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culture kanak

Kîbô livre d’archéologie par Christophe Sand

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Kîbô livre d’archéologie par Christophe Sand
Pétroglyphes du pays kanak / Petroglyphs of the Kanak Country
Archeologia Pasifika, Institut d’archéologie de la Nouvelle-Calédonie et du Pacifique (IANCP), 2016

Cet ouvrage, très accessible et illustré de nombreux motifs, recense les différents pétroglyphes du pays Kanak, leur origine, leur mode de fabrication et leur répartition géographique.

Cette publication est le fruit d'une collaboration scientifique entre le musée de Nouvelle Calédonie et l'IANCP, institution référente sur le passé de l'archipel.

Elle est publiée dans le cadre de l'exposition du même nom présentée entre mai 2016 et juillet 2017 en salle Bwenaado du Centre culturel Tjibaou à Nouméa.

Livre disponible en librairie et par le net chez book'in Pacific au prix de 1500 F CFP

Pétroglyphes photo NC 1, Affiche de l'expo en 2016 à l'ADCK, Christophe Sand et le président de MLNC photo JP
Pétroglyphes photo NC 1, Affiche de l'expo en 2016 à l'ADCK, Christophe Sand et le président de MLNC photo JP
Pétroglyphes photo NC 1, Affiche de l'expo en 2016 à l'ADCK, Christophe Sand et le président de MLNC photo JP

Pétroglyphes photo NC 1, Affiche de l'expo en 2016 à l'ADCK, Christophe Sand et le président de MLNC photo JP

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101 mots pour comprendre la coutume kanak et ses institutions

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101 mots pour comprendre la coutume kanak et ses institutions

Discipline : Education Civique, Droit, Histoire , Langue de Lifou-Drehu

Directeurs de l'ouvrage : Léon WAMYTAN - Florence FABERON - Antoine LECA

Auteurs : Collectifs

Léon WamytanRésumé : La coutume kanak a été étudiée dès les débuts de la colonisation de la Nouvelle‑Calédonie notamment par le pasteur Maurice Leenhardt, missionnaire ethnologue ouvert à la compréhension du peuple premier kanak, précédé par un précurseur, le père Lambert. Ouvert à une démarche compréhensive rejetant le regard dominateur colonial était aussi le juge Éric Rau qui écrivait à la fin de l’empire colonial. Ensuite, l’importance de la coutume kanak indispensable à la connaissance de la Nouvelle‑Calédonie a été mise en relief dans leurs domaines respectifs par des hommes comme le chef Joseph Pidjot, le grand chef Roch Wamytan, Frank Wahuzue, le préfet Jacques Iékawé, le juge Fote Trolue, le premier président du sénat coutumier André Theainouen...

Ouvrage rassemblant en tout 50 auteurs, tous chercheurs spécialistes ou connaissant de l'intérieur le thème traité. Des hommes et des femmes qui parlent de leur vie avec leur âme et leur cœur, garantissant l'authenticité des 101 paroles que contient ce livre.

Editeur(s) : CDP-NC / Maison de la Mélanésie / GRHOC Prix : 3 200,00 XPF

NB : Léon Wamytan sera l’un des invités de la prochaine émission des Livres et nous du 30 août 2016 dans le salon de la maison Célières au Faubourg Blanchot

Léon Wamytan est né en 1962 à Nouméa.(photo d'illustration maison de la mélanésie)

  • Président de l’association, co directeur : Jean-Yves Faberon
     
  • Co directeur : Armand Hage
     
  • Secrétaire général : Léon Wamytan
     
  • Secrétaire adjoint : Frédéric Angleviel
     
  • Trésorier, délégué de la Maison de la Mélanésie en province Nord : Jean-Baptiste Manga

  • Trésorier adjoint : Tarik Belamiri

 

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LA COLLECTE DU PATRIMOINE KANAK Quinze ans de travail de collecte du patrimoine oral kanak

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LA COLLECTE DU PATRIMOINE KANAK Quinze ans de travail de collecte du patrimoine oral kanak
Conférence d'Emmanuel Tjibaou, Département Recherche et Patrimoine, ADCK-Centre culturel Tjibaou

La question des identités au cœur du destin commun apparaît aujourd'hui comme le fondement d'un socle nouveau pour les populations de Nouvelle-Calédonie. L'identité kanak particulièrement mise à mal par le discours colonial a fait l'objet d'études particulières dans le domaine des sciences sociales depuis le début de la colonisation pour mieux connaître la population autochtone. Après 15 ans d'enquêtes culturelles, le Département Recherche et Patrimoine de l'ADCK-CCT pose les bilans et les perspectives d'un rapport nouveau à la recherche par les Kanak. Quelles sont les orientations définies par les conseils coutumiers sur la collecte du patrimoine oral kanak et pour quelles finalités ? Quels sont les premiers effets de ces collectes pour la société kanak ? (présentation de la conférence sur le site ADCK)

Dans la société kanak, l’oralité joue un rôle central. La tradition orale est l’expression organisée et collective par laquelle la société se pense et se dit. En l’absence de l’écrit qui fige le sens de la communication, l’oralité est régie par des codes bien précis. Les savoir oraux est un fait collectif et non individuel, dans ce contexte la connaisance n’entraine pas pour un individu le droit à l’énonciation et à la transmition. On peut connaître l’histoire, sans avoir l’autorisation de le dire. Il existe une forme d’autorégulation commune de la parole… (Extrait d’un texte, Emmanuel Kasarhérou, ancien directeur de l’ADCK-centre culturel Tjibaou)

Ci-dessous extrait de l’article LNC sur la conférence :

« Quelque chose qui concerne tous les gens de ce pays »

Linguiste diplômé du prestigieux Inalco (Paris), Emmanuel Tjibaou a d’abord dirigé le département recherche et patrimoine du centre culturel, avant d’en devenir directeur, en 2011. Photo Jacquotte Samperez

Propos recueillis par Julia Trinson / julia.trinson@lnc.nc  le 25.08.2016

Les Nouvelles calédoniennes : Comment choisissez-vous les thèmes qui font l’objet d’une collecte ?

Les orientations générales sont définies par les conseils coutumiers, par la situation socioéconomique de l’aire, et par les demandes des provinces qui veulent des éléments de réflexion sur les aménagements, comme l’inventaire des sites sacrés ou la toponymie.

Par exemple, dans le Sud, sur l’aire Drubea-Kapumè, c’était plus la langue qui importait. Notre première enquête a permis de faire un recueil lexical de 1 500 mots en Numèè et Kwényï. Dans le Nord, on a travaillé sur le recueil de discours généalogiques, sur les danses et chants traditionnels. Là-bas, il y a moins de problèmes de langue, mais pour les rituels et les discours, il y a une norme à conserver, un niveau de langue à préserver.

Le sous-titre de votre conférence est « identités en transformation ». De quoi s’agit-il ?

Le parti pris de l’équipe, c’est qu’on fait une photo à un instant T et qu’elle n’est valable qu’à cet instant T. On se situe en dehors du champ de l’ethnologie traditionnelle, où on décrit une société, des règles censées être immuables depuis des siècles. Nous, on prend cette photo, en indiquant tous les paramètres : les gens qui sont là, l’année, le nom du clan, de la personne qui parle, la période… Tout ce qui impacte le processus discursif, c’est ce qu’on essaie de rendre palpable.

Parler d’identités en transformation, c’est rendre compte de cette volonté qu’on a, et de l’impact du fait de collecter et d’instituer une forme de gradation dans les performances : ça a une influence sur la dynamique sociale.

Par exemple ?

Dans l’aire Ajië-Arhö, il existe des discours qui reprennent la même technique d’apprentissage, le même processus discursif que la généalogie, mais pour des tas de vivres (légumes…) C’est un type de discours un peu en perte de vitesse. Avoir fait des enquêtes, sensibilisé la population à la préservation, ça a touché l’orgueil de la population et l’a poussée à remettre au goût du jour ces pratiques. Parce que ça fait sens, c’est une manière de promouvoir le rapport à la terre, le bien manger, le rapport symbolique à la plante.

Notre objectif, ce n’est pas juste de reproduire des modèles mais d’être capable de les transformer et surtout de responsabiliser les gens face à leur patrimoine.

Quel sera le fil rouge de votre conférence ?

Passer de la reconnaissance à la connaissance. Le postulat de départ était la perte de repères. Maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? Les programmes de recherche répondent en partie à cette question mais, pour nous, l’essai n’est pas transformé parce que ce n’est pas quelque chose qui ne concerne que les Kanak, cela concerne tous les gens de ce pays. Les plantes, l’environnement, la culture… Ça ne concerne pas que les autochtones.

Il faut aussi faire attention au fétichisme patrimonial : normaliser une dynamique, c’est antinomique, même l’oubli fait partie des dynamiques sociales. Or, en faire une référence absolue, c’est une manière de dire « surtout n’y touchez pas ». Il ne faut pas se voiler la face, projeter une société kanak idyllique. On n’est plus à l’époque de Leenhardt !

Quelles sont les perspectives de la collecte du patrimoine ?

Il y a un travail de collecte avec les autres communautés sur l’histoire de notre pays, comme ça a été le cas pour l’Historial de la Seconde Guerre mondiale, ou l’exposition Tavaka sur l’immigration de Wallis et Futuna. Il faut aussi mettre en avant l’histoire contemporaine. Pendant longtemps, ça a été l’histoire de la confrontation entre Kanak et Blancs. Mais quand on pose la question aux vieux, jamais ils ne te parlent de colonisation : c’est un continuum de la nuit des temps à maintenant. Quand on pose la question aux Calédoniens, ils disent « avant les Événements, tout le monde s’entendait bien ». L’héritage de la colonisation n’est pas encore assumé. Il faut aussi parler de l’histoire des Evénements. Il y a beaucoup de souffrance dans l’histoire des communautés ici.

La collecte du patrimoine kanak : identités en transformation, ce soir à 18 h 15 en salle Sisia, centre Tjibaou. Gratuit.

Les collecteurs de l’ADCK sont au nombre de cinq, un pour chaque aire de la Grande Terre. « Les Îles n’ont pas souhaité intégrer ce processus, on conventionne avec eux de manière ponctuelle, sur la toponymie ou les traditions culinaires par exemple », précise Emmanuel... Suite LNC

Kanak, L'Art est une parole - Bande-annonce de l'exposition du quai Branly à Paris qui a été présenté au Centre Culturel Tjibaou à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, du 15 mars au 15 juin 2014

Ajoutée le 28 oct. 2013 Exposition "Kanak, L'Art est une parole" au musée du quai Branly, du mardi 15 octobre 2013 au dimanche 26 janvier 2014.

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JOURNÉE DES PEUPLES AUTOCHTONES au centre culturel Jean-Marie Tjibaou

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La Journée internationale des populations autochtones est une journée internationale créée en 1994 par l'ONU et fixée au 9 août.
Il s'agit ainsi de célébrer 350 000 personnes qui réclament en vain depuis plusieurs dizaines d'années la reconnaissance de leur existence, leurs particularismes culturels, et leurs droits territoriaux.

À l'initiative de l'UNESCO, l’ADCK a organisé cette journée du 09 août avec le sénat coutumier. Une occasion d'avoir un temps de réflexion autour de la vie des peuples autochtones dans un monde qui s'est globalisé. Comment faire entendre sa voix, marquer sa différence, faire perdurer sa culture à l'heure de l'Internet, des délocalisations et de la mondialisation ?

Cette journée était organisée autour de la thématique du réchauffement climatique et de ses enjeux pour les peuples autochtones.

Extrait d’un article connexe sur ce sujet :

Le Mwâ Kââ, vers la manifestation d’une appartenance commune en Nouvelle-Calédonie ?

Résumé d’un article de Benoît Carteron sur le journal de la société des océanistes plus (suivre le lien)

L'initiative du Mwâ Kââ a été lancée en 2003 par une association de la mouvance indépendantiste kanak à l'occasion du 150e anniversaire de la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France. Le monument et la cérémonie commémorative auxquels il a donné lieu ont alors été placés sous le signe de l'accord de Nouméa afin de symboliser l'avenir partagé avec les autres communautés, invitées à participer à la construction de « la grande case du pays ». Cependant, les obstacles qui ont entouré l'initiative et la contestation de son bien-fondé dévoilent les tensions politiques récurrentes, l'absence de consensus sur la citoyenneté calédonienne et les signes susceptibles de traduire une identité plurielle. En associant le culturel au politique, l'initiative du Mwâ Kââ peut-elle être vue comme l'expression d'une identité offensive et imaginative dont l'enjeu est d'opérer, à partir des référents kanak, un décloisonnement entre des groupes historiquement hostiles ?

Une journée internationale (ou journée mondiale) est un jour de l'année dédié à un thème particulier à un niveau international ou mondial. Le calendrier de l'Organisation des Nations unies prévoit 119 journées mondiales (ou internationales). La première, instituée en 1950 - la journée mondiale des droits de l'homme -, fut fixée au 10 décembre. Exactement deux ans auparavant, le 10 décembre 1948, l'Assemblée générale des Nations unies avait adopté la Déclaration universelle des droits de l'homme.

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Edition de conte et légendes kanak par l’ADCK - centre culturel Tjibaou

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ADCK

ADCK

Nimüre, l'igname du chef

Conte kanak avec CD audio français-kwényï

Isabelle Ritzenthaler, Marie-Assomption Vakoumè

ADCK - centre culturel Tjibaou, Vale Nouvelle-Calédonie, 2016

Contes et légendes

Huitième titre de la série de contes kanak bilingues édités par l’ADCK-centre culturel Tjibaou, ce conte de l’île des Pins raconte le destin d’une petite fille qui se fait pincer par un crabe et qui est l’origine de l’igname Nimurë.

Xii, le faucon de Ngwéétu

Conte kanak avec CD audio français-wèè

Dominique Berton, Apollonie Womwâ

ADCK - centre culturel Tjibaou, Vale Nouvelle-Calédonie, 2016

Contes et légendes

Neuvième titre de la série de contes kanak bilingues édités par l’ADCK-centre culturel Tjibaou, ce conte de l’île Ouen raconte comment Nèciaci le lève-queue a acquis une si grande renommée.

Des livres disponible chez Pacific Book’in http://pacific-bookin.nc/

Edition de conte et légendes kanak par l’ADCK - centre culturel Tjibaou
Edition de conte et légendes kanak par l’ADCK - centre culturel Tjibaou

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Les îles Loyauté au quai Ferry de Nouméa

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Les îles Loyauté au quai Ferry de Nouméa
La vitrine des îles, ce samedi 16 avril 2016 au quai Jules Ferry, après deux journées consacrées à l’artisanat et au tourisme, a fait le plein.

C’était la foule des grands jours, les produits étaient beaux et pas chers, les expositions valaient le coup d’œil. On a pu y voir une pyramide (c’est exceptionnel) d’ignames du chef, l’igname sacrée. De belles sculptures, en particulier celles de Marjorie Tiaou, la seule femme sculptrice d’Ouvéa en photo en Une. Bravo à la province des îles qui permet aux producteurs de transporter leurs marchandises gratuitement. JP

les ignames sacrées

les ignames sacrées

La petite viêt n'est pas des îles, c'est une kinh de la Vallée des Colons chez monsieur Paul (:
La petite viêt n'est pas des îles, c'est une kinh de la Vallée des Colons chez monsieur Paul (:
La petite viêt n'est pas des îles, c'est une kinh de la Vallée des Colons chez monsieur Paul (:
La petite viêt n'est pas des îles, c'est une kinh de la Vallée des Colons chez monsieur Paul (:

La petite viêt n'est pas des îles, c'est une kinh de la Vallée des Colons chez monsieur Paul (:

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Langues et dialectes en débat à la MLNC de Nouméa

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Langues et dialectes en débat à la MLNC de Nouméa
La Maison du Livre, en partenariat avec NC 1ère et la bibliothèque Bernheim ont organisé l’émission mensuelle "DES LIVRES ET NOUS" ce mardi 28 octobre pour une édition intitulée « À quoi sert ma langue ? Nge kore hnapan'ore la nengoce ni inu ?" (nengone).

 

Quelle est la place des langues kanak, quelles sont les actions de valorisation, notamment au travers des différentes publications en langues kanak... ? C’était le thème que les invités ont développé en débordant du sujet sur les langues maternelles d’ailleurs.

Une invitée canadienne amérindienne Natasha KANAPÉ-FONTAINE qui ne parlait pas le français jusqu’à l’âge de cinq ans et qui a reçu le prix d’excellence de la société des écrivains francophone d’Amérique en 2013 était bien placée pour témoigner que la pratique de sa langue maternelle ne nuit pas aux performances futures.

Weniko IHAGE a été le plus bavard sur ce sujet qu’il connaît bien. Il a expliqué qu’une langue peut servir de lien pour tout un pays sans pour cela être vraiment reconnue comme une langue. Le bichlamar par exemple fait le lien entre les populations au Vanuatu mais n’est pas enseigné. C’est uniquement une langue orale. Les invités ont souligné la richesse des très nombreuses langues et le nombre incroyable de langues et de dialectes qu’il existe sur terre. Plusieurs centaines rien qu’en Papouasie, ça laisse songeur !

Pierre Faessel a profité de l’occasion pour faire sa rubrique le "portrait sans détour" en alsacien. Une première, mais je sais qu’il y avait au moins un locuteur de cette région de France pour comprendre.

Cris avait pour invités :

- Emanuel Tjibaou (directeur de l’ADCK)

- Weniko IHAGE (directeur de l'Académie des langues kanak - ALK)

- Stéphanie GENEIX-RABAULT (responsable scientifique et linguistique de l'ALK)

- Liliane TAURU (responsable des éditions Plume de Notou)

- Wanir WELEPANE (poète, pasteur, auteur de "TOKANOD, cette inconnue en nengone et drehu", ALK, 2014)

- Natasha KANAPÉ-FONTAINE (poète, slameuse*, invitée d'honneur du concours de slam de la bibliothèque Bernheim)

La Chorale MELODIA et ses 8 jeunes choristes qui ont interprété plusieurs chansons polyphoniques issues du livre "Yoo, chants du sud de la Nouvelle-Calédonie" (ALK, 2014).

Roland ROSSERO, du comité de lecture de la bibliothèque Bernheim a présenté ses coups de cœur de lecteur.

Langues et dialectes, notre région détient des records

Il n'existe pas de critère strictement linguistique permettant de distinguer une langue d'un dialecte.

Dans une perspective sociolinguistique (étude des langues dans leur rapport aux sociétés), le terme « langue » définit tout idiome remplissant deux fonctions sociales fondamentales : la « communication » (c'est au moyen de la langue que les acteurs sociaux échangent et mettent en commun leurs idées, sentiments, pensées, etc.) et l'« identification » (de par son double aspect individuel et collectif, la langue sert de marqueur identitaire quant aux caractéristiques de l'individu et de ses appartenances sociales). Par conséquent, les « langues » sont des objets vivants, soumis à multiples phénomènes de variations et les frontières entre les langues sont considérées non hermétiques car elles relèvent d'abord des pratiques sociales

Notre planète est souvent comparée à une tour de Babel, avec ses 6800 langues réparties dans plus de 220 pays (ou États). Théoriquement, on compterait donc 30 langues par pays. Mais la réalité est toute autre: quelques rares pays (Barbade, Cuba, Corée du Nord, Corée du Sud, Maldives, Islande, Liechtenstein) n'en comptent qu'une seule, alors que certains autres en dénombrent des dizaines, sinon plusieurs centaines, le cas le plus impressionnant demeurant sans doute l'île de la Nouvelle-Guinée (en Papouasie-Nouvelle-Guinée). De plus, les frontières politiques des États ne coïncident pas toujours avec les frontières linguistiques. C'est ainsi que l'on peut constater à l'intérieur d'un État l'existence de plusieurs langues, alors que certaines autres langues bénéficient d'aires d'expansion considérables et sont parlées bien au-delà des frontières d’un seul État.

Les régions de densité linguistique faible (en vert) sont le Canada, le Groenland, l'Argentine, le Chili, l'Europe du Nord, la Russie, le Kazakhstan, la Mongolie, le Népal, le Bhoutan, le Cambodge et toute l'Afrique du Nord. Les régions les plus densément riches (en rouge, carte du haut) au point de vue du nombre des langues sont le Mexique, le Centre de l'Afrique (Nigeria et Congo-Kinshasa), la Chine, l'Inde, le Sud-est asiatique, l'Indonésie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. 

 La carte imaginée à gauche («Représentation géographique») par Michael Parkvall nous montre ce que pourrait être la carte du monde en fonction du nombre des langues par pays.  Les pays le plus importants seraient, dans l'ordre, la Papouasie-Nouvelle-Guinée (830 langues), l'Indonésie (722), le Cameroun (279), le Nigeria (521), le Congo-Kinshasa (217), l'Australie (207), la Chine (296), le Mexique (297), l'Inde (445) et les États-Unis (364).

Il y a aussi d'autres pays où le nombre des langues est important: le Brésil (193), la Malaisie (145),  la Russie (135), le Soudan (134), le Tchad (133), le Népal (127), la Tanzanie (129) et le Vanuatu (114).

 Bien que l'on soit parvenu à chiffrer avec une certaine précision la composition linguistique de l'humanité, on ne réussira jamais à déterminer le nombre exact de langues dans le monde.

 On peut en effet affirmer que toute donnée statistique concernant cette question est nécessairement approximative. Les causes sont liées avant tout à des problèmes d'ordre terminologique, méthodologique, politique, idéologique, parfois économique.

Langues et dialectes en débat à la MLNC de Nouméa
Langues et dialectes en débat à la MLNC de Nouméa

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2014 année de l'art kanak

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    Kanak-l-art---jpg

Après une longue absence voici un petit article sur l'art Kanak avec des livres en vente à Nouméa

Photo de l'affiche de l’exposition la plus importante réalisée depuis ces 20 dernières années sur la culture kanak ci-dessus, organisée au Musée du quai Branly du 15 octobre prochain au 16 janvier 2014. Elle rassemble plus de 300 œuvres et documents exceptionnels issus de collections publiques d'Europe (Autriche, Suisse, France, Allemagne et Italie) et de Nouvelle-Calédonie.

La culture kanak va exposer en 2014 car elle est maintenant connue grâce aux différentes manifestations de ces dernières années. L’aventure a commencé 1975 avec le Festival Mélanésia 2000, organisé par Jean-Marie Tjibaou et s’est poursuivie avec de grandes étapes comme le  4 mai 1998 jours de l’inauguration officielle du centre culturel Tjibaou transféré à la Nouvelle-Calédonie en 2012 et de l’exposition du musée du quai Branly toujours en cours après une fabuleuse récolte des œuvres dispersées. JP

 Journee-de-l-igname-26-04-2013.jpg

 


Kanak-144.jpg"Kanak L'art est une parole" (Musée du Quai Branly et Actes Sud)

Ce superbe ouvrage de grand format est publié à l'occasion de l'exposition éponyme qui se déroule à Paris. Il a été réalisé sous la direction d'Emmanuel Kasarhérou et de Roger Boulay.

Le catalogue s'organise autour de deux grands principes : les Kanak parlent d'eux-mêmes ; Kanak et Européens échangent leur regard. Le texte et les illustrations sont d'une grande richesse.

 


 

Kaneka-154.jpg"KANEKA, MUSIQUE EN MOUVEMENT" sous la direction de François Bensignor

Le kaneka est une affaire de rythme, de danse et de paroles chantées, mais aussi l'expression d'un peuple décidé à projeter sa culture dans l'avenir global des civilisations contemporaines.

Son succès a entraîné la mise en place d'une véritable filière musicale calédonienne. Ce livre retrace l'histoire de cette musique actuelle nourrie de tradition kanak. Ses principaux acteurs apportent leurs témoignages. Plus de 50 portraits d'artistes révèlent la riche diversité du kaneka.

François Bensignor est auteur de livres sur les musiques du monde et de films documentaires.


   

Citoyenneté 163"Citoyenneté et destin commun en Nouvelle-Calédonie" publié sous la direction de Jean-Yves Faberon aux Presses Universitaires d'Aix-Marseille.

Ce livre est issu d'une rencontre de politiques et de chercheurs juristes. Il s'attache à définir la citoyenneté et les citoyens de Nouvelle-Calédonie, puis examine la dynamique de cette citoyenneté alors que les incertitudes demeurent pour l'avenir.

Cet ouvrage se veut pédagogique et civique.

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Cthulhu comes Nouméa : ma petite nouvelle

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Cthulhu et le tabou kanak une petite nouvelle à découvrir sur le site Le cri du cagou écrite dans le cadre du festival Lovecraft à Nouméa au mois de mars dont l’invité d’honneur était le célèbre illustrateur Goomi.

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Centre JM Tjibaou : la journée portes ouvertes de 2012

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Centre culturel JMTCe samedi au centre culturel Tjibaou avait lieu la journée "Portes ouvertes". Elle m'a permis de retrouver avec plaisir nos cases Renzo Pinio et découvrir le programme 2012 des animations de l'ADCK.

Moi avec un danseur à l'ADCK

        Dès le matin, dans une chaleur torride presqu'insupportable, même en bord de mer, et cela fait bientôt deux mois que cela dure, j'ai pu assister à la coutume et aux premières manifestations. La solennité de cette coutume et les mots de partage de la culture kanak prononcés par le directeur Emmanuel Tjibaou m'ont consolé de mon bain de sueur et de ma peur des guêpes et des abeilles qui voletaient de partout dans une atmosphère orageuse.  Une matinée riche culturellement parlant que j'ai partagée avec mon fils et mon épouse. Sans oublier les acras d'Evelyne, une amie antillaise qui nous ont permis de faire un petit détour en Caraïbes en restant sur la terre des Kanak. JP


Ko Névâ - La culture en harmonie avec la nature

Exposition collective d’artistes de Nouvelle-Calédonie

En collaboration avec les provinces Nord, Sud et îles Loyauté

 

Inauguration lors de la journée « portes ouvertes » du samedi 10 mars

Exposition temporaire jusqu’au dimanche 10 juin, salle Komwi, village 2

 

 « La culture en harmonie avec la nature » offre un écho au thème du XIe Festival des arts du Pacifique qui se tiendra aux îles Salomon au mois de juillet.

 

Associer les artistes contemporains, autour d’un tel projet, aussi fédérateur que pluriel, permet de prendre le pouls d’une société qui porte sans cesse un regard critique et sensible sur son environnement.

L’exposition pluridisciplinaire « Ko Névâ » se présente comme une plateforme pour que le public et les acteurs culturels puissent se rencontrer et échanger leurs idées autour d’une thématique commune.

 

Rappelons que, depuis l’année 2000, le projet artistique pluridisciplinaire « Ko Névâ » s’intéresse à l’actualité socioculturelle de notre pays, mais aussi à celle de la région Mélanésie Pacifique. Il a toujours convié les artistes contemporains du territoire à s’exprimer autour d’un thème culturel, touchant à notre société.

Ce projet collectif a pour principal objectif la promotion de l’art contemporain de Nouvelle-Calédonie, tout en suscitant la réflexion des artistes plasticiens et en favorisant l’émergence de nouveaux talents.

 

L’ADCK-centre culturel Tjibaou, en collaboration avec les provinces Nord, Sud et îles Loyauté, met donc en avant les artistes plasticiens qui représenteront la Nouvelle-Calédonie au Festival des arts du Pacifique à Honiara, du 1er au 14 juillet 2012, ainsi que celles et ceux qui ont talentueusement répondu à l’appel à projets « Ko Névâ ».

 

* Ko Névâ, « l’esprit du pays » en langue ajië (région centre de la Grande Terre ; Houaïlou).

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