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ecrivain caledonien

François Ollivaud chansonnier et auteur, s'est éteint ce lundi, à l'âge de 85 ans.

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François Ollivaud chansonnier et auteur, s'est éteint ce lundi, à l'âge de 85 ans.
François Ollivaud chansonnier et auteur, s'est éteint ce lundi, à l'âge de 85 ans.

Ancien enseignant avec en parallèle la création  de sketches et des chansons satiriques qui resteront dans la mémoire calédonienne.

Les histoires de François Ollivaud occupent 80% du livre Fin Kalolo. Ceci explique probablement pourquoi son nom et son portrait apparaissent deux fois plus grand que ceux de Jean Vanmai sur la couverture.

Cet ouvrage a été édité en 2007 par les « Editions de l’Océanie », de Jean Vanmai. Je ne suis pas certain qu'il reste des exemplaires en librairie mais peut-être ! 

Tata François, mes condoléances à la famille Ollivaud et Chenais. Joël

Retrouvez sur RRB le portrait de François Ollivaud par Gilles Ménage du 29 avril 2019 à 22:48  

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En 2020 L’Harmattan a publié beaucoup d’ouvrages de et pour les Calédoniens

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En 2020 L’Harmattan a publié beaucoup d’ouvrages de et pour les Calédoniens

Chaque année L’Harmattan permet à des auteurs du pays de publier. On aime ou pas cette maison mais faute d’éditeurs en nombre suffisant, L’Harmattan dépanne et édite de très bons ouvrages. Nous avons de petites maisons en Calédonie avec des éditeurs compétents mais ils publient peu. On a surtout la chance d’avoir un éditeur du Pacifique Au Vent des Îles basé au Fenua. Il y a aussi des éditeurs de métropole qui sont calédoniens de cœur et qui ouvrent régulièrement leurs portes aux auteurs du Caillou. Il faut saluer le travail de la libraire Calédo Livres en particulier qui commande régulièrement les ouvrages L'Harmattan.

Extrait du site de Prom’auteur

La prospection pour trouver des éditeurs susceptibles d’éditer nos manuscrits n’est pas une mince affaire. D’ailleurs, pour beaucoup cela relève du parcours du combattant. De plus, comment savoir si l’éditeur est à compte d’éditeur et qu’il ne s’agit pas d’un énième compte d’auteur déguisé ?

Dans cet article, je vous donne les clés pour trouver les éditeurs qui vous conviennent et, surtout, pour repérer les comptes d’auteur cachés.

Si vous ne vous rappelez plus ou que vous ne connaissez pas la différence entre un éditeur à compte d’éditeur et un éditeur à compte d’auteur, je vous invite à lire cet article en suivant le lien

En 2020 L’Harmattan a publié beaucoup d’ouvrages de et pour les Calédoniens

ÉDITIONS DIFFUSION L'HARMATTAN (présentation éditeur)

1er rang de l'édition française en nombre de titres !

Une maison d'édition familiale et indépendante fondée en 1975 autour de valeurs universelles : les droits de l'Homme, les droits des peuples à disposer d'eux-mêmes et avec la vocation constante d'être au service de la recherche pour une transformation sociale. Son ambition : partager les savoirs et contribuer à l'émergence d'auteurs francophones. Une prise de position qui détermine continuellement ses choix éditoriaux...

Aujourd'hui, le groupe l'Harmattan est constitué de 4 pôles :

- Harmattan Editions : classé au 10e rang des éditeurs français indépendants (Source : Livre Hebdo 2017).

- Harmattan Librairies : un réseau de 5 librairies spécialisées, au cœur du quartier latin à Paris.

- Harmattan Distribution : Près de 30 éditeurs (Editions Academia, Editions Alan Sutton, Editions Fauves, Exbrayat, Acoria, Campus Ouvert, Komedit, Editions du Tricorne, Editions le Voyageur, No Coment, Editions Colonna, Editions Airelle...) sont distribués à partir de notre centre logistique, basé à Condé sur Noireau.

- Harmattan Numérique : une Plateforme numérique multimédia, l'Harmathèque, proposant 50 000 livres numérisés consultables en lignes. Quelques chiffres Aujourd'hui, les Editions l'Harmattan se situent au 1er rang en nombre de titres édités par an avec plus de 2900 titres publiés en 2018 Près de 30000 auteurs référencés, 50000 présents au catalogue, près de 1000 collections font des Editions l’Harmattan un des principaux éditeurs de sciences humaines francophones.

Deux collections calédoniennes :

PORTES OCEANES La collection Les Portes Océanes

Collection dirigée par Paul Fizin et Frédéric Angleviel.

LETTRES DU PACIFIQUE La collection Lettres du Pacifique

Collection dirigée par : Hélène Colombani

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Les meilleures ventes de l’année 2020 pour Le Mémorial du Bagne Calédonien et Calédonia Blues

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Les meilleures ventes de l’année 2020 pour Le Mémorial du Bagne Calédonien et Calédonia Blues

Ce n’est pas un hasard que ces deux ouvrages soient en tête des ventes. Ils ont été récompensés par un prix Popaï au Salon international du Livre Océanien 2020. Ici comme ailleurs, les prix littéraires boostent les ventes. C’est amplement mérité, Le Mémorial, un monument, le travail d’une vie en deux volumes est incontournable. Calédonia Blues, des portraits de femmes d’une auteure au sommet de son art, Claudine est capable de voir ce qui se passe dans les foyers qu’elle épie comme une petite souris pour se faire témoin invisible des non-dits, des drames, des douleurs. Claudine Jacques peut restituer dans ses nouvelles des scènes plus vraies que nature.

Ces deux ouvrages ont posé pour la photo devant mon sapin avant de retourner dans ma bibliothèque où, ils sont en bonne place. Encore bravo ces amis auteurs calédoniens. JP

Retrouvez José-Louis Barbançon en suivant ce lien

Retrouvez Claudine Jacques en suivant ce lien

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Expériences coloniales de la Nouvelle Calédonie 1853-1920. Auteur : Isabelle Merle aux éditions Anacharsis

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Expériences coloniales de la Nouvelle Calédonie 1853-1920. Auteur : Isabelle Merle aux éditions Anacharsis

La Nouvelle-Calédonie (1853-1920)

En 1776, Heinrich Zimmermann s’embarquait pour le troisième voyage d’exploration dans le Pacifique conduit par le légendaire capitaine James Cook.

Le matelot allemand en rapporta le récit fasciné de sa découverte, quatre années durant, des peuples du grand océan. Il y raconte ses périples, de la Nouvelle-Zélande aux rives de l’Alaska en passant par les Tonga, Tahiti et surtout Hawaï où, à la suite d’une énigmatique cérémonie, Cook fut mis à mort sous ses yeux par les insulaires.

Depuis plus de deux siècles, les raisons de ce meurtre comme son interprétation ont suscité quantité d’hypothèses.

Dans son essai clôturant cet ouvrage, l’historienne Isabelle Merle s’efforce d’ajuster la focale autour de l’événement, afin de pénétrer la texture de ces fameux « premiers contacts...

Isabelle Merle est historienne, directrice de recherche au CNRS et spécialiste du monde océanien. Elle a notamment publié, avec Adrian Muckle, L’Indigénat. Genèse dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie (CNRS Éditions).

Présentation de l’Indigenat chez Calédo Livres suivre le lien

Chez le même éditeur

Chez le même éditeur

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SILO 2020 : Nicolas Kurtovitch sur le Deck pour parler de trois femmes son dernier recueil de nouvelles paru au Vent des îles

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SILO 2020 : Nicolas Kurtovitch sur le Deck pour parler de trois femmes son dernier recueil de nouvelles paru au Vent des îles
SILO 2020 : Nicolas Kurtovitch sur le Deck pour parler de trois femmes son dernier recueil de nouvelles paru au Vent des îles

Trois femmes aux éditions Au Vent des Îles

Des vies « sans défaite ni combat », dans tout ce que l’ordinaire peut offrir de merveilleux pour celui qui sait observer, ressentir et dire le moindre souffle, la plus infime palpitation. Nicolas Kurtovitch compose ici l’un de ses recueils les plus personnels où souvenirs, contes et réflexions poétiques s’entremêlent. Tisserand, il noue un à un les fils des mémoires et des instants vécus ou imaginaires pour nous dire l’importance d’être au monde en pleine conscience, de transmettre, de célébrer le pouvoir de la littérature et de l’humanité.

Cette présentation du livre résume bien l’ouvrage « Trois femmes », titre de la première nouvelle de son dernier recueil intimiste. Nicolas a écrit sur sa famille, sur son pays, son caillou, Il fait remonter des souvenirs de sa mère. Un exercice toujours difficile qu’il a réussi avec une grande pudeur. Il parle de lui sans narcissisme. Il répète souvent : « Les écrivains écrivent leur vie sans en être conscients ».

Nicolas est un homme à femme, son ouvrage trois femmes le confirme. Cette année, il a eu la malchance de croiser une femme fatale envoyée par le destin pour perdre ceux qui aurait pu aussi prétendre à une récompense mais Nicolas Kurtovitch sait s’effacer devant un champion ou une championne, c’est un sportif. Son Popai a lui, encore à inventer, c’est le Popaï de la bienveillance, de l’empathie avec les autres, les invisibles. Sans Nicolas Kurtovitch, cette année 2020, pas de SILO, l’affaire était mal engagée. Les acteurs du livre étaient divisés comme d’habitude et les egos plus gros que jamais. Il a tenu bon en tirant les ficelles comme un marionnettiste talentueux. Contre virus et une marée d’obstacles, il est sorti vainqueur. Il a sauvé ce SILO voué à l’échec qui a été, en définitif, un bon cru. La nature a aidé les amis du livre. Les écologistes et défenseurs de la biodiversité ont drainé du monde au centre culturel Tjibaou. Le centre culturel est un lieu respectueux de l’environnement, un joyau posé dans un écrin de verdure préservé de Nouméa et ingénieusement imaginé par Renzo Piano. Un lieu de culture kanak qui, entre parenthèses, font de la permaculture depuis toujours mais ils ont la politesse d’écouter ceux qui leur enseignent ce qu’ils savent déjà, des méthodes millénaires comme la préservation de la ressource. Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet. Par exemple, la culture sur brûlis, c’est mal, très mal, mais des scientifiques australiens se demandent si les brûlis ancestraux des aborigènes n’étaient pas bénéfiques pour entretenir le bush. Néanmoins, tout le monde est convaincu de l’urgence écologique, de la nécessité de sauver, ce qui peut encore l’être. Ce n’est par hasard si l’écologie attire du monde et que le monde de la littérature y adhère complètement en honorant notre devise : Terre de parole et de partage. Nicolas Kurtovitch a été partageur, il a surement semé des graines, des pistes pour les futurs auteurs en expliquant sa philosophie de la vie et ses points de vue de poète et d’écrivain expérimenté.

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Angélus en terre lointaine de Bernard De La Vega

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Angélus en terre lointaine de Bernard De La Vega

 

Aux éditions Au Vent de Îles

Ce livre de 2012 sera présenté par son auteur lors du café littéraire du 12 septembre au restaurant l’Envergure à Boulari, ce livre mérite de revenir sur le devant de l’actualité. Il est en vente à la librairie Calédo Livres. JP

Dans ce roman historique qui se déroule en Nouvelle-Calédonie, entre la deuxième moitié du XIXe et le début du XXe siècle, Bernard de La Vega a scrupuleusement respecté le contexte historique et anthropologique du lieu où les personnages prennent vie. Les croyances mélanésiennes de la période précoloniale, l'enfer et les roublardises de l'univers carcéral, la rude adaptation des mises en concession sont peintes avec réalisme et justesse. Dans ce contexte, les personnages réels ou fictifs, prennent toute leur autonomie pour devenir des héros de roman. Le lecteur oublie alors l'Histoire des historiens pour épouser les émotions de héros lointains car elles sont aussi les siennes.

 

DE LA VEGA Bernard

Bernard de la Véga est né en France. Il obtient une licence d’Histoire-Géographie à l’Université de Bordeaux, puis une maîtrise de Géographie tropicale au CEGET (Centre d’étude de géographie tropicale) du CNRS. En 1989, dans le cadre des accords de Matignon, il est chargé de mettre en place un enseignement agricole en Nouvelle-Calédonie. Il travaille au lycée d’enseignement général et de technologie agricole de Pouembout. Aujourd’hui à la retraite, il se consacre à la recherche et à l’écriture.

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Clémence et Paul, avec l’histoire des colons Feillet en filigrane d’Anne-Marie Buteri a attiré du monde à Calédo Livres

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Clémence et Paul, avec l’histoire des colons Feillet en filigrane d’Anne-Marie Buteri a attiré du monde à Calédo Livres
Clémence et Paul, avec l’histoire des colons Feillet en filigrane d’Anne-Marie Buteri a attiré du monde à Calédo LivresClémence et Paul, avec l’histoire des colons Feillet en filigrane d’Anne-Marie Buteri a attiré du monde à Calédo Livres

Clémence et Paul sont tous deux nés en France à la fin du XIXe siècle mais construisent leur avenir en Nouvelle-Calédonie puis aux Nouvelles-Hébrides. Tout d'abord installés à Tiwaka où leur vie n'est faite que de déboires, ils quittent la Nouvelle-Calédonie pour Port-Vila aux Nouvelles-Hébrides

C’est à partir du journal de sa grand-mère maternelle qu’Anne-Marie Buteri a bâti son ouvrage, un témoignage historique romancé. Ce roman a été écrit sur plusieurs années, l’auteure a pris son temps, les premiers jets date de 1984. Elle tenait à vérifier tous les détails et à relire l’histoire du pays pour réussir cette saga qui est un pan de la vie des colons Feillet (Suivre ce lien pour les découvrir). Petite-fille d’un colonel qui aurait dû finir général mais l'affrontement entre dreyfusards et antidreyfusard en a voulu autrement, l’officier était pieux. Sa descendante, probablement par atavisme, a dirigé sa causerie tambour battant. Le public composé essentiellement de descendants des colons Feillet étaient conquis d’avance. L’historienne Christiane Terrier, présente a cette causerie, buvait du petit lait en écoutant les anecdotes du récit de cette famille.

Madame Buteri a évoqué avec panache ces aventuriers, ces colons libres attirés par un El Dorado promis par le gouverneur Feillet mais la réalité était bien moins rose. Après les révoltes de 1878, la vie isolée en brousse n’était pas une sinécure, mais ce sont surtout les aléas climatiques, les maladies du café qui ont poussé Clémence et Paul à partir aux Nouvelles-Hébrides.

La colonisation, un thème polémique, est faite d’ombres, mais aussi de lumières. Les pionniers étaient souvent de bonnes personnes victimes de l’époque. Ce livre est un éclairage sur la vie de ces colons, l’histoire de la Nouvelle-Calédonie avec un grand H. L’histoire ne commence pas avec la colonisation en 1853 mais comme elle se transmet principalement avec l’écrit, les peuples de culture orale sont lésés car les écrits restent et les paroles s’envolent. JP

Pour retrouver cette histoire le livre d’Anne-Marie Buteri disponible à la libraire Calédo Livres vous attend. Il est vendu 2945 F

Clémence et Paul, avec l’histoire des colons Feillet en filigrane d’Anne-Marie Buteri a attiré du monde à Calédo Livres
Clémence et Paul, avec l’histoire des colons Feillet en filigrane d’Anne-Marie Buteri a attiré du monde à Calédo LivresClémence et Paul, avec l’histoire des colons Feillet en filigrane d’Anne-Marie Buteri a attiré du monde à Calédo Livres
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Clémence Et Paul de Anne-Marie Buteri un roman historique disponible en librairie à Nouméa

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Clémence Et Paul de Anne-Marie Buteri un roman historique disponible en librairie à Nouméa

Une nouveauté, un témoignage historique sur l’histoire des pionniers dans notre région du Pacifique Sud qui devrait séduire les Calédoniens férus d’histoire. Ci-dessous vous trouverez la présentation de l’ouvrage et une interview exclusive que l’auteure Anne-Marie Buteri a bien voulu accorder au blog ecrivainducaillou.

Présentation de l’ouvrage :

Clémence et Paul sont tous deux nés en France à la fin du XIXe siècle mais construisent leur avenir en Nouvelle-Calédonie puis aux Nouvelles-Hébrides. Tout d'abord installés à Tiwaka où leur vie n'est faite que de déboires, ils quittent la Nouvelle-Calédonie pour Port-Vila aux Nouvelles-Hébrides. Au début du XXe siècle on ne connaît pas encore la contraception et Clémence ne comptabilise plus ses jours de maternité... Pourtant elle se plie au dictamen de la nature et accueille coup sur coup ses enfants avec joie, toujours plus éprise de son mari. Une femme, Gaëlle, s'introduit dans leur bonheur. Va-t-elle parvenir à ses fins ?

Avec cet ouvrage, Anne-Marie Buteri réalise son rêve d’écriture romancée sur la vie d’une partie de ses aïeuls installés en Nouvelle-Calédonie puis aux Nouvelles-Hébrides entre 1897 et 1918. D'après le journal de sa grand-mère maternelle, complété par des journaux locaux, elle retrace l’aventure humaine de ces colons des XIXe et XXe siècles, livrés à eux-mêmes dans une nature souvent hostile.

Prix : 3100 XPF aux éditions GRHOC disponible chez Calédo Livres

Entretien avec l’auteure :

Le rédacteur du blog ecrivainducaillou a voulu en savoir plus et a posé quelques questions à Anne-Marie Butéri

 

JP : Ce livre a été écrit d’après le journal de votre grand-mère maternelle donc le vrai journal d’une ascendante. Ce journal est-il resté dans la famille depuis cette époque ou c’est une redécouverte ?

 

AB : Avant la mort de ma grand-mère en 1978 son journal, tenu entre 1906 et 1947, a été dactylographié et photocopié par un de mes oncles.  Elle lui a demandé de le distribuer à chacun de ses enfants. J’ai entendu parler de ce journal quand mon oncle procédait à sa dactylographie et j’en ai eu très rapidement une copie.

 

JP : Est-ce votre premier livre, ce livre est un vrai témoignage historique qui va faire le bonheur des historiens. Pensez-vous récidiver ?

 

AB : Oui, c’est mon premier livre. Les informations chronologiques qu’il contient sont peut-être intéressantes pour fixer dans le temps les divers cataclysmes qui se sont déroulés en Nouvelle-Calédonie et aux Nouvelles-Hébrides. Mais de nombreuses informations sont déjà accessibles à ceux qui veulent écrire puisque je les ai prélevées dans des journaux locaux, dans des livres ou sur internet.

Je pourrais bien sûr récidiver puisque mon livre se termine en 1918 alors que le journal de ma grand-mère s’arrête en 1947. Cela me donne une bonne marge de manœuvre …  mais je n’ai pas encore pris la décision de m’atteler à un deuxième tome. 

 

JP : Combien de temps vous a demandé la rédaction de cet ouvrage ?

 

AB : 2 ans et demi, soit quelque temps après ma mise à la retraite.

 

JP : Est-ce que l’écriture de cet ouvrage vous a fait découvrir ou redécouvrir votre histoire familiale et l’histoire de la colonisation en générale ?

 

J’ai lu le journal de ma grand-mère quelques temps après son décès. Je me souviens qu’à l’époque j’habitais à La Coulée et j’avais confié à mon vieux voisin, qui adorait les histoires de famille, que j’avais commencé à écrire sur la vie de ma grand-mère. Il m’avait répondu : « Je serai votre premier lecteur ».  Depuis il est mort. J’avais en effet entamé la rédaction d’un livre dont j’ai perdu les feuillets au cours du déménagement de ma famille sur Nouméa lors des évènements de 1985. Je vous raconte tout cela parce que c’est à cette époque que j’ai découvert mon histoire familiale. Par contre, même si mon père m’a évoqué, à travers sa propre histoire, celle de la colonisation aux Nouvelles-Hébrides, c’est en compulsant les journaux d’époque, la France Australe et le Néo-Hébridais, que j’ai touché du doigt l’ampleur de mon ignorance. Par cette occasion que vous me donnez, je rends tout particulièrement hommage à Monsieur Louis-Gabriel Frouin, propriétaire et rédacteur du Journal Le Néo-Hébridais, dont les descendants vivent en Australie, en France, en Nouvelle-Zélande, en Suisse, en Nouvelle-Calédonie et au Vanuatu.

 

JP : Beaucoup d’anciens des Nouvelles-Hébrides ont la nostalgie du condominium est-ce votre cas ou pensez-vous que l’émancipation des peuples colonisés est dans l’ordre normal des choses ?

 

AB : Beaucoup d’entre nous avons la nostalgie du pays. Nous nous rencontrons d’ailleurs entre amis au sein de l’amicale AHNC. Votre question est cependant plus dirigée mais je crois que ma première réponse est liée à celle qui va suivre.

Après le 30 juillet 1980, date de l’indépendance des Nouvelles-Hébrides, une certaine nostalgie du condominium a perduré. Il faut dire que cette administration conjointe entre la France et l’Angleterre est historiquement unique. A situation exceptionnelle, ambiance exceptionnelle. Afin que les différentes communautés (canaque, française, anglaise, australienne, néo-zélandaise, espagnole, vietnamienne, chinoise, indonésienne, italienne, réunionnaise, et j’en passe certainement) se comprennent, le biche-lamar, cette langue vernaculaire est très vite devenu une langue véhiculaire. Cette approche nous mettait tous sur un pied d’égalité, ce qui favorisait probablement ces relations humaines exceptionnelles. Le biche-lamar est resté d’ailleurs la langue officielle du Vanuatu.

La deuxième partie de votre question, qui évoque « les peuples colonisés » et leur « émancipation » est délicate. Les anglais et les français se sont installés aux Nouvelles-Hébrides petit à petit, de façon individuelle. Il n’y a pas eu, à proprement parler, de prise de possession. En 1906 le condominium a été instauré pour faciliter les relations administratives et commerciales entre les français et les anglais qui vivaient aux Nouvelles-Hébrides. Les terres occupées principalement par les colons ont initialement été achetées ou négociées de façon plus ou moins honnête.  Ce n’est pas du tout la même colonisation qu’ailleurs. Les relations entre les Résidents Français et Britannique étaient souvent compliquées, leur conception de la gestion administrative étant différente. Cela n’aurait pas duré longtemps et il est normal que les autochtones aient voulu prendre les rênes. En conséquence ils se sont unis pour obtenir l’indépendance alors qu’avant l’arrivée des européens ils se battaient. C’est, bien entendu, une conclusion heureuse pour ce beau pays. 

 

JB : Merci d’avoir répondu à ces quelques questions, pouvez-vous en conclusion nous offrir un message à l’attention des jeunes générations pour un vivre ensemble harmonieux dans le futur entre les ethnies de notre région ?

 

AB : Je pense que le proverbe : « l’union fait la force » est un beau message à méditer. J’espère que le chemin divergent des indépendantistes et des non indépendantistes se croisera pour suivre la même route. La France qui, grâce à notre histoire, a fait d’elle notre mère patrie et par conséquent de nous des frères et sœurs, voudrait que ses enfants se conduisent en adultes, unis par les liens du cœur afin qu’ils bâtissent ensemble leur terre de demain. Nous pouvons être fiers de notre niveau de vie ainsi que du chemin accompli par rapport aux pays avoisinants. Régulièrement des Vanuatais quémandent notre aide à laquelle ils accèdent pour être soignés ou pour suivre des études. Il est difficile d’occulter que cette générosité nous vient de la France.

 

Mercredi 9 septembre à 18h00, venez rencontrer et échanger avec

Anne-Marie Buteri

qui nous présentera « Clémence et Paul »,

à la libraire Calédo Livres

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Mots pour Maux : remerciements aux auteurs calédoniens

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La photos des sourires pour oublier nos malheurs

La photos des sourires pour oublier nos malheurs

L’opération solidarité des écrivains calédoniens, la mise en ligne de textes en soutien à la population confinée ou malade, a été un franc succès. Cette action va probablement continuer tant que nous recevrons des textes. La Nouvelle-Calédonie va progressivement revivre mais ailleurs la pandémie fait encore des ravages. Nous sommes des citoyens du monde et la toile n’a pas de frontières alors vos poèmes, nouvelles, extraits d’ouvrage sont encore les biens venus pour réchauffer les cœurs.

Un grand merci aux 33 participants qui ont envoyé parfois plusieurs textes et à mon partenaire Nicolas Kurtovitch. Merci aux Nouvelles Calédoniennes qui m’a envoyé un journaliste pour me prendre en photo au début du confinement pour relayer cette action, l’article n’est toujours pas paru mais c’est l’intention qui compte. Merci à tous les auteur(e)s du pays. La lutte continue ! JP

Marc Bouan, Joël Paul, Odile Dufant, Claudia Rizet-Blancher, Alain Brianchon, Alain Lincker, Imasango, Sylvie Baille, Nicolas kurtovitch, Georges Macar, Benoit Seaudeau, Patrice Guirao, Céline Fuentes, Luc Enoka Camoui, Daniel Miroux, Sylvie Coquillard, Léopold Hnacipian, Michèle, Jean Vanmai, Bernard Billot, Catherine C. Laurent, Hamid Mokadden, Christine Bourrelly, Paul Fizin, Anne-Marie Jorge Pralong-Valour, Sandrine Teyssonneyre, Patricia Artigue, Huguette Montagne, Frédéric Ohlen, Bernard Suprin, Evelyne André-Guidici, Dewé Gorodé, Thierry Chartron.

Publié dans Ecrivain calédonien

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Mots pour Maux : Bernard Suprin naturaliste et botaniste émérite nous fait l’honneur d’un texte inédit à paraître dans un prochain ouvrage

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Photo de Bernard Suprin

Photo de Bernard Suprin

La Légende de l’Éléphant de Gohapin

(Avec les collaborations de Sophie Brun et de Philippe Godard)

 

Les familiers de la région de Poya-Gohapin connaissent bien la silhouette de l’éléphant sculpté dans le calcaire, de ce même calcaire marbrier dont est constituée la célébrissime poule Couveuse de Hienghène. Mais combien savent que cet éléphant a tout une histoire  ? la voici, telle que me l’a racontée son auteure… sous le sceau de la confidence !

 

À l’initiative hardie de Gilbert Thong, le premier cirque est venu au début des années 1970. Il s’est installé dans le dock industriel d’un limonadier à Montravel à proximité de la future Cité Pierre Lenquette. Les empilements de casiers à bouteilles y faisaient office de gradins. Le numéro vedette en était un tigre* qui sautait de plusieurs mètres de hauteur dans un bassin !

 

Pour le plus grand bonheur des petits et des grands, le fameux cirque Whirling des Samoa est revenu en avril 1987 et a pris ses quartiers au vélodrome Georges Brunelet (Receiving). Cette fois, un éléphant faisait partie de la troupe. C’était d’ailleurs l’unique représentant de la gent animale et la deuxième fois où le cirque prit l’audace de venir accompagné d’un animal de ménagerie.

 

Après Nouméa où le cirque connut un franc succès en grande partie grâce à la bête, il s’est installé à Koumac. «Si tu ne peux pas aller au cirque, le cirque ira à toi», tel en avait décidé la direction du cirque, sans aide ni subvention d’aucune sorte. Cette attitude louable fut un très mauvais calcul, pire, un vrai désastre financier. Car la clientèle broussarde est trop clairsemée pour rentabiliser un déplacement qui a nécessité plusieurs jours de démontage et autant pour le remontage. Et un éléphant, ça mange énormément ! Il fallait le nourrir, le transporter, le soigner et aussi assurer son retour aux Samoa ! Pour sauver le cœur, il fallait donc de toute urgence amputer le cirque de l’un de ses membres les plus prestigieux.

 

La mort dans l’âme, le directeur décida de libérer le débonnaire pachyderme. Il opéra en catimini, par une nuit sans lune, sans en aviser quiconque !

Officiellement, la cage aura été mal fermée pour sauver la face. L’animal, bien entendu consentant et médusé de retrouver une liberté qu’il n’osait s’imaginer même en rêve, s’éloigna rapidement dans la savane, le plus loin possible des humains dont il commençait à être fatigué. Il n’aspirait qu’à vivre sa vie paisible d’éléphant dans une nature sauvage et accueillante.

 

Plus tard, des chasseurs et des randonneurs ont déclaré avoir aperçu ce qui ressemblait à un éléphant, mais toujours de très loin. Malgré leurs dires, ni leurs proches, ni les représentants de l’ordre ne les ont jamais pris au sérieux, ils se faisaient rabrouer et traiter de plaisantins : « Ah oui, et votre éléphant, il n’était pas rose, dès fois ? Il ne faut pas trop abuser de la moquette !». C’est ainsi que l’animal vécut longtemps dans la brousse calédonienne, passant tranquillement du massif de Tchingou à celui de Boulinda. Au crépuscule de sa vie, il se dirigea d’un pas lourd vers les falaises de Poya où s’acheva, paisible, sa longue vie.. Aujourd’hui, son corps inerte et fossilisé se découpe dans le ciel . Là, il peut enfin être vu et admiré de tout un chacun !

 

NDLR : seuls les trois premiers paragraphes sont fidèles à la réalité, le reste n’est que pure fiction ! Notons toutefois qu’un python réticulé fut trouvé à deux km de la tribu de Tiéta (région de Voh) en juin 2018. L’information a aussi été prise pour un canular, elle était pourtant très sérieuse !

 

Bernard Suprin

Téléphone : (00687) 26 49 40

 

Bernard Suprin était consultant en études et formation, mais aussi prospecteur botaniste, spécialiste de l’étiquetage botanique passionné de photographie.

Il a retrouvé en mai 2002 le Pittosporum tanianum réputé disparu. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la botanique néo-calédonienne et du « Guide botanique du jardin Lacroix à Dumbéa ». « Mille et une plantes en Nouvelle-Calédonie », le livre de poche préféré des randonneurs, son précédent ouvrage, est un guide botanique de terrain pour faciliter la reconnaissance des espèces traitées en détail dans ses précédents ouvrages « Plantes du littoral en Nouvelle-Calédonie » et « Florilège des plantes en Nouvelle-Calédonie » qui ont eu un grand succès et reçus le prix POPAI 2013 au salon international du livre océanien.

Publié dans Ecrivain calédonien

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