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colonisation

Le pays du Non-Dit chez Humanis de José-Louis Barbançon pour Noël

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Photo de Joël PAUL avec le livre de Louis-José Barbançon

Photo de Joël PAUL avec le livre de Louis-José Barbançon

À neuf jours de Noël, j’espère que Le pays du Non-Dit, la réédition de l’ouvrage de Louis-José Barbançon est dans toutes les bibliothèques ou dans vos projets de cadeau. Ce livre reste une réflexion intéressante pour ceux qui s’intéressent véritablement au Caillou. Il ne mâche pas ses mots l’historien, il ne fait pas l’unanimité mais il faut le lire ou l’écouter mieux comprendre la Nouvelle-Calédonie et ses habitants. Chaque mot est pesé dit, sans langue de bois. C’est tout l’intérêt de cet essai, la sincérité !

 

Collection Archipels chez Humanis disponible à compter du 27/07/2019.

 

198 pages, Prix public : 2890 XPF

 

Présentation : Initialement paru en 1992, Le pays du Non-Dit s'est immédiatement imposé comme un ouvrage de réflexion majeur sur la Nouvelle-Calédonie, son passé, ses blessures et ses voies d'avenir. Épuisé pendant deux décennies, l'ouvrage n'a pourtant jamais cessé d'être cité et d'alimenter les propos et les débats qui l'ont suivi. À travers cette réédition, nous sommes heureux de le rendre à nouveau disponible auprès du grand public.

 

Le pays du Non-dit chez Calédo Livres sur mon blog

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Samedi 30 novembre 2019 de 10h à 12h : Agnès Brot dédicacera son dernier ouvrage AUGUSTE MARCEAU. LE MISSIONNAIRE DES MISSIONNAIRES à Calédo Livres.

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Préface de Roch Wamytan, président du Congrès de Nouvelle Calédonie,

Postface de Mgr Jean-Yves Riocreux, évêque de Guadeloupe.

 

Né à Châteaudun en 1806, François-Auguste Marceau choisit la Marine à l'issue de ses études à Polytechnique. Brillant officier, il fut l'un des premiers spécialistes et défenseurs de la marine à vapeur. Connu pour son anticléricalisme virulent, sa vie de débauche et son caractère cassant, il connut une conversion à l'âge de 36 ans. Il décida alors de quitter la marine royale pour mettre son métier de marin au service de sa foi. Il participa à la création de la Société Française d'Océanie destinée au transport des missionnaires dans le Pacifique. Comme commandant du trois-mâts L'Arche d'Alliance, il sillonna l’Océanie pendant 44 mois au service des missionnaires qui trouvèrent en lui une aide précieuse et un exemple de vie chrétienne. Marceau rêvait de fonder une marine missionnaire liée aux Maristes mais sa mort prématurée en 1851 à Tours l'en empêcha.

 

Au sommaire :

Préface, introduction : Le réveil des missions - Le voyage - L'arrivée en terre de mission - La correspondance de la marine

Discours du Père Rougeyron

Marceau avant sa conversion

Sa conversion, 1806-1841

Son amitié spirituelle avec Léon Papin-Dupont le saint homme de Tours

Le comte d'Eu

Le départ des maristes vers l'Océnaie

De l'idée de Louis-Victor Marziou et de Auguste Marceau, à propos du transport des missionnaires

Comment a été accueilli le projet de la Société Française de l'Océanie

Marceau voudrait créer une marine religieuse

Marceau et l'Arche d'Alliance

Le grand départ

Marceau parcourt l'Océanie au service des Missions

Marceau, missionnaire laïc, Marziou homme d'affaires chrétien, les difficultés de la Société française de l'Océanie

Postface - Annexes I, II - Bibliographie;

Un cahier de 16 pages de photos en noir et blanc hors-texte

 

L'auteur : Agnès Brot

Diplômée de l'institut d'études politiques de Toulouse. Agnès Brot est spécialiste de l'histoire de l'Église des XIX° et XX° siècles. Elle a aussi dirigé le Centre d'études Edmond Michelet.

Guillemette de la Borie est journaliste. Elle a longtemps travaillé pour la presse jeunesse (Pomme d'Api, Phosphore) puis pour La Croix. Elle est aussi l'auteur d'essais sur l'éducation, de biographies, de nouvelles et de romans (Presses de la Cité).

 

Du même auteur

Agnès Brot

Héroïnes de Dieu

L'épopée des religieuses missionnaires au XIX° siècle

Samedi 30 novembre 2019 de 10h à 12h : Agnès Brot dédicacera son dernier ouvrage AUGUSTE MARCEAU. LE MISSIONNAIRE DES MISSIONNAIRES à Calédo Livres.

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La vie et l’œuvre de Louis Antoine de Bougainville, par le Professeur Gabriel Valet. Conférence du samedi 30 novembre 2019 dès 14h30

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La vie et l’œuvre de Louis Antoine de Bougainville, par le Professeur Gabriel Valet. Conférence du samedi 30 novembre 2019 dès 14h30

La Société d'Etudes Historiques de la Nouvelle-Calédonie

fête ses 50 ans !

Gabriel Valet 2018 photo JP

 

Dans le cadre du cinquantenaire de la Société d’Etudes Historiques de la Nouvelle-Calédonie (SEH-NC), le musée maritime de Nouvelle-Calédonie a le plaisir d’accueillir trois conférences proposées par cette importante institution qui partage son action entre la recherche historique, la publication de ses travaux et la transmission du patrimoine calédonien. La vie et l’œuvre de Louis Antoine de Bougainville, par le Professeur Gabriel Valet, président de la SEH-NC, à 14h30.

Louis Antoine de Bougainville (1729-1811) nommé capitaine de vaisseau dirige en 1766, à bord de la Boudeuse, la première expédition française autour du monde qui durera 28 mois. Fort de son expérience, il sera également sollicité pour préparer plusieurs autres expéditions maritimes, dont celle de Lapérouse et celle de Nicolas Baudin sur les côtes australiennes.

 

Un grand spécialiste du comte de Bougainville vit en Polynésie et est président d’une association des amis de Bougainville, Philippe est un ami, je vous recommande ses livres comme celui-ci-dessous. JP

 

Le fabuleux destin du comte de Bougainville, par Philippe Prudhomme. Paru en mars 2018

 

C’est en avril 1768 que l’expédition montée par Louis-Antoine de Bougainville arrive à Tahiti. Son séjour n’a duré que neuf jours et pourtant, il a changé le cours de l’histoire océanienne ; la nôtre également, car la relation de cette exploration a exercé une véritable influence sur la société de son temps.

 

Issu d’une famille bourgeoise aisée, Louis-Antoine de Bougainville est le modèle de "l’enfant des Lumières". Il a réussi à inventer sa vie comme il l’a voulu malgré les embûches, les médisances et les coups du sort.

 

Epris de liberté et de grands espaces, il a traversé le vaste monde avec une chance incroyable et son œuvre littéraire singulière a bercé les rêves de générations de lecteurs en recherche d’un ailleurs plus heureux.

 

Jalousé, calomnié dénigré ce « chevalier des Temps Modernes » était avant tout une personnalité forte qui aimait la vie. Il écrivait avec lucidité « Faire son devoir, c’est déjà le chemin du bonheur ». Une devise qui l’a conduit au sommet de la gloire, nous communiquant, à travers le temps, une conception idéale du bonheur que nous partageons encore avec lui, aujourd’hui.

 

Site de l'auteur : htt://lesamisdebougainville.wifeo.com

PRUDHOMME PHILIPPE

Chevalier des Palmes académiques pour services rendus Outre-mer, Philippe Prudhomme, Professeur de lettres-histoire. Il a suivi ses études à l'UER d'histoire de la Sorbonne où il a été marqué par son professeur Michel Mollat le grand médiéviste et père fondateur de l'histoire des "Grands Voyageurs". En histoire moderne il a suivi l'enseignement de Roland Mousnier sur la société "d'ordres".

 

En 1968 il se passionne pour la Révolution Française et c'est en bon disciple d’Albert Soboul qu'il entreprend ses premières recherches sur le rôle de la Franc-maçonnerie avant 1789. Après sa réussite au CAECET, il enseigne au lycée professionnel Benjamin Franklin près de Melun puis choisit de s’expatrier. Curieux hasard du destin, il a enseigné dans toutes les îles du Pacifique où Bougainville a séjourné. C'est donc en toute logique qu'il s'est très vite passionné pour l'épopée de ce célèbre navigateur pourtant très mal connu.

 

D'abord, en écrivant la biographie romancée d'Ahutoru premier Tahitien ayant séjourné en France, en 1769. Il a voulu réparer une injustice de l'histoire faite à ces deux personnages qui ont tant marqué de leur souvenir le "Siècle des Lumières" et qui furent injustement occultés quelques années après leur retour par le mystérieux naufrage de La Pérouse.

 

Il crée en 2008 l'association des Amis de Bougainville et un site internet devenu la référence sur cette période de la vie polynésienne.

 

Auteur éclectique et humaniste, il n'hésite pas à sortir des sentiers battus et, refusant tout dogmatisme, sa passion pour le siècle des "Lumières" comme son essai "Diderot et Bougainville" ne l'empêche pas de se pencher sur les problèmes du monde actuel en s'essayant au roman policier.

 

Son premier polar "On rit jaune à Tahiti" a reçu le prix des Etudiants de l'université de Polynésie française.

 

Membre de l'Association des Ecrivains de Langue française, il alterne avec fougue les ouvrages consacrés à notre époque et se replonge avec délectation dans le 18ème. Entre la réalité sordide et les valeurs qui ont fait la France. Dernièrement, il publie un conte original pour adultes et adolescents sur l'addiction dans notre société où il établit une parabole touchante entre la condition animale et celle des humains : "Les histoires d'ânes ne sont pas forcément des âneries".

 

En janvier 2016 il a été nommé responsable scientifique de la mission organisée par le Service Hydrographique d'Outre Mer et la marine nationale sous l'égide du Ministère de la culture de Polynésie française pour la recherches d'éventuelles ancres perdues par Bougainville dans la passe dite de "La Boudeuse" en 1768.

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Maunten de Drusilla Modjeska AU VENT DES ILES sur le salon de Papeete lire en Polynésie

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Maunten de Drusilla Modjeska AU VENT DES ILES sur le salon de Papeete lire en Polynésie

Résumé :

Destins croisés, mystères, secrets, intégrité, liens ambigus et grands questionnements… par le biais d’une superbe histoire d’amour et d’amitié qui commence peu avant l’accession de la Papouasie-Nouvelle Guinée à l’indépendance (1975) et se poursuit trente ans plus tard, Drusilla Modjeska explore les contradictions du colonialisme et du post-colonialisme, les difficultés à unifier ce pays aux huit-cents langues, et le décalage vertigineux entre fonctionnement coutumier et démocratie occidentale. Elle nous donne à écouter tous les acteurs, sans jamais simplifier.

 

Description du produit

Présentation de l'éditeur

«Maunten» est un récit épique, ambitieux dans son ampleur et somptueux dans sa réalisation. Il ne peut que couronner la réputation déjà impressionnante de Drusilla Modjeska

 

Biographie de l'auteur

Née en Angleterre en 1946, Drusilla Modjeska est une des écrivaines les plus acclamées d'Australie où elle émigra en 1971, après avoir vécu en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elle a publié trois romans et six recueils d'essais ou mémoires, couronnés de nombreux prix et récompenses. Elle est particulièrement admirée pour sa capacité à intégrer son vécu dans ses oeuvres romanesques. En 2011, elle a cofondé SEAM, une organisation caritative promouvant l'alphabétisation en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Commentaire d’une lectrice sur Babelio le 2 novembre 2019 que je partage pleinement

 

Très beau roman qui m'a fait voyager et découvrir la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il est habilement construit en deux parties, l'une centrée sur la période cruciale des cinq années précédant l'indépendance de ce pays et l'autre trente ans plus tard avec le retour au pays d'un jeune Papou élevé en Occident.

Le roman aborde de multiples sujets. La Papouasie-Nouvelle-Guinée a dû faire face aux nombreux problèmes rencontrés par les pays colonisés. Comment préserver les traditions tout en s'inscrivant dans le monde en devenant un état au sens moderne ? Comment conserver son identité dans ce processus alors que l'identité à l'échelle de cette terre est déjà multiple et diverse ? Il y a des choix à faire et des directions à prendre qui ne peuvent pas satisfaire tout le monde au niveau économique et politique. Le livre rend bien compte des nombreuses opinions à travers les différents personnages. L'ensemble est nuancé, réaliste, sans manichéisme ou simplification.

Il est aussi question de la construction de l'identité individuelle et des racines à travers deux générations de Papous qui ont grandi entre deux cultures, qui se perdent parfois et entreprennent un voyage par la culture et par la terre pour se retrouver eux-mêmes.

La nature est omniprésente dans le roman qui parle aussi des combats modernes pour sa sauvegarde en traitant le sujet de procès pour sauver une terre très prisée des entrepreneurs peu soucieux d'écologie.

J'ai appris énormément sur ce pays, son histoire, ses peuples et la pratique artistique des tapa (tissu d'écorce peint) produite par les femmes et qui sont au centre du roman. J'y ai également trouvé beaucoup d'informations sur l'anthropologie, le film ethnographique et la photographie. L'auteur a voulu abordé beaucoup de sujets et elle y a plutôt joliment réussi. Ses descriptions sont vivantes et subtilement nourries par sa connaissance du pays sans faire étalage ou catalogue. Elle a su soigneusement mêler la vie des personnages et la grande histoire qui s'enrichissent et s'éclairent mutuellement.

Pour finir, je voudrais souligner la beauté de l'objet livre des éditions Au vent des îles. Que ce soit la couverture, la reliure, le papier, le format, la typographie ou l'impression, tout est fait pour rendre la lecture agréable en plus de nous permettre de découvrir des textes originaux.

 

PS : Il me reste quelques pages à lire avant la fin. On apprend beaucoup de choses avec ce livre sur l'avant, le pendant et l'après colonisation dans notre région de Mélanésie. Joël PAUL

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ATAÏ, UN CHEF KANAK AU MUSÉE. Histoires d'un héritage colonial de Christelle Patin (préface de Alban Bensa). (2019)

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ATAÏ, UN CHEF KANAK AU MUSÉE. Histoires d'un héritage colonial de Christelle Patin (préface de Alban Bensa). (2019)

Originaire de la région de la Foa en Nouvelle-Calédonie, le chef Ataï, personnage emblématique de l’insurrection kanak de 1878, fut tué lors des opérations de « pacification » de l’île. Sa tête et une main furent livrées par des auxiliaires kanaks à l’armée française puis envoyées dans les collections d’une société savante, la Société d’ Anthropologie de Paris. Débute alors, au sein du musée, la seconde vie d’Ataï marquée par une « transmutation » du trophée martial en spécimen scientifique. Sa dépouille sera rendue à ses descendants en 2014.

 

Tantôt figure du « sauvage » beau et anthropophage, ou du chef tacticien et insoumis, tantôt figure du révolutionnaire libérateur d’un peuple assujetti ou du pacificateur d’une colonie de peuplements, les interprétations passées et actuelles du Kanak Ataï offrent de multiples visages à explorer. Elles sont aussi indissociables de l’histoire plus générale des collections anthropologiques constituées de restes humains, héritage complexe aujourd’hui sensible.

Les chapitres de ce livre offrent des clés de lecture permettant d’appréhender les différents modes d’appropriation des éléments de corps humain du chef Ataï lors de leur parcours patrimonial, les logiques et les enjeux sous-jacents. À partir de l’analyse de nombreuses archives inexplorées, d’entretiens avec les scientifiques-conservateurs, l’auteur s’attache à reconstituer chacune des étapes de la patrimonialisation du chef kanak par la communauté des anthropologues — prélèvement du corps ou parties en 1878, transport, catégorisation, transformation, étude scientifique, exposition puis restitution en 2014 — afin d’en cerner l’évolution des mécanismes, intérêts personnels, enjeux collectifs et spécificités. L’analyse se veut aussi comparative, confrontant tour à tour les pratiques de la Société d’Anthropologie de Paris à celles du Muséum national d’Histoire naturelle ainsi que les destinées de spécimens collectés en Nouvelle-Calédonie en cette fin de xixe siècle.

Christelle Patin est professeure de sciences de la Vie et de la Terre et chercheure associée en anthropologie historique et culturelle au Centre Alexandre Koyré. Ses recherches portent sur la patrimonialisation des restes humains des collections d’histoire naturelle, leur histoire et dialectiques contemporaines.

 

Patin (Christelle), Ataï, un chef kanak au musée : histoires d'un héritage colonial, Paris : Muséum national d'Histoire naturelle, 2019, 543 p. (Archives ; 28).

Source Muséum de Paris

Image dans la page de garde du livre

Image dans la page de garde du livre

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1878 : deux regards sur l’Histoire sur CASOAR, blog né de la collaboration d’élèves ou anciens élèves spécialisés en arts et anthropologie de l’Océanie à l’École du Louvre de Paris.

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1878 : deux regards sur l’Histoire

PUBLIÉ LE 30 octobre 2019

     C’est un tout petit livre rouge qui ne paye pas de mine. Mais il contient trois choses essentielles : les carnets de campagne d’un artilleur bourguignon, un récit de guerre kanak1 et une présentation d’Alban Bensa. Il est publié par Anacharsis, maison d’édition dont la devise est « Rencontres entre cultures », au sein de la collection Framagouste (qui entend dépasser les « chatoiements d’un exotisme de pacotille »)2 parmi un ensemble de témoignages, de récits de voyage, et de portraits sans fars du colonialisme… Suivre ce lien pour la suite

 

1878

CARNETS DE CAMPAGNE EN NOUVELLE-CALÉDONIE

Michel Millet

 

Précédé de La Guerre d’Ataï, récit kanak

Présentation d’Alban Bensa

Nouvelle édition

 

En 1878, les Kanak de Nouvelle-Calédonie, écrasés par la machine coloniale française, se révoltent sous le commandement du chef Ataï. La France fait donner la troupe, et c’est ainsi que Michel Millet débarque à Nouméa comme simple artilleur.

 

Michel Millet consigne dans ses Carnets de campagne les marches et contremarches à pousser dans la forêt moite un canon qui s’enlise, parle des privations, du sommeil rare, des ennemis invisibles, des colons et des bagnards, de cette Grande Insurrection noyée dans le sang.

 

Mais les carnets de Michel Millet ne sont pas un simple document. Tout juste alphabétisé, il entre en littérature par effraction. Ignorant toutes les conventions, orthographiques, syntaxiques ou grammaticales, il se fabrique une écriture sans équivalent, qui parvient, à force de volonté, à une puissance saisissante. Ses phrases, en touches impressionnistes, souvent pleines d’humour, peignent cette armée française en campagne, évoquant comme par inadvertance le Casse-pipe de Céline. Et sous sa plume surgissent les atmosphères de la Grande Terre plongée dans le chaos : villages de cases brûlés, colons massacrés, têtes de Kanak tranchées et portées en trophées...

 

La Guerre d’Ataï, telle que la dénomment les Kanak, est encore aujourd’hui dans les mémoires ; la traduction d’un récit contemporain face au texte de Millet dévoile, entre la parole kanak et l’écriture au ras du sol du soldat français, l’abîme d’incompréhension qui sépare les deux mondes. Une déchirure que l’on cherche toujours à exprimer par de justes mots.

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Causerie sur le livre Yeiwene,Yeiwene de Hamid Mokaddem et Le Oui minoritaire de Luc Énoka Camoui et Georges Waixen Wayewol en présence des auteurs

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Causerie sur le livre Yeiwene,Yeiwene de Hamid Mokaddem et Le Oui minoritaire de Luc Énoka Camoui et Georges Waixen Wayewol en présence des auteurs

La causerie se passera à la médiathèque communale de Pouébo le Jeudi 31 0ctobre 2019 de 18h à 19h.

 

 

YEIWENE YEIWENE Construction et Révolution de Kanaky (Nouvelle-Calédonie)

 

Trois hommes, trois militants, Jean-MarieTjibaou, Éloi Machoro et Yeiwene Yeiwene ont marqué dans les années 80 l'irruption du peuple kanak sur la scène internationale. Tous les trois ont été assassinés et ont donné leur vie pour l'émancipation de leur peuple. À l'extérieur de Kanaky ( Nouvelle-Calédonie ),  Yeiwene Yeiwene est relativement peu connu et souvent présenté comme le "lieutenant" de Jean-Marie Tjibaou. Par cet ouvrage, Hamid Mokaddem entend démontrer l'importance de ce leader, de par sa personnalité indépendante et sa contribution politique décisive. Il voudrait inciter les jeunes Kanak à s'emparer de leur histoire trop souvent écrite par d'autres.

    En s'appuyant tout autant sur les documents et archives que sur les récits des acteurs, témoins et familiers de Yeiwene Yeiwene, il retrace ainsi les évènements qui ont vu la naissance du mouvement national kanak jusqu’à la séquence révolutionnaire des années 80 aux accords de Matignon-Oudinot et de Nouméa. Un outil précieux pour 2018 année du référendum sur l’avenir de ce territoire colonisé depuis 1853.

 

    Hamid Mokaddem est professeur agrégé de philosophie à l’Institut de formation des maîtres de Nouméa. Il vit et travaille en Nouvelle-Calédonie depuis 1989. Auteur de plusieurs ouvrages dont Ce souffle venu des ancêtres... L’œuvre politique de Jean-Marie Tjibaou, aux éditions Expressions et de nombreux articles scientifiques sur l’Océanie.

 

En vente à Nouméa au prix de 1 710 XPF / 14.31€ et par le net sur Book’in Pacific

 

Hamid Mokadden sera l’un des invités du salon Lire en Polynésie

Dates du salon : du jeudi 14 au dimanche 17 novembre 2019

Lieu : La Maison de la Culture/ TFTN

Thème : Histoires d’îles

 

Le Oui minoritaire (édition Courte Echelle-Transit/Expressions 2018)

Collection Kanaky-Calédonie, La Courte Échelle / Éditions du Transit, 2019

 

Reportage, document politique, actualité

Lors du référendum du 4 novembre 2018, à la question « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? », 56,7 % des électeurs ont répondu non et 43,3 % oui. Le score des indépendantistes a été plus fort que prévu et a rendu espoir au peuple kanak.

 

Les textes de ce livret sont ceux d’acteurs impliqués dans le devenir souverain du pays (Hamid Mokaddem, Luc Énoka Camoui, Georges Waixen Wayewol, Aurore Hamene). Un chercheur du Japon (Makoto Katsumata) exprime également son point de vue.

Ce livre est disponible chez Calédo Livres au prix de 855 XPF / 7.16€

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Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.

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Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.
Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.

Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.

« L’indigénat évoque une triste histoire. D’abord, pour les colonisés qui subirent pendant plus d’un demi-siècle les effets de ce régime juridique répressif. Ensuite, pour la nation française qui dévoya en colonie ses idéaux démocratiques en refusant de les étendre à ceux qu’elle soumettait… » C’est sur ce thème extrait de la présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle que le public était convient chez Calédo Livres hier soir. Une rencontre avec deux historiens qui se sont associés pour comprendre et restituer par un ouvrage le même objet de recherche. Isabelle Merle avait fait préalablement des recherches sur les Colons et Adrian Muckle travaille depuis dix ans sur l’histoire du pays.

 

La causerie a débuté sur une question qu’est-ce que l’indigénat ? Avec une participation du public dès le début, puisque la chercheuse a posé cette question au public présent. Ensuite, les deux chercheurs ont apporté des éléments de réponse en indiquant par exemple que l’Indigénat est un statut mis en place dans presque toutes les colonies française de l’époque sauf dans les colonies qui avaient subi l’esclavage, une sorte de faveur pour faire oublier cette ignominie, un mot qu’ils n’ont pas prononcé mais en disant l’équivalent. Dans notre région, la Polynésie est une exception. Ils ont échappé à l’indigénat. Les habitants du fenua étaient citoyens français et l’ont ignoré longtemps. Par contre, l’indigénat a été appliqué en Nouvelle-Calédonie très tôt pour une raison particulière, avec une mobilisation qui a été massive pendant les guerres par exemple, pour remplacer la main-d’œuvre pénale. Ce statut qui permettait d’institut des corvées donc des obligations sans les droits applicables aux citoyens a été mal vécu, c’est une blessure pour le peuple colonisé avec des conséquences désastreuses sur les rapports entre le colonisateur et les colonisés. C’est Adrian Muckle qui a eu le mot de la fin en disant que l’histoire doit servir à éclairer l’avenir. Un éclaireur de plus dans notre pays qui en a bien besoin. Cette causerie n’est qu’une mise en bouche. Une conférence aura lieu ce soir au centre culturel Jean-Marie Tjibaou beaucoup des gens présents hier ont décidé d’y aller pour poursuivre le débat. JP

 

AU FONDEMENT D'UNE SOCIÉTÉ INÉGALITAIRE

 Jeudi 17 octobre 2019 à 18h15, salle Sisia

Rencontres de la Médiathèque

AU FONDEMENT D'UNE SOCIÉTÉ INÉGALITAIRE
L'INDIGÉNAT ET SES PRATIQUES EN NOUVELLE-CALÉDONIE (1887-1947)

Conférence d'Isabelle Merle, directrice de recherche au CNRS (CREDO, Marseille) et Adrian Muckle, Senior Lecturer, Victoria University of Wellington

Dans la mémoire des Anciens, l'indigénat est associé à toutes sortes de mesures, l'impôt de capitation, le travail forcé, les amendes, les peines de prison ou encore les interdictions de circulation. L'enjeu de cette conférence est de revenir sur les pratiques de l'indigénat sous ses différentes facettes pour  rappeler à quel point il détermina en Nouvelle-Calédonie, en particulier, la construction de rapports sociaux inégalitaires dont les effets se font encore sentir aujourd'hui.

Entrée libre et gratuite, dans la limite des places disponibles

Renseignements : 41.45.45   

Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.
Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.
Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.

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L’Indigénat. Genèses dans l’Empire français par Isabelle Merle et Adrian Muckle.

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L’Indigénat. Genèses dans l’Empire français par Isabelle Merle et Adrian Muckle.
Adrian Muckle chez Calédo Livres et Isabelle Merle au Silo 2019
Adrian Muckle chez Calédo Livres et Isabelle Merle au Silo 2019

Adrian Muckle chez Calédo Livres et Isabelle Merle au Silo 2019

Une nouveauté disponible à Calédo Livres : « L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » de Isabelle Merle et Adrian Muckle.

 

L’indigénat évoque une triste histoire. D’abord, pour les colonisés qui subirent pendant plus d’un demi-siècle les effets de ce régime juridique répressif. Ensuite, pour la nation française qui dévoya en colonie ses idéaux démocratiques en refusant de les étendre à ceux qu’elle soumettait.

Ce livre offre, pour la première fois, une histoire du régime de l’indigénat sur la longue durée, depuis ses origines les plus lointaines dans l’Algérie de la conquête jusqu’aux héritages les plus contemporains en Nouvelle-Calédonie. Dans ce pays, l’indigénat éclaire avec force les pratiques de la domination coloniale du point de vue de ceux qui l’exercent comme de ceux qui la subissent.

Isabelle Merle et Adrian Muckle offrent une réflexion au long cours sur la fabrique de la condition indigène et de l’exception coloniale à travers l’histoire singulière de la Nouvelle-Calédonie, dont la mémoire continue de hanter les débats contemporains.

Photo de couverture : Chefs au début du XXe siècle, probablement dans le nord de la Nouvelle-Calédonie. Archives de la Nouvelle-Calédonie, coll. Serge Kakou, cliché Charles Nething.

 

Isabelle Merle est directrice de recherche au CNRS ...

Adrian Muckle est membre du History Programme à la Victoria University of Wellington (Nouvelle-Zélande) ...

 

Une historienne et un historien de la colonisation spécialistes de l’histoire du Pacifique et plus particulièrement de la Nouvelle-Calédonie, Isabelle Merle et Adrian Muckle, ont publié un livre important qui offre, pour la première fois, une histoire du régime de l’indigénat sur la longue durée. Depuis ses origines les plus lointaines dans l’Algérie de la conquête jusqu’aux héritages les plus contemporains en Nouvelle-Calédonie, l’ouvrage débouche sur une réflexion sur l’exception coloniale à travers l’histoire singulière de la Nouvelle-Calédonie dont la mémoire continue de hanter les débats contemporains.

 

 

 

Isabelle Merle et Adrian Muckle, 
L’indigénat Genèses dans l’empire français 
Pratiques en Nouvelle-Calédonie

CNRS éditions, 2019. 525 pages. 25 €.

Présentation de l’éditeur :

L’indigénat évoque une triste histoire. D’abord, pour les colonisés qui subirent pendant plus d’un demi-siècle les effets de ce régime juridique répressif. Ensuite, pour la nation française qui dévoya en colonie ses idéaux démocratiques en refusant de les étendre à ceux qu’elle soumettait.

Ce livre offre, pour la première fois, une histoire du régime de l’indigénat sur la longue durée, depuis ses origines les plus lointaines dans l’Algérie de la conquête jusqu’aux héritages les plus contemporains en Nouvelle-Calédonie. Dans ce pays, l’indigénat éclaire avec force les pratiques de la domination coloniale du point de vue de ceux qui l’exercent comme de ceux qui la subissent.

Isabelle Merle et Adrian Muckle offrent une réflexion au long cours sur la fabrique de la condition indigène et de l’exception coloniale à travers l’histoire singulière de la Nouvelle-Calédonie, dont la mémoire continue de hanter les débats contemporains.

Isabelle Merle est directrice de recherche au CNRS.
Adrian Muckle est membre du History Programme à la Victoria University of Wellington (Nouvelle-Zélande).
Ils sont tous les deux historiens de la colonisation et spécialistes de l’histoire du Pacifique et plus particulièrement de la Nouvelle-Calédonie.

 

Publié dans Colonisation

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Des images des rencontres autour de l'édition alternative et la conférence penser l'avenir de vendredi soir

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Luc Deborde a attiré du monde !
Luc Deborde a attiré du monde !

Luc Deborde a attiré du monde !

Le débat "penser l'avenir" a tenu ses promesses avec Isabelle Merle, Hamid Mokadden et Alice Zeniter. On a beaucoup parlé d'histoire de la colonisation avec des parallèles avec l'Algérie puisque Alice Zeniter en est une spécialiste. Hamid pourtant d'origine suédoise comme il l'a dit connaissait aussi bien ce sujet. Il a aussi beaucoup été question d'assumer le passé pour mieux avancer vers l'avenir. Ces spécialistes humanistes voire engagés ont fait beaucoup de pédagogie pour essayer d'expliquer leur travail. Bref du solide très instructif. Le public a bien participé notamment Paul Fizin l'historien kanak.

Personnellement je regrette l'absence de Drusilla Modjeska mais elle a annulé son déplacement en Calédonie pour des problèmes de santé. Article fait en vitesse après avoir dépanné mon blog demain je continue. JP

Les trois intervenants de penser l'avenir
Les trois intervenants de penser l'avenirLes trois intervenants de penser l'avenir

Les trois intervenants de penser l'avenir

Paul Fizin en portrait
Paul Fizin en portraitPaul Fizin en portrait

Paul Fizin en portrait

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