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colonisation

Causerie Adrian MUCKLE sur la dernière des grandes révoltes kanak de 1917 à Calédo Livres

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Causerie Adrian MUCKLE sur la dernière des grandes révoltes kanak de 1917 à Calédo Livres
Causerie Adrian MUCKLE sur la dernière des grandes révoltes kanak de 1917 à Calédo Livres

Adrian MUCKLE

VIOLENCES RÉELLES ET VIOLENCES IMAGINÉES

DANS UN CONTEXTE COLONIAL NOUVELLE-CALÉDONIE 1917

 

Cet ouvrage est la traduction en français de la monographie Specters of Violence in a Colonial Contexte, New Caledonia, 1917, basée sur la thèse du chercheur néo-zélandais Adrian Muckle.

L’auteur explore les dynamiques en œuvre au cours de cette guerre, longtemps considérée comme étant la « dernière des révoltes kanak », notamment celles en relation à la peur et à la violence, ainsi que les rapports de force présents dans l’environnement colonial complexe du début du 20e siècle.

Il met en lumière l’importance du conflit et son incidence sur les événements ultérieurs et en particulier comment la violence déployée dans les années 1980 fait écho à celle de 1917.

Loin de l’historiographe coloniale, Adrian Muckle réévalue les causes et la portée de cette guerre, tout en contextualisant les décisions prises par les différents protagonistes, dont les « imaginaires » et les justifications sont finement analysés.

 

Adrian Muckle, chercheur néo-zélandais, spécialiste de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie, membre du département d’histoire de la Victoria University of Wellington. Il enseigne l’histoire du Pacifique des 19e et 20e siècles, est le premier historien à avoir réexaminé de manière exhaustive la guerre de 1917, prenant appui sur des documents d’archives officielles, dont des dossiers administratifs, la correspondance des missionnaires de l’époque, les procès-verbaux des enquêtes judiciaires postérieures au conflit et les comptes rendus du procès des 78 « rebelles » de 1917-1918.

Publié dans Colonisation, Histoire

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La Nouvelle-Calédonie et l'imagination intellectuelle se sont emparées de la librairie Calédo Livres ce mercredi soir.

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Les principaux intervenants

Les principaux intervenants

Tandis que des millions de téléspectateurs regardaient l’émission littéraire Livres Ensemble sur NCTV Calédonia, une première pour notre télé pays, les intellectuels présentaient leur ouvrage place des cocotiers. Jean-Paul Sartre, définissait l'intellectuel comme « quelqu'un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas ». Je n’ai pas osé le dire à nos amis du Caillou fin heureux de refaire « notre île ».

Une fois de plus la librairie (du côté de la mairie) était trop petite pour accueillir la foule des intellectuels qui poussent comme des champignons du nord au sud du Caillou depuis l’émancipation du pays. Les éclaircissements des auteurs sur leur participation au livre et le débat qui a suivi étaient enrichissants. On peut noter que ce livre est né d’un colloque en Australie, voyage des intervenants payé par les Australiens. Notre grand voisin s’intéresse à nous et encourage l’imagination intellectuelle. Cette causerie était une parfaite transition pour le futur SILO qui aura pour thème « le lien ». Mais attention, ce n’est pas de politique, c’est une réflexion purement intellectuelle, une précision pour éviter de fâcher Hamid Mokadden coordonateur de ce travail.  JP

 

PS : Merci aux éditions L’Harmattan d’exister pour le bonheur des auteurs en manque d’éditeurs. On critique à tort et à travers L’Harmattan qui publie pourtant souvent des pépites.

Ci-joint quelques photos de cette soirée sans résumé possible pour ne pas trahir les propos des intervenants. Vous trouverez ci-dessous un extrait de l’avant-propos.

 

Ecouter l’émission radio NC 1er avec Hamid Mokaddem du 21 Mai 2019 en suivant ce lien.

 

La Nouvelle-Calédonie et l'imagination intellectuelle, Sous la direction de Hamid Mokaddem, Scott Robertson et Ingrid Sykes.

Ont contribué à ce travail collectif : Luc Enoka Camoui, Paul Fizin, Nicolas Kurtovitch, Hamid Mokaddem, Adrian Muckle, Pierre-Christophe Pantz, Catherine Ris, Scott Robertson, Christophe Sand, Angélique Stastny, Ingrid Sykes, Georges Waiwen Wayewol.

 

Avant-propos (extrait de l’ouvrage)

La Nouvelle-Calédonie est située à un peu plus de trois heures de vol des principales villes d'Australie et de la Nouvelle-Zélande Bien que les chercheurs de ces deux pays aient longtemps dominé la recherche sur cette région, la Nouvelle-Calédonie reste encore mal comprise. Il en est d'ailleurs de même des autres territoires du Pacifique sous souveraineté française tels que la Polynésie française ou Wallis et Futuna. Pour beaucoup, la formation universitaire sur cet archipel se résume à un programme d'études de quelques semaines en langue française à l'Université de la Nouvelle-Calédonie. Deux d'entre nous, spécialistes des sciences humaines en Australie, avions le désir d'en connaître un peu plus que ces séjours linguistiques et formations pédagogiques. Nous n'avons pas la prétention de tout avoir compris au sujet de la Nouvelle-Calédonie lors de nos visites. Cependant, ses images, ses rythmes de vie, ses inégalités et sa ségrégation sociale (qui sont évidentes) nous ont touchés. La façon dont ses habitants désignent la France comme « la métropole » et la Nouvelle-Calédonie simplement comme « le territoire nous a particulièrement frappé. On s'y sentait bien plus proches de la métropole. À notre retour, nos amis et enseignants nous ont demandes de faire part de nos impressions. Nous avons rencontré des difficultés à répondre à leurs questions. Qu'est-ce que la Nouvelle-Calédonie ? Une partie intégrale du territoire français diront certains. Une colonie, répondront d'autres. Un juriste, lui, argumentera qu'il s'agit d'une collectivité d'outremer sui generis. Comment expliquer ces différences de perception à un Australien moins informé sur le sujet ?

 

Notre bref aperçu de la vie calédonienne, dans toutes ses contradictions, nous a profondément intrigués. Nous avons donc commencé à approfondir nos recherches sur la Nouvelle-Calédonie, via une thèse de doctorat examinant la façon dont la décolonisation façonne la politique de la citoyenneté en Nouvelle-Calédonie, et au travers d'un compte rendu sur l'impact de la lèpre sur les cultures et la société kanak. Au fil de nos recherches, nous nous sommes aperçus que les mêmes débats agitaient les sociétés australienne et calédonienne. Nous sommes convaincus que ce pays a beaucoup à nous apprendre sur les défis auxquels sont confrontés les peuples autochtones et non autochtones, leur réconciliation et la construction d'un avenir affranchi de la logique coloniale dans laquelle les débats actuels sont toujours englués. Que signifie construire une communauté politique dans laquelle la souveraineté autochtone est reconnue et valorisée ? Quelles sont les conséquences d'une telle reconnaissance pour le reste de la population ? De telles questions sous-entendent que la décolonisation ne se limite pas à un processus institutionnel mais qu'elle requiert une transformation des mentalités.

Ce volume est d'abord le fruit de nos discussions sur l'importance de la Nouvelle-Calédonie en tant que site de recherches pour les chercheurs australiens. Notre regard extérieur sur le pays nous a permis d'entrevoir le potentiel de ce lieu pour le développement de la recherche, au confluent des thèmes clés de nos disciplines, la politique et l'histoire. La Nouvelle-Calédonie offre une nouvelle perspective sur ces disciplines et cristallise l'essence éthique, émotionnelle et matérielle de nos travaux. Elle nous a permis de clarifier le cadre de nos disciplines universitaires, de lui conférer une netteté extrêmement saisissante. C'est alors que nous nous posâmes la question : Comment les chercheurs travaillant en Nouvelle-Calédonie se percevaient-ils eux-mêmes, et percevaient, par la même occasion, leurs disciplines ? Quelle direction le contexte néo-calédonien faisait-il prendre à leurs recherches ? Nous décidâmes d'intituler notre symposium «La Nouvelle-Calédonie et l'imagination intellectuelle : redéfinir les modes de pensée disciplinaire existants ». Nous cherchions à discuter de la façon dont la Nouvelle-Calédonie historique et contemporaine reconfigure à la fois notre compréhension des domaines clés des sciences humaines occidentales (aussi bien françaises qu'anglo-saxonnes) et la pensée scientifique sociale des différents domaines tels que ceux de la politique, la religion, l'histoire, l'archéologie, la sociologie, l'anthropologie, la philosophie et du droit. De récentes recherches sur le territoire ont permis une compréhension beaucoup plus détaillée de la mise en ouvre de l'Indigénat, du sens de la religion et de son usage, du mouvement migratoire des populations du Pacifique sur le territoire et dans la région, de la perspective de la jeunesse kanak, des inégalités spatiales dans le paysage calédonien et de la mécanique juridique, économique et politique à l'œuvre dans l'espace public néo-calédonien.

Le but de ce colloque était de construire une méthodologie plus complète qui reconnaisse la position historique et contemporaine unique de la Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique dans un contexte mondial en pleine mutation. Comment ce territoire peut-il constituer un modèle pour la construction de nouvelles théories sur le nationalisme, le développement économique, politique, juridique, émotionnel et postcolonial ?

Pierre-Christophe Pantz (géopolitique), Angélique Stastny (science politique), Ingrid Sykes (histoire) et Scott Robertson (science politique) ont décrit la façon dont leurs disciplines, au sein du contexte néo-calédonien, ont évolué en fonction de directives colonialistes ou décolonialistes, artificielles ou réelles. Ce « moulage » disciplinaire a conduit de nombreux auteurs à critiquer violemment leurs propres disciplines. Ils reconnaissent que le contexte néo-calédonien les a conduits dans l'impasse où elles se débattent actuellement. Par ce terme de « moulage », on entend le remaniement survenu après 1988, qui menace de faire dérailler le tissu critique de chaque discipline. En effet, comment celles-ci peuvent-elle espérer progresser sans placer la question kanak au cœur de leur problématique ? … La suite à lire sur ce livre savant voir article de l’an passé sur ce blog

d'autres images avec un public qui n'a pas ménagé les intervenants avec des questions percutantes
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CHA VÔ DANH De père inconnu (version vietnamienne) de Pham Ngoc Lân

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CHA VÔ DANH De père inconnu (version vietnamienne) de Pham Ngoc Lân

TÉMOIGNAGE, AUTOBIOGRAPHIE, RÉCIT ASIE Vietnam chez L’Harmattan 25 Euros

 

L'auteur nous raconte l'histoire d'une famille vietnamienne ayant vécu au Viêt Nam dans la deuxième moitié du XXème siècle. Les jeunes de la diaspora vietnamienne qui n'ont pas vécu les épreuves de leurs aînés ni savouré les jours heureux d'un "Viêt Nam d'antan" pourront, à travers cet ouvrage, mieux connaître le pays de leurs ancêtres. Les férus d'histoire apprécieront les nombreuses références historico-politiques et le lecteur curieux découvrira quelques facettes d'un Viêt Nam vu à travers le regard lucide de l'auteur.

Tác giả Phạm Ngọc Lân tại phòng thu của đài RFI ngày 10/03/2015. RFI

Pham Ngoc Lân est né à Saïgon en 1944, de père français et de mère vietnamienne. Il fit ses études secondaires à Dalat et universitaires à Saïgon. Mobilisé dans l'armée de la République du Viêt Nam (le Sud) comme Lieutenant-Pharmacien, il fut quelque temps interné en camps de rééducation après la chute de Saïgon en 1975. À sa libération, il continua d'enseigner à la Faculté de Pharmacie de Saïgon et réussit à obtenir un visa pour partir en France en 1980 avec sa famille. L'auteur habite à présent en région toulousaine.

 

Plus sur cette histoire qui est aussi calédonienne

 

La version en français :

Sur l’Indochine et cette même période, Les Moustaches de Tigre de votre serviteur :

Commander Les Moustaches de Tigre en suivant ce lien

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Caledoun : Terre de bagne des déportés algériens de Nouvelle-Calédonie

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Entre 1864 et 1897, plus de 2000 Maghrébins, en très grande majorité des Algériens, sont déportés, transportés ou relégués en Nouvelle-Calédonie, qu’ils dénomment « Calédoun ».

 

Ci-dessous deux vidéos pour revenir sur cette histoire en souvenir de mon copain Slimane :

"Je m’appelle Malek, je suis le fils ainé de Slimane MADI votre copain…" (12 février 2018)

Ci-dessous un article de 2018, paru la veille de la mort de mon copain. JP

 

Caledoun : Terre de bagne des déportés algériens de Nouvelle-Calédonie (Rachid Sellal)

PAR PHILIPPE POISSON · 11 FÉVRIER 2018 https://criminocorpus.hypotheses.org/40501

 

Parution du livre le 1er janvier 2001 – En Kabylie surtout. C’est la terre d’accueil dans son état presque sauvage, où étaient déportés des centaines d’Algériens après l’insurrection d’El Mokrani cheikh Ahedad, en 1871. Une vieille histoire méconnue ou presque, qui s’est transmise de génération en génération par voie orale. La Nouvelle-Calédonie, cette colonie française du Pacifique, évoque de bien mauvais souvenirs à beaucoup de familles qui ont connu le déchirement et le déracinement. On parle certes du sinistre bagne de Bourail, mais rarement de l’histoire déchirante de ces Algériens déportés là-bas comme du bétail, coupables de s’être rebellés contre les fameux décrets d’Adolphe Crémieux et la dépossession arbitraire de leurs terres. Ils  y opposeront une résistance, mais le combat était inégal. Nos braves aïeuls allaient payer chèrement leur courage : déportation en Nouvelle-Calédonie avec un aller simple pour nombre d’entre eux…C’est cette histoire tragique que nous raconte Rachid Sellal dans le tout premier livre sur les déportés écrit par un Algérien.

 

Au hasard d’un voyage professionnel qui l’avait mené à Nouméa, le 21 août 2004, l’ingénieur Rachid Sellal a été forcé de s’improviser historien pour faire, si possible, toute la lumière sur ce chapitre mal connu de notre histoire avec la France coloniale. Il effectuera des allers-retours en Nouvelle-Calédonie pour y rencontrer les descendants de cette communauté algérienne, certes, «calédonisée», mais tout de même restée algérienne, plus d’un siècle après le grand exil forcé de leurs parents. C’est une enquête historique très intéressante que nous propose Rachid Sellal dans son livre intitulé fort judicieusement Caledoun, qui vient d’être publié à Casbah Editions.

 

Tout au long des 155 pages, le lecteur verra défiler des noms (Aziz Ben cheikh Haddad, Boumezrag Mokrani, Miloud Ben Abdellah, Abdelkader Boufenache, Bernard Salem et Jean-Pierre Aïfa…)  qui racontent l’histoire des déportés et celle de leurs descendants. Vous vous familiariserez aussi avec des lieux pas très hospitaliers (Bourail, Nessadiou  Nouméa  Teremba, Ourou, l’île des Pins…) qui ont accueilli ces Algériens «d’outre-mer». Rachid Sellal nous donne à lire une histoire construite autour de destins croisés des déportés algériens jugés et exilés vers la Nouvelle-Calédonie à partir de 1873.

 

C’est une histoire poignante et fascinante qui s’est appuyée sur la fameuse émission en plusieurs parties du réalisateur Saïd Oulmi, «Les témoins de la mémoire», qui, lui-même s’était basé aussi sur le témoignage de Mohamed Seddik Touati, un ancien haut responsable algérien de la Banque islamique de développement, qui a découvert fortuitement l’existence de cette communauté. Rachid Sellal verse à son tour des documents et des photos inédits qui vont sans doute ouvrir d’autres pistes de recherche sur les bagnards algériens de «Caledoun».  A lire et à faire lire absolument. Source d’appui :  (Incursion dans le bagne de «Caledoun», Elwatan ; le Mardi 5 Novembre 201

 

De notre historien calédonien José-Loui Barbançon et archéologue Christophe Sand descendant de déporté.

Caledoun

Histoire des arabes et berbères de Nouvelle-Calédonie

Louis-José Barbançon, Christophe Sand

Association des arabes de NC, 2013

L'ouvrage Caledoun, histoire des Arabes et Berbères de Nouvelle-Calédonie de Louis-José Barbançon et Christophe Sand retrace l'histoire des hommes, arrivés sur cet archipel du Pacifique comme forçats, déportés politiques ou relégués récidivistes.

Publié dans Colonisation, Histoire

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Hommage à Michel Duterde

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Photo FB de CEMÉA PWÄRÄ WÄRO

Photo FB de CEMÉA PWÄRÄ WÄRO

Créateur de CEMÉA PWÄRÄ WÄRO Nouvelle Calédonie et président d’honneur Michel Duterde est décédé.

Jean-Michel Tjibaou est président du CEMEA Nouvelle-Calédonie.

Michel Duterde a sa place sur ce blog littéraire voici ce qu’en disait Didier Daeninckx en 2005. JP

Extrait d’un article de 2005 Thursday, September du blog http://psyjazz.blogspot.com/2005/09/

Encore une histoire de lien. C'est avec Michel Duterde que je découvre la Nouvelle-Calédonnie.

Et l'histoire ignorée par beaucoup, de ce peuple.

Après notre arrivée à Nouméa c'est à Canala que nous faisons notre premier stage, à l'internat de ce village.

Des Canaques à l'exposition coloniale furent montrés, comme des animaux dans un zoo, et présentés comme des cannibales.

Les deux livres de Didier Daeninckx

Cannibale

1931, l’Exposition Coloniale. Quelques jours avant l’inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d’une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d’un coup. Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l’intérêt du public, veut bien prêter les siens, mais en échange d’autant de Canaques. Qu’à cela ne tienne ! Les « cannibales » seront expédiés. Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l’intrigue sur fond du Paris des années trente – ses mentalités, l’univers étrange de l’exposition – tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.

Le Retour d’Ataï

Lorsque Gocéné pose le pied sur le sol de la « métropole », trois quarts de siècle après son premier séjour forcé, lors de l’Exposition coloniale de 1931, il sait seulement qu’il est venu pour honorer un engagement. Et si, à ce moment précis, on lui posait la question de savoir ce qu’il compte faire à Paris, il répondrait qu’il vient chercher un frère kanak dont la trace s’est perdue cent vingt-quatre ans plus tôt, et qu’il compte bien le ramener parmi les siens. Aux côtés du héros de Cannibale, le lecteur découvrira une fois encore comment la réalité historique prend parfois de surprenantes allures de fiction.

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Achille Ballière et la commune au menu de la causerie du 05 novembre à Calédo Livres

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Achille Ballière et la commune au menu de la causerie du 05 novembre à Calédo Livres

Michel Soulard et Alain Brianchon ont présenté les textes d’Achille Ballière, évadé du bagne de Nouvelle-Calédonie avec Henri Rochefort hier soir à la librairie Calédo Livres.

 

Deux heures de causerie avec un duo d’auteurs passionnants, de vrais enquêteurs, comme les détectives, Starsky et Hutch de la série américaines des années 80, des flics cools, comme les deux complices qui se sont bien amusés, pendant cinq ans, à explorer l’univers d’Achille Ballière, déporté de la commune, moins connu que son complice d’évasion Henri Rochefort mais qui valait ce livre et cette enquête. Une plongée dans les archives et la lecture de microfilms avec des déplacements en France pour visiter les cimetières et rencontrer les descendants de l’architecte de l’île des Pins. Ce déporté est un cas particulier, vingt ans après son séjour en Nouvelle-Calédonie, il est revenu à la demande du maire de Nouméa de l’époque probablement, pour faire le tracé de la première conduite d’eau pour approvisionner la ville en eau courante. Il était connu et appécié à Nouméa après avoir réalisé des plans et des ouvrages. Achille Ballière c’est aussi et surtout un engagement politique qu’il a continué une fois qu’il a pu retourner en France. Il s’est même présenté aux élections contre Clémenceau. Nos deux enquêteurs ont bien travaillé, la version complète du livre vous transportera des barricades aux geôles du bagne avec beaucoup de détails sur cette histoire de France et de Calédonie. C’est Noël et bientôt le nouvel an. Un livre sera toujours un beau cadeau ! JP

 

Achille Ballière et la commune au menu de la causerie du 05 novembre à Calédo LivresAchille Ballière et la commune au menu de la causerie du 05 novembre à Calédo Livres
Achille Ballière et la commune au menu de la causerie du 05 novembre à Calédo Livres
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Nouveauté disponible à Calédo Livres : Kanaky. Sur les traces d’Alphone Dianou de Joseph Andras.

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Nouveauté disponible à Calédo Livres : Kanaky. Sur les traces d’Alphone Dianou de Joseph Andras.

En avril-mai 1988, l’affaire de la prise d’otages de la grotte d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, menée par un groupe d’indépendantistes s’est soldée par une intervention militaire et un bilan de vingt et un morts, dont dix-neuf Kanak. Parmi les victimes, Alphonse Dianou, vingt-huit ans, musicien, ancien séminariste se destinant à la prêtrise, admirateur de Gandhi et militant charismatique du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste).

Terroriste ou martyr ? Français ou « barbare » kanak ? Pacifiste ou assassin ? Chrétien ou communiste ? Le personnage – avec ses légendes contradictoires et paradoxales – a longtemps intrigué Joseph Andras, qui est parti en Kanaky sur les traces de cette figure des luttes anticolonialistes du XXe siècle.

Portrait d’un homme complexe et passionnant, ce livre est également journal de voyage dans un archipel méconnu et délaissé, récit de rencontres et d’échanges, reconstitution documentée d’un épisode sanglant de l’histoire récente, réflexion sur les vestiges de l’empire français. Le tout dans un style à la fois tranchant et lyrique, avec un engagement ardent, une curiosité patiente et attentive, qui sont la marque des écrits de Joseph Andras.

 

Joseph Andras : Kanaky est « autant une biographie intemporelle qu’un geste politique » voir l’article du magazine Diacritik

 

Photo de l'auteur chez Acte Sud

Né en 1984, Joseph Andras vit en Normandie. Il est l'auteur d'un premier roman très remarqué : De nos frères blessés (2016) et d'un texte poétique S'il ne restait qu'un chien (2017).

 

Pour en savoir plus sur l’auteur :

avec l'écrivain Joseph Andras ( interview par mail ) et le journaliste Edwy Plenel (au micro), à propos du récit de Joseph Andras, Kanaky, publié aux éditions Actes Sud. Une enquête biographique autour de la figure d'Alphonse Dianou, militant indépendantiste et leader du groupe kanak qui mena la prise d'otages d'une gendarmerie de l'atoll d'Ouvéa, au large de la Nouvelle-Calédonie, le 22 avril 1988.

 

[Edwy Plenel] Il faut rendre hommage à Joseph Andras, jeune auteur caché, dont on ne connaît qu'une photo, avec qui on ne peut communiquer que par mail, qui a choisi de tirer le fil de ce qu'en termes shakespeariens on appellerait des spectres, des fantômes, et qui nous habitent ; ceux de la question coloniale.

 

Avec " Kanaky", Joseph Andras revient sur sur la Nouvelle-Calédonie et ce moment de fureur, ce massacre que fut le dénouement d'Ouvéa. A l'époque, j'avais mené l'enquête rassemblée dans un livre, "Mourir à Ouvéa " qui avait paru en septembre 1988. J'ai mené cette enquête à partit d'une photographie. J'étais à Paris, la photo avait paru dans Paris-Match après le dénouement de cette prise d'otages en 1988, c'est une photo qui me terrifie. On voit ces indépendantistes kanaks, on reconnaît Dianou, à sa blessure, avec un bandage blanc, il est sur une civière, et tous les autres sont face contre terre. Et on voit tous ces militaires blancs, qui rigolent. C'est une image terrible. Mon enquête a commencé par là ; à Paris, en demandant aux avocats - parce qu'ils étaient détenus en France dans des cellules à Fresnes - de faire reconnaître qui étaient les autres-là, d'aller les voir, leur demander ce qui s'était passé...

 

Extrait de l’entretien de Joseph Andras avec Tewfik Hakem (mené par écrit uniquement)

 

Vous avez refusé le Goncourt du premier roman pour De nos frères blessés, et vous n'accordez pas d'interview. A quelques exceptions près, Seuls L'Humanité, journal pour lequel il vous arrive de collaborer, et Diacritik ont pu vous rencontrer pour des interviews. "Je ne tiens pas tellement à écrire pour des journaux financés par des milliardaires, des banquiers d’affaires ou des vendeurs d’armes" avez-vous déclaré par exemple à Diacritique, soit, mais vous refusez également de venir vous exprimer dans une radio de service public comme France Culture, pourquoi ?

 

J.A. : J'ai rencontré plusieurs médias militants, en effet, car je sais qu'ils ne me parleront plus, pour la centième fois, de cette histoire de prix mais du fond, des textes.

L’article complet dans France-Culture

Nouveauté disponible à Calédo Livres : Kanaky. Sur les traces d’Alphone Dianou de Joseph Andras.

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Pied-Noir un jour, Pied-Noir toujours, Jean-Yves Faberon a présenté son ouvrage.

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Photo Joël PAUL Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com Photo Joël PAUL Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com
Photo Joël PAUL Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com

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Harmattan Portes Océanes

Victime de la vague de décolonisation des années 60-70, Jean-Yves Faberon définit son identité de Pied-Noir comme déraciné définitivement il y a des décennies et éprouvé pour toujours.

Le professeur Faberon a fait salle pleine dans la librairie Calédo livres ce mercredi soir. Un public, composé de Pieds-Noirs et de férus d’histoire, probablement encore plus intéressé qu’en temps normal en période d’avant référendum d’autodétermination. Jean-Yves Faberon a présenté ses ouvrages précédents avant de commencer de parler de son livre D’Algérie. Il a rendu un bel hommage au livre d’Alexandre Rosada Mémoires d’Algérie.

Il a expliqué ses interrogations pour aborder ce sujet qui le touche dans ses propres racines. Il a choisi d’écrire des témoignages enrichis de ses propres souvenirs. La plupart des témoins ont disparu a-t-il dit mais lui avait 15 ans au à la proclamation de l’indépendance, un âge ou les souvenirs ne sont déjà plus ceux d’un enfant. De plus, avec sa famille et ses amis qui ont souvent vécus des catastrophes, il avait la matière pour parler de son pays qui lui colle à la peau, comme tous les rapatriés, un qualificatif mal accepté par les Pieds Noirs, qui se sentaient algérien avant tout et n’avaient jamais envisagé de partir d’Afrique du nord. Il a indiqué que son livre était d’une grande sincérité, écrit avec son cœur, pour raconter la réalité à ses enfants. Le professeur Faberon a donné envie de lire son livre. Il a fait des comparaisons avec la Nouvelle-Calédonie mais il pense que la situation d’ici et celle qui existait là-bas est complètement différente mis à part le fait d’appartenir à une colonie de peuplement.  Jean-Yves Faberon est un vrai Pied Noir qui n’oubliera jamais son pays perdu. JP

Photo Joël PAUL Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com
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Nouvelle-Calédonie : vivre ensemble ?

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Illustration France Culture

Illustration France Culture

Chapeau de l’article de France culture

En contribution aux commentaires qui vont entourer le référendum du 4 novembre prochain, je vous propose une heure de réflexion sur les difficultés et les espoirs d'un vivre-ensemble en Nouvelle-Calédonie, sous la lumière de l'Histoire.

Certes, nous n'y avons guère été attentifs ces derniers temps, mais voici que dans peu de semaines le destin de la Nouvelle-Calédonie va imposer à la première page des journaux l'importance de ses enjeux - puisque que, le 4 novembre prochain, un référendum va y décider de ses relations avec la métropole, avec l'éventualité d'une complète indépendance.

 

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Rencontres radicales pour des dialogues féministes décoloniaux de Manal Altamimi

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Rencontres radicales pour des dialogues féministes décoloniaux de Manal Altamimi

Avec la contribution de Tal Dor et de Nacira Guénif Souilamas

Comment tenter de transformer la conscience personnes engagées dans des situations de conflit, des tensions sociales et raciales et en quête de changements politiques significatifs ? Trois types de textes se font ici écho : six auteur.e.s analysent les " rencontres radicales " organisées entre Palestinien.ne.s et Israéliennes ; bell hooks écrit sur l'éducation à/par l'émancipation dans le contexte des discriminations raciales aux Etats-Unis ; enfin, trois participantes à des groupes de rencontre en Kanaky/Nouvelle-Calédonie nous proposent un troisième point d'ancrage en cette y année de référendum d'autodétermination. Un ouvrage collectif qui vise à donner voix ensemble aux militantes et aux théories, engageant un dialogue qui offre un répertoire d'actions et de réflexions puissant et décapant au confluent du féminisme, de l'analyse de la colonialité et d'une radicalité revendiquée.

EUR 18,00 par Amazon en librairie à Nouméa probablement plus tard pas d’infos pour le moment.

Description du produit

Présentation de l'éditeur

Comment tenter de transformer la conscience personnes engagées dans des situations de conflit, des tensions sociales et raciales et en quête de changements politiques significatifs ? Trois types de textes se font ici écho : six auteur.e.s analysent les " rencontres radicales " organisées entre Palestinien.ne.s et Israéliennes ; bell hooks écrit sur l'éducation à/par l'émancipation dans le contexte des discriminations raciales aux Etats-Unis ; enfin, trois participantes à des groupes de rencontre en Kanaky/Nouvelle-Calédonie nous proposent un troisième point d'ancrage en cette y année de référendum d'autodétermination. Un ouvrage collectif qui vise à donner voix ensemble aux militantes et aux théories, engageant un dialogue qui offre un répertoire d'actions et de réflexions puissant et décapant au confluent du féminisme, de l'analyse de la colonialité et d'une radicalité revendiquée.

Biographie de l'auteur

Manal Altamimi est psychanalyste et psychologue. Tal Dor est docteure en sociologie et en sciences de l'éducation, cofondatrice de l'Institut bell hooks-Paulo Freire de Paris. Nacira Guénif-Souilamas, sociologue, anthropologue, est professeure à l'université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, vice-présidente de l'Institut des Cultures d'Islam, autrice de Des beurettes (Hachette-Pluriel), co-autrice de Les Féministes et le Garçon arabe (L'Aube) et coordinatrice de La République mise à nu par son immigration (La Fabrique).

Bio express de notre Calédonien co-auteur de l’ouvrage

Pascal Hébert est originaire de Normandie. Il est arrivé à Nouméa en 2001, à la fin de ses études universitaires en biologie marine, pour un stage pratique accueilli par l’université de Nouvelle-Calédonie, et qui lui a valu de passer trois mois à Wallis-et-Futuna. Très engagé dans les associations étudiantes mais aussi dans les fédérations d’associations avec la Ligue de l’enseignement, il s’est inscrit à la Ligue des droits de l’homme à son arrivée en Calédonie. En 2004, il a été désigné pour représenter la LDH au conseil d’administration de la FOL. Il a été, pendant dix ans, consultant en biologie marine, et a travaillé principalement sur le dossier d’inscription des récifs coralliens à l’Unesco.

Photo du mur FB de Pascal Hébert

 

Publié dans Colonisation, Essai

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