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Les Amis du Musée de l'Impression sur Etoffes, une conférence sur les tapa d’Océanie par Alain Lincker et Vincent urbain

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Robes sculpture présentées à la Fashion Week de Tahiti en 2014

Robes sculpture présentées à la Fashion Week de Tahiti en 2014

Alain et Aline et Vatiti

On peut affirmer que notre ami Alain Lincker ne nous oublie pas. Il fait sans relâche la promotion de la culture océanienne en poésie ou avec des conférences. « Nous ne t'avons pas oublié non plus Alain, mon ami Alsacien ». JP

Photo en une : Un coup de chapeau au styliste Alberto Vivian pour une collection de robes sculpture présentées à la Fashion Week de Tahiti en 2014. (Mannequin Allison Maran, modèle « Mahana »). Source Les Amis du Musée de l'Impression sur Etoffes @lesamisdumusee. Organisation à but non lucratif à Mulhouse https://www.facebook.com/lesamisdumusee/ et  un article paru dans le dernier journal des Amis du MISE "l'imprimé n°48". Pour une culture étoffée : Le Tapa... des trésors à découvrir.

Les Amis du Musée ont organisé mardi 9 novembre 2021 au Musée, voyageurs, collectionneurs et ayant résidé de nombreuses années dans le Pacifique Sud.

Les tapa écrus ou imprimés et peints sont parmi les premières étoffes de l’histoire de l’humanité. Les tapa (du mot hawaïen « Kapa ») furent créés, bien avant l’invention du tissage, sur tous les continents. Les plus fascinants, ceux dont l’art a été le mieux préservé, sont les tapa d’Océanie.

Ces magnifiques étoffes intissées à base d’écorces font à la fois office de tissus d’habillement, d’ameublement, de revêtements et de papiers peints. Autrefois, à la fois objets de la vie quotidienne, objets rituels (mariages, inhumations, dons, coutume kanak) et objets de culte (communication avec les ancêtres, les esprits, les divinités), les tapa connaissent, aujourd’hui, un regain d’intérêt et sont supports d’expression pour les artistes plasticiens et pour les stylistes en Océanie. En outre, ils constituent une importance économique non négligeable pour les communautés de femmes détentrices de ce savoir-faire extraordinaire.

Par bonheur, le MISE détient dans ses réserves une trentaine de précieux tapa dont certains furent rapportés par l’amiral Bruat, grand navigateur et administrateur colmarien, au cours des années 1837 – 1843. Cette conférence sera l’occasion unique pour le public intéressé d’en voir une sélection exposée pour la première fois en même temps que quelques-unes des plus belles pièces des collections personnelles des conférenciers.

C’est sur ces embarcations à deux coques et à voile en tapa que la colonisation des îles du pacifique s’est faite sur 2700 à 3000 ans (pour faire simple, à peu près entre – 1500 et + 1200) de Formose (ou Taïwan) à l’Ile de Pâques à l’est (15000 km), à Hawaï au nord (8500 km) et à la Nouvelle Zélande au sud (9000 km). De cette aventure extraordinaire de ces peuples migrateurs, il sera question aussi. (Photo Frank Hurley, juin 1921).

 

Divers tapa comme ci-dessous ont été présentés :

Un tapa des Fidji (Masi kesa) de la collection du musée d’Auckland. Nous passerons ainsi en revue des réalisations de Papouasie-Nouvelle Guinée (Province d’Oro, Iles Bismarck/Nouvelle Bretagne, Irian Jaya), des Salomon (y compris Santa Isabel, Santa Cruz, Tikopia), du Vanuatu (ex Nouvelles- Hébrides) (Tanna et Erromango), Nouvelle Calédonie, Fidji, Wallis, Futuna, Samoa, Tonga, Niue, îles Cook, Polynésie Française (Tahiti et îles Marquises) et Hawaï.

En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)
En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)

En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)

Masque tapa funéraire de Nouvelle Bretagne (Papouasie Nouvelle Guinée). Photo Alain Brianchon reprise dans l’ouvrage de référence « Tapa » rédigé sous la direction de Michel Charleux (Somogy – éditions d’art, 2017).

Masque tapa funéraire de Nouvelle Bretagne (Papouasie Nouvelle Guinée). Photo Alain Brianchon reprise dans l’ouvrage de référence « Tapa » rédigé sous la direction de Michel Charleux (Somogy – éditions d’art, 2017).

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Thierry Charton, l’Illusion en Philosophie à l’université populaire ce jeudi soir

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Thierry au début de la conférence
Thierry au début de la conférence

Thierry au début de la conférence

Une illusion (du latin illusio) est une perception qui diffère de la réalité considérée comme objective. Dans le domaine de la pensée, l'illusion d'un individu est une conception erronée, une croyance, causée par un jugement biaisé ou un raisonnement incorrect. Ça, c’est, la définition officielle, mais Thierry Charton a été beaucoup plus loin dans sa réflexion pour expliquer que l’illusion dont il a fait le thème de sa conférence était un mécanisme complexe meut par une machine comme la machine du baron de Kempelen, (voir vidéo en fin d’article) qu’il a choisi pour illustrer son propos. La pensée, machine philosophique et l’illusion, de grosses ficelles utilisées par tous les philosophes. Thierry en a fait la démonstration avec sa machine à remonter le temps de son cerveau, en commençant par Kant dans sa critique de la raison. Ensuite la machine à penser qui remonte le temps de Thierry Charton a fait un détour par Strauss, Platon, Aristote, Socrate, Aristote et d’autres, mais en laissant toujours une place au doute : machine philosophique, machine de l’illusion ? Avec ce point d’interrogation. Convaincu d’avoir mis le doigt sur un concept, il s’est servi de Descartes, philosophe apiculteur. De Platon sur l’allégorie de la caverne avec l’illustration d’une bagarre générale au rugby, Toulon-Bègles, il y a 30 ans, je crois. C’est un philosophe quinziste Thierry, la bagarre, un passage obligé pour sortir de la caverne, pour préparer la troisième mi-temps philosophique. Il faut oser ! Mais très sérieusement Thierry Charton a peut-être réussi à faire comprendre à son auditoire que la représentation du monde de Platon était une pièce de théâtre. Difficile de résumer ses propos, mais il est convaincant, plein d’enthousiasme. Il semble prendre goût aux conférences. Il a trouvé un public, car il maitrise parfaitement la rhétorique. On le reverra surement à Nouméa pour une autre conférence en attendant le 18 septembre, il sera sous le Chapitô pour le SILO 2021 à Poindimié, les gens du nord vont découvrir un philosophe auteur pas banal.

NB : Les deux objets océaniens qui décorent désormais les murs de l'amphithéâtre sont des cadeaux du lycée Balise Pascal à l'UPNC

“L'homme est une marionnette consciente qui a l'illusion de la liberté.”

C’est de Félix Le Dantec un philosophe des sciences breton, comme mon grand-père Le Gohlisse. Internet est une mine d’information.

 

Thierry Charton, l’Illusion en Philosophie à l’université populaire ce jeudi soir
Thierry Charton, l’Illusion en Philosophie à l’université populaire ce jeudi soirThierry Charton, l’Illusion en Philosophie à l’université populaire ce jeudi soir
Thierry Charton, l’Illusion en Philosophie à l’université populaire ce jeudi soir

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Conférence de Thierry CHARTON, professeur de philosophie jeudi à l’UPNC

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Conférence de Thierry CHARTON, professeur de philosophie jeudi à l’UPNC
Conférence de Thierry CHARTON, professeur de philosophie jeudi à l’UPNC

L'université Populaire de Nouvelle-Calédonie a le plaisir de vous inviter à la conférence de Thierry CHARTON, professeur de philosophie 

 

"L'illusion en philosophie"  

 

Jeudi 2 septembre à 18H00 à l'amphithéâtre du lycée Blaise Pascal. La conférence sera suivie d'échanges avec le public.

Lors de sa conférence Bessette au centre culturel JMT

THIERRY CHARTON

Professeur de Philosophie, Thierry CHARTON est auteur de trois ouvrages.

Né à Châlons-Sur-Marne, 25 juin 1968. Il est arrivé en Nouvelle-Calédonie en 1994 pour rejoindre un copain Wallisien, joueur de rugby comme lui.

Livres : La libre mort, Fin du malentendu, Dans le tumulte de la joie : romans qui ont fait découvrir un auteur talentueux aux Calédoniens

Conférence : Il a fait découvrir au public une écrivaine oubliée au centre culturel Jean-Marie Tjibaou  Hélène Bessette l’oubliée de l'histoire littéraire, une conférence éclairage sur un partie de sa vie en Calédonie complètement méconnue comme l'a souligné son biographe Julien Doussinault qui est intervenu en direct en visioconférence.

Thierry Charton sera aussi sous le Chapitô du SILO à Poindimié le 16 septembre.

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Les enjeux territoriaux du Pacifique sous la direction de Géraldine Giraudeau

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Les enjeux territoriaux du Pacifique sous la direction de Géraldine Giraudeau
Les enjeux territoriaux du Pacifique sous la direction de Géraldine Giraudeau

Actes du colloque des 3 et 4 juillet 2018, UNC

Auteur : Collectif vendu en Nouvelle-Calédonie 2 500 XPF TTC

Reprenant les actes d’un colloque organisé à l’Université de la Nouvelle-Calédonie, les 3 et 4 juillet 2018, cet ouvrage propose les regards croisés de juristes publicistes et privatistes, mais aussi d’historiens et d’anthropologues, sur ces défis appréhendés depuis la perspective de la territorialité au sens large.

Sous la direction de Géraldine Giraudeau.

GÉRALDINE GIRAUDEAU

Professeure de droit public - Agrégée des Facultés de droit - Responsable de la formation CRFPA et du master de droit

Droit international - Territoires - Droit comparé

BIOGRAPHIE

Géraldine Giraudeau est diplômée de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de l’Université Carlos III de Madrid (doctorat en droit international public), et agrégée des Facultés de droit. Elle a exercé la fonction de juge assesseur nommée par le Haut-commissariat des Nations unies à la Cour nationale du droit d’asile entre 2012 et 2016. Elle est professeure de droit public à l’Université de Perpignan depuis 2014, a été en délégation à l’Université de la Nouvelle-Calédonie de 2017 à 2019.

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Conférence à la bibliothèque Bernheim avec Seloua Luste Boulbina

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Le directeur de la bibliothèque, la conférencière Seloua Luste Boulbina , Paul Fizin, notre docteur en histoire et la collaboratrice de Christophe Augias, le directeur

Le directeur de la bibliothèque, la conférencière Seloua Luste Boulbina , Paul Fizin, notre docteur en histoire et la collaboratrice de Christophe Augias, le directeur

La coutume, (cliquez pour agrandir et voir l'image dans son intégralité)
La coutume, (cliquez pour agrandir et voir l'image dans son intégralité)La coutume, (cliquez pour agrandir et voir l'image dans son intégralité)

La coutume, (cliquez pour agrandir et voir l'image dans son intégralité)

Chercheuse associée à l'Université de Paris VII (France), Seloua Luste Boulbina s'intéresse aux questions postcoloniales dans leurs dimensions politiques et culturelles. Le thème de sa conférence Ataï et les coupeurs de tête à quelques mois notre dernier référendum aurait pu dissuader le public de venir l’écouter, mais les Calédoniens sont curieux, ils veulent être éclairés. Le public a répondu présent. Une preuve qu’en Nouvelle-Calédonie nous avons la maturité pour aborder les sujets qui fâchent ou délicat.

Comme le veut la coutume et en présence des représentants coutumiers du sénat Paul Fizin a fait le geste, avant de préciser le thème de la conférence qui n’était pas de refaire l’histoire d’Ataï  mais de parler du symbole, de la tête et cette restitution, un retour comme le précisera la chercheuse, car la France a soigneusement évitée restitution pour préférer le terme retour. Paul Fizin a bien tracé le contour de la conférence dans sa présentation en parlant surtout de la mémoire et de la signification de la tête, personnalisation du chef. C’est sur ce terrain que la chercheuse philosophe a d’emblée orientée sa conférence en évoquant la guillotine du musée de Bourail et même la tête de Jean-Baptiste sur un plateau de la bible. Le ton était donné. Les coupeurs de têtes ne sont pas ceux que l’on croit. On a beaucoup étêté dans les colonies. Un réquisitoire contre le colonisateur assumé par la chercheuse qui a dénoncé les horreurs de l’anthropologie physique. Les théoriciens des races avaient besoin de trophées pour les étudier et les exposer. Le musée de l’homme à Paris détient 18 000 crânes et 23 000 restes humains, la plus grande collection du monde, dit-on. Il n’y a pas de quoi être fier. Mais c’était avant, comme on dit. Paul Fizin, en fin de conférence, a ramené un peu de sérénité en rappelant à la chercheuse que « la restitution », a été et sera l’objet de cérémonies de la part de toutes les communautés. Un consensus étonnant, une preuve de la volonté de vivre ensemble que Seloua Luste Boulbina a qualifiée d’œcuménique. Je pense que la réalité du pays échappe un peu aux gens de l’extérieur, car un gros travail de compréhension mutuelle est fait par les Calédoniens depuis quelques années. Un gros effort de mémoire reste encore à faire. Ces docteurs, chercheurs, historiens y contribuent. JP

Les ouvrages sur Ataï sont nombreux en Calédonie

L'Afrique et ses fantômes : Écrire l'après de Seloua Luste Boulbina

Un ouvrage de 2015 disponible sur Amazon ou FNAC

« Me demandant comment introduire au mieux une réflexion sur le devenir décolonial, il m’a semblé qu’un témoignage était sans doute la meilleure entrée en matière. Ce que vivent les gens, ce qu’ils portent en eux mais aussi entre eux, quoique souvent imperceptible, n’est pas toutefois inaccessible. Les troubles coloniaux, les issues postcoloniales, les devenirs décoloniaux ne sont pas seulement des événements historiques, des phénomènes politiques. Ils sont, également, des perturbations ou des améliorations de la communication, en soi et entre soi. »

Seloua Luste Boulbina introduit ainsi son texte qu’Achille Mbembe commente de la façon suivante dans la préface qu’il en donne : « L’histoire, la langue et la colonie sont, dans ce texte sobre et incisif, mis en relation avec l’architecture (intérieure), la politique (interne), l’espace sexué et le genre dévoilé. Seloua Luste Boulbina se démarque de toute une tradition de la critique aussi bien anglo-saxonne que francophone (...)

Elle inscrit son effort théorique et méthodologique dans la logique de la vieille injonction de se connaître soi-même, qui implique la reconnaissance de l’émergence du sujet comme expérience d’émergence à la parole et au langage, et par ricochet à la voix. (...) Plus qu’une doctrine, c’est donc une démarche qui est proposée. Cette démarche fait une large place à l’indétermination, à l’instabilité, à l’hésitation et au mouvement. Mais elle postule également que la postcolonie est, avant tout, un "entre mondes", une relation non seulement externe et objective, mais aussi interne et subjective. »

Un public très attentifs composé de personnes très au fait du sujet.

Un public très attentifs composé de personnes très au fait du sujet.

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Mon école, son histoire, une conférence de Christiane Terrier Mercredi 25 août 2021

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Mon école, son histoire, une conférence de Christiane Terrier Mercredi 25 août 2021

En amont de l'exposition qui sera présentée au musée de la Ville, Christiane Terrier animera une conférence sur l'Histoire des écoles publiques de Nouméa.

Depuis la fondation de la première école en 1859, jusqu'à la fièvre de construction entre les années 1960 et 1990, venez découvrir une histoire étroitement liée à la démographie de la ville.

Les écolos de Nouméa feront l’objet d’une publication de l’historienne prochainement.

Entrée libre et gratuite

Mercredi 25 août de 18h à 19h15

Immeuble Cheval, 3-5 rue Jean-Jaurès, centre-ville

PS : C’est une belle occasion pour découvrir cet immeuble mythique rénové. (« fin joli »)

Une exposition est aussi consacrée aux écoles de Nouméa suivre ce lien pour en savoir plus

Nouméa, Nouvelle-Calédonie, 1900, un ouvrage remarquable de 2014 est toujours en vente à Calédo Livres au prix de 4 995 XPF TTC

Colons, Canaques, Coolies

Ce catalogue, hommage à l’histoire et à l’œuvre de tous les Anciens qui ont édifié la ville de Nouméa, permet – grâce à de nombreux documents inédits – de mieux comprendre le Nouméa et la Nouvelle-Calédonie des années 1900.

 

Christiane Terrier ci-dessous en 2019 lors de sa conférence Itinéraires à travers un pays martyr : la Pologne, au musée de la guerre

Mon école, son histoire, une conférence de Christiane Terrier Mercredi 25 août 2021

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Christophe Sand : "Le dossier du bagne calédonien devra inclure toutes les communautés du pays" un article de Yann Mainguet à lire sur le quotidien Les Nouvelles

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Lors d'une conférence jeudi soir à Nouville, Christophe Sand a posé une idée au milieu de la place : inscrire le bagne calédonien sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco. Le chemin est long, mais le pays dispose d'atouts, selon l'archéologue.

Cet article de Yann Mainguet du 10/07/2021 est réservé aux abonnés mais au cours  de sa dernière causerie à la librairie Calédo Livres, il parlait déjà « vivre ensemble et rapprochement des communautés ». Voir ci-dessous

Christophe Sand et Sylvain Pabouty
Christophe Sand et Sylvain Pabouty

Christophe Sand et Sylvain Pabouty

Christophe Sand était l’invité de Cathie Manné début mars 2021 pour parler de l’héritage des ancêtres, un ouvrage bilingue français-anglais, une synthèse accessible de la longue histoire de la Mélanésie. Il a attiré la foule dans la petite librairie.

C’était la reprise des causeries de l’année 2021, les inconditionnels de ces rencontres étaient là, en plus des nombreux des nombreux fans de Christophe Sand. Debout ou assis par terre, le manque de place ne les a pas découragés. Il faut dire que Christophe est un sacré conteur, il sait captiver son auditoire, il maîtrise parfaitement son sujet. Sa réputation n’est plus à faire.

L’Institut d’archéologie de la Nouvelle-Calédonie et du Pacifique n’est plus dirigé par Christophe Sand depuis 2019 mais le staff de l’IANCP était dans la salle et le président du conseil d’administration, Sylvain Pabouty était à ses côtés. Christophe Sand avait aussi co-fondé, en 1991, le département archéologie qui dépendait alors du service musées et patrimoine du gouvernement. C’est monsieur archéologie du caillou.

« Cette publication contribue à la diffusion des connaissances archéologiques vers les habitants de l’Océanie. Elle tente d’illustrer comment fonctionne l’archéologie et quels ont été les résultats majeurs obtenus sur le long passé de la région. Elle tente également de présenter de façon claire comment l’archéologie peut être utilisée en lien avec l’histoire traditionnelle, mais aussi les questions auxquelles elle ne peut pas répondre. Il s’agit d’un voyage dans notre passé, à travers l’étude des vestiges laissés par les ancêtres il y a 40 000 ans, 3 000 ans ou seulement 200 ans dans le sol ou en surface de nos îles. » Peut-on lire dans la présentation de l’ouvrage.

L’ouvrage a germé dans sa tête depuis 2002, le but étant de donner une explication aux océaniens sur l’archéologie. Il devait paraître en trois langues mais le bichlamar n’a pas été retenu pour des problèmes de traduction et de correction. Cette plaquette est aussi originale car elle couvre une période exceptionnellement longue de – 40 000 ans à nos jours, ce qui est rare en archéologie mais comme le dit Christophe, « la cannette jetée dans les brousses aujourd’hui deviendra un objet archéologique demain ». Un long chapitre du livre est consacré à expliquer l’archéologie car les archéologues utilisent une chronologie, un concept mathématique d’européen qui n’a pas forcement cours dans le monde océanien. Il devait expliquer le découpage du temps « archéologique ». L’archéologue a été bavard, une vraie leçon impossible à résumer mais il a fait des révélations, l’histoire du peuplement, de l’installation des hommes qui date de l’époque glaciaire en Océanie est plus ancienne que le peuplement du contient européen. Les terres émergées permettaient de le faire. Cette affirmation est étonnante mais pas homogène. La Mélanésie par exemple a été colonisée tardivement. Ce sont des bribes de confidences de Christophe Sand que j’ai retenu mais en achetant son dernier ouvrage et ses précédents on doit pouvoir enrichir ses connaissances sur les ancêtres et devenir incollable dans les diners mondains ou entre amis. JP

Christophe Sand : "Le dossier du bagne calédonien devra inclure toutes les communautés du pays" un article de Yann Mainguet à lire sur le quotidien Les Nouvelles
Christophe Sand : "Le dossier du bagne calédonien devra inclure toutes les communautés du pays" un article de Yann Mainguet à lire sur le quotidien Les NouvellesChristophe Sand : "Le dossier du bagne calédonien devra inclure toutes les communautés du pays" un article de Yann Mainguet à lire sur le quotidien Les Nouvelles

Merci à Calédonia pour ce reportage et au travail du technicien seul à la manœuvre dans la librairie bondée

beaucoup de monde pour écouter l'archéologue
beaucoup de monde pour écouter l'archéologue
beaucoup de monde pour écouter l'archéologue
beaucoup de monde pour écouter l'archéologue
beaucoup de monde pour écouter l'archéologue
beaucoup de monde pour écouter l'archéologue

beaucoup de monde pour écouter l'archéologue

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Conférence La Bataille de Trafalgar par Florent Franchette à l’UPNC jeudi 08 juillet

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Conférence La Bataille de Trafalgar par Florent Franchette à l’UPNC jeudi 08 juillet

L'Université Populaire de Nouvelle-Calédonie a le plaisir de vous inviter à la conférence de Florent FRANCHETTE, Docteur en philosophe des sciences et des techniques

"La Bataille de Trafalgar"

Jeudi 8 juillet à 18H00 dans l'amphithéâtre du lycée Blaise Pascal.

La conférence sera suivie d'échanges avec le public.

Résumé :

La bataille de Trafalgar oppose le 21 octobre 1805 la flotte franco-espagnole sous les ordres du vice-amiral Villeneuve, à la flotte britannique commandée par le vice admiral Nelson. Si Nelson y trouve la mort, la victoire des Britanniques est totale, malgré leur infériorité numérique.

Un livre récent sur ce sujet de Rémi Monaque (Auteur) Paru le 12 mai 2021 voir FNAC

« Nous étions fermement persuadés que le vaisseau coulerait sous peu d'heures et, néanmoins, le feu continuait avec la plus grande vivacité, aux cris de "Vive l'Empereur !". » Malgré le panache et la bravoure des marins de l'Empire, pour les Français la bataille de Trafalgar signifie désastre et renoncement. Pour les Anglais, c'est une apothéose : ce 21 octobre 1805, la flotte commandée par l'amiral Nelson parvient à défaire l'armée navale franco-espagnole. Nelson en sort déifié, la Royal Navy en tire un immense prestige,...

Rémi Monaque, né le 24 août 1936, est un contre-amiral français. Passionné d'histoire, il a écrit plusieurs ouvrages sur l'histoire de la Marine française. Il s'est intéressé notamment à la marine impériale au temps de Napoléon Iᵉʳ

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Hélène Bessette l’oubliée de l'histoire littéraire, une conférence de Thierry Charton, écrivain philosophe du Caillou

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Thierry en conférence avec Julien Doussinaul et une photo en lecture de la liste des personnes à remercier
Thierry en conférence avec Julien Doussinaul et une photo en lecture de la liste des personnes à remercierThierry en conférence avec Julien Doussinaul et une photo en lecture de la liste des personnes à remercier

Thierry en conférence avec Julien Doussinaul et une photo en lecture de la liste des personnes à remercier

Un choix cornélien se présentait cet après-midi aux amateurs de culture ce samedi 26 juin, l’omelette de Dumbéa ou Bessette de Nouméa. Faire le plein de produits locaux et déguster l’omelette au saucisson de « serfe » sera pour dimanche. J’ai opté pour la nourriture intellectuelle après avoir trouvé cette citation de Gustave Le Bon « La nourriture intellectuelle donnée par l’instruction est comparable à la nourriture matérielle. Ce n’est pas ce qu’on mange qui nourrit, mais seulement ce qu’on digère ». En doublant ma dose de Duphalac, ça devrait le faire. Je sais tout maintenant de cette auteure grâce à Thierry Charton qui avait préparé à sa manière la finale du top 14 entre La Rochelle et Toulouse en lisant les 14 romans de l’écrivaine dont La Grande Balade le plus calédonien de tous. (Voir ci-dessous)

Je pense que je n’aurai pas besoin de médicament pour digérer, la conférence de Thierry Charton était brillante, limpide. Une conférence éclairage sur un partie de sa vie en Calédonie complètement méconnue comme l'a souligné son biographe Julien Doussinault qui est intervenu en direct en visioconférence. Dans la salle des témoins de l’époque étaient présents. Billy Watopro a clôturé la conférence avec un petit discours. Il fallait faire cette conférence. Bravo !

J’adore une phrase de cette écrivaine disons « maudite », elle n’a pas connu la reconnaissance de son vivant. « J’ai besoin que l’on soit gentil avec moi », c’est fait mais c’est un peu tard. Le monde littéraire, le microcosme est souvent injuste. C’est triste. C’est vrai en Nouvelle-Calédonie, maintenant, à l’époque de Jean Mariotti et de celui d’Hélène Bessette. JP

NB : Causerie le 30 juin chez Calédo Livres autour de l’ouvrage « La grande balade » de Hélène Bessette avec Thierry Charton, Nicolas Kurtovitch et Jacques Eschenbrenner.

La grande balade

« Toi qui peux tout. Baisse les rideaux. Les paupières de ceux qui pourraient voir.» 

 

Roman français d’Hélène Bessette - Couverture de Dominique Bordes

Le livre

La vie crève. La réalité explose. Et Hélène Bessette vous invite au voyage. « Embarquement pour l’Etrange » ! Forcez le destin, ouvrez l’horizon, La Grande Balade est un manifeste en faveur de l’inconnu, synonyme de grande vie, de grands fonds, et d’une recherche intérieure aussi sereine que le décor en est grandiose et pur.

Ce poème universel de la nature axé sur une traversée des océans dense en couleurs emporte le lecteur comme un livre d’images, un roman d’aventures, un catalogue de destinations exotiques. Dépaysement total au pays du verbe.

L’auteure Hélène Bessette

Hélène Bessette (1918-2000) a publié 13 romans chez Gallimard entre 1953 et 1973, gagné le prix Cazes en 1954, été à deux reprises en lice pour le prix Goncourt et le prix Médicis. Acclamée par plusieurs auteurs et critiques renommés, cette écrivaine majeure reste encore aujourd’hui étrangement peu connue. Ses romans avant-gardistes mettent à mal les codes narratifs traditionnels. En plus de son œuvre romanesque, elle a tenu une série de journaux et d’œuvres autobiographiques dans lesquelles elle analysa ses influences littéraires, de Chandler à la poésie aborigène, et la souffrance causée par l’absence de reconnaissance qui la mena au bord de la folie.

Cet oubli injustifié fut comblé par l’éditrice et écrivaine Laure Limongi, qui a publié sept romans d’Hélène Bessette aux Éditions Léo Scheer : Le Bonheur de la nuit (2006), MaternA (2007), Suite suisse (2008), Ida ou le Délire (2009), La Tour (2010), Si (2011), N’avez-vous pas froid (2011), tandis que Julien Doussinault lui a consacré une biographie, la première, en 2008. (Source le nouvel Attila éditeur)

En amont de ce cette conférence dès l’été 2018, lors d’un colloque d’une semaine consacré à l’écrivaine au Centre international de Cerisy-la-Salle, sous la direction de Claudine Hunault, Cédric Jullion et Julien Doussinault (biographe d’Hélène Bessette), Anne Bihan, avait œuvré à un premier défrichage et éclairage à propos du séjour calédonien d’Hélène Bessette, et de son rôle majeur dans sa trajectoire littéraire. Fondée, nous précise-t-elle, sur un travail ayant mobilisé tout particulièrement Ismet Kurtovitch et Christophe Dervieux du Service des archives de Nouvelle-Calédonie, ainsi que de nombreux témoins dont Madame Evelyne Lèques, fille du pasteur Lacheret ayant connu Hélène Bessette, son intervention intitulée « Hélène Bessette – D’un autre hémisphère » paraîtra très prochainement dans les actes de ce colloque au Nouvel Attila. Anne poursuit ses recherches et interventions relatives à Hélène Bessette, son œuvre et la Nouvelle-Calédonie. Une rencontre est notamment prévue le 22 septembre au Théâtre – Scène nationale de Saint-Nazaire, à l’invitation de l’association L’Ecrit parle. Elle a également évoqué l’œuvre à l’Institut français de Stockholm, et lors de diverses lectures.

Hélène Bessette l’oubliée de l'histoire littéraire, une conférence de Thierry Charton, écrivain philosophe du CaillouHélène Bessette l’oubliée de l'histoire littéraire, une conférence de Thierry Charton, écrivain philosophe du Caillou
Hélène Bessette l’oubliée de l'histoire littéraire, une conférence de Thierry Charton, écrivain philosophe du CaillouHélène Bessette l’oubliée de l'histoire littéraire, une conférence de Thierry Charton, écrivain philosophe du Caillou
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Causerie Botanique ce mercredi chez Calédo Livres

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Causerie Botanique ce mercredi chez Calédo Livres
Causerie Botanique ce mercredi chez Calédo Livres

Avec l’IAC, IRD, MNHN

Le Muséum national d'Histoire naturelle co-édite avec l'IRD le 27ème volume de la Flore de la Nouvelle-Calédonie, collection botanique de référence témoin de l'exceptionnelle richesse floristique en Nouvelle-Calédonie. La présentation de cet ouvrage, co-signé avec des chercheurs allemands, suisses et italiens, sera l'occasion pour Gildas Gâteblé, ingénieur de recherche à l'IAC, de partager sa passion pour la botanique lors de la causerie à la librairie Calédo Livres le mercredi 23 juin.

Sa découverte en 2014 Codia Xérophilia, une plante sous forme de bonsaï, accrochée sur un rocher qu'il baptise le Codia de Nouré.

PUBLIER EN BOTANIQUE : de la découverte d’espèces nouvelles au partage des connaissances.

À l’occasion de cette causerie à Calédo Livres le 23 juin 2021 à 18h, Gildas Gâteblé, partagera sa passion pour la botanique et nous fera (re)découvrir l'exceptionnelle richesse floristique de Nouvelle-Calédonie, à travers deux ouvrages :

« Flore de la Nouvelle-Calédonie », volume 27 qui vient de paraître. Cet ouvrage, co-édité par le Muséum National d’Histoire Naturelle et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), regroupe trois familles de plantes à fleurs : les « Apocynaceae » dont la classification a été profondément remaniée, les « Phellinaceae » qui, avec 10 espèces ligneuses, constituent l’une des trois familles endémiques du territoire, les « Capparaceae » appartenant au genre du câprier (Capparis) dont on trouve également quelques espèces en Nouvelle-Calédonie.

« Flore ornementale de la Nouvelle-Calédonie », paru en 2016. Gildas Gâteblé s’est vu décerné, à la parution ce livre, le prix Popaï du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, dans la catégorie documentaires. Cet ouvrage de référence sur les plantes ornementales de Nouvelle-Calédonie est l'aboutissement d'années de prospections de terrain, de travaux de recherche, de compilations bibliographiques et d'expérimentations en serre et en jardin. (voir article suivant sur ce blog)

Gildas Gâteblé est ingénieur de recherche à l’Institut Agronomique néo-Calédonien et travaille depuis une vingtaine d’années sur la flore de Nouvelle-Calédonie. Homme de terrain et botaniste engagé, il œuvre activement pour la préservation de la flore et des milieux naturels. Ses recherches ont permis de découvrir de nombreuses espèces végétales, dont certaines sont menacées. Il a publié de nombreux travaux de recherche, plusieurs ouvrages de référence sur la flore calédonienne et des dizaines de rapports scientifiques dans des revues nationales et internationales.

Publié dans conférences

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