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Le pays du Non-Dit de Louis-José Barbançon une réédition attendue + Video NC 1er

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Le pays du Non-Dit de Louis-José Barbançon une réédition attendue + Video NC 1er
Le pays du Non-Dit de Louis-José Barbançon une réédition attendue + Video NC 1er

Le pays du Non-Dit

 

Collection Archipels chez Humanis disponible à compter du 27/07/2019.

 

198 pages, Prix public : 2890 XPF

 

Présentation : Initialement paru en 1992, Le pays du Non-Dit s'est immédiatement imposé comme un ouvrage de réflexion majeur sur la Nouvelle-Calédonie, son passé, ses blessures et ses voies d'avenir. Épuisé pendant deux décennies, l'ouvrage n'a pourtant jamais cessé d'être cité et d'alimenter les propos et les débats qui l'ont suivi. À travers cette réédition, nous sommes heureux de le rendre à nouveau disponible auprès du grand public.

 

Autres articles sur cet auteur : (suivre les liens)

http://ecrivainducaillou.over-blog.com/2014/06/embarquez-sur-l-iphigenie.html

 

http://ecrivainducaillou.over-blog.com/2019/02/caledoun-terre-de-bagne-des-deportes-algeriens-de-nouvelle-caledonie.html

Publié dans Colonisation, Histoire

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Jean-Baptiste Delfaut un bagnard pas comme les autres raconté par Michel Soulard à la librairie Calédo Livres ce mercredi 11 septembre 2019

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Michel Soulard et louis-José BarbançonMichel Soulard et louis-José Barbançon
Michel Soulard et louis-José Barbançon

Michel Soulard et louis-José Barbançon

« Délinquant multirécidiviste, escroc et déserteur, Jean-Baptiste Delfaut a 28 ans lorsqu’il est déporté au bagne de Nouvelle-Calédonie. Toute sa vie, il emploiera son talent d’écrivain à raconter le bagne et lui-même, livrant ici des observations et des réflexions pertinentes sur le système pénitentiaire, et là, des fictions parfois rocambolesques dans lesquelles il enjolive ses actes et minimise la gravité de ses fautes… »

Michel Soulard en compagnie de Louis-José Barbançon qui est à l’origine de cette enquête car il lui avait remis des documents et un dossier pour démarrer ce travail, nous ont parlé de ce bagnard pour le moins atypique, Jean-Baptiste Delfaut. Il a passé 50 ans de sa vie au bagne et a écrit énormément tout en encadrant les autres bagnards en corvée pour la construction de route par exemple, un vrai ingénieur TP sans la formation initiale. Il a aussi accompli des actions dignes d’un héros, en tuant un colosse tortionnaire des autres détenus du bagne, en sauvant un enfant de gardien tombé dans un puits ou en arrachant des flammes les habitants d’une maison en feu. C’était un intello mais aussi un dur inclassable. Un personnage à part parmi les relégués que l’on ne pouvait classer ni dans les sages qui bénéficiaient rapidement d’une concession, les porte-clefs qui travaillaient avec l’administration ou les incorrigibles qui passaient leur temps au cachot. Delfaut n’appartenait à aucune des ces catégories, il savait écrire ! Il servait d’écrivain public pour les autres, même pour les surveillants. Il écrivait aussi beaucoup pour lui. Ces récits ne racontaient pas des histoires du bagne mais il pensait le bagne, le critiquait, en décortiquait les rouages comme un spécialiste du droit en dénonçant les dysfonctionnements comme un Albert Londres de l’intérieur. Son érudition donnait mauvaise conscience aux fonctionnaires de la pénitentiaire souvent incultes qui ne le rataient pas à chaque faux pas. Il écrivait aussi pour se construire un personnage. C’était un affabulateur génial qui a même envoyé un manuscrit à Zola. Un peu mythomane, il romançait sa vie qui était pourtant un vrai roman mais elle ne devait pas le satisfaire. Il attirait la bienveillance de personnes haut placées, mais ça se terminait toujours mal. Beaucoup d’historiens calédoniens ou d’écrivains ont écrit sur lui. Mais Michel Soulard, en rééditant les écrits de Jean-Baptiste Delfaut pour garder l’authenticité de ses œuvres et le faire connaître, a écrit, avec le deuxième livre, Le Bagne et la plume, la vraie vie de Delfaut, en réussissant à conserver de l’intérêt pour ce petit bonhomme, car il était petit bien qu’on n’ait aucune photographie de lui. Il faut lire ces deux ouvrages pour découvrir un bagnard pas comme les autres. Il semble que d’autres biographies de personnages qui sont passés par La Nouvelle devaient paraître dans les prochaines années. Les deux historiens nous l’ont fait miroiter. JP

 

Louis-José Barbançon qui apprécie le canapé de la librairie Calédo Livres vous donne rendez-vous mercredi prochain pour parler du Non-dit qui vient d’être réédité

Michel Soulard présente Les Damnés du Pacifique un livre signé Daufelt (Auteur) pseudonyme de Delfault.

Michel Soulard présente Les Damnés du Pacifique un livre signé Daufelt (Auteur) pseudonyme de Delfault.

Public nombreux pour ces historiens éméritent
Public nombreux pour ces historiens éméritent
Public nombreux pour ces historiens éméritent

Public nombreux pour ces historiens éméritent

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Deux nouvelles parutions de Michel Soulard passionné d’Histoire calédonienne sur Jean-Baptiste Delfaut pour les amateurs d’histoire du bagne.

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Causerie mercredi 11 septembre à 18h00 à Calédo Livres

Causerie mercredi 11 septembre à 18h00 à Calédo Livres

Michel Soulard passionné d’Histoire calédonienne s’est intéressé à la vie et aux écrits de Pauline de Aranda-Fouché puis aux écrits d’Achille Ballière, déporté de la Commune de Paris, qui ont fait l’objet d’une édition comparée présentant les différentes étapes du texte racontant son périple en Nouvelle-Calédonie. En 2019, c’est au tour de Jean-Baptiste Delfaut, déporté de droit commun au bagne de Nouvelle-Calédonie, qui fait l’objet d’une étude approfondie du même genre et de deux nouvelles publications. Michel Soulard c’est une référence d’ouvrages de qualité et de recherches approfondies. Ces deux nouvelles parutions vont enrichir les bibliothèques des amateurs d’histoire de la Nouvelle-Calédonie.

 

Ouvrages précédents publiés chez Humanis :

La Mine d’or

La Grande évasion, au temps du bagne de Nouvelle-Calédonie

Voir aussi un article sur ce blog et d’autres en tapant Soulard sur recherche.

 

Après un premier séjour à Bourail en 1969-1970, Michel Soulard est revenu en Nouvelle-Calédonie comme professeur de français au collège de la Rivière Salée où il est resté vingt-six ans. En 1998, il a, dans le cadre de l’éphémère DEA Imago mundi de l’Université du Pacifique, consacré un mémoire aux romans calédoniens d’Alin Laubreaux.

 

Participant durant plusieurs années aux classes patrimoine, il s’est intéressé aux écrits inédits de Pauline de Aranda-Fouché qu’il a étudiés avec ses élèves et publiés au CDP de Nouvelle-Calédonie en 2003. Par la suite, il s’est attaché à La Mine d’or, seule œuvre publiée (en 1944) par Pauline de Aranda-Fouché et a décidé de la faire rééditer en l’enrichissant de commentaires sur l’histoire de Bélep.

Deux nouvelles parutions de Michel Soulard passionné d’Histoire calédonienne sur Jean-Baptiste Delfaut pour les amateurs d’histoire du bagne.
Deux nouvelles parutions de Michel Soulard passionné d’Histoire calédonienne sur Jean-Baptiste Delfaut pour les amateurs d’histoire du bagne.

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L'anthropologue Jean Guiart est décédé

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L'anthropologue Jean Guiart est décédé
Photo Joël PAUL jean Guiart avec Frédéric Rognon parle de Leehnart le 19 juillet 2018 chez Calédo Livres

Photo Joël PAUL jean Guiart avec Frédéric Rognon parle de Leehnart le 19 juillet 2018 chez Calédo Livres

Papeete, le 5 août 2019 - L'anthropologue Jean Guiart est décédé dimanche 4 août à son domicile à Punaauia à l'âge de 94 ans. 
Anthropologue et ethnologue réputé, spécialiste des arts et des religions de l'Océanie Jean Guiart était né en 1925 à Lyon. Durant sa longue carrière, le professeur Jean Guiart a été directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Etudes (EPHE) de 1968-1973, puis directeur du Laboratoire d'ethnologie du Musée de l'Homme de 1973 à 1988. Pendant sa retraite, il réside à Nouméa où il fonde en 1997 sa propre société d'édition, Le Rocher-à-la-Voile, puis à Tahiti. 
Jean Guiart est connu pour avoir réalisé de nombreuses recherches sur les arts et les religions de l'Océanie, notamment sur la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu (ex-Nouvelles-Hébrides). Il a apporté une importante contribution à l'étude de la société canaque. (Merci à Frédéric Angleviel pour le partage de cette triste information)

Site de l'anthropologue suivre le lien

Jean Guiart au salon de Papeete en Novembre 2017 photo Joël PAUL

Jean Guiart au salon de Papeete en Novembre 2017 photo Joël PAUL

Publié dans Colonisation, Culture Kanak

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Culture dans le Nord avec Hamid Mokaddem le 18 juillet à Voh et LÔL à suivre

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Culture dans le Nord avec Hamid Mokaddem le 18 juillet à Voh et LÔL à suivre
Culture dans le Nord avec Hamid Mokaddem le 18 juillet à Voh et LÔL à suivre
L'après Hamid est aussi réjouissant c'est LÔL 2019
L'après Hamid est aussi réjouissant c'est LÔL 2019

L'après Hamid est aussi réjouissant c'est LÔL 2019

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Il pleut des mains sur le Congo de Marc Wiltz

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Ci-dessous présentation d’un livre choc paru en 2015 en attendant mon livre Lénine est mort dans la région des Grands Lacs en cours de réalisation. JP

 

« Pourquoi tous ces morts, au beau milieu de l Afrique coloniale ? Pourquoi cet oubli, incompréhensible ? Pourquoi ce silence, que rien ou si peu ne vient troubler ? Que sait-on au juste de cette histoire ? Pour celui qui s intéresse aux affaires du monde, à sa mémoire collective, de tels mystères n ont pas encore reçu de réponses satisfaisantes. Pourtant, ce fait historique s est déroulé au vu et au su de tous, décidé en plein coeur de l Europe consciente, documentée, active. Tout a été écrit, lu, dénoncé, prouvé, argumenté. À aucun moment, il n a été possible de l ignorer, même par courtoisie. Mais comme par un enchantement diabolique, les morts du Congo, victimes de Léopold II roi des Belges, ont disparu sans laisser de traces. Ils se sont littéralement volatilisés. Pas une ligne dans les livres d histoire. Aucun souvenir dans la mémoire des peuples. Pas de résurgences en ces temps de repentance. À croire que l existence même de ce crime de masse insensé, qui a précédé tous les autres, est sujette à caution.

On parle aujourd hui de dix millions. Dix millions de morts et disparus entre 1885 et 1908, soit le tiers ou la moitié de la population concernée. Sans compter les mutilés, impossibles à dénombrer. Dix millions, victimes du cupicide d un seul. A-t-on déjà vu cela dans notre époque « moderne » où pourtant les exemples sont nombreux ?...»

Pour répondre à ce mystère qui a disparu des forges de la conscience collective, sont convoqués ceux qui se sont exprimés précisément sur ce sujet inouï au moment même où les faits se déroulaient : Stanley l explorateur, Roger Casement, Joseph Conrad, Edmund D. Morel, Mark Twain, Savorgnan de Brazza, Conan Doyle, André Gide, Jules Marchal le diplomate belge qui a tout reconstitué au péril de sa carrière,et l historien américain Adam Hochschild...

 

Voir aussi cet article "Il pleut des mains sur le Congo" : l'ethnocide colonial belge oublié 26 SEP 2015

 Mise à jour 03.01.2018 à 12:23 par         

Pascal Hérard

Début : C'est un pan terrifiant de l'histoire souvent occulté. Probablement 10 millions de morts, un sacrifice humain inouï de cruauté, une véritable mécanique de mort mise en place pour permettre à un modeste royaume européen de satisfaire ses appétits économiques, tout cela sous la pression d'un monarque prêt à tout pour avoir sa part du "gâteau africain".

 

Léopold II (1865-1909) est au cœur de l'ouvrage "Il pleut des mains sur le Congo", qui retrace les 23 années d'enfer "démocidaire" au Congo. L'enjeu ? L'exploitation de l'ivoire et du caoutchouc par l'administration belge.

Le titre de l'ouvrage fait référence à la pratique de cette même administration qui demandait de couper une main de chaque indigène tué, afin de justifier l'usage de chaque balle des fusils de ses fonctionnaires…

 

 

Marc Wiltz est un écrivain et un éditeur.

Nationalité : France

Né(e) à : Saint-Mandé , le 12/09/1961

Biographie :

 

Il a passé toute son enfance au Havre jusqu'à 22 ans. Diplômé de l'École supérieure de commerce du Havre en 1983, il essaie le théâtre, la radio (Porte Océane au Havre), l'édition (Petit Futé en 1983) et un stage de deuxième année à la maison de la Culture (Le Volcan au Havre).

 

Puis il travaille chez IBM, passe deux ans en Afrique, avant de devenir gestionnaire de studios de tournage de cinéma pendant 4 ans.

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Les nègres du pacifique sud de Gilles Gérard

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Couverture

Couverture

Histoire des Polynésiens engagés-esclaves à la Réunion

HISTOIRE OCÉAN INDIEN OCÉAN PACIFIQUE Réunion chez L’Harmattan

 

Kidnappés sur des îlots sablonneux dans des archipels du Sud de l'océan Pacifique, quelques dizaines d'hommes et de femmes vont être déportés, après un très long périple, jusqu'à l'île de La Réunion où ils seront qualifiés d'engagés volontaires pour cinq ans. Cet ouvrage relate leur histoire méconnue, depuis l'embarquement à bord d'un bateau anglais, le Sutton, jusqu'à leur arrivée dans les champs de canne à sucre de cette île de l'océan Indien. Elle se poursuit par leur lente agonie, quelques mois pour la plupart, dans cette société coloniale raciste.

Prix sur le site L’Harmattan 14,5 € Pas encore disponible en librairie à Nouméa

 

Anthropologue et historien, Gilles Gérard s'attache depuis plus de trente ans à appréhender et à expliquer la société réunionnaise par des recherches sur ses faces cachées dans les domaines du peuplement, de la culture, de la langue ou de la famille, en particulier aux XIXe et XXe siècles.

 

Extrait de la page 11 et 12 où l’on parle des kanak en début du livre PLus

 

L'objet de ce livre n'est pas une étude de l'engagisme à La Réunion de manière globale mais une approche limitée à un groupe particulier dont la période d'arrivée sur l'île, le petit nombre de personnes concernées et le relatif oubli dans les mémoires et travaux de recherches les plus divers soulèvent pourtant un certain nombre d'interrogations et par là-même de tentatives d'explications.

Une soixantaine de Polynésiens, au regard des 130 000 engagés indiens ou face aux 60 000 Africains de la côte Est, cela peut sembler anecdotique. Cela l'est certainement, quantitativement et également sur le plan des apports à la société-réunionnaise. Mais cela pose la question de la démarche des négociants-traiteurs-armateurs allant dans des espaces aussi reculés, par rapport à La Réunion et peu connus à l'époque par les propriétaires de l'ile. Cela interroge sur l'assimilation ou non par les différents pouvoirs des modifications non seulement juridiques mais surtout sociales survenues depuis 1848. Cela, enfin, oblige à poser à nouveau la question de la distinction entre engagisme et esclavage.

Le comportement des planteurs réunionnais apparaît d'une constance vraiment remarquable. Déjà, lors de l'interdiction de la traite par le gouvernement anglais suite à sa prise de contrôle de l'île en 1810, les propriétaires s'inquiétaient de la difficulté à faire fonctionner l'économie sans bras.

Cette angoisse du manque de main-d’œuvre va être permanente jusqu'à l'approche de la Seconde Guerre mondiale. Après celle-ci, l'obsession des pouvoirs publics sera le trop-plein de bras, justifiant le départ vers la France de milliers de Réunionnais. A aucun moment, la question de l'origine de ce manque de bras ne semble être abordée autrement que par la stigmatisation des travailleurs affranchis. Parfois, le pouvoir politique indiquera que la conception du travail par ces derniers, les rémunérations ou les conditions de vie sont peut-être des raisons à la désertion des habitations et au refus des anciens esclaves et de leurs descendants de rester dans un système d'asservissement. L'idée que des engagés volontaires accepteraient ce système va être avancée à chaque essai de recrutement nouveau.

On va ainsi se féliciter de la qualité des travailleurs indiens, puis des Chinois, des Africains ou des Polynésiens, avant quelque temps plus tard de vitupérer leurs faiblesse, fainéantise, ivrognerie ou indiscipline. Puis, arguant de lieux de recrutement mal choisis, on va tenter de réitérer les mêmes démarches en voulant recruter plus à l'intérieur des terres que sur les côtes, donc plutôt des Kanaks, nouvelles victimes de la colonisation, que des insulaires.

De même que la traite des esclaves, interdite une première fois à Bourbon à l'époque anglaise, de 1810 à 1815, puis par le gouvernement français à partir de 1817, se poursuivra pourtant de manière bien peu discrète jusqu'en 1830, puis de manière moins importante et bien plus dissimulée, de même l'esclavage, aboli par décret en 1848, semble s'être poursuivi au moins jusqu'en 1860 pour certains groupes humains.

 

Voir aussi :

LE CODE DE L'INDIGÉNAT

 

Historique en Afrique francophone 1887-1946

Ousmane Gueye

Préface de Abdoulaye Elimane Kane - Postface de Souleymane Bachir Diagne

Le passage de l'esclavage à l'Indigénat et de l'Indigénat à la citoyenneté pleine et entière en considérant la mitoyenneté entre ces trois notions est un lieu de production de sens. Le temps du Code enjambe la Guerre 39/45 et la Grande Guerre, il va de l'avènement de la IIème à la Vème République - 1887 à 1946 -. Ce qui heurte l'entendement est que cela se soit produit 98 ans après 1789 - Liberté Égalité Fraternité - et les Lumières ! Un traitement philosophique a permis de déshabiller des textes souvent oubliés ou volontairement occultés

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Boucan Film de fiction historique calédonien d'Alan Nogues au festival de La Foa

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Affiche du film

Affiche du film

 

Film de fiction historique calédonien d'Alan Nogues produit par Emotion Capturée, NC la 1ère et l'ADCK. 1h10. VF. Avec Fanny Torre, Simon Saumier. Vincent Kerriguy, le petit Simon, Adjé, Pierre Poudewa, Stéphane Piochaud, Karl Baudoin, Julien Guillaume...

Teaser du film

Synopsis

Encouragé par les campagnes du gouverneur Feillet qui veut « fermer le robinet d’eau sale » de la pénitentiaire et développer la culture du café en Nouvelle-Calédonie, Vincent Boyer et sa famille s’installent dans la région de La Foa-Canala pour mettre à profit la terre que leur a confié l’administration. Mais en dépit de l’expansion coloniale, les tabous ancestraux demeurent.

Critiques

« Une page d’histoire de la Nouvelle-Calédonie, portée à l’écran avec conviction. » La Foa Mag

Note sur le réalisateur

Réalisateur, auteur et directeur de la photo spécialisé dans le documentaire-fiction, Alan Nogues est un passionné d'images, de littérature, d'histoire, de sciences naturelles, de danse et de cuisine. C'est avec une certaine idée esthétique et intellectuelle du documentaire qu'il aborde ses sujets.

Faire des films exigeants tant sur la forme que sur le fond, donner la parole à l'imaginaire et la poésie, à la violence et la souffrance, à la beauté comme à la laideur, pour peut-être exprimer la complexité d'une Nouvelle-Calédonie loin des clichés, celle des gens qui la vivent et la rêvent.

 

Il a notamment signé L’Île continent (2013), La Dernière Révolte (2015), Terre de Métal (2016).

Boucan est son premier long-métrage de fiction, entièrement tourné en Nouvelle-Calédonie.

Projections

Rex Nouméa : mercredi 26, 18h30 (préfiguration - entrée libre)

 

Ciné La Foa : mercredi 3, 17h00 (entrée libre)

 

Les séances seront suivies d’une rencontre avec le réalisateur et les comédiens.

Film parrainé par

 

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Une belle promesse de liberté débattue ce mercredi à Calédo Livres autour de l’ouvrage Nouvelle-Calédonie le Oui minoritaire

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Les intervenants et le livre
Les intervenants et le livre
Les intervenants et le livre

Les intervenants et le livre

Lors du référendum du 4 novembre 2018, à la question « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? », 56,7 % des électeurs ont répondu non et 43,3 % oui. Le score des indépendantistes a été plus fort que prévu et a rendu espoir au peuple kanak. Luc Énoka Camoui, Georges Waixen Wayewol et Aurore Hamene avec Christophe Pantz chercheur associé au LARJE. (Géopolitique, géographie, élections référendum, décolonisation) comme animateur ont rencontré un public nombreux hier soir à la librairie Calédo Livres pour parler de Nouvelle-Calédonie le Oui minoritaire. Hamid Mokaddem et le chercheur du Japon Makoto Katsumata coauteurs de ce petit livre étaient absents. Petit livre, mais grande ferveur des auteurs avec l’espoir de la réalisation d’une promesse (d’indépendance) que les auteurs présents ont tenté d’expliquer. Ils en sont convaincus, ils attendent la réalisation d’une promesse, une parole donnée par la France pour en finir avec la colonisation. Ils ont beaucoup parlé d’espoir de réparer une injustice. Le résultat de ce référendum, gagné par les partisans de la France, a boosté l’espoir de la pleine souveraineté chez les indépendantistes, un paradoxe. Tout le contraire de ce pronostiquaient les sondages, ceci, expliquant peut-être cela, L’effet d’annonce d’une large victoire du « non » a fait grimper les « oui ». Luc Énoka Camoui, Georges Waixen Wayewol ne sont pas des militants extrémistes mais plutôt des papas, des sages, des poètes. C’est pour cela que leurs propos reflètent bien l’attente du peuple kanak. Ils en rêvent de la décolonisation. Luc, poète est aussi un militant engagé dans la société civile à travers des associations caritatives, culturelles et artistiques. Georges est Titulaire d’une licence d’administration publique. Ils sont représentatifs de la société kanak. Ce ne sont pas des activistes mais des chercheurs, des chercheurs de solution. L’indépendance, c’est un droit, ont-ils dit, mais ces convictions et cette attente partagées par une majorité des kanak, doivent passer par le concensus, une adhésion des autres, du peule calédonien arc-en-ciel car la réalité du pays c’est 120 000 kanak dans un pays de 300 000 habitants. Un clivage malsain et confirmé par le référendum est contradictoire avec le vivre ensemble. Donc il faut convaincre. Le Oui minoritaire a peut-être libéré la parole. Quand des poètes affichent leur conviction de cette manière, cela veut dire que les lignes bougent. Pierre Christophe Pantz a remarquablement mené les débats et la jeune auteure Aurore Hamene a bien représenté la jeunesse en développant que le discours des politiques ne sont plus aussi concis qu’avant. Les jeunes sont politisés, mais la politique politicienne ne les intéressent pas, d’où la différence de participation entre le référendum et les provinciales, a-t-elle expliquée. Pour approfondir cette réflexion et mieux comprendre la pensée kanak, Jean-Marie Tjibaou, Motip vhalik, la parole qui fait exister les hommes, la conférence d'Emmanuel Tjibaou et Yvon Kona à l’ADCK le 20 juin devrait apporter un puissant éclairage à ceux qui veulent comprendre. Les auteurs du livre présenté hier soir vous donnent rendez-vous le 25 juin à l’UNC. On avance, en attendant le nom du nouveau président ! JP

 

Ce livre de la collection Kanaky-Calédonie, La Courte Échelle / Éditions du Transit, 2019 est en vente chez Calédo Livres au prix de 855 XPF / 7.16€.

Le public, Des interventions pendant le débat, Georges Waixen Wayewol et Aurore Hamene
Le public, Des interventions pendant le débat, Georges Waixen Wayewol et Aurore HameneLe public, Des interventions pendant le débat, Georges Waixen Wayewol et Aurore Hamene

Le public, Des interventions pendant le débat, Georges Waixen Wayewol et Aurore Hamene

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Causerie avec Adrian MUCKLE sur l’ouvrage Violences réelles et Violences imaginées

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Le chercheur dans le canapé de la libraire Cathie Manné
Le chercheur dans le canapé de la libraire Cathie Manné

Le chercheur dans le canapé de la libraire Cathie Manné

Le chercheur néo-zélandais Adrian Muckle enseigne l’histoire du Pacifique des 19e et 20e siècles. C’est le premier historien à avoir réexaminé de manière exhaustive la guerre de 1917, prenant appui sur des documents d’archives officielles, dont des dossiers administratifs, la correspondance des missionnaires de l’époque, les procès-verbaux des enquêtes judiciaires postérieures au conflit et les comptes rendus du procès des 78 « rebelles » de 1917-1918. Ça fait maintenant 20 ans qu’il travaille sur l’histoire du pays pour en faire une thèse avant plusieurs ouvrages. Il a fait une causerie mercredi soir devant un public conquis d’avance car le chercheur est maintenant très connu ici, surtout depuis le succès du livre Les sanglots du pêcheur, coécrit avec Alban Bensa, Kacué Yvon Goromoedo et lui-même, sorti en juin 2015. Il a présenté son livre en commençant par rendre un hommage appuyé à son traducteur Philippe Boisserand qui a permis de réaliser une version française plus réussi que la version en anglais. Il a rappelé que cette révolte considéré comme la dernière grande révolte kanak de l’époque coloniale à l’ombre de la première guerre mondiale a été, certes un conflit modeste à l’échelle mondiale, mais d’une importance capitale pour les kanak et la colonie de l’époque. Les 300 morts de cette révolte ne pèsent pas lourd à côté des 18,6 millions de morts en Europe mais cette révolte a laissé des cicatrices qui ne sont pas refermées aujourd’hui dans la région entre Koné et Hienghène car entre avril 1917 et mars 1918, il y a eu 300 morts sur les 4000 ou 3000 âmes de cette région à l’époque. On en parle encore surtout à cause des conséquences, une grande déstabilisation, avec des déplacements de population, des procès des déportations. L’histoire a retenu le nom du grand chef Noël car la décapitation du leader présumé des « rebelles », Noël de Tiamou, en février 1918 a marqué les esprits. Le chercheur a mis en évidence qu’il existait plusieurs causes au conflit d’où peut-être ce titre de l’ouvrage Violences réelles et Violences imaginées, car ce livre met en évidence des peurs et des antagonismes entre Colons et kanak, kanak et kanak, kanak et administration voire colons et administration. Ce qui donne un récit neutre, juste, sans jugement et très instructif. Adrian Muckle a explique qu’il a débuté ce travail dans un contexte favorable en 1998 avec la renaissance de l’intérêt pour l’histoire locale grâce au renouveau politique avec une ouverture des archives sans restriction. Prochainement arrivera en librairie un autre ouvrage passionnant dont il est le coauteur avec Isabelle Merle L'Indigénat. Genèses dans l'Empire français. Pratiques en Nouvelle Calédonie. JP

 

Voir un reportage NC1er qui a lieu en 2017 et aussi cet autre reportage en 2015

 

NB : On peut rappeler que 1 010 Kanak avaient été recrutés comme volontaires et 385 Kanak sont morts à l’étranger pendant la Grande Guerre.

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