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culture kanak

Causerie Femmes no Nengone avec Sophie Mendès à la librairie Calédo Livres

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Pa Ozin, poétesse une des femmes de l'ouvrage et Sophie Mendès
Pa Ozin, poétesse une des femmes de l'ouvrage et Sophie Mendès

Pa Ozin, poétesse une des femmes de l'ouvrage et Sophie Mendès

Femmes no Nengone, c’est vingt-quatre portraits de femmes choisies au hasard des rencontres et des connaissances de Sophie Mendès sur l’île de Maré où elle a vécu quatre ans. Cette causerie du 29 mai, veille de l’ascension, ne pouvait pas attirer la foule des grands jours, mais une poignée de personnes a fait le déplacement pour s’enrichir des anecdotes rapportées par Sophie Mendès. Comment a-t-elle fait ses choix de personnages et l’élément déclencheur qui a permis de réaliser ce beau livre par exemple ? L’idée du livre est partie de la rencontre avec Pa Ozin poétesse pour laquelle l’auteure a de suite eu un coup de cœur et le reste a suivi. Les femmes de Maré ont du talent et méritaient ce livre. La vérité sort toujours de la bouche des enfants. En présentant son livre a des enfants de Maré, Sophie Mendès l’a vérifiée et a réalisé que son travail avait du sens quand l’enfant lui a dit : « Les femmes de Maré ne font pas que la cuisine alors ? ». Non, elles ne font pas que la cuisine et Pa Ozin en déclamant un joli poème en fin de causerie en a été la preuve. Il faut souligner que les bénéfices de la vente de ce livre iront entièrement à l’association patrimoine de Nengone. L’ouvrage est en vente à 2900 F. Après Les Moni, Sophie va changer l’image de Maré. On dira bientôt « Maré, ses avocats succulents et ses beaux livres ». Un autre ouvrage est en germination. Le monde kanak bouge entre tradition et modernité, c’est une bonne nouvelle. JP

Dédicace de Sohie, Sophie mendès et Pa Ozin et le maire de Maré Pierre NgaiohniDédicace de Sohie, Sophie mendès et Pa Ozin et le maire de Maré Pierre Ngaiohni
Dédicace de Sohie, Sophie mendès et Pa Ozin et le maire de Maré Pierre Ngaiohni

Dédicace de Sohie, Sophie mendès et Pa Ozin et le maire de Maré Pierre Ngaiohni

Publié dans Vie Pratique, Culture Kanak

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Aujourd'hui dimanche découvrons Le nyelâyu (ou yâlayu) une langue kanak

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Le nyelâyu (ou yâlayu) est une langue kanak, parlée par moins de 2 000 locuteurs (1996) au nord de la Nouvelle-Calédonie. Il est classé dans la branche océanienne des langues austronésiennes, plus précisément dans le sous-groupe Nord du groupe néo-calédonien.

Il en existe deux dialectes : le pooc (ou haat) aux îles Belep, le puma (ou paak ou ovac) dans le district coutumier d'Arama à l'est de Poum et dans celui de Balade à Pouébo. 

une idée d'article de La Médiathèque du Nord

Publié dans Culture Kanak

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Rando lectures à Lifou, une initiative originale d’Isa Qala

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Avec des images de Juliette Maes

Avec des images de Juliette Maes

Une belle vue de cette région de Lifou

Une belle vue de cette région de Lifou

Isa monitrice bienveillante

Lire à haute voix des textes choisis au milieu de la forêt. C’est l’idée géniale de Isa Qala, l’étoile montante de littérature calédonienne. Isa, c’est le cinquième élément de la culture calédonienne comme ‎Milla Jovovich dans le film de Luc Besson. Avec sa licence de lettres modernes, une formation en politique culturelle et une autre en graphothérapie, rééducation de l’écriture et ses projets de réalisation pour le cinéma.

Par ailleurs, elle contribue à la transmission du patrimoine culturel, notamment par son implication dans la troupe de danse du Wetr bien connue dans le paysage calédonien. La culture, l’écriture et la littérature sont ses terrains de jeu favoris. Elle fait beaucoup pour la jeunesse, pour les jeunes du Club de Lectures Vivantes du Juvenat et les enfants de la tribu de Kirinata.

 

Le mystère de la forêt malgré la difficulté du parcours ! Car il s’agissait d’un vrai parcours du combattant pour les moins sportifs comme l’a souligné Juliette Maes l’infatigable « madame LÔL », une participante courageuse. Au fond de la grotte, à l'étape finale, les randonneurs ont été accueillis par un lutin slameur et inquiétant en la personne de Rémi incroyable performeur avec les chants et textes lus par des jeunes. 

 

Cette initiative de lire dans un cadre exceptionnel, c'est le principal qu'il faut retenir avec l'implication de tous ces jeunes. Cette rando a été magnifique, aux dires des courageux participants.

Lien sur son livre La tribu des veuves

Cadeau LÔL, un don de livres aux jeunes de Kirinata qui seront accueillis le 21 juillet sur le festival LÔL au SOUFFLE DES MOTS.

 

L'auteure Isa Qala est la réalisatrice d'un docu-fiction, "L'enfant Wetr" qui sera présenté lors du festival du film de La Foa 2019.

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Wada - Si y'a pas toi un clip magnifique

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JEAN-MARIE TJIBAOU biographie et un livre

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BIOGRAPHIE DE JEAN-MARIE TJIBAOU
 

Jean-Marie TjibaouNé en 1936 à Tiendanite, il suit d'abord une éducation religieuse jusqu'en 1947 à l'école catholique de Canala (il n'y a pas d'école publique).
En 1949, il entre au petit séminaire de Païta, puis dans une école de l'Ile des Pins, où il fait son noviciat. En 1965, il est ordonné prêtre à Hienghène, puis nommé à Nouméa où il exerce son ministère à la cathédrale. 

De 1968 à 1970, Jean-Marie Tjibaou se rend en France et suit les cours de l'Institut de Sociologie de la Faculté Catholique de Lyon. 

En 1970, d'abord étudiant en section ethnologie à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (1970-1971), il rédige une thèse en ethnologie à la Sorbonne, sur le thème de l'identité culturelle. Il ne terminera pas cette étude. Peu après son retour sur le Territoire, il décide d'abandonner le statut de prêtre et demande sa " réduction à l'état laïc ". 

En 1974-75, toujours passionné de problèmes culturels, il est le concepteur et l'organisateur du festival " Mélanésia 2000 " avec Jacques Iekawé, où pour la première fois, l'identité kanak apparaît au grand jour sur l'île. Il participe pour l'occasion à la rédaction de Kanake dévoilant cette identité. 

En 1977, il se présente à Hienghène aux élections municipales. Il est élu maire de cette ville. 
Lors du 8e congrès de l'Union Calédonienne, il devient vice-président alors que Yeiwéné Yeiwéné, Pierre Declercq et François Burck entrent à la direction de celle-ci.
C'est le point de départ de prises de positions plus radicales vers l'indépendance. 

En 1979, il est élu conseiller territorial du Front indépendantiste qui vient d'être créé. En juin 1982, il est élu vice-président du Conseil de gouvernement de Nouvelle-Calédonie suite à un renversement d'alliances. Il le restera jusqu'au 18 novembre 1984, jour du " boycott actif " des élections territoriales par les indépendantistes. 

En juillet 1983, il participe, pour le Front Indépendantiste, à la " table ronde " de Nainville-les-Roches, avec, entre autres, Jacques Lafleur. 

Novembre 1984, Jean-Marie Tjibaou est placé à la tête du FLNKS lors de sa création. Il devient bientôt président du Gouvernement Provisoire de Kanaky.

Le 5 décembre 1984, deux de ses frères sont parmi les dix kanak assassinés dans l'embuscade de Hienghène. Il demande malgré tout la levée des barrages. 

En 1985-1986, il est élu président de la région Nord issue du "Statut Fabius-Pisani". 

Le 26 juin 1988, peu après le drame d'Ouvéa, il participe à Paris à des négociations aboutissant à la signature des accords de Matignon avec le Premier Ministre Michel Rocard et Jacques Lafleur, président du RPCR. (Source ADCK)

Livre sur Jean-Marie Tjibaou

Jean-Marie Tjibaou, leader charismatique du mouvement indépendantiste kanak des années 1980, est incontestablement une figure emblématique de l’histoire contemporaine de la Nouvelle-Calédonie. Un visage et une parole qui ont par ailleurs largement dépassé les côtes de l’archipel océanien, tant par sa stature d’homme d’Etat que par la portée universelle de son message. Cette biographie d’Éric Waddell est le fruit d’une longue recherche. Publiée d’abord en anglais en 2008, cet ouvrage, désormais traduit par Patrice Godin, est une source d’informations indispensables pour connaître et comprendre le parcours d’un homme d’exception, dont le destin est intimement mêlé à l’histoire de la Nouvelle-Calédonie

Publié dans Culture Kanak, Histoire

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Causerie sur la coutume kanak avec Etienne Cornut du mercredi 24 avril 2019

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Photos de Joël PAUL chez Calédo livres ce mercredi 24 avril
Photos de Joël PAUL chez Calédo livres ce mercredi 24 avrilPhotos de Joël PAUL chez Calédo livres ce mercredi 24 avril

Photos de Joël PAUL chez Calédo livres ce mercredi 24 avril

Cette causerie sur un ouvrage qui restitue les résultats d’une recherche collective menée sur les années 2014 à fin 2016 dont l’objet n’est pas de saisir la coutume kanak dans sa réalité sociologique mais la coutume kanak telle qu’elle est reçue par le système juridique dans le corpus normatif de la Nouvelle-Calédonie, c’est du lourd. Etienne Cornut a restitué ce travail de chercheur dans un langage compréhensible. Une vulgarisation orale en quelque sorte pour initier les curieux présents à l’exception de ses amis universitaires, très au fait de ses questions, venus le soutenir. L’exposé a fait mouche, la poignée de personne venue assister à la causerie a été conquis par la restitution faite par l’auteur. Etienne Cornut a su par son enthousiasme convaincre son auditoire que droit commun et droit coutumier pouvaient cohabiter. Mieux que cela, le droit coutumier peut répondre d’une meilleure manière à un préjudice par son approche collective plutôt qu’individuel que le droit commun parfois. Les réparations d’un préjudice en droit coutumier peuvent s’étendre à la famille élargie, le lien biologique n’est pas systématiquement pris en compte ou d’une autre manière chez les kanak ce qui facilite les réparations morales à des tiers qui n’en auraient pas eu droit. Etienne Cornut n’est pas favorable à figer le droit coutumier avec un code formalisé quoique la chartre des valeurs kanak soit un embryon de droit formalisé. Il a dit le grand bien qu’il pensait des officiers de police coutumière qui assistent les magistrats comme accesseurs et rédigent les PV de palabre, un travail qui était fait par les gendarmes autrefois. L’outil dont il très fier, qu’il a mis en place, est une base de données genre « juridoc » de ressources sur le droit coutumier. Elle est accessible gratuitement et alimentée au fil de l’eau par les juristes et les magistrats. Le droit peut devenir passionnant quand il est expliqué par un chercheur de la trempe d’Etienne Cornut. La Nouvelle-Calédonie avec ses droits est territoire de prédilection pour les chercheurs juristes. Une des bonnes raisons de ne pas figer le droit coutumier est sa diversité d’une aire coutumière à l’autre voire d’un clan à l’autre. Fabrice Wacalie présent à la causerie déclare dans une interview dans notre quotidien aujourd’hui que « … Quand on fait la coutume, on invoque Dieu mais aussi les esprits des ancêtres qui nous entourent et qui voient le geste. » c’est dire comme la prise en compte de la coutume est délicat heureusement qu’il y a des universitaires pour l’étudier. JP

 

NB : Fabrice Wacalie, docteur en linguistique océanienne, et Eddy Wadrawane, docteur en sciences sociales, donnent une conférence, aujourd’hui, à 18 h 15, au centre culturel Tjibaou, sur les fondamentaux de la culture kanak et la façon dont l’école peut s’en inspirer dans toutes les matières.

Résumé de l’ouvrage d’Etienne Cornut

 

Les publications de l’université de Nouvelle-Calédonie :

 

Les PUNC : https://unc.nc/recherche/presses-universitaires/presentation/

- Directeur : Jean-Marc Boyer

- Responsable et coordinatrice éditoriale : Françoise Cayrol

- Directeur de la collection LARJE : Étienne Cornut

 

COLLECTION LARJE

Quelle insertion économique régionale pour les territoires français du Pacifique ? Gaël Lagadec (dir.), Jéremy Ellero, Étienne Farvaque, 2016

L’indépendance des universités en Nouvelle-Calédonie Mathias Chauchat (dir.), 2017

Le droit de la santé en Nouvelle-Calédonie : de la médecine traditionnelle à la bioéthique Guylène Nicolas (dir.), 2017

La coutume kanak dans le pluralisme juridique calédonien Etienne Cornut et Pascale Deumier (dir.), 2018 Télécharger le PDF

COLLECTION RÉSONANCES

Le réveil kanak La montée du nationalisme en Nouvelle-Calédonie David Chappell, 2017 (Coédition avec les éditions Madrépores)

COLLECTION LIRE

L’école calédonienne du destin commun Stéphane Minvielle (dir.), 2018

 

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Causerie autour de : La coutume kanak dans le pluralisme juridique calédonien d’Etienne Cornut et Pascale Deumier

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Causerie autour de : La coutume kanak dans le pluralisme juridique calédonien d’Etienne Cornut et Pascale Deumier
Causerie autour de : La coutume kanak dans le pluralisme juridique calédonien d’Etienne Cornut et Pascale Deumier

Parution des Presses universitaires de Nouvelle-Calédonie, PUNC, 2019

Le livre est vendu 3600 F
Droit, sciences économiques

Cet ouvrage restitue les résultats d’une recherche collective menée sur les années 2014 à fin 2016. Son objet n’est pas de saisir la coutume kanak dans sa réalité sociologique mais la coutume kanak telle qu’elle est reçue par le système juridique afin de proposer une meilleure réception de ce droit coutumier dans le corpus normatif de la Nouvelle-Calédonie.
Ce projet a permis la création d’un corpus de droit coutumier qui donne accès à un droit jusque-là souvent méconnu, en regroupant notamment plus de 600 décisions rendues depuis 1990 dans le contentieux coutumier et en proposant un lexique des termes coutumiers. Afin de renforcer cette accessibilité de la coutume, mais aussi de fonder des propositions permettant sa meilleure intégration, ces décisions ont fait l’objet d’études de contenu par matière (statut coutumier, famille, terre coutumière, intérêts civils). La première partie de l’ouvrage rend compte de la coutume judiciaire ainsi observée.

Cependant, la coutume, comme le droit coutumier, dépasse cette seule dimension judiciaire. Aussi, la réflexion sur son intégration dans le droit calédonien devait tenir compte d’un contexte plus large afin d’en mesurer tous les enjeux : celui du rôle que la coutume pourrait jouer dans les matières jusqu’ici laissées hors de son champ par la loi organique (droit pénal, droit du travail, notamment), celui de ses assises anthropologiques et économiques, celui des différents vecteurs de son intégration qu’ils soient institutionnels (autorités et institutions, justice, état civil coutumier, acte coutumier) ou théoriques (légistique, conflits internes de normes). Ces différents enjeux sont étudiés dans la seconde partie de l’ouvrage.
C’est sur la base de ce travail collectif que l’ouvrage conclut en formulant les propositions pouvant permettre une meilleure intégration de la coutume kanak dans le pluralisme juridique calédonien. Plus

Biographie de l'auteur

Biographie de l'auteur

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Conférence d’Hamid Mokaddem à l’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise

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Conférence d’Hamid Mokaddem à l’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise

Îles d'Océanie : les littératures francophones

Sous les cendres des conques, l'écriture de Déwé Gorodé

Discutant : HOSHINO Moriyuki (univ. de Tokyo)

 

Mardi 9 avril 2019, de 18 h 30 à 20 h 30 - Avec traduction simultanée - Auditorium de la Maison franco-japonaise 3-9-25, Ebisu, Shibuya-ku, Tokyo, 150-0013

 

Hamid Mokadden

L’Océanie est un continent invisible pour reprendre le mot de JMG Le Clezio. Pour être encore plus précis, les îles et archipels « invisibles » sont pourtant visibles par leurs histoires. L’écrivain tongien Epeli Hau’ofa et son ami anthropologue américain Marshal Sahlins parlaient tour à tour des îles d’Océanie et d’îles d’histoires. Les archipels océaniens francophones, ces îles où les locuteurs du Pacifique y parlent le français (Wallis et Futuna, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, le Vanuatu) à côté des langues du Pacifique, entretiennent des rapports littéraires singuliers avec les langues véhiculaires et dominantes, le français et l’anglais. En prenant l’exemple des littératures kanak de Nouvelle-Calédonie, la conférence propose d’analyser ces rapports avec la langue française en reprenant la « reformulation permanente », à Jean-Marie Tjibaou qui répondait aux objections faites à sa revendication politique culturelle que la « coutume kanak » serait un retour rétrograde vers la tradition contre la « modernité ». Jean-Marie Tjibaou, qu’Aimé Césaire considérait être comme une figure politique exceptionnelle, avait su valoriser ce petit peuple en misant sur la survie culturelle. M. Mokaddem Hamid montrera comment les genres, pratiques et styles oraux sont reformulés par les écritures actuelles. Dans la continuité et en complément, M. Hoshino Moriyuki présentera ses travaux de traduction et d’analyse de l’œuvre d’une des écrivaines les plus performantes d’Océanie, celle de l’écrivaine kanak Dewe Gorode.

 

Extrait d’une interview de Déwé Gorodé sur le sujet :

 

BLANDINE STEFANSON : Parlez-nous du symbolisme du titre de « Sous les cendres des conques » !

DÉWÉ GORODÉ : La conque, c'est ce grand coquillage qu'on utilise pour appeler le clan, les Kanaks, à la réunion dans la case commune. « Sous les cendres … », c'est ce qui restait des conques, de l'unité kanak, du fait d'être ensemble. Qu'est-ce qui en est resté après les délimitations des territoires et l'institution des réserves ? On est devenu une société fortement éclatée, divisée. Cet éparpillement des clans kanak, cette perte a provoqué l'éclatement de nos valeurs, de notre unité qu'on a retrouvée par la suite dans la lutte pour la libération nationale. J'ai publié le recueil à un moment où cette unité commençait à se retrouver dans la lutte politique. A travers le FLNKS, c'est la première fois que le mouvement d'unité a pris une dimension nationale. C'est à partir des Évènements, en 84, qu'on peut parler d'un nationalisme kanak. Mon fils avait deux ans et il a fait ses premiers pas pendant cette période.

Extrait d'un Entretien avec Déwé Gorodé, Notre Librairie, n° 134, Littérature de Nouvelle-Calédonie, mai-août 1998, p. 78

EXTRAIT 

Terre kanake

Terre brisée

Terre brimée

Terre aimée

 

Cité par Alban Bensa, in « Nouvelle-Calédonie: un paradis dans la tourmente », Paris : Gallimard (Découvertes, 85), 199

 

Un spectacle "Sous les cendres des conques" a eu lieu dans l'auditorium du complexe culturel de Koohnê en septembre 2013.

 

C'est dans le cadre de la fête de la Citoyenneté 2013 que cette création musicale et chorégraphique autour de l'oeuvre de Déwé GORODE avait été proposée par le Conservatoire de Musique et de Danse de la Nouvelle-Calédonie.

Publié dans Culture Kanak, Poésie

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Des livres d'histoire du pays, de la coutume, de la colonisation et de la lutte kanak pour son émancipation en librairie à Nouméa

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

On peut se procurer ces livres en librairie chez le libraire Calédo Livres ou le commander à Book'in Pacific
On peut se procurer ces livres en librairie chez le libraire Calédo Livres ou le commander à Book'in Pacific
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Les assises de la culture de la Nouvelle-Calédonie au centre culturel Jean-Marie Tjibaou.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Geste coutumier d'ouverture des assisesGeste coutumier d'ouverture des assisesGeste coutumier d'ouverture des assises
Geste coutumier d'ouverture des assises

Geste coutumier d'ouverture des assises

Ouverture ce mercredi 27 mars 2019 des assises de la culture en Nouvelle-Calédonie au centre culturel Jean-Marie Tjibaou, un lieu symbolique incontournable pour un tel événement.

 

Le geste coutumier obligatoire pour débuter s’est déroulé dans la gravité. C’est toujours un moment émouvant que personne n’oserait prendre à la légère. De beaux échanges de paroles qui prouvent une fois de plus l’importance de la culture dans le monde mélanésien ont été prononcés, des paroles en complète harmonie avec la devise du pays « Terre de parole, Terre de partage ».

Ensuite, la foule des invités s’est rendu sur le lieu du petit-déjeuner offert pour l’occasion avec pour animation une chorale dans un cadre bucolique propice aux discussions entre amis heureux de se retrouver ou de peaufiner leurs interventions avant les discours protocolaires dans la salle de spectacle, un petit amphithéâtre avec une parfaite acoustique.

Un représentant des autorités coutumières, des trois provinces, du gouvernement avec Valentine Eurisouké pour représenter Déwé Gorodey et trois témoins Daniel Bodin, Christiane Terrier et Billy Watropo sous la présidence du directeur de l’ADCK Emmanuel Tjibaou étaient en charge de ces discours.

Ils ont rappelé l’objectif de ces assises qui sont de faire l’évaluation de la politique culturel du pays, fer de lance de l’émancipation et de l’identité kanak mais pas seulement. Un bilan nécessaire était à faire qui avait commencé l’année dernière avec divers ateliers sur tout le territoire. Comme tous les chemins mènent à Nouméa, c’est donc dans la capitale qu’ils ont choisi de faire la synthèse de ces travaux.

 

Valentine Eurisouké a souligné les avancées et le travail des institutions publiques. Elle a admis qu’il restait du travail à faire dans tous les domaines avec une gouvernance partagée.

Le discours du représentant des coutumiers était empreint d’une grande solennité, un très beau discours. Il a rappelé que la culture du peuple premier était une culture d’accueil avec la difficulté des apports extérieurs à intégrer. Il a indiqué que la culture océanienne et les autres cultures doivent se rejoindre. Le ton était donné.

Par la suite, les autres discours iront dans le même sens. Des discours « de la main tendue », très éloignés des discours revanchards et haineux qu’on entend parfois avec certains politiques. « La culture peut être le moteur de la citoyenneté », a-t-il dit aussi.

Emmanuel Tjibaou a évoqué son rôle de technicien et d’acteur de la culture. Il a interpellé les politiques pour renforcer et aider au fonctionnement du tissu des différentes associations qui œuvrent dans le domaine. « On doit aussi s’interroger sur la position du curseur pour débloquer des ressources… Nous ne sommes plus en 1998 et 2018 est passé… Nous devons trouver les solutions pour 2019… Il faut dire notre pensée, le centre culturel a le rôle de reformuler, il a été construit sur la commune de Nouméa pour cela… »

Le premier témoin à la barre, Christiane Terrier a regretté d’emblée que le grand public ne soit pas conscient de la richesse que renferme le centre culturel et n’assiste pas plus à ses activités. Elle s’est dite représentante de la diversité. Elle a indiqué qu’elle avait un grand projet pour évoquer l’évolution de la culture.

Billy Watropo a dit entre autres que : « la revendication culturelle du peuple kanak est permanente mais que nous avions énormément avancé… Nous avons fait émerger quelque chose que l’on croyait inexistant. Reste à faire le dialogue interculturel de la diversité. »

L’anthropologue Daniel Bodin a rappelé que « la culture était un deuxième volet de l’accord de Nouméa un peu oublié au départ… La difficulté est de faire une société culturelle qui doit être au centre du rééquilibrage… Il faut réfléchir sur la manière de faire la décolonisation de la culture en prenant en compte la culture pays… ». Il a émis le vœu que les assises servent à faire un bilan plutôt qualitatif que quantitatif.

 

Ci-joint des photos la coutume, les discours, le stand ALK, et mini marché qui fait parti des manifestations culturelles du Caillou. JP (En cliquant sur les photos on a l'impression de voir plus clair)

Petit-déjeuner sur l'herbePetit-déjeuner sur l'herbe
Petit-déjeuner sur l'herbe
Petit-déjeuner sur l'herbePetit-déjeuner sur l'herbe

Petit-déjeuner sur l'herbe

Discours
Discours Discours
Discours

Discours

ALKALK
ALK

ALK

Mini marchéMini marché

Mini marché

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