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culture kanak

Mercredi 31 octobre 2018 à 18h Rencontres radicales, une causerie de la librairie Calédo Livres

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Mercredi 31 octobre 2018 à 18h Rencontres radicales, une causerie de la librairie Calédo Livres

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Coutume kanak, un ouvrage gratuit à télécharger et un magnifique ouvrage des éditions Au vent des Îles disponible en librairie.

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Livre UNC

Livre UNC

Sortie du livre de l’UNC sur la coutume kanak dans le pluralisme juridique calédonien.

L’UNC et le Laboratoire de recherches juridique et économique (LARJE) mettent en ligne en accès libre et gratuit l’ouvrage issu du projet de recherche sur l’intégration de la coutume dans le corpus normatif contemporain en Nouvelle-Calédonie, dirigé par Étienne Cornut et Pascale Deumier.

 

Ce projet a été présenté lors du colloque sur la coutume kanak dans le droit calédonien organisé les 27 et 28 avril 2017 à l’UNC.

 

Presses universitaires de la Nouvelle-Calédonie

Cet ouvrage vient enrichir les publications des Presses universitaires de la Nouvelle-Calédonie, outil de rayonnement de l’université et de la francophonie qui compte déjà 8 livres parus.

 

Télécharger le livre de l’UNC

 

Coutume kanak de Sebastien Lebegue, "un ouvrage inédit par sa taille, 424 pages, et sa forme, celle d'un reportage graphique et photographique. Ce livre scientifique et esthétique permet de comprendre le socle de la culture kanak, la coutume, notion « multiple et complexe », qui organise et rythme la vie de la naissance à la mort, tant dans leurs relations sociales que dans leur relation à l'espace."

 

Coutume kanak ed. Au vent des îles de Sébastien Lebegue, 2018

 

Raconter la coutume kanak n’est pas chose simple tant l’essence même de cet acte est inexprimable, touchant au fondement de l’être et de la société… Et pourtant, le regard de Sébastien Lebègue parvient à nous révéler avec une grande justesse une part de la vie traditionnelle kanak. Abordant des sujets aussi vastes que la notion du territoire, de la structure sociale, ou des alliances claniques, il présente un reportage graphique et photographique qui dévoile l’intimité des cérémonies coutumières célébrées lors des trois grands moments de la vie kanak : la naissance, le mariage et le deuil.

 

Par les témoignages recueillis, les portraits, les photographies, mais aussi un texte documenté digne d’une recherche anthropologique et de schémas éclairants, il livre ici des informations précieuses pour qui s’intéresse et souhaite comprendre ou mieux appréhender la société kanak.

 « LA COUTUME KANAK » de Sébastien Lebègue, un très beau cadeau de fin d’année pour les amateurs de beau livre et d’art disponible chez Calédo Livres et les autres libraires de Nouméa. C’est un reportage graphique et photographique, cet ouvrage est original par sa forme. Il n’est en rien le carnet de voyage en Nouvelle-Calédonie que l’on pourrait imaginer. Sébastien Lebègue est certes un voyageur mais bien loin de ceux qui amassent dessins et photos exotiques. Voyageur de l’intime, son ouvrage propose une vision riche et complexe de la coutume kanak. (Source pacific Book’in)

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Les instituteurs kanak, les Moni, les moniteurs à l’honneur, un devoir de mémoire nécessaire.

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Coutume et les intervenants photos Joël PAUL Copyright © 2018
Coutume et les intervenants photos Joël PAUL Copyright © 2018

Coutume et les intervenants photos Joël PAUL Copyright © 2018

Hier soir jeudi 25 octobre la librairie calédo Livres était une nouvelle fois trop petite pour accueillir le public pour la causerie animée par le maire de Maré, fils de moniteur lui-même et Sophie Mendès auteure d’un fameux reportage qui a réveillé les consciences avant que ces héros de l’enseignement disparaissent. Elle a été suivie pour ce projet et encouragée par Pierre Ngaiohni, le premier magistrat de l’île qui a été le principal animateur de cette soirée formidable.

Des fils d’anciens moniteurs et des anciens moniteurs présents, ont enthousiasmé le public, en racontant avec beaucoup d’humour souvent leur galère pour apprendre et exercer ce métier de passeur de savoir. La soirée, tradition mélanésienne oblige, avait démarré par une coutume avant de laisser la parole aux intervenants. Prévue pour durée une heure, c’est deux heures de discussions qui se sont déroulées dans une ambiance fraternelle malgré des témoignages durs parfois de ces pionniers de l’éducation. Ils n’ont pas manqué de rappeler que certains ont été formés à la hâte après la guerre. La France n’était pas en mesure de fournir les enseignants ni même de les envoyer en France pour apprendre pourtant avec l’école obligatoire et la fin de l’indigénat cela devenait une obligation. Avec leur certificat d’études primaires en poche, ils s’engageaient sur une formation plus ou moins longue selon les époques, à l’école de Montravel avant qu’elle ne ferme au profit de Nouville pour être formé au métier de « moniteur ». On a réussi à former des gens qui avaient intégrés le CP à 11 ans parfois pour parler de nos ancêtres les Gaulois, l’anecdote qui tue, rappelée par un intervenant. Cette poignée de volontaires a relevé le défi. Ils ont essaimé la culture et servi de passerelle entre le monde kanak et les chercheurs ou linguistes contemporain comme l'a rappelé une personne du public, grâce à leur maîtrise du français et des langues vernaculaires. Ils méritaient cet hommage fait en 2016 sur l’île de Maré et à travers ce livre aujourd’hui pour avoir été des transmetteurs du savoir émérites. Belle causerie, qui devrait avoir une suite, une historienne, , très attentive aux témoignages des « vieux », l’a suggérée. Bravo ! JP

Les intervenants (en symbiose) photos Joël PAUL Copyright © 2018
Les intervenants (en symbiose) photos Joël PAUL Copyright © 2018 Les intervenants (en symbiose) photos Joël PAUL Copyright © 2018

Les intervenants (en symbiose) photos Joël PAUL Copyright © 2018

Fils de moniteurs ou moniteurs photos Joël PAUL Copyright © 2018 Fils de moniteurs ou moniteurs photos Joël PAUL Copyright © 2018
Fils de moniteurs ou moniteurs photos Joël PAUL Copyright © 2018

Fils de moniteurs ou moniteurs photos Joël PAUL Copyright © 2018

Beaucoup de questions ont été posées photos Joël PAUL Copyright © 2018Beaucoup de questions ont été posées photos Joël PAUL Copyright © 2018Beaucoup de questions ont été posées photos Joël PAUL Copyright © 2018
Beaucoup de questions ont été posées photos Joël PAUL Copyright © 2018

Beaucoup de questions ont été posées photos Joël PAUL Copyright © 2018

photos Joël PAUL Copyright © 2018
photos Joël PAUL Copyright © 2018

photos Joël PAUL Copyright © 2018

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Pierre Ngaiohni et Sophie Mendès autour de l'ouvage Les Moni ce jeudi 25 à Calédo livres

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couverture du livre
couverture du livre

couverture du livre

Appelés moniteurs ou familièrement « moni », les premiers enseignants kanak ne sont plus qu’une poignée à être toujours de ce monde. Dans les années cinquante, alors qu’ils sortaient à peine de l’enfance, ces pionniers de l’instruction ont osé quitter leur foyer, leur tribu, leur terre, pour s’engager dans la formation d’enfants kanak qui sont devenus aujourd’hui des femmes et des hommes dont beaucoup contribuent à la construction du pays. Certains se sont formés dans les écoles de Montravel ou de Nouville, d’autres par l’intermédiaire de l’église protestante ou catholique. Tous ont fait preuve d’un formidable courage et d’une détermination sans faille pour dépasser leurs appréhensions et honorer ce qu’ils ont vécu comme une mission, un privilège, un honneur.

Après une cérémonie organisée, le 22 octobre 2016, à Atha, pour leur rendre hommage, la commune de Maré a souhaité dédier cet ouvrage à l’ensemble des moniteurs, afin de participer à un devoir de mémoire envers celles et ceux « qui ont relevé la tête avec fierté », comme disait Jean-Marie Tjibaou.

 

Les anciens « moniteurs » mis à l’honneur article des Nouvelles Calédoniennes par Sophie Mendès | Crée le 24.10.2016 à 04h25

 

Agents communaux et résidents forment une haie d’honneur pour accueillir les moniteurs. Ceux-ci sont devancés par la troupe de danse de Wakoné. Une ambiance chaleureuse qui animera toute la journée.

Agents communaux et résidents forment une haie d’honneur pour accueillir les moniteurs. Ceux-ci sont devancés par la troupe de danse de Wakoné. Une ambiance chaleureuse qui animera toute la journée. Photos S.M.

Maré. Alors que l’année scolaire se termine, la commune a voulu rendre hommage à ses moniteurs.La tribu d’Atha, où fut construite la première école primaire publique, a accueilli cette journée particulière.

« Vous avez montré le chemin ». C’est ainsi qu’Hélène Iékawé, en charge de l’enseignement au gouvernement, a remercié les « moniteurs » lors d’une journée organisée samedi par la commune de Maré en leur honneur.

 

Ces anciens ont partagé une journée où danses, chants, discours se sont succédé. La deuxième partie de la journée a laissé la place à leurs souvenirs. Chacun a pris la parole pour témoigner de son expérience et se remémorer sa première journée en tant que moniteur.

 

Ils furent les premiers Maréens à prendre en charge l’instruction des enfants kanaks en tribus, sur l’ensemble du territoire. Avec leur certificat d’études primaires en poche, ils s’engageaient sur une formation plus ou moins longue selon les époques, à l’école de Montravel avant qu’elle ne ferme au profit de Nouville. Paul Palène, aujourd’hui âgé de 81 ans, évoque « un parcours du combattant ». Il a une quinzaine d’années et un niveau scolaire CE2 lorsqu’il arrive à l’école de Montravel pour être formé au métier de « moniteur ». Sa formation durera un an.

 

Le seul Kanak

 

Alors que ses camarades décident de partir enseigner, il opte pour le collège Lapérouse lorsque son accès est autorisé aux Kanak en 1952. « J’étais le seul Kanak. Mon professeur me disait que j’étais l’un des meilleurs de la classe. Au moment des examens, on m’a isolé pendant une semaine, empêché de passer mon brevet. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être ma couleur de peau ». Découragé par cette expérience, il s’éloignera de la voie de l’enseignement avant d’accepter un premier poste de moniteur à Lifou, à 21 ans. « On nous a balancés sans logement. Je me souviens encore de Wagada qui se faisait courser à Canala. Nous étions kanak mais des étrangers pour les tribus de Brousse ».

 

Keciehni Wagada est le doyen des moniteurs à l’honneur. À 86 ans bientôt, il évoque l’examen que lui fait passer un gendarme en 1946 pour entrer à l’école des moniteurs de Montravel qu’il intègre en 1947. Il y passera trois ans avant d’intégrer l’école de Nouville en 1950 qui offre de meilleures conditions. « Nous étions maltraités, j’étais malheureux mais obligé d’y rester », explique-t-il d’une voix tremblante. Il ne rajoute rien à ce sujet, ne veut pas y penser.

 

Elle pleure autant que ses élèves

 

Médriko Manane a commencé à enseigner en 1960 après une année de formation à laquelle elle accède grâce à son certificat d’études primaires. Elle a 18 ans et pleurera autant que ses élèves lorsqu’elle prend sa première classe à Montravel. Clément Gaica arrivera plus tard, en 1969, avec un peu plus de moyens mais les mêmes appréhensions. « J’ai suivi une courte formation d’un an avant de partir au combat. Je n’avais que 17 ans et demi lorsque j’ai pris ma première classe. Je ne savais pas quoi leur faire faire. On a rangé la classe toute la première journée et nous avons mis les bureaux de côté. Je les ai installés sur des nattes au sol. J’étais ainsi plus grand qu’eux. Je leur parlais un français le plus sophistiqué possible, ça les impressionnait », se souvient-il, amusé. Avant d’ajouter « si j’avais eu les moyens des enfants aujourd’hui, je serai président de la République ! »

 

Malgré des souvenirs parfois difficiles, leurs carrières furent longues et jalonnées de succès. Les moniteurs avaient un statut particulier, porteurs d’avenir. Beaucoup d’entre eux prendront d’ailleurs des responsabilités politiques. Emile Lakoredine, adjoint au maire, lui-même enseignant nouvellement retraité, les félicite à son tour : « Nos moni ont éclairé la Nouvelle-Calédonie. Il fallait mériter d’aller à l’école des moniteurs. On les appelait les siés, les considérés. En vous rendant hommage aujourd’hui, on honore la façon dont vous avez servi le pays et amené des hommes et des femmes à en faire autant ».

 

(« Extrait », il ne manque que la photo, le texte est intégral pour n’oublier aucune des personnes citées) JP

Blog de la famille Mendès Carnet de Terre Kanak

 

Pierre Ngaiohni Photo de la mairie de Maré

Pierre Ngaiohni Photo de la mairie de Maré

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SILO 2018 Joute de traduction : en langue kanak

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Mireille Vignol et Emmanuel Tjibaou et Billy Wapotro Photos JPMireille Vignol et Emmanuel Tjibaou et Billy Wapotro Photos JP

Mireille Vignol et Emmanuel Tjibaou et Billy Wapotro Photos JP

Du drehu (langue de la région de Lifou - Îles Loyauté - parlée par 16 000 locuteurs) vers le français.

Avec deux traducteurs drehu et dans le rôle de modérateurs : Mireille Vignol et Emmanuel Tjibaou assisté de Léopold Hnacipan, professeur de français au Collège de Tiéta. Les traducteurs étaient monsieur Billy Wapotro, directeur de l'Alliance Scolair et Jean-Krist Ukeiwe. 

Cette joute a été un grand moment du SILO. Sur un texte particulier, des paroles d’un chant, composé à l’intention du grand chef Boula avant son départ en Indochine en 1950. Le public a pu ainsi se rapprocher du monde kanak à travers la langue et peut-être mieux comprendre la complexité de la société mélanésienne, l'articulation des clans et l’importance de la lignée, des mots tabous que les initiés peuvent prononcer ainsi que de leur sens, très différent suivant l’intonation qu’utilise le locuteur.

Bref une joute de traduction de mots qui ne peuvent pas être traduits mais les explications données par les intervenants étaient passionnantes avec des déclinaisons qui expliquent la coutume. Des clefs de l’intégration ont même été abordées en prenant l’exemple des descendants anglais, pour la majorité de santaliers, qui par la patience et le respect des sentiers coutumiers sont devenus des membres de clans et de famille au même titre que les « purs kanak de Lifou » quoique le contexte des Loyautés soit différent, puisque la colonisation n’a pas touché de la même façon les îles par rapport à la Grande Terre. L’étranger y est donc vu différemment. Il y avait, me semble-t-il, dans les propos des intervenants un message à décoder, du genre, respectez nos valeurs et vous serez accepté, intégré. Je pense que Mireille Vignol, La Pasionaria des joutes de traduction de l’australien vers le français a dû en perdre son drehu, avec une telle complexité. J’ose dire quelques mots sur Emmanuel Tjibaou qui accepté de participer : empathie, humour, modestie sur sa grande connaissance qui lui a permis d’orienter formidablement le débat. Léopold Hnacipian lui, danse, chante, mime les mots autant qu’il les explique. Il apporte toujours une spontanéité qui déride forcement le public. JP

Billy Wapotro, Emmanuel Tjibaou et Léopold Hnacipian Photo JP

 

Le drehu Langue kanak parlée par les habitants de Lifou et Tiga, mais aussi par des drehuphones résidant en milieu urbain et sur la Grande Terre. Elle compte le plus grand nombre de locuteurs, 15500 (ISEE, 2009)… Le plus ancien document sur la langue drehu est une liste de mots collectée par le capitaine Andrew Cheyne et publiée en 1852. Le premier système graphique du drehu apparaît en 1853 dans une feuille de prière publiée par les missionnaires protestants anglais, faisant suite aux travaux de Friedrich Max Müller. Des modifications sont apportées par la suite lors de la traduction des évangiles par les missionnaires Patteson et Mac Farlane. Finalement la graphie adoptée par les pasteurs Creagh et Sleigh pour l’édition complète de la Bible est celle encore couramment utilisée de nos jours par les locuteurs drehu. Cette langue a fait l’objet d’études linguistiques approfondies. En témoigne la bibliographique conséquente qui existe sous la forme d’une multitude de textes religieux, de récits de tradition orale et de très nombreux documents linguistiques. Toutefois, il est à noter que le lexique drehu-français est le premier travail réalisé par un locuteur natif, Léonard Sam. Le drehu est enseigné à Paris dès 1972 à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (İNALCO) et figure parmi les langues régionales depuis 1992. Cette langue kanak est enseignée de la maternelle jusqu’au niveau licence à l’Université de la Nouvelle-Calédonie. Elle peut aussi être présentée au baccalauréat, aux concours administratifs, d’élèves instituteurs et de professeurs des écoles. (Source Drehu – Palier 1 document du Vice rectorat)

Photos Joël PAUL
Photos Joël PAUL

Photos Joël PAUL

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Taramoin - Tradition orale et tradition écrite à l’école maternelle de TRẦN Ngọc-Anh

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En xârâgurè, langue de la côte Est, de la région de Borindi-Thio, située dans la province Sud, tara signifie « regarder », mais aussi « garder », et moin « la maison ». Au sens large, on peut traduire par « garder le clan » ; on peut garder son clan de plusieurs façons, par exemple en maintenant vivante sa langue, en particulier lorsque cette langue, le xârâgurè, est en train de mourir.

Ce livre est écrit pour les peuples autochtones, peuples sans écriture, peuples colonisés, parfois exterminés, rencontrés au cours de nombreux voyages.

Peuple autochtone de la Nouvelle-Calédonie – découverte en 1774, colonie française en 1853, bagne en 1863 – les Kanak connaissent un échec scolaire dramatique. Ainsi, en 1977, alors qu’ils représentent 41,72 % d’une population de 133 233 habitants, ils ne sont que 5,80% des 241 bacheliers. Par ailleurs, sous la colonisation, la découverte du nickel (3e réserve mondiale, exploitation à ciel ouvert) a permis un essor économique prodigieux dont le peuple kanak est exclu jusqu’aux accords de Matignon signés en 1988. Ce sont deux des causes du climat social alarmant que l'on connaît ces dernières années, notamment en 2009.

Dans sa thèse de doctorat ès lettres et sciences humaines soutenue en 1990, Les Mélanésiens de la Nouvelle-Calédonie et le système scolaire français. Propositions pour un enseignement et une pédagogie du français langue seconde, l’auteure montre que la cause profonde de l’échec des Océaniens, dont les Mélanésiens, à l’école française est le passage de leur langue maternelle non écrite à une langue d’enseignement écrite, c’est-à-dire le passage d’une civilisation à tradition orale à une civilisation à tradition écrite. L’application positive des propositions de la thèse dans une école maternelle à Thio, pendant deux années scolaires, en 1997 et 1998, permet d’affirmer que le plurilinguisme et le pluriculturalisme précoces, équilibrés, sont possibles avec une langue maternelle à tradition orale, le français langue seconde adapté à la tradition orale, et l’anglais sous forme de comptines. Enfin, quel que soit le choix du peuple calédonien lors du scrutin d’autodétermination du 4 novembre 2018, à côté des 28 langues d’enseignement et de culture kanak, la langue française demeurera le lien sociolinguistique fédérateur de toutes les ethnies de la Nouvelle-Calédonie.

La langue maternelle de TRẦN Ngọc-Anh est le vietnamien, langue monosyllabique à six tons, qui a façonné son style en français et sa perception du monde marquée par les occupations, colonisations et guerres coloniales successives de son pays. Elle a enseigné en France, ensuite en Nouvelle-Calédonie en qualité d’institutrice, puis de professeur d’anglais, enfin de maître de conférences en sciences du langage à l’université de la Nouvelle-Calédonie où, en 2000, elle a été nommée responsable de la filière Langues et cultures régionales, en l’occurrence Langues et culture kanak. De 1982 à 2005, elle a donné des cours de Français Langue Etrangère et Français Langue Seconde, et des conférences sur Didactique du FLE-FLS, Sociolinguistique vietnamienne et mélanésienne, ainsi que sur Identité culturelle et politique linguistique : le cas de la Nouvelle-Calédonie au Vietnam, en Europe, au Canada et aux Etats-Unis, notamment en Californie.

La collection « Portes océanes »

Cette collection est dirigée par Frédéric Angleviel, Professeur des universités en histoire et Paul Magulue Fizin, docteur en histoire.

01.      Angleviel Frédéric : Histoire de la Nouvelle-Calédonie. Nouvelles approches, nouveaux objets, 2005.

02.       Faessel Sonia : Vision des îles : Tahiti et l’imaginaire européen. Du mythe à son exploitation littéraire (XVIIIe-XXe siècles), 2006.

03.      Moyrand Alain : Droit institutionnel de la Polynésie française, 2007.

04.     Chatti Mounira, Clinchamps Nicolas et Vigier Stéphanie (dir.) : Pouvoir(s) et politique(s) en Océanie – Actes du XIXe colloque CORAIL, 2007.

05.       Al Wardi Sémir : Tahiti Nui ou les dérives de l’autonomie, 2008.

06.       Angleviel Frédéric (dir.) : Chants pour l’au-delà des mers. Mélanges en l’honneur du professeur Jean Martin, 2008.

07.       Carteron Benoît : Identités culturelles et sentiment d’appartenance en Nouvelle-Calédonie, 2008.

08.       Angleviel Frédéric et Lebigre Jean-Michel (dir.) : De la Nouvelle-Calédonie au Pacifique, 2009.

09.     Dumas Pascal et Lebigre Jean-Michel (dir.) : La Brousse, représentations et enjeux, 2010.

10.      Debene Marc et Pastorel Jean-Paul (dir.) : La « loi du pays » en Polynésie française, 2011.

11.     Poirine Bernard : Tahiti : une économie sous serre, 2011.

12.     Pechberty Dominique : Vie quotidienne aux îles Marquises, 2011.

13.      Pechberty Dominique : Récits de missionnaires aux îles Marquises, 2011.

14.     Maresca Pierre : L’Exception calédonienne, 2011.

15.       Cartacheff Nathalie : La vie quotidienne à Maré au temps des Vieux, 2012.

16.     Bertram Robert : La bipolarisation politique de la Nouvelle-Calédonie depuis 1975, 2012.

17.      Moyrand Alain : Droit institutionnel et statutaire de la Polynésie française, 2012.

18.       Angleviel Frédéric (dir) : Les outre-mers français, Actualités et Études, 2012.

19.       Chatti Mounira (dir.) : Masculin/Féminin : Sexe, genre, identité, 2012.

20.       Angleviel Frédéric (dir.) : La Mélanésie.

21.       Faberon Jean-Yves (dir.) : Pieds-Noirs en Nouvelle-Calédonie. Témoignages et analyses, 2012.

22.       Perez Michel, Zimmer René et Barbe Dominique (dir.) : Objet d’art et art de l’objet, 2013.

23.       Le Bourlot Annick Jacky : À l’Anse Vata, 2013.

24.       Berger Corinne et Roques Jean-Luc : L’eau dans le Pacifique Sud, 2013.

25.       Ali Abdallah Ahmed : Le statut juridique de Mayotte. Concilier droit interne et droit international, 2014.

26.       Abong Marcelin & Angleviel Frédéric (dir.) : La Mélanésie. Actualités et Études, Vol. II, 2014.

27.       Manga Jean-Baptiste : Des pérégrinations du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Nouvelle-Calédonie - Nunavut, 2014.

28.      Rosada Alexandre : Mémoires d’Algérie. Des pieds-noirs de Calédonie racontent, 2014.

29.       Delathière Jerry : Nouvelle-Calédonie, Chroniques sanglantes. Douze histoires vraies, 2015.

30.       Cartacheff Nathalie : Danses et concepts en Océanie, 2015.

31.       Lallemant-Moe Hervé Raimana : Assistance environnementale et changements climatiques dans le Pacifique sud, 2016.

32.      Rosada Alexandre : Vagabondages initiatiques, 2016.

33.       Chardon-Isch Nicole : Histoires de la Tamoa, 2016.

34.       Claire Colombel-Teuira, Véronique Fillol et Stéphanie Geneix-Rabault : Littéracies en Océanie : enjeux et pratiques, 2016.

35.       Roux Jean-Claude & Shekleton Max (éditeurs) : Les souvenirs du colon Edmond Caillard aux Nouvelles-Hébrides (Vanuatu), 2016.

36.     Monconduit Daniel : Anthropologie du silence polynésien, 2017.

37.      Rosada Alexandre : Simon Loueckhote. Ma vérité. Entretiens, 2017.

38.     Joël Paul : Les Moustaches de Tigre, 2017.

PS : Ce livre sera bientôt disponible en librairie à Nouméa. Pour le reste du monde, il est déja référencé dans certaines librairies de métropole et chez l'Haramattan, c'est en cours.

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Redécouvrir le "Parcours BD" du Musée de NC

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Disponible à la boutique, a été édité sous forme de livre. Il invite petits et grands à la découverte de 5 sociétés océaniennes et s’adresse également aux professionnels de l’enseignement.

Le parcours BD du musée, édition jeunesse (version française)

 Prix 2000 XFP

Saviez-vous que les musées, peuplés d’objets, sont aussi plein de d’histoires qui leur donnent vie. Elles sont appelées contes, mythes ou légendes. Le musée de Nouvelle-Calédonie vous en fait découvrir quelques-unes à travers son parcours BD, auquel ont collaboré des dessinateurs Néo-Calédoniens.

Vous pouvez maintenant l’emporter chez vous, le voilà sous forme de livre. Il invite petits et grands à la découverte de cinq sociétés océaniennes. Leurs héros vous guident dans un fabuleux voyage.Suivez le Parcours BD pour découvrir contes et mythes de Nouvelle-Calédonie et d’Océanie illustrés en bandes dessinées.

Le parcours BD s’adresse également aux professionnels de l’enseignement, étant à même de servir de base à l’acquisition par de jeunes élèves de connaissances d’ordre culturel autant qu’historique.

Directrice de publication : Marie-Solange Néaoutyine

Responsable et coordinatrice éditoriale : Françoise Cayrol-Baudrillart

Éditions du musée de Nouvelle-Calédonie de 2009 chez Grain de sable

 Suivre ce lien pour aller sur le site du musée et suivre le parcours BD

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Séminaire de recherche ERALO par Catalina Torres Orjuela, Fabrice Wacalie et Élatiana Razafi à l’UNC sur le drehu

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Illustration UNC

Illustration UNC

Colloques et conférences le 27 Avr. 2018 à 13h30 Salle L38

Département LLSH _ ERALO-UNC

L’équipe de recherche ERALO (mobilités, création, langues et idéologies en Océanie) propose un séminaire de recherche le 27 avril à 13h30.

Corrélats acoustiques du syntagme accentuel du français de Lifou” par Catalina Torres Orjuela, Doctorante à University of Melbourne.

Catilina Torres Orjuela est une doctorante en linguistique à l’Université de Melbourne et est rattachée au laboratoire ARC (Centre of Excellence for the Dynamics of Language). Son travail de recherche porte sur le Syntagme Accentuel du français de Lifou, variété parlée par des bilingues de français et de drehu.

Quelle est l’influence du drehu sur le français ? Le drehu, langue océanienne, décrite de manière impressionniste comme ayant un accent tonique au niveau lexical (Lenormand 1954, Tryon 1968), a-t-il une influence sur le français ? Autrement dit, le domaine d’accentuation lexical drehu, a-t-il une influence sur la réalisation de l’accentuation du syntagme accentuel du français des bilingues ?

« Ces accents qui dérangent… : des micro-agressions linguistiques à la prise de photo/prise de pouvoir » par Fabrice Wacalie (LIRE-UNC) & Élatiana Razafi (ERALO-UNC).

Ce travail s’appuie sur un projet de recherche mené auprès de jeunes Néo-Calédoniens qui, au quotidien, côtoient une pluralité/diversité de langues. Différentes familles linguistiques composent leur environnement sociolinguistique et chaque langue – conçue ici en tant que pratique sociale – est constituée de variétés intralinguistiques. Des rapports pluridiglossiques résultent de cette situation avec des langues ainsi que des variétés de langues qui sont hiérarchisées entre elles. Cela s’observe à la fois symboliquement et institutionnellement.

Dans une démarche pluridisciplinaire (linguistique, études océaniennes, sociolinguistique (visuelle), didactique du plurilinguisme, études visuelles), nous nous intéressons aux remarques insidieuses qui pointent du doigt une personne en raison d’une caractéristique linguistique donnée. En apparence ordinaires voire bien intentionnées, il est des petites phrases qui, en y repensant, font mal.

Ces « micro-agressions linguistiques » manifestent des formes de rejet face à une altérité inter et/ou intralinguistique. Agissant selon les mêmes modalités que la discrimination raciale, elles revêtent une valeur mononormative et correctrice.

Lesquelles ponctuent le quotidien des jeunes Néo-calédoniens ? En particulier, quelles pratiques intralinguistiques sont ciblées et que dit-on de ces altérités de chez nous ? Au-delà d’une simple « collecte » de témoignages, nous avons invité les jeunes à utiliser l’autoportrait comme pour s’autoriser à refuser l’ingérence linguistique.

Contact UNC ERALO Suzie Bearune suzie.bearune@unc.nc Plus

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La causerie tapa a enchanté le public

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Les intervenants photos de Joël PAUL
Les intervenants photos de Joël PAUL

Les intervenants photos de Joël PAUL

Une causerie qui a vite tourné au cours magistral avec des érudits comme Alain Brianchon et Christophe Sand. Ils ont d’abord expliqué la genèse du livre et la difficulté de faire aboutir ce projet, un livre de 600 pages  largement illustrées. Il ne serait pas arrivé à terme sans la persévérance du chercheur Michel Charleux.

Le tapa, nom dérivé de Kava d’Hawaï, a de nombreuses autres appellations dans la Pacifique. Il a été déclinés sous toutes ses formes par les deux intervenants passionnés et passionnants. Alain et Christophe se sont relayés en captivant le public, un duo parfaitement complémentaire pour une causerie de haut niveau. Le tapa occupe une place essentielle dans la l’histoire et la culture du Pacifique. Présent depuis les premières migrations, il a côtoyé la culture Lapita avec des parallèles évidents depuis des découvertes récentes. Le tapa est un fil conducteur du peuplement de notre région. L’arbre qui sert à fournir la matière première est stérile, c’est donc l’homme qui l’a transporté et reproduit laissant une trace comme les cailloux du petit poucet.

Ils ont détaillé les diverses plantes dont l’espèce la plus connue est le Mûrier à papier (Broussonetia papyrifera) qui est un arbre caduque dioïque originaire du sud-est asiatique ainsi que les techniques de battage et les outils utilisés. Un voyage de 8000 ans à travers l’histoire que Christophe Sand a parfaitement résumé. Le public a pu toucher du doigt, au sens propre, les différentes textures avec les pièces présentées. Les secrets de la teinture a été dévoilés ainsi que les motifs, tapa blancs des chefs et des dieux, ou noirs pour certains rois océaniens ou tapas parfumés fins comme de la dentelle ou toile plus grossière pour envelopper et transporter. Le tapa de fibres végétale, fait parti du patrimoine Pacifique, à découvrir en vous procurant se livre qui a un certain coût mais qui est exceptionnel. JP

Publics, Differents tapas et en dernier un tapa dit "Moderne avec teinture à l'encre de Chine"
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Publics, Differents tapas et en dernier un tapa dit "Moderne avec teinture à l'encre de Chine"

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Des pièces rares trés fines étui pénien, une soret de short une fois enroulé et tapas parfumés réservés au femmes doux comme de la ouate. Photo JP NB en cliquant sur les photos vous obtenez une meilleure défintionDes pièces rares trés fines étui pénien, une soret de short une fois enroulé et tapas parfumés réservés au femmes doux comme de la ouate. Photo JP NB en cliquant sur les photos vous obtenez une meilleure défintion
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Les confidences de Jean Guiart

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Jean Guiart à Tahiti novembre 2017 photo de Joël PAUL

Jean Guiart à Tahiti novembre 2017 photo de Joël PAUL

Connexions N°7 (le 8 même converture)

Jean Guiart, né le 22 juillet 1925 à Lyon, est un anthropologue et ethnologue français spécialiste de la Mélanésie. J’ai eu l’honneur de le rencontrer à Papeete lors de mon séjour pour le salon du livre de Polynésie en novembre 2017. Le dernier survivant des fondateurs de la société des Océanistes à encore bon pied bon œil. Il m’a donné son dernier numéro le 8 de connexions. Depuis sa retraite, il vit entre Nouméa et Tahiti, il se consacre à ses maisons d'édition : Le Rocher-à-la-Voile et Te Pito O Te Fenua. Il a pris sa retraite à 70 ans et a publié plus de trente livres depuis. J’ai tardé à lire ce livre faute de temps. Je l’ai attaqué cette semaine pour découvrir son contenu. Le livre contient divers textes de Jean Guiart, Edgar Aubert de la Rüe, Manuel Perianez, Agence TASS, Serge Dunis, Christophe Shigetomi. Mais dès la première partie, le texte de Jean Guiart, de la page 5 à 67 et en petits caractères, j’ai compris que je lisais un véritable testament de l’Anthropologue.

Il dit tout ce qu’il a sur cœur. Le titre est La fondation de l’Institut Français d’Océanie à Nouméa, Souvenirs des marges du dossier par Jean Guiart. Ça décoiffe ! Jean Guiart raconte sa vie depuis son départ de métropole à aujourd’hui sans omettre les détails de sa vie la plus intime. Un incroyable témoignage, si on fait abstraction de ses coups de griffes ou plutôt les lacérations qu’il inflige à la bourgeoisie coloniale et ses collègues incompétents. C’est Jean Guiart qui le dit, ils ont été nombreux. Il cite, nomme sans retenu, sans peur (sans reproche, ce sont les mis en cause qui pourraient le dire). Attention, il aborde la politique et donne son opinion sur nos élus d’ici. Il doit tremper sa plume dans du vitriol pour rédiger ses manuscrits. Mais c’est un témoin d’une époque, (du patrimoine vivant), un scientifique reconnu. À 92 ans je pense qu’il peut se permettre de faire des révélations que personne n’oserait faire. Pour les amateurs d’ethnologie, les autres articles sont très intéressants et il y a des photographies probablement inédites. Je laisse le soin aux curieux de découvrir les noms de personnages bien connus ici qu’il cite. Après ma lecture du Réveil Kanak et de Jean Guiart, je vais bientôt être incollable sur l’histoire et la petite histoire du pays. JP  

NB : Les autres articles sont à lire également. J'ai aimé Le refus de la doxa ce qu'on ne vous a jamais dit page 96, des informations brutes page 115 ainsi que les variations négatives du quai Branly de Jean Guiart page 143. JP (Il y a aussi des articles en anglais).

Son père, Jules Guiart, était professeur de parasitologie et d'histoire naturelle médicale, et son grand-père professeur spécialisé en psychiatrie. Son grand-oncle, le professeur Charles Bouchard, était directeur de la médecine au ministère de l'instruction publique. Son autre grand-oncle, sir Marc Armand Ruffer était Chief medical officer for the Near East établi en Égypte.

Son père était d'une lignée d'officiers de santé de père en fils. Sa mère, Hélène Pierret, était d'une famille de médecins et de banquiers établis en Angleterre, en France et en Allemagne et dont la racine était en Silésie. La famille est ainsi traditionnellement trilingue, français, anglais et allemand.

À seize ans, Jean Guiart joue un rôle mineur dans la résistance, confectionnant de faux papiers pour des familles juives et pour les réfractaires au STO, le service du travail obligatoire en Allemagne. Sa connaissance de l'allemand lui permet d'échapper à une arrestation par la Gestapo au printemps 1943 dans un train entre Lyon et Valence. (Source Wikipédia)

 

Document :

- Jean GUIART, ethnologue et directeur du laboratoire du musée de l'Homme : parle de l'exposition d'Orly : "Le Bois de l'Homme", a baigné dans le monde universitaire depuis enfant, ses origines diverses, son enfance privilégiée l'a poussé à de venir ethnologue, parle de son éducation et de ses études, a failli être missionnaire protestant. Comment lui est venu sa vocation, ses voyages et ses recherches, a épousé une mélanésienne, parle de son métier d'ethnologue, la France comme terrain d'étude, donne sa définition de l'ethnologue, parle du musée de l'Homme et du travail qui y est fait, explique les motifs de l'exposition d'Orly, la place du bois dans les sociétés, la plaisir du choix des objets. Parle des musées de province, du fait que les gens des villes soient coupés de la nature, proteste contre l'abattage des forêts, préfère le bois au métal, la rôle du bois dans les rituels religieux, la réaction des visiteurs de l'exposition, son arbre préféré, chaque pays a son arbre fétiche, le manque de budget alloué aux chercheurs, la nécessité de transmettre l'information à un large public. (Entretien avec Jacques CHANCEL - 55'23'').

Suivre ce lien ci-dessous pour entendre cet entretien de 1977

Émission Radioscopie Jean Guiart Présentateur Jacques Chancel

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