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colonisation

La causerie de Luc Touranabien du 19 septembre autour de La plus belle marche à la librairie Calédo Livres

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Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com

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Assisté de Mathias Chauchat, Luc Tournabien, après une brève présentation, a rappelé qu’aujourd’hui c’était l’anniversaire d’un crime politique, le meurtre de M. Pierre Declercq, secrétaire général de l'Union calédonienne (U.C.), principal parti indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, tué, un samedi soir le 19 septembre 1981, près de Nouméa, d'un coup de fusil de chasse.

Commencer sa conférence par ce fait, pas très divers, puisqu’il servit de détonateur (1) aux « événements» des années 80, une révolte qui fit soixante-treize morts et le début d’une marche vers l’indépendance pour revenir sur le titre de l’ouvrage. Le ton était donné, La plus belle marche est le témoignage d’un homme engagé auprès des indépendantistes qu’il appelle progressistes. Le parcours de vie de Luc Tournabien et son parachutage à Thio en 1981 ont été surement déterminants dans son adhésion à la cause indépendantiste. Les personnes présentes qui ont lu son livre ont trouvé les faits relatés dans l’ouvrage, sincères et honnêtes. Mais en l’absence de contradicteurs, avec un public acquis à sa cause, c’était assez difficile de juger. Néanmoins, cet essai, d’un métropolitain (citoyen calédonien) convaincu d’avoir réalisé un livre utile pour l’histoire et la jeunesse, est probablement décalé par rapport à l’évolution des mentalités 30 ans après les accords. Il faut le lire pour vérifier cette impression. Luc Tounabien, pour un homme emprisonné au Camp Est après l’affaire de Thio (injustement a-t-il précisé), n’est pas rancunier. Il dit vouloir témoigner sans réveiller la haine ou la violence.

Pour ne pas être obligé d’attendre l’ouverture au public de rapports classés « secret » dans 30 ou 50 ans, c’est instructif d’entendre ou de lire un témoignage de l’intérieur du militantisme indépendantiste. Luc Tournabien n’a pas épargné la presse dans sa manière de relater les événements. Il a habillé les médias pour le futur hiver austral puisque les chaleurs semblent s’installer depuis une semaine sur le Caillou. JP

1 – Le lundi matin du 21 septembre, la mise en place de plusieurs barrages était constatée en brousse. La « guerre civile » démarrait.

Livre disponible en librairie chez Calédo Livres à 1500 cfp

Texte du 4ème de couverture

Il y a eu ces très belles marches avec tous ces gens unis, sortis de chez eux pour dire non à un système organisé de prix chers. Il y a eu aussi ces très belles marches pour construire l'usine du Nord et arrêter de dépendre de l'extérieur.

Elles ont des points communs, et peuvent aboutir à nous faire gravir La Plus Belle Marche, la plus haute d'une lutte pour nous prendre en charge et décider de mieux vivre ensemble et solidaires.

Cet ouvrage témoigne du parcours d'un Européen auprès du monde Kanak et d'autres progressistes depuis l'insurrection de novembre 1984 jusqu'à ce jour, au cœur des soubresauts comme dans la construction patiente et déterminée.

Bien que très investi dans ces luttes, l'auteur expose avec pondération, authenticité et un certain humour, des faits vécus intensément.

Il explicite également les mécanismes politiques et sociétaux des derniers avatars de l'ultime colonie française de peuplement puis les implications des accords qui ont suivi, sans chercher à emporter le lecteur vers des passions irrationnelles.

Des clés sont ainsi proposées à la compréhension du passé, à l'explication du présent, et à l'esquisse d'un futur harmonieux.

Luc Tournabien pose ses valises en Nouvelle-Calédonie en 1981. D’abord enseignant à Thio, il s’engage dans la vie associative, économique et politique en « brousse », tour à tour secrétaire général de Mairie à Thio, créateur/directeur d’une société avec les tribus, chargé de mission à la Province Nord pour l’économie et l’enseignement, ou maire adjoint de Pouembout. Aujourd’hui certifié d’anglais à la retraite, cet humaniste souhaite livrer son témoignage et sa vision des évènements passés afin de contribuer à un meilleur avenir pour son pays d’adoption.

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SILO 2018 : La performance de Paul Wamo, que du bonheur. Quel talent !

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Photo JP samedi 08-09-2018 Copyright © 2018
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Lecture performance Les Sanglots de l’aigle pêcheur

Avec Paul Wamo, suivi d’un échange avec Adrian Muckle (Nouvelle-Zélande) En avril 1917, des Kanak du Nord de la Grande Terre se lancent dans une guerre contre les autorités françaises et leurs soutiens locaux (…). Vaincus par les armes, décimés, dispersés et pourtant toujours là, c’est à la parole et à l’écriture qu’ils confièrent le soin de garder la mémoire de ce temps.

Lecture - performance de Paul Wamo lors du marathon des mots 2015.

En avril 1917, des Kanak du Nord de la Grande Terre se lancent dans une guerre contre les autorités françaises et leurs soutiens locaux. Refusant le recrutement de nouveaux « volontaires » pour aller se battre en Europe et exaspérés par le déni d’existence que leur opposait la colonie, ils luttent douze mois durant, jusqu’à épuisement.

Vaincus par les armes, décimés, dispersés et pourtant toujours là, c’est à la parole et à l’écriture qu’ils confièrent le soin de garder mémoire de ce temps. Ce livre met en scène les voix qui, de 1919 à 2011, portent avec elles l’histoire de la Guerre kanak de 1917, son souvenir et son actualité. Liant histoire et anthropologie, articulant récits et épopées versifiées ici publiés en bilingue et commentés, cet ouvrage déploie une polyphonie par laquelle ses auteurs et des écrivains, poètes et narrateurs kanak de jadis et d’aujourd’hui composent ensemble une œuvre engagée dans la prise de souveraineté intellectuelle des Kanak.

Partie historique d’Adrian Muckle (en photo avec Paul Wamo) traduite de l’anglais par Frédéric Cotton.

Récits traduits du paicî par Kacué Yvon Goromoedo et Alban Bensa.

Livre accompagné d’une création sonore sur un CD de 40 minutes, Les Sanglots de l’aigle pêcheur. Récits et poésies sur la Guerre kanak de 1917, réalisée par L’Orage

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LA PLUS BELLE MARCHE de Luc Tournabien, nouvelle parution d’avant référendum. Citoyens et politiques se mobilisent !

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Photo Book'in Pacific

Photo Book'in Pacific

Nouveauté à découvrir à Calédo Livres : « LA PLUS BELLE MARCHE » de Luc Tournabien

Luc Tournabien, citoyen engagé dans la vie associative, économique et politique, témoigne de son parcours d’Européen auprès du monde kanak et d’autres progressistes et donne sa vision de la Nouvelle-Calédonie depuis les « Évènements ».
Il espère ainsi proposer des clés à la connaissance du passé, à l’explication du présent, ainsi qu’à l’esquisse d’un futur plus harmonieux du pays. 1 425 XPF / 11.94€

 

Luc Tournabien pose ses valises en Nouvelle-Calédonie en 1981. D’abord enseignant à Thio, il s’engage dans la vie associative, économique et politique en « brousse », tour à tour secrétaire général de Mairie à Thio, créateur/directeur d’une société avec les tribus, chargé de mission à la Province Nord pour l’économie et l’enseignement, ou maire adjoint de Pouembout. Aujourd’hui certifié d’anglais à la retraite, cet humaniste souhaite livrer son témoignage et sa vision des évènements passés afin de contribuer à un meilleur avenir pour son pays d’adoption.

Voir aussi cette parution 2018:

Précis de droit civil coutumier kanak d’Antoine Leca

 

Centre de documentation pédagogique de Nouvelle-Calédonie (CDP-NC), 2018

 

Droit, sciences économiques

Cet ouvrage établit les lignes de rapprochement entre les deux grands systèmes de droit civil existant en Nouvelle-Calédonie, le droit civil écrit métropolitain/calédonien et le droit civil coutumier kanak, en sachant que chacun des systèmes a sa logique propre et son système de valeur.

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L’histoire de trois familles du domaine du château Hagen avec Marie-Thérèse Bury, Christian Canel, Ismet Kurtovitch

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Christophe Bouton, responsable du Château Hagen, Marie-Thérèse Bury, Christian Canel et Ismet Kurtovitch. Photo Joël PAUL Copyright © 2018
Christophe Bouton, responsable du Château Hagen, Marie-Thérèse Bury, Christian Canel et Ismet Kurtovitch. Photo Joël PAUL Copyright © 2018Christophe Bouton, responsable du Château Hagen, Marie-Thérèse Bury, Christian Canel et Ismet Kurtovitch. Photo Joël PAUL Copyright © 2018
Christophe Bouton, responsable du Château Hagen, Marie-Thérèse Bury, Christian Canel et Ismet Kurtovitch. Photo Joël PAUL Copyright © 2018

Christophe Bouton, responsable du Château Hagen, Marie-Thérèse Bury, Christian Canel et Ismet Kurtovitch. Photo Joël PAUL Copyright © 2018

L’histoire de trois familles du domaine du château Hagen avec Marie-Thérèse Bury, Christian Canel, Ismet Kurtovitch

Le Château Hagen fait partie du patrimoine architectural calédonien mais c’est aussi l’histoire de trois familles de pionniers, d’aventuriers, d’entrepreneurs de commerçants qui ont contribué au développement et à la prospérité de la Nouvelle-Calédonie et des Nouvelles-Hébrides indissociable du Caillou au début de la colonisation.

Isolée de « la mère patrie », la colonie était autonome économiquement à cette époque. On devait produire tout ce qu’on avait besoin. Les pionniers savaient tout faire et ne pouvaient compter que sur eux-mêmes. On retrouve cet état d’esprit chez les broussards, des gens dégourdis dès leur plus jeune âge, capables de mettre en pièce un moteur et de le remonter ou de construire un bâtiment. Le jeune ado que j'ai été, débarqué il y a 50 ans en Nouvelle-Calédonie, était ébahi de découvrir ça à la fin des années soixante. Je me souviens de l’étonnement de nos instructeurs militaires au camp de Nandaï qui apprenaient à tirer à des fines gâchettes qui rigolaient sous cape des conseils inutiles qu’ils recevaient. Pire encore, au stage Frac, pour apprendre à conduire, un copain de ma promotion, Flotat, a pris en main le pilotage du T46 de l’instructeur. Il conduisait comme un pied. Celui-ci en fit son adjoint au grand soulagement des bleus dans la benne qui priait pour que le zor ne prenne pas le volant. C’est ça l’héritage des pionniers. Des Calédoniens blancs différents de leurs frères kanak et de leurs cousins de métropole. JP

C’est en 1858, que Pierre Canel, maçon et briquetier s’installe sur le domaine de 13 hectares, au cœur de la Vallée de l’Infanterie (ancien nom de la Vallée-des-Colons). Jean Taragnat, ancien missionnaire s’y installe à son tour en 1863. Mais c’est la famille Préveraud de Sonneville qui prend la succession et construit la belle demeure devenue le « château ». Enfin, Lucy Hagen achète la propriété en 1903. Son fils Tiby s’y installe en 1916 et la famille a habité le domaine jusqu’en 1998. Date à laquelle la province Sud rachète le Château Hagen pour en faire un centre culturel à vocation artistique et éducative. (Source province Sud)

Christian Canel qui n’a pas de lien de parenté avec le pionnier a raconté la vie tumultueuse et mystérieuse de Pierre Canel qui a vécu 30 ans en Calédonie et a eu 3 fils. Cette rencontre à permis au conférencier d’apprendre qu’une de ses petites-filles âgées de 97 ans vit à la Vallée du Tir (la dame a toujours sa tête et aurait des choses à raconter) sur Pierre Canel Maçon, vigneron, voiturier. Christian a fait beaucoup de révélations, Pierre Canel par exemple était réserviste de l’armée républicaine. Il aurait pu participer à la rébellion suite au coup d’état de napoléon III. Son épouse était la fille d’un soldat de Napoléon 1er qui avait participé à la campagne de Russie, entre autres. Bref un régal d’anecdotes savoureuses. Une dernière pour ceux qui ont raté ce grand moment. Un procès et une peine d’emprisonnement qui a été infligé à Pierre Canel parce qu’il avait fait tirer sur Jean Fayard car le cheval de ce dernier venait manger ses vignes.

Marie-Thérèse Bury a narré la vie de Jean Taragnat originaire d’un petit village près de Lyon où il fit la connaissance d’un certain Douart (le premier évêque de Calédonie) avec qui il est parti comme missionnaire Mariste, un ordre fondé pour évangéliser les indigènes des colonies. Taragnat, comme Canel, était un homme entreprenant qui savait tout faire avec une vie aventureuse et des voyages fabuleux par Valparaiso et l’Australie. L’île continent était aussi une seconde patrie pour eux. Marie-Thérèse Bury comme Christian Canel a fait beaucoup de révélations et rappelée l’implication de Jean Taragnat missionnaire dans l’affaire de Varenne, l'attaque de la mission à Baïao, le massacre d'une partie de l'équipage de l'Alcmène. C’est Jean Taragnat qui négocia en langue vernaculaire qu’il maitrisait correctement pour récupérer des survivants otages.     

Ismet Kurtovitch s’est chargé de retracer la vie de Tiby Hagen, un roman a lui seul, un livre à écrire qui le sera un jour. Nicolas Frédéric Hagen était un pionnier hors norme issu d’une famille d’origine norvégienne Haagen. Il était allemand, deviendra Australien et enfin Français, un pirate des mers du Sud, armateur commerçant et prospecteur minier. Il exportait des marchandises, en importait d’autres. Un entrepreneur et touche à tout comme Canel et Taragnat. Plein d’humour et cultivé, pour décliner sa profession à son mariage civil à la mairie de Nouméa, il fit marquer gentleman. Il animait un cercle littéraire à Sydney etc. Ismet était à son affaire pour en parler. Ce dernier, conférencier et historien, a bouclé la boucle de cette agréable après-midi dans les jardins de la propriété. Tiby Hagen, a précisé l’historien, est considéré comme le dernier vrai pionnier de Nouvelle-Calédonie.

Le château Hagen et ses manifestations se bonifie avec le temps. Longue vie au château si bien entretenu.

Photos Joël PAUL Copyright © 2018 Photos Joël PAUL Copyright © 2018 Photos Joël PAUL Copyright © 2018
Photos Joël PAUL Copyright © 2018

Photos Joël PAUL Copyright © 2018

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Retour sur l’ouvrage La Nouvelle-Calédonie face à son destin à l’approche du SILO 2018

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Retour sur l’ouvrage La Nouvelle-Calédonie face à son destin à l’approche du SILO 2018
Retour sur l’ouvrage La Nouvelle-Calédonie face à son destin à l’approche du SILO 2018

La Nouvelle-Calédonie face à son destin, un livre écrit à quatre mains, qui a été présenté à la maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris (voir la vidéo en fin d’article) et au centre culturel Jean-Marie Tjibaou en 2017. C’est aussi à l’ADCK que se tiendra le prochain salon international du livre océanien. Cet ouvrage devrait comme d’autres contribuer à éclairer les futurs électeurs pour le référendum de novembre d’où l'idée d’en reparler JP.

Auteurs BOUARD Séverine, SOURISSEAU Jean-Michel, GERONIMI Vincent, BLAISE Séverine et Roi Laïsa (éd.) co-auteurs de l'ouvrage

La maison d'édition Karthala chez Book’in distribution à Nouméa 4 745 XPF / 39.76€ et dans les librairies de la place

La Nouvelle-Calédonie s’apprête à prendre un virage institutionnel et politique dans un monde qui a radicalement changé depuis les premières luttes pour la décolonisation. Vingt-huit ans après les accords de Matignon-Oudinot, alors que se profile une nouvelle date clé pour son avenir institutionnel et politique avec la sortie programmée de l’accord de Nouméa, où en est la Nouvelle-Calédonie ? Son modèle économique a-t-il fondamentalement changé ? Sa trajectoire de développement estelle soutenable ? Alors que le pays est engagé dans un processus de décolonisation négocié, quels sont ses atouts et ses options stratégiques pour affronter la mondialisation et ses nouvelles formes ?

Le pays est en effet de plus en plus intégré à des marchés mondiaux libéralisés et dérégulés ; l’urbanisation se confirme mais elle prend des formes et a des impacts qui déjouent certains pronostics et tendances observées ailleurs ; vingt-cinq années de croissance soutenue ont dopé le marché intérieur ; en lien avec la croissance des mobilités, la place du non-marchand et de la coutume est restée essentielle à son développement humain ; les transferts de compétences de l’État français vers le territoire opérés au cours des vingt dernières années ont transformé les lieux et les acteurs de la décision politique ; l’industrialisation par la métallurgie a changé la donne quant à la répartition de la rente du nickel ; la bipolarisation politique a fait place à davantage de pluralisme... pour ne citer que certaines des évolutions les plus emblématiques.

A la veille de la consultation sur le transfert des dernières compétences, quels sont les futurs possibles pour l’économie très politique de la Nouvelle-Calédonie ? Sur quels acquis institutionnels et économiques de la trajectoire récente s’appuyer ? Quels relais de croissance activer et, au-delà et surtout, quel modèle de développement et quel « contrat social » renégocier ?

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Nouvelle parution histoire : La France aux antipodes Histoire de la Nouvelle-Calédonie de Frédéric ANGLEVIEL

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Couverture du livre

Couverture du livre

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« Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » Telle est, le 4 novembre 2018, la question officiellement posée aux habitants de l’archipel, appelés aux urnes pour se prononcer sur leur avenir.

Complexe, fascinante et pourtant largement méconnue, l’histoire de ces territoires si éloignés de la métropole est indispensable pour comprendre la situation actuelle, aboutissement de plusieurs décennies de conflits et de malentendus.

De l’arrivée des civilisations austronésiennes, il y a trois mille ans, aux « années de cendre » et au drame d’Ouvéa en 1988, en passant par les terribles épidémies du XVIIIe siècle, les missions d’évangélisation, l’implantation du bagne et l’exploitation du nickel, Frédéric Angleviel retrace l’évolution de cette terre qui fut, avec l’Algérie, la deuxième colonie de peuplement de l’Empire français.

PS : Frédéric Angleviel en photographie au salon de la bande dessinée à Boulouparis avec Serge Diandanu un invité venu d'Afrique. JP

Parution le 23 août 2018 dans les chroniques vendémiaires

Une version pour les anglophones est disponible ainsi qu’une édition du GRHOC papier. Avec l’éditeur Lulu.com un Ebook pour l’international  aussi sur Amazon pour toucher l’Amérique du Nord.

A book was missing about New Caledonia, a general book in english language - accessible to all audiences - studying the 3200 years of human history, since the arrival of Austronesian until today. This analysis combines a detailed chronological presentation with thematic approaches. This book is organized in three main parts:

Time before yesterday evokes the settlement of Austronesians, their progressive transformation into Kanak and the first contacts with the Western World (1100 BC - 1853 AD).

Yesterday was the time of colonization and its constrasting achievements that must be considered in the international, national and regional context of the time (1853-1945).

Finally, an important part is given to the contemporary history of New Caledonia

(1945-2018), because the history of the present time gives keys to the futures evolutions.

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Causerie avec Frédéric Rognon sur Maurice Leenhardt : une formidable rencontre !

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Frédéric Rognon seul et avec Jean Guiart photos Joël PAUL Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com
Frédéric Rognon seul et avec Jean Guiart photos Joël PAUL Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com

Frédéric Rognon seul et avec Jean Guiart photos Joël PAUL Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com

Rencontre au sommet pour évoquer Maurice Leenhardt à Calédo Livres hier soir, mercredi 18 juillet 2018. La foule des grands jours de la littérature s’était donnée rendez-vous. Cathie Manné n’avait plus un tabouret pliable de secours de disponible. Il faut dire que l’affiche valait son pesant d’or. Avec la présence de Jean Guiart né en 1925, anthropologue et océaniste, en guest-star qui avait fait le déplacement pour rencontrer le professeur de philosophie des religions à la faculté de Théologie Protestante de Strasbourg assisté de Bernard Gasser. Cette causerie, devant un aréopage de grands connaisseurs de la période coloniale, s’annonçait de très haut niveau. Ce fut le cas avec des échanges passionnants, après l’évocation de la vie de Jean Henri Maurice Leenhardt, né à Montauban le 9 mars 1878 et mort à Paris le 26 janvier 1954, pasteur, ethnologue et missiologue français. (En photo de couverture avec son épouse.)

Les échanges avec le public et ceux entre Jean Guiart et Frédéric Rognon ont passionné l’auditoire. Il y a eu des passes d’armes épiques entre ces érudits. Une véritable joute parfois pour évoquer les apports à l’ethnologie de Maurice Leenhardt qui, avant Bronislaw Malinowski, pratiqua l'ethnologie de terrain préconisée par Marcel Mauss du fond de son bureau parisien, un de ces premiers ethnologues qui n’ont jamais connu les piqûres de moustiques précisera Frédéric Rognon. L’apport et la technique du missionnaire a été principalement d’écouter et d’apprendre les langues, il y en avait 35 à son époque sur l’archipel calédonien. Maurice Leenhardt parlait couramment ajië, langue de la région de Waa Wi Lûû, qu’il pratiqua même après son retour en France avec sa famille qui le parlait également. Polémique instructive sur le chiffre et les causes de la dépopulation kanak suite à la colonisation, avec comme contradicteurs Jean Guiart et Jean-Paul Caillard (sur le chiffre, pas le fait). Comme le disait Maurice Leenhardt, « je dois évangéliser un peuple en voie d’extinction ». Le philosophe avait du lourd en face de lui pour parler de Do Kamo (Go do kamo ː je suis vraie personne »), du structuralisme, de la pensée mythique en Mélanésie etc. On a presque eu droit à une reprise de la guerre des religions. Bref, que du bonheur pour ceux qui aiment s’enrichir de connaissances du monde mélanésien et de l’histoire de la colonisation. Pour en savoir plus, il faut acheter ce livre passionnant pour un destin commun en Nouvelle-Calédonie comme il est sous-titré. Il se vend comme des petits pains. JP

Des échanges entre spécialistes Photographies Joël PAUL Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com Des échanges entre spécialistes Photographies Joël PAUL Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com
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Public attentif qui a participé avec des témoignages et des questions Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com
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Maurice Leenhardt. Pour un destin commun en Nouvelle-Calédonie avec Frédéric Rognon

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Votre prochain rendez-vous, mercredi 18 juillet à 18h, à ne pas manquer : causerie avec Frédéric Rognon autour de son ouvrage « Maurice Leenhardt. Pour un destin commun en Nouvelle-Calédonie ». Un beau programme ! Voir aussi

Maurice Leenhardt. Pour un destin commun en Nouvelle-Calédonie avec Frédéric Rognon

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Nouveauté 2018 : Marins et missionnaires un récit d’Albert de Salinis

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Nouveauté 2018 : Marins et missionnaires un récit d’Albert de Salinis

Récit de la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie, 1843-1853

Collection Archipels, Éditions Humanis

Récit

Dans un geste hautement symbolique, le 5 mai 2018, le président Emmanuel Macron a remis au gouvernement calédonien les deux actes originaux des prises de possession de la Nouvelle-Calédonie et de l’île des Pins.

Mais dans quelles circonstances ces documents ont-ils été établis et signés ? Comment l’expédition a-t-elle été organisée et vécue à bord du navire le Phoque ?

Albert de Salinis nous présente les témoignages croisés du commandant Candeau, chef d’état-major, et du comte de Marcé, aide de camp de l’amiral Fébvrier des Pointes, deux participants de l’aventure.

2 990 XPF / 25.06€

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David Chappell en dédicace à Nouméa

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Concentration maximum de l'auteur pour m'écrire "Merci Joël". Photo Joël PAUL

Concentration maximum de l'auteur pour m'écrire "Merci Joël". Photo Joël PAUL

Ce mercredi 30 mai de 16h30 à 18h David Chappell a dédicacé son livre « LE RÉVEIL KANAK. La montée du nationalisme en Nouvelle-Calédonie » à la librairie Calédo Livres.

Malgré les travaux dans cette rue du centre ville qui s’éternisent des jeunes et des moins jeunes ont fait le déplacement pour rencontrer l’auteur et se procurer ce livre qui raconte notre histoire. Gilbert Bladinières, un éditeur heureux, était présent.

Photos de Joël PAUL
Photos de Joël PAULPhotos de Joël PAUL

Photos de Joël PAUL

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