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ecrivain caledonien

Foule à Nouméa pour la causerie et les dédicaces de Quintet de F. Ohlen

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Carton plein pour Frédéric Ohlen
Ce mercredi 21 mai restera dans les annales de la librairie Caledo Livres. La petite librairie était pleine comme un œuf. Une bonne partie du public venue pour les dédicaces et la causerie de Frédéric Ohlen est restée debout jusqu’à la porte d’entrée. Frédéric attire les foules avec son roman. Le bouche-à-oreille et la bonne promotion démarrée depuis quelques semaines fonctionnent à merveille. Best-seller est maintenant l’expression consacrée pour qualifier Quintet.

 

Quintet mérite cet accueil, le livre est passionnant et fort bien écrit. Frédéric Ohlen, intarissable pour parler des personnages de son livre et de sa rencontre avec Antoine Gallimard, a emporté son auditoire. Il donne l’impression de tout connaître de notre île de ses mœurs et ses coutumes tellement il parle avec brio de notre région Pacifique.

Quintet, pour ceux qui n’ont pas encore entendu Frédéric Ohlen ou qui n’ont pas lu les résumés, n’est pas un livre sur la musique mais l’orchestration de cinq personnages authentiques du début de la colonisation que le maestro Ohlen a mis en musique avec des mots. Ce roman pays, Pacifique, devrait faire encore mieux connaître la Nouvelle-Calédonie, notre petit morceau de France australe, aux lecteurs de l’hexagone mais aussi apporter un éclairage sur l’histoire calédonienne. La lecture de Quintet est aussi bénéfique au niveau de la compréhension des méandres de nos racines et agir comme un rempotage culturel. La recherche d’identité est une quête permanente toutes les communautés confondues sur le Caillou. Ce livre aidera surement à légitimer sa place dans ce destin commun que nous partagerons encore longtemps entre les Océanien et les autres ethnies que l’histoire a fait échouer ici.

Comme le dit si bien Jean-Christophe Ruffin : « j’ai toujours pensé qu’il n’y avait pas de survie sans tradition. Tuer son passé, c’est se priver d’un avenir propre. Ce qui vaut dans les forêts de l’Amazonie ou dans les îles du Pacifique vaut aussi pour nous. »

Ce livre de la collection "continent noir" est un livre écrit par un blanc qui s’adresse à tous car les personnages du livre sont bigarrés comme la population calédonienne. Frédéric Ohlen a une grande connaissance de l’histoire calédonienne et des peuples du Pacifique ce qui rend son livre incontournable. JP

Foule à Nouméa pour la causerie et les dédicaces de Quintet de F. Ohlen
Foule à Nouméa pour la causerie et les dédicaces de Quintet de F. Ohlen

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Quintet le best-seller calédonien 2014

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Frédéric Ohlen  photo © Catherine Hélie, Éditions Gallimard, 2014.

Écrivain, poète, éditeur, enseignant, Frédéric Ohlen est né en 1959 à Nouméa. Il vit ses premières années dans la ferme de son grand-père. Il y apprendra l’amour des mots et du monde.

Président de la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie, fondateur des Éditions l’Herbier de Feu, auteur de recueils poétiques, de nouvelles, il écrit aussi pour le théâtre.

C’est l’une des voix majeures de l’Océanie d’aujourd’hui.

Frédéric Ohlen a ainsi publié – pour les autres – une quarantaine d’ouvrages qui vont du roman au récit de vie, en passant par l’anthologie poétique ou l’album jeunesse. Lauréat du Salon du livre insulaire d’Ouessant (2001) et du Salon international du livre océanien (SILO, 2005), il a animé l’Unité d’Enseignement et de Recherches 5, « Production d’écrits », à l’Université de la Nouvelle-Calédonie. Son récit Premier Sang (Grain de Sable, 2001) a été traduit en italien (Stampatori, 2002, Turin). À l’occasion de la Semaine de l’Océanie (2006), ses textes ont été lus à la Comédie-Française par Laurent Stocker (César du meilleur espoir masculin, 2008).

En 2009, Frédéric Mitterrand le fait chevalier des Arts et des Lettres.

En mars 2014, les Éditions Gallimard (collection Continents noirs) ont publié Quintet, son premier roman.

L’ouvrage sera présenté le mercredi 21 mai 2014, à 18 h, à la librairie Calédolivres, 21 ter, rue Jean-Jaurès. Séance de dédicaces le samedi 24 mai, de 9 h 30 à 11 h 30, à la librairie As de Trèfle (13, rue du Dr Le-Scour, Quartier Latin).

Quintet, roman historique et livre d’aventures

Nous sommes au milieu du XIXe siècle, au cœur du Pacifique. C’est l’époque de la Ruée vers l’or en Australie, le temps aussi des blackbirders, des trafiquants d’esclaves qui raflent parfois des populations entières et les déportent vers les mines d’argent péruviennes ou vers les champs de coton et de canne à sucre, dans les plantations du Queensland ou des îles Fidji.

En 1853, sur ordre de l’Empereur Napoléon III, l’amiral Febvrier-Despointes a pris possession de la Nouvelle-Calédonie. Un an plus tard, Tardy de Montravel fonde Port-de-France, qui deviendra Nouméa. Une capitale précaire de quelque cent cinquante âmes, fort et hameau convoitée par Kuindo, chef kanak qui règne sur le Sud.

Et l’histoire commence… Après avoir fui leur ville natale quasiment détruite par un gigantesque incendie, deux citoyens de Hambourg, recrutés à Sydney, s’installent à Paddonville, à 20 km du chef-lieu. Des colons atypiques et un couple qui ne l’est pas moins ! Il y a d’abord Maria, sage-femme qui sillonne ces terres rouges, sans lumières et sans routes, pour soigner les Océaniens victimes des épidémies. Puis survient Heinrich, lui qui, sans le connaître, a fait pour ce Nouveau Monde un grand rêve : créer ici, au nez et à la barbe des missionnaires, la première école laïque ! Pour l’aider dans cette vaste entreprise, il convainc Monsieur Gustin, un jeune instituteur, Wallon né et formé à Namur, de le rejoindre.

Choc des mondes. Traversée des apparences. Les choses tournent mal. La situation dérape. Les facteurs disparaissent. Les récoltes sont dévorées par des vols de criquets. Le Ciel lui-même semble se rebeller, puisque des aurores boréales marquent à leur manière l’entrée, de gré ou de force, de cet océan pas si Pacifique dans une nouvelle ère.

Au Temps du Rêve, aux liens subtils qui lient depuis toujours l’homme à la mer, à la mémoire collective, aux esprits-totems, s’opposent désormais l’idéologie européenne, sa vision de l’avenir. Fidély, Tête-pointue, surdoué héritier d’une longue tradition, témoigne de l’intérieur de cet âge farouche. Une guerre qui l’amènera à se trahir lui-même et à commettre, peut-être, l’irréparable.

Au final, un juge, le capitaine Charles de Rieu, rend son verdict, et de fausses conclusions en faux attendus, ce magistrat intègre n’atteindra jamais qu’une demi-vérité, une équité à haut risque qu’il paiera de bien des façons... Cinq voix s’unissent ici pour brosser le portrait d’un monde disparu, celui des derniers porteurs d’utopie.

Frédéric Ohlen

« L'aventure ne fait que commencer ! »

Endemix : Pourquoi avoir attendu si longtemps pour écrire un roman?

Frédéric Ohlen : Aux jeunes écrivains, François Nourissier, ancien président de l'Académie Goncourt, avait prodigué ce précieux conseil : « Surtout, ne donnez jamais à publier votre premier livre ! Attendez autant que vous pouvez. » C'est ce que j'ai fait.

Endemix : Les précédents abordaient la même thématique?

F. O. : Rien à voir ! Je ne peux pas concevoir d'écrire exclusivement des fictions se déroulant en Calédonie. Comme je ne peux pas rester focalisé sur un seul personnage. Pour moi, un roman doit être profondément polyphonique et choral. D'où ces cinq histoires successives avec un tempo particulier pour chacune des cinq voix. La musique m'a toujours nourri. Entre l'espace romanesque et la poésie, le lien qui me passionne, c’est l'art du rythme, du mouvement, de la pulsion.

Endemix : Doit-on parler ici de « roman historique » ?

F. O. : D'un roman qui laisse une sacrée part à l'imaginaire, mais s'inscrit dans un espace-temps bien réel que je ne saurais violer trop fortement. À travers la figure de Fidély, j'ai tenu à témoigner, pour ce que j'en comprends, d'une certaine vision océanienne, d'une autre dimension, et en même temps lever un coin du voile sur le blackbirding. J'ai vainement cherché des ouvrages en français sur la traite des Noirs dans le Pacifique, qui parlent au professeur d'histoire que je suis censé être.

Endemix : Fidély s'enfuit à Sydney en mai 1864, à l'heure où débarque le premier convoi de bagnards…

F. O. : Oui, le jour où la Calédonie devient une prison…Je voulais évoquer la colonisation avant le bagne. Grand rêve du gouverneur Guillain, c'est un rouleau compresseur qui va tout écraser. Quelque chose de tellement énorme en termes de souffrances qu'on ne se rappellera plus de ce qui existait avant, qui n'était pas forcément mieux, mais constituait littéralement « un autre monde », l'objet et le sujet de ce livre.

Endemix : À quoi ressembleront les suivants ?

F. O. : On est toujours tenté par les sagas, les feuilletons, mais personnellement, j'ai horreur des resucées, pas envie de suivre le filon. Tant mieux si le lecteur a un peu la gorge sèche, s'il manifeste sa frustration. Le monde est vaste, les sujets à traiter nombreux. Pour moi, l’aventure ne fait que commencer ! Je remettrai à Gallimard le prochain manuscrit, en principe, en septembre. Il y sera question, entre autre, de la Seconde Guerre mondiale. Une histoire de vengeance…

Propos recueillis par Jean-Marc Estournès pour le magazine Endemix.

ÉCHOS : PRESSE, TV, RADIO…

C’EST DE NOUVELLE-CALÉDONIE qu’il faut peut-être ouvrir encore plus grands les yeux du lecteur avec la révélation de ce printemps, Frédéric Ohlen, poète, nouvelliste, éditeur [...] publie son premier roman : Quintet, dans la collection Continents Noirs, chez Gallimard. Construit sur une trame polyphonique, ce livre touche aux veines et aux batte-ments du sang du « Caillou ». Une révéla-tion littéraire qui pourrait bien éclabousser de sa lumière et de son écriture ciselée ce qui n’arrivait pas encore à venir jusqu’à nous, une terra incognita. Une apparition de peuples et d’États, des histoires de blackbirders, les bateaux négriers de l’Océanie, cet autre commerce triangulaire méconnu. Nouvel Obs, Caroline Bourgine, Rue 89.

JE REÇOIS FRÉDÉRIC OHLEN, poète, nouvelliste et éditeur, lauréat de plusieurs prix en Nouvelle-Calédonie, pour son premier roman formidable, picaresque, inouï dirais-je, puisqu’il nous découvre les tribulations d’un continent quasiment oublié : Quintet chez Gallimard. France Inter, Paula Jacques, Cosmopolitaines, 25.04.14, en direct du Salon du Livre de Paris.

UN ROMAN MAGNIFIQUE et qui fonde à mon sens l’identité en profondeur de la Nouvelle-Calédonie. Options, n° 595, Jean-Pierre Léonardini.

UN ROMAN À LA BELLE ÉPAISSEUR littéraire, d’identités et de langues mêlées. Un livre historique, d’aventures, d’initiation. Christian Tortel, France TV info, reportage d’E. Morel et B. Blondeel, 24.04.14.

UN COUP DE MAÎTRE ! Dominique Roederer, Paris-sur-Mer, France Ô, 10.04.14.

IL Y A UN CÔTÉ FAULKNER dans Quintet. Un livre porté par l’incandescence de la reconnaissance de l’Autre. Laure Adler, France TV, Tropismes, Épisode 24 : « Drame de l’exil », 30 min. Diffusion : 27.04.14.

UNE ÉCRITURE TRÈS FLUIDE, très belle. On a envie de continuer. Bintou Simporé, émission Cargo du jeudi 20.03.14, Outre-Mer 1re.

QUATRIÈME DE COUVERTURE

« LES BLANCS ONT LEURS PROPRES MOTS pour appeler le monde. Eux, le voient autrement. Dans leur langue, tout est taillé trop petit. Et le monde a du mal à entrer dedans. Il ne veut pas. Il se cache. Fait la sourde oreille. Ça laisse un trou, son départ. Après, l'homme blanc se venge. Sur lui, et sur tout le reste. [...] Ce que je vous propose ? Naviguer ! Dépasser les dernières écluses. Ne plus entendre dans vos cales le choc monotone des pelles, ne plus sentir ce poids qui s'accumule au fil des jours, et vous anesthésie. »

À la toute fin, enfant raflé, enlevé à son île, Fidély se confie. Des blackbirders féroces le font passer, en quelques semaines, du Dream Time à l'âge du fer, de l'oralité à l'écriture. Mais ce roman musical n'est pas une suite pour violoncelle seul. Cinq voix s'y mêlent, cinq vies reliées à la manière d'un quintet de jazz.

De Maria, l'infirmière intrépide, à Heinrich, le bâtisseur, de Monsieur Gustin, jeune instituteur, au très cavalier capitaine De Rieu, c'est toute une frange d'histoire(s) qui s'ouvre à la magie des origines, à la raison laïque, à la passion humaniste, au bonheur comme au blues. Livre d’aventures, récit où l’on sent, entre swing et silences, le battement du sang, voici l'épopée d'un continent oublié, et d'un pays : la Nouvelle-Calédonie.

EXTRAIT : Fidély enlevé par les blackbirders (pages 157-160)

JE VAIS LES TUER TOUS !

Ils m’ont attaché bien sûr. Pieds, poings liés. Aussi étroitement qu’un porc qu’on va sacrifier. Un régime de faveur pour les fortes têtes. J’essaie quand même. Je demande à l’eau de se lever. Je la supplie de briser le bateau. De nous envoyer par le fond, car tout vaut mieux que le sort qu’ils nous réservent. L’eau ne m’écoute pas. Brise favorable. Beau temps insolent. Les rêves font ce qu’ils veulent maintenant. Le monde est muet.

Plus de whale-boulouk.

La seule baleine que je connaisse désormais, c’est celle qui nous a avalés. Le navire des Blancs. Un ventre où nous sommes entassés. Faisceau de poutres arquées comme des côtes. Utérus où nous sommes suspendus. À des crochets de fer. Des menottes.

QUI POURRAIT DORMIR DANS CETTE PUANTEUR ? Dans cette étuve qui nous cuit tout le jour ? Avec toute cette masse humaine alignée, qui se tortille, s’agglutine, me rappelle sans cesse où je suis, me ramène à ma fierté blessée, à ces flaques d’urine sous nos cuisses.

Je suis quarante et je suis seul.

Un animal qui chante. Chiale. Un son bas, profond qui entre en résonance avec les crânes, cherche le point de rupture. Fait vibrer un muscle inconnu. Certains marins craquent. Ils nous menacent du fouet. Alors, ce cri, nous l’enfouissons dans notre poitrine.

D’ailleurs, pourquoi se plaindre ? Ils sont bons avec nous.

Ils veillent sur notre santé.

« PROMENADE ! » HURLE UN MATELOT.

Nous remontons l’échelle. Le soleil nous griffe. La lumière descend en nous comme un acide, ruisselle derrière nos yeux, nous assèche la gorge.

L’unique repas journalier est toujours servi à l’air libre. Ordre du capitaine. Je ne regarde pas l’horizon. Ni les nuages ni les vagues.

Rien à faire du ciel, qui a permis ceci.

Je compte chacun de mes frères.

On nous sert. Une demi-louche chacun. On me gifle pour que je mange.

Je compte. Rien à fiche des haricots.

J’avise un tatoué. Visage émacié. Tête de lièvre écorché.

« Where are the pickaninnies? »

Il me regarde étonné. En principe, les bêtes ne parlent pas.

« Overboard.

Why did you… »

Il dévoile une bouche édentée. Se détourne.

« Dead niggers and kids aren't worth a curse. »

Nous aussi, si nous faiblissons, ils nous jetteront à la mer. Alors, je me force à avaler. Même la vermine dans mon assiette. Je ne veux pas rejoindre les enfants de l’eau. Parfois, on nous remonte des seaux pour nous rafraîchir. La cargaison doit arriver intacte. Billy m’avait prévenu.

SIX JOURS…SIX JOURS QU’ON NAVIGUE.

Combien sommes-nous maintenant ? Trente-cinq ? Vingt-cinq ? Je ne sais plus. Je perds le compte. Tout me fatigue. Penser. Manger. Marcher. Me souvenir. Le plus souvent, je gis à plat, sans souffle ni rêve, insensible à la morsure des puces. Je dors de moins en moins. Je vois des choses. Des lueurs vagues. Des silhouettes. Billy ? Je sens des parfums. Des odeurs d’herbe fauchée. De pluies. De poussière. Le grondement du volcan quand toute l’île se réveille, monte à ses noces de pierre. Une chaleur m’envahit. Réchauffe mes mains. Non, ce n’est pas la terre qui tremble, ni le train de la houle ni le branle-bas des vagues. La gigue des marins qui boivent et font la bringue. Non, sous les solives de chêne, la présence enfin me répond.

Avec Cathie Manné (Book’in Distribution) sur le stand Gallimard

Quintet le best-seller calédonien 2014
Quintet le best-seller calédonien 2014
Quintet le best-seller calédonien 2014

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HISTOIRE LITTERAIRE DE LA NOUVELLE-CALEDONIE (1853-2005)

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Des ancrages littéraires et identitaires au "destin commun"

Le livre :

Histoire littéraire de la Nouvelle-Calédonie (1853-2005)

La Nouvelle-Calédonie est un territoire littéraire invisible malgré son appartenance au vaste océan de la francophonie. Discrétion ou marginalisation ? La littérature calédonienne existe pourtant. Elle est le produit d’une histoire singulière : celle d’une terre mélanésienne qui deviendra colonie pénitentiaire, Territoire d’outre-mer, collectivité « sui generis »...

Cette histoire littéraire de la Nouvelle-Calédonie permet de comprendre comment l’écriture en français, « transportée » par la colonisation dès 1853, fait souche et se développe jusqu’à révéler un champ littéraire propre. Elle tente de saisir comment cette externalisation de la production de la littérature métropolitaine s’enracine dans le terreau calédonien pour relayer l’apparition et l’exacerbation des consciences identitaires calédonienne et kanak, puis leur dépassement dans l’engagement de bon nombre d’auteurs dans le processus de « destin commun ».

Outre la mise en perspective de l’histoire avec le développement du champ littéraire, l’originalité de ce travail tient dans le fait qu’il met en lumière un corpus de textes peu connus, mal diffusés, révélant la grande richesse du patrimoine littéraire calédonien.

Virginie Soula est née à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) en 1979. Docteur en Lettres Modernes, spécialiste de la littérature francophone de Nouvelle-Calédonie et titulaire d’un DESS de relations interculturelles, elle s’intéresse depuis une dizaine d’années à la question de la représentation culturelle de l’archipel et ouvre désormais son champ de réflexion à l’ensemble des littératures océaniennes.

Date de parution 2014  Date de publication 26/03/2014

HISTOIRE LITTERAIRE DE LA NOUVELLE-CALEDONIE (1853-2005)

Des ancrages littéraires et identitaires au "destin commun"

Conférence de Virginie Soula, Docteur en Littérature au centre culturel Jean-Marie Tjibaou.

La Nouvelle Calédonie est un territoire littéraire invisible. La littérature calédonienne existe pourtant. Elle est le produit d'une histoire singulière. L'histoire littéraire de la Nouvelle Calédonie permet de comprendre comment l'écriture en français, "transportée" par la colonisation dès 1853, fait souche et se développe jusqu'à révéler un champ littéraire propre. Elle montre comment cette externalisation de la littérature métropolitaine s'enracine dans le terreau calédonien pour relayer l'apparition et l'exacerbation des consciences identitaires, puis leur dépassement dans le processus de "destin commun".

Jeudi 15 mai à 18h15 case Eman Entrée libre et gratuite

ADCK

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"Les Femmes de l'oncle Amid" d'Alain MARDEL

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le roman "Les Femmes de l'oncle Amid" d'Alain MARDEL, qui vient de paraître aux Editions Noir au Blanc, est disponible à la librairie CALEDO LIVRES à Nouméa.

Samuel et Youssef se lient d'amitié au collège dans la France des années soixante. Amid, l'oncle du second diablotin, vit à Paris depuis 1932. Poète, philosophe, dévoreur de livres, il aime séduire les femmes. Mais cela va le mener dans une fâcheuse situation.

Ce premier roman, drôle et tendre, est une histoire en partie autobiographique.

Né à Paris en 1957, Alain Mardel s'est installé en Nouvelle- Calédonie à l'âge de trente-neuf ans. Il y a ouvert une école de théâtre et monté une troupe.

"Les Femmes de l'oncle Amid" d'Alain MARDEL

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Dura Lex 1910 de Jean-Marie Creugnet

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Jean-Marie Creugnet vient d’ajouter à ses chroniques de la colonie un nouvel ouvrage Dura Lex qui nous transporte en 1910.

On y apprend énormément sur la vie à cette époque et en particulier que la question du statut territoire n’est pas une préoccupation d’aujourd’hui. En 1910 déjà on débattait sur le sujet. Même si dès neuf heures du soir un coup de canon signifiait aux indigènes non citoyens et autres immigrants l’interdiction de circuler dans les rues et les faubourgs de Nouméa. Les 1600 électeurs libres avaient votés pour un projet de statut d’autonomie. Ce projet avait été rejeté illico  par la métropole car la Nouvelle-Calédonie appartenait à la France. Pas question de l’offrir aux 1600 français votants qui s’y trouvaient. C’est l’histoire raconté par Jean-Marie Creugnet des vérités, des anecdotes savoureuses scrupuleusement récupérées par l’auteur le plus prolifique du Caillou.

À noter, les patronymes des familles calédoniennes cités en annexe avec la référence des pages qui parlent de leurs ancêtres. On apprend aussi beaucoup de choses sur l’histoire de la métallurgie en filigrane du récit riche d’enseignements.

Couverture du livre aux éditions Paterna Paternis

Couverture du livre aux éditions Paterna Paternis

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Hamid Mokaddem, Apollinaire Anova (1929-1966).

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Hamid Mokaddem, Apollinaire Anova (1929-1966).

Hamid Mokaddem au dernier Silo de Poindimié en compagnie de Frédéric Ohlen et de Sonia Faessel

Les trois livres ci-dessous, édités à Marseille en partenariat avec l’association Expressions (Nouvelle-Calédonie), sont actuellement disponibles sur le territoire. Distribués par Book’in dans tous les points de vente, on peut les trouver notamment à la librairie Calédolivres située place des cocotiers.

 

Couverture des livres d'Hamid Mokaddem et de celui de J. Delathière

Couverture des livres d'Hamid Mokaddem et de celui de J. Delathière

Jerry Delathière, Le lézard Jurufi et autres légendes kanak du pays CiRi, Une coédition Expressions-la courte échelle/éditions Transit ISBN 2-91720-08-0, 43 pages, 1900 XFP.[Légendes kanak du pays Ciri exprimées par la plume d’un écrivain et historien calédonien reconnu pour ses travaux scientifiques sur la région de La Foa, de ses peuplements pré-coloniaux et coloniaux, et de la grande insurrection de 1878.

Hamid Mokaddem, Apollinaire Anova (1929-1966). Une conception kanak du monde et de l’histoire, Une coédition Expressions-la courte échelle/éditions Transit ISBN 2-91720-07-3, 35 pages, 1900 XFP. Après l’édition scientifique des textes d’Apollinaire Anova avec Bernard Gasser, l’auteur propose une introduction à l’œuvre, la trajectoire et la pensée du premier écrivain kanak de langue française. Anova est le premier Kanak à avoir réhabilité la figure d’Ataï et à avoir montré combien l’insurrection de 1878 constitue le devenir de la trajectoire nationale de la Nouvelle-Calédonie. L’analyse psychologique de l’histoire qu’il déploie pour comprendre le conflit des deux systèmes de pensée est à comparer avec celle d’un autre auteur, décédé comme lui à 36 ans d’une leucémie, Frantz Fanon.

Hamid Mokaddem, Papiers... Svp, Une coédition Expressions-la courte échelle/éditionsTransit ISBN 2-91720-09-7, 79 pages, 1900 XFP. Il s’agit d’une reprise d’articles publiés en 2007 et 2011 dans Les Infos. Derrière les analyses littéraires et scientifiques, il y a une analyse politique et polémique sur la situation post-coloniale de la Nouvelle-Calédonie.

Le père Anova

Le père Anova

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Causerie autour de Paysage

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Hier soir mercredi 09 avril un plumeau d’auteurs calédoniens étaient réunis pour épousseter le paysage littéraire en présentant les textes d’un ouvrage collectif Paysage, une édition de l’association Ecrire en Océanie.

Ce recueil rassemble les textes de formes variées. Un échantillon des différentes formes littéraires (fragments, poèmes, théâtre, nouvelles...) de douze auteurs.

Cyril Pigeau (prix Ecrire en Océanie)

Mireille Rolly (prix Médiathèque Ouest)

Alain Lincker (prix Association des bibliothécaires du Nord)

Christine Cho (lauréate 2012) Frédérique Viole (lauréate 2011) Léopold Hnacipan (lauréat 2010) et des auteurs membres du jury :

Michel Chevrier, Claudine Jacques, Firmin Mussard, Frédéric Ohlen, Nicole Perrier et Roland Rossero.

Une belle soirée organisée par Dominique Buzance qui a de plus en plus de succès avec ses causeries. La littérature calédonienne est en plein essor. Nos locomotives comme Frédéric Ohlen, Dewé Gorodé et Nicolas Kurtovitch absents pour cause de divers salons en métropole pourrons surement en témoigner lors des manifestations à venir. L’émission NC 1er Itinéraires filmé de main de maître par Alan Nogues a montré de beaux portraits d’écrivains de Nouvelle-Calédonie hier mardi 08 avril. Certains d’entre eux sont coauteurs de l’ouvrage Paysage.

À noter la belle illustration de couverture de Bernard Billot

La production d’ouvrages en Nouvelle-Calédonie n’est pas peut-être pas proportionnelle aux nombres de lecteurs. On est encore loin d’approcher la ferveur des Islandais. Voir ci-dessous cet extrait d’un article de libération :

Islande Le givre et les lettres en 2012

…Peu d’Européens du continent connaissent l’existence de ce mystère, qui n’a rien, ou trop peu, à voir avec le roman noir dont on estampille souvent l’ensemble de la production scandinave. L’incroyable tient en une phrase, formulée par le poète : «Le texte occupe une place spéciale dans la société islandaise.» Autrement dit : sur cette île peuplée de 320 000 âmes dont les deux tiers vivent à Reykjavik, les gens lisent et écrivent comme nulle part ailleurs.

Difficile de faire l’impasse sur les chiffres tant ils sont étourdissants : en 2010 et 2011, 70 % des habitants de la capitale ont emprunté un livre à la bibliothèque municipale. L’an dernier, 1,1 million d’ouvrages en sont sortis. En 2009, 64,5 % des Islandais se sont acheté au moins un livre et 82 % ont dit en avoir lu un par plaisir. L’Islande est le pays qui compte le plus grand nombre de livres publiés par tête au monde : 5 pour 1 000 habitants (contre 2 à 2,5 dans les autres pays scandinaves). Le tirage moyen d’un ouvrage y est de 1 000 exemplaires - ce qui aux Etats-Unis équivaudrait à un million ! La fièvre littéraire atteint son climax à la fin de l’année, le livre étant le cadeau de Noël le plus répandu…

Causerie autour de Paysage

Petit aparté sur fond de Paysage
J’aurais pu et j’aurais aimé être l’un des élus de l’association Ecrire en Océanie pour figurer dans le casting. J’ai été lauréat avec ma nouvelle Che si ascuiga le castagne ora (Qui va sécher les châtaignes maintenant) en 2011 du prix Association des bibliothécaires du Nord ainsi que pour C’est ça le destin commun un concours organisé par la bibliothèque Bernheim la même année mais j’aurais fait le treizième homme.
Le chiffre 13 est sans aucun doute le plus significatif des nombres d'un point de vue superstitieux. Je ne m’élèverai pas contre les triskaidékaphobes qui usent de pratiques discriminatoires à l’égard du chiffre 13 étant moi-même superstitieux. Je pense avoir échappé à la malédiction. A noter que les trois lauréats 2013 sans date mentionnée au début de la liste des auteurs est un signe révélateur de cette phobie du 13. Joël Paul

Mon article du CaledonianPost

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"LA VOIE DU SUSHI" La gastronomie japonaise à Nouméa

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

À l'initiative de Mathieu CHATELAIN et dont le texte est rédigé par Anne Pitoiset.

Mathieu Chatelain a ouvert son restaurant Sushi Hana à Nouméa voici trois ans. Ce lieu se veut une initiation à l'univers gastronomique japonais avec des saveurs océaniennes. Né à Nouméa en 1984 d'une mère calédonienne d'origine vietnamienne et d'un père européen, Mathieu Chatelain a séjourné au Japon où il s'est notamment passionné pour la cuisine nippone.

Dans ce livre, il nous dévoile les ressorts de sa quête spirituelle et culinaire. L'ouvrage retrace l'histoire et décrit les rites d'une cuisine millénaire, présente les poissons et crustacés calédoniens, liste les ingrédients naturels et raffinés, puis donne des recettes de sushis et autres plats. Ce beau livre original est richement illustré.

Sushi Hana

Sushi Hana

Cet ouvrage est disponible à la librairie Caledo Livres à Nouméa et sera probablement diffusé par internet.

Mathieu Chatelain

Mathieu Chatelain

Quintet le roman de Frédéric Ohlen l'écrivain incourtournable de Nouvelle-Calédonie

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Frédéric Ohlen est en tournée de promotion pour son livre Quintet. Sa tournée en France est triomphale. C’est une pluie d’éloges pour notre président de la maison du livre. Il faut dire que le fond du sujet traité même s’il s’agit d’un roman est peu connu en Europe. La traite des nègres dans le Pacifique n’a pas fait l’objet de beaucoup d’ouvrage. La traite négrière des millions d’Africains par son ampleur a camouflé le Blackbirding de notre région Pacifique. De plus comme Frédéric Ohlen est talentueux avec un grand sens de la formule. Il a écrit les aventures de ses personnages entre swing et silence, dit-il.
La maison d’éditions Gallimard a été très inspiré de lui offrir une place dans sa célèbre collection Continents noirs.
Quintet le roman de Frédéric Ohlen l'écrivain incourtournable de Nouvelle-Calédonie

Quintet a été tiré à 4 000 exemplaires, dont un quart destiné à la Calédonie. Il sera également disponible en version numérique et sous la forme d'un fichier pdf. L'auteur n'a pas signé un, mais deux contrats distincts avec son éditeur : l'un concernant l'ouvrage, l'autre pour les droits cinématographiques. Et visiblement, « ils y croient beaucoup ».

Le décor

Heinrich (trisaïeul de l'auteur) et Maria Ohlen ont quitté la région de Hambourg pour tenter l'aventure à Sydney. Ils y tiennent une pension de famille où un émissaire de James Paddon viendra les courtiser. Avec leurs fils John-Henry et Charles-Hermann, ils s'installent en mai 1859 à Gadji. Heinrich a déjà 50 ans. Comme les autres habitants de “Paddonville”, le couple devra affronter sécheresse, invasion de criquets et maladies… mais n'abandonnera jamais. Malgré les conflits, la paix fragile, le choc des cultures. Alors qu'à dos de jument Maria la sage-femme sillonne la brousse, Heinrich poursuit un idéal : une école laïque pour tous, Européens comme jeunes Kanak… au nez et à la barbe des missionnaires ! Un jeune instituteur arrive bientôt de Belgique. Et le gouverneur Guillain accorde sa “bénédiction“ au projet…

Dans le village de Païta, l'école Heinrich-Ohlen perpétue aujourd'hui la mémoire du pionnier, dont l'établissement pilote ouvrit le 1er juillet 1864 à Gadji. Il y a 150 ans.

CV express
Écrivain, poète, éditeur, enseignant, cet auteur prolifique de 54 ans a écrit une vingtaine d'ouvrages et en a publié le double, ceux des autres (surtout aux éditions L'Herbier de Feu), s'efforçant de susciter encore et toujours le goût de lire et le plaisir d’écrire. Poèmes, nouvelles, essai, pièces de théâtre… il aura touché un peu à tous les genres. Lauréat de nombreux prix, président de la Maison du Livre, il a été fait chevalier des Arts et des Lettres en 2009.

CaledonianPost

Frédéri Ohlen en 2009 lors et couverture du roman. Cliquer sur l'image que vous voulez voir entièreFrédéri Ohlen en 2009 lors et couverture du roman. Cliquer sur l'image que vous voulez voir entière

Frédéri Ohlen en 2009 lors et couverture du roman. Cliquer sur l'image que vous voulez voir entière

Quintet de Frédéric Ohlen

Collection Continents Noirs, Gallimard Parution : 13-03-2014

«Les Blancs ont leurs propres mots pour appeler le monde. Eux, le voient autrement. Dans leur langue, tout est taillé trop petit. Et le monde a du mal à entrer dedans. Il ne veut pas. Il se cache. Fait la sourde oreille. Ça laisse un trou, son départ. Après, l'homme blanc se venge. Sur lui, et sur tout le reste. [...] Ce que je vous propose? Naviguer ! Dépasser les dernières écluses. Ne plus entendre dans vos cales le choc monotone des pelles, ne plus sentir ce poids qui s'accumule au fil des jours et vous anesthésie.» À la toute fin, enfant raflé, enlevé à son île, Fidély se confie. Des blackbirders féroces le font passer, en quelques semaines, du Dream Time à l'âge du fer, de l'oralité à l'écriture. Mais ce roman musical n'est pas une suite pour violoncelle seul. Cinq voix s'y mêlent, cinq vies reliées à la manière d'un quintet de jazz. De Maria, l'infirmière intrépide, à Heinrich, le bâtisseur, de Monsieur Gustin, jeune instituteur, au très cavalier capitaine de Rieu, c'est toute une frange d'histoire(s) qui s'ouvre à la magie des origines, à la raison laïque, à la passion humaniste, au bonheur comme au blues. Livre d'aventures, récit où l'on sent, entre swing et silences, le battement du sang, voici l'épopée d'un continent oublié, et d'un pays : la Nouvelle-Calédonie.

Je pense que je n’ai pas besoin d’expliquer ce sentiment d’être aspiré dans un livre après quelques pages… C’est en fait ce qui s’est produit hier matin quand j’ai commencé la lecture de Quintet. Je ne voulais plus trop le mettre de côté.

J’ai découvert un nouvel auteur, un nouveau pays – à peine pouvais-je localiser la Nouvelle-Calédonie sur la carte – et un style d’écriture tout à fait à part.

J’ai été transporté dans un autre siècle (fin 19e), j’ai vécu sur une île, sur un bateau d’esclaves, j’ai appris des nouveaux mots et vécu plus d’une aventure. Est-ce qu’on peut demander plus pour passer un dimanche ?

À cause du nom de famille, Ohlen, d’un des protagonistes de ce livre, le lecteur peut s’imaginer que l’auteur a fait le voyage dans le temps pour découvrir les origines de ses ancêtres sur cette île. Mais n’importe, il a vraiment écrit un roman avec une grande bouffée d’air… réjouissant !!

Kenavo, sur le forum « Parfum de livres »

forum « Parfum de livres »

Retour en 2010 et la récompense plus que méritée pour cet auteur calédonie

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"Wallis et Futuna 3500 ans d'histoire"

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(Editions du GRHOC et Comité du cinquantième).

Un collectif d'auteurs, sous la direction de Frédéric Angleviel et Bernadette Papilio-Halagahu, retrace l'originalité de l'histoire de Wallis et Futuna des origines à nos jours. Ce livre aborde aussi les constantes de la société actuelle, les expériences de développement durable et les relations entre économie et coutume.

De nombreuses photographies illustrent cet ouvrage cartonné.

"Wallis et Futuna 3500 ans d'histoire"

Courte présentation biographique de Frédéric Angleviel
Angleviel Frédéric est historien. Il a longtemps structuré sa recherche selon trois axes majeurs : contacts religieux ; questions identitaires ; sources historiques. Aujourd'hui, il s'intéresse plus particulièrement à l'histoire du temps présent. Calédonien né en 1961 à Nouméa, il fait ses études en histoire, géographie et anthropologie à Montpellier et à Bordeaux. Professeur à l'école normale de Nouméa, il devient en 1990 directeur du Centre de Recherche et de Documentation avant d'être élu maître de conférences puis professeur des universités. Aujourd'hui "historien libéral," il travaille actuellement pour plusieurs collectivités dont le service du patrimoine de la direction de la culture de la province Sud de la Nouvelle-Calédonie.
Après une thèse consacrée à l'histoire de Wallis et Futuna au dix-neuvième siècle (1989), il obtient une Habilitation à diriger des recherches (Hdr) portant sur l'historiographie de la Nouvelle-Calédonie (2002). Auteur de neuf ouvrages dont une Histoire illustrée de la Nouvelle-Calédonie (2013) et Les fondements de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie. Définition, périodisation, sources, il a aussi coordonné quinze publications collectives dont L'histoire de la Franconésie. Approches croisées (2009) et Wallis et Futuna. 3500 ans d'histoire (2014).
En tant qu'écrivain, il a publié en 2010 un roman biographique, « De la Vendetta à la Nouvelle-
Calédonie. Paul Louis Mariotti. Matricule 10318 » ainsi qu'un ouvrage de science-fiction, « La menace pourpre. Fresque historique et initiatique ».

Editions du GRHOC

"Wallis et Futuna 3500 ans d'histoire"

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