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ecrivain du pacifique

Lire en Polynésie la 17e éditions : programme complet disponible

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Pour accéder au journal complet sur Calaméo suivre ce lien

J'ai planté un totem à l'Anse VATA en attendant. JP

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Estelle Castro-Koshy invitée du salon du livre en Polynésie

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Estelle Castro-Koshy invitée du salon du livre en Polynésie
Estelle Castro-Koshy invitée du salon du livre en Polynésie

Estelle Castro-Koshy invitée du salon du livre en Polynésie

Elle est enseignante-chercheuse et co-fondatrice du Salon du livre océanien de Rochefort. Son dernier livre aux éditions Au vent des îles (2017) sera présenté au salon.

Porté par les croyances d’un Ancien aborigène remarquable, Un homme de sagesse est le témoignage émouvant d’une vie qui transcende les discriminations. Le livre nous offre une rencontre authentique avec Banjo Clarke, bouleversant de simplicité, de profondeur et de compassion, par-delà̀ une histoire cruelle. Son amie Camilla a su capter l’essence de son message d’amour et de pardon à travers ses paroles recueillies durant vingt- cinq ans. Des leçons de vie et de bienveillance, universelles et intemporelles, puisées sur la terre de ses ancêtres et qu’il délivre au monde tout en restituant des pans méconnus de l’histoire australienne : des massacres d’Aborigènes, leur participation à la Grande Guerre, notamment en France, l’impact sur plusieurs générations des politiques australiennes d’enlèvement des enfants aborigènes à leurs parents… Un ouvrage dont le cœur encore vibrant garde vivant un homme inoubliable.

Estelle Castro-Koshy enseignante-chercheuse, est convaincue que, dans les pays ayant été́ structurellement démembrés par le colonialisme de peuplement, la construction d’une société juste et humaine ne peut se faire qu’avec les populations autochtones, elle travaille au plus près des auteurs aborigènes.

Depuis 2003, ses études portent sur la littérature aborigène et les festivals littéraires et culturels.

Discussion sur « Pina’ina’i : écho de l’esprit et des corps »

Estelle Castro-Koshy, Flora Aurima-Devatine, Moana’ura Tehei’ura et Tokai Devatine

Depuis 2011 se déroule chaque année à Tahiti l’événement « Pina’ina’i : écho de l’esprit et des corps », pendant lequel des écrivains et orateurs déclament des textes interprétés par des danseurs et des musiciens. « Danse des mots et poésie des corps prennent vie sur le paepae a Hiro » (Tehei’ura 2012) lors de ce spectacle mis en scène par Moana’ura Tehei’ura et organisé par l’association Littérama’ohi. Cet article souligne l’importance et les résonances poétiques, artistiques, sociopolitiques et axiologiques de Pina’ina’i, dont le succès croît chaque année. Dix-neuf contributeurs, pour la plupart polynésiens, chorégraphe-metteur en scène, compositeur, auteurs-lecteurs, danseurs, spectateurs, chercheurs analysent la spécificité et l’originalité de ce « nouveau territoire d’expression » (Tokai Devatine) qui célèbre la littérature autochtone, met en scène « l’expression des corps propres à la Polynésie » (Viri Taimana) et où « chaque art se transforme au contact des autres » (Tehei’ura).

Article complet sur le numéro 142-143 du journal de la société des océanistes

À lire aussi un article très instructif écrit avec la participation d’Estelle Castro_Koshy.

Poétiques, éthique et transmission sur la toile : l’univers littéraire et le patrimoine culturel de Flora Aurima-Devatine, Nathalie Heirani Salmon-Hudry et Chantal Spitz

La 12e édition du salon de rochefort se déroulera

du 29 mars au 2 avril 2018

Elle va nous transporter des rivages du Vanuatu à ceux des archipels des Iles Samoa.

Deux cultures, l’une mélanésienne et l’autre polynésienne, deux espaces : anglophones et francophones, deux gouvernances : états indépendants et territoire non incorporé aux Etats-Unis d’Amérique… La singularité de ce festival est de toujours nous étonner et de nous faire découvrir par l’image et l’écrit, des peuples et des cultures de cet immense espace océanien.

Autres liens sur le salon de Rochefort 2017 sur mon blog ecriavinducaillou

Ci-dessous :

Photos de groupe à Rochefort provient de la page FaceBook du salon de Rochefort ainsi que l'échange coutumier entre l’adjointe au maire et Déwé Gorodé. PHOTO K. C. à Rochefort en 2014.

 

On peut aussi dire que le salon de Rochefort inspire puisqu’en 2016 Nicolas Kurtovich avait publié un ouvrage sur son voyage.

Coutume à Rochefort, Dédicace de Frédéris Ohlen à Paris à Eric Orsenna avant Rochefort, La délégation Pacifique à Rochefort
Coutume à Rochefort, Dédicace de Frédéris Ohlen à Paris à Eric Orsenna avant Rochefort, La délégation Pacifique à Rochefort
Coutume à Rochefort, Dédicace de Frédéris Ohlen à Paris à Eric Orsenna avant Rochefort, La délégation Pacifique à Rochefort

Coutume à Rochefort, Dédicace de Frédéris Ohlen à Paris à Eric Orsenna avant Rochefort, La délégation Pacifique à Rochefort

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TAPA – De l’écorce à l’étoffe – Art millénaire d’Océanie, de l’Asie du Sud-Est à la Polynésie orientale

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TAPA. De l’écorce à l’étoffe, art millénaire d’Océanie. De l’Asie du Sud-Est à la Polynésie orientale, sous la direction de Michel Charleux.

Info de dernière minute : « Une excellente nouvelle !!!

Le livre TAPA vient d'être nominé dans la short list pour recevoir le PRIX INTERNATIONAL DU LIVRE D'ART TRIBAL, éditions en français.

Publication Somogy Editions d’Art/Association tapa

Ce petit « opuscule » de presque 600 pages et d’environ 4,5kg est un ouvrage collectif avec la participation de Christophe Sand et Emmanuel Kasarherou. Il devrait être disponible chez Calédo Livres courant novembre. L’idée de ce livre est née d’un festival en 2014. C’est mon ami Alian Brianchon, co-auteur, avec 3 articles dans cet ouvrage et tout juste revenu de l’exposition qui vient de se tenir à Paris qui m’a annoncé sur cette parution. JP

Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Capture d'écran journal de Polynésie en 2014

 

D’un festival au livre

Après une année entière d’intenses préparations, le premier Festival des tapa, liens culturels d’Océanie s’est tenu à Tahiti en novembre 2014. Cet événement qui regroupa plusieurs dizaines de spécialistes et tapa-makers de la zone Pacifique comprenait un colloque international de trois jours, un cycle de conférences, des démonstrations, des ateliers pratiques, une exposition au Musée de Tahiti et des Îles et trois expositions d’artistes associés volontairement au projet. Soutenu par les autorités du pays et largement médiatisé, l’événement remporta un vif succès populaire, suscitant un regain d’intérêt pour ce matériau plutôt méconnu du grand public.

C’est au cours de ce festival, et pour ne pas perdre tout ce qui avait pu être présenté, que l’idée d’un livre consacré au tapa est née. L’initiative fut proposée à la vingtaine d’intervenants du colloque qui y adhérèrent avec enthousiasme. Mais il n’était pas question que l’ouvrage soit les Actes du colloque et il fut donc décidé d’élargir la zone concernée et d’ouvrir la participation à de nouveaux auteurs, utilisant les réseaux spécialisés du Pacifique. C’est ainsi qu’une soixantaine de spécialistes communiquèrent leurs articles.

Dès le lancement du projet d’édition, les services du Haut-commissariat de la République en Polynésie française, les services du Ministère de la Culture de Polynésie française et la Direction des Patrimoines du MCC eurent à cœur de soutenir la publication. Le Fonds Pacifique (État), le Ministère Polynésien de la Culture, de l’Environnement, de l’Artisanat et des Mines, en charge de la promotion des langues et de la communication (Polynésie française), le Ministère de la Culture et de la Communication, Direction des Patrimoines (État), Air Tahiti Nui, la Communauté de Communes des Îles Marquises,(CODIM) et l’Association TAPA s’y associèrent financièrement également.

 

Préface :

- Chérif KHAZNADAR, Président du Comité Culture, Vice-Président de la Commission

Nationale française pour l’UNESCO, Maison des Cultures du Monde.

- Adrienne KAEPPLER, Curator of Oceanian Ethnology at the Smithsonian Institution, Washington DC.

- René BIDAL, Haut-Commissaire de la République en Polynésie française.

- Heremoana MAAMAATUAIAHUTAPU, Gouvernement de la Polynésie française, Ministre de la Culture, de l’environnement, de l’artisanat, de l’énergie et des mines, en charge de la promotion des langues et de la communication.

- Torea COLAS, Directeur Marketing et Communication, Air Tahiti Nui.

Les auteurs : (Une liste impressionnante à découvrir en téléchargeant le PDF)

Possibilité de télécharger depuis le site web de l’association

www.tapa-oceanie.com une sélection de photographies libres de droits pour la presse, avec les mentions d’origine des photos/du photographe.

Nous contacter

Par mail : evenement.tapa@gmail.com ou directement sur notre site : www.tapa-oceanie.com

Adresse postale :

BP380 013 Tamanu,

98718 Puna’Auia, Tahiti. Polynésie francaise.

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Thanh-Van TRAN-NHUT romancière invitée du salon de Polynésie

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Image de Tran-Van avec Pierre Faessel de JP
Image de Tran-Van avec Pierre Faessel de JP

Image de Tran-Van avec Pierre Faessel de JP

Lire en Polynésie tiendra sa 17e édition à la Maison de la culture de Tahiti (Papeete), du 16 au 19 novembre 2017.

Thanh-Van TRAN-NHUT est romancière, spécialisée dans le polar au travers des enquêtes menées par le mandarin Tân dans le Vietnam du XVIIe siècle.

Cette ancienne élève du lycée Cournot de Gray et lauréate en 2014 de la résidence d’écrivains Randell Cottage à Wellington, présentera « Les enquêtes du mandarin Tân », sa série de romans policiers situés dans le Viêt-Nam du XVIIe siècle ainsi que son dernier livre dont on sait peu de chose puisqu’il sera lancé pour l’occasion.

Kawekaweau

Éditeur : Au vent des îles

Résumé : Vicktor reçoit un colis de son amour de jeunesse, récemment décédée, accompagné de son ultime défi : résoudre l'énigme liée au lézard rapporté de Nouvelle-Zélande par un équipage au XIXe siècle, le mythique kawekaweau marqué d'une malédiction. En décryptant les indices trouvés dans le colis et en lisant le journal d’un célèbre amiral, Vicktor découvre un drame ignoré de tous.

 

Thanh-Van Tran-Nhut, née le 1er janvier 1962 à Hué au Viêt Nam et Kim Tran-Nhut, sa sœur, est née le 24 octobre 1963 dans la même ville, sont deux écrivains vietnamiennes, auteures, ensemble, au début, pour la série d'enquêtes menées par le mandarin Tân et son acolyte, le lettré Dinh.

La maison du livre de Nouvelle-Calédonie a eu le privilège de recevoir cette lettrée. Elle a laissé sur le Caillou un souvenir impérissable. Ses liens avec la Nouvelle-Calédonie viennent de sa scolarité au lycée Cournot de Gray.  Elle participe activement à diverses manifestations autour de l'écrivain Francis Carco et de Katherine Mansfield organisées par l'Office du tourisme de Val de Gray. Le 19 février 1915, après un long voyage en train de Paris, K. Mansfield arrive dans une petite ville dans l'est de la France. Elle tente d'entrer dans la zone des armées avec une fausse invitation d'une de ses "tantes" et est accueillie par un caporal qui lui intime de le suivre.

Le militaire est Francis Carco, mobilisé depuis novembre 1914. Ils passeront quatre nuits ensemble, avant que K. Mansfield ne reparte en Angleterre. Cette rencontre est racontée dans "An Indiscreet Journey", mais le nom de la ville est omis. Il faut regarder dans les carnets de Mansfield pour savoir que les amants se sont retrouvés à Gray, une ville au bord de la Saône.

Seuls les spécialistes de Mansfield savaient où cette brève histoire d'amour avait eu lieu. Thanh-Van Tran-Nhut est de ceux-là, une vraie révélation à l’époque que cette aventure entre ce Calédonien célèbre et une Néozélandaise tout aussi célèbre.

Dans un article écrit en 2014, je ne tarissais pas déloges sur cette romancière qui a su nous expliquer le mélange des religions et de philosophies pratiqué par les Vietnamiens en développant avec subtilité les différences entre le taoïsme et le confucianisme qui sont originaires de Chine, en rappelant au passage que la colonisation chinoise avait duré 1000 ans, ainsi que le bouddhisme en évoquant les rapports peu connus et anciens du Vietnam avec le Japon. Le choix du XVIIe siècle qu’elle affectionne n’est pas un hasard. C’est une époque charnière pour le Vietnam en rupture de leader ce qui faisait le jeu des seigneurs de la guerre, une phase de rivalité entre le Nord et Sud. Les seigneurs de la famille Trịnh dominent le Nord et ceux de la famille Nguyễn le Sud, tandis que les souverains Lê ne règnent plus que symboliquement. De plus, c'est de cette époque que date l’origine de la colonisation française.

 Pour sûr qu’elle va séduire et plaire au public au Fenua, c’est une lettrée, une vraie pas d’autres qualificatifs me viennent à l’esprit. JP

Livres de Tran-Van et à la librairie Calédo Livre avec Frédéric Ohlen et Jean-Brice Peirano
Livres de Tran-Van et à la librairie Calédo Livre avec Frédéric Ohlen et Jean-Brice Peirano

Livres de Tran-Van et à la librairie Calédo Livre avec Frédéric Ohlen et Jean-Brice Peirano

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Cathie Manné mère courage du livre en Océanie

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Cathie manné photo JP

Cathie manné photo JP

Après une formation en marketing puis en gestion. Cathie Manné fonde les éditions Grain de Sable avec Laurence Viallard. La maison d’Edition Grain de Sable a disparu depuis quelques années et la pauvre Laurence est décédée. Cathie Manné, heureusement pour les auteurs du Pacifique, est toujours là, et toujours très impliquée dans la filière du livre en Nouvelle-Calédonie avec sa société de diffusion Book’In, un bel outil culturel au service des auteurs et des éditeurs, et depuis peu, avec une librairie, celle du regretté Dominique Buzance. Elle est toujours sur la brèche. Infatigable, après la charge énorme de travail pour son déplacement au Silo de Poindimié dont elle est le pivot, grâce à sa grande taille comme un joueur de basket. (C’est une plaisanterie), grâce à l’attention qu’elle porte sur cet espace de vente, de rencontres et de dédicaces. Elle sera au salon de Papeete au début novembre. JP

Le 17e Salon du livre de Tahiti se tiendra du jeudi 16 au dimanche 19 novembre, à la Maison de la culture, sur le thème [vɛ ʁ].

Ci-dessous quelques photos prises dans la grande librairie.

Photos JO
Photos JOPhotos JO

Photos JO

La librairie lieu de rencontre Photos JP
La librairie lieu de rencontre Photos JP
La librairie lieu de rencontre Photos JP
La librairie lieu de rencontre Photos JP

La librairie lieu de rencontre Photos JP

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Silo 2017 avec Titaua Peu et Kate Holden

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Valérie et Kate Holden - Frédéric Ohlen et Titaua Peu (photo JP)
Valérie et Kate Holden - Frédéric Ohlen et Titaua Peu (photo JP)

Valérie et Kate Holden - Frédéric Ohlen et Titaua Peu (photo JP)

Les échanges avec les invités extérieurs ont été immensément enrichissants pour le public du Silo 2017 à Poindimié. Les grosses pointures, comme l’Australien Tim Flannery avec son charisme, son humanisme et ses connaissances sur les maux de la planète a fait sensation, mais deux auteures ont été bouleversantes par le contenu de leur récit de vie. L’Australienne, Kate Holden qui est descendue aux enfers et le énième jour est ressuscitée pour témoigner, fut un grand moment. L’ouvrage de Pina de Titaua Peu développé par l’auteure a littéralement passionné l’auditoire probablement à cause de l’environnement océanien du récit.

Il faut signaler l’excellente modération par Valérie, une enseignante franco-australienne en vacances sur la Caillou recrutée au pied levé pour remplacer Virginie Soula.

Le livre de Titaua, qui était « Popaïsable » pour beaucoup de monde. Il décrit la vie à Tahiti, après un premier ouvrage en 2003 qui avait fait du bruit. Titaua Peu a attendu plusieurs années avant de publier Pina car elle appréhendait la réaction des lecteurs. Son premier livre, très politique, avait parfois été violement attaqué. Les secrets dévoilés dans ce livre très noir avaient marqué les esprits. Pina a été bien mieux accueilli malgré ses craintes. Le livre est un chef-d’œuvre. C’est le livre de la maturité du style d’après Frédéric Ohlen qui est fin connaisseur. JP

A suivre

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Magazine interculturel Francophonies, n° 31 Francophonies océaniennes

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Magazine interculturel Francophonies, n° 31 Francophonies océaniennes

Magazine interculturel Francophonies, n° 31, juin-juillet 2017: Francophonies océaniennes

Des textes réunis et présentés par Andréas Pfersmann et Titaua Porcher-Wiart (Université de la Polynésie française)

 


Quatrième de couverture


Les littératures océaniennes d’expression française demeurent un objet rare, assez peu connu du grand public malgré la percée remarquable d’œuvres issues de la Nouvelle Calédonie, de la Polynésie française ou du Vanuatu depuis le début du XXIe siècle. Ces littératures qui ont relevé le défi de dépasser le carcan folklorique, offrent un point de vue original sur les rapports de domination politique, culturelle et linguistique dans des contextes coloniaux différents, mais culturellement très proches. Réunis par Andréas Pfersmann et Titaua Porcher-Wiart, avec la colla- boration d’Hamid Mokkadem et Malika Combes, les textes de ce volume proposent des éclairages complémentaires sur cette petite littérature ainsi qu’une anthologie des œuvres francophones d’Océanie. La première partie du numéro s’intéresse aux questions identitaires et politiques, la deuxième concerne la question des langues et leurs enjeux en contextes diglossiques ou multiglossiques et le dernier volet, qui adopte une perspective davantage anthropologique, analyse les liens spécifiques des Océaniens à leur espace et au corps. 


Sommaire


Ouverture

11. Andréas Pfersmann – Titaua Porcher-Wiart, Présentation

25. Dominique Jouve, Court panorama de la littérature de Nouvelle-Calédonie 
Questions identitaires et politiques
65. Eddy Banaré, Okorenetit? Où est le droit?: le théâtre de Pierre Wakaw Gope et la mobilisation des espaces en Nouvelle-Calédonie

87. Mounira Chatti, Les voleurs de langue

99. Fritz Peter Kirsch, Mutismes tahitiens et jeux occitans « a la talvera ». Sur deux littératures dominées

117. Andréas Pfersmann, L’écrire dominé


L’enjeu des langues

145. Odile Gannier, Le français Pacifique: jeux d’idiomes

173. Stéphanie Geneix-Rabault, Francophonies océaniennes dans le multilinguisme. Créativité littéraire et voix contemporaines slamées: contextes, enjeux et mises en voix

197. Hamid Mokaddem, Les rapports subjectifs kanak à la langue française. Étude de quelques textes en Nouvelle-Calédonie

223. Audrey Ogès, « L'interlangue », ou l'unicité attaquée dans les œuvres de trois auteures francophones océaniennes: Flora Devatine, Déwé Gorodé, Chantal Spitz

 

Corps / parole /espace: regards anthropologiques et éco-critiques
249. Anne-Sophie Close, Corpus littéraire, corps du monde et corps de l’homme: de l’organicité des textes à la réaffirmation sensorielle de l’autochtonie polynésienne contemporaine. Éclairage éco-océanique

273. Julia Frengs, Une écocritique océanienne? Des réponses aux injustices environnementales dans la littérature de l’océanie francophone

293. Titaua Porcher-Wiart, Flora Devatine: le corps en résonance

311. Daniel Henri Pageaux, L’écharde, roman « australien » de Paul Wenz

Anthologie portative de la littérature francophone du Pacifique

A) Tahiti

329. Flora Devatine, En-quête d’écriture (extraits)

345. Chantal Spitz, Et la mer pour demeure

351. Ariirau Richard-Vivi, Un sacrifice amoureux 

B) Nouvelle Calédonie (textes réunis par Hamid Mokaddem)
360. Déwé Gorodé, Parole de lutte /  Des millénaires

363. Luc Énoka Camoui, Interculturalité / Pluie de Niña / Reviens mon fils / Scrutin local fatidique           

370. Pierre GOPE, Le Dernier crépuscule (extraits)

377. Claudine Jacques, Le canapé (nouvelle inédite)

386. Nicolas Kurtovich, Le labyrinthe (extrait de Dans le ciel splendide)

390. Frédéric Ohlen, Nouméa

Conclusion
399. Andréas Pfersmann – Titaua Porcher Wiart, Orientation bibliographique

407. Bio-bibliographie sommaire des collaborateurs

415. Les Numéros d'Interculturel Francophonies

 

NB : Le lecteur trouvera le début du roman inédit de Frédéric Ohlen invité du SILO La Rivière invisible, texte intitulé Nouméa aux pages 390-395. Captivante et fascinante description moderne de la ville-capitale !

Dans la catégorie « nouvelles », bien qu’absente, on pourra trouver un  très beau texte inédit de Claudine Jacques intitulé Le canapé

Il est probable que ce livre-dossier sera sur les étals du salon.

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Lancement du SILO 2017 à Nouméa

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Discours d'ouverture. Photo JP
Discours d'ouverture. Photo JP

Discours d'ouverture. Photo JP

Sympathique cocktail traditionnel de lancement du SILO à Nouméa avant l’ouverture officielle à Poindimié. L’événement a été cependant entaché par l’absence d’une partie des invités extérieurs, à cause de la grève des pilotes d’Aircalin. À l’heure des restrictions budgétaires, des gains de productivité énormes demandés à certaines professions, tandis que les retraités voient chaque année leur pouvoir d’achat diminué. Cette grève, ce n’est pas la lutte des classes mais la lutte de la classe business des nantis égoïstes.

Malgré ce raté, la fête du livre aura bien lieu et les auteurs otages, dispersés dans la nature, seront présents à Poindimié. Certains se sont jetés à l’eau et nagent courageusement pour rejoindre la cote Est, d’après les dernières informations recueillies au cours de cette soirée. La littérature ça donne aussi des palmes mais pas toujours académiques. JP

Les invités australiens. Photo JP

Les invités australiens. Photo JP

Photos de la soirée avec quelques uns des invités locaux. JP
Photos de la soirée avec quelques uns des invités locaux. JP
Photos de la soirée avec quelques uns des invités locaux. JP
Photos de la soirée avec quelques uns des invités locaux. JP

Photos de la soirée avec quelques uns des invités locaux. JP

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Plantes remarquables du Vanuatu de Chanel Sam et Laurence Ramon + Poème JP

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Plantes remarquables du Vanuatu de Chanel Sam et Laurence Ramon + Poème JP
Plantes remarquables du Vanuatu de Chanel Sam et Laurence Ramon + Poème JP

Paru en 2015, cet ouvrage est actuellement en vente En vente actuellement à l'Alliance française au prix de 3900 VT.

Ce guide sur la flore remarquable du Vanuatu a pour ambition de sensibiliser à la diversité végétale du Vanuatu et aux enjeux de conservation qui y sont associés.

Les 236 plantes présentées ont été sélectionnées pour leur caractère remarquable : espèces communément rencontrées, caractères morphologiques particuliers (gros fruit, belles fleurs, feuillage urticant, etc.) ou des propriétés notables (plantes médicinales, ornementales, etc.). Ont été ajoutées quelques espèces plus rares et discrètes mais remarquables car endémiques du pays et parfois vulnérables. Toutes les espèces sont illustrées par de magnifiques dessins en couleurs qui permettent une première identification des espèces ; le texte des notices privilégie les caractères non apparents sur les illustrations.

L'ouvrage est bilingue français/anglais

Le livre est organisé en deux parties : la première partie présente les plantes à graines, regroupées en quatre sous-parties selon leur type biologique : arbres et arbustes, buissons, herbes et lianes ; la seconde partie concerne les fougères et lycophytes (plantes à spores).

Outre des descriptions morphologiques, l’ouvrage indique pour chaque plante ses noms communs en bichelamar, français et anglais, de préférence utilisés au Vanuatu. Un index en fin d’ouvrage présente les noms vernaculaires des plantes dans plusieurs langues du Vanuatu.

Chanel Sam est botaniste au Département des forêts du Vanuatu et conservateur de l'Herbier.

Laurence Ramon est ingénieur agronome et dessinatrice naturaliste.

Une pensée pour les Vanuatais menacés par les éruptions volcananiques.

Les autorités du Vanuatu se préparaient à évacuer jusqu’à 5000 personnes car l’éruption volcanique sur l’île d’Ambae continue à s’intensifier. Geohazards a élevé samedi le niveau d’alerte de trois à quatre, signe d’une « éruption modérée ». Mais ce n’est pas seulement au Vanuatu à Bali et partout dans le monde la Terre se rebiffe des agressions humaines. Les catastrophes dites naturelles ne le sont peut-être pas. J’ai composé récemment un poème sur le thème volcan. Je le dédie aux gens d’Ambae. JP

Dans le feu du nakamal

Un jeune homme, anéanti par la fatigue de son travail et ses deux shells de kava goulûment ingurgités, se laissa hypnotiser par les flammes du feu d’un nakamal de l’île des oubliés.

À demi-endormi, son esprit, libéré de son corps, s’éleva. Il planait au dessus du quai des déportés, quand un vent fort l’emporta jusqu’au milieu de la chaîne, au fin fond d’une vallée.

Il devînt spectateur d’un pilou endiablé. Hommes et femmes séparés tournaient en spirale comme des damnés. Les guerriers à demi nus portaient des armes du temps passé.

Irrésistiblement, attiré par les lointaines lueurs des rivières de lave sur l’île noire, il se dirigea vers les feux d’Ambrym, piquetant ses pupilles d’étincelles projetées des abîmes.

Les sons des tambours, mêlés aux cliquetis cadencés des bracelets de graines aux chevilles des danseurs, d’une sorte de farandole pour flatter les Dieux, le fit frissonner.

Les exécutants de ce carnaval, un danis raund[1] de Malampa[2] se trémoussaient, à l’unisson de leurs frères de la Grande Terre, dans le même respect des coutumes et de la prière.

Le jeune homme de la ville blanche se réveilla hébété. Son regard illuminé croisa celui d’un vieux hébridais, assis, face à lui. Il le fixait à travers le rideau déchiré de la flambée.

Le vieux néo, comme l’appelaient les squatteurs du quartier, souriait. Il savait comment, et où, le jeune homme avait été entraîné, par la magie de ses ancêtres vanuatais.

Joël Paul Juillet 2017

 

[1] Equivalent du pilou kanak appelé couramment le carnaval

[2] Province au nord de l’archipel

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Le salon de Tahiti dans le sillage du SILO

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Le cyclone littéraire SILO est annoncé sur Poindimié fin septembre dans son sillage, la dépression tropicale du salon du livre de Tahiti est en formation. Le vent des îles tourbillonnant va emporter les amateurs de littérature océanienne vers les rives de la culture à partir du 28 septembre.

La culture a longtemps été considérée comme un trait caractéristique de l'humanité pour nous distinguer des animaux, les lettres y tiennent une bonne place, même dans nos îles du Pacifique. Notre littérature, considérée souvent comme encore émergente, est dans une phase d’ascension fulgurante. Les auteurs de notre immense région sont de plus en plus nombreux. Pour booster le niveau, rien de tel que d’échanger avec des auteurs internationaux. C’est ce que font chaque année les organisateurs des deux grandes manifestations littéraires océaniennes. Voir ci-dessous l’extrait d’un article de la dépêche de Tahiti. 

Titaua Peu est dans la « short list » du grand prix Métis. Elle est l’exemple de notre potentiel et aussi une auteure passerelle entre le Pacifique mélanésien et polynésien. Elle sera au SILO. Elle est à nous aussi Titaua. JP

Pina, de Titaua Peu, reste une grosse claque littéraire, pour moi ! Quelle force ! Et quels personnages, bon sang ! Marin Ledun.

Qui à dit que la misère était moins pénible au soleil ? Pina est un roman noir qui vous transporte dans une Polynésie loin des cartes postales. Une écriture puissante et sans concession. Julien Guerry, librairie Gibert Joseph St Michel.

La plume de Titaua Peu résonne dans un silence qu’elle tente de briser avec une prose d’une poésie noire et tourmentée. JDD.

Il y a des romans qui claquent comme des coups de fusil. Celui de Titaua Peu marque une révolution dans la littérature du Pacifique. Avec Pina, c’est l’autre visage de Tahiti qui apparaît, celui d’une société ravagée par le déracinement culturel, rongée par la misère, le colonialisme. Mediapart.

SALON DU LIVRE, UNE ÉDITION QUI MET LA TÊTE À L’AN VERS

Extrait d’un article de la Dépêche de Tahiti du mercredi 13 septembre 2017

Le 17e Salon du livre de Tahiti se tiendra du jeudi 16 au dimanche 19 novembre, à la Maison de la culture, sur le thème [vɛ ʁ]. En marge des auteurs locaux, 15 invités de l’Hexagone, d’outre-mer et de l’étranger ont déjà confirmé leur présence à ce rendez-vous littéraire. De nombreuses animations sont prévues pour le public, et notamment pour les scolaires, qui peuvent d’ores et déjà s’inscrire.

La prochaine édition du Salon du livre, qui se tiendra du 16 au 19 novembre, a été présentée, hier, par ses organisateurs, l’Association des éditeurs de Tahiti et des îles (AETI) et la Maison de la culture. Une présentation dans les grandes lignes faites deux mois en amont de l’événement, afin que tout un chacun, “les lecteurs et tous les acteurs du monde de l’enseignement”, puissent se préparer. Car c’est une 17e édition des plus originales qui est en train de s’organiser.

Originale déjà dans son thème, [vɛʁ], un mot phonétique qui peut avoir tellement de sens (ver, verre, vert, vers, vair…), et, qui guidera les nombreuses animations prévues pour le grand public, mais aussi pour les scolaires.

Pour ces derniers, un partenariat, entamé il y a deux éditions entre le centre de lecture et le Salon du livre, leur permettra de rencontrer des auteurs et illustrateurs jeunesse invités.

Pour cela, il suffit que l’enseignant mette en place un projet pédagogique autour de l’œuvre d’un des dits auteurs.

“Cela fait trois ans que nous avons monté ce partenariat autour du livre jeunesse à l’occasion du Salon du livre, explique Rainui Tirao, du Centre de lecture. Cet événement est devenu incontournable et les enseignants doivent se l’accaparer. Ces rencontres d’une heure sont donc autant pour les écoles que les collèges et les lycées. Cela dépendra surtout de la bibliographie des auteurs présents. Nous avons également pensé aux élèves de la Presqu’île et de Moorea, pour lesquels les auteurs iront sur place. » SUITE DE CET ARTICLE

Photo Les organisateurs du Salon du livre ont présenté hier la 17e édition en préparation, afin que les lecteurs et les acteurs du monde de l’enseignement puissent s’y préparer. (© Vaiana Hargou)

Le salon de Tahiti dans le sillage du SILOLe salon de Tahiti dans le sillage du SILO
Le salon de Tahiti dans le sillage du SILO
Le salon de Tahiti dans le sillage du SILO

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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