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ecrivain du pacifique

Taïpi. Un paradis cannibale de Benjamin Bachelier, Stéphane Melchior

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Taïpi. Un paradis cannibale de Benjamin Bachelier, Stéphane Melchior

Gallimard BD - 104 pages, un ouvrage de 2016 mais disponible aujourd’hui chez Calédo Livres

1841. Un baleinier accoste aux Marquises, avec à son bord Tom et Toby, qui ne rêvent que de déserter. Profitant d’une permission, et malgré les mises en garde sur les dangers de l’île, les deux hommes s’enfoncent dans la jungle. Rien ne se passe comme prévu et la fuite dans cette nature luxuriante vire au cauchemar. D’autant que les fugitifs se retrouvent bientôt aux mains de la tribu Taïpi, réputée cannibale...

Déjà auteurs, ensemble, du somptueux Gatsby le magnifique, Stéphane Melchior et Benjamin Bachelier se frottent cette fois à Herman Melville — dont ils adaptent ce récit, entre aventure et anthropologie. Plus

Adaptation du premier roman homonyme semi-autobiographique d'Herman Melville.

Herman Melville, né le 1ᵉʳ août 1819 à Pearl Street, au sud-est de Manhattan et mort le 28 septembre 1891 à New York, est un romancier, essayiste et poète américain. Presque oublié après sa mort, Melville est redécouvert dans les années 1920 à travers son œuvre maîtresse Moby Dick.

À propos des auteurs

Benjamin Bachelier est né en 1975, à Grenoble. Après avoir étudié aux Beaux-Arts d'Angoulême, Benjamin Bachelier se lance dans la bande dessinée, le film d'animation et l'illustration (Casterman, Nathan, Glénat, Actes Sud Junior...). Deux enfants plus tard, il se retrouve à Nantes et se met à la bande dessinée. En 2006, il prend la suite d'Hervé Tanquerelle pour dessiner Le Leg de l'Alchimiste (Glénat).

Stéphane Melchior naît en 1965, en Bretagne. Passionné par les mythologies, il fait de longues études d'histoire de l'art avant d'écrire ses propres histoires. Aujourd'hui scénariste, il imagine des films d'animation et participe à l'écriture de courts et de longs métrages pour le cinéma ou la télévision.

À propos du cannibalisme en polynésie

les gourmets des îles Marquises et Salomon (Extrait d’un article du point)

Dévorer les ennemis vaincus était une pratique commune en Océanie jusqu'au XIXe siècle. Rien ne vaut une cuisse humaine rôtie au four. Par Frédéric Lewino

Modifié le 20/08/2018 à 18:04 - Publié le 02/08/2018 à 10:53 | Le Point.fr

Cannibales des îles Salomon et Marquises !

    Jusqu'à l'arrivée des Occidentaux, les nombreuses peuplades de Polynésie se faisaient une guerre acharnée pour faire leurs emplettes de chair humaine. Mais les missionnaires les ont vite mis à la diète. Il existe de nombreux témoignages de ce cannibalisme rituel de guerre. Le plus fameux est celui d'Hermann Melville, l'auteur de Moby Dick. En 1842, à la recherche de sensations fortes, il s'embarque à bord d'un baleinier. Mais très vite, le capitaine se révèle être un monstre de brutalité, ce qui pousse le jeune homme à déserter sur l'île de Nuku-Hiva avec un compagnon. Et tant pis si cette île de l'archipel des Marquises a la réputation d'accueillir une redoutable tribu cannibale, les Taïpi ! En fait, les deux hommes espèrent trouver refuge chez l'autre tribu de l'île qui, elle, fait la fine bouche devant son prochain.

En marchant dans la forêt, ils tombent sur un jeune couple en train de faire l'amour dans un fourré. Font-ils partie du clan des cannibales ou pas ? Ils prennent le risque de les suivre jusqu'à leur village. Manque de bol, ils se retrouvent chez les mangeurs de chair humaine. À leur grande surprise, les deux jeunes gens sont aimablement accueillis. S'attendant à être rôtis, ils sont placés dans une famille d'accueil : « Est-ce eux, ces sauvages féroces, les cannibales assoiffés de sang dont j'ai entendu parler dans d'effroyables récits ? Ils se traitent l'un l'autre avec plus de bienveillance et sont plus humains que beaucoup de ceux qui étudient les textes prônant la vertu et la générosité, et qui répètent chaque nuit que la belle prière se répète dans un souffle par les lèvres du divin et doux Jésus. » … La suite

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L'auteur de L’art des peintres de rue de Port Moresby de René Zimmer est décédé

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Le décès de René Zimmer, un choc pour ses amis que je viens d'apprendre par Hélène Janet Lec Lec Tic de Nouméa laisse sans voix. 

René Zimmer est Maître de conférences à l’université de la Nouvelle Calédonie. Membre du CNEP (Centre des Nouvelles Études sur le Pacifique), son domaine de recherche englobe la littérature américaine, l’art mélanésien et la traduction. Il a publié entre autres Réussir l’épreuve de traduction écrite au Capes, avec S. Jacquelin (2000), « The Animal as Magic Medium in Melanesian stories » in De la Nouvelle-Calédonie au Pacifique (L’Harmattan, 2009), « L’oiseau de paradis : auto portrait du peintre papou » in Mondes océaniens (L’Harmattan, 2010), « Le Casoar des contes et peintures papous » in Objet d’art et art de l’objet en Mélanésie (L’Harmattan, 2011).

Photo de son éditeur Au Vent de Îles

René Zimmer est agrégé de l’université et docteur en littérature américaine. Il quitte sa Lorraine natale en 1994 pour l’IUFM du Pacifique en Nouvelle-Calédonie où il est responsable de la section d’anglais. Il est l’auteur de trois ouvrages de traduction dédiés aux concours. Il rejoint ensuite l’université où il occupe les fonctions de Maître de conférences, enseignant, entre autres, l’histoire de l’art et la poésie du Pacifique. Il se rend régulièrement à Port Moresby en Papouasie-Nouvelle-Guinée où, pendant une quinzaine d’années, il accumule des données au contact des peintres de rue du clan Kauage, qui le fascinent. Il en rend compte au travers de colloques, conférences, catalogues et expositions en Europe et dans le Pacifique.

Disponible à Nouméa à la librairie Calédo Livres au prix de 3950 XCP

Disponible à Nouméa à la librairie Calédo Livres au prix de 3950 XCP

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Nouveauté à Calédo Livres : VÉGAN À TAHITI, 25 recettes faciles

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Spécialisée en cuisine et pâtisserie végétales, Anaïs Bergeretti a réalisé ce livre qui présente vingt-cinq recettes inédites conçues à partir de produits locaux. Rapides et faciles à réaliser, simples et peu coûteuses, délicates et savoureuses, elles ont toute leur place dans vos menus quotidiens mais peuvent aussi s’inviter à vos repas de fête.

Ces mets sucrés et salés sont réalisés à partir de produits locaux, faciles à trouver en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie. Le livre propose, en plus des recettes, des informations sur l’alimentation végane, ainsi que les fruits et légumes du Pacifique. Par ailleurs, il dévoile un certain nombre d’alternatives aux produits d’origine animale.

Un ouvrage destiné à un grand public : gourmands, sportifs, adultes, enfants, végétariens, adeptes du véganisme, ou encore flexitariens (pratique alimentaire semi-végétarienne, qui n'exclut pas la viande ni le poisson, mais se préoccupe de sa quantité et de sa qualité).

Prix : 3450 XPF

Éditeur : Anaïs Bergeretti

 

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Une nouveauté cuisine à la librairie Calédo Livres par Hereiti Seaman Au Vent des Îles

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Une nouveauté cuisine à la librairie Calédo Livres par Hereiti Seaman Au Vent des Îles
Une nouveauté cuisine à la librairie Calédo Livres par Hereiti Seaman Au Vent des Îles

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Faux-semblant, Witi Ihimaera. Un article de Lilia Tak-Tak

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Faux-semblant, Witi Ihimaera. Un article de Lilia Tak-Tak

Publié le 21 mars 2020 at 19 h 59 min par Lilia Tak-Tak lien vers ce blog  La Madeleine de Livres

Un beau voyage en terres maories

« En ce premier jour de juin de l’an de grâce 1935, Paraiti a soixante et un ans. Les guerres foncières entre Pakeha* et Maoris sont terminées depuis une quarantaine d’années. Bien qu’elle n’ait succédé à son père dans son rôle de prêtre, Paraiti a poursuivi son travail de guérisseur. La médecine moderne est accessible dans les nombreuses villes, petites et grandes, qui ont surgi dans tout Aotearoa**, mais les Maoris des campements et des zones côtières reculées dépendent encore des guérisseurs et guérisseuses traditionnels. Comment pourraient-ils payer des médecins pakeha en ces années de Grande Dépression ?

Quelques semaines plus tôt, Paraiti se trouvait encore dans son village de Waituhi, dans la baie de la Pauvreté, où elle s’était installée pendant la deuxième décennie du XXème siècle. Au plus fort de la terrible épidémie de grippe espagnole de 1918, lorsque les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse avaient engrangé une moisson fructueuse chez les Maoris, une puissante kuia*** de Waituhi avait requis l’aide de Te Teira. Riripeti, elle s’appelait ainsi, avait monté un hôpital pour s’occuper des souffrants et des mourants, et elle avait besoin de personnel médical.

Paraiti avait alors quarante-quatre ans et Te Teira lui accordait une confiance absolue.

– Je dois rester ici, ma fille. Il faut que tu ailles aider Riripeti à ma place.

Obéissante, elle était partie pour Waituhi. »

Automne 1935, le nouvel an maori, Matariki est imminent, et c’est le moment pour Paraiti, « Celle au visage ravagé », célèbre guérisseuse de soixante et un ans, d’entreprendre son itinérance saisonnière dans tout Aotearoa*. Ses patients l’attendent. Elle sélectionne avec soin les petites fioles ou boîtes d’onguents, philtres et lotions dont elle pense avoir besoin dans les différents dispensaires de villages. Des remèdes fraîchement cueillis dans des lieux secrets de la forêt et de la côte. Elle les enveloppe soigneusement et les charge sur sa mule Kaihe, elle appelle son chien Tiaki, se hisse sur son cheval Ataahua et quitte Waituhi pour commencer son voyage annuel.

Durant son périple, alors qu’elle s’est accordée une petite pause à Gisborne, une domestique maorie l’interpelle et lui demande de la suivre car sa maîtresse Rebecca Vickers, une riche femme blanche, a besoin d’un service. Son être tout entier lui crie « Ne le fais pas, détourne-toi ! » Mais Paraiti tergiverse et finit par céder. Elle découvre alors une femme particulière qui souhaite interrompre sa grossesse pourtant très avancée. Une demande à l’encontre des convictions de Paraiti auquel elle ne veut pas déroger et qui devient un dilemme puisqu’elle est la seule à pouvoir y répondre.

A travers l’histoire d’une guérisseuse maorie, métier qui conduit à une vie clandestine et une connexion forte avec la nature, le monde invisible et animal, Witi Ihimaera nous offre un très beau portrait de la culture maorie. Il nous présente sa relation particulière avec la nature qu’elle loue comme plusieurs divinités, notamment Tane le dieu de la forêt, Tangaroa, la déesse de la mer. Il explore également sous plusieurs angles la difficile cohabitation entre les maoris et les néo-zélandais d’origine européennes, les pakeha, et leurs conséquences. Avec une plume fluide et poétique, Witi Ihimaera mêle langue anglaise et maorie pour nous plonger dans un récit fort, sensoriel, parsemé de métaphores et de pointes d’humour.

« Faux-semblant », un beau roman qui nous transporte en terres maories.

A noter que le titre français de ce roman pourrait également s’écrire « Faux sang blanc ».

Ce livre est disponible à la librairie Calédo Livres précédent article sur ce livre d’ecrivainducaillou suivre le lien

 

*   Pakeha : néo-zélandais d’origine européenne

**  Aotearoa : nom maori de la Nouvelle-Zélande, « Le pays du long nuage blanc ».

*** Kuia : vieille femme.

Prix littéraire Nga Kupu Ora – Aotearoa Maori Book Awards 2013

Adapté au cinéma par Dana Rothberg sous le titre White lies en 2013 (Tuakiri Huna en maori)

Traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Mireille Vignol Éditions Au Vent Des Îles

Date de parution : 1er mars 2020

A propos de l’auteur

Né 1944 à Gisborne, dans le Nord de la Nouvelle-Zélande, Witi Ihimaera commence par travailler comme diplomate dans les années 1970. Il fait figure de pionnier dans la littérature autochtone : Pounamu Pounamu (1972) est premier recueil de nouvelles écrites par un Maori, il en sera de même pour Tangi (1973), son premier roman. C’est The Whale Rider (Kahu, fille des baleines) publié en 1978 qui l’impose comme un écrivain majeur. Auteur prolifique et directeur de publication, ses œuvres comprennent une dizaine de romans, des recueils de nouvelles, des compositions pour orchestre et opéra et de nombreuses anthologies et travaux hors des frontières de la fiction. Witi Ihimaera est aujourd’hui professeur d’anglais à l’université d’Auckland. En 2005, il a reçu la médaille de l’Ordre du mérite en littérature de Nouvelle-Zélande.

A propos de Lilia

Passionnée de littérature, et grande lectrice depuis ma tendre enfance, les livres rythment le début et la fin de mes journées. J’aime m’immerger dans de nouveaux univers, ressentir les émotions des personnages, solliciter mes cinq sens et en ressortir plus enrichie, enthousiaste et l’envie de partager ces moments intenses.

Lilia Tak-Tak

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Mots pour Maux : Patrice Guirao, le maître du polar du Pacifique mais pas que …

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L’ami le plus fidèle

 

Il venait de remettre une bûche dans le feu pour lui redonner vie. Pas de celles faites en force pour durer, mais une vie toute simple, que l’on regarde mourir. Assis sur le banc de pierres noircies, le père fumait un grossier tabac mal séché. Il redressa la tête et regarda Rémi.

– C’est décidé, Rémi.

Rémi se tourna vers son père, l’interrogeant du regard. Le père ralluma pour la énième fois sa pipe au feu d’un méchant briquet d’amadou et après avoir tiré quelques bouffées poursuivit.

– Vick est trop vieux.

Il remua les braises sous la bûche avec un tison avant d’ajouter : « – Il a dix-sept ans aujourd’hui.  Il n’est plus bon à rien. C’est devenu une bouche inutile. Il faut s’en séparer, petit. »

Rémi sentit son ventre se nouer. Le père le regarda droit dans les yeux.

– C’est toi qui le feras.

– Mais Pa, j’sais pas faire.

– Tu apprendras.

Rémi se tassa un peu plus dans l’ombre près du père, la gorge sèche. Pour lui le monde venait de s’écrouler. Vick était son ami. Du plus loin que remontaient ses souvenirs, Vick avait toujours été à ses côtés. Ils avaient grandi ensemble. Ensemble, ils avaient partagé l’odeur moite des sous-bois humides de l’automne, les jeux épuisants du printemps, où tout redevient possible, où la vie se fait espoir, les longues soirées d’été, quand l’épaisse horloge de la cuisine et le soleil ne parlent plus le même langage, et serrés l’un contre l’autre, résisté aux blessures de l’hiver.

Pourtant aujourd’hui le moment était venu. Ce n’était pas vraiment une surprise pour Rémi, mais un choc. D’ailleurs, il avait bien compris, quand le père avait ramené le petit Brouck, que Vick ne pourrait plus rester longtemps avec eux. Maintenant, Brouck savait très bien mener le troupeau et le père avait raison, Vick ne servait plus à rien. Rémi avait espéré que le père attendrait que la nature fasse son œuvre. Ou bien qu’il aurait fait la chose discrètement. Qu’un matin, en se levant, il aurait constaté que Vick n’était plus là. Il aurait alors pleuré seul dans la grange. Personne n’aurait parlé et l’on aurait continué à vivre, comme si Vick n’avait jamais existé.

Mais, il n’aurait jamais pensé que la tâche lui incomberait. Il restait accroupi près du père, cherchant vainement à réchauffer son cœur.

– Mais j’sais pas faire, Pa, bredouilla Rémi, comme pour lui-même.

– Ne discute pas. Demain tu iras avec Paul. Il te montrera.

La nuit fut épaisse. Lourde. Rémi ne dormit pas. Puis le jour blanchâtre imposa la vie.

Vick les regardait et remuait la queue. Il ne s’était même pas levé, tant sa vieillesse devenait lourde à porter. Paul tendit son fusil de chasse à Rémi.

–Tu te mets à cinq mètres et tu vises la tête. Il ne souffrira pas.

– Mais j’peux pas, il me regarde !

– Attends !

Paul repartit dans la remise et revint avec un morceau de pain sec qu’il déposa devant le chien. Vick baissa la tête pour s’emparer du pain et le manger à petites bouchées gourmandes. Paul recula de quelques pas et se retourna.

– Vas-y, maintenant. Il te regarde plus.

Rémi, la vue brouillée, mit en joue et tira. Vick s’affaissa, son morceau de pain entre les crocs.

Le père arriva, la pelle à la main. Il s’arrêta près du chien et sans regarder Rémi lui dit :

« – Tu n’aurais pas dû faire ça.

– Mais Pa, c’est toi …

– Oui je sais… mais tu aurais quand même dû lui laisser finir son pain. »

 

                                                                       …….

 

Après une carrière d’aiguilleur du ciel, il entame avec succès une carrière de parolier sans pour autant quitter son île. Patrice Guirao est un surdoué. Il enchaîne en toute discrétion les tubes, et collabore avec des artistes tels qu’Art Mengo, Pascal Obispo, Calogero, Johnny  Hallyday ou Florent Pagny pour ne citer qu’eux . Il s’adonnera ensuite à l’écriture de comédies musicales à succès (Les Dix Commandements, le Roi Soleil, Cléopâtre, Mozart, Robin des bois et Bernadette de Lourdes sa dernière participation à une comédie musicale mais c’est aussi le roi du polar Noir Azur, une définition qu’il a inventé. Tous ses polars sont des bestsellers : sa trilogie Al Dorsey, des polars à la sauce océanienne qui ont pour décor le fenua et ses deux derniers polars dans la collection La bête noir chez Robert Laffont : Les disparus de pukatapu et Lebûcher de Moorea

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Nouveauté littéraire ! Vient de paraître Les amours du Sieur de Bougainville de Philippe Prudhomme

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Nouveauté littéraire ! Vient de paraître Les amours du Sieur de Bougainville de Philippe Prudhomme

Le Siècle des Lumières occupe une place essentielle dans l’histoire de France. Ce que l’on n’en retient n’est qu’une version expurgée de notre passé. Or le dessous des cartes est particulièrement riche. Cet essai lève le voile sur les Amours du Chevalier de Bougainville et la nouvelle conception du bonheur que notre voyageur philosophe a engendrée.

Chez bookin édition bientôt à Nouméa

 

Philippe Prudhomme, ici (plage Lafayette) non loin des lieux où arriva Wallis, en 1767. (Photo : Claude Jacques/LDT)

Video de 2016 pour le bicentenaire de la mort de Bougainville

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Histoires et légendes des temps anciens de Tahiti et des îles

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Recueil qui réunit vingt légendes fondatrices de la culture polynésienne issues de la tradition orale. Dans cette nouvelle édition de textes, parus en 1967 dans la collection Contes et Légendes, chez Nathan, les légendes sont accompagnées d’illustrations.

 

Illustrations Patrice Cablat (source FB Au Vente des Îles)

Extrait :

La légende du Maiore

 

Sûrement parce qu'il n'avait pas reçu les sacrifices, les offrandes et les hommages attendus des humains, le dieu 'Oro, qui apporte la pluie, ne s'était pas attardé sur nos îles.

 

Une impitoyable sécheresse s'abattit alors. Les arbres et les hommes se mouraient, brûlés par le soleil.

 

Les cocotiers eux-mêmes, décharnés et abattus comme de grands oiseaux morts, laissaient pendre leurs larges palmes roussies. La population décimée, agonisait, levant les yeux vers un ciel désespérément vide de toute promesse de pluie.

 

Blottis sous les purau de la plage, le petit fare avait su garder un peu de fraicheur, au milieu de l'incendie de la terre et du ciel. Allongée sur un pe'ue en pandanus tressé, Moe rêvait, les yeux perdus vers une lointaine terre verte...

 

Site Au vent des îles achat en ligne possible 2800 CFP

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Livre Paris 2020 : L’éditeur Au vent des îles célébrera ses 30 ans sur le Pavillon Outre-mer

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15 février 2020 article d’Outremer 360° Merci à la rédaction d’Outremer 360° de me permettre de reproduire cet article sur mon modeste blog. JP

© Au vent des îles

 

La maison d’édition basée à Tahiti fait partie des trois éditeurs présents lors de ce Salon du Livre à Paris. Une participation particulière pour le fondateur Christian Robert cette année puisqu’il s’agit du 30ème anniversaire de la maison d’édition tahitienne. Interview.

 

Outremers 360 : Vous êtes à nouveau présent sur le pavillon des outre-mer au Salon du Livre Paris. Que vous apporte cette présence renouvelée ?

 

Nous venons au salon du livre de Paris depuis plus de 20 ans. Au titre de l’association des éditeurs de Tahiti et des îles, afin de valoriser le fonds polynésien, de mettre en avant les nouveautés parues dans l’année auprès des médias et du public métropolitain.

 

Quel est pour vous le temps fort de cette édition 2020 ?

 

Les 30 ans de la maison d’édition Au vent des îles.  Depuis 30 ans, les Éditions Au vent des îles s’attachent à faire connaître les littératures du Pacifique en publiant des travaux relatifs à l’Océanie et des textes d’auteurs du Grand Pacifique. Dès le début des années 2000, avec un catalogue de plus de deux cents titres porté par trois cents auteurs, elles s’imposent comme l’éditeur francophone le plus important de la région.

En 2020, pour ses trente ans, Au vent des îles déploie une programmation exceptionnelle en Océanie et en Europe pour célébrer les littératures polynésiennes et plus largement du Pacifique – et ainsi valoriser un patrimoine littéraire original et une identité océanienne en effervescence – et inscrire durablement les auteurs qu’elle défend dans les circuits éditoriaux francophones.

 

Une vingtaine d’auteurs et de traducteurs seront mis à l’honneur lors de quatre à cinq tournées en France, et dans une moindre mesure en Belgique et en Suisse. Parmi ces écrivains, des personnalités océaniennes de premier plan, qui se feront les ambassadeurs du foisonnement et de la diversité des littératures du Pacifique auprès du grand public et de la presse en particulier.

 

Quelles sont les nouveautés ?

 

De nombreuses nouveautés à découvrir sur le stand. S’il faut en mettre une en avant, »Méridien zéro »  premier roman du jeune et prometteur auteur polynésien, Mourareau. De Paris à Tahiti, une dystopie à l’humour corrosif aussi désopilante qu’inquiétante. Dans une ambiance apocalyptique et avec un savant mélange d’humour noir et d’absurde, Mourareau dépeint une satire aussi politiquement incorrecte qu’inquiétante et jubilatoire. Méridien Zéro est un ovni littéraire drôle, cynique et effrayant !

Christian Robert et la ministre des outre-mer Annick Girardin lors de l’édition Livre Paris 2019

Capture d’écran 2020-02-15 à 10.28.50

 

Comment se porte le lectorat dans votre région ?

 

Il est difficile de mesurer le lectorat et de savoir comment il se porte, mais nous avons au moins le retour du salon du livre de Tahiti « Lire en Polynésie », que nous organisons depuis 19 ans. Une fréquentation record enregistrée pour l’édition 2019. Plus de 7000 visiteurs ont pu profiter d’une programmation tout spécialement conçue pour petits et grands et ainsi répondre présents au rendez-vous livresque lancé par les éditeurs de Tahiti. La présence de plus en plus importante du public ainsi que le nombre de nouveautés littéraires démontrent sans nul doute, un intérêt grandissant du public et le dynamisme du secteur du livre à l’échelle du Pays.

 

Les auteurs invités par Au vent des îles seront présents durant tout le salon du Livre Paris : Mourareau, Paule Laudon, Magdalena, Patrice Guirao.

Programme du 20 mars

DÉDICACE :MOURAREAU ET CÉLINE FUENTES

20 mars 2020, 14:00 - 15:00, Sur le stand: MINISTERE DES OUTRE-MER, F19

DÉDICACE :MOURAREAU ET BENOÎT SAUDEAU

20 mars 2020, 15:00 - 16:00, Sur le stand: MINISTERE DES OUTRE-MER, F19

PRESENTATION DES LAUREATS DU PRIX DU LIVRE D'HISTOIRE DES OUTRE-MER

20 mars 2020, 16:00 - 17:00, Sur le stand: MINISTERE DES OUTRE-MER, F19

Le prix du livre d'histoire des outre-mer sera présenté par Frédéric Régent en présence des lauréats.

Christian Robert au salon de Polynésie en 2017

Christian Robert au salon de Polynésie en 2017

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Nicholas Thomas l’événement de Littérature Rochefort Pacifique avec Océaniens

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Nicholas Thomas propose dans ce livre une histoire à la fois accessible et neuve de la colonisation du Pacifique au XIXe siècle - chapitre méconnu de l'histoire mondiale. Plutôt que de mettre en avant la progression implacable des puissances occidentales, il fait le récit des itinéraires croisés de dizaines d'individus sillonnant le grand océan. Cette histoire au ras des flots restitue aux Océaniens de Tahiti, d'Hawaï, des Fidji ou du Vanuatu leur place d'acteurs parmi les baleiniers, explorateurs, militaires, missionnaires et autres négociants venus conquérir les populations insulaires. A suivre les tribulations des uns et des autres, on découvrira un monde plongé dans la dévastation, riche pourtant de dynamiques qui ont configuré le Pacifique d'aujourd'hui.

Nicholas Thomas (Auteur) Eric Wittersheim (Préface) Paulin Dardel (Traduction) Histoire du Pacifique à l'âge des empires Paru le 6 février 2020

 

La 14 ème édition du festival Cinéma et Littérature Rochefort Pacifique se déroulera du 25 au 29 mars 2020 au Palais des Congrès de Rochefort.

 

Pour la première fois, Hawai’i sera invité d’honneur. Rochefort Pacifique s’échappe donc du Pacifique Sud pour explorer ce territoire mythique à la pointe nord du triangle polynésien.

Loin des clichés modernes liés à la société des loisirs, Rochefort Pacifique cherche à déconstruire les stéréotypes attachés à ce territoire américain

depuis 1959.Voici donc une invitation à partager des regards singuliers sur l’histoire du « he’e nalu » (surf) ou l’esprit des « aloha shirts » (chemises hawai’iennes).

 

Rochefort Pacifique c’est aussi un créateur d’événements :

Événement cinématographique, avec la projection de « Vai ». Vai, l’eau en maori, est associée à la féminité. Un voyage au féminin dans huit îles du Pacifique.

événement littéraire, avec le lancement d’ « Océaniens » de Nicholas Thomas. Une histoire monumentale de la colonisation du Pacifique enfin traduite en français.

événement d’actualité, avec la présence exceptionnelle d’Adrian Macey qui étudie l’évolution d’un nouveau modèle de gouvernance mondiale face au réchauffement climatique.

Rochefort Pacifique recevra cette année plus d’une vingtaine de personnalités engagées pour la sauvegarde et le rayonnement des sociétés du Pacifique, provenant de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie-Française, de Nouvelle-Zélande et d’Australie.

 

« Océaniens », de Nicholas Thomas : le Pacifique cosmopolite

 

A la limite du récit d’aventures, cette fascinante « Histoire du Pacifique à l’âge des empires » est celle de la violence destructrice de l’ordre colonial. Mais, surtout, celle de peuples capables de lui résister et ouverts sur le monde.

 

Par Florent Georgesco Publié le 12 février 2020 à 16h00 - Mis à jour le 12 février 2020 à 16h24 Extrait d’un article du monde réservé aux abonnés

 

 « Le Massacre du regretté missionnaire le révérend J. Williams et de M. Harris », à Vanuatu, en 1839. Illustration de George Baxter, 1841 National Library of Australia.

 

Une chose est sûre : Tapioi, un jour de 1800, embarque sur un baleinier qui fait escale chez lui, à Tahiti. Que veut-il ? Est-il poussé à rallier l’Angleterre par le grand chef Pomare, comme le pensent certains mémorialistes ? Suit-il son caprice, fuit-il, cherche-t-il la fortune ? Toujours est-il que, Tahitien en mission pour « rapporter des connaissances » à son peuple ou jeune homme qui désire « être ailleurs », selon les hypothèses formulées par l’anthropologue et historien Nicholas Thomas dans les pages d’Océaniens qu’il lui consacre, il traverse le monde.

Un voyage de six ans

 

Des Tonga à Sydney, d’un récif des mers fidjiennes, où il s’échoue, à la Micronésie, où il est emprisonné après une mutinerie, de Manille aux Moluques, où il fait à nouveau naufrage, mais une fois de plus survit et repart, il sillonne les océans, hésite parfois, pense rentrer à Tahiti, reprend le chemin de l’Europe. Un voyage de six ans, pour se retrouver dans la campagne anglaise aux mains de M. Kelso, un ancien missionnaire du Pacifique. Le pieux homme le transforme en attraction de foire. A Londres, on s’émeut du sort de Tapioi, et Kelso passe en jugement. Une chaîne de solidarité s’organise en faveur du Tahitien. Le voici derechef sur les mers, à Sydney bientôt. Il peut enfin rentrer chez lui.

 

Ultime rebondissement : il reste en Australie. Il y meurt à 35 ans environ, en 1812, sans doute d’une dysenterie, après avoir plusieurs fois refusé de monter sur un bateau pour son île natale. Une vie suffit parfois à concentrer un monde, pour peu qu’on la regarde avec acuité. Celle de Tapioi, une des dizaines ra­contées par Nicholas Thomas dans son enquête historique – insulaires des Marquises, des Tonga, des Fidji, de Vanuatu ou de Nouvelle-Calédonie, mais aussi marins, missionnaires et colons européens –, reflète l’ensemble du savoir que le chercheur australien rassemble dans cette somme fondamentale et fascinante, enfin traduite (elle est parue en 2010 en langue anglaise)…

La suite est réservée aux abonnés.

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