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ecrivain caledonien

Jeudi 15 février 2018 à 18h venez découvrir « Le Bourbon pointu de Nouvelle-Calédonie » avec Jean-Paul Belhomme

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Jeudi 15 février 2018 à 18h venez découvrir « Le Bourbon pointu de Nouvelle-Calédonie » avec Jean-Paul Belhomme

Le bourbon pointu de la Nouvelle Calédonie. Aujourd’hui ce caféier nain prospère toujours à le Réunion et également en Nouvelle Calédonie, où il avait été emporté par des colons Français il y a plus de 150 ans.

Jean-Paul Belhomme passionné propriétaire du domaine Ida-Marc (prénoms des grands-parents) racontera l’histoire du café comme il le fait chez lui à Farino. Pharmacien de formation, il a relancé la caféière à la fin des années 90, en remettant à l’honneur un arabica grand cru que l’on pensait disparu. Dans un coin de son domaine de 13 hectares se trouvaient les trente derniers pieds de Bourbon Pointu (également appelé café Leroy) et c’est à partir de cela qu’il a fait sa réputation. Le bourbon pointu est un arabica à très très faible teneur en caféine (0,53%) mais aux très nombreux arômes dont le chocolat !

 

Originaire de la réunion, cette espèce y a disparu à la fin du 19ème siècle suite à une épidémie. Aujourd’hui, le domaine compte environ 18000 pieds de caféiers, sortis de sa pépinière puis plantés sous ombrage.

Jeudi 15 février 2018 à 18h venez découvrir « Le Bourbon pointu de Nouvelle-Calédonie » avec Jean-Paul Belhomme
Jeudi 15 février 2018 à 18h venez découvrir « Le Bourbon pointu de Nouvelle-Calédonie » avec Jean-Paul Belhomme
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La chandeleur, les crêpes avec la recette de Footprint Pacifique

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Photo Footprint

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Recette pour vos crêpes de la chandeleur par Footprint Pacifique

Ce 2 février 2018 ce sera la chandeleur, faites des crêpes !

Temps de préparation : 10 minutes

Temps de cuisson : 20 minutes

Ingrédients (pour 15 crêpes) :

– 300 g de farine

– 3 œufs entiers

– 3 cuillères à soupe de sucre

– 2 cuillères à soupe d’huile

– 50 g de beurre fondu

– lait (environ 30 cl), à doser jusqu’à la ce que le liquide épaississe

Préparation de la recette :

Mettre la farine dans une terrine et former un puits. Mettre les œufs entiers, le sucre, l’huile et le beurre.

Mélanger délicatement avec un fouet en ajoutant au fur et à mesure le lait. La pâte ainsi obtenue doit avoir une consistance d’un liquide légèrement épais.

Faire chauffer une poêle anti-adhésive et y déposer quelques gouttes d’huile. Faire cuire les crêpes à feu doux.

Bon appétit !

Origine et signification de la Chandeleur

La Chandeleur est une fête chrétienne célébrée tous les 2 février, soit 40 jours après Noël. Le terme de Chandeleur vient de « fête des chandelles », lui-même traduit du latin festa candelarum. Il s'agit pour les fidèles de célébrer le fait que « Jésus est lumière », ainsi que la pureté de la vierge Marie.

En effet, la Chandeleur commémore la présentation de Jésus au Temple, la tradition juive voulant que chaque premier-né mâle de la famille soit amené au Temple 40 jours après sa naissance afin d'être consacré au seigneur. Cette durée de 40 jours correspond à la période durant laquelle les mères étaient considérées comme impures par la loi juive après leur accouchement, interdiction leur était donc faite de se rendre sur un lieu de culte. Une fois ce délai écoulé, les mères pouvaient se rendre au temple afin d'y effectuer un sacrifice animal et recouvrer ainsi leur pureté.

Le jour où Marie et Joseph emmenèrent Jésus au Temple, l'évangile de Luc raconte qu'un homme nommé Siméon y vint, poussé par l'Esprit Saint et la promesse qu'il ne mourrait pas avant d'avoir vu le Messie. Il y prit Jésus dans ses bras et dit « Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur S'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut. Salut que tu as préparé devant tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations. Et gloire d'Israël, ton peuple ».

C'est donc cet événement religieux précis que les fidèles se remémorent lors de la Chandeleur. Toutefois, il semble que cette fête ait des origines plus anciennes, et pourrait être la reprise d'un rite romain, les amburbiales, lié à la purification de la ville. Rite célébré par des processions au flambeau autour de Rome3. La christianisation de ce rite païen serait l'œuvre du pape Gélase 1er (en 494) ou de l'empereur Justinien (dans un édit de 542), les sources divergeant à ce sujet.

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Comprendre les référendums de 2018-2022 en Nouvelle Calédonie de Frédéric Angleviel professeur des universités en histoire.

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Carte de la Nouvelle-Calédonie

Carte de la Nouvelle-Calédonie

Comprendre les référendums de 2018-2022 en Nouvelle-Calédonie

Par Frédéric Angleviel

Thème : Essai / Etude autres Format : Roman (134x204) Nombre de pages : 462 Date de publication : 24/01/2018 ISBN : 9782414191109

Vendu 30.50 Euros chez Edilivre et en librairie à Nouméa

Cet essai porte sur le ou les référendums de sortie de l’accord de Nouméa (2018-2022) et donc sur l’avenir institutionnel de cet archipel des antipodes qui fait partie des outremers de la République française.

Les indépendantistes kanak (40% de l’électorat) ne souhaitent pas négocier de nouvel accord avant d’avoir compté leurs voix. Les non-indépendantistes savent qu’ils devraient normalement remporter ce ou ces référendums mais qu’il leur faut retrouver les voix du dialogue pour continuer à tracer la communauté de destin qui a vocation dans l’avenir à devenir un destin commun.

Le mot d’indépendance n’est plus un tabou mais il est probable que la Nouvelle-Calédonie fasse le choix d’un troisième accord dans le cadre d’une émancipation dans la République française.

Ce travail présente l’œuvre de décolonisation accomplie depuis 1945 avant de dresser un bilan de la situation socio-économique et politique de l’archipel néo-calédonien. Il propose ensuite des améliorations sociétales susceptibles de décrisper les antagonismes latents entre les Kanak indépendantistes et les autres communautés. Enfin, il expose cinq ou six solutions génériques possibles quant à l’avenir institutionnel du « Caillou », en sachant que les hommes politiques seront amenés à innover afin de concrétiser le rêve de destin partagé.

En effet, si les élus locaux et l’Etat français appliquent dans leurs visions de la Nouvelle-Calédonie de demain la devise française, « Liberté, Egalité, Fraternité », agrémentée d’une pointe de tolérance et d’un soupçon d’imagination constructive, l’empilement des bonnes volontés individuelles devraient bien finir par construire la grande case en matériau moderne susceptible de rassembler tous les Calédoniens sous le pilier central hexagonal.

Essai

Courtes1 prémices

Notre propos se veut utilisable par un lecteur métropolitain découvrant notre Caillou et un lecteur calédonien connaissant de la plupart des faits développés et, autant que faire se peut, décortiqués ici. Les objectifs que nous nous sommes fixés sont simples : expliciter les enjeux du ou des référendums ainsi que donner des clefs de compréhension et une pluralité de grilles de lecture afin que chacun puisse faire sa propre analyse.

Nous commencerons par présenter les grandes lignes de l’histoire calédonienne nous permettant d’arriver à l’échéance du référendum d’octobre-novembre 2018.

S’agira ensuite de présenter les modalités générales de celui-ci et d’expliquer le pourquoi du comment. Pour cela, nous évoquerons les principes qui justifient ce référendum et les légitimités qui s’affrontent.

Puis, nous ferons un bilan des grandes questions calédoniennes liées peu ou prou à la question de l’indépendance. Ces constats nous permettront de proposer des avancées politico-socio-économiques qui pourraient contribuer à réduire la fracture communautaire calédonienne qui recoupe souvent la fracture sociale locale. Enfin, nous évoquerons les différents scénarii qui peuvent sortir du chapeau du référendum, sachant qu’il est déjà prévu la possibilité d’en faire deux de plus si cela semblait nécessaire à la majorité des élus calédoniens.

Un essai ou un pamphlet a le rôle facile de tirer des plans sur la comète ou de critiquer sans avoir à payer. Nous ne connaissons aucune solution miracle ou miraculeuse mais nous avons voulu partager nos cogitations sur la situation actuelle, les événements passés qui l’expliquent a posteriori et sur les futurs possibles. Aussi, cet essai n’a-t-il aucune prétention à l’exhaustivité ni à la mise en place d’une vérité révélée. A contrario, il a vocation à poser des questions, à proposer des pistes et des potentialités de réponses et à tous nous amener à faire notre propre diagnostic.

Nous savons tous que si nous décidions majoritairement d’aller vers l’indépendance, il n’y aurait aucun retour en arrière possible ni aucune assurance sur les transitions éventuelles (vie quotidienne, situation de l’emploi, (dés) organisation des transports, cherté de la vie ; sécurité des personnes, fonctionnement des institutions et priorités communautaires ainsi que géographiques ; salaires, retraites, droits sociaux, accès à la santé et à l’école, entretien des infrastructures ; etc). En un mot comme en cent, nous savons que si nous faisons un tel choix il nous faudra réinventer une nouvelle société.

Il n’est donc plus temps de se fermer les yeux ou les oreilles mais nous devons laisser la parole circuler pour décider en toute clarté ce que nous voulons pour la génération future, qui elle-même pourra décider de ce qu’elle veut pour la génération suivante, car rien n’est inscrit dans la pierre, qu’elle soit pétroglyphique ou symboliquement sur la toile.

Et de fait, en cette période pré-référendum, tout un chacun est porteur de réflexions, d’idées, d’affirmations et d’interrogations. Nous ne sommes que 300 000 Néo- Calédoniens et nous avons donc seulement 300 000 visions différentes et pourtant si imbriquées et complémentaires, de ce que pourrait être notre avenir – demain et après-demain. Chacun de nous est porteur d’une pensée unique qui se fond dans des sensibilités, des a priori et des présupposés, qui finalement se cristalliseront un jour pour devenir un bulletin de vote autour d’un choix individuel et collectif qui répondra à une question lancinante tout en créant de nouvelles interrogations. Voulons-nous l’indépendance de notre archipel ou voulons-nous le maintien de liens organiques avec la grande France ? A partir de cette approche manichéenne des liens entre les hommes, on peut imaginer de nombreuses évolutions institutionnelles – plus ou moins médianes – qui permettraient de concilier les deux visions ancrées dans les imaginaires de ce territoire/pays et de faire un pari gagnant-gagnant sur l’avenir.

Et comme l’ont écrit d’autres observateurs avant nous, tel François Garde dans son ouvrage sur les institutions de l’archipel de l’éternel printemps, tant que la majorité absolue des Néo-Calédoniens ne fera pas le choix de l’indépendance, cette question sera toujours d’actualité – à moins que le nombre d’indépendantistes ne diminue de manière drastique comme cela a été le cas en Guyane ou en Guadeloupe.

Il serait donc logique que tous les « intellectuels » se penchent sur la question et jettent sur la table leurs idées, qu’elles soient réalistes ou idéalistes, idéologiques ou pragmatiques, proches de Sartre ou influencées par Camus, humanistes ou désabusées. C’était un des credo de Thierry Squillario lorsqu’il était le rédacteur en chef de l’hebdomadaire calédonien « Les Infos » ! Il se désespérait du manque de courage des Calédoniens.

Malheureusement, nous savons tous depuis l’ouvrage de Louis José Barbançon que la Nouvelle-Calédonie est le pays du non-dit car il est patent que nous avons tous « appris » que la vie en société implique de ne pas se « découvrir ». S’exprimer c’est s’exposer. Et disons-le tout cru, qui ne se coule pas dans le moule correspondant à sa communauté et à sa place socio-économique, peut perdre ses amis ou bien ses clients. C’est ainsi que Jean-Claude Mermoud, auteur d’un ouvrage sur la culture caldoche, fut victime d’un ostracisme d’autant plus dévastateur qu’il n’était ni officiel ni exprimé. Et que lui reprochait-on : défendre l’identité des Calédoniens d’origines européennes ou métisses en reprenant un terme considéré par la majorité des membres de cette communauté comme péjoratif.

Et je dois dire que j’ai plusieurs fois hésité à continuer de rédiger cet essai qui a des relents de pamphlet ; de libération sans fard d’un discours longtemps ruminé ; et de l’expression directe d’une parole calédonienne qui se doit d’être toujours voilée pour être socialement acceptable. Les Kanak2 savent depuis longtemps mettre en avant des personnes sans statut coutumier, en particulier des Blancs, pour exposer et défendre leurs arguments. Généralement, les Caldoches ne parlent pas afin d’éviter la fameuse caricature concernant l’affaire Dreyfus où la bataille fait rage dans une famille, l’explication étant donnée par une phrase lapidaire « Ils en ont parlé ». Et quand un Calédonien s’exprime, il le fait généralement devant un petit parterre de personnes de passage, si possible de « missionnaires » paraissant intéressés et surtout dans l’impossibilité de répandre dès le lendemain les propos honnêtes d’une discussion passionnée.

Dans le passé, nous avons l’exemple de Louis José Barbançon, devenu célèbre grâce à la libération de sa parole dans Le pays du non-dit. Il y avait montré les travers des Calédoniens et encouru durablement les foudres injustes de Jacques Lafleur. Aussi, les média et les élites métropolitaines « tropicalisées » avaient-ils porté cet essai au pinacle. Il écrivit un autre pamphlet intitulé Le javelot brisé, dans lequel il défendait une athlète calédonienne vis-à-vis d’entraîneurs métropolitains, montrant les travers des « Bonzozos » et des « Joinvilles »3. Non seulement ce petit opuscule fit un flop, mais on nota un reflux évident de la vague de sympathie antérieure. La rivalité sourde entre les Métropolitains (aventuriers au petit pied, hyperactifs, souvent cultivés et pionniers) et les Caldoches (grandes gueules, hyper débrouillards, amateurs des « coups de chasse – coups de pêche » et héritiers) avait repris ses droits.

L’essai ci-après est donc une parole qui se veut à la fois la plus vraie possible tout en cherchant à ne pas froisser outre mesure (mais comment mesurer l’outrecuidance d’un propos se voulant honnête) telle ou telle sensibilité. Notre ambition consciente est d’éviter autant que faire se peut un catalogage immédiat, sans appel et couperet qui impliquerait de refuser de prendre connaissance des idées émises ou bien qui amènerait le possible lecteur à refermer rapidement ce document de réflexion. Il y a quelques années, Eric Douyère écrivit un manifeste pour l’indépendance4. Il ne fut donc lu que par quelques partisans de cette évolution statutaire particulière, ne devenant par là- même ni un élément de réflexion ni un pavé dans la mare. De même, Joël Dauphiné rédigea un ouvrage intitulé Les spoliations foncières en Nouvelle-Calédonie. Son seul titre amena la directrice du Centre Territorial de Recherche et de Documentation Pédagogique à mettre cet ouvrage à l’Index. Il faut dire qu’il avait fait la bêtise ou la provocation tout aussi destructrice de l’ouvrir par une préface d’Edgard Pisani, l’ancien ministre de François Mitterrand qui voulait imposer en 1984 l’indépendance en la renommant « indépendance-association ». Il faut ajouter que Joël Dauphiné était métropolitain et qu’il venait de rentrer définitivement en France, ce qui libérait sa parole tout en le coupant des subtilités locales qu’il faut respecter si l’on veut participer au vivre ensemble, qui s’apparente souvent à une omerta basée sur le moins-disant. (Suite de cet extrait)

1) Pour sous-entendre que ce préambule-prélude-introduction aurait pu être bien plus long. J’espère, tel René Goscinny, être capable de vous proposer – sans pédantisme – plusieurs niveaux de lecture car il est logique de parler souvent entre les lignes et de laisser les lecteurs développer leurs propres réflexions. Nous avons fait le choix de limiter le nombre de notes de bas de page afin de ne pas alourdir outre-mesure le texte. La bibliographie, bien que cette pratique soit un de nos « dadas », se veut volontairement très succincte en fin de volume. Nous citerons au fil des pages, sans exclusive et sans volonté d’occulter tels ou tels acteurs, quelques noms d’auteurs dont les publications nous ont plus particulièrement marqué.

2) Longtemps, nous avons refusé d’harmoniser les graphies du mot canaque-kanak car le vocable canaque s’avère aujourd’hui connoté comme anti-indépendantiste, le terme invariable kanak est encore considéré comme indépendantiste, et la dénomination kanak(e)(s) retenue par de nombreux scientifiques était perçue comme trop modérée par les uns et trop novatrice par les autres. Aujourd’hui, nous nous sommes rendu aux arguments de nos collègues littéraires qui considèrent qu’une harmonisation est techniquement nécessaire. Nous utilisons donc la graphie kanak, qui était réclamée par la majorité des Mélanésiens et qui a été actée par l’Etat français lorsqu’il changea l’appellation de l’Agence de Développement de la Culture Kanak. Angleviel F. : « De Kanaka à kanak : l’appropriation d’un terme générique au profit de la revendication identitaire » in Hermès, N°32-33, éditions du CNRS, Paris, 2002, pp. 191 à 196.

3) Surnoms amicaux donnés par le chansonnier François Ollivaud et le dessinateur Bernard Berger aux Métropolitains. Evidemment notre essai contient un certain nombre de références qui parlent à un Calédonien de ma génération, et qui peuvent être méconnues d’un Calédonien de la génération de mes filles ou d’un lecteur métropolitain. Toute ma génération a connu Jean-Pierre Ormand (le caricaturiste), les routes à horaires (aux redoutables sens alternés) et le Château Royal (ainsi que sa plage), comme celle de mes parents connaissait Charles Gaveau (première radio), Le Tivoli (premiers bals) ou le Rocher à la Voile (et les grands départs).

4) Douyère Eric : Nouvelle-Calédonie : quel avenir pour l’indépendance ?, Ile de Lumière, Nouméa,

1997, 95 p.

Frederic Angleviel est un Calédonien de la cinquième génération, historien de formation, impliqué dans la vie associative et culturelle du Caillou, qui pourrait se nommer demain ou après-demain la Nouvelle-Calédonie/Kanaky.

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Un fabuleux voyage en Nouvelle Calédonie, celui de Yana en français et en anglais de Stéphane Moysan

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Stéphane Moysan au festival de la BD de Boulouparis. Un auteur de BD breton/calédonien j’ai oublié de lui dire que mon grand père Le Gohlisse était du Morbihan lorsque je l’ai croisé à Boulouparis. Photo Joël PAUL

Stéphane Moysan au festival de la BD de Boulouparis. Un auteur de BD breton/calédonien j’ai oublié de lui dire que mon grand père Le Gohlisse était du Morbihan lorsque je l’ai croisé à Boulouparis. Photo Joël PAUL

Stéphane Moysan, 2017 Jeunesse - Album fiction illustré .

Auteur-illustrateur né en 1974, Stéphane Moysan vient de publier son quatrième livre Le trésor de Yana, un fabuleux voyage en Nouvelle-Calédonie.

En 2015, les alizés débarquent ce grand gaillard du Finistère (l’autre bout du monde !) sur le Caillou. Pas étonnant, il a une formation de géologue ! Après avoir exercé comme accompagnateur dans les Alpes, Stéphane devient maître d’école (buissonnière) spécialisé dans le cours en plein air ! Curieux de nature et Papa Poule de trois petits loups, il créé des albums pour enfants où se mêlent - dans un joyeux bazar - jeux de langue, amour de la nature, culture, humour et tendresse. Ses illustrations à l’aquarelle sont un héritage direct des gribouillis et des caricatures qui égayaient les marges de ses cahiers d’école… Ce qui n’étaient pas toujours du goût des maîtresses. Mais les goûts et les couleurs… ! (Source Book’in)

Yana's treasure

A fabulous journey in New Caledonia

Stéphane Moysan takes us, with his heroine Yana, in a fabulous journey that will make us discover New Caledonia through a fantasy abounding.

Et Le trésor de Yana

Un fabuleux voyage en Nouvelle Calédonie

Stéphane Moysan nous entraîne, avec son héroïne Yana, dans un fabuleux voyage qui nous fera découvrir la Nouvelle-Calédonie à travers un imaginaire foisonnant.

Chez Book’in Pacifique 1995 et 1500 XCP

Un fabuleux voyage en Nouvelle Calédonie, celui de Yana en français et en anglais de Stéphane Moysan
Un fabuleux voyage en Nouvelle Calédonie, celui de Yana en français et en anglais de Stéphane MoysanUn fabuleux voyage en Nouvelle Calédonie, celui de Yana en français et en anglais de Stéphane Moysan

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Frédéric Angleviel l’historien libéral est un auteur prolifique

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ANGLEVIEL Frédéric, historien et écrivain originaire de Nouvelle-Calédonie source Own work

ANGLEVIEL Frédéric, historien et écrivain originaire de Nouvelle-Calédonie source Own work

Frédéric Angleviel, né le 1er mai 1961 à Nouméa, est un historien français spécialiste de la Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna. Il a soutenu une thèse Nouveau régime d’histoire contemporaine sur Wallis-et-Futuna en 1989 et une habilitation à diriger des recherches sur l’historiographie de la Nouvelle-Calédonie en 2002. Enseignant à l'université de la Nouvelle-Calédonie de 1988 à 2008, il travaille actuellement comme historien libéral. C’est un auteur très prolifique si vous Tapez "Angleviel" sur le site de la FNAC ce sont 19 livres qui sont référencés qui s'affichent aussitôt et ce n’est pas exhaustif. Par exemple deux livres ci-dessous qui méritent le détour.

Poésies historiques néo-calédoniennes (2016)

Ce recueil de poésies libres, de nouvelles et de notules porte en premier lieu sur l’histoire, les patrimoines et les communautés propres à l’archipel néo-calédonien.

Ces portes sur les identités calédoniennes se veulent des passerelles entre la littérature, l’histoire et une réflexion humaniste qui s’appuie sur les fondamentaux de la civilisation kanak et nos racines communes judéo-chrétiennes.

Et comme l’écrit notre unique référence poétique, Victor Hugo, « L’œil était dans la tombe et regardait Caïn ». Ce bouquet de poèmes et de textes en prose répond à la nécessité – pour une écriture historico-littéraire – de proposer une parole libérée et réflexive.

La première partie présente ainsi : Le Temps composé ; Les Pétroglyphes ; La Coutume ; La Grande Chefferie ; La Découverte mutuelle...

Kaléidoscope kanak – Dix nouvelles calédoniennes (2015)

Ce recueil se veut distrayant tout en étant un outil didactique permettant aux enseignants de mieux comprendre la civilisation kanak. L'auteur a donc cherché à reconstituer les pays kanak avant l'arrivée des Occidentaux. Puis, il s'est attaché à l'appréhension des immenses bouleversements que cette civilisation longtemps « invisible » et occultée a connus depuis 1774. Enfin, les deux dernières nouvelles font quelques clins d'œil à l'époque contemporaine, voire ouvre d'anticipation ! Ces fresques guerrières et ces légendes du temps d'avant se veulent crédibles et évoquent toute la gamme des sentiments humains. Ce bouquet de « nouvelles historiques » est un outil pour approcher l'Autre et pour essayer de faire revivre 3 200 ans d'histoire à travers le facteur humain, unique et universel. Historien, il a soutenu en 1989 une thèse sur l'histoire de Wallis et Futuna puis en 2002 une HDR sur l'historiographie de la Nouvelle-Calédonie. Auteur d'une dizaine d'ouvrages sur l'histoire du Pacifique francophone, il a obtenu le prix Auguste Pavie de l'Académie des sciences d'outre-mer en 1994 et le prix "science" d'Ouessant en 2015. Il s'engage aujourd'hui dans l'écriture de nouvelles historiques.

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Fin de la résidence d’écriture au Château Hagen pour l’écrivain calédonien Guillaume Berger

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Photo Province Sud

Photo Province Sud

Vendredi 19 janvier

Après trois mois d’écriture intense, l’écrivain calédonien Guillaume Berger termine sa résidence au Château Hagen vendredi 19 janvier.

Initiée par la province Sud et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie, cette première résidence d’écrivain rémunérée a permis à l’artiste de profiter d’un espace et d’un temps long totalement dédiés à sa création et à l’écriture de son nouveau roman, Paco.

L’écrivain Guillaume Berger

Auteur, à 33 ans, de deux romans parus chez Humanis (L’Exil est mon royaume et Les Enfants de salauds tiendront leur bière en enfer) et de plusieurs nouvelles, Guillaume Berger est revenu sur le Caillou il y a quatre ans, après plusieurs années passées en Amérique Latine notamment. Le projet pour lequel il a bénéficié de la résidence d’écriture : un roman, Paco, qui raconte l’arrivée d’un jeune Calédonien dans les bas-fonds de Quito.

Première édition

Suite à un appel à candidatures pour la première résidence d’écriture organisée par la province Sud et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie en juin dernier, pas moins de vingt-sept dossiers avaient été reçus. De l’auteur calédonien confirmé à l’auteur amateur, le panel des profils des candidats était très large. Avec l’ouverture de cette résidence d’écriture au Château Hagen, la province Sud et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie s’inscrivent dans un soutien à la création littéraire calédonienne, l’une des étapes cruciale pour le développement et la professionnalisation de la chaîne du livre en Nouvelle-Calédonie.

Un temps totalement dédié à la création

L’artiste lauréat a pu profiter d’un espace et d’un temps long (trois mois) totalement dédié à sa création. Pour ce travail, il a été rémunéré à hauteur de 300 000 francs par mois, ce qui lui a permis de se libérer des contingences financières.

Un lieu d’exception

Fleuron du patrimoine calédonien, le Château Hagen a ouvert ses portes au lauréat de la résidence. L’écrivain avait la jouissance de la totalité de la Maison Taragnat, située dans les jardins du Château et récemment rénovée. Dans ce lieu chargé d’histoire, écrin d’expositions et espace de rencontres culturelles, l’auteur a été plongé dans un cocon artistique propice à stimuler sa création.

Pour plus de renseignements

Marie-Noëlle Lopez,

Tél. 20 31 07

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Une caisse du roman Les Moustaches de Tigre débarquée du Félix Faure

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Photo du débarquement (sans trucage)

Photo du débarquement (sans trucage)

Le commandement du quatre-mâts « FELIX FAURE » parti du Havre en novembre 1904, est fier de vous annoncé que son voilier à mis que 67 jours pour aller à Nouméa en Nouvelle-Calédonie avec à son bord entre autres, son précieux chargement de livres dont le roman de votre ami Joël PAUL, Les moustaches de Tigre.

Commandé en octobre, ce roman d’aventure qui se déroule au début de la décolonisation de l’Indochine sera enfin dans les kiosques à Nouméa ce mois-ci. Il faut saluer l’exploit. Depuis le percement du canal de Suez que de progrès. Les Messageries Maritimes envisagent de passer par un nouveau canal celui de Panama vers 1920. « Je ne suis pas certain que nous gagnerons en durée. Mais avec l’arrivée des vapeurs, je n’ose pas me prononcer », dira le capitaine.

Tout ça pour dire (avec humour) que mon roman est disponible en librairie à Nouméa. Pour la brousse, il faut attendre la prochaine rotation du tour de côte. Le transport maritime depuis le siècle dernier n’a pas beaucoup évolué au niveau de la durée. Il faut être patient. JP

 Voir plus sur la présentation du livre

Une caisse du roman Les Moustaches de Tigre débarquée du Félix Faure

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Avec les auteurs des îles l’avenir de la littérature calédonienne est en marche vers un renouveau

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Photo Ecrire en Océanie à LIFOU
Photo Ecrire en Océanie à LIFOU

Photo Ecrire en Océanie à LIFOU

Léopold Hnacipan est la coqueluche des médias en ce moment. Il est originaire des îles et représentera la Nouvelle-Calédonie à Livre Paris, le grand salon de la capitale. Les auteurs des îles montent en puissance. Ils sont nombreux. Le renouveau, la relève passera par les Loyauté. La Grande Terre a ouvert la voie avec des grands noms comme Déwé Gorodé mais les îles ont le vent en poupe aujourd’hui. Ce renouveau, cette émergence, est le fruit d’un gros travail d’accompagnement par des structures par forcement publiques comme l’association Ecrire en Océanie qui a découvert un grand nombre de ces auteurs.

Il faut le souligné. Cette association fonctionne sur fond propre avec la vente de ses livres. Un bon travail initié par Claudine Jacques qui vient de céder son poste à Nicole Isch en laissant la vice-présidence à Macate Wenehoua, l’ancien maire de Lifou que l’on ne présente plus.

NB : Avec Noëlla Poémate et d'autres la grande Terre résiste bien.

Voir deux articles avec cette association en suivant ces liens 1er article 2011 _ 2ème article 2017

Dora Wadrawane, une ouverture vers la culture

Extrait de l’Article de Sophie Mendes de LNC aujourd’hui

Dora en larmes photo JP

Maré. Dora Wadrawane a été récompensée à deux reprises pour L’Hom Wazo : le prix Lagneau en 2009 et celui de Vi Nimö 2017 du Silo. Une nouvelle reconnaissance pour cette passionnée de culture, au sens large.

Dora Wadrawane au centre culturel Yeiwene-Yeiwene de Maré où elle est chef du service culturel depuis septembre 2015, après six années passées à l’Académie des langues lanak. Photo SM ci-dessous

 

«J’ai été très étonnée et fière de recevoir ce prix décerné par des lycéens. J’avais un peu oublié cette nouvelle publiée il y a huit ans. Mais ça m’a redonné l’envie d’écrire et ça m’a remis en contact avec la petite communauté littéraire de Nouvelle-Calédonie. J’ai une idée en tête, j’ai commencé à rédiger. Ce sera une nouvelle, mais je ne sais pas quand je parviendrai à la terminer car il faut du temps », a réagi Dora Wadrawane, après avoir reçu le prix Vi Nimö 2017 à l’occasion du dernier Silo (Salon international du livre océanien).

Elle ne se définit d’ailleurs pas comme écrivaine mais auteure car l’écriture est une occupation et non son activité principale. Par ailleurs chef du service culture de la province des Îles depuis septembre 2015, basée au centre culturel Yeiwene -Yeiwene à Maré, Dora Wadrawane est aussi la maman attentive de deux garçons et de deux filles, de 6 à 12 ans.

Sociologie en sciences du langage

Petite fille, elle fait sa scolarité à Padawa d’où elle est originaire, avant de partir au collège à Lifou où son père vient d’être nommé à la province. Elle obtiendra son bac ES au lycée Lapérouse et étudiera les langues et culture kanak à l’Université de Nouvelle-Calédonie pendant trois ans avant de partir pour la Métropole. Elle optera pour la sociologie en sciences du langage à Rennes pour y être proche de son conjoint, mais ne terminera pas son cursus pour rentrer à Maré et s’occuper de ses jumeaux qui viennent de naître. « Mais j’espère toujours finir mon master », tient à préciser Dora… Suite sur LNC

Exemple d’une initiative qui contribue à l’émergence d’auteur des îles

Organisé par Livre mon ami, le concours 2017 de lecture à voix haute a été remporté dans les Loyauté par Marie-Angèle Wakajawa fin novembre.

La jeune-fille a profité toute la journée de lundi des précieux conseils de Sylvain Lorgnier, répétiteur en photo ci-dessus (des Nouvelle Calédoniennes de Sophie Mendes) Article sur ce sujet sur LNC

La jeune-fille a profité toute la journée de lundi des précieux conseils de Sylvain Lorgnier, répétiteur. Photo S.M.

En 2016 c’est Billy Wadrawane, un élève de sixième du collège de Taremen qui avait remporté le prix.

Ecrire en Océanie, présentation :

Ecrire en Océanie, association néo-calédonienne créée en juillet 2008, a pour vocation première la promotion de l’écrit en Océanie.

L’association ne cesse depuis lors d’être au plus près de la littérature d’émergence francophone.

Sous la présidence fondatrice de Claudine Jacques et la vice-présidence de Macate Wenehoua,

Elle agit en créant des concours annuels de nouvelles et contes, et en publiant les textes des lauréats.

Frédérique Viole – Evelyne André-Guidici- Léopold Hnacipan – Noëlla Poemate – Waej Genin – Patrick Genin – Wali Wahetra – Isa Qala – Dick Samuel Ukeiwé – Mireille Pandolfi – Patricia Artigue.

Elle publie aussi des textes rares en poésie et théâtre.

Elle met en place des directeurs de collections.

Elle crée en 2015 le Prix Arembo, décerné à un écrivain résidant en Océanie, écrivant en français, notamment pour sa contribution au développement culturel de son pays ainsi que pour sa capacité à livrer un témoignage sur son époque. Et s’appuie sur la phrase d’Aragon : « La littérature est une affaire sérieuse pour un pays, elle est au bout du compte, son visage. ». En 2015 : Jean-Marie Creugnet – en 2017 : Jean Vanmai.

Elle alimente le site Ecrire en Océanie et la page FB et tout récemment crée la rubrique « Lire en ligne ».

Elle compte son premier bureau partenaire à Lifou, géré par Waej Genin et Wali Wahetra

Claudine Jacques, nommée présidente d’Honneur, quitte l’Association fin octobre 2017 pour se consacrer à son oeuvre littéraire, et confie sa destinée à un nouveau bureau présidé par Nicole Isch.

Exemple d’activité sur Lifou (Photo en Une de Albert SIO de son FB)

De belles rencontres à la bibliothèque Lhona pour la promotion des livres de nouvelles de Waej et Patrick Genin, de Isa Qala.

Bravo aux auteurs !

Merci à Nicole Isch, la directrice de collection.

Deux des nombreuses publications d'Ecrie en OcéanieDeux des nombreuses publications d'Ecrie en Océanie

Deux des nombreuses publications d'Ecrie en Océanie

Publié dans Ecrivain calédonien

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Recette de la galette des rois de Footprint Pacifique

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Image du site http://lagalettedesrois.fr/ allez y faire un tour.

Image du site http://lagalettedesrois.fr/ allez y faire un tour.

Recette de la galette des rois dans Cuisine faim valab’ en Nouvelle-Calédonie le troisième livre dans la série, toujours avec la cuisine locale illustrée avec des images de la Nouvelle-Calédonie et d’ailleurs. Un livre plein de saveurs bien mijoté, un cadeau «fin valab» !

Aussi Cuisine faim* bonne en Nouvelle-Calédonie de Mike Hosken et Cuisine faim* facile en Nouvelle-Calédonie toujours chez Footprint-pacifique ainsi que Easy Cuisine New Caledonia

Recette de la galette des rois / Cuisine Faim Valab’

INGREDIENTS POUR 8 PERSONNES :

– 2 pâtes feuilletées pur beurre

– 100gr de beurre

– 125 gr de poudre d’amande

– 100gr de sucre

– 3 oeufs (dont 1 pour la dorure)

– 1 poignée d’amandes effilées

– 1 fève

RECETTE :

Dans un saladier, mélanger le beurre mou, le sucre et la poudre d’amande. Ajouter les 2 oeufs un à un et les amandes effilées.

Dérouler la pâte sur une plaque avec du papier sulfurisé. A l’aide  d’un pinceau, humidifier les bords de la pâte sans déborder sur l’extérieur.

Répartir la crème d’amande au centre de la pâte. Ajouter la fève. Déposer délicatement la seconde pâte feuillettée.

Appuyer avec les doigts sur l’extrémité, puis replier vers l’intérieur.

Battre l’oeuf et badigeonner la tarte avec la pointe du couteau afin de dessiner les diagonales.

Mettre au four pendant 10 mins à 240°C puis 20 mins à 180°C

Bon appétit !

Publié dans Ecrivain calédonien

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Passerelles / Engenemel / Footbridges / Lakavanagi des nouvelles de Léopold Hnacipan

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Passerelles / Engenemel / Footbridges / Lakavanagi des nouvelles de Léopold Hnacipan

Léopold Hnacipan - Collection Archipels

Prix : papier : 9,9 € EBook : 2,99 €Français sur divers sites de vente en ligne ou chez l’éditeur Humanis et en librairie à Nouméa

Trois nouvelles évoquant le peuple kanak de Nouvelle-Calédonie. Trois nouvelles écrites en quatre langues, comme autant de passerelles posées sur l'océan.

Drehu (Nouvelle-Calédonie – New Caledonia) :

Köni tekes nyine anyipicine la melene la kanak atrene la nöje Kaledoni. Köni tekes hna ujën kowe la eketre lao qene hlapa, kösë ija engenemel feja hna jum kowe la hneopegejë.

English:

Three stories evoking the Kanak people of New Caledonia. Three short stories written in four languages, like so many footbridges on the ocean.

Hula (Papouasie Nouvelle-Guinée – Papua New Guinea):

Kanaka aunilimalimara New Caledoniai geria rikwana kokoikoi. Erikwana koikoi vanuga koikoi e kopunai geva vanagiaole no lakavanagi nanu kukunai rawaparai.

Léopold à Nouméa 2017 Photo Joël PAUL

Introduction par l’auteur :

Quand j’ai su que j’allais faire partie de la délégation représentant la Nouvelle-Calédonie au festival des arts de Papouasie-Nouvelle-Guinée en juillet 2014, je me suis tout de suite demandé de ce que j’allais présenter là-bas. J’ai choisi trois de mes nouvelles qui étaient déjà connues du public. Manger du rat, et Hélène sont deux récits autobiographiques. Pour la première fois chez Gaijoli est une nouvelle liée à la condition de la femme kanak, thème que je développe beaucoup dans mes écrits. Manger du rat et Pour la première fois chez Gaijoli ont été publiés dans Olé, Oléti en 2010. Hélène, la nouvelle qui m’a révélé au public, est sortie dans Épisode, un magazine littéraire, en 2008. Ces nouvelles ont également été reprises par la suite dans mes recueils De séduction en séduction et Les fleurs de potr, parus aux éditions Humanis.

Pour présenter quelque chose d’exceptionnel au festival, j’avais décidé de traduire mes trois nouvelles en deux langues : en anglais, et en hula (une langue de Papouasie-NouvelleGuinée). Il se trouve que l’épouse du directeur de l’établissement où je travaille vient des bords du fleuve Sépik. Il se trouve aussi que Madame Vali QAEZE (un nom évocateur puisque Valikara peut se traduire par « la nouvelle qui court »), est une dame charmante et généreuse, qui a eu la gentillesse d’accepter ma demande de traduction. Je la remercie chaleureusement pour cela.

Pour le présent recueil, j’ai également tenu à faire figurer une version en drehu, ma langue maternelle, parlée sur l’île de Lifou. Il n’a pas été si facile pour moi de transposer ces textes — que j’avais initialement écrits en français — dans ma langue d’origine. Je les avais « pensés » en français, et il m’a fallu faire une gymnastique mentale pour les faire revenir à l’endroit d’où ils venaient. Pour ce travail délicat, j’ai eu la chance de bénéficier de l’aide de Monsieur Nginie PASA que je remercie également de tout cœur pour sa contribution.

L’océan Pacifique est immense. Je ne sais pas si les passerelles que construit ce recueil seront suffisantes pour le traverser dans tous les sens. Mais, pourvu qu’il provoque ou facilite des échanges et des rencontres, il aura accompli sa mission.

Je vous souhaite une lecture agréable.

Léopold Hnacipan.

NB : Léopold sera l'un des auteurs calédoniens qui représenteront le Pacifique à Livre Paris. JP

Publié dans Ecrivain calédonien

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