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colonisation

Causerie improvisée avec Agnès Brot chez Calédo Livres pour parler de François-Auguste Marceau

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Causerie improvisée avec Agnès Brot chez Calédo Livres pour parler de François-Auguste Marceau Causerie improvisée avec Agnès Brot chez Calédo Livres pour parler de François-Auguste Marceau
Causerie improvisée avec Agnès Brot chez Calédo Livres pour parler de François-Auguste Marceau

Une dédicace et une causerie pour le même prix, voilà ce qu’a offert Agnès Brot aux acheteurs de son nouveau livre François-Auguste Marceau, connu pour son anticléricalisme virulent, sa vie de débauche et son caractère cassant. Ce blasphémateur s’est converti à l'âge de 36 ans comme l’avait fait saint Paul qui se rendait à Damas pour persécuter des chrétiens en entendant la voix de Jésus. François-Auguste Marceau, brillant officier, décida, lorsqu’il fut touché par la grâce, de quitter la marine royale pour mettre son métier de marin au service de sa foi. Neveu de François Séverin Marceau général français de la Révolution et des Guerres de Vendée. Il avait un nom, il aurait pu facilement se faire un prénom dans l’armée et finir comme son oncle au Panthéon à Paris mais, Les voies du Seigneur sont impénétrables !

Après sa biographie sur Jean Lèques et L'épopée des religieuses missionnaires au XIX° siècle, la librairie Calédo Livre se métamorphosa ce samedi en Camp des saints comme dans le livre de Jean Raspail. En moins de temps qu’il faut pour le dire, chaises et livres exposés furent bousculés pour transformer l’espace de la dédicace en salon où l’on cause. La main de Dieu ou du moins sa présence était palpable. Les livres d’Agnès Brot feront de beaux cadeaux de Noël, Noël, n’est-ce pas une fête religieuse ? JP

Causerie improvisée avec Agnès Brot chez Calédo Livres pour parler de François-Auguste Marceau Causerie improvisée avec Agnès Brot chez Calédo Livres pour parler de François-Auguste Marceau
Causerie improvisée avec Agnès Brot chez Calédo Livres pour parler de François-Auguste Marceau
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Causerie improvisée avec Agnès Brot chez Calédo Livres pour parler de François-Auguste Marceau

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La vie et l’œuvre de Louis Antoine de Bougainville, par le Professeur Gabriel Valet. Conférence du samedi 30 novembre 2019 dès 14h30

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La vie et l’œuvre de Louis Antoine de Bougainville, par le Professeur Gabriel Valet. Conférence du samedi 30 novembre 2019 dès 14h30

La Société d'Etudes Historiques de la Nouvelle-Calédonie

fête ses 50 ans !

Gabriel Valet 2018 photo JP

 

Dans le cadre du cinquantenaire de la Société d’Etudes Historiques de la Nouvelle-Calédonie (SEH-NC), le musée maritime de Nouvelle-Calédonie a le plaisir d’accueillir trois conférences proposées par cette importante institution qui partage son action entre la recherche historique, la publication de ses travaux et la transmission du patrimoine calédonien. La vie et l’œuvre de Louis Antoine de Bougainville, par le Professeur Gabriel Valet, président de la SEH-NC, à 14h30.

Louis Antoine de Bougainville (1729-1811) nommé capitaine de vaisseau dirige en 1766, à bord de la Boudeuse, la première expédition française autour du monde qui durera 28 mois. Fort de son expérience, il sera également sollicité pour préparer plusieurs autres expéditions maritimes, dont celle de Lapérouse et celle de Nicolas Baudin sur les côtes australiennes.

 

Un grand spécialiste du comte de Bougainville vit en Polynésie et est président d’une association des amis de Bougainville, Philippe est un ami, je vous recommande ses livres comme celui-ci-dessous. JP

 

Le fabuleux destin du comte de Bougainville, par Philippe Prudhomme. Paru en mars 2018

 

C’est en avril 1768 que l’expédition montée par Louis-Antoine de Bougainville arrive à Tahiti. Son séjour n’a duré que neuf jours et pourtant, il a changé le cours de l’histoire océanienne ; la nôtre également, car la relation de cette exploration a exercé une véritable influence sur la société de son temps.

 

Issu d’une famille bourgeoise aisée, Louis-Antoine de Bougainville est le modèle de "l’enfant des Lumières". Il a réussi à inventer sa vie comme il l’a voulu malgré les embûches, les médisances et les coups du sort.

 

Epris de liberté et de grands espaces, il a traversé le vaste monde avec une chance incroyable et son œuvre littéraire singulière a bercé les rêves de générations de lecteurs en recherche d’un ailleurs plus heureux.

 

Jalousé, calomnié dénigré ce « chevalier des Temps Modernes » était avant tout une personnalité forte qui aimait la vie. Il écrivait avec lucidité « Faire son devoir, c’est déjà le chemin du bonheur ». Une devise qui l’a conduit au sommet de la gloire, nous communiquant, à travers le temps, une conception idéale du bonheur que nous partageons encore avec lui, aujourd’hui.

 

Site de l'auteur : htt://lesamisdebougainville.wifeo.com

PRUDHOMME PHILIPPE

Chevalier des Palmes académiques pour services rendus Outre-mer, Philippe Prudhomme, Professeur de lettres-histoire. Il a suivi ses études à l'UER d'histoire de la Sorbonne où il a été marqué par son professeur Michel Mollat le grand médiéviste et père fondateur de l'histoire des "Grands Voyageurs". En histoire moderne il a suivi l'enseignement de Roland Mousnier sur la société "d'ordres".

 

En 1968 il se passionne pour la Révolution Française et c'est en bon disciple d’Albert Soboul qu'il entreprend ses premières recherches sur le rôle de la Franc-maçonnerie avant 1789. Après sa réussite au CAECET, il enseigne au lycée professionnel Benjamin Franklin près de Melun puis choisit de s’expatrier. Curieux hasard du destin, il a enseigné dans toutes les îles du Pacifique où Bougainville a séjourné. C'est donc en toute logique qu'il s'est très vite passionné pour l'épopée de ce célèbre navigateur pourtant très mal connu.

 

D'abord, en écrivant la biographie romancée d'Ahutoru premier Tahitien ayant séjourné en France, en 1769. Il a voulu réparer une injustice de l'histoire faite à ces deux personnages qui ont tant marqué de leur souvenir le "Siècle des Lumières" et qui furent injustement occultés quelques années après leur retour par le mystérieux naufrage de La Pérouse.

 

Il crée en 2008 l'association des Amis de Bougainville et un site internet devenu la référence sur cette période de la vie polynésienne.

 

Auteur éclectique et humaniste, il n'hésite pas à sortir des sentiers battus et, refusant tout dogmatisme, sa passion pour le siècle des "Lumières" comme son essai "Diderot et Bougainville" ne l'empêche pas de se pencher sur les problèmes du monde actuel en s'essayant au roman policier.

 

Son premier polar "On rit jaune à Tahiti" a reçu le prix des Etudiants de l'université de Polynésie française.

 

Membre de l'Association des Ecrivains de Langue française, il alterne avec fougue les ouvrages consacrés à notre époque et se replonge avec délectation dans le 18ème. Entre la réalité sordide et les valeurs qui ont fait la France. Dernièrement, il publie un conte original pour adultes et adolescents sur l'addiction dans notre société où il établit une parabole touchante entre la condition animale et celle des humains : "Les histoires d'ânes ne sont pas forcément des âneries".

 

En janvier 2016 il a été nommé responsable scientifique de la mission organisée par le Service Hydrographique d'Outre Mer et la marine nationale sous l'égide du Ministère de la culture de Polynésie française pour la recherches d'éventuelles ancres perdues par Bougainville dans la passe dite de "La Boudeuse" en 1768.

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Maunten de Drusilla Modjeska AU VENT DES ILES sur le salon de Papeete lire en Polynésie

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Maunten de Drusilla Modjeska AU VENT DES ILES sur le salon de Papeete lire en Polynésie

Résumé :

Destins croisés, mystères, secrets, intégrité, liens ambigus et grands questionnements… par le biais d’une superbe histoire d’amour et d’amitié qui commence peu avant l’accession de la Papouasie-Nouvelle Guinée à l’indépendance (1975) et se poursuit trente ans plus tard, Drusilla Modjeska explore les contradictions du colonialisme et du post-colonialisme, les difficultés à unifier ce pays aux huit-cents langues, et le décalage vertigineux entre fonctionnement coutumier et démocratie occidentale. Elle nous donne à écouter tous les acteurs, sans jamais simplifier.

 

Description du produit

Présentation de l'éditeur

«Maunten» est un récit épique, ambitieux dans son ampleur et somptueux dans sa réalisation. Il ne peut que couronner la réputation déjà impressionnante de Drusilla Modjeska

 

Biographie de l'auteur

Née en Angleterre en 1946, Drusilla Modjeska est une des écrivaines les plus acclamées d'Australie où elle émigra en 1971, après avoir vécu en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elle a publié trois romans et six recueils d'essais ou mémoires, couronnés de nombreux prix et récompenses. Elle est particulièrement admirée pour sa capacité à intégrer son vécu dans ses oeuvres romanesques. En 2011, elle a cofondé SEAM, une organisation caritative promouvant l'alphabétisation en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Commentaire d’une lectrice sur Babelio le 2 novembre 2019 que je partage pleinement

 

Très beau roman qui m'a fait voyager et découvrir la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il est habilement construit en deux parties, l'une centrée sur la période cruciale des cinq années précédant l'indépendance de ce pays et l'autre trente ans plus tard avec le retour au pays d'un jeune Papou élevé en Occident.

Le roman aborde de multiples sujets. La Papouasie-Nouvelle-Guinée a dû faire face aux nombreux problèmes rencontrés par les pays colonisés. Comment préserver les traditions tout en s'inscrivant dans le monde en devenant un état au sens moderne ? Comment conserver son identité dans ce processus alors que l'identité à l'échelle de cette terre est déjà multiple et diverse ? Il y a des choix à faire et des directions à prendre qui ne peuvent pas satisfaire tout le monde au niveau économique et politique. Le livre rend bien compte des nombreuses opinions à travers les différents personnages. L'ensemble est nuancé, réaliste, sans manichéisme ou simplification.

Il est aussi question de la construction de l'identité individuelle et des racines à travers deux générations de Papous qui ont grandi entre deux cultures, qui se perdent parfois et entreprennent un voyage par la culture et par la terre pour se retrouver eux-mêmes.

La nature est omniprésente dans le roman qui parle aussi des combats modernes pour sa sauvegarde en traitant le sujet de procès pour sauver une terre très prisée des entrepreneurs peu soucieux d'écologie.

J'ai appris énormément sur ce pays, son histoire, ses peuples et la pratique artistique des tapa (tissu d'écorce peint) produite par les femmes et qui sont au centre du roman. J'y ai également trouvé beaucoup d'informations sur l'anthropologie, le film ethnographique et la photographie. L'auteur a voulu abordé beaucoup de sujets et elle y a plutôt joliment réussi. Ses descriptions sont vivantes et subtilement nourries par sa connaissance du pays sans faire étalage ou catalogue. Elle a su soigneusement mêler la vie des personnages et la grande histoire qui s'enrichissent et s'éclairent mutuellement.

Pour finir, je voudrais souligner la beauté de l'objet livre des éditions Au vent des îles. Que ce soit la couverture, la reliure, le papier, le format, la typographie ou l'impression, tout est fait pour rendre la lecture agréable en plus de nous permettre de découvrir des textes originaux.

 

PS : Il me reste quelques pages à lire avant la fin. On apprend beaucoup de choses avec ce livre sur l'avant, le pendant et l'après colonisation dans notre région de Mélanésie. Joël PAUL

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ATAÏ, UN CHEF KANAK AU MUSÉE. Histoires d'un héritage colonial de Christelle Patin (préface de Alban Bensa). (2019)

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ATAÏ, UN CHEF KANAK AU MUSÉE. Histoires d'un héritage colonial de Christelle Patin (préface de Alban Bensa). (2019)

Originaire de la région de la Foa en Nouvelle-Calédonie, le chef Ataï, personnage emblématique de l’insurrection kanak de 1878, fut tué lors des opérations de « pacification » de l’île. Sa tête et une main furent livrées par des auxiliaires kanaks à l’armée française puis envoyées dans les collections d’une société savante, la Société d’ Anthropologie de Paris. Débute alors, au sein du musée, la seconde vie d’Ataï marquée par une « transmutation » du trophée martial en spécimen scientifique. Sa dépouille sera rendue à ses descendants en 2014.

 

Tantôt figure du « sauvage » beau et anthropophage, ou du chef tacticien et insoumis, tantôt figure du révolutionnaire libérateur d’un peuple assujetti ou du pacificateur d’une colonie de peuplements, les interprétations passées et actuelles du Kanak Ataï offrent de multiples visages à explorer. Elles sont aussi indissociables de l’histoire plus générale des collections anthropologiques constituées de restes humains, héritage complexe aujourd’hui sensible.

Les chapitres de ce livre offrent des clés de lecture permettant d’appréhender les différents modes d’appropriation des éléments de corps humain du chef Ataï lors de leur parcours patrimonial, les logiques et les enjeux sous-jacents. À partir de l’analyse de nombreuses archives inexplorées, d’entretiens avec les scientifiques-conservateurs, l’auteur s’attache à reconstituer chacune des étapes de la patrimonialisation du chef kanak par la communauté des anthropologues — prélèvement du corps ou parties en 1878, transport, catégorisation, transformation, étude scientifique, exposition puis restitution en 2014 — afin d’en cerner l’évolution des mécanismes, intérêts personnels, enjeux collectifs et spécificités. L’analyse se veut aussi comparative, confrontant tour à tour les pratiques de la Société d’Anthropologie de Paris à celles du Muséum national d’Histoire naturelle ainsi que les destinées de spécimens collectés en Nouvelle-Calédonie en cette fin de xixe siècle.

Christelle Patin est professeure de sciences de la Vie et de la Terre et chercheure associée en anthropologie historique et culturelle au Centre Alexandre Koyré. Ses recherches portent sur la patrimonialisation des restes humains des collections d’histoire naturelle, leur histoire et dialectiques contemporaines.

 

Patin (Christelle), Ataï, un chef kanak au musée : histoires d'un héritage colonial, Paris : Muséum national d'Histoire naturelle, 2019, 543 p. (Archives ; 28).

Source Muséum de Paris

Image dans la page de garde du livre

Image dans la page de garde du livre

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1878 : deux regards sur l’Histoire sur CASOAR, blog né de la collaboration d’élèves ou anciens élèves spécialisés en arts et anthropologie de l’Océanie à l’École du Louvre de Paris.

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1878 : deux regards sur l’Histoire

PUBLIÉ LE 30 octobre 2019

     C’est un tout petit livre rouge qui ne paye pas de mine. Mais il contient trois choses essentielles : les carnets de campagne d’un artilleur bourguignon, un récit de guerre kanak1 et une présentation d’Alban Bensa. Il est publié par Anacharsis, maison d’édition dont la devise est « Rencontres entre cultures », au sein de la collection Framagouste (qui entend dépasser les « chatoiements d’un exotisme de pacotille »)2 parmi un ensemble de témoignages, de récits de voyage, et de portraits sans fars du colonialisme… Suivre ce lien pour la suite

 

1878

CARNETS DE CAMPAGNE EN NOUVELLE-CALÉDONIE

Michel Millet

 

Précédé de La Guerre d’Ataï, récit kanak

Présentation d’Alban Bensa

Nouvelle édition

 

En 1878, les Kanak de Nouvelle-Calédonie, écrasés par la machine coloniale française, se révoltent sous le commandement du chef Ataï. La France fait donner la troupe, et c’est ainsi que Michel Millet débarque à Nouméa comme simple artilleur.

 

Michel Millet consigne dans ses Carnets de campagne les marches et contremarches à pousser dans la forêt moite un canon qui s’enlise, parle des privations, du sommeil rare, des ennemis invisibles, des colons et des bagnards, de cette Grande Insurrection noyée dans le sang.

 

Mais les carnets de Michel Millet ne sont pas un simple document. Tout juste alphabétisé, il entre en littérature par effraction. Ignorant toutes les conventions, orthographiques, syntaxiques ou grammaticales, il se fabrique une écriture sans équivalent, qui parvient, à force de volonté, à une puissance saisissante. Ses phrases, en touches impressionnistes, souvent pleines d’humour, peignent cette armée française en campagne, évoquant comme par inadvertance le Casse-pipe de Céline. Et sous sa plume surgissent les atmosphères de la Grande Terre plongée dans le chaos : villages de cases brûlés, colons massacrés, têtes de Kanak tranchées et portées en trophées...

 

La Guerre d’Ataï, telle que la dénomment les Kanak, est encore aujourd’hui dans les mémoires ; la traduction d’un récit contemporain face au texte de Millet dévoile, entre la parole kanak et l’écriture au ras du sol du soldat français, l’abîme d’incompréhension qui sépare les deux mondes. Une déchirure que l’on cherche toujours à exprimer par de justes mots.

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Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.

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Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.
Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.

Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.

« L’indigénat évoque une triste histoire. D’abord, pour les colonisés qui subirent pendant plus d’un demi-siècle les effets de ce régime juridique répressif. Ensuite, pour la nation française qui dévoya en colonie ses idéaux démocratiques en refusant de les étendre à ceux qu’elle soumettait… » C’est sur ce thème extrait de la présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle que le public était convient chez Calédo Livres hier soir. Une rencontre avec deux historiens qui se sont associés pour comprendre et restituer par un ouvrage le même objet de recherche. Isabelle Merle avait fait préalablement des recherches sur les Colons et Adrian Muckle travaille depuis dix ans sur l’histoire du pays.

 

La causerie a débuté sur une question qu’est-ce que l’indigénat ? Avec une participation du public dès le début, puisque la chercheuse a posé cette question au public présent. Ensuite, les deux chercheurs ont apporté des éléments de réponse en indiquant par exemple que l’Indigénat est un statut mis en place dans presque toutes les colonies française de l’époque sauf dans les colonies qui avaient subi l’esclavage, une sorte de faveur pour faire oublier cette ignominie, un mot qu’ils n’ont pas prononcé mais en disant l’équivalent. Dans notre région, la Polynésie est une exception. Ils ont échappé à l’indigénat. Les habitants du fenua étaient citoyens français et l’ont ignoré longtemps. Par contre, l’indigénat a été appliqué en Nouvelle-Calédonie très tôt pour une raison particulière, avec une mobilisation qui a été massive pendant les guerres par exemple, pour remplacer la main-d’œuvre pénale. Ce statut qui permettait d’institut des corvées donc des obligations sans les droits applicables aux citoyens a été mal vécu, c’est une blessure pour le peuple colonisé avec des conséquences désastreuses sur les rapports entre le colonisateur et les colonisés. C’est Adrian Muckle qui a eu le mot de la fin en disant que l’histoire doit servir à éclairer l’avenir. Un éclaireur de plus dans notre pays qui en a bien besoin. Cette causerie n’est qu’une mise en bouche. Une conférence aura lieu ce soir au centre culturel Jean-Marie Tjibaou beaucoup des gens présents hier ont décidé d’y aller pour poursuivre le débat. JP

 

AU FONDEMENT D'UNE SOCIÉTÉ INÉGALITAIRE

 Jeudi 17 octobre 2019 à 18h15, salle Sisia

Rencontres de la Médiathèque

AU FONDEMENT D'UNE SOCIÉTÉ INÉGALITAIRE
L'INDIGÉNAT ET SES PRATIQUES EN NOUVELLE-CALÉDONIE (1887-1947)

Conférence d'Isabelle Merle, directrice de recherche au CNRS (CREDO, Marseille) et Adrian Muckle, Senior Lecturer, Victoria University of Wellington

Dans la mémoire des Anciens, l'indigénat est associé à toutes sortes de mesures, l'impôt de capitation, le travail forcé, les amendes, les peines de prison ou encore les interdictions de circulation. L'enjeu de cette conférence est de revenir sur les pratiques de l'indigénat sous ses différentes facettes pour  rappeler à quel point il détermina en Nouvelle-Calédonie, en particulier, la construction de rapports sociaux inégalitaires dont les effets se font encore sentir aujourd'hui.

Entrée libre et gratuite, dans la limite des places disponibles

Renseignements : 41.45.45   

Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.
Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.
Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.

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L’Indigénat. Genèses dans l’Empire français par Isabelle Merle et Adrian Muckle.

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L’Indigénat. Genèses dans l’Empire français par Isabelle Merle et Adrian Muckle.
Adrian Muckle chez Calédo Livres et Isabelle Merle au Silo 2019
Adrian Muckle chez Calédo Livres et Isabelle Merle au Silo 2019

Adrian Muckle chez Calédo Livres et Isabelle Merle au Silo 2019

Une nouveauté disponible à Calédo Livres : « L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » de Isabelle Merle et Adrian Muckle.

 

L’indigénat évoque une triste histoire. D’abord, pour les colonisés qui subirent pendant plus d’un demi-siècle les effets de ce régime juridique répressif. Ensuite, pour la nation française qui dévoya en colonie ses idéaux démocratiques en refusant de les étendre à ceux qu’elle soumettait.

Ce livre offre, pour la première fois, une histoire du régime de l’indigénat sur la longue durée, depuis ses origines les plus lointaines dans l’Algérie de la conquête jusqu’aux héritages les plus contemporains en Nouvelle-Calédonie. Dans ce pays, l’indigénat éclaire avec force les pratiques de la domination coloniale du point de vue de ceux qui l’exercent comme de ceux qui la subissent.

Isabelle Merle et Adrian Muckle offrent une réflexion au long cours sur la fabrique de la condition indigène et de l’exception coloniale à travers l’histoire singulière de la Nouvelle-Calédonie, dont la mémoire continue de hanter les débats contemporains.

Photo de couverture : Chefs au début du XXe siècle, probablement dans le nord de la Nouvelle-Calédonie. Archives de la Nouvelle-Calédonie, coll. Serge Kakou, cliché Charles Nething.

 

Isabelle Merle est directrice de recherche au CNRS ...

Adrian Muckle est membre du History Programme à la Victoria University of Wellington (Nouvelle-Zélande) ...

 

Une historienne et un historien de la colonisation spécialistes de l’histoire du Pacifique et plus particulièrement de la Nouvelle-Calédonie, Isabelle Merle et Adrian Muckle, ont publié un livre important qui offre, pour la première fois, une histoire du régime de l’indigénat sur la longue durée. Depuis ses origines les plus lointaines dans l’Algérie de la conquête jusqu’aux héritages les plus contemporains en Nouvelle-Calédonie, l’ouvrage débouche sur une réflexion sur l’exception coloniale à travers l’histoire singulière de la Nouvelle-Calédonie dont la mémoire continue de hanter les débats contemporains.

 

 

 

Isabelle Merle et Adrian Muckle, 
L’indigénat Genèses dans l’empire français 
Pratiques en Nouvelle-Calédonie

CNRS éditions, 2019. 525 pages. 25 €.

Présentation de l’éditeur :

L’indigénat évoque une triste histoire. D’abord, pour les colonisés qui subirent pendant plus d’un demi-siècle les effets de ce régime juridique répressif. Ensuite, pour la nation française qui dévoya en colonie ses idéaux démocratiques en refusant de les étendre à ceux qu’elle soumettait.

Ce livre offre, pour la première fois, une histoire du régime de l’indigénat sur la longue durée, depuis ses origines les plus lointaines dans l’Algérie de la conquête jusqu’aux héritages les plus contemporains en Nouvelle-Calédonie. Dans ce pays, l’indigénat éclaire avec force les pratiques de la domination coloniale du point de vue de ceux qui l’exercent comme de ceux qui la subissent.

Isabelle Merle et Adrian Muckle offrent une réflexion au long cours sur la fabrique de la condition indigène et de l’exception coloniale à travers l’histoire singulière de la Nouvelle-Calédonie, dont la mémoire continue de hanter les débats contemporains.

Isabelle Merle est directrice de recherche au CNRS.
Adrian Muckle est membre du History Programme à la Victoria University of Wellington (Nouvelle-Zélande).
Ils sont tous les deux historiens de la colonisation et spécialistes de l’histoire du Pacifique et plus particulièrement de la Nouvelle-Calédonie.

 

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Des images des rencontres autour de l'édition alternative et la conférence penser l'avenir de vendredi soir

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Luc Deborde a attiré du monde !
Luc Deborde a attiré du monde !

Luc Deborde a attiré du monde !

Le débat "penser l'avenir" a tenu ses promesses avec Isabelle Merle, Hamid Mokadden et Alice Zeniter. On a beaucoup parlé d'histoire de la colonisation avec des parallèles avec l'Algérie puisque Alice Zeniter en est une spécialiste. Hamid pourtant d'origine suédoise comme il l'a dit connaissait aussi bien ce sujet. Il a aussi beaucoup été question d'assumer le passé pour mieux avancer vers l'avenir. Ces spécialistes humanistes voire engagés ont fait beaucoup de pédagogie pour essayer d'expliquer leur travail. Bref du solide très instructif. Le public a bien participé notamment Paul Fizin l'historien kanak.

Personnellement je regrette l'absence de Drusilla Modjeska mais elle a annulé son déplacement en Calédonie pour des problèmes de santé. Article fait en vitesse après avoir dépanné mon blog demain je continue. JP

Les trois intervenants de penser l'avenir
Les trois intervenants de penser l'avenirLes trois intervenants de penser l'avenir

Les trois intervenants de penser l'avenir

Paul Fizin en portrait
Paul Fizin en portraitPaul Fizin en portrait

Paul Fizin en portrait

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Penser l’avenir un grand rendez-vous du Silo 2019 vendredi 04 septembre à 16h40 à l’hôtel Nouvata.

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Penser l’avenir un grand rendez-vous du Silo 2019 vendredi 04 septembre à 16h40 à l’hôtel Nouvata.

Pensez l’avenir, comment la connaissance de son histoire contribue-t-elle à s’émanciper ? Avec Alice Zeniter, Hamid Mokadden, Isabelle Merle, Drusilla Modjeska.

 

Avec Hamid Mokaddem, professeur agrégé de philosophie, docteur en anthropologie sociale et ethnologie, un grand spécialiste de l’histoire du pays et ses partenaires pour ce débat, des spécialistes de la colonisation, on peut s’attendre à du haut niveau de réflexion. « C’est du lourd » comme dirait quelqu’un que j’aime bien. Du haut niveau mais pas dans le sens d'André Gorz, le philosophe qui pensait l’avenir en terme de donner un sens au présent pour le préparer autrement que dans un contexte capitaliste en critiquant le modèle opulent des trente glorieuses. Ils vont débattre sur penser l’avenir dans un pays en cours de décolonisation et certainement aborder la colonisation et de l’après décolonisation puisque c’est le sujet du Maunten de Drusilla Modjeska l’une des participantes. Ce livre sur la Papouasie Nouvelle-Guinée qui fait l’actualité en ce moment est un gros pavé édité aux éditions Au Vent des Îles a été récompensé et couvert d’éloge par la presse australienne disponible en français avec la traduction de Mireille Vignol, le Silo est l’occasion de l’acheter et de se le faire dédicacer.

Après cette promenade du SILO dans l’intérieur et aux îles cette conférence sera surement l’un des temps forts de ce 12 ème SILO sur le thème du lien. Assister à ce débat devait être enrichissant et permettra d’amortir un peu notre investissement. Ce salon bénéficie d’un budget conséquent alloué par le gouvernement avec nos sous !

Plus sur ce livre

A lire un article sur Maunten du journal du dimanche. Extrait :

La montagne magique de Drusilla Modjeska

 

 

 

 

 

 

 

 

LA VIE EN NOIR - Que sait-on de la littérature en Papouasie-Nouvelle-Guinée? Pas grand chose. Alors, il faut remercier les Editions Au Vent des Iles qui fêteront leurs trente ans l'année prochaine. Seul éditeur en Polynésie, Christian Robert n'a eu de cesse de faire découvrir cette partie du monde. Cette fois, cet inconditionnel, qui se rend compte en parlant que les textes publiés sont à 80% écrits par des femmes, nous offre une magnifique fresque. Celle de Drusilla Modjeska qui à l'ombre de Maunten, nous conte une histoire d'amour prise dans la tourmente de la grande Histoire. (Suite de l'article)

Penser l’avenir un grand rendez-vous du Silo 2019 vendredi 04 septembre à 16h40 à l’hôtel Nouvata.
Penser l’avenir un grand rendez-vous du Silo 2019 vendredi 04 septembre à 16h40 à l’hôtel Nouvata.
Penser l’avenir un grand rendez-vous du Silo 2019 vendredi 04 septembre à 16h40 à l’hôtel Nouvata.
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Le pays du Non-Dit avec Louis-José Barbançon, une causerie à la librairie Calédo Livres

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Le pays du Non-Dit avec Louis-José Barbançon, une causerie à la librairie Calédo Livres
Le pays du Non-Dit avec Louis-José Barbançon, une causerie à la librairie Calédo Livres

Le non-dit serait de nier que la librairie Calédo Livres était beaucoup trop petite pour accueillir le public venu écouter l’Historien Louis-José Barbançon parler de sa réédition du best-seller Le Pays du Non-Dit.

Louis-José Barbançon avait invité Jone Passa, le sociologue, pour donner son point de vue, il l’a fait brillamment avec sa sensibilité kanak, mais c’est l’historien qui a fait le spectacle, un one-man show de plus de deux heures devant une salle comble. Des personnes étaient debout ou assises par terre. LJB s’est d’abord expliqué sur la réédition tardive de son livre. Une génération sépare le premier livre du second, réédité tel quel, sans changer une ligne. L’historien assume ses propos en avouant que certains passages ne sont plus d’actualité et auraient pu être gommés mais dans le contexte de l’époque, ils ont été écrits avec sincérité donc il a décidé ne rien changer.

Il a rappelé que ce livre, c’est en fait deux livres en un, écrit parallèlement à une thèse. Dans la thèse, un travail d’historien, il ne pouvait pas mettre son regard de Calédonien. Il voulait exprimer son ressenti avec une pensée d’historien des mentalités et sa sensibilité de chrétien qu’il assume. Il assume tout Louis-José Barbançon, il se justifie aussi pour convaincre expliquer qu’il est profondément calédonien. Il le dit sans pudeur, sans honte du passé douloureux, du bagne, une plaie qui semble encore ouverte chez lui puisque les chaînes des bagnards et la condamnation des bagnards à rester sur le caillou sont comparables à l’esclavage aux Antilles d’après lui. Donc, il accepte le qualificatif de victime de l’histoire pourtant inventé par Jean-Marie Tjibaou et mal accepté par une partie des Calédoniens de souche. D’où débat et sujet abordé pendant la causerie qu’est-ce qu’un Calédonien ?

Si Louis-José Barbançon avait fait le questionnaire pour le recensement, il aurait pu le rédiger ainsi :

Cocher les cases suivantes suivant votre appartenance communautaire :

  • Calédonien de type européen, métis kanak, berbère ou asiatique victime de l’histoire et/ou acteur de la colonisation.
  • Kanak de type mélanésien appartenant au peuple colonisé.
  • Immigré européen ou autre région du monde.

Avec sa grande connaissance du pays il l’aurait probablement fait avec plus de finesse mais, il aime dire les choses, quitte à choquer. Il a fait plus que de parler de son ouvrage, il a résumé l’histoire du pays avec des feed-back jusqu’au temps du lapita et du peuplement de la Calédonie, en saluant le travail de Christophe Sand qui a toujours démontrer la profondeur historique du peuple kanak. Il a des formules choc, parfois drôles. Il dit par exemple : Les kanak découvre Cook le 4 septembre 1774 et Cook découvre les kanak à cette même date. Pour lui il n’y a pas de découvreur et découverts mais une prise de conscience de l’autre mutuelle.

Louis-José Barbançon est intarissable quand il parle du pays, il a rappelé sa prise de parole le jour de l’inauguration Mwâ Kââ[1], un poteau sculpté de 12 mètres, érigé à Nouméa à l’initiative du mouvement indépendantiste. Il avait dit de mémoire de la causerie : « Nous sommes venus sur cette terre, cette terre est kanak, nous appartenons à cette terre mais elle ne nous appartient pas… ». Louis-José Barbançon dit, il ne faut pas oublier que la vérité historique est le principal objectif recherché par l’historien. Pour en savoir plus sur le regard de l’historien sur le pays, il faut acheter son livre. Cette causerie était historique !

 

L’histoire du Mwâ Kââ par Benoit Carteron.

 

[1] Mwâ Kââ signifie la grande case en langue djubea du sud de la Grande Terre

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