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ecrivain caledonien

Les vertiges de l’orée est le fruit d’un été consacré à l’écriture, dans le cadre inspirant du Château Hagen. Résidence d’écriture 2021 renseignements ci dessous.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Leslie Gobille au SILO 2020 avec Jean-Brice Peirano
Leslie Gobille au SILO 2020 avec Jean-Brice Peirano

Leslie Gobille au SILO 2020 avec Jean-Brice Peirano

Dans le cadre de leur soutien au développement de la filière du livre, la province Sud et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie sont heureuses de vous annoncer la reconduite, pour la cinquième édition, de leur résidence de création littéraire au Château Hagen.

Cette résidence de jour permet à l’écrivain.ne lauréat.e, résident.e de la province Sud, de disposer d’un lieu propice à la création afin de se concentrer pleinement à son travail d’écriture.

Cette résidence se tiendra en fin d’année 2021 sur une période maximum de trois mois, dans le Château Hagen (Nouméa, province Sud). (Source de infos site MLNC)

Retrouvez le règlement complet en consultation ou téléchargement en suivant ce lien

« Les Vertiges de l’orée » de Leslie Gobille, à découvrir absolument ! il est vendu 1800 XFP à la librairie Calédo Livres

Publié le : 21/09/2021 11:10:56

« Les Vertiges de l’orée » 

Calédo Livres vous recommande la lecture de ce roman plein d’humanité, sensible et poignant !

Il est librement inspiré de l’expérience captivante, extrême, bouleversante, qu’a représentée l’immersion de l’auteure pendant dix années dans un quotidien carcéral.

« Les Vertiges de l’orée » est le premier roman de Leslie Gobille, une nouvelle plume prometteuse, lauréate de la résidence d’’écriture de la Province Sud en 2019 pour ce projet.

Leslie Gobille voit le jour en Sarthe en 1980. L'univers rural et solitaire qui lui sert de berceau l’amène à nouer tout au long de son enfance, des amitiés intenses avec les animaux, les nuages et la littérature. Dès l'année de CP elle commence à écrire « des livres » ̶qu’elle tient à illustrer « malgré son absence évidente de dispositions pour cet art » ̶ et déclare qu’elle deviendra « écrivaine ». Elle est donc, à cet âge précoce, et à son insu, déjà féministe.

Après l’obtention d’un bac littéraire, elle décide de faire la part belle à sa seconde passion, celle de l'humain et de son roman intérieur, et engage des études de psychologie à l’université d’Angers. C’est avec son diplôme de psychologue clinicienne en poche, qui sera complété par la suite d’une spécialisation en criminologie, qu’elle s’installe en 2006 en Nouvelle-Calédonie.

Elle y exerce son métier avec passion, essentiellement dans le secteur pénitentiaire. Après treize ans de cette pratique exigeante qui ne lui laisse plus beaucoup de temps pour parler aux nuages, la voilà qui rêve d’une halte dans sa vie tourbillonnante pour s’adonner de nouveau à l’écriture. Elle candidate alors à la résidence proposée annuellement par la province Sud et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie comme dispositif d’aide à la création littéraire. Elle en est la lauréate 2019.

« Les vertiges de l’orée » est le fruit d’un été consacré à l’écriture, dans le cadre inspirant du Château Hagen.

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Le billet d’humeur de Ibn Khaldoun Sören Platon, une rubrique spéciale confinement. Humeur 15 et 16

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Par les confinements qui courent, quelques humeurs futiles…  surtout par les confinements qui durent longtemps

Humeur 15 Un peu de polémique

J’avais décidé de ne pas me mêler des administrations en temps exceptionnel de gestion de crise sanitaire, économique, sociale et mentale. Les personnels de la main gauche de l’État (pour reprendre l’expression de Pierre Bourdieu directeur d’une somme collective La France parle. La misère du monde), aide-soignant.e.s, médecins urgentistes ou pas, tous les invisibles qui travaillent contre la pandémie. Il est hors de question de tirer sur l’ambulance. Toutefois à entendre certains discours dont je ne nommerai pas les auteur.e.s, on est en droit de se questionner des amalgames et les procédés frôlant l’imposture. Si vous critiquez ce que je dis, vous remettez en question le travail que nous faisons pour la santé publique. Ainsi un haut responsable dit « politique » - on devra questionner le sens conféré à ce mot-valise de « politique » - finit une interview sur des certitudes qu’ils présentent comme n’étant pas « politiciennes ». Signifiant par-là que ce qui est dit par sa voix est politique au sens grandiose du terme. L’expérience de la pandémie lui a fait acquérir deux certitudes : 1. Nous ne sommes pas seuls au Monde et la Nouvelle-Calédonie n’est pas une partie isolée du Monde et 2. La Nouvelle-Calédonie dans le Monde a besoin de la France, nation puissante qui aide la Nouvelle-Calédonie en tant que crise. Vous voyez le paralogisme et tour de passe-passe rhétorique. Si vous critiquez ces énoncés, vous critiquez le travail accompli pour lutter contre la pandémie. On a envie de dire à l’auteur de ces propos de lire Glissant sur le Tout-Monde et Tjibaou sur les systèmes relationnels des interdépendances des archipels d’Océanie. Mais cet homme conservateur de droite ne doit pas lire ces auteurs. Juste une remarque : je ne suis pas convaincu que les communautés océaniennes et peuple kanak se positionnent pour une souveraineté de Kanaky-Nouvelle-Calédonie contre la France. Je pense que le lien la relation l’interdépendance entre la Nouvelle-Calédonie et la France doivent être recomposés et renégociés.

Humeur 16 Sans commentaire! 

Voici plusieurs citations autour desquelles je brode/borde ce texte.

Après coup, tisser/tresser sont des jeux de langage dont l’écriture fait partie. Ces textes sont de Barthes et Foucault. Auteurs qui se connaissaient bien au point que certains biographes évoquent une brève amitié homosexuelle de jeunesse (Didier Éribon ; David Macey). Michel Foucault avait introduit Roland Barthes au Collège de France.  Il en avait fait de même pour Pierre Bourdieu et Pierre Hadot. J’avais suivi les cours remarquables du dernier qui traduisait et commentait les Ennéades de Plotin à l’École Pratique des Hautes Études à Paris. Je rédigeais alors un mémoire de maîtrise « Le statut de l’âme et de l’intellect selon Platon et Aristote » sous la direction de Pierre Thillet, universitaire érudit et traducteur d’Alexandre d’Aphrodise qui plus est expert de la philosophie scolastique et arabophone. Les deux citations de Barthes sont extraites du Plaisir du texte tandis que celle de Foucault provient d’un des derniers textes « La technologie politique des individus » paru de son vivant aux États-Unis en 1982 puis de manière posthume aux États-Unis en 1988 et 1994 en France.

1. Roland Barthes Le plaisir du texte, Paris Seuil/Points 1973.

2. Michel Foucault « La technologie politique des individus » (« The Political Technology of Individuals » ; université du Vermont, octobre 1982 ; trad. P.-E Dauzat, in Huston (P ;H.) et Martin (L.H.), éd. Technology  of The Self. A Seminar with Michel Foucault, Amherst, The University of Masachusetts, 1988, pp. 145-162) pp. 813-828 dans Dits et Écrits 1954-1988 IV 1980-1988 édition établie sous la direction de Daniel Defert et François Ewald 

Roland Barthes sur Plaisir/Vérité

« Si j’accepte de juger un texte selon le plaisir, je ne puis me laisser aller à dire : celui-ci est bon, celui-là est mauvais. Pas de palmarès, pas de critique, car celle-ci implique toujours une visée tactique, un usage social et bien souvent une couverture imaginaire. Je ne puis doser, imaginer que le texte soit perfectible, prêt à entrer dans un jeu de prédicats normatifs : c’est trop ceci, ce n’est pas assez cela ; le texte (il en est de même de la voix qui chante) ne peut m’arracher que ce jugement, nullement adjectif : c’est ça ! Et plus encore : c’est cela pour moi ! ce « pour moi » n’est ni subjectif, ni existentiel, mais nietzschéen (« … au fond, c’est toujours la même question : Qu’est-ce que c’est pour moi ?... »). Le plaisir du texte p. 24

Roland Barthes sur la liberté textuelle

« Le texte est (devrait être) cette personne désinvolte qui montre son derrière au Père Politique. » Le plaisir du texte p. 84.

Michel Foucault sur la manière dont les États traitent « ses » populations

« La population n’étant jamais que ce sur quoi veille l’État dans son propre intérêt, bien entendu, l’État peut, au besoin, la massacrer. La thanatopolitique est ainsi l’envers de la biopolitique. » Michel Foucault « La technologie politique des individus » p.826. 

Relisant Barthes, je tombe sur un carton d’invitation servant de marque-page au livre Le Plaisir du texte.  

Au recto, on lit :

« En savoir plus sur… La Beauté Histoire de l’Art/Expo/Conférences lundi 13 août à 18h00 Théâtre de Poche Centre d’Art, 6 boulevard extérieur Nouméa. Avec une reproduction miniature de Jean Dubuffet de 1947 « Plus beaux qu’ils croient ».

Au verso :

« La Beauté conférence d’histoire de l’art lundi 13 août à 18h00 animée par Hamid Mokaddem, philosophe. « La beauté est-elle affaire de goût ? Est-elle une essence invariable ou dépend-elle des canevas que l’histoire et la norme culturelle imposent aux opinions ? Des questions posées dès l’Antiquité que la période contemporaine réactive sous d’autres formes et qui seront la ligne directrice de cette conférence.

Exposition du 13 au 26 août proposée par l’association Fluctua Nato, Maëva, Madjane, Dominique Marinet-Carrier Aline Mori Patrice Kaïkilekofe Julien Herby Mathieu Venon Yvon Jauneau et leurs invités…

Vernissage le 13 août à 19h00 (entrée libre et gratuite). »

Marque-page oublié ou plutôt resté dans le livre de Barthes délaissé. Je ne sais plus en quelle année c’était. J’avais cité lors de la conférence  le texte que j’intitule « plaisir/vérité/jugement de goût ». J’avoue que lors d’une évaluation, comme on dit de nos jours, en classe terminale, Christian Jambet, professeur de philosophie au lycée Jacques Amiot d’Auxerre avait donné ce texte à commenter. À mon tour, professeur au lycée Lapérouse, j’avais fait de même avec mes élèves.

J’habite proche d’une rue dénommée « Yvon Jauneau » décédé depuis. Mathieu Venon me rendant visite m’avait signalé ce fait. La conférence, je l’avais faite à l’invitation d’Aline Mori, artiste peintre et ancienne collègue au Lapérouse. Tout ceci ne nous rajeunit pas ! Mais confirme la vitalité culturelle par le biais associatif. Grâce à Aline, j’avais pu être introduit dans ce milieu que je ne fréquentais pas. Je regrette de n’avoir pu vouloir m’attarder au moment festif qui suivait la conférence. En sortant, je croisais le compagnon d’Aline dont le physique me faisait penser aux personnages de Tintin ou Rouletabille. Il arrivait en retard avec une jeune femme d’une beauté époustouflante. L’ascétisme me privait d’une conversation.

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Le billet d’humeur de Ibn Khaldoun Sören Platon, une rubrique spéciale confinement. Humeur 13 et 14

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Humeur 13 

Le plaisir du texte : les références sont-ils des révérences ?

Les références ne sont aucunement des révérences. Je n’en tire du reste aucune devant les auteur.e.s qui font autorité. Celles et ceux qui croient penser par eux/elles-mêmes et qui se dispensent des recherches des confrontations des textes sous couvert d’une réflexion personnelle ne savent pas ce que lire veut dire.

J’ai reçu des retours qui m’ont dit de continuer de faire partager des œuvres des contenus de pensée des livres. Je les remercie. Je dirai ceci.

Il fut un temps où on brûlait les livres un autre proche où on effacera les mémoires numérisées. Je cite Canguilhem, Foucault, Monod ou Jacob pour plusieurs raisons. D’abord montrer que des esprits critiques existent et que leur nom et travaux obstrués par les intellectuel.le.s médiatiques ou surmédiatisé.e.s doivent être mentionné.e.s. Canguilhem est avec Bachelard Koyré Duhem un des plus grands philosophes des sciences français. Résistant, il a consacré un texte que je recommande sur Cavaillès autre grand philosophe français assassiné et torturé par la Gestapo du fait de son militantisme et résistance. Cavaillès philosophe des mathématiques n’hésita jamais à prendre les armes contre l’occupant nazi. Un engagement effectif bien plus réel que celui de Sartre qui installa son fauteuil dans le sens de l’histoire. Au moins en ces temps d’amnésie et de nihilisme, ces références contre le crétinisme bon chic bon genre sont pour moi des révérences. Par ailleurs, allez jeter un œil sur ce que dit écrit pense théorise Canguilhem sur la vaccination et l’expérimentation ! Vous mesurerez combien il nous parle bien mieux que tous ces plumitifs qui écrivent comme pondent les poules. Lisez une ou deux pages (si vous aimez lire) et vous verrez le puissant travail d’écriture. Descartes et Pascal ont conféré à la langue française une valeur de langue scientifique. Dans la même veine, une intelligence critique comme celle de Canguilhem confère à la langue une prodigieuse capacité de nous transporter vers les idées.

Un journaliste me demandait d’écrire une humeur sur la globalisation et le confinement : Eh ! bien ! à l’ère des technologies numériques, téléportez-vous en lisant du Canguilhem et puis tiens allez parlons de jouissance textuelle et lisez ou relisez Le plaisir du texte et/ou les Fragments d’un discours amoureux de Barthes. Je ne dis pas ça pour me planquer derrière des références classiques. Je dis ça pour vous exhorter à vous enivrer.

Foucault nous apprend ceci. Derrière tout énoncé subsistent une histoire une archéologie une généalogie. Derrière l’énoncé de Macron-Slamet et de tous nos actuels gouvernants qui clament en chœur/cœur que « nous sommes en guerre » subsiste git dessous une sédimentation de traces textuelles : Clausewitz Freud et bien avant eux les Grecs puis les Romains : « Si tu veux vivre en paix prépare-toi à la guerre ! »

Sauf que nos gouvernants n’ont jamais anticipé la pandémie et n’anticiperont pas non plus la dérégulation des climats qui n’est pas si naturelle qu’on nous le fait croire.

Je voudrais citer du Barthes facilement trouvable dans ce texte court concis incisif Le plaisir du texte :

« Si je lis avec plaisir cette phrase, cette histoire ou ce mot, c’est qu’ils ont été écrits dans le plaisir (ce plaisir n’est pas en contradiction avec les plaintes de l’écrivain). Mais le contraire ? Écrire dans le plaisir m’assure-t-il – moi, écrivain – du plaisir de mon lecteur ? Nullement. Ce lecteur, il faut que je le cherche, (que je « drague »), sans savoir où il est. Un espace de la jouissance est alors créé. Ce n’est pas la « personne » de l’autre qui m’est nécessaire, c’est l’espace : la possibilité d’une dialectique du désir, d’une imprévision de la jouissance : que les jeux ne soient pas faits, qu’il y ait un jeu. » 

Humeur 14

Un ami journaliste propose une thématique d’humeur « confinement et globalisation ». Certes thématique parlante pertinente ... elle contredit cependant la dérive et liberté … de l’humeur. 

Juste ces quelques mots … la biopolitique – politique et régulation des populations ou gouvernement du vivant corrélatif (par l’appui) des sciences humaines naissantes : démographie, statistique, psychologies et autres disciplines – accentue reproduit « systémise » la folle machine inégalitaire du monde. Pour le dire simplement, les conditions du confinement accentuent perpétuent  la structure ou l’inégalité du monde. Pour plagier La ferme des animaux d’Orwell (repris par Coluche, « il n’y en a qui sont plus égaux que d’autres »), il y en a qui sont plus confinés que d’autres. Entre une famille ou semblant de celle-ci « stockée » ou « condamnée » à survivre dans un espace clos restreint et pour qui « l’enfer c’est les autres » du huis clos de Sartre sonnera  comme une aberration, le confinement est-il le même? …. Entre des personnes reclus dans une seule pièce et d’autres vivant dans une villa avec jardin ou en pleine nature… le confinement est-il le même ? Globalisation ? Non… j’insiste après les recherches scientifiques des « Global Studies », on devrait préciser les formes plurielles et inégalitaires des Globalisations et reprendre le concept de « Glocalisation » qui a le souci de montrer les invariants mais de penser les divergences historico-culturelles et géopolitiques de la Globalisation. Ainsi comment des puissant.e.s du Monde se déplacent-ils/elles ? Comment les uns et les autres vivent-ils/elles leur rapport au Monde ? Dans quelles conditions matérielles culturelles sociales avant de parler de philosophie, d’art ou de science ? Ainsi comment les informations sont-elles transmises et circulent-elles ? La guerre « fictionnée » contre les mutations et propagations virales incitant aux vaccinations massives masque-t-elle une carence ou des façons de gouverner les vivants et le monde ? Je propose à l’ami journaliste de faire un documentaire sur l’état du monde et d’expliquer où le monde en est à savoir expliquer en recourant aux expertises objectives ce qu’est le virus, ce qu’est un vaccin, comment se transmet-il? Comment en Nouvelle-Calédonie la mémoire collective intériorise l’histoire des épidémies, de la médecine ? A-t-on le droit d’obliger les populations à se faire vacciner malgré elles ? Si oui comment ? Pourquoi ? Comment réaménager le monde du travail et réguler les mécanismes et modèles économiques en rapport avec la situation de pandémie glocalisée ? Voilà à mon tour, j’invite cet ami journaliste à programmer une série prochaine de documentaires. Et surtout à ne pas prendre une affirmation d’idéologie scientifique pour un argumentaire et raisonnement objectif du type « certes on a introduit les épidémies mais on a aussi apporté les vaccins et les sciences et techniques qui permettent le progrès » phrase entendue d’une consultante/experte qui enseignait à l’université les civilisations. Qui « on » ? sur quoi est étayée son analyse ? Comment se fait-il que les perceptions des épidémies par les populations colonisées voire exterminées pour reprendre Grandguillaume par les épidémies (ou le nucléaire) ne sont pas entendues ? Une amie historienne australienne Ingrid Sykes a accompli un remarquable travail d’enquête couplant archives et surtout témoignages sur les léproseries à Ouvéa. Allez un peu de publicité intelligente, vous pourrez lire un échantillon de ses enquêtes dans le livre collectif que nous avons édités Mokaddem Hamid Scott Robertson Sykes Ingrid La Nouvelle-Calédonie et l’imagination intellectuelle publié aux éditions L’Harmattan. Au moins vous aurez de l’information éclairée et éclairante!

Je corrige :  Olivier Le Cour Grandmaison pour Coloniser.Exterminer. Sur la guerre et l’État colonial, Fayard, 2005 aux éditions Fayard.

Le même a remis les couverts en 2009 chez le même éditeur : La République impériale. Politique et racismes d’État.

Bonne suite

HM

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Le numéro 69 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

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Le plus de la rédaction : Bonne lecture à vous. Wws

Bozusë. Un petit texte pour nous lier et une chanson pour vous égayer dans votre lieu de rendez-vous. La traduction n’est pas fidèle. Elle relève plus du phantasme de celui qui vous écrit (hahaéèéèé !!!). Ça ne changera rien aux couleurs du temps. Ici, la pluie nous a rendu visite dans la journée d’hier mais elle n’a pas duré. Les quelques gouttes n’ont pas suffi à faire lever le niveau de la rivière qui, inéluctablement s’assèche. Patiente encore. Jusqu’à quand ? La question est posée. Bonne lecture et bon confinement à vous tous.

Wws

De l’école communale à Tiéta

Le matin du premier jour de la rentrée scolaire est toujours un moment exceptionnel dans la vie d’un écolier. La maison vivait au rythme des enfants. Maman s’était réveillée plus tôt que d’habitude. Emélie était en 5e. Moi, j’allais effectuer ma rentrée en 6e. J’étais pressé d’être devant le professeur, je vibrais à l’idée de parler une nouvelle langue. A la maison, Emélie, de deux ans mon aînée me montrait toujours son cahier d’Anglais. Elle émerveillait ma mère par ses nouveaux mots, surtout lorsqu’elle les prononçait. « How old are you? What your name? It is ten o’clock » et d’autres phrases encore qu’elle prononçait en ponctuant bien. Ma mère et ma grand-mère surtout en étaient subjuguées. Cela encourageait Emélie à toujours progresser. C’était alors comme si elle ne faisait plus partie de la famille. On la voyait déjà assise dans un bureau en train de donner des ordres aux hommes, comme on peut voir dans les films. Grand-mère, l’œil allumé disait que ma sœur irait loin dans les études.

Sept heures sonnaient lorsque nous franchissions le portail. Maman avait garé la voiture sous le flamboyant de chez Kafeat. Nous marchions en compagnie des autres parents et des autres élèves. Emélie marchait devant, son cartable flambant neuf était accroché sur ses épaules. Il couchait bien sur son dos. Maman ne lâchait pas ma main. Elle ne voulait peut-être pas me laisser partir. J’avais remarqué qu’elle feignait d’être à la hauteur de l’événement. L’instinct maternel. Elle pleurait son fils. Sûr. Elle savait que ma sœur et moi allions endurer les mêmes souffrances que l’année passée. Moi, je voulais dépasser Emélie. De toutes les façons, on ne réussirait jamais à changer la mentalité des gens du jour du lendemain. 

Il faut être le centre d’intérêt de la famille. Je me voyais revenir à la maison avec le cartable rempli de cahiers et surtout parlant Anglais. Ma seule motivation.

« Voilà Marcuse. » Me lança-t-on dans la cour. Je reconnus Delphine qui avait aussi fait tout son primaire à Voh, à l’école communale. Elle était venue toute seule. La « Mytho » ; celle qui aimait inventer des histoires de monstres. On était devenu de très bons amis malgré tout, parce qu’elle était aussi rejetée par les autres élèves. Les élèves du village lui menaient la vie dure. On nous reprochait de ne pas avoir de papa. En effet, nous en avons bien un comme tout le monde. Mais, le mien avait quitté ma mère pour vivre avec une autre femme. Ils avaient laissé le village pour Nouméa. Marienne, ma mère vécut seule pour s’occuper de nous. Sept enfants. Ce n’est pas simple. Je suis le troisième enfant. J’aidais beaucoup ma mère. Dès fois, le mercredi après-midi; j’allais à Gatope dans la mangrove pour ramasser des crabes. C’était plutôt extraordinaire pour mon âge. 

« - Alors Marcuse, ça va ? » « - Ah ! Ruben. Toi aussi tu es ici. J’ai vu Juliette avec sa grand-mère. Nous sommes trois du village. » Il se dirigeait vers les classes du haut. Ma mère était déjà venue pendant les vacances pour régler nos fournitures. Toujours en avance. Marienne était naturellement venue seule. Elle fuyait la foule. Les commères du village ne l’aimaient pas. Elles disaient sur elle de mauvaises choses. Je ne pense pas que tout cela est vrai. A l’école, les élèves me ressortaient tout ce que racontaient leurs mères à la maison, au sujet de maman. Evidemment, j’en souffrais. Cela n’avait fait que renforcer ma relation avec Delphine, une des mal-aimés de notre école.

7h45. Une voix se fit entendre. « Nous demandons à tout le monde de se diriger vers le réfectoire. » La salle à côté du manguier. Nous étions parmi les derniers à rentrer. Il ne restait plus de place sur les bancs. Nous nous étions alors dirigés vers le fond de la salle. Les profs et le personnel de l’école se trouvaient de l’autre côté de la balustrade où l’on passait avec le plateau à onze heures. J’avais peur. Je sentais les regards se poser sur moi mais aussi sur maman. Emélie n’avait pas peur. Elle me collait des noms aux visages que je lui montrais. Les anciens. Ils se reconnaissaient de loin. Ils avaient l’air plus dégourdis. Certains parlaient plus fort que d’autres, juste pour attirer l’attention sur eux. 

Après le discours du directeur, l’échange des coutumes se fit. Des tissus et des billets de banque étaient étalés sur une table. Un parent d’élève sortit de notre rang pour remercier le geste ; il s’était adressé à nous, les élèves. Il nous encourageait. Il nous disait de travailler. « Il faut écouter vos éducateurs et vos profs. C’est eux qui nous représentent ici à l’école. L’usine du Nord surplombe votre collège ; pensez. Travaillez pour le pays de demain. » Avait-il dit. Après ce temps de partage, on libéra le monde. Chaque élève gagnait alors sa nouvelle salle de classe où attendait le professeur principal. L’année scolaire de 6ème pour moi venait vraiment de commencer. Une nouvelle année où je devais une fois de plus faire face à la moquerie des autres élèves. 

H.L

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Académie des Langues Kanak, une nouvelle parution de Louis-José Barbançon traduit dans les trois langues des Loyauté

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photo subtilisée sur une publication FB de mon copain Paul Fizin (masqué)

Photo subtilisée sur une publication FB de mon copain Paul Fizin (masqué)

Nos ailes ont des racines

Bozu së itre sinee ne la pepa ka bulu i ALK.

Hanawange la sine i tusi ka troa mama e cikön.

En Drehu :

La itre iape së ka hetre iwaan" hna cinyihane hnei Louis-José Barbançon nge hna ujëne ngöne la koni qenelapa ne loialetri.

En français :

Bonjour les amis de la page bleue de ALK. Voici le livre qui paraîtra bientôt. Nos ailes ont des racines de Louis-José Barbançon traduit dans les trois langues des Loyauté.

L’Académie des Langues Kanak développe depuis 2009, une politique éditoriale variée : propositions d'écriture des langues kanak, dictionnaires, lexiques thématiques, recueils de textes, etc.

Pour avoir un aperçu des principales parutions actuellement en vente, suivre ce lien

Pour les commander, veuillez faire une demande de proforma à l’adresse suivante : alk@alk.nc.

Pour les amateurs en suivant ce lien vous retrouverez un article de ecrivainducaillou de 2014 sur les langues vernaculaires

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Le billet d’humeur de Ibn Khaldoun Sören Platon, une rubrique spéciale confinement. Humeur 12

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Je continue à diffuser l’humeur du philosophe, car il faut entendre les érudits. En période de confinement on a du temps pour philosopher sans tomber dans le complotisme. Nous avons plus besoin plus besoin d’urgentiste que de complotiste en ce moment. C’est ma philosophie de béotien. Joël PAUL

Humeur 12

Sommes-nous en guerre ?

Au niveau local calédonien, on devrait dire pour être précis et vrai, au niveau glocal en Nouvelle-Calédonie, l’énoncé de Clausewitz-Sun Tzu, reformulé chacun à leur manière par Mao puis Freud, macronisé c’est-à-dire popularisé en mot d’ordre relayé par ses disciples notamment des outre-mer  –  « nous sommes en guerre »  –  a-t-il un sens ? Quel est-il ?  Deuxième question,  la transmission du Covid 19 et la chaîne de transmission sont-ils traités au niveau scientifique ? Que peuvent les sciences du vivant ? Les sciences du vivant entretiennent, comme toutes les sciences, des rapports avec d’une part une idéologie et d’autre part, avec les technologies. Le premier rapport est une idéologie scientifique tandis que le second fait partie des technosciences. En France, l’excellent philosophe des sciences Georges Canguilhem avait consacré un essai précis  sur la question « Qu’est-ce qu’une idéologie scientifique ? » Un de ses disciples, Michel Foucault fera varier l’usage de ce concept dans ses recherches des années 80 sur la biopolitique. Sur les technosciences, beaucoup de recherches ont été effectuées depuis la découverte de l’ADN, notamment suite aux travaux de  Monnot, Jacob et alii. Tous deux auteurs d’essais tels que Le hasard et la nécessité ou la magnifique œuvre La Logique du vivant. Toutes ces références indiquent que nous sommes outillés pour clarifier la situation de pandémie et que ces outils d’analyse nous encouragent à cesser de nous engager dans une guerre fictive, pour ainsi dire fictionnée, et  au contraire de cultiver la distance critique pour ne pas céder à la panique et au bluff.

On cite trop souvent La peste de Camus beaucoup  moins Surveiller et punir de Foucault  encore moins La naissance de la clinique du même auteur  presque jamais La logique du vivant de François Jacob ou cet excellent petit ouvrage de Georges Canguilhem La connaissance de la vie. On apprend que l’expérimentation scientifique n’a jamais fait partie de l’éthique. Avant les régimes totalitaires racistes nazis, dès l’Antiquité, la médecine expérimentait sur les cobayes humains en ayant recours aux esclaves.

Demain, je reviendrai sur les questionnements sur la guerre, sur le mot d’ordre se substituant à l’information critique… en effet, vous ne croyez pas que je vais avoir la folle prétention de tout dire au même moment. Déjà recadrer les questions ce n’est pas une mince affaire.

Hier l’humeur 11 trop dure n’a pas été diffusée pour ne pas plomber une atmosphère déjà suffisamment pesante. Et puis je vis aussi et puis j’écris d’autres choses et puis je fais ce que je veux de mon confinement. Je m’interdis d’ironiser sur les bégaiements et aphasies de nos journalistes, consultants et politiciens glocaux qui ne font que répéter en écho les doutes de la recherche scientifique.

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Bon plan : La librairie de l’association Ecrire en Océanie et ses lectures en ligne

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Bon plan : La librairie de l’association Ecrire en Océanie et ses lectures en ligne

Ecrire en Océanie au service de la littérature calédonienne

 

Festival de la BD en 2017 organisé par EEO photo JP

Festival de la BD en 2017 organisé par EEO photo JP

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Pour les enfants confinés vente de livres jeunesse par lots à la librairie Calédo Livres

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Pour les enfants confinés vente de livres jeunesse par lots à la librairie Calédo Livres

Un jour, je serai GRAND… des propositions de livres jeunesse pour les enfants confinés par Calédo Livres

Donnez le goût de lire à vos enfants !

Chaque mois, Calédo Livres choisit pour vous des livres de qualité qui plairont aux petits Cagous du pays (de 0 à 5 ans).

Et des surprises sont prévues ! Ce pack pour 1 900 XPF TTC

Calédo Livres

Librairie spécialisée Nouvelle-Calédonie et Océanie

Livres anciens et d’occasion

21bis rue Jean-Jaurès, place des Cocotiers, Nouméa, Nouvelle-Calédonie

Contactez-nous au (+687) 27 38 11 ou par mail : librairie@caledolivres.nc

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Le billet d’humeur de Ibn Khaldoun Sören Platon, une rubrique spéciale confinement. Humeur 9 et 10

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

 Bonjour, 

La dixième pointe d’humeur. Même observation : celles et ceux qui ne désirent pas/plus lire ces futilités me le disent et je les soustrairais des quelques rares destinataires ciblés.

Humeur 10

VIP ! J’avais mis du temps à comprendre l’acronyme de Very Important Person le jour où je voulais, par sens de ce qu’il est convenu d’appeler « obligation morale », me rendre à l’hôpital de Nouméa pour rendre une visite amicale à un jeune anthropologue missionné par le CNRS. Il avait eu un accident d’automobile de retour de Brousse. Il fallait quasiment faire la queue ! Rien que pour le soutenir et lui demander si tout allait bien, s’il avait besoin de quelque chose ! Aucune inquiétude ! Il allait être hébergé à sa sortie par un de ses anciens collègues en poste dans un des plus prestigieux instituts de recherches de Nouméa. Collègue qui occupe aujourd’hui la fonction la plus haute des institutions politiques de la Nouvelle-Calédonie! C’est à la demande d’une autre anthropologue que je m’étais déplacé à cet hôpital.  C’est elle, à qui je faisais la remarque de la célérité des soin si soucieux prodigués autour de lui, qui me répondit avec ironie. « C’est un VIP ! » VIP ? : « Very Important Person ! »

Dans le même registre, un de mes frères envoyait un courriel destiné aux membres de la famille : « Rachid… est mort ! » Inquiet, je n’avais lu que le prénom « Rachid » croyant qu’il s’agissait d’un de nos frères ; l’œil sélectif ne voyait pas le nom propre qui s’affichait dans l’objet du courriel. Je faisais part de manière ironique en me rassurant et disant que ce n’était que Rachid Taha et non Rachid notre frère. Ce à quoi j’eus droit à des injures de la part du frère auteur de l’information. Insulte relayée par un autre de mes frères qui avait connu le chanteur et qui avait tissé avec lui des relations d’amitié. J’avais croisé l’artiste à deux reprises. Lors d’un concert à Migennes petit patelin icaunais lorsqu’il faisait partie du groupe Carte de séjour. Certes sympathique ! Puis une seconde fois à Nouméa cette fois-ci artiste mondialement célébré ! Encore une fois simple et tel qu’il est en lui-même. Mais enfin ! Entre le Rachid mon frère et le Rachid artiste et ami d’un autre frère… Les VIP à mes yeux sont les proches les intimes qui du fait de ce que je suis ne font pas partie des puissants de ce monde. Plutôt les humbles et les petits.    

 

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Bon plan : Atelier d’écriture animé par Fabienne Fabre-bijaczyk à la maison du livre. De la lecture savoureuse gratuite !

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Nos petites histoires de la semaine pour vous distraire pendant ce confinement,

"Le Doigt de Dieu" (La Création d'Adam) et la rentrée !!! C’était le thème du dernier exercice.

Illustration : La création d’Adam ou le doigt de dieu, un détail de la Création d'Adam de la Chapelle Sixtine de Michel-Ange

Un texte pioché au hasard, les autres sont tous disponibles en ligne suivre ce lien.

- Dis-donc, toi, là-bas, qui te prélasses au soleil, tu crois pouvoir échapper à la consigne ?

Tu dois rentrer chez toi et plus vite que ça car c’est la consigne générale et on doit s’y plier par souci de son prochain. Je ne t’aiderai pas et je ne te mettrai pas à l’abri du terrible virus. Finies les sorties libres, les sorties en boîte de nuit bondées, les rencontres fortuites, la liberté d’aller et de venir.

Tu crois que je t’épargnerai les difficultés ? Et bien détrompe-toi. Tu dois prendre tes responsabilités, exercer ton libre arbitre. Pour l’instant, tu ne sembles pas avoir compris le danger de ta position, tu te comportes comme un enfant et ne compte pas sur moi pour te sauver comme un élu privilégié.

- C’est terrible ce que tu m’annonces. Le royaume de Dieu, il faut donc le mériter toute sa vie durant ?

- C’est ainsi. Je t’ai conçu à mon image et tu dois te comporter en conséquence.

Claude

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