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culture kanak

Analyse dialectique des transformations du droit en nouvelle-calédonie. par RAPHAEL MAPOU

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Analyse dialectique des transformations du droit en nouvelle-calédonie. par RAPHAEL MAPOU
Analyse dialectique des transformations du droit en nouvelle-calédonie. par RAPHAEL MAPOU

La civilisation kanak face à l'impérialisme juridique de la France

Collection : Lettres du Pacifique

Cet ouvrage rend compte du processus historique et dialectique de cette confrontation qu'éclaire le nouveau paradigme juridique de la reconnaissance de la coutume par l'Accord de Nouméa inscrit dans la constitution française, et tente de définir les contours d'un pluralisme juridique coopératif encadrant l'expression de la souveraineté autochtone kanak dans un droit républicain revisité.

 

Raphaël MAPOU, lequel rend public l'ensemble de ses travaux de la thèse de droit public qu'il a soutenue en juillet 2018.

Vous pouvez pré-commander l'ouvrage auprès de Sarah. Comité Rhéébu Nùù, mapousarah@hotmail.fr

Site Harmattan https://www.editions-harmattan.fr/index.asp…

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Publié dans Culture Kanak, Essai

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Keciehni Wagada, le plus vieux des Moni est décédé, un livre de Sophie Mendes raconte cette histoire.

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Keciehni Wagada, le plus vieux des Moni est décédé, un livre de Sophie Mendes raconte cette histoire.

Keciehni Wagada est décédé dans la nuit de lundi à mardi vers 3 heures, à l’âge de 90 ans. Après des études au centre de formation des moniteurs de Montravel, puis à Nouville, il fut nommé pour son premier poste d’instituteur en 1951 à Houaïlou, puis à Koné, Canala, Lifou et enfin Maré dans les écoles de Tadine, Padawa, pour finir sa carrière à la petite école de sa tribu de Mebuet, en 1986. Il a été un des premiers à obtenir le certificat d’études et a longtemps été le doyen des « Moni » de Nengone. Il était titulaire de la médaille de l’ordre national du Mérite et de la croix de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur. Keciehni Wagada était aussi surnommé le « vieux maire », un poste qu’il avait occupé dans la années 70.

Photo des Moni archives mairie de Maré

Appelés moniteurs ou familièrement « moni », les premiers enseignants kanak ne sont plus qu’une poignée à être toujours de ce monde. Dans les années cinquante, alors qu’ils sortaient à peine de l’enfance, ces pionniers de l’instruction ont osé quitter leur foyer, leur tribu, leur terre, pour s’engager dans la formation d’enfants kanak qui sont devenus aujourd’hui des femmes et des hommes dont beaucoup contribuent à la construction du pays. Certains se sont formés dans les écoles de Montravel ou de Nouville, d’autres par l’intermédiaire de l’église protestante ou catholique. Tous ont fait preuve d’un formidable courage et d’une détermination sans faille pour dépasser leurs appréhensions et honorer ce qu’ils ont vécu comme une mission, un privilège, un honneur… Suite un article sur ce blog

 

Un livre retrace la vie des premiers enseignants kanak. Publié dans la collection Patrimoine Nengone, il s’intitule Les Moni, l’auteur, Sophie Mendes, a été enseignante à Maré, revoir un article sur la causerie autour de son livre à la librairie Calédo Livres. En suivant ce lien.

 

Keciehni Wagada, en 2013, avec la croix de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur. Photo Archives LNC lien vers l’article accessible aux abonnés

Publié dans Culture Kanak

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LITTERATURE DU CAILLOU Au festival de Rochefort

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POÈMES ET ESSAIS LUC ÉNOKA CAMOUI

29 mars 2020 - 14 :00 - Palais des congrès 73 rue Toufaire, 17300 Rochefort

Luc Enoka Camoui - Poète et essayiste

POÈTE

Ambassadeur de la poésie kanak dont il est devenu une des figures, de l’Afrique au Canada en passant par les îles du Pacifique et la Métropole, Luc Énoka Camoui parcourt les continents et distille son humour et son optimisme. Il utilise « l’écriture de l’oralité » comme moyen d’expression pour partager avec les autres cultures, les valeurs universelles, le respect mutuel et la souveraineté du peuple kanak.

 

« Phaanemi Le ressouvenir », premier recueil écrit avec Georges Waixen Wayewol (éd. L’Herbier de Feu,2006)

« Pue Tiu, au coeur de la parole » (éd. Province Nord, 2010)

« Placebo» (éd. L’Herbier de Feu, 2011)

« Magma Hwan Pala » (éd. Expressions/La Courte échelle/ Transit, 2015).

Photo Joël PAUL à la librairie Calédo Livres

ESSAYISTE

Luc Enoka Camoui et Georges Waixen Wayewol, amis de toujours, suivent le même chemin. Militants, écrivains, artistes, acteurs sociaux, ils sont impliqués dans le mouvement associatif. Ils entrecroisent « théorie sociale » et « pratique politique » avec philosophie et poésie.

 

« L’Essentialité – du Singulier à l’Universel et de l’Universel au Singulier », avec G. W. Wayewol (éd Expressions/La Courte échelle/ Transit, 2018).

Contributions aux ouvrages collectifs :

« La Nouvelle-Calédonie et l’imagination intellectuelle – Repenser et reformuler les disciplines, savoirs et pratiques », (éd Expressions/La Courte échelle/ Transit, 2018)

« Nouvelle-Calédonie le Oui minoritaire – une belle promesse de liberté et de souveraineté », (éd Expressions/La Courte échelle/ Transit, 2019).

 

NOUVELLES ET ALBUMS JEUNESSE FRÉDÉRIQUE VIOLE

Photo de Manuel Castejon

27 mars 2020 - 11 :40 - Palais des congrès, 73 Rue Toufaire, 17300 Rochefort

INTERVENANT

Frédérique Viole - Nouvelliste et auteur jeunesse

RECUEILS DE NOUVELLES

« Qu’on m’aime quand même » (éd. Humanis, 2019) Nouméa, Casablanca, Beyrouth… Des destins se croisent et se bousculent sans qu’on puisse décider s’ils échouent ou s’accomplissent. Mais peut-être n’est-ce pas ce qui importe.Les cœurs battent, après tout.

« Narafala » (éd. Écrire en Océanie, 2015) En langue bislama du Vanuatu, narafala est la contraction de another fellow, c’est-à-dire l’ailleurs. Dans ce recueil de neuf nouvelles, Frédérique Viole nous invite à voyager dans la vie de personnes qui ont comme point commun cette notion « d’ailleurs », qui n’est jamais aussi loin qu’on l’imagine.

Recueil « Microfictions calédoniennes : 100 petits Cailloux » (éd. Humanis, 2019) auquel elle vient de contribuer.

 

ALBUM ENFANTS

Conte Malpoli. La princesse au petit prout (éd. Plume de notou, 2018 – ill. d’I. Ritzenthaler), prix Popaï jeunesse 2019

Nimurë – L’igname du chef (éd. ADCK-CCT, 2016. Avec M-A. Vakoum. ill. d’I. Ritzenthaler)

Dors petit Sam (éd. Écrire en Océanie, 2013 – ill. de M. Bazire).

 

POLYPHONIE KANAK AU MUSÉE HÈBRE

MOTS-CLÉS : Et avec nos partenaires..

 

Entrée Gratuite sur réservation à retirer au Musée Hèbre aux horaires d'ouverture 28 mars 2020 - 20 :30 - Musée Hèbre - 63 Avenue de Gaulle, 17300 Rochefort

 

Le musée Hèbre et le service musiques actuelles Rochefort Océan, accueillent dans le cadre du festival Rochefort Pacifique, trois artistes Kanak dont Rémy Hnaije déjà connu sur le territoire.

Avec sa présence scénique hors du commun, celui que l’on appelle RESH sera metteur en scène d’une soirée inédite que l’artiste à imaginé et scénarisé de toute pièce.

RESH à trouvé sa voie, celle de la parole. Habité par les mots, ceux qu’il déclame et qu’il incarne avec une puissance quasi mystique, il conte sa culture accompagné de deux acolytes fiers ambassadeurs de la culture Kanak et de la langue de Drehu.

Il ne s’agit pas de slam  mais d’une pratique héritière d’un art oratoire cultivé par les anciens et nourri par des influences musicales venues d’ailleurs.

 

Une soirée qui s’adresse à nos cinq sens rendant vie aux collections kanak du muséeet donnant la parole aux images de Maré présentées par Stephan Thieblemont dans l’exposition Le jardin d’Adrai.

Retour sur Rochefort 2019 avec les Calédoniens

Publié dans Culture Kanak, Poésie

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Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT

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Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANTUne soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Le geste de bonjour te les invités de Nouvelle-ZélandeLe geste de bonjour te les invités de Nouvelle-Zélande
Le geste de bonjour te les invités de Nouvelle-Zélande

Le geste de bonjour te les invités de Nouvelle-Zélande

C’est sur la terrasse Perui au lieu de l’aire coutumière Mwakaa, l'espace de la chefferie en langue drubea, avec le geste de bonjour dans la coutume par Emmanuel Tjibaou que cette soirée a commencé. La pluie, tant désirée, étant venue s’immiscer dans cette soirée dédiée à la pensée en action.

Emmanuel Tjibaou ouvre la soirée salle Sisia

« Hure meno », c’est par l’explication de ces mots qu’Emmanuel Tjibaou a ouvert la soirée avec une intervention pleine d’amour pour sa culture et de pédagogie pour expliquer à sa manière ce que signifie être vivant pour un kanak. Emmanuel Tjibaou essaie toujours de faire comprendre le monde kanak à ses invités. « Le geste », est indispensable pour dire qui on est, d’où, de quel clan. C’est un geste obligatoire. On doit se présenter, se faire petit, s’humilier, c'est-à-dire s'abaisser volontairement, se faire humble. Une attitude qui n’est pas celle de paraître inférieur mais une attitude de respect qui n’est pas toujours comprise ainsi. « On se nourrit de l’humanité de l’autre, c’est ça être un homme. » Emmanuel Tjibaou ne se lasse pas d’essayer de transmettre ses valeurs. Il a raconté comment il avait pris conscience de l’importance du geste dans sa jeunesse suite au suicide d’un cousin. Avec le geste, le défunt était redevenu « vivant », il avait repris sa place sous une autre forme. C’est le premier geste qu’il a appris à son fils, savoir le dire et en connaître son sens, c’est le souffle du clan, une belle explication de la culture kanak pour l’ouverture de cette soirée dédiée à la pensée.

 

Lecture de Stéphane Piochud

Le programme a été ensuite déroulé avec en première partie une belle lecture HISTOIRE DE DEVA d’après le récit de Blaise Moimbeu et Ito Waïa. Un texte remarquable de Sosthène Dessange lu par le talentueux comédien Stéphane Piochaud qui a su captiver l’auditoire. Seul en scène dans un décor inexistant, une chaise et le projecteur, pour raconter 1878, Ataï, l’exil et le massacre des gens de Deva. L’histoire racontée par les perdants, pour changer de l’histoire écrite par les vainqueurs. C’était beau émouvant et conforte l’idée qu’il faut dire raconter, ne pas se voiler la face sur une colonisation qui a laissé beaucoup de cicatrices.

NB : Lors de l’insurrection d’Ataï en 1878, les villages ont été brûlés par l’armée coloniale, et la communauté kanak gravement touchée.

 

 

Ensuite ce fut le tour des intervenants venus de Nouvelle-Zélande

L’IMAGE D’UNE SOUCHE - Comment une image prolonge une idée de la vie dans notre expérience du monde ? Par Amaury Da Cunha.

L’écrivain, photographe a présenté son travail et donné son point de vue très intellectuel et abstrait de l’être vivant et son obsession pour une souche de kaori qui garde des traces de vie en Nouvelle-Zélande.

Plus avec Amaury da Cunha, Basse lumière, récit, Filigranes Editions, 2018

LA VIE AU BORD DE LUMIERE - film et intervention sur les fonds marins, là où la lumière disparait par James Nikitine

La diffusion du film a permis aux spectateurs de vivre une plongée en sous-marin scientifique, une expérience unique loin des images sous-marines que l’on propose habituellement. A la limite de la lumière « Être Vivant », prend complètement son sens. Les fonds sous-marins sont encore méconnus alors qu’on connait tous les recoins de la surface de la lune à dit le scientifique.

 

VIVRE DANS LE PARC OU DANS LA FÔRET La transformation du paysage par l’art par Hoël Duret.

L’intervention du paysagiste a emmené le public vers un regard différent des paysages avec l’histoire de la peinture des paysages et ce que l’homme en a fait ; Comme l’intervenant plongeur, c’est un autre regard sur le monde parfaitement en phase avec le thème de la soirée que ce jeune paysagiste nous a offert.

 

Après un détour par la salle d’exposition - visite de SAUVER LE MONDE par Gabriela Salgado, et pour finir dans la bonne humeur, LE VIN VIVANT - impromptu par Mathieu Solier, le philosophe, Dionysos d’un soir, et Guillaume Berger qui pourrait reprendre à son compte cette déclaration célébre : Seuls les animaux ne boivent pas d'alcool.

Charles Bukowski, dans un entretien, avait expliqué son rapport avec le vin : « C'est le sang des dieux. Vous pouvez en boire beaucoup tout en restant relativement sain » Pour Baudelaire, le vin est ce philtre qui permet à l'homme de peine d'oublier la réalité. Contrairement au haschisch ou à l'opium, le vin est «démocratique».

Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
Une soirée belle soirée dédiée à la pensée en action au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. LA NUIT DES IDÉES - ÊTRE VIVANT
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PRÉCIS DE DROIT CIVIL COUTUMIER KANAK (4e édition) d'Antoine Leca (paru aux Presses universitaires de Nouvelle-Calédonie).

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PRÉCIS DE DROIT CIVIL COUTUMIER KANAK (4e édition) d'Antoine Leca (paru aux Presses universitaires de Nouvelle-Calédonie).

Précis de droit civil coutumier kanak (4e édition) Antoine LECA

Date de parution : 2019 trimestre 4

 

Résumé:

La quatrième édition de l’ouvrage d’Antoine Leca livre une vue d’ensemble du droit civil coutumier kanak. Il est complété par un lexique coutumier ainsi qu’un lexique des « faux amis » qui souligne l’impossibilité de réduire ce droit au vocabulaire et aux catégories du Code civil de 1804.

 

Ce n’est pas parce que la coquille de nautile se retrouve sur le blason de la Nouvelle-Calédonie que le droit français doit pour autant faire « contenu de nautile », comme on dit en nemi (Po hyan buuap), c’est-à-dire prendre pour lui toute la place, à l’instar du bernard-l’ermite qui s’est introduit dans une coquille qui n’est pas la sienne.

 

Dans la société actuelle, le pluralisme des statuts est naturel et normal, comme l’écrivait le doyen Carbonnier : « toute colonisation est un clash entre deux cultures et, après le reflux des colonisateurs, des effets du clash persistent en forme de pluralisme juridique ».

 

Disponible à Calédo Livres

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La dernière scène de Pierre Wakaw Gope

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Image © LA 1ÈRE

Image © LA 1ÈRE

Un coup de pied dans la fourmilière, une révolte saine, j’adore mais je laisserai Luc Camoui et Hamid Mokadden en dire quelques mots. A voir absolument !

 

L'épissure se desserre… La déchirure se resserre…

 

Et si les murs ne sont que fiction, les faux-semblants jubilent et...

 

"N'hésite pas de déclarer que ceux qui ne partagent pas les mêmes idées que les autres, et disent qu'ils feront tout pour qu'elles puissent être exprimées, le fassent immédiatement ou se taisent à jamais. La liberté d'opinions n'a que faire d'éclopés de la pensée et la liberté tout court ne peut souffrir de conscience borgne"... (JM Tera'ituatini Pambrun "Conscience borgne", papeete 1994)

Luc Camoui

 

Hamid mokaddem a écrit : ce brillant texte que j’approuve totalement

 

La dernière scène

Pierre Wakaw Gope, 2019 représentation les jeudi 10, vendredi 11 et samedi 12 octobre 2019 au centre culturel Tjibaou, Nouméa Nouvelle-Calédonie

 

D’une violence sans bruit.  Au sujet de Ma dernière scène de Pierre Wakaw Gope.

 

Une fissure dans l’espace littéraire kanak. Toujours concis, dense, intense et varié, le théâtre de Pierre Wakaw Gope dérange l’ordre politique du monde.  Théâtre pays, parce que comme le dit le personnage central, auteur dramaturge, qui remet en question le monde, son monde, son pays, il écrit sur soi, sur le lieu, sur le droit de l’endroit à remettre à l’endroit.  Le rideau entrouvert. Le spectacle commence-t-il ? Les spectateurs sont-ils invités à assister à la pièce ? L’inquiétude nous saisit d’entrée de jeu. Une mélodie en arrière-fond et le protagoniste, l’artiste, monologue ou dialogue avec le public. Il entre en scène. Il nous déclare qu’il joue là sa dernière scène. Théâtre minimaliste. Une heure. Une heure où les voix disent tout. Tantôt avec un langage truculent, châtié, moqueur. Tantôt avec une langue travaillée dont les envolées lyriques traitent du réel : Que devenons-nous aujourd’hui ? Qu’ai-je dit et écrit depuis une trentaine d’années ? Ça signifie quoi être soumis aux décisions de subventions pour vivre, manger, satisfaire ses besoins ?  Théâtre expérimental. Peu de comédiens. Trois. Peu de moyens mais jouant avec la technique… les acteurs, l’actrice, rivalisent sur les choix de mise en scène et chacun interpelle le technicien : « Thomas ! Mets la lumière ici ! » … Dans et/ou en dehors des ronds, le troisième acteur, fils du metteur en scène, raté de la vie, erreur de théâtre, se croit être mis dans un confessionnal. L’artiste nous dévoile le métier. Les angoisses d’être artiste dans un contexte de pressions politiques, de censures, de petites censures au nom de… au nom de la culture… Au nom de la culture, on finit par censurer la culture…Pierre Gope fait-il sa dernière scène ? Sort-il vraiment une bonne fois pour toute de scène ? Ou nous joue-t-il la comédie ? Feinte-t-il un dernier rôle ? Peu importe !  L’écrivain est un des rares à exprimer notre contemporanéité. En plein cœur d’une scène localisée, il expérimente, vit le Pays. Certes La commande, pièce de théâtre de Nicolas Kurtovitch, avait déjà questionné le sens d’une création sous diktat du Prince. Pierre Gope explore encore plus loin. Il interroge l’écriture, son écriture. Suis-je encore utile ? Les questions sont-elles encore pertinentes ? Tout ce que j’écris devient-il déchets, ordures mondaines ? Obscènes bouffonneries tout juste bonnes à divertir et à faire s’esclaffer de rire ? Les comédiens les plus proches, les plus intimes, jusqu’où me soutiennent-ils ? Me comprennent-ils ? Ou ontils pour moi commisération, pitié ?  Le jeu scénique des comédiens monte en puissance. Personne ne s’ennuie. Tout le public y prend encore plus de plaisir … jusqu’à la dernière séance… jusqu’à la dernière scène… Les paradoxes des comédiens, tour à tour acteurs, spectateurs, entremetteurs ; les saynètes au cœur de la scène ; les interruptions ; les rebondissements ; les reprises… le texte se déroule sous nos yeux… à cœur ouvert… le cœur mis à nu… Du spectacle ! Du vrai spectacle. Oui Pierre Gope est un metteur en scène d’ici, un « théâtre des cocotiers », méprise des élites au pouvoir qui disqualifient son théâtre : pas historique, obscène, désuet.  L’écriture, par répétitions différenciées, revient aux incessantes questions : Ouvéa, Jean-Marie Tjibaou, Eloi Machoro, Yeiwene Yeiwene. La comédienne, épouse du protagoniste, propose un texte moderne et universel L’Esperanza la misère mondialisée. Qui est obscène ? Hors scène ? Le théâtre de Gope ou celui convenu « universel » ? Avec génie, l’artiste met en scène un adieu. Le public y voit un rappel. Pour lui ouvrir de nouveau le rideau !

 

J’aurais aimé écrire sur une voix éclatante…

Mais pas d’espace littéraire critique au point qu’on doit …

Faire sa dernière scène : sortir de scène…

Colette Tidjite parle de Pierre Gope et sa vocation pour le théâtre

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Silo 2019 : Rencontre avec Sébastien Lebègue photographe-auteur et François Reynaert essayiste et romancier

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Silo 2019 : Rencontre avec Sébastien Lebègue photographe-auteur et François Reynaert essayiste et romancier
Silo 2019 : Rencontre avec Sébastien Lebègue photographe-auteur et François Reynaert essayiste et romancier

François Reynaert journaliste de presse écrite radio et télévision qui a publié des ouvrages d’histoire comme Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises, un best-seller. Il s’est retrouvé en face de l’auteur du best-seller Pacifique avec l’ouvrage de La coutume Kanak. Il a plutôt endossé son habit de journaliste pour cette rencontre en donnant son point de vue d’historien, sans être avare de louanges sur ce fabuleux témoignage, cette photographie, un pléonasme avec Sébastien, de la coutume Kanak. Sébastien Lebègue le mérite amplement. On a rarement vu un auteur mouiller autant sa chemise pour la promotion de son livre, un vrai Samouraï ! Le mieux, c’est de le lire avec ce message qu’il a posté sur son mur Face Book.

Sur FB des Portraits signés Sébastien Lebègue

 

« Après avoir passé ces deux dernières semaines en Nouvelle-Calédonie pour le SILO Salon International du Livre Océanien, Je voulais souligner l'importance du travail éditorial qui reste souvent inconnu et pourtant primordial.

Un ÉNORME MERCI à mes deux éditeurs : l'ADCK-Centre culturel Tjibaou et Au vent des îles.

 

• L'ADCK-Centre culturel Tjibaou, qui m'accompagne depuis 2013 dans ce projet par un suivi sur le terrain, par la mise à disposition de contenu de ressources patrimoniale et linguistique, par des interventions écrites des membres du DRP, par de multiples écritures/réécritures et Lectures/relectures approfondies des textes mais aussi un accompagnement lors de la production des documents visuels, schéma, cartographies...... (un vrai travail d'éditeur comme disait mon très bon ami Luc Deborde lors de ses conférences), mais aussi et il faut le dire, par un accompagnement financier pour la production éditoriale, une diffusion et une mise en avant du livre au sein du Centre culturel Tjibaou, et également vers leurs partenaires (Maison de la Nouvelle-Calédonie entre autres) et invités, faisant rayonner ce livre et donc la culture kanak sur le territoire et à l'international.

 

• Au vent des îles, présent à mes côtés également depuis 2013, qui fait un travail exceptionnel, par la valorisation de mon contenu, les énièmes relectures réalisées, tant en Nouvelle-Calédonie (avec des correcteurs locaux pour les relectures principales de fond - plus de 6 mois d'échanges), qu'à Tahiti (pour la double relecture de finition), la mise au norme de ma maquette, la production du livre en tant qu'objet, beau et pérenne, cela pour un prix public le plus bas possible pour le rendre accessible au grand nombre et aux petites bourses, avec un très bon choix de papier, doux, agréable au touché, adapté aux climats tropicaux, une qualité d'impression tout en finesse et justesse des couleurs, une production et une finition irréprochable, magnifiant le détail jusqu'au moindre détail pour produire un objet phare de bibliothèque ou de table de salon. ... Mais aussi et cela ne fait que commencer, par un travail de diffusion pour que ce livre soit au plus près des lecteurs de Nouvelle-Calédonie en choisissant des acteurs économiques locaux en privilégiant le diffuseur de proximité par Pacific Book'in et la Librairie Calédo Livres (Cathie et Béné faisant un travail énorme également autour de ce livre), une présence, que dis-je, un ancrage à l'international avec une forte action et diffusion dans les librairies françaises (notamment au Quai Branly), européennes et du Pacifique (un vrai pouvoir de diffusion malheureusement encore trop rare chez les concurrents), un soutien et une disponibilité constante à l'auteur (donc à moi), en proposant des invitations sur des événements à l'international, par le financement de déplacements, par de la communication extra éditoriale... J'en passe. Et je conclurai par remercier et souligner l'implication directe de Christian Robert, directeur d'Au vent des îles, par son professionnalisme, son ouverture, sa bienveillance, son charisme et sa droiture, mais aussi sa simplicité et ses multiples qualités humaines, plaçant l'Autre au cœur de ses préoccupations, cela pour le bienfait du Livre au sens large, et donc pour le bienfait du livre Coutume kanak et par extension, le rayonnement de la culture kanak et de la Nouvelle-Calédonie au sens large. » SL

 

Ci-dessous une image de la rencontre Témoigner ou inventer, de quelle façon l'Histoire doit nourrir la fiction avec François Reynaert, Alice Zeniter et Frédéric Ohlen je n'ai pas malheureusement ou la suivre correctement pour en parler. (Mais c'était bien smiley)

 

Publié dans Culture Kanak, Essai

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Nouveauté disponible à Calédo Livres : L’ÉPAVE, réédition du premier roman de Déwé Gorodé.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

 

Déwé Gorodé signe en 2005 ce premier roman singulier, traversé d’oralité kanak contemporaine, de récits anciens, de chants et de poèmes profondément originaux.

Dans la langue qui lui est propre, elle dresse les portraits sans concession d’hommes et de femmes tourmentés, composant par touches parfois crues, parfois gaies, parfois sombres, un tableau sans fard des passions qui ravagent les êtres. Sans faux-semblant, sans pudeur hypocrite, l’auteure choisit de dire le désarroi des femmes salies, abusées dès l’enfance, parfois au sein même de leur famille, soumises physiquement et moralement au bon vouloir du sexe fort.

« L’Épave » est une œuvre fondatrice d’une écriture kanak contemporaine, inventive et courageuse, la voix d’une femme qui brise le silence autour des maux du sexe et des violences faites à ses pairs.

Cette œuvre a été présentée pour la première fois au SILO 2005, à Poindimié. C’était alors le premier roman kanak jamais publié. « L’Épave » a reçu le prix Popaï en 2007.

Déwé Gorodé au festival de la BD à Boulouparis en 2017 entourée de quelques participants

Déwé Gorodé au festival de la BD à Boulouparis en 2017 entourée de quelques participants

Publié dans Culture Kanak, Roman

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L'anthropologue Jean Guiart est décédé

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

L'anthropologue Jean Guiart est décédé
Photo Joël PAUL jean Guiart avec Frédéric Rognon parle de Leehnart le 19 juillet 2018 chez Calédo Livres

Photo Joël PAUL jean Guiart avec Frédéric Rognon parle de Leehnart le 19 juillet 2018 chez Calédo Livres

Papeete, le 5 août 2019 - L'anthropologue Jean Guiart est décédé dimanche 4 août à son domicile à Punaauia à l'âge de 94 ans. 
Anthropologue et ethnologue réputé, spécialiste des arts et des religions de l'Océanie Jean Guiart était né en 1925 à Lyon. Durant sa longue carrière, le professeur Jean Guiart a été directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Etudes (EPHE) de 1968-1973, puis directeur du Laboratoire d'ethnologie du Musée de l'Homme de 1973 à 1988. Pendant sa retraite, il réside à Nouméa où il fonde en 1997 sa propre société d'édition, Le Rocher-à-la-Voile, puis à Tahiti. 
Jean Guiart est connu pour avoir réalisé de nombreuses recherches sur les arts et les religions de l'Océanie, notamment sur la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu (ex-Nouvelles-Hébrides). Il a apporté une importante contribution à l'étude de la société canaque. (Merci à Frédéric Angleviel pour le partage de cette triste information)

Site de l'anthropologue suivre le lien

Jean Guiart au salon de Papeete en Novembre 2017 photo Joël PAUL

Jean Guiart au salon de Papeete en Novembre 2017 photo Joël PAUL

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Le livre Lexique français-iaai/ iaai-français, de Daniel Miroux, vient d'obtenir le prix catégorie scientifique du salon insulaire d'Ouessant.

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Daniel Miroux au sénat coutumier pour la sortie de son livre

Daniel Miroux au sénat coutumier pour la sortie de son livre

Le livre Lexique français-iaai/ iaai-français, de Daniel Miroux, vient d'obtenir le prix catégorie scientifique du salon insulaire d'Ouessant.

 

Trente ouvrages étaient cette année en compétition. La cérémonie de remise des prix a eu lieu jeudi 11 juillet, dans la nouvelle salle polyvalente d’Ouessant (Finistère).

 

Jeudi 11 juillet, le 21e salon international du livre insulaire a remis ses prix littéraires dans la nouvelle salle polyvalente de l’île d’Ouessant. 30 ouvrages étaient en compétition pour remporter les deux Prix du livre insulaire 2019.

 

Avec la baisse des donations des partenaires et le faible nombre d’ouvrages présentés, certains Prix (jeunesse, beaux livres, fiction) n’ont pas pu être renouvelés cette année.

 

Le palmarès 2019

Grand prix du jury/des îles du Ponant. Bernadette Thomas, pour Jeanne, il était une femme (Éditions Livres sans frontières)

 

Prix sciences. Daniel Miroux, pour Le lexique français-iaai et iaai-français (Alliance Champlain)

 

Les résultats du concours de nouvelles, sur le thème de Robinson Crusoé, seront dévoilés quant à eux dimanche, à 11 h 30.

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Lexique français-iaai, iaai-français

Le iaai, langue austronésienne, fait partie du groupe des langues océaniennes. Il est principalement parlé dans l’ile d’Ouvéa, appelée aussi Iaai, située dans l’archipel des Loyauté en Nouvelle-Calédonie.

C’est une langue riche de par sa phonologie et son système vocalique. Elle se caractérise également par l’absence de voyelle nasale et par une expression de la possession la plus développée, des langues kanak.

Dès l’établissement des missionnaires protestants, au milieu du XIXe siècle, la langue iaai a eu sa propre écriture avec la fixation d’une orthographe qui sert encore de référence aujourd’hui. La publication de la Bible, le Tusi Kap, en 1901, marque la diffusion écrite du iaai. À l’époque de très nombreux textes notamment religieux ont été écrits dans la langue.

L’écriture a toutefois subi, depuis, une évolution à la fois par le souci des linguistes de la rendre plus proche de la réalité en doublant, entre autres, les voyelles longues et aussi par la disparition de certaines consonnes dans plusieurs catégories de mots, celles-ci n’étant plus prononcées par les locuteurs, probablement en raison de la proximité de la langue avec le français.

Signe de vitalité, les lecteurs pourront trouver dans ce livre de nombreux mots de création récente liés à la vie quotidienne actuelle.

Publié dans Culture Kanak

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