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culture kanak

Mercredi 26 septembre à 18h : causerie avec Antoine Leca qui présentera son Précis de droit civil coutumier kanak

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Mercredi 26 septembre à 18h : causerie avec Antoine Leca qui présentera son Précis de droit civil coutumier kanak

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Analyse dialectique des transformations du droit en nouvelle-calédonie. par RAPHAEL MAPOU

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Analyse dialectique des transformations du droit en nouvelle-calédonie. par RAPHAEL MAPOU
Analyse dialectique des transformations du droit en nouvelle-calédonie. par RAPHAEL MAPOU

La civilisation kanak face à l'impérialisme juridique de la France

Collection : Lettres du Pacifique

Cet ouvrage rend compte du processus historique et dialectique de cette confrontation qu'éclaire le nouveau paradigme juridique de la reconnaissance de la coutume par l'Accord de Nouméa inscrit dans la constitution française, et tente de définir les contours d'un pluralisme juridique coopératif encadrant l'expression de la souveraineté autochtone kanak dans un droit républicain revisité.

 

Raphaël MAPOU, lequel rend public l'ensemble de ses travaux de la thèse de droit public qu'il a soutenue en juillet 2018.

Vous pouvez pré-commander l'ouvrage auprès de Sarah. Comité Rhéébu Nùù, mapousarah@hotmail.fr

Site Harmattan https://www.editions-harmattan.fr/index.asp…

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Keciehni Wagada, le plus vieux des Moni est décédé, un livre de Sophie Mendes raconte cette histoire.

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Keciehni Wagada, le plus vieux des Moni est décédé, un livre de Sophie Mendes raconte cette histoire.

Keciehni Wagada est décédé dans la nuit de lundi à mardi vers 3 heures, à l’âge de 90 ans. Après des études au centre de formation des moniteurs de Montravel, puis à Nouville, il fut nommé pour son premier poste d’instituteur en 1951 à Houaïlou, puis à Koné, Canala, Lifou et enfin Maré dans les écoles de Tadine, Padawa, pour finir sa carrière à la petite école de sa tribu de Mebuet, en 1986. Il a été un des premiers à obtenir le certificat d’études et a longtemps été le doyen des « Moni » de Nengone. Il était titulaire de la médaille de l’ordre national du Mérite et de la croix de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur. Keciehni Wagada était aussi surnommé le « vieux maire », un poste qu’il avait occupé dans la années 70.

Photo des Moni archives mairie de Maré

Appelés moniteurs ou familièrement « moni », les premiers enseignants kanak ne sont plus qu’une poignée à être toujours de ce monde. Dans les années cinquante, alors qu’ils sortaient à peine de l’enfance, ces pionniers de l’instruction ont osé quitter leur foyer, leur tribu, leur terre, pour s’engager dans la formation d’enfants kanak qui sont devenus aujourd’hui des femmes et des hommes dont beaucoup contribuent à la construction du pays. Certains se sont formés dans les écoles de Montravel ou de Nouville, d’autres par l’intermédiaire de l’église protestante ou catholique. Tous ont fait preuve d’un formidable courage et d’une détermination sans faille pour dépasser leurs appréhensions et honorer ce qu’ils ont vécu comme une mission, un privilège, un honneur… Suite un article sur ce blog

 

Un livre retrace la vie des premiers enseignants kanak. Publié dans la collection Patrimoine Nengone, il s’intitule Les Moni, l’auteur, Sophie Mendes, a été enseignante à Maré, revoir un article sur la causerie autour de son livre à la librairie Calédo Livres. En suivant ce lien.

 

Keciehni Wagada, en 2013, avec la croix de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur. Photo Archives LNC lien vers l’article accessible aux abonnés

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Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT

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Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANTUne soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Le geste de bonjour te les invités de Nouvelle-ZélandeLe geste de bonjour te les invités de Nouvelle-Zélande
Le geste de bonjour te les invités de Nouvelle-Zélande

Le geste de bonjour te les invités de Nouvelle-Zélande

C’est sur la terrasse Perui au lieu de l’aire coutumière Mwakaa, l'espace de la chefferie en langue drubea, avec le geste de bonjour dans la coutume par Emmanuel Tjibaou que cette soirée a commencé. La pluie, tant désirée, étant venue s’immiscer dans cette soirée dédiée à la pensée en action.

Emmanuel Tjibaou ouvre la soirée salle Sisia

« Hure meno », c’est par l’explication de ces mots qu’Emmanuel Tjibaou a ouvert la soirée avec une intervention pleine d’amour pour sa culture et de pédagogie pour expliquer à sa manière ce que signifie être vivant pour un kanak. Emmanuel Tjibaou essaie toujours de faire comprendre le monde kanak à ses invités. « Le geste », est indispensable pour dire qui on est, d’où, de quel clan. C’est un geste obligatoire. On doit se présenter, se faire petit, s’humilier, c'est-à-dire s'abaisser volontairement, se faire humble. Une attitude qui n’est pas celle de paraître inférieur mais une attitude de respect qui n’est pas toujours comprise ainsi. « On se nourrit de l’humanité de l’autre, c’est ça être un homme. » Emmanuel Tjibaou ne se lasse pas d’essayer de transmettre ses valeurs. Il a raconté comment il avait pris conscience de l’importance du geste dans sa jeunesse suite au suicide d’un cousin. Avec le geste, le défunt était redevenu « vivant », il avait repris sa place sous une autre forme. C’est le premier geste qu’il a appris à son fils, savoir le dire et en connaître son sens, c’est le souffle du clan, une belle explication de la culture kanak pour l’ouverture de cette soirée dédiée à la pensée.

 

Lecture de Stéphane Piochud

Le programme a été ensuite déroulé avec en première partie une belle lecture HISTOIRE DE DEVA d’après le récit de Blaise Moimbeu et Ito Waïa. Un texte remarquable de Sosthène Dessange lu par le talentueux comédien Stéphane Piochaud qui a su captiver l’auditoire. Seul en scène dans un décor inexistant, une chaise et le projecteur, pour raconter 1878, Ataï, l’exil et le massacre des gens de Deva. L’histoire racontée par les perdants, pour changer de l’histoire écrite par les vainqueurs. C’était beau émouvant et conforte l’idée qu’il faut dire raconter, ne pas se voiler la face sur une colonisation qui a laissé beaucoup de cicatrices.

NB : Lors de l’insurrection d’Ataï en 1878, les villages ont été brûlés par l’armée coloniale, et la communauté kanak gravement touchée.

 

 

Ensuite ce fut le tour des intervenants venus de Nouvelle-Zélande

L’IMAGE D’UNE SOUCHE - Comment une image prolonge une idée de la vie dans notre expérience du monde ? Par Amaury Da Cunha.

L’écrivain, photographe a présenté son travail et donné son point de vue très intellectuel et abstrait de l’être vivant et son obsession pour une souche de kaori qui garde des traces de vie en Nouvelle-Zélande.

Plus avec Amaury da Cunha, Basse lumière, récit, Filigranes Editions, 2018

LA VIE AU BORD DE LUMIERE - film et intervention sur les fonds marins, là où la lumière disparait par James Nikitine

La diffusion du film a permis aux spectateurs de vivre une plongée en sous-marin scientifique, une expérience unique loin des images sous-marines que l’on propose habituellement. A la limite de la lumière « Être Vivant », prend complètement son sens. Les fonds sous-marins sont encore méconnus alors qu’on connait tous les recoins de la surface de la lune à dit le scientifique.

 

VIVRE DANS LE PARC OU DANS LA FÔRET La transformation du paysage par l’art par Hoël Duret.

L’intervention du paysagiste a emmené le public vers un regard différent des paysages avec l’histoire de la peinture des paysages et ce que l’homme en a fait ; Comme l’intervenant plongeur, c’est un autre regard sur le monde parfaitement en phase avec le thème de la soirée que ce jeune paysagiste nous a offert.

 

Après un détour par la salle d’exposition - visite de SAUVER LE MONDE par Gabriela Salgado, et pour finir dans la bonne humeur, LE VIN VIVANT - impromptu par Mathieu Solier, le philosophe, Dionysos d’un soir, et Guillaume Berger qui pourrait reprendre à son compte cette déclaration célébre : Seuls les animaux ne boivent pas d'alcool.

Charles Bukowski, dans un entretien, avait expliqué son rapport avec le vin : « C'est le sang des dieux. Vous pouvez en boire beaucoup tout en restant relativement sain » Pour Baudelaire, le vin est ce philtre qui permet à l'homme de peine d'oublier la réalité. Contrairement au haschisch ou à l'opium, le vin est «démocratique».

Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
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PRÉCIS DE DROIT CIVIL COUTUMIER KANAK (4e édition) d'Antoine Leca (paru aux Presses universitaires de Nouvelle-Calédonie).

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PRÉCIS DE DROIT CIVIL COUTUMIER KANAK (4e édition) d'Antoine Leca (paru aux Presses universitaires de Nouvelle-Calédonie).

Précis de droit civil coutumier kanak (4e édition) Antoine LECA

Date de parution : 2019 trimestre 4

 

Résumé:

La quatrième édition de l’ouvrage d’Antoine Leca livre une vue d’ensemble du droit civil coutumier kanak. Il est complété par un lexique coutumier ainsi qu’un lexique des « faux amis » qui souligne l’impossibilité de réduire ce droit au vocabulaire et aux catégories du Code civil de 1804.

 

Ce n’est pas parce que la coquille de nautile se retrouve sur le blason de la Nouvelle-Calédonie que le droit français doit pour autant faire « contenu de nautile », comme on dit en nemi (Po hyan buuap), c’est-à-dire prendre pour lui toute la place, à l’instar du bernard-l’ermite qui s’est introduit dans une coquille qui n’est pas la sienne.

 

Dans la société actuelle, le pluralisme des statuts est naturel et normal, comme l’écrivait le doyen Carbonnier : « toute colonisation est un clash entre deux cultures et, après le reflux des colonisateurs, des effets du clash persistent en forme de pluralisme juridique ».

 

Disponible à Calédo Livres

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Paul Wamo invité au salon de Lire en Polynésie

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Photo de la Maison de la Nouvelle-Calédonie
Photo de la Maison de la Nouvelle-Calédonie

Photo de la Maison de la Nouvelle-Calédonie

Paul Wamo est un poète, auteur-compositeur-interprète kanak né sur l'île de Lifou en 1981. Acteur incontournable de la scène artistique de Nouvelle-Calédonie, il s'illustre par son maniement habile et expressif des mots, à l'oral comme à l'écrit.

Il est installé en France métropolitaine depuis 2015

 

Je t'écris

Moi l'Amoureux Fou

Moi le Fils

Moi l'Amant

L'Inéxil

Le Non Fini

Moi celui qui rage une rage vieille de 3000 ans

Je t'écris

Mon Soleil Acharné

Et mes Cris qui remontent

Et ma Rage Fleur Flamboyant

 

Que je suis en chemin

 

Paul Wamo Taneisi

L'Inéxil

Vidéo récente filmée à la maison de la Calédonie

Paul Wamo au SIlO de Nouméa au centre culturel Jean-Marie tjibaou Photo JP

Paul Wamo au SIlO de Nouméa au centre culturel Jean-Marie tjibaou Photo JP

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La dernière scène de Pierre Wakaw Gope

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Image © LA 1ÈRE

Image © LA 1ÈRE

Un coup de pied dans la fourmilière, une révolte saine, j’adore mais je laisserai Luc Camoui et Hamid Mokadden en dire quelques mots. A voir absolument !

 

L'épissure se desserre… La déchirure se resserre…

 

Et si les murs ne sont que fiction, les faux-semblants jubilent et...

 

"N'hésite pas de déclarer que ceux qui ne partagent pas les mêmes idées que les autres, et disent qu'ils feront tout pour qu'elles puissent être exprimées, le fassent immédiatement ou se taisent à jamais. La liberté d'opinions n'a que faire d'éclopés de la pensée et la liberté tout court ne peut souffrir de conscience borgne"... (JM Tera'ituatini Pambrun "Conscience borgne", papeete 1994)

Luc Camoui

 

Hamid mokaddem a écrit : ce brillant texte que j’approuve totalement

 

La dernière scène

Pierre Wakaw Gope, 2019 représentation les jeudi 10, vendredi 11 et samedi 12 octobre 2019 au centre culturel Tjibaou, Nouméa Nouvelle-Calédonie

 

D’une violence sans bruit.  Au sujet de Ma dernière scène de Pierre Wakaw Gope.

 

Une fissure dans l’espace littéraire kanak. Toujours concis, dense, intense et varié, le théâtre de Pierre Wakaw Gope dérange l’ordre politique du monde.  Théâtre pays, parce que comme le dit le personnage central, auteur dramaturge, qui remet en question le monde, son monde, son pays, il écrit sur soi, sur le lieu, sur le droit de l’endroit à remettre à l’endroit.  Le rideau entrouvert. Le spectacle commence-t-il ? Les spectateurs sont-ils invités à assister à la pièce ? L’inquiétude nous saisit d’entrée de jeu. Une mélodie en arrière-fond et le protagoniste, l’artiste, monologue ou dialogue avec le public. Il entre en scène. Il nous déclare qu’il joue là sa dernière scène. Théâtre minimaliste. Une heure. Une heure où les voix disent tout. Tantôt avec un langage truculent, châtié, moqueur. Tantôt avec une langue travaillée dont les envolées lyriques traitent du réel : Que devenons-nous aujourd’hui ? Qu’ai-je dit et écrit depuis une trentaine d’années ? Ça signifie quoi être soumis aux décisions de subventions pour vivre, manger, satisfaire ses besoins ?  Théâtre expérimental. Peu de comédiens. Trois. Peu de moyens mais jouant avec la technique… les acteurs, l’actrice, rivalisent sur les choix de mise en scène et chacun interpelle le technicien : « Thomas ! Mets la lumière ici ! » … Dans et/ou en dehors des ronds, le troisième acteur, fils du metteur en scène, raté de la vie, erreur de théâtre, se croit être mis dans un confessionnal. L’artiste nous dévoile le métier. Les angoisses d’être artiste dans un contexte de pressions politiques, de censures, de petites censures au nom de… au nom de la culture… Au nom de la culture, on finit par censurer la culture…Pierre Gope fait-il sa dernière scène ? Sort-il vraiment une bonne fois pour toute de scène ? Ou nous joue-t-il la comédie ? Feinte-t-il un dernier rôle ? Peu importe !  L’écrivain est un des rares à exprimer notre contemporanéité. En plein cœur d’une scène localisée, il expérimente, vit le Pays. Certes La commande, pièce de théâtre de Nicolas Kurtovitch, avait déjà questionné le sens d’une création sous diktat du Prince. Pierre Gope explore encore plus loin. Il interroge l’écriture, son écriture. Suis-je encore utile ? Les questions sont-elles encore pertinentes ? Tout ce que j’écris devient-il déchets, ordures mondaines ? Obscènes bouffonneries tout juste bonnes à divertir et à faire s’esclaffer de rire ? Les comédiens les plus proches, les plus intimes, jusqu’où me soutiennent-ils ? Me comprennent-ils ? Ou ontils pour moi commisération, pitié ?  Le jeu scénique des comédiens monte en puissance. Personne ne s’ennuie. Tout le public y prend encore plus de plaisir … jusqu’à la dernière séance… jusqu’à la dernière scène… Les paradoxes des comédiens, tour à tour acteurs, spectateurs, entremetteurs ; les saynètes au cœur de la scène ; les interruptions ; les rebondissements ; les reprises… le texte se déroule sous nos yeux… à cœur ouvert… le cœur mis à nu… Du spectacle ! Du vrai spectacle. Oui Pierre Gope est un metteur en scène d’ici, un « théâtre des cocotiers », méprise des élites au pouvoir qui disqualifient son théâtre : pas historique, obscène, désuet.  L’écriture, par répétitions différenciées, revient aux incessantes questions : Ouvéa, Jean-Marie Tjibaou, Eloi Machoro, Yeiwene Yeiwene. La comédienne, épouse du protagoniste, propose un texte moderne et universel L’Esperanza la misère mondialisée. Qui est obscène ? Hors scène ? Le théâtre de Gope ou celui convenu « universel » ? Avec génie, l’artiste met en scène un adieu. Le public y voit un rappel. Pour lui ouvrir de nouveau le rideau !

 

J’aurais aimé écrire sur une voix éclatante…

Mais pas d’espace littéraire critique au point qu’on doit …

Faire sa dernière scène : sortir de scène…

Colette Tidjite parle de Pierre Gope et sa vocation pour le théâtre

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Le livre Lexique français-iaai/ iaai-français, de Daniel Miroux, vient d'obtenir le prix catégorie scientifique du salon insulaire d'Ouessant.

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Daniel Miroux au sénat coutumier pour la sortie de son livre

Daniel Miroux au sénat coutumier pour la sortie de son livre

Le livre Lexique français-iaai/ iaai-français, de Daniel Miroux, vient d'obtenir le prix catégorie scientifique du salon insulaire d'Ouessant.

 

Trente ouvrages étaient cette année en compétition. La cérémonie de remise des prix a eu lieu jeudi 11 juillet, dans la nouvelle salle polyvalente d’Ouessant (Finistère).

 

Jeudi 11 juillet, le 21e salon international du livre insulaire a remis ses prix littéraires dans la nouvelle salle polyvalente de l’île d’Ouessant. 30 ouvrages étaient en compétition pour remporter les deux Prix du livre insulaire 2019.

 

Avec la baisse des donations des partenaires et le faible nombre d’ouvrages présentés, certains Prix (jeunesse, beaux livres, fiction) n’ont pas pu être renouvelés cette année.

 

Le palmarès 2019

Grand prix du jury/des îles du Ponant. Bernadette Thomas, pour Jeanne, il était une femme (Éditions Livres sans frontières)

 

Prix sciences. Daniel Miroux, pour Le lexique français-iaai et iaai-français (Alliance Champlain)

 

Les résultats du concours de nouvelles, sur le thème de Robinson Crusoé, seront dévoilés quant à eux dimanche, à 11 h 30.

Plus sur Daniel Miroux sur ce blo(suivre ce lien)

Lexique français-iaai, iaai-français

Le iaai, langue austronésienne, fait partie du groupe des langues océaniennes. Il est principalement parlé dans l’ile d’Ouvéa, appelée aussi Iaai, située dans l’archipel des Loyauté en Nouvelle-Calédonie.

C’est une langue riche de par sa phonologie et son système vocalique. Elle se caractérise également par l’absence de voyelle nasale et par une expression de la possession la plus développée, des langues kanak.

Dès l’établissement des missionnaires protestants, au milieu du XIXe siècle, la langue iaai a eu sa propre écriture avec la fixation d’une orthographe qui sert encore de référence aujourd’hui. La publication de la Bible, le Tusi Kap, en 1901, marque la diffusion écrite du iaai. À l’époque de très nombreux textes notamment religieux ont été écrits dans la langue.

L’écriture a toutefois subi, depuis, une évolution à la fois par le souci des linguistes de la rendre plus proche de la réalité en doublant, entre autres, les voyelles longues et aussi par la disparition de certaines consonnes dans plusieurs catégories de mots, celles-ci n’étant plus prononcées par les locuteurs, probablement en raison de la proximité de la langue avec le français.

Signe de vitalité, les lecteurs pourront trouver dans ce livre de nombreux mots de création récente liés à la vie quotidienne actuelle.

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Femmes no Nengone de Sophie Mendès

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Femmes no Nengone de Sophie Mendès

Patrimoine nengone, Commune de Maré, 2018

Prix de vente public : 2800 XPF TTC en librairie

 

Mémoire, témoignage, biographie.

Editeur Association Patrimoine Nengone

 

Ces vingt-quatre portraits dessinent le profil féminin de Maré (une des îles Loyauté de Nouvelle-Calédonie). Les femmes y sont une et multiples, simples et complexes, légères et graves, timides et déterminées, soumises et indépendantes. Écrivaine, poétesse, pasteure, pêcheuse, agricultrice, enseignante… anonymes ou femmes publiques, elles se racontent et laissent entrevoir toute la diversité des femmes de Maré. Des paradoxes qui font leur singularité et disent un peu de ce monde kanak qui bouge, entre tradition et modernité. Un petit voile levé sur la place qu’y occupent dorénavant les femmes.

 

Causerie et dédicaces à Calédo Livres le mercredi 29 mai à 18h

Femmes no Nengone de Sophie Mendès

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Aujourd'hui dimanche découvrons Le nyelâyu (ou yâlayu) une langue kanak

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Le nyelâyu (ou yâlayu) est une langue kanak, parlée par moins de 2 000 locuteurs (1996) au nord de la Nouvelle-Calédonie. Il est classé dans la branche océanienne des langues austronésiennes, plus précisément dans le sous-groupe Nord du groupe néo-calédonien.

Il en existe deux dialectes : le pooc (ou haat) aux îles Belep, le puma (ou paak ou ovac) dans le district coutumier d'Arama à l'est de Poum et dans celui de Balade à Pouébo. 

une idée d'article de La Médiathèque du Nord

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