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culture kanak

Wada - Si y'a pas toi un clip magnifique

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Causerie sur la coutume kanak avec Etienne Cornut du mercredi 24 avril 2019

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Photos de Joël PAUL chez Calédo livres ce mercredi 24 avril
Photos de Joël PAUL chez Calédo livres ce mercredi 24 avrilPhotos de Joël PAUL chez Calédo livres ce mercredi 24 avril

Photos de Joël PAUL chez Calédo livres ce mercredi 24 avril

Cette causerie sur un ouvrage qui restitue les résultats d’une recherche collective menée sur les années 2014 à fin 2016 dont l’objet n’est pas de saisir la coutume kanak dans sa réalité sociologique mais la coutume kanak telle qu’elle est reçue par le système juridique dans le corpus normatif de la Nouvelle-Calédonie, c’est du lourd. Etienne Cornut a restitué ce travail de chercheur dans un langage compréhensible. Une vulgarisation orale en quelque sorte pour initier les curieux présents à l’exception de ses amis universitaires, très au fait de ses questions, venus le soutenir. L’exposé a fait mouche, la poignée de personne venue assister à la causerie a été conquis par la restitution faite par l’auteur. Etienne Cornut a su par son enthousiasme convaincre son auditoire que droit commun et droit coutumier pouvaient cohabiter. Mieux que cela, le droit coutumier peut répondre d’une meilleure manière à un préjudice par son approche collective plutôt qu’individuel que le droit commun parfois. Les réparations d’un préjudice en droit coutumier peuvent s’étendre à la famille élargie, le lien biologique n’est pas systématiquement pris en compte ou d’une autre manière chez les kanak ce qui facilite les réparations morales à des tiers qui n’en auraient pas eu droit. Etienne Cornut n’est pas favorable à figer le droit coutumier avec un code formalisé quoique la chartre des valeurs kanak soit un embryon de droit formalisé. Il a dit le grand bien qu’il pensait des officiers de police coutumière qui assistent les magistrats comme accesseurs et rédigent les PV de palabre, un travail qui était fait par les gendarmes autrefois. L’outil dont il très fier, qu’il a mis en place, est une base de données genre « juridoc » de ressources sur le droit coutumier. Elle est accessible gratuitement et alimentée au fil de l’eau par les juristes et les magistrats. Le droit peut devenir passionnant quand il est expliqué par un chercheur de la trempe d’Etienne Cornut. La Nouvelle-Calédonie avec ses droits est territoire de prédilection pour les chercheurs juristes. Une des bonnes raisons de ne pas figer le droit coutumier est sa diversité d’une aire coutumière à l’autre voire d’un clan à l’autre. Fabrice Wacalie présent à la causerie déclare dans une interview dans notre quotidien aujourd’hui que « … Quand on fait la coutume, on invoque Dieu mais aussi les esprits des ancêtres qui nous entourent et qui voient le geste. » c’est dire comme la prise en compte de la coutume est délicat heureusement qu’il y a des universitaires pour l’étudier. JP

 

NB : Fabrice Wacalie, docteur en linguistique océanienne, et Eddy Wadrawane, docteur en sciences sociales, donnent une conférence, aujourd’hui, à 18 h 15, au centre culturel Tjibaou, sur les fondamentaux de la culture kanak et la façon dont l’école peut s’en inspirer dans toutes les matières.

Résumé de l’ouvrage d’Etienne Cornut

 

Les publications de l’université de Nouvelle-Calédonie :

 

Les PUNC : https://unc.nc/recherche/presses-universitaires/presentation/

- Directeur : Jean-Marc Boyer

- Responsable et coordinatrice éditoriale : Françoise Cayrol

- Directeur de la collection LARJE : Étienne Cornut

 

COLLECTION LARJE

Quelle insertion économique régionale pour les territoires français du Pacifique ? Gaël Lagadec (dir.), Jéremy Ellero, Étienne Farvaque, 2016

L’indépendance des universités en Nouvelle-Calédonie Mathias Chauchat (dir.), 2017

Le droit de la santé en Nouvelle-Calédonie : de la médecine traditionnelle à la bioéthique Guylène Nicolas (dir.), 2017

La coutume kanak dans le pluralisme juridique calédonien Etienne Cornut et Pascale Deumier (dir.), 2018 Télécharger le PDF

COLLECTION RÉSONANCES

Le réveil kanak La montée du nationalisme en Nouvelle-Calédonie David Chappell, 2017 (Coédition avec les éditions Madrépores)

COLLECTION LIRE

L’école calédonienne du destin commun Stéphane Minvielle (dir.), 2018

 

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Causerie autour de : La coutume kanak dans le pluralisme juridique calédonien d’Etienne Cornut et Pascale Deumier

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Causerie autour de : La coutume kanak dans le pluralisme juridique calédonien d’Etienne Cornut et Pascale Deumier
Causerie autour de : La coutume kanak dans le pluralisme juridique calédonien d’Etienne Cornut et Pascale Deumier

Parution des Presses universitaires de Nouvelle-Calédonie, PUNC, 2019

Le livre est vendu 3600 F
Droit, sciences économiques

Cet ouvrage restitue les résultats d’une recherche collective menée sur les années 2014 à fin 2016. Son objet n’est pas de saisir la coutume kanak dans sa réalité sociologique mais la coutume kanak telle qu’elle est reçue par le système juridique afin de proposer une meilleure réception de ce droit coutumier dans le corpus normatif de la Nouvelle-Calédonie.
Ce projet a permis la création d’un corpus de droit coutumier qui donne accès à un droit jusque-là souvent méconnu, en regroupant notamment plus de 600 décisions rendues depuis 1990 dans le contentieux coutumier et en proposant un lexique des termes coutumiers. Afin de renforcer cette accessibilité de la coutume, mais aussi de fonder des propositions permettant sa meilleure intégration, ces décisions ont fait l’objet d’études de contenu par matière (statut coutumier, famille, terre coutumière, intérêts civils). La première partie de l’ouvrage rend compte de la coutume judiciaire ainsi observée.

Cependant, la coutume, comme le droit coutumier, dépasse cette seule dimension judiciaire. Aussi, la réflexion sur son intégration dans le droit calédonien devait tenir compte d’un contexte plus large afin d’en mesurer tous les enjeux : celui du rôle que la coutume pourrait jouer dans les matières jusqu’ici laissées hors de son champ par la loi organique (droit pénal, droit du travail, notamment), celui de ses assises anthropologiques et économiques, celui des différents vecteurs de son intégration qu’ils soient institutionnels (autorités et institutions, justice, état civil coutumier, acte coutumier) ou théoriques (légistique, conflits internes de normes). Ces différents enjeux sont étudiés dans la seconde partie de l’ouvrage.
C’est sur la base de ce travail collectif que l’ouvrage conclut en formulant les propositions pouvant permettre une meilleure intégration de la coutume kanak dans le pluralisme juridique calédonien. Plus

Biographie de l'auteur

Biographie de l'auteur

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Conférence d’Hamid Mokaddem à l’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise

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Conférence d’Hamid Mokaddem à l’Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise

Îles d'Océanie : les littératures francophones

Sous les cendres des conques, l'écriture de Déwé Gorodé

Discutant : HOSHINO Moriyuki (univ. de Tokyo)

 

Mardi 9 avril 2019, de 18 h 30 à 20 h 30 - Avec traduction simultanée - Auditorium de la Maison franco-japonaise 3-9-25, Ebisu, Shibuya-ku, Tokyo, 150-0013

 

Hamid Mokadden

L’Océanie est un continent invisible pour reprendre le mot de JMG Le Clezio. Pour être encore plus précis, les îles et archipels « invisibles » sont pourtant visibles par leurs histoires. L’écrivain tongien Epeli Hau’ofa et son ami anthropologue américain Marshal Sahlins parlaient tour à tour des îles d’Océanie et d’îles d’histoires. Les archipels océaniens francophones, ces îles où les locuteurs du Pacifique y parlent le français (Wallis et Futuna, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, le Vanuatu) à côté des langues du Pacifique, entretiennent des rapports littéraires singuliers avec les langues véhiculaires et dominantes, le français et l’anglais. En prenant l’exemple des littératures kanak de Nouvelle-Calédonie, la conférence propose d’analyser ces rapports avec la langue française en reprenant la « reformulation permanente », à Jean-Marie Tjibaou qui répondait aux objections faites à sa revendication politique culturelle que la « coutume kanak » serait un retour rétrograde vers la tradition contre la « modernité ». Jean-Marie Tjibaou, qu’Aimé Césaire considérait être comme une figure politique exceptionnelle, avait su valoriser ce petit peuple en misant sur la survie culturelle. M. Mokaddem Hamid montrera comment les genres, pratiques et styles oraux sont reformulés par les écritures actuelles. Dans la continuité et en complément, M. Hoshino Moriyuki présentera ses travaux de traduction et d’analyse de l’œuvre d’une des écrivaines les plus performantes d’Océanie, celle de l’écrivaine kanak Dewe Gorode.

 

Extrait d’une interview de Déwé Gorodé sur le sujet :

 

BLANDINE STEFANSON : Parlez-nous du symbolisme du titre de « Sous les cendres des conques » !

DÉWÉ GORODÉ : La conque, c'est ce grand coquillage qu'on utilise pour appeler le clan, les Kanaks, à la réunion dans la case commune. « Sous les cendres … », c'est ce qui restait des conques, de l'unité kanak, du fait d'être ensemble. Qu'est-ce qui en est resté après les délimitations des territoires et l'institution des réserves ? On est devenu une société fortement éclatée, divisée. Cet éparpillement des clans kanak, cette perte a provoqué l'éclatement de nos valeurs, de notre unité qu'on a retrouvée par la suite dans la lutte pour la libération nationale. J'ai publié le recueil à un moment où cette unité commençait à se retrouver dans la lutte politique. A travers le FLNKS, c'est la première fois que le mouvement d'unité a pris une dimension nationale. C'est à partir des Évènements, en 84, qu'on peut parler d'un nationalisme kanak. Mon fils avait deux ans et il a fait ses premiers pas pendant cette période.

Extrait d'un Entretien avec Déwé Gorodé, Notre Librairie, n° 134, Littérature de Nouvelle-Calédonie, mai-août 1998, p. 78

EXTRAIT 

Terre kanake

Terre brisée

Terre brimée

Terre aimée

 

Cité par Alban Bensa, in « Nouvelle-Calédonie: un paradis dans la tourmente », Paris : Gallimard (Découvertes, 85), 199

 

Un spectacle "Sous les cendres des conques" a eu lieu dans l'auditorium du complexe culturel de Koohnê en septembre 2013.

 

C'est dans le cadre de la fête de la Citoyenneté 2013 que cette création musicale et chorégraphique autour de l'oeuvre de Déwé GORODE avait été proposée par le Conservatoire de Musique et de Danse de la Nouvelle-Calédonie.

Publié dans Culture Kanak, Poésie

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Assises de la culture trois jours d’intenses réflexions

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Assises de la culture trois jours d’intenses réflexions
Assises de la culture trois jours d’intenses réflexions

 

 

 

Trouver des solutions pérennes pour améliorer le fonctionnement de la culture pour la prochaine mandature, car les Provinciales risquent de rebattre les cartes avec des moyens financiers limités, était l’objectif de ces assises.

 

Les acteurs de la culture n’ont pas chômé pendant les journées d’assises. Ces assises n’ont pas été un coup d’épée dans l’eau mais plutôt un coup de pied dans la fourmilière. En 2018, 3 Milliards ont été encore dépensés pour la culture malgré les coupes budgétaires « insupportables ». Une photographie des compétences et des organisations était nécessaire comme l’a souligné Thomas De Deckker secrétaire adjoint au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. La Culture, c’est 32 directions et 29 établissements publics sur le territoire actuellement. Cette pléthore de directions et d’établissement pour 280 000 habitants est le fruit des accords politiques et de la provincialisation et de, probablement, une compétition pour être le meilleur dans le domaine de la culture entre les provinces, ce qui a engendré 20 glorieuses années depuis 1998. Mais le nerf de guerre, l’argent, fait défaut maintenant et même si les caisses étaient pleines, rationaliser et évaluer est une nécessité.

L’idée du gouvernement avant ces assises semblait être de créer un guichet unique, une seule tête pour chapeauter la culture, ce qui explique les débats parfois houleux et le succès de l’atelier gouvernance partagée. Les meilleurs moments des trois jours se sont déroulés pendant cette session. Harmoniser les compétences du secteur de la culture pour une meilleure lisibilité, un engagement transversal et une plus grande mutualisation des moyens et des actions, ça sent la guillotine. Les directeurs des établissements étaient tous présents comme des condamnés à mort. Le projet d’un GIP, (groupement d'intérêt public) serait fatal à certaines directions. Mais les débats n’ont pas été inutiles. Parti de l’idée d’une gouvernance pyramidale on a senti que l’on se dirigeait plutôt vers une coordination pays par la création d’une Haute autorité, un haut conseil de la culture, une commission Théodule de plus, un paradoxe quand on cherche à rationaliser. Certaines personnes ont avancé l’idée de rebaptiser la direction de la culture et de lui donner de nouveaux pouvoirs et le tour serait joué mais…

 

Résumer ces débats sera fait par les professionnels de la culture dans le modeste billet d’un blogueur, qui n’a pas assisté à toutes les rencontres, c’est impossible mais il était facile de comprendre, qu’il y avait nécessité de mettre à plat les choses de la culture, de parler. Le Centre Culturel Jean-Marie Tjibaou était tout à fait indiqué pour cela. La parole, c’est quelque chose de fort chez les kanak, ils ont souvent fait la leçon, dominés les débats. Depuis toujours, la parole, au sens kanak, s’est toujours préoccupée de la question : que faire des autres ? Ils n’ont pas manqué de rappeler que la non-signature des accords de Nainville-Les-Roches par les partisans de rester français avait entraîné les événements mais ce fut les seules allusions politiques. Les kanak ont grandi, ils sont devenus homme, « do Kamo », il ne faut pas l’oublier. Les « autres » de la culture ont été formidablement bien représentés par l’historienne Christiane Terrier qui n’a pas fait l’impasse de la culture « Caldoche ». Elle a évoqué les lieux de mémoire commun qu’il faudrait sanctuariser. Car la culture d’ici se décline en noire et blanc. Même si l’image de marque pays doit et est la culture kanak.

Junior Touyada

Je donnerai personnellement une mention à Junior Touyada du département des arts traditionnels qui a réveillé le public par une présentation impeccable et artistique de la culture. D’autres jeunes ont fait des interventions remarquées. Ils ne vont pas en vacances quand ils partent faire études, au retour, ils parlent et veulent être des acteurs du changement. JP

 

PS : l’organisation et l’accueil par l’ADCK était comme toujours à la hauteur, ce n’est pas du cirage de pompes, la plupart du staff et des employés sont en claquettes. (Suite de l'article)

Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus

Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus

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Assises de la culture dans la coutume et le respect

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Clôture avec des artistes
Clôture avec des artistes

Clôture avec des artistes

Coutume d'au-revoirCoutume d'au-revoir
Coutume d'au-revoir
Coutume d'au-revoirCoutume d'au-revoirCoutume d'au-revoir

Coutume d'au-revoir

Pilou endiablé toutes ethnies confonduesPilou endiablé toutes ethnies confondues
Pilou endiablé toutes ethnies confondues
Pilou endiablé toutes ethnies confonduesPilou endiablé toutes ethnies confondues

Pilou endiablé toutes ethnies confondues

Des artistes discrets un musicien et un sculpteurDes artistes discrets un musicien et un sculpteur

Des artistes discrets un musicien et un sculpteur

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Des livres d'histoire du pays, de la coutume, de la colonisation et de la lutte kanak pour son émancipation en librairie à Nouméa

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On peut se procurer ces livres en librairie chez le libraire Calédo Livres ou le commander à Book'in Pacific
On peut se procurer ces livres en librairie chez le libraire Calédo Livres ou le commander à Book'in Pacific
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Les assises de la culture de la Nouvelle-Calédonie au centre culturel Jean-Marie Tjibaou.

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Geste coutumier d'ouverture des assisesGeste coutumier d'ouverture des assisesGeste coutumier d'ouverture des assises
Geste coutumier d'ouverture des assises

Geste coutumier d'ouverture des assises

Ouverture ce mercredi 27 mars 2019 des assises de la culture en Nouvelle-Calédonie au centre culturel Jean-Marie Tjibaou, un lieu symbolique incontournable pour un tel événement.

 

Le geste coutumier obligatoire pour débuter s’est déroulé dans la gravité. C’est toujours un moment émouvant que personne n’oserait prendre à la légère. De beaux échanges de paroles qui prouvent une fois de plus l’importance de la culture dans le monde mélanésien ont été prononcés, des paroles en complète harmonie avec la devise du pays « Terre de parole, Terre de partage ».

Ensuite, la foule des invités s’est rendu sur le lieu du petit-déjeuner offert pour l’occasion avec pour animation une chorale dans un cadre bucolique propice aux discussions entre amis heureux de se retrouver ou de peaufiner leurs interventions avant les discours protocolaires dans la salle de spectacle, un petit amphithéâtre avec une parfaite acoustique.

Un représentant des autorités coutumières, des trois provinces, du gouvernement avec Valentine Eurisouké pour représenter Déwé Gorodey et trois témoins Daniel Bodin, Christiane Terrier et Billy Watropo sous la présidence du directeur de l’ADCK Emmanuel Tjibaou étaient en charge de ces discours.

Ils ont rappelé l’objectif de ces assises qui sont de faire l’évaluation de la politique culturel du pays, fer de lance de l’émancipation et de l’identité kanak mais pas seulement. Un bilan nécessaire était à faire qui avait commencé l’année dernière avec divers ateliers sur tout le territoire. Comme tous les chemins mènent à Nouméa, c’est donc dans la capitale qu’ils ont choisi de faire la synthèse de ces travaux.

 

Valentine Eurisouké a souligné les avancées et le travail des institutions publiques. Elle a admis qu’il restait du travail à faire dans tous les domaines avec une gouvernance partagée.

Le discours du représentant des coutumiers était empreint d’une grande solennité, un très beau discours. Il a rappelé que la culture du peuple premier était une culture d’accueil avec la difficulté des apports extérieurs à intégrer. Il a indiqué que la culture océanienne et les autres cultures doivent se rejoindre. Le ton était donné.

Par la suite, les autres discours iront dans le même sens. Des discours « de la main tendue », très éloignés des discours revanchards et haineux qu’on entend parfois avec certains politiques. « La culture peut être le moteur de la citoyenneté », a-t-il dit aussi.

Emmanuel Tjibaou a évoqué son rôle de technicien et d’acteur de la culture. Il a interpellé les politiques pour renforcer et aider au fonctionnement du tissu des différentes associations qui œuvrent dans le domaine. « On doit aussi s’interroger sur la position du curseur pour débloquer des ressources… Nous ne sommes plus en 1998 et 2018 est passé… Nous devons trouver les solutions pour 2019… Il faut dire notre pensée, le centre culturel a le rôle de reformuler, il a été construit sur la commune de Nouméa pour cela… »

Le premier témoin à la barre, Christiane Terrier a regretté d’emblée que le grand public ne soit pas conscient de la richesse que renferme le centre culturel et n’assiste pas plus à ses activités. Elle s’est dite représentante de la diversité. Elle a indiqué qu’elle avait un grand projet pour évoquer l’évolution de la culture.

Billy Watropo a dit entre autres que : « la revendication culturelle du peuple kanak est permanente mais que nous avions énormément avancé… Nous avons fait émerger quelque chose que l’on croyait inexistant. Reste à faire le dialogue interculturel de la diversité. »

L’anthropologue Daniel Bodin a rappelé que « la culture était un deuxième volet de l’accord de Nouméa un peu oublié au départ… La difficulté est de faire une société culturelle qui doit être au centre du rééquilibrage… Il faut réfléchir sur la manière de faire la décolonisation de la culture en prenant en compte la culture pays… ». Il a émis le vœu que les assises servent à faire un bilan plutôt qualitatif que quantitatif.

 

Ci-joint des photos la coutume, les discours, le stand ALK, et mini marché qui fait parti des manifestations culturelles du Caillou. JP (En cliquant sur les photos on a l'impression de voir plus clair)

Petit-déjeuner sur l'herbePetit-déjeuner sur l'herbe
Petit-déjeuner sur l'herbe
Petit-déjeuner sur l'herbePetit-déjeuner sur l'herbe

Petit-déjeuner sur l'herbe

Discours
Discours Discours
Discours

Discours

ALKALK
ALK

ALK

Mini marchéMini marché

Mini marché

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LES ASSISES DE LA CULTURE DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE

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LES ASSISES DE LA CULTURE DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE

Le premier jour, la matinée sera occupée par deux ateliers intitulés « Programme, coutume, langues et culture » et « La place transversale de la culture ». Trois jours de débat sont programmés

 

A cette occasion, l’académie des langues kanak proposera une animation mettant en avant l’une de ses missions principales. Ainsi, il sera proposé ce qui suit :

– une présentation des ouvrages de l’ALK et diffusion de supports en langues kanak (livrets, etc.)

– une diffusion sonore de comptines, etc. en langues kanak

– et un atelier de diffusion des normes orthographiques de l’ALK, à travers un atelier d’écriture, au cours duquel des dictées en langues kanak seront proposées aux enfants et aux adultes.

Soyez nombreux à assister à cet événement !

 

I_ Introduction

La Nouvelle-Calédonie occupe une place particulière dans le paysage culturel à l’échelle régionale et internationale et en tant que pays francophone. Elle est riche de sa diversité sociale, économique et ethnique, et forte de la présence d’un grand nombre d’artistes, parmi lesquels des talents en devenir et des créateurs qui occupent la scène musicale, artistique ou littéraire depuis plusieurs décennies.

La Nouvelle-Calédonie est à la fois consciente de ce potentiel et attentive aux enjeux liés, dans l’ensemble du pays, au développement d’un plan stratégique culturel. Elle œuvre depuis deux décennies pour la préservation et la transmission d’un patrimoine archéologique et historique nécessaires à la recherche d’une identité calédonienne, et pour un rééquilibrage culturel permettant un accès équitable aux activités culturelles.

Elle vise aussi à favoriser l’ouverture à la culture des différentes composantes culturelles implantées dans le pays, le pluralisme des pratiques culturelles et de leur mode d’expression notamment dans les pratiques des jeunes générations grandissant en pleine révolution numérique, l’éducation artistique, la possibilité de créer et de diffuser des œuvres. Elle souhaite aussi donner la possibilité aux artistes de vivre de leur métier et valoriser l’emploi généré par la filière culturelle.

Devant ces préoccupations exprimées en premier lieu par les acteurs culturels, Mme Déwé GORODEY, membre du gouvernement en charge du secteur de la culture, de la condition féminine et de la citoyenneté, a souhaité que soit organisé un projet cohérent, « les Assises de la culture de la Nouvelle-Calédonie », autour de cette dynamique culturelle. La Nouvelle-Calédonie, dont les compétences s’exercent en matière « d'infrastructures et manifestations culturelles intéressant la Nouvelle-Calédonie », et « d’organisation des services et des établissements publics de la Nouvelle-Calédonie », a conclu avec l'État, après avis des provinces, un accord particulier prévu dans la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999. Cet accord particulier a été signé le 22 janvier 2002 pour une durée de sept ans puis prorogé par avenant au 31 décembre 2010.

Centré sur le rééquilibrage, l’un des objectifs principaux des politiques de développement culturel, l’accord particulier porte sur :

- la protection et la mise en valeur du patrimoine, notamment du patrimoine

culturel kanak,

- le développement, la diffusion et l’enseignement des langues vernaculaires,

- les enseignements et les pratiques artistiques,

- l’agence pour le développement de la culture kanak,

- la création, la diffusion artistique et la circulation des œuvres.

Suite de ce dossier de presse du gouvernement

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Le sénat coutumier a rendu hommage au travail de Daniel Miroux pour la sortie du Lexique sur Iaai, la langue d’Ouvéa

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Daniel Miroux et l'un ds sénateur Iaai et le geste coutumier du président de sénatDaniel Miroux et l'un ds sénateur Iaai et le geste coutumier du président de sénat
Daniel Miroux et l'un ds sénateur Iaai et le geste coutumier du président de sénat

Daniel Miroux et l'un ds sénateur Iaai et le geste coutumier du président de sénat

Auguste DAOUME et les sénateurs des Districts Mouli Fayaoué Himoné Uë-Saint Joseph ont honoré le Lexique IAAI de Daniel Miroux pour clôturer cette semaine de la francophonie avec l’île d’Ouvéa au Sénat coutumier en présence de personnalités coutumières de la Grande Terre.

Soirée émouvante et solennelle au sénat coutumier. Une cinquantaine de personnes, de toutes ethnies, s’étaient réunies pour célébrer, dans le cadre de la semaine de la francophonie, la sortie du lexique de Daniel Miroux sur la langue d’Ouvéa, un ouvrage qui fera date car il comprend plus de 15 000 entrées avec 524 pages. Mais c’était plus qu’une présentation d’un livre, c’était aussi un moment fort et émouvant car il a rassemblé de nombreux membres du clan Hmadri de Banutr dont deux des membres disparus aujourd’hui, ont beaucoup contribué à la collecte des mots en iaai : la mémoire de Betenge Jeno et de Jacques Jeno a été en effet rappelé par Daniel Miroux dans son discours coutumier devant les sénateurs, prononcé uniquement en iaai ave une traduction en français faite par le pasteur Wadawa Neudjen. La veuve de Jaques Jeno avec plusieurs de ses enfants avait tenu à participer à cette soirée forte et prenante. La grande majorité des personnes présentes ont été émerveillées par la beauté du site, tant par l’architecture des bâtiments que par l’environnement naturel, le tout apportant une sérénité bienfaisante. Soirée mémorable que ce jeudi soir. La Francophonie, c’est vraiment le partage des cultures !

 

Waalang ke bong sehnyin hobikötötin hia thidhö !

C’est un jour de fête, soyons tous heureux !

PS : Daniel Miroux a participé à la rédaction de ce billet pour l'orthographe des noms et laisser un message en iaai. JP

Quelques autres photos. NB en cliquant sur une photo on peut la visionner en plus grand format.
Quelques autres photos. NB en cliquant sur une photo on peut la visionner en plus grand format.Quelques autres photos. NB en cliquant sur une photo on peut la visionner en plus grand format.
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Quelques autres photos. NB en cliquant sur une photo on peut la visionner en plus grand format.

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