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colonisation

Maurice Leenhardt de Frédéric Rognon

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Photo de France Culture : https://www.franceculture.fr/personne-frederic-rognon.html

Photo de France Culture : https://www.franceculture.fr/personne-frederic-rognon.html

« Maurice Leenhardt. Pour un Destin commun en Nouvelle-Calédonie ».

Dans cet ouvrage, dresse l'émouvant portrait du missionnaire protestant devenu ethnologue à la suite de son séjour en Nouvelle-Calédonie.

Au début du XXe siècle, le maire de Nouméa prédisait l’extinction de la « race canaque » dans un délai de dix ans. Aujourd’hui les Kanak sont plus de cent mille et ambitionnent de diriger leur territoire de manière autonome.

Le missionnaire protestant Maurice Leenhardt qui a œuvré en Nouvelle Calédonie dans le premier quart du XXe siècle est l’un des artisans de cette renaissance. Animé d’un profond amour pour le peuple kanak et d’une grande admiration pour sa culture, il a su écouter, comprendre, pour mieux rendre à cette population l’envie de vivre, la fierté de son identité, la volonté de construire son avenir.

Après vingt-cinq ans d’immersion complète dans la culture kanak, Maurice Leenhardt est devenu ethnologue et universitaire. Il a contribué à donner à cette culture ses lettres de noblesse.

Son espérance, liée à ses convictions évangéliques, tablait sur un dépassement des clivages ethniques. L’héritage de Maurice Leenhardt pourrait aujourd’hui nourrir le débat en vue d’une solution consensuelle, à l’heure où tout le monde rêve, comme lui, d’un « Destin commun » sur cette terre du Pacifique.

Aux éditions OLIVETAN (16 Euros)

Frédéric ROGNON

Professeur de Philosophie des religions -Faculté de Théologie Protestante

rognonfr@yahoo.fr

Curriculum Vitae

Né le 1er octobre 1961.

1986-1989   Enseignement de la philosophie au Lycée Do Kamo de Nouméa (Nouvelle Calédonie).

1989-1995   Engagement dans la Communauté de l'Arche de Bonnecombe (Aveyron).

1989-1990   Enseignement de l'ethnologie à l'Université de Paris X - Nanterre.

1991  Thèse de Doctorat en Ethnologie: "Conversion, syncrétisme et nationalisme. Analyse du changement religieux chez les Mélanésiens de Nouvelle Calédonie", Université de Paris X - Nanterre, 890 pages.

1994-1998   Etudes de Théologie à Strasbourg et Montpellier.

1998-2001   Ministère pastoral dans l'Eglise Réformée de France au Havre (Seine Maritime).

2001-2007   Maître de Conférences en philosophie et anthropologie de la religion à la Faculté de Théologie protestante de Strasbourg.

Depuis 2007 Professeur de philosophie des religions à la Faculté de Théologie protestante de Strasbourg.

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Bulletin de la société des études historiques n°194 est disponible, à ne pas rater comme les précédents.

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Logo et numéro 194
Logo et numéro 194

Logo et numéro 194

 

Membres de la SHE-NC au salon des collectionneurs en 2017 photo SHE

Membres de la SHE-NC au salon des collectionneurs en 2017 photo SHE

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Le nouveau hors-série de Valeurs actuelles : la vraie histoire des colonies

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La couverture du nouveau hors-série de Valeurs actuelles.

La couverture du nouveau hors-série de Valeurs actuelles.

Par Auteur valeursactuelles.com / Jeudi 29 mars 2018 à 10:34 9

Hors-série. Des pionniers du Nouveau Monde aux larmes de l'Algérie française... quatre siècles d'épopée coloniale. Dont la France n'a pas à se repentir.

L’épopée coloniale de la France commence il y a quatre siècles. Des Amériques à l’Asie, en passant par l’Afrique et surtout l’Algérie, c’est une longue histoire de conquêtes, de fascination et d’amour entre la métropole et son outre-mer. L’air du temps veut que cette aventure soit peinte aux couleurs de l’abomination, voilà pourquoi Valeurs actuelles - la collection le Spectacle du Monde a voulu lui rendre un juste témoignage par un éclairage équilibré, rappelant les bienfaits et les progrès apportés aussi par cette entreprise partout dans le monde. En 130 pages richement illustrées et en remontant aux sources, ce hors-série remet les choses à l’endroit.

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Le livre comprendre les référendums se vend comme des petits pains. D'où l'idée d'un ouvrage dans la langue de Shakespeare qui sort du four.

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Le livre comprendre les référendums se vend comme des petits pains. D'où l'idée d'un ouvrage dans la langue de Shakespeare qui sort du four.
Le livre comprendre les référendums se vend comme des petits pains. D'où l'idée d'un ouvrage dans la langue de Shakespeare qui sort du four.

L’ouvrage sur le référendum version courte de l’historien Frédéric Angleviel se vend bien chez Calédo livres et les touristes de passage cherchent à comprendre la situation du pays alors le prolifique historien vient de publier un ouvrage dans la langue de Shakespeare à leur intention. Cet ouvrage est disponible à la librairie Calédo Livres et au marché des croisiéristes pour répondre directement à une demande des touristes australiens. JP

Author books

Histoire illustrée de la Nouvelle-Calédonie, Footprint Pacifique, Nouméa, 2015, 250 p.

Photographies calédoniennes d’antan, Footprint Pacifique, Nouméa, 2017, 210 p.

Un drame de la colonisation. Ouvéa, Nouvelle-Calédonie, mai 1988, Vendémiaire, Paris, 2015, 320 p.

& Yann Bencivengo, La SLN. 130 ans au service d’une vision industrielle durable, Ed. SLN-Eramet, Nouméa, 2010, 168 p

& Wadrawane Eddy : Les Kanak et l’histoire, les indes savantes, Paris, 2007,

Brève histoire politique de la Nouvelle-Calédonie (1945-2005), éditions GRHOC, Nouméa, 2006, 320 p.

Histoire de la Nouvelle-Calédonie. Nouvelles approches, nouveaux objets, L’Harmattan, Paris, 2006, 350 p.

(dir.) : La Nouvelle-Calédonie. Terre de métissage, Annales d’histoire calédonienne, Les indes savantes, Paris, 2004, 274 p.

Les fondements de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie. Définition, périodisation, sources, Centre de Documentation Pédagogique, Collection Université, Nouméa, 2004, 201 p.

Historiographie de la Nouvelle-Calédonie ou l’émergence tardive de deux écoles historiques antipodéennes, Publibook, Paris, 2003, 360 p.

(dir.) : 101 mots pour comprendre l’histoire de la Nouvelle-Calédonie, Ile de Lumière, Nouméa, 1997, 225 p.

& Capecchi Bernard et Douyère Christiane (dir.), Histoire de la Nouvelle-Calédonie, CM, CTRDP, Nouméa, 1992.

Introduction

The New Caledonia archipelago, with a people first arrived about three thousand two hundred years ago, belongs now to the French overseas territories. Throughout the pages, we shall discover the different settlement cycles that have succeeded, on la Grande Terre (the Main Land) and on the Loyalty Islands, to arrive at the present time.

This approach is resolutely chronological and built around the historic core that is the subject of a reasoned consensus. As an historian for more than thirty years, we incorporated in this book the most recent data, while giving priority to a holistic writing.

Before yesterday, the Austronesians settled there in several waves. This term includes several origins, all coming from the Melanesian arc. Some are Lapita potters, others carve petroglyphs, and others bring new yams. Around the year one thousand AD, they become the Kanak. Following the mutual discovery of 1774 through James Cook, adventurers and missionaries get in touch with Melanesians who, then, leave the age of polished stone and acquire, in a few decade, a new perception of the world.

Yesterday, from 1853 to 1945, New Caledonia became a settler colony. This period allows the often controversial Kanak civilization, too long isolated and forgotten, to enter fully into the modern world. This does not happen without excesses, western expansionism feeding himself with the development of tropical raw material.

Today, New Caledonia is no longer a colony. New Caledonia has been an Overseas Territory from 1946 to 1998, and crossed the period of decolonization through multiple statutory developments. Kanak, as first arrivals, are claiming a greater share in the city. After «years of Ashes” consecutive to political events, peace is restored in 1988 by the Matignon-Oudinot Agreements. In 1998, with the Noumea Agreement, New Caledonia becomes a single entity recognized by the French Constitution

Tomorrow, New Caledonia will have the possibility to choose its future by a referendum on self-determination which will take place in october 2018. New Caledonians will have the possibility to choose between the current status at the end of the four terms of the Noumea agreement or a new contract bringing New Caledonia close to autonomy or even independence that should have to be built then.

“The past was the time of colonization.

This is the time of sharing, through rebalancing.

The future must be the time of identity in a common destiny “.

Preamble of the Nouméa Agreement, 1998.

 

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Le regard de Rithy Panh sur l’Indochine, un documentaire qui en dit long

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Je fais la promotion de mon livre en ce moment, « Les Moustaches de Tigre », un roman d’aventure au début de la guerre d’Indochine dans un contexte de décolonisation.

Je vous invite à lire l’article ci-dessous et surtout de regarder le film de Rithy Panh. Son regard sur l’Indochine peut vous donner envie de lire mon livre. Le documentaire montre des images exceptionnelles de films d’époque. Il faut le regarder entièrement car le message de Rithy Panh prend corps au fur et à mesure.

 

Le regard de Rithy Panh sur l’Indochine

Le réalisateur exprime sa vision de la colonisation à travers un documentaire d’une grande force, composé d’archives.

Un article du journal Le Monde.fr | 11.06.2015 Par Isabelle Regnier

Image extraite de "La France est notre patrie", de Rithy Panh.

Le réalisateur exprime avec force sa vision de la colonisation à travers un documentaire composé d’images d’archives (jeudi 11 juin à 23 h 55 sur France 3).

Dans Un barrage contre le Pacifique (2008), Rithy Panh plongeait dans l’histoire de l’Indochine en s’inspirant d’un récit autobiographique de Marguerite Duras, dans lequel une mère de famille perdait la raison en constatant, année après année, que la plantation où elle avait placé toutes ses économies était foncièrement incultivable. Allégorie de la stérilité et de la folie de l’entreprise colonisatrice, cette fiction, aussi amère soit-elle, reprenait le point de vue des colons.

La France est notre patrie peut être envisagé comme son contrechamp. Ce documentaire a beau avoir été réalisé à partir d’images d’archives filmées par des Occidentaux – les seules qui aient été tournées à l’époque –, Rithy Panh les a organisées à sa « façon indigène » comme il le pose lui-même, en opposant son point de vue à celui des filmeurs, pour écrire son histoire de la colonisation.

Mélancolique et mordant

Montage sans paroles, au son d’une partition subtile – mélange de phrases musicales syncopées, semblant ressorties du fond d’une mémoire abîmée, et de bruits d’animaux, de machine à vapeur, de mer… –, le résultat est magnifique. Il est à la fois un hommage de l’auteur à ce pays qui l’a vu naître, à sa faune majestueuse, à sa flore surréaliste, à sa culture, à ses arts, et une relecture subtile, mélancolique et mordante, de cette période d’occupation, où se reflètent aussi bien les vertus du mode de vie des colons que la violence qu’il y avait à vouloir l’imposer de force, l’élégance de ces envahisseurs bien habillés que l’obscénité du système d’exploitation qui leur offrait luxe, calme et volupté. Ce n’est pas l’enfer – l’enfer au Cambodge a un nom, celui de Pol Pot et du génocide, auxquels Rithy Panh a consacré ses plus grands films, S21, la machine de mort khmère rouge (2002), Duch, le maître des forges de l’enfer (2011), L’Image manquante (2013). Mais on est loin du paradis.

Le film s’ouvre sur les images d’une maison coloniale en ruine, envahie par les racines de Tetrameles nudiflora (arbres tentaculaires). Il bascule alors dans le passé, réveillant les fantômes des lieux pour ouvrir ensuite le grand bal de la période coloniale. Des images de vie privée, de vie politique, de vie économique, de vie religieuse s’imbriquent, se font écho, glissant organiquement de l’exploitation des richesses naturelles à l’exhumation des ruines d’Angkor, de l’industrialisation à la médecine moderne, de la construction de voies ferrées à l’instruction de la jeunesse… pour finir dans le bain de sang qui a définitivement scellé, à Dien Bien Phu, la fin de cette union contre nature entre la France et le Cambodge.

Liberté d’approche

Accélérant des images, en ralentissant d’autres, jouant avec des intertitres qui traduisent, non sans malice, l’idéologie raciste et paternaliste de la mère patrie, l’auteur sculpte son fonds d’archives à sa guise, s’attardant sur les gestes, les visages, les regards des travailleurs cambodgiens, les confrontant à ceux de leurs maîtres… Sporadiquement, des éléments hétérogènes s’invitent dans le tourbillon, qui le rattache à la marche du monde – scène de danses africaines qui inscrivent le film dans l’histoire de la colonisation française, scènes de la première guerre mondiale qui annoncent la violence de la guerre d’Indochine…

Cette liberté d’approche, qui est la force du film, témoigne une fois encore de cette capacité qu’a Rithy Panh à toujours trouver une forme juste pour exprimer, avec une puissance d’évocation incomparable, l’essence même des phénomènes historiques.

Le documentaire que vous propose Rithy Panh

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Le réveil Kanak, la montée du nationalisme de David Chappell

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Le réveil Kanak, la montée du nationalisme de David Chappell

Ce livre résume parfaitement l’histoire de la politique du pays. Il devrait être lu par tous les Calédoniens. Non pas pour adhérer à une idée ou une autre. Chacun à le droit d’avoir son opinion, mais pour apprendre et comprendre afin d’éviter de s’entretuer de nouveau un jour. C’est primordial pour le vivre ensemble. Je ne veux surtout m’immiscer dans la politique mais j’ai lu et relu certains passages que j’ai trouvé très pertinents. Cette analyse de David Chappell, un américain, est un gage de neutralité, il a peut-être le recul nécessaire pour faire une telle étude. Avant le référendum, je pense que c’est une bonne lecture. JP

Autre article sur ce livre

Editions Madrépores

Dans ce livre à la page 197 deux extraits de citations de Jacques Lafleur montrent bien qu’on peut dénoncer comprendre et pardonner. Voir image ci-dessous.

Scanné sur la page 197 (un peu de traviole, désolé)

Scanné sur la page 197 (un peu de traviole, désolé)

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DVD pour changer des livres : Le retour d’Ataï suivi de Koindé, jadis fut la rivière

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Mehdi Lallaoui

Cinéma des Océanistes n° 3, Société des Océanistes, 2017

Documentaire

Le retour d’Ataï (71 min.) retrace l’histoire emblématique du grand chef Ataï, un des principaux instigateurs de l’insurrection kanak de 1878, ainsi que la restitution de son crâne en Nouvelle-Calédonie 136 ans après sa disparition.

En bonus : Koindé, jadis fut la rivière (22 min).

3 200 XPF / 26.82€ chez Pacifique Book’in

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Lyn Smith à la recherche de ses racines en Nouvelle-Calédonie

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Lyn Smith à la recherche de ses racines en Nouvelle-Calédonie
Lyn Smith à la recherche de ses racines en Nouvelle-Calédonie
Depuis 1975, l'Association Témoignage d'Un Passé s'efforce d'agir auprès des institutions en faveur de la préservation des vestiges du passé de la Nouvelle-Calédonie, de Nouméa en particulier, dans le but de les présenter au public.
A son actif, citons : la villa-musée de Païta, la maison Célières, le musée du bagne, sans oublier la préfiguration du musée de la ville de Nouméa. Il ya toujours quelque chose à dénicher sur leur site comme cette histoire de Lyn Smith.

 

Lyn Smith, descendante australienne d'un libéré français

L'association accueille en cette dernière semaine du mois d'août une australienne Lyn Smith, descendante d'un condamné français, libéré en Nouvelle-Calédonie.

Au cours de son séjour, Lyn aura à coeur de rencontrer les acteurs du bagne afin de découvrir ce qu'a pu être la vie de son ancêtre.

On ne traine pas puisqu' arrivée la veille, elle s'est déjà rendu au site historique du bagne à Nouville et a effectué des recherches aux archives. La presse était présente pour immortaliser ces moments émouvants.

A partir des éléments retrouvés dans les dossiers de l'administration, les pièces du puzzle se mettent en place et de nouvelles hypothèses sont lancées.

http://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/une-australienne-sur-les-traces-de-son-arriere-grand-pere-deporte-392601.html 

Lyn sera accueillie mardi prochain par les descendants calédoniens du bagne afin de partager avec eux une histoire commune.

Retrouvez le reportage de Caroline Antic-Martin et Gaël Detchevery sur NC 1ère.

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Le Secret de la Seine

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Le Secret de la Seine
Maquette de la Seine photo JP

Maquette de la Seine photo JP

En 1968, la Marine nationale découvre l’épave de la Seine, une corvette de guerre française naufragée en 1846 au large de Pouebo (Côte est de la Nouvelle-Calédonie).

Près d’un ½ siècle après sa découverte, le Musée maritime propose, à travers un catalogue d’exposition de 20 pages richement illustrées, de vous faire revivre l’histoire de ce navire et de découvrir la mission ultra secrète que l’Etat français avait confiée à son capitaine François Leconte.

La Seine est une corvette de guerre de la Marine Royale française envoyée en 1845 dans le Pacifique, et naufragée en 1846 à Pouébo (Nouvelle-Calédonie).

Le contexte

La rivalité est forte entre Français et Anglais pour coloniser le Pacifique. La France s'installe en Nouvelle-Zélande à Akaroa.

La prédominance britannique en Polynésie (1827-1842) prend fin quand le contre-amiral Abel Aubert du Petit-Thouars annexe les Îles Marquises (1842), et impose à la reine de Tahiti Pōmare IV le protectorat français en 1843.

Les conseillers du roi de France ne jugent pas nécessaire de poursuivre la présence française en Nouvelle-Calédonie, et en Nouvelle-Zélande.

En 1845, le capitaine de corvette François Leconte (1791-1872), sous les ordres du roi Louis-Philippe Ier, est élevé au grade de capitaine de vaisseau, nommé commandant de la corvette La Seine, chargé de remplacer le capitaine Béraud comme chef de la station navale d'Akaroa, en Nouvelle-Zélande, et d'emmener, en plus des 259 membres d'équipage, 215 soldats de marine à Tahiti.

Le voyage se déroule bien ː Brest (septembre 1845), Ténériffe (septembre), Rio de Janeiro (octobre), Valparaiso (décembre), Le Callao (Pérou, janvier), Noukahive (Marquises, février), Tahiti (Polynésie française), février-mars), Akaroa (Nouvelle-Zélande, avril-mai), Tonga Tabou (Tonga, juin), Pouébo (Nouvelle-Calédonie, juillet).

La Marine utilise les cartes établies par l'expédition d'Antoine Bruny d'Entrecasteaux de 1793. Il semble que le capitaine du bateau ait confondu les sites de Pouébo et Balade, qu'il doit rejoindre pour entrer en contact avec Guillaume Douarre (1810-1853), natif de Yssac-la-Tourette, Monseigneur, directeur de la mission mariste de Balade, depuis 1843.

Les 232 naufragés parviennent à la mission, s'installent, et travaillent à son amélioration. La présence de tant d'hommes déstabilise les relations établies avec les tribus kanak. Pourtant, le capitaine négocie le retour de tous en quelques mois ː le Marian Watson, santalier anglais, la Clara, goélette de missionnaires français d'Océanie, et l'Arabian, trois-mâts anglais envoyé par le consul français en Australie.

Monseigneur Douarre profite du dernier voyage pour rentrer en France plaider sa cause auprès du roi. Il a reçu par l'intermédiaire du capitaine une missive confidentielle ː « Nous n'exercerons aucune part de souveraineté sur ce pays. » Ce message secret annule l'acte de souveraineté de 1̠844 et demande de retirer le drapeau national, pour éviter d'aggraver les tensions franco-anglaises dans le Pacifique sud.

La mission est attaquée par des tribus. Le frère mariste Blaise Marmoiton est assassiné en juillet 1847. La mission de Balade est abandonnée, et trouve refuge à Pouébo. Elle revient à Balade en 1851.

En 1847, le capitaine est « jugé en conseil de guerre maritime pour avoir perdu la Seine. François Leconte est acquitté à l'unanimité. Mais il n'obtiendra plus aucun commandement.  » (Texte du dernier des vitraux consacrés à cet épisode de l'église de Balade).

En 1853, le contre-amiral français Auguste Febvrier Despointes prend officiellement possession de la Nouvelle-Calédonie, sur ordre de Napoléon III.

Divers photos de l'exposition du musée maritime à Nouméa (JP)
Divers photos de l'exposition du musée maritime à Nouméa (JP)
Divers photos de l'exposition du musée maritime à Nouméa (JP)
Divers photos de l'exposition du musée maritime à Nouméa (JP)
Divers photos de l'exposition du musée maritime à Nouméa (JP)

Divers photos de l'exposition du musée maritime à Nouméa (JP)

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Et les Européens découvrirent le Pacifique... une conférence de Christine Bousquet

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Et les Européens découvrirent le Pacifique... une conférence de Christine Bousquet
Jeudi 6 Août 2015 Christine Bousquet maître de conférences en histoire médiévale a fait une conférence sur les premiers navigateurs occidentaux au musée maritime de Nouméa. Un sujet qui passionne les îliens que nous sommes en Nouvelle-Calédonie. JP

Depuis le début du XVIème siècle les Européens devinent l'existence d'un océan mais ne prendront conscience de sa taille et de son rôle que petit à petit. Toutes les grandes nations européennes s'y intéressent et grâce à quelques navigateurs aventureux, Magellan, Urdaneta, Quiros, Tasman, Behring, Cook, La Pérouse... la découverte du Pacifique s'affine : un nouveau monde apparaît sous les yeux des Occidentaux.

Le goût pour la découverte, le sens du commerce sans oublier la conversion à proposer se conjuguent sans cesse dans l'esprit des découvreurs.

1513 le 25 septembre  L'espagnol Vasco Nuñez de Balboa est le premier européen à voir l'océan Pacifique et à le faire savoir. Parti pour le nouveau monde en 1500, l'aventurier découvre depuis le sommet d'une montagne une mer inconnue qu'il nomme "mer du sud". Balboa, qui a franchi à pied l'isthme de Panama, prend possession de cette nouvelle mer au nom de la couronne espagnole. C'est le portugais Fernand de Magellan qui la baptisera "pacifique" en 1520, afin de rendre hommage à la clémence de ses eaux.

L'océan Pacifique est l'océan le plus vaste du globe terrestre. Il s'étend sur une surface de 166 241 700 km2, soit environ un tiers de la surface totale de la Terre. Il comprend entièrement l'Océanie et quelques autres îles et archipels qui traditionnellement font partie de l'Asie (Japon, Philippines, Insulinde). Il est entouré par l'Asie, l'Australie et l'Amérique, alors que sa limite avec l'océan Austral au sud est officiellement marquée au 60e degré de latitude sud. La ligne de changement de date le traverse aux alentours du 180e méridien. Explorateurs du Pacifique : Vasco Nuñez de Balboa, premier Européen à avoir atteint la « mer du Sud », le 25 septembre 1513,

  • Fernand de Magellan, réalise la première traversée de l'océan d'est en ouest en 1520-1521,

  • Álvaro de Saavedra Cerón (1527-1528),

  • Francis Drake (1577-1580),

  • Louis Antoine de Bougainville (1767-1768),

  • James Cook (1728-1779), Jean-François de La Pérouse (1785-1788),

  • Jules Dumont d'Urville,

  • Louis Isidore Duperrey.

Une des premières cartes, voyage de Cook et gravure ancienne
Une des premières cartes, voyage de Cook et gravure ancienne
Une des premières cartes, voyage de Cook et gravure ancienne

Une des premières cartes, voyage de Cook et gravure ancienne

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