leurs dossiers individuels, de leurs origines et de leur devenir personnel sur près de six décennies. Ce ne sont donc pas des forçats virtuels qui sont mis en scène, mais bien des hommes de chair et de sang replacés dans le contexte historique d'une terre de bagne, face à la répression ou à la réhabilitation. L'originalité de ce travail de mémoire tient avant tout dans le fait qu'au-delà des lois, des statistiques, de la chronologie, l'auteur tente de donner la parole à des femmes et à des hommes de rien dont il est lui-même originaire, faisant accéder ces oubliés de toujours, comme l'écrit en préface Michelle Perrot « à la dignité de l'Histoire ».

« Ce n’est pas une histoire du bagne », tient à préciser Louis-José Barbançon. « C’est un ouvrage que l’on peut ouvrir sans commencer par le début », puisque cette œuvre se veut thématique. Le livre est parsemé d’un bon millier d’illustrations. « Ce sont des illustrations avec des témoignages des anciens condamnés » a précisé l’auteur. « J’ai redonné la parole à ceux qui ne l’ont pas eue, une façon de redonner vie aux bagnards ». Et « ce n’est pas qu’une histoire de blancs non plus ». 115 Kanak ont été prisonniers, mais aussi plus de 500 Italiens, des Belges, des Suisses, tout comme des Algériens et d’autres peuples des colonies françaises.

« De ce bagne est issu une société » avoue l’auteur, qui « est sorti de la vision importée ». En tant que descendant de bagnard, Louis-José Barbançon estime avoir « une légitimité à parler ». « On n’a pas le même regard quand on est impliqué, il faut s’en méfier mais cela est un carburant », reconnaît l’historien.

Le premier volume traite du « Malheur », terme par lequel les condamnés désignaient leur condition de forçats. Un « malheur » qui débute en général à Toulon puis Saint-Martin-de-Ré et se poursuit sur les convois maritimes jusqu’à l’île Nou, où ils deviennent les « gens d’en face » aux yeux de la société de Nouméa. Autant de phases successives présentées en plusieurs chapitres qui présentent également l’activité et la vie du personnel de l’Administration pénitentiaire - qu’il soit militaire, civil, médical religieux ou encore kanak. À l’ombre du « malheur », d’autres facettes du bagne sont explorées : l’île des Pins, les minorités étrangères, arabes, asiatiques, kanak ou encore la fanfare et les artistes du bagne. Enfin, vient le sombre chapitre des punitions, des chaînes, des bastonnades, des instruments de torture, du quartier cellulaire de l’île Nou, du camp Brun, le camp de l’horreur et des exécutions à la guillotine.

Le second volume aborde le thème du travail forcé qui se décline en de multiples activités : corvées sur et en dehors de l’île Nou, travail dans les carrières ou au four à chaux, affectation dans les fermes pénitentiaires ou dans les établissements agricoles ou forestiers de l’AP, Bacouya, Prony, engagements chez les colons ou au profit des sociétés minières par les « contrats de chair humaine ». Le bagne devient bâtisseur, entrepreneur de travaux publics et l’abondance de sa main-d’œuvre en fait le principal consommateur de la colonie.

Suivent enfin les chapitres consacrés à la réhabilitation avec la présentation des centres de concessionnaires, Bourail, La Foa-Fonwhari, le Diahot et Pouembout-Koniambo. La formation ou la reconstitution de familles étant au cœur de la politique de colonisation pénale, les femmes au bagne, le devenir des enfants, les internats de l’AP sont tout autant de sujets qui, avec la libération et la condition des libérés, précèdent la longue agonie du bagne calédonien.

Cette exceptionnelle monographie s’offre comme un mémorial destiné à tous les descendants, acteurs et victimes de cette histoire, de façon qu’ils puissent mieux la connaître et la comprendre dans la perspective de cette « communauté de destin » que l’auteur appelle de ses vœux, avec le peuple kanak auquel ce passé colonial les a indéfectiblement liés.

NB : Nombreux articles sur ecrivainducaillou pour cet ouvrage à retrouver.

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La Solution Pacifique - L'Art de la paix en Nouvelle-Calédonie, une BD de Makyo et Luca Casalanguida chez Delcourt - 2021

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La Solution Pacifique - L'Art de la paix en Nouvelle-Calédonie, une BD de Makyo et Luca Casalanguida  chez Delcourt - 2021
La Solution Pacifique - L'Art de la paix en Nouvelle-Calédonie, une BD de Makyo et Luca Casalanguida  chez Delcourt - 2021
La Solution Pacifique - L'Art de la paix en Nouvelle-Calédonie, une BD de Makyo et Luca Casalanguida  chez Delcourt - 2021

Chez Delcourt éditeur Bientôt en librairie à Nouméa, déjà disponible en ligne.

La Solution pacifique est parue hors collection. Cette BD raconte une période sombre de notre histoire, « Les événements », à travers le prisme d’un fonctionnaire zoreille qui débarque et ses administrés kanak. Un témoignage peut-être différent que celui des Calédoniens, dit de souche. Les Calédoniens d’origine européenne n’aiment pas trop le terme Caldoche qui a vu le jour durant la période d’affrontements des années 1980. Il est repris dans ce live comme par la majorité des habitants sur le Caillou aujourd’hui. Les premières pages de cette BD semblent relater l’histoire avec beaucoup de pédagogie, pour les enfants, ou les métros peut-être. Il faudra lire en entier l’ouvrage pour en savoir plus. Soyons curieux ! JP

Lire un extrait en suivant ce lien

Scénariste

Makyo, Jean-Edouard Gresy

Illustrateur

Luca Casalanguida

Résumé

Lorsque Christian Kosar, nommé sous-préfet, arrive en Nouvelle-Calédonie, les tensions entre Kanaks et Caldoches sont très vives. Elles culminent lors de la prise d'otages d'Ouvéa et sa sanglante répression. Michel Rocard, alors premier ministre, forme une « Mission du dialogue » pour pacifier le territoire. C'est ce pan méconnu de l'histoire coloniale française que l'on redécouvrira ici.

A noter : Paul Fizin a été le conseiller historique pour cet ouvrage qui vulgarise une vision de l’histoire récente du Pays.

Editions Delcourt

Premier groupe indépendant d’édition de BD francophone, le Groupe Delcourt se caractérise par un dynamisme qui ne se dément pas depuis sa création en 1986

La Solution Pacifique - L'Art de la paix en Nouvelle-Calédonie, une BD de Makyo et Luca Casalanguida  chez Delcourt - 2021La Solution Pacifique - L'Art de la paix en Nouvelle-Calédonie, une BD de Makyo et Luca Casalanguida  chez Delcourt - 2021
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Pwaola Ögeme Ni, un documentaire d'Aurélie Chiron-Neaoutyine en compétition au Festival Anûû-rû Âboro

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L'anthropologue Alban Bensa est l'auteur du livre "Les sanglots de l'aigle pêcheur", qui recueille des témoignages et récits de personnes qui portent l'histoire de 1917. 42 ans après son dernier passage, il rend visite au grand-père de la réalisatrice en revenant à Tiwaka. Un moment très émouvant à découvrir dans le film.

Pwaola Ögeme Ni, un documentaire d'Aurélie Chiron-Neaoutyine en compétition au Festival Ânûû-rû Âboro, à ne pas manquer vendredi à 19h20 sur CALEDONIA !

 

À la tribu de Netchaot sur la côte Ouest, la révolte kanak de 1917 est sévèrement réprimée par l’armée coloniale. Les maisons sont brûlées, les hommes tués et les champs détruits… les familles sont forcées de fuir. Luc Waly, descendant du chef Pwädé, nous raconte cet épisode douloureux, du départ de Netchaot jusqu’à l’installation de son clan à Tiwaka, de l’autre côté de la montagne.

 

Aurélie Chiron-Neaoutyine, journaliste à CALEDONIA, signe son premier documentaire Pwaola Ögeme Ni (Paola nous sommes là) en compétition au Festival Anûû-rû Âboro. Une projection est prévue pour la cérémonie coutumière d'ouverture et il sera diffusé en même temps sur CALEDONIA ce vendredi 18 octobre 2019 à 19h20.

 

Des articles de mon blog :

 

Alban Bensa, a donné une conférence ce lundi 28 septembre à la bibliothèque Bernheim pour son récit de la rébellion de 1917, un soulèvement réprimé dans le sang, environ 300 Kanak sont tués, sans compter les déplacements de populations et la destruction d’habitations. Un livre magistral qui fera date, avec un titre magnifique inspiré par un poème qui retrace sur 800 vers cet épisode douloureux de l’histoire du Caillou recueilli par l’anthropologue chez les habitants de la région de Koné… Suite de cet article

Un autre article sur la présentation du livre

 

NB : Adrian Muckle coauteur des Sanglots de l’Aigle Pêcheur fait une causerie ce soir à la librairie Calédo Livres et un conférence au centre culturel JMT demain. JP

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Conférence à la bibliothèque Bernheim avec Seloua Luste Boulbina

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Le directeur de la bibliothèque, la conférencière Seloua Luste Boulbina , Paul Fizin, notre docteur en histoire et la collaboratrice de Christophe Augias, le directeur

Le directeur de la bibliothèque, la conférencière Seloua Luste Boulbina , Paul Fizin, notre docteur en histoire et la collaboratrice de Christophe Augias, le directeur

La coutume, (cliquez pour agrandir et voir l'image dans son intégralité)
La coutume, (cliquez pour agrandir et voir l'image dans son intégralité)La coutume, (cliquez pour agrandir et voir l'image dans son intégralité)

La coutume, (cliquez pour agrandir et voir l'image dans son intégralité)

Chercheuse associée à l'Université de Paris VII (France), Seloua Luste Boulbina s'intéresse aux questions postcoloniales dans leurs dimensions politiques et culturelles. Le thème de sa conférence Ataï et les coupeurs de tête à quelques mois notre dernier référendum aurait pu dissuader le public de venir l’écouter, mais les Calédoniens sont curieux, ils veulent être éclairés. Le public a répondu présent. Une preuve qu’en Nouvelle-Calédonie nous avons la maturité pour aborder les sujets qui fâchent ou délicat.

Comme le veut la coutume et en présence des représentants coutumiers du sénat Paul Fizin a fait le geste, avant de préciser le thème de la conférence qui n’était pas de refaire l’histoire d’Ataï  mais de parler du symbole, de la tête et cette restitution, un retour comme le précisera la chercheuse, car la France a soigneusement évitée restitution pour préférer le terme retour. Paul Fizin a bien tracé le contour de la conférence dans sa présentation en parlant surtout de la mémoire et de la signification de la tête, personnalisation du chef. C’est sur ce terrain que la chercheuse philosophe a d’emblée orientée sa conférence en évoquant la guillotine du musée de Bourail et même la tête de Jean-Baptiste sur un plateau de la bible. Le ton était donné. Les coupeurs de têtes ne sont pas ceux que l’on croit. On a beaucoup étêté dans les colonies. Un réquisitoire contre le colonisateur assumé par la chercheuse qui a dénoncé les horreurs de l’anthropologie physique. Les théoriciens des races avaient besoin de trophées pour les étudier et les exposer. Le musée de l’homme à Paris détient 18 000 crânes et 23 000 restes humains, la plus grande collection du monde, dit-on. Il n’y a pas de quoi être fier. Mais c’était avant, comme on dit. Paul Fizin, en fin de conférence, a ramené un peu de sérénité en rappelant à la chercheuse que « la restitution », a été et sera l’objet de cérémonies de la part de toutes les communautés. Un consensus étonnant, une preuve de la volonté de vivre ensemble que Seloua Luste Boulbina a qualifiée d’œcuménique. Je pense que la réalité du pays échappe un peu aux gens de l’extérieur, car un gros travail de compréhension mutuelle est fait par les Calédoniens depuis quelques années. Un gros effort de mémoire reste encore à faire. Ces docteurs, chercheurs, historiens y contribuent. JP

Les ouvrages sur Ataï sont nombreux en Calédonie

L'Afrique et ses fantômes : Écrire l'après de Seloua Luste Boulbina

Un ouvrage de 2015 disponible sur Amazon ou FNAC

« Me demandant comment introduire au mieux une réflexion sur le devenir décolonial, il m’a semblé qu’un témoignage était sans doute la meilleure entrée en matière. Ce que vivent les gens, ce qu’ils portent en eux mais aussi entre eux, quoique souvent imperceptible, n’est pas toutefois inaccessible. Les troubles coloniaux, les issues postcoloniales, les devenirs décoloniaux ne sont pas seulement des événements historiques, des phénomènes politiques. Ils sont, également, des perturbations ou des améliorations de la communication, en soi et entre soi. »

Seloua Luste Boulbina introduit ainsi son texte qu’Achille Mbembe commente de la façon suivante dans la préface qu’il en donne : « L’histoire, la langue et la colonie sont, dans ce texte sobre et incisif, mis en relation avec l’architecture (intérieure), la politique (interne), l’espace sexué et le genre dévoilé. Seloua Luste Boulbina se démarque de toute une tradition de la critique aussi bien anglo-saxonne que francophone (...)

Elle inscrit son effort théorique et méthodologique dans la logique de la vieille injonction de se connaître soi-même, qui implique la reconnaissance de l’émergence du sujet comme expérience d’émergence à la parole et au langage, et par ricochet à la voix. (...) Plus qu’une doctrine, c’est donc une démarche qui est proposée. Cette démarche fait une large place à l’indétermination, à l’instabilité, à l’hésitation et au mouvement. Mais elle postule également que la postcolonie est, avant tout, un "entre mondes", une relation non seulement externe et objective, mais aussi interne et subjective. »

Un public très attentifs composé de personnes très au fait du sujet.

Un public très attentifs composé de personnes très au fait du sujet.

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Ataï et les chasseurs de tête par Seloua Luste Boulbina et Paul Fizin jeudi à la bibliothèque Bernheim.

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Ataï et les chasseurs de tête par Seloua Luste Boulbina et Paul Fizin jeudi à la bibliothèque Bernheim.

Seloua Luste Boulbina est chercheuse associée à l'Université de Paris VII (France), elle s'intéresse aux questions postcoloniales dans leurs dimensions politiques et culturelles. En attendant de l’écouter, le rédacteur de ce billet à récupérer quelques informations sur la spécialité de cette chercheuse. JP

Lien vers article du Monde sur la restitution du crâne de l'insurgé kanak Ataï

Ce que dit Wikipédia sur la définition d’études postcoloniales :

Les études postcoloniales (de l'anglais postcolonial studies) sont un champ de recherche apparu dans les années 1980 aux États-Unis, plus tard en Europe, en réaction à l’héritage culturel laissé par la colonisation. Elles s’inscrivent dans la démarche critique du discours postmoderne. L'adjectif «postcolonial», qui renvoie aux théories et écrits du postcolonialisme, ne doit pas être confondu avec le terme «post-colonial», qui désigne la période ultérieure à la colonisation.

L'Orientalisme d’Edward Saïd (1978) est généralement considéré comme le texte fondateur du postcolonialisme. Selon certains spécialistes, les fondements du postcolonialisme seraient à trouver plutôt dans les œuvres de Frantz Fanon (Peau noire, masques blancs, 1952 et Les Damnés de la Terre, 1961), le livre Portrait du colonisé, d’Albert Memmi (1957).

En tant que théorie littéraire, il fournit des outils critiques permettant d'analyser les écrits produits par les auteurs issus d'anciennes colonies, et de façon plus globale porte un regard critique sur le colonialisme. Ces colonies incluent principalement les pays faisant partie des anciens empires français, britanniques, espagnols et portugais, à savoir les pays d'Afrique, l'Inde, les pays de l'ancienne Indochine française, d'Asie de l'Ouest les Caraïbes et les pays de l'Amérique latine. Les œuvres produites au Canada, en Nouvelle-Zélande et en Australie peuvent également être analysées dans le cadre des études postcoloniales, surtout en ce qui a trait à la littérature de leurs populations autochtones. La large étendue des nations, des peuples, des formes d'écriture, des langues, des thèmes et des enjeux soulevés qui forment la littérature des anciennes colonies donnent à cette dernière une richesse inestimable.

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Flocons anonymes de Bob Cooper, le dernier ouvrage du plus prolifique auteur calédonien est en librairie

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Jean-Marie Creugnet sur le Deck au SILO 2020

Jean-Marie Creugnet sur le Deck au SILO 2020

Jean-Marie Creugnet est intarissable pour témoigner à travers ses personnages du 19e Siècle, du début de la colonie. Avec 18 romans Bob Cooper a dépassé son maître Creugnet. JP

Auteur : Bob Cooper

Éditeur : Paterna Paternis éditions, une publication d'août 2021

Comme beaucoup de Lorrains et Alsaciens, chassés par la guerre de 1870, la famille Merlebach a trouvé refuge en Nouvelle-Calédonie.

D’abord séminariste à Ars-sur-Moselle, puis militaire conscrit, le Lorrain Léopold avait trouvé une place à la poste de Metz. Cela l’amena à solliciter, de préférence à la vie de colon en brousse, un emploi à la poste de Nouméa en 1872.

Ayant reçu une concession gratuite de dix hectares à Moindou, il tenta l’expérience agricole calédonienne pendant une trentaine d’années.

Chez Calédo Livres à 2 200 XPF TTC

 

Jean-Marie Creugnet est né à Nouméa en 1940. Après des études secondaires au petit séminaire de St Léon à Païta, complétées par deux années de philosophie et une année de théologie. Il fût un temps contrôleur des postes, agent immobilier, agent spécial d'assurances et courtier. Il a entrepris de décortiquer les événements du temps passé sur une période débutant en 1855 et allant jusqu'à sine die.

Une saga de dix ouvrages couvre la période de 1855 à 1893. Deux autres livres nous amènent à 1900 et une autre série, La Gazette de la Belle Époque en quatre tomes à 1901, 1902, 1903 et 1904. Jean-Marie Creugnet continue à nous faire découvrir son histoire du pays jusqu’en 1911, à travers six autres ouvrages.

En mars 2015, il a reçu le prix Arembo qui récompense un auteur résidant en Océanie, écrivant en français, notamment pour sa contribution au développement culturel de son pays ainsi que pour sa capacité à livrer un témoignage sur son époque.

Bob Cooper en Dédicace pour soulager Jean-Marie après son passage sur le Deck

Bob Cooper en Dédicace pour soulager Jean-Marie après son passage sur le Deck

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