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ecrivain caledonien

Terre d’histoire(s) et de partage(s) de Christiane Terrier avec Hamid Mokkadem

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Terre d’histoire(s) et de partage(s) de Christiane Terrier avec Hamid Mokkadem
Terre d’histoire(s) et de partage(s) de Christiane Terrier avec Hamid Mokkadem
Terre d’histoire(s) et de partage(s)
NC 1ère radio
23 mai 12h 20-13 h puis 27 mai 2017, 16 h 05-15 h 45
Christiane Terrier
Hamid Mokkadem
Histoire, philosophie et politique dans l’œuvre d’Hamid Mokkadem

Rien qu’au titre de 2016, la reprise du livre, écrit en 2005, sur Jean-Marie Tjibaou, « Ce souffle venu des ancêtres… L’œuvre politique de Jean-Marie Tjibaou (1936-1989) », la rédaction d’un essai sur « Michel Foucault, les sciences sociales et l’Océanie », et la sortie d’un nouvel ouvrage sur « Hwang Upiko, peintre miniaturiste kanak de Lifou », voilà un exemple de la diversité d’une œuvre qui se situe au carrefour de l’histoire et la philosophie et de la politique.

Nous recevons aujourd’hui l’auteur, particulièrement productif, tant en termes d’écritures de livres, d’essais de participations à des ouvrages collectifs qu’à des comités de lecture.

D’où provient cette rage d’écrire et où puise-t-elle, tout à la fois, son inspiration et ses sources ? Dans quel registre disciplinaire relève-t-elle : l’histoire, la philosophie, si ce n’est l’anthropologie ou la sociologie ? Quelles ses finalités ? Hamid Mokkadem revendique-t-il le fait d’être un auteur engagé ? Voilà les principales questions auxquelles nous tenterons de répondre durant cette émission.

Son portrait extrait du site de la librairie en ligne calédonienne Book’in et une vidéo d’Alan Nogues pour vous préparer à l’écoute de cette émission.

En Océanie, pour Hamid Mokaddem, l’écriture est arpentage et cartographie du réel.
Il en est de même du travail éditorial qu’il pratique ponctuellement pour ouvrir des brèches dans les espaces littéraires. Avec Bernard Gasser, il a réédité Histoire et Psychologie des Mélanésiens d’Apollinaire Anova, édite avec Alain Castan à Marseille les poésies de Luc Énoka Camoui et Georges Waixen Wayewol, Magma Hwan Pala et publie Le récit du requin blanc de Wayém de Téa Danimwa (Pwéévo) qui paraîtra au mois de décembre 2015.Après ses trois derniers ouvrages parus en 2014 aux éditions Transit/La Courte échelle/Expressions, Papiers... SVP Apollinaire Anova (1929-1966), une conception kanak du monde et de l'histoire et Kanaky et/ou Nouvelle-Calédonie (nouvelleédition, revue et augmentée), Hamid Mokaddem compte publier en 2016 deux études sur la peinture kanak contemporaine (Hwanang et Jean-Marie Poadja) et sur la fabrication de la monnaie (Amouin Moïse Watto).

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Un club très honorable … de Michel d’Estrètefonds

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Un club très honorable … de Michel d’Estrètefonds
Quatrième roman de Michel d’Estrètefonds dont l’intrigue se déroule dans un club de service et la « Chinatown » de Nouméa.

Par philanthropie, Jean devient membre d'un Club de service de Nouméa. Une succession de crimes inexpliqués jette cette association dans la tourmente. Jean parviendra-t-il à redresser la barre ? À la recherche de la vérité, ce héros entraîne le lecteur, tantôt à bord d'un yacht, tantôt dans une résidence de luxe, ou encore au cœur du populeux Chinatown. Mais ne se trouve-t-elle pas tout simplement dans son honorable Club ?

Editeur : L’Harmattan  Collection : Lettres du Pacifique

Prix de vente public : 3500 XPF TTC

Après une carrière passée à prendre soin de « nos amies les bêtes » dans la brousse calédonienne, Michel d’Estrètefonds consacre désormais sa retraite à sa famille, aux voyages et à l’écriture. Revenu sur l’île où vécurent ses ancêtres, il en fait le décor de ses récits d’aventures et des énigmes policières pleines de piquant et d’humour qu’il affectionne. (Source Book’in Pacific)

Publié dans Ecrivain calédonien

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Théâtre en famille à Calédo Livres ce mercredi

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Ismet et Nicolas photo JP
Ismet et Nicolas photo JP

Ismet et Nicolas photo JP

Réunion théâtre pour une rencontre avec deux auteurs calédoniens Ismet et Nicolas Kurtovitch dans la librairie du centre ville pour parler de leurs nouvelles parutions. Des parutions nouvelles pour des œuvres anciennes mais primordiales pour la conservation du patrimoine littéraire théâtrale, une denrée rare en Nouvelle-Calédonie.

C’est Nicolas qui a fait l’éloge de son frère, car selon Nicolas, c’est lui l’artiste, le surdoué de la famille pour écrire du théâtre. C’est vrai qu’Ismet en parle bien. D’après lui, pour écrire une pièce, il fait une situation, le petit truc comme la communication par Cibi des automobilistes pendant les événements. Ils ont longuement évoqué les pièces Pastorale calédonienne où un Roméo « caldoche », une Juliette « kanak » composent avec humour et le Monologue pour Richard, texte original et désabusé qui revient sur la vie d’un homme que les Évènements ont rendu aveugle. On pense évidement à Richard Gauzère que les Calédoniens n’oublieront jamais.

Les deux frères, unis dans la vie, et proches par le théâtre, ont été à la hauteur de leurs œuvres, une belle prestation, un bi- one-man-show, un agréable moment. JP

 

Plus sur Ismet car Nicolas est largement connu du grand public.

Ismet Kurtovitch qui obtient ainsi un DEA en histoire en 1993 puis soutient une thèse en 1998 sous la direction de l'anthropologue Paul de Deckker sur La vie politique en Nouvelle-Calédonie : 1940-1953. Parallèlement à ses carrières enseignantes, militantes et scientifiques, Ismet Kurtovitch a écrit plusieurs pièces de théâtres. Il a d'abord adapté en 1982 La Putain respectueuse de Jean-Paul Sartre, version représentée sur scène sans publication. En 2000, une deuxième de ses pièces, Pastorale calédonienne, est montée sur scène au Centre culturel Tjibaou par la compagnie Calédofolies - Les Incompressibles, avant d'être traduite en anglais et publiée à Suva en 2002. Cette version anglaise, A Caledonian pastoral, est produite en Nouvelle-Zélande en 2013. En 2003, c'est au tour de la revue théâtrale Coulisses de publier L’Affaire du lieutenant américain Forrest B. Crumpley. Celle-ci est intégrée à la pièce Les Comédies broussardes, créée sur scène en 2005 pour la compagnie Calédofolies - Les Incompressibles à nouveau, dont l'une des représentations fait l'objet d'une captation vidéo et d'une diffusion télévisuelle. Les incompressibles qui ont aussi adapté une pièce de Nicolas en 2001 « Les contes de Poindi » d’après le livre de Jean Mariotti sur la scène du Centre culturel du Mont-Dore, dans une mise en scène de Steeve Garcia et Stéphane Piochaut. Nicolas Kurtovitch a expliqué le pourquoi de ses personnages Manuel, Moueaou, Théo, Jérémie, Camille, et Léa récurrents dans ses écrits. Des jeunes hommes et des jeunes femmes unis dans l’adversité, soudés dans la précarité de La balançoire.

Les deux frères sur les planches, photos JP
Les deux frères sur les planches, photos JP

Les deux frères sur les planches, photos JP

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Ismet et Nicolas Kurtovitch présenteront leurs pièces de théâtre le mercredi 17 mai à 18h.

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Ismet et Nicolas Kurtovitch présenteront leurs pièces de théâtre le mercredi 17 mai à 18h.
Ismet et Nicolas Kurtovitch présenteront leurs pièces de théâtre le mercredi 17 mai à 18h.
Pastorale calédonienne

Ces deux pièces abordent avec discrétion et subtilité un sujet qui appartient désormais à l’histoire : les Évènements de Nouvelle-Calédonie durant les années quatre-vingt. Dans Pastorale calédonienne, un Roméo « caldoche », une Juliette « kanak » composent avec humour, poésie et pas mal de fantaisie un duo moderne et tragique.

Monologue pour Richard, texte original et désabusé, revient sur la vie d’un homme que les Évènements ont rendu aveugle.

Il peut arriver qu’un détour par la fiction ramène encore plus surement à la réalité, telle est l’ambition réussie de ces deux situations.

La balançoire

Ils sont là, collés à la mangrove. Manuel, Moueaou, Théo, Jérémie et Camille. Et Léa. Des jeunes hommes et des jeunes femmes unis dans l’adversité, soudés dans la précarité. Leur amie malade a décidé de choisir sa fin, en dépit de la médecine, en dépit de sa famille. Alors ils l’aident avec leurs moyens, leur amour, leur sens de la dignité humaine. Mais la confrontation avec le monde extérieur s’avère violent quand les forces se déchaînent. Ainsi, La balançoire oscille entre le désir et l’espoir, le rêve et la désillusion. Entre les deux, les cœurs balancent, jusqu’à la fin.

Nicolas Kurtovitch nous offre une œuvre poignante, un nouveau jalon dans le long cheminement littéraire qui lui permet de s’essayer à tous les genres. Humaniste, son œuvre ne cesse de nous interroger et de nous interpeller. Qu’est-ce qui fait de nous des hommes ?

Nicolas Kurtovitch a reçu en 2003 le Prix poésie du Salon du livre insulaire d'Ouessant pour Le piéton du dharma, et le prix Antonio Viccaro 2008 pour l’ensemble de son œuvre poétique. En 2011 le prix Popaï, de la littérature Néo Calédonienne pour son roman : « Les heures italiques ».

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Deux albums jeunesses calédoniens à découvrir

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Deux albums jeunesses calédoniens à découvrir
Deux albums jeunesses calédoniens à découvrir
Le trésor de Yana
un fabuleux voyage en Nouvelle-Calédonie.

Stéphane Moysan nous entraîne, avec son héroïne Yana, dans un fabuleux voyage qui nous fera découvrir la Nouvelle-Calédonie à travers un imaginaire foisonnant.

Depuis qu’elle dort chez son grand-père à Nouméa, toutes les nuits c'est la même histoire : Yana rêve qu’elle sillonne la Calédonie à la recherche d’un fabuleux trésor. Hélas, dès qu’elle s’apprête à mettre la main dessus, elle se réveille et le trésor a disparu !

Mais cette nuit-là ne sera pas comme les autres : Yana part en quête de ce trésor mystérieux. Son grand voyage à travers le Caillou et ses îles, parsemé de rencontres inoubliables, lui feront découvrir la beauté exceptionnelle de ce pays.

Prix de vente public : 1995 XPF par le net chez Pacific Book’in

Auteur et éditeur : Stéphane Moysan

La grande traversée

Une grande fête se prépare au cœur du lagon de Nouvelle-Calédonie. Pour tous les animaux, c’est une occasion à ne manquer sous aucun prétexte sauf pour Dodu, un dugong très lent. Ce voyage lui semble insurmontable.

Mais sa meilleure amie Isabelle la demoiselle pétrel fera tout pour le pousser à aller toujours plus loin. Arrivera-t-il à venir à bout de cette grande traversée ?

Ce deuxième album jeunesse de Céline Fuentès et Julie Ferrand, 100% calédonien, met en avant les animaux de Nouvelle-Calédonie, et en particulier Dodu le dugong. Il amusera les tout-petits (à partir de trois ans) tout en les sensibilisant à la protection de l’environnement et au vivre ensemble

Prix de vente public : 1450 XPF par le net chez pacific Book’in

Auteures : Céline Fuentès, Julie Ferrand _ Editeur : SNK éditions

Deux albums jeunesses calédoniens à découvrir

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Gabilou « La voix du Pacifique », par Claudine Wéry et Anne Pitoiset

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Gabilou « La voix du Pacifique », par Claudine Wéry et Anne Pitoiset
Gabilou  La voix du Pacifique 

de Claudine Wéry et Anne Pitoiset.

Cet ouvrage relate l’histoire d’un artiste que l’on adore en Nouvelle-Calédonie. John Gabilou est effectivement considéré comme « La voix du Pacifique ». Il était temps de retracer la carrière de ce crooner qui vient de réussir le pari d’un retour sur scène à Paris au début de mois d’avril.

Cette biographie a été publiée par la maison d’édition Le Rayon vert, une maison au nom significatif, puisque selon une légende écossaise, le rayon confère à ceux dont il a frappé les yeux le pouvoir de lire clair dans les sentiments et les cœurs. Gabilou propage ce type d’émotion avec sa voix mélodieuse. JP

Le Rayon vert, 2017

Mémoire, témoignage, biographie

Baryton léger, Gabriel Lewis Laughlin, dit Gabilou, entre sur la scène artistique en 1963 à Papeete (Tahiti, Polynésie française). Il va s’inscrire dans la lignée des romantiques transfrontaliers, à la façon d’un Joe Dassin, d’un Julio Iglesas, et autres baroudeurs du cœur, pour qui la joie avait un sens.

Cet ouvrage abondamment illustré retrace les principales étapes de la trajectoire de celui qui est unanimement considéré comme « La voix du Pacifique », avec un chapitre entièrement consacré aux liens de Gabilou avec la Nouvelle-Calédonie.

Journaliste dans le Pacifique depuis le début des années 2000, Anne Pitoiset est l’auteure de plusieurs ouvrages consacrés à la Nouvelle-Calédonie et la réalisatrice de documentaires pour la télévision consacrés aux mutations des sociétés océaniennes.

Claudine Wéry est la correspondante de l’Agence France Presse (AFP) et du journal Le Monde en Nouvelle-Calédonie et la co-auteure de livres consacrés à la vie politique et économique de cet archipel.

En 2015, dans "Humanahum", un documentaire sur l'histoire de Gabilou, réalisé par Philippe Sintes, le chanteur avait accepté de se confier, de revenir sur 50 ans de carrière avant son grand spectacle à l’Olympia de 2017.

Gabilou conquiert l’Olympia

Pari réussi pour John Gabilou ! Le crooner polynésien a donné un grand spectacle sur la mythique scène de l’Olympia à Paris, dimanche 16 avril. C’était son rêve, il l’a partagé avec plusieurs centaines de fans durant 2h30. Á la sortie, tous étaient unanimes : « Que du bonheur ! », disaient les spectateurs parisiens interrogés.

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« Le Tacite, un trois-mâts pour Nouméa en 1873 », une causerie débat mercredi 26 avril

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Couverture du livre

Couverture du livre

Le mercredi 26 avril à 18 heures, L'association Fortunes de mer calédoniennes présentera l'ouvrage « Le Tacite, un trois-mâts pour Nouméa en 1873 » au cours d’une causerie débat à la librairie Calédo Livres 21 ter rue Jean Jaurès, place des Cocotiers, Nouméa, Nouvelle-Calédonie.

Contacts : (+687) 27 38 11 ou par mail caledolivres@canl.nc

Cette rencontre donnera lieu à la diffusion d’un documentaire vidéo.

Tout a dû aller très vite en ce jour du 10 octobre 1873 lorsque Le Tacite heurte le récif, passe de Mato. Trois-mâts barque en bois, parti de Bordeaux le 30 mai 1873, il transportait diverses marchandises destinées à la toute jeune colonie de Nouvelle-Calédonie.

En octobre 1998, après quinze ans de recherches, des plongeurs de l’association Fortunes de mer calédoniennes découvrent, avec une immense émotion, les vestiges de l’épave par trente-deux mètres de fond. Depuis cette date, l’association constituée d’amateurs bénévoles passionnés a multiplié les expéditions pour dégager, remonter et convoyer vers Nouméa, leur finale destination, de nombreux éléments de la cargaison. Ils racontent un peu de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie.

Cet ouvrage collectif, réalisé par les membres de l’association, retrace l’historique du navire et les circonstances de son naufrage ainsi que l’aventure humaine des expéditions d’exploration, finalisée par la conservation des objets par le musée maritime de Nouvelle-Calédonie.

Fondée le 10 juillet 1984 par Raymond Proner, l'association Fortunes de mer calédoniennes fouille les archives et conduit des recherches sous-marines. La Province Sud de la Nouvelle-Calédonie lui a confiée la mission d'inventaire et d'étude du patrimoine maritime archéologique provincial.

En partenariat avec l'association Salomon (qui a conduit plusieurs campagnes de fouille sur les frégates de l’expédition de La Pérouse à Vanikoro), elle est à l'origine de la création du musée maritime de la Nouvelle-Calédonie.

L'association a dressé un inventaire du patrimoine archéologique sous-marin. Elle a répertorié plus de 250 naufrages de 1831 à nos jours, identifié formellement une cinquantaine d'épaves et inventé à ce jour 22 d'entre elles :

Pour plus d’information : http://museemaritime.nc/fortunesdemer/histoire

Ci-dessous la photo duChantier sous-marin dans la passe de Mato par 30 mètres de profondeur sur l’épave du trois-mâts Tacite, naufragé en 1873. (Photo Luc Faucompré FMC)

 

« Le Tacite, un trois-mâts pour Nouméa en 1873 », une causerie débat mercredi 26 avril

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WANACHOR de Denyse-Anne Pentecost

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Photos © JS sur outremer 1er pour les cent ans d'Henriette pentecost

Photos © JS sur outremer 1er pour les cent ans d'Henriette pentecost

Wanachor retrace la rencontre entre Edouard Pentecost et Henriette Leyraud ainsi que l'histoire de leur parcours. Un livre d'histoire à travers une saga unique et fascinante de 1932 à 1971.

• Auteure : Denyse-Anne Pentecost

• Editions Famille Pentecost

• Prix de vente : 2100 XPF en librairie à Nouméa

Ci-dessous l'hommage de la maison de Nouvelle-Calédonie du 8/02/2017

HENRIETTE PENTECOST, L'AMOUR D'UNE VIE

Henriette Pentecost n’accueillera plus l’ami de passage à l’heure du thé et des délicieuses madeleines de sa préparation. Elle a laissé ce mercredi 8 février le soleil poursuivre sa course sans elle au-dessus de son cher rocher à la voile. Une grande Calédonienne s’est éteinte. Elle avait eu 100 ans en 2016. La Maison de la Nouvelle-Calédonie partage la peine et assure de sa compassion tous ses proches, ainsi que toutes celles et ceux qu’elle aura de mille manières accompagnés.

Née le 20 août 1916 à Nouméa, Henriette Pentecost est la fille de Paul Leyraud, directeur de la Société havraise calédonienne, qui fut maire de Nouméa de 1912 à 1919, et de Jeanne Lévy.

En ce début des années trente, nul sans doute n’imagine le destin qui sera le sien, la farouche liberté dont il est le nom, le roman qu’il ne peut manquer d’inspirer*. Ce destin a un visage, celui du bel Edouard Pentecost dont très vite elle attend son premier enfant. Elle a 16 ans, il est de sept ans son aîné et est surtout métis kanak de Maré par sa mère dont il porte le nom. Il n’est pas difficile d’imaginer les multiples transgressions que convoque cet amour, un amour qui nous conte à sa façon l’histoire du pays réel. Pour Henriette et Edouard, il sera celui d’une vie.

Le 13 septembre 1932, en dépit des préjugés de l’époque, Henriette épouse Edouard avec le consentement des siens. Leur union donnera naissance à deux garçons, Michel et Philippe, aujourd’hui disparus, à une fille, Claude, et à six petits-enfants, onze arrière-petits-enfants et deux arrière-arrière-petits enfants.

Amour, travail et audace

L’aventure qui commence alors marque de son empreinte le paysage culturel et économique de la Calédonie contemporaine. Les deux jeunes gens sont sans moyens, mais forts de leur amour, d’une énergie et d’une capacité d’entreprendre hors normes, ainsi que du soutien malgré tout du père d’Henriette, ils ouvrent une librairie, alors la seule du pays. « C’est ce dont je suis le plus fière » disait Henriette, qui très vite aménage un coin lecture et discussions pour ses clients comme elle le fera plus tard dans son magasin « Blanc et couleurs », véritable référence pour les listes de mariage, riche de toutes les trouvailles que son goût très sûr dénichait lors de ses séjours en France. Rien de surprenant à ce qu’en 1973 ce soit elle qui permette au jeune Nicolas Kurtovitch de publier à compte d’auteur son premier recueil de poésie, « Sloboda ».

Mode, concession automobile, électroménager, mines… avec Edouard dont Henriette disait qu’il était « un entrepreneur avant-gardiste », avec « mille idées à la minute », ils vont bâtir au fil du temps l’un des groupes calédoniens les plus importants.

Cela compte bien sûr, mais moins probablement que tous les liens humains qu’Henriette Pentecost, « femme de caractère à la mémoire étonnante et à la vivacité d’esprit phénoménale » se souvient Joël Viratelle, directeur de la MNC, aura tissé toute sa vie. Son art de l’écoute, fait d’intelligence, de générosité, de tolérance et d’humour, restera sa marque de fabrique. Avec sa force de travail hors pair. Ayant commencé à 16 ans, elle ne prendra sa retraite qu’à l’âge de 88 ans… soit quelque 72 ans plus tard !

Très marquée par l’agonie douloureuse de sa mère, Henriette Pentecost s’était beaucoup impliquée dans l’Association de soutien au droit de mourir dans la dignité, dont elle était présidente d’honneur.

Le président Jacques Chirac lui avait remis la Légion d’honneur, en présence de Simone Veil à qui elle vouait une profonde admiration. Qu’elle repose en paix.

Les livres de Denyse-Anne Pentecost sa belle-fille « L’Appel du Pacifique » (Robert Laffont, 1998). Prix spécial du jury RFO 1999. Et « Wanachor mon amour – Henriette & Edouard 1932-1971 ». Disponibles notamment à la médiathèque du centre culturel Tjibaou.

Dans la presse

Télécharger le reportage de NC 1ère, avec les divers communiqués des personnalités calédoniennes suite à la disparition d’Henriette Pentecost.

Lire aussi dans les Nouvelles calédoniennes les articles suivants :

« Henriette Pentecost, délicieusement pétillante ! » (03/03/2005), à l’occasion de son départ à la retraite.

« L’éternelle joie de vivre d’Henriette Pentecost », de Julien Mazzoni (19/08/2016), à l’occasion de ses 100 ans.

« Henriette Pentecost, l’incarnation de l’élégance d’une époque », de Pierrick Chatel (09/02/2017), pour sa disparition.

Photo © Jacquotte Samperez / Les Nouvelles calédoniennes

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LA DETTE roman d’Isabelle Flamand parution de 2017

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LA DETTE roman d’Isabelle Flamand parution de 2017

La Dette aux éditions L'Harmattan, lettres du Pacifique

« Lui, savait. Avant lui, elle n'avait rien lu, rien écouté. Rien compris. Tout pour lui se centrait sur le Vanuatu. Les mythes océaniens et la tragédie de la colonisation. La musique, évidemment. L'art, tout autant. Pêle-mêle, elle découvrait les herminettes, le peuplement du Pacifique, les dessins dans le sable, les pirogues à balancier, les nakamals (...). Alice, avec lui, ne savait rien. Tout ce qu'il disait, elle l'ignorait. Lui, était à la fois l'origine du monde et son avenir. Elle, était le produit de la mondialisation, de la colonisation consentie. Presque de la collaboration. Elle se sentait redevable. Elle se sentait endettée... »

Biographie :

Née en 1972 en région parisienne, Isabelle Flamand est diplômée de l'Université Paris IV la Sorbonne en histoire. Enseignante en histoire-géographie depuis 1996, elle est actuellement en poste en Charente-Maritime, après avoir exercée en Nouvelle-Calédonie et en Seine-et-Marne.

L'écriture est une évidence depuis longtemps. De cahiers en journaux, elle arrive progressivement au roman. Le premier est publié en 2011. Depuis, elle consacre un temps quotidien à ses histoires, ces moments de vie et ses personnages... (Source site d’Isabelle Flamand)

Isabelle Flamand a dédicacé son roman "La Dette" lors du Salon du livre de Rochefort sur le stand de la Librairie Pierre Loti

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"Il suffirait d'un miracle" d’Anne Pitoiset et Laurent Cibien

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"Il suffirait d'un miracle" d’Anne Pitoiset et Laurent Cibien
AAA production, 2017
À Futuna, il n’y a pas de ressources naturelles mais il y a mieux ! Une ressource surnaturelle, le Saint Patron de l’Océanie, Saint-Pierre Chanel dont on fêtait, le 28 avril 2016, le 175 ème anniversaire du martyre. Et il y a les Futuniens, qui ont une foi à déplacer les montagnes… et à construire des églises.
L’évêque et les habitants de l’île ont donc eu une idée : faire de Futuna une destination internationale pour le tourisme religieux, le « Lourdes du Pacifique », qui pourrait bénéficier aussi à l’île voisine de Wallis. Ce serait un miracle ! Mais faudrait-il encore le rendre possible, et, à quel prix ?

Ce documentaire raconte les conditions de ce miracle à travers ceux qui œuvrent à le rendre possible, mais aussi à travers ceux qui craignent une fuite en avant illusoire, au risque d’épuiser les maigres ressources financières de la diaspora de Nouvelle-Calédonie, appelée à payer pour ce développement.

Prix de vente public : 2500 XPF

Bio express :

Anne PITOISET est depuis 2000 la correspondante à Nouméa du quotidien économique Les Échos. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages consacrés à la Nouvelle-Calédonie parmi lesquels Mystère Dang écrit avec Claudine Wéry et la réalisatrice de documentaires abordant l'île de Wallis avec Tavaka, histoire d'îles et d'exiles (2013), et les problématiques du nickel : Sous le vent de l’usine (2010) et Nickel, le trésor des Kanak (Grand Prix du jury France Télévisions au Festival international du film documentaire (FIFO) 2014, Premier prix du festival Terra de Guadeloupe 2014).

(Source des informations ci-dessus Pacific Book’in)

Les livres d'Anne Pitoiset

Les livres d'Anne Pitoiset

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