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ecrivain du pacifique

SILO 2020 : Nicolas Kurtovitch sur le Deck pour parler de trois femmes son dernier recueil de nouvelles paru au Vent des îles

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SILO 2020 : Nicolas Kurtovitch sur le Deck pour parler de trois femmes son dernier recueil de nouvelles paru au Vent des îles
SILO 2020 : Nicolas Kurtovitch sur le Deck pour parler de trois femmes son dernier recueil de nouvelles paru au Vent des îles

Trois femmes aux éditions Au Vent des Îles

Des vies « sans défaite ni combat », dans tout ce que l’ordinaire peut offrir de merveilleux pour celui qui sait observer, ressentir et dire le moindre souffle, la plus infime palpitation. Nicolas Kurtovitch compose ici l’un de ses recueils les plus personnels où souvenirs, contes et réflexions poétiques s’entremêlent. Tisserand, il noue un à un les fils des mémoires et des instants vécus ou imaginaires pour nous dire l’importance d’être au monde en pleine conscience, de transmettre, de célébrer le pouvoir de la littérature et de l’humanité.

Cette présentation du livre résume bien l’ouvrage « Trois femmes », titre de la première nouvelle de son dernier recueil intimiste. Nicolas a écrit sur sa famille, sur son pays, son caillou, Il fait remonter des souvenirs de sa mère. Un exercice toujours difficile qu’il a réussi avec une grande pudeur. Il parle de lui sans narcissisme. Il répète souvent : « Les écrivains écrivent leur vie sans en être conscients ».

Nicolas est un homme à femme, son ouvrage trois femmes le confirme. Cette année, il a eu la malchance de croiser une femme fatale envoyée par le destin pour perdre ceux qui aurait pu aussi prétendre à une récompense mais Nicolas Kurtovitch sait s’effacer devant un champion ou une championne, c’est un sportif. Son Popai a lui, encore à inventer, c’est le Popaï de la bienveillance, de l’empathie avec les autres, les invisibles. Sans Nicolas Kurtovitch, cette année 2020, pas de SILO, l’affaire était mal engagée. Les acteurs du livre étaient divisés comme d’habitude et les egos plus gros que jamais. Il a tenu bon en tirant les ficelles comme un marionnettiste talentueux. Contre virus et une marée d’obstacles, il est sorti vainqueur. Il a sauvé ce SILO voué à l’échec qui a été, en définitif, un bon cru. La nature a aidé les amis du livre. Les écologistes et défenseurs de la biodiversité ont drainé du monde au centre culturel Tjibaou. Le centre culturel est un lieu respectueux de l’environnement, un joyau posé dans un écrin de verdure préservé de Nouméa et ingénieusement imaginé par Renzo Piano. Un lieu de culture kanak qui, entre parenthèses, font de la permaculture depuis toujours mais ils ont la politesse d’écouter ceux qui leur enseignent ce qu’ils savent déjà, des méthodes millénaires comme la préservation de la ressource. Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet. Par exemple, la culture sur brûlis, c’est mal, très mal, mais des scientifiques australiens se demandent si les brûlis ancestraux des aborigènes n’étaient pas bénéfiques pour entretenir le bush. Néanmoins, tout le monde est convaincu de l’urgence écologique, de la nécessité de sauver, ce qui peut encore l’être. Ce n’est par hasard si l’écologie attire du monde et que le monde de la littérature y adhère complètement en honorant notre devise : Terre de parole et de partage. Nicolas Kurtovitch a été partageur, il a surement semé des graines, des pistes pour les futurs auteurs en expliquant sa philosophie de la vie et ses points de vue de poète et d’écrivain expérimenté.

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En tête d’affiche chez l’éditeur de fenua Au Vent des îles

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Au vent des îles vous invite à sillonner l’Océanie : découvrez sa culture singulière sous l’angle d’une littérature engagée, aux plumes rythmées, pétries d’oralité et pleines d’humanisme.

Au vent des îles vous invite à sillonner l’Océanie : découvrez sa culture singulière sous l’angle d’une littérature engagée, aux plumes rythmées, pétries d’oralité et pleines d’humanisme.

Les éditions Au vent des îles fêtent leurs 30 ans !

En 2020, Au vent des îles fête ses 30 ans et prépare à cette occasion des surprises à ses lecteurs… Au programme : des parutions savoureuses, la présence de nos auteurs dans de nombreuses manifestations littéraires, en Polynésie et en France, des animations autour de nos parutions et beaucoup d’autres propositions à découvrir tout au fil de l’année !

Nos collections

Littérature

Une collection qui mêle des plumes incontournables du Pacifique et de nouvelles voix, de la littérature francophone et des traductions, proposant ainsi un kaléidoscope de la production littéraire océanienne, avec toujours en fil rouge une écriture de qualité, authentique, originale et qui ouvre un espace de réflexion nécessaire.

Noir Pacifique

Une collection qui propose des polars et des romans noirs, en one-shot ou en série, tenant lieu dans le Pacifique, pour être tenu en haleine toute la nuit.

Beaux-livres

Des ouvrages à l’iconographie soignée, dont les thèmes abordent la culture océanienne dans toutes ses expressions. Chaque livre de cette collection a été pensé dans le moindre détail pour que l’objet soit aussi travaillé que son contenu.

Guides d’Océanie

Des ouvrages de vulgarisation basés sur un travail scientifique irréprochable et une iconographie conséquente et de qualité. Pour les locaux et les nouveaux arrivants, les curieux et les spécialistes… : chacun pourra picorer les informations qu’il cherche dans ces livres complets mais accessibles.

Ouvrages documentaires et pratiques

Des ouvrages pour apprendre, réapprendre, parfaire ses connaissances ou se familiariser avec des sujets aussi variés que la cuisine, les tatouages, le sport… toujours liés à la culture océanienne.

Sciences humaines

Une collection qui accueille des travaux de recherche en sciences humaines dans le bassin Pacifique : ethnologie, sociologie, archéologie, etc. Des ouvrages de référence pour appréhender de nombreux sujets.

Biographies

Une collection pour aller à la rencontre de personnalités qui ont marqué l’Océanie, d’hier à aujourd’hui.

Jeunesse

Une collection de livres pour enfants – et pour adultes ! – réunissant des albums et des petits romans. Contes et légendes du Pacifique ou histoires plus contemporaines tenant lieu en Océanie, pour le plaisir des yeux et des oreilles.

Près de la moitié des titres sont disponibles en e-books, notamment en littérature et sciences humaines et présents sur les principales plateformes de téléchargement, compatibles sur tous supports de lecture numérique (liseuses, Ipad et Androïd).

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Mots pour Maux : Alain Brianchon pour s’instruire avec un des meilleurs spécialistes du tapa dans le monde

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Les étoffes d’écorce (nemas-itsé) du Vanuatu.

 

BRIANCHON, Alain, Galerie Art & Collection, brialain@gmail.com

 

Avant l’étude réalisée par Kirk Huffman dans Vanuatu Océanie, arts des îles de cendre et de corail (Huffman, K. 1996 :130-141), l’art du tapa semblait ne jamais avoir été étudié de manière exhaustive dans l’ancien archipel colonial des Nouvelles-Hébrides et on ne trouve que quelques notes peu détaillées dans certains ouvrages ethnographiques. Cependant, la fabrication de l’étoffe d’écorce semble avoir eu cours tout le long de ce chapelet d’îles, et ce de la plus au sud, Aneityum, à celle de Hiu dans le groupe des Torres, tout au nord. Le révérend James Hay Lawrie écrit en 1902 : « Napamas, ou l’étoffe d’écorce des habitants, était couramment fabriquée sur Aneityum et sur la plupart des autres îles avant l’arrivée du calicot ». (Lawrie, J.H. 1892 : 6). En revanche, si la fabrication a bien été connue en de nombreuses îles, seules quelques-unes – plus précisément celles qui se situent au sud et au centre, comme Erromango, Tanna ou Efaté – en conservent des traces ou bien se souviennent que les anciens savaient battre l’écorce.  La tradition orale, les écrits de quelques voyageurs et scientifiques avisés, comme le révérend Robert Codrington, le révérend James Hay Lawrie ou encore l’ethnologue allemand Félix Speiser, tendent à démontrer une influence polynésienne dans l’art de fabriquer le tapa. Les écrits d’un des compagnons de voyage de Cook, Georg Forster, à Tanna en août 1774, l’attestent : « Durant cette excursion, des naturels vinrent nous dire que l’un d’entre nous avait tué deux pigeons ; et pour nous apprendre cette nouvelle ils se servirent de la même langue que celle qu’on parle aux îles des Amis [Tonga]. Témoignant notre surprise sur la connaissance qu’ils montraient de cette langue… Ils ajoutèrent que ce langage se parlait à Irronam [très probablement l’île d’Aniwa] qui gît à sept ou huit lieues à l’est de Tanna ». (Cook, J. 1778 : 305). Dans sa thèse de doctorat, le professeur François Doumenge (1966) démontre aussi les touchers polynésiens et même plus précisément tongiens, au niveau des îles d’Aneityum, de Tanna, d’Erromango et même d’Espiritu Santo, un peu plus au nord. D’autres îles furent certainement influencées par le savoir polynésien et la petite île de Futuna, ainsi que celle de Tongoa prouvent, par leurs noms mêmes, cette présence indéniable et donc forcément une influence polynésienne sur de nombreux points de la culture autochtone. The Vikings of the sunrise, si chers à Peter Buck (1952), ne firent pas seulement une migration vers l’est, mais naviguèrent aussi vers l’Ouest. Avec l’arrivée des tissus européens, cette fabrication de l’étoffe d’écorce cessa très vite et l’on considère qu’elle disparut totalement dans le dernier quart du XIXe siècle. En 1923, lors de la rédaction de son ouvrage, le docteur Félix Speiser le précisait, en écrivant : « La fabrication du tapa a disparu à Efaté il y a très longtemps ». (Speiser F. 1996 : 240). Seule l’île d’Erromango continua encore quelques décennies avant d’arrêter totalement ses créations au début du XXe siècle. Il fallut attendre le dernier conflit mondial pour que la population de cette dernière île reprenne fébrilement le battage de l’écorce, afin de pallier au manque d’approvisionnement en tissu. Mais cette période fut de courte durée, et à peine deux ou trois ans passèrent avant que l’arrivée de l’armée américaine (1942), avec l’approvisionnement généreux qu’on lui connaît, ne fasse de nouveau tomber en désuétude cette pratique ancestrale… suite à télécharger, c’est instructif suivre le lien

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Histoires et légendes des temps anciens de Tahiti et des îles

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Recueil qui réunit vingt légendes fondatrices de la culture polynésienne issues de la tradition orale. Dans cette nouvelle édition de textes, parus en 1967 dans la collection Contes et Légendes, chez Nathan, les légendes sont accompagnées d’illustrations.

 

Illustrations Patrice Cablat (source FB Au Vente des Îles)

Extrait :

La légende du Maiore

 

Sûrement parce qu'il n'avait pas reçu les sacrifices, les offrandes et les hommages attendus des humains, le dieu 'Oro, qui apporte la pluie, ne s'était pas attardé sur nos îles.

 

Une impitoyable sécheresse s'abattit alors. Les arbres et les hommes se mouraient, brûlés par le soleil.

 

Les cocotiers eux-mêmes, décharnés et abattus comme de grands oiseaux morts, laissaient pendre leurs larges palmes roussies. La population décimée, agonisait, levant les yeux vers un ciel désespérément vide de toute promesse de pluie.

 

Blottis sous les purau de la plage, le petit fare avait su garder un peu de fraicheur, au milieu de l'incendie de la terre et du ciel. Allongée sur un pe'ue en pandanus tressé, Moe rêvait, les yeux perdus vers une lointaine terre verte...

 

Site Au vent des îles achat en ligne possible 2800 CFP

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Livre Paris 2020 : L’éditeur Au vent des îles célébrera ses 30 ans sur le Pavillon Outre-mer

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

15 février 2020 article d’Outremer 360° Merci à la rédaction d’Outremer 360° de me permettre de reproduire cet article sur mon modeste blog. JP

© Au vent des îles

 

La maison d’édition basée à Tahiti fait partie des trois éditeurs présents lors de ce Salon du Livre à Paris. Une participation particulière pour le fondateur Christian Robert cette année puisqu’il s’agit du 30ème anniversaire de la maison d’édition tahitienne. Interview.

 

Outremers 360 : Vous êtes à nouveau présent sur le pavillon des outre-mer au Salon du Livre Paris. Que vous apporte cette présence renouvelée ?

 

Nous venons au salon du livre de Paris depuis plus de 20 ans. Au titre de l’association des éditeurs de Tahiti et des îles, afin de valoriser le fonds polynésien, de mettre en avant les nouveautés parues dans l’année auprès des médias et du public métropolitain.

 

Quel est pour vous le temps fort de cette édition 2020 ?

 

Les 30 ans de la maison d’édition Au vent des îles.  Depuis 30 ans, les Éditions Au vent des îles s’attachent à faire connaître les littératures du Pacifique en publiant des travaux relatifs à l’Océanie et des textes d’auteurs du Grand Pacifique. Dès le début des années 2000, avec un catalogue de plus de deux cents titres porté par trois cents auteurs, elles s’imposent comme l’éditeur francophone le plus important de la région.

En 2020, pour ses trente ans, Au vent des îles déploie une programmation exceptionnelle en Océanie et en Europe pour célébrer les littératures polynésiennes et plus largement du Pacifique – et ainsi valoriser un patrimoine littéraire original et une identité océanienne en effervescence – et inscrire durablement les auteurs qu’elle défend dans les circuits éditoriaux francophones.

 

Une vingtaine d’auteurs et de traducteurs seront mis à l’honneur lors de quatre à cinq tournées en France, et dans une moindre mesure en Belgique et en Suisse. Parmi ces écrivains, des personnalités océaniennes de premier plan, qui se feront les ambassadeurs du foisonnement et de la diversité des littératures du Pacifique auprès du grand public et de la presse en particulier.

 

Quelles sont les nouveautés ?

 

De nombreuses nouveautés à découvrir sur le stand. S’il faut en mettre une en avant, »Méridien zéro »  premier roman du jeune et prometteur auteur polynésien, Mourareau. De Paris à Tahiti, une dystopie à l’humour corrosif aussi désopilante qu’inquiétante. Dans une ambiance apocalyptique et avec un savant mélange d’humour noir et d’absurde, Mourareau dépeint une satire aussi politiquement incorrecte qu’inquiétante et jubilatoire. Méridien Zéro est un ovni littéraire drôle, cynique et effrayant !

Christian Robert et la ministre des outre-mer Annick Girardin lors de l’édition Livre Paris 2019

Capture d’écran 2020-02-15 à 10.28.50

 

Comment se porte le lectorat dans votre région ?

 

Il est difficile de mesurer le lectorat et de savoir comment il se porte, mais nous avons au moins le retour du salon du livre de Tahiti « Lire en Polynésie », que nous organisons depuis 19 ans. Une fréquentation record enregistrée pour l’édition 2019. Plus de 7000 visiteurs ont pu profiter d’une programmation tout spécialement conçue pour petits et grands et ainsi répondre présents au rendez-vous livresque lancé par les éditeurs de Tahiti. La présence de plus en plus importante du public ainsi que le nombre de nouveautés littéraires démontrent sans nul doute, un intérêt grandissant du public et le dynamisme du secteur du livre à l’échelle du Pays.

 

Les auteurs invités par Au vent des îles seront présents durant tout le salon du Livre Paris : Mourareau, Paule Laudon, Magdalena, Patrice Guirao.

Programme du 20 mars

DÉDICACE :MOURAREAU ET CÉLINE FUENTES

20 mars 2020, 14:00 - 15:00, Sur le stand: MINISTERE DES OUTRE-MER, F19

DÉDICACE :MOURAREAU ET BENOÎT SAUDEAU

20 mars 2020, 15:00 - 16:00, Sur le stand: MINISTERE DES OUTRE-MER, F19

PRESENTATION DES LAUREATS DU PRIX DU LIVRE D'HISTOIRE DES OUTRE-MER

20 mars 2020, 16:00 - 17:00, Sur le stand: MINISTERE DES OUTRE-MER, F19

Le prix du livre d'histoire des outre-mer sera présenté par Frédéric Régent en présence des lauréats.

Christian Robert au salon de Polynésie en 2017

Christian Robert au salon de Polynésie en 2017

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Nicholas Thomas l’événement de Littérature Rochefort Pacifique avec Océaniens

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Nicholas Thomas propose dans ce livre une histoire à la fois accessible et neuve de la colonisation du Pacifique au XIXe siècle - chapitre méconnu de l'histoire mondiale. Plutôt que de mettre en avant la progression implacable des puissances occidentales, il fait le récit des itinéraires croisés de dizaines d'individus sillonnant le grand océan. Cette histoire au ras des flots restitue aux Océaniens de Tahiti, d'Hawaï, des Fidji ou du Vanuatu leur place d'acteurs parmi les baleiniers, explorateurs, militaires, missionnaires et autres négociants venus conquérir les populations insulaires. A suivre les tribulations des uns et des autres, on découvrira un monde plongé dans la dévastation, riche pourtant de dynamiques qui ont configuré le Pacifique d'aujourd'hui.

Nicholas Thomas (Auteur) Eric Wittersheim (Préface) Paulin Dardel (Traduction) Histoire du Pacifique à l'âge des empires Paru le 6 février 2020

 

La 14 ème édition du festival Cinéma et Littérature Rochefort Pacifique se déroulera du 25 au 29 mars 2020 au Palais des Congrès de Rochefort.

 

Pour la première fois, Hawai’i sera invité d’honneur. Rochefort Pacifique s’échappe donc du Pacifique Sud pour explorer ce territoire mythique à la pointe nord du triangle polynésien.

Loin des clichés modernes liés à la société des loisirs, Rochefort Pacifique cherche à déconstruire les stéréotypes attachés à ce territoire américain

depuis 1959.Voici donc une invitation à partager des regards singuliers sur l’histoire du « he’e nalu » (surf) ou l’esprit des « aloha shirts » (chemises hawai’iennes).

 

Rochefort Pacifique c’est aussi un créateur d’événements :

Événement cinématographique, avec la projection de « Vai ». Vai, l’eau en maori, est associée à la féminité. Un voyage au féminin dans huit îles du Pacifique.

événement littéraire, avec le lancement d’ « Océaniens » de Nicholas Thomas. Une histoire monumentale de la colonisation du Pacifique enfin traduite en français.

événement d’actualité, avec la présence exceptionnelle d’Adrian Macey qui étudie l’évolution d’un nouveau modèle de gouvernance mondiale face au réchauffement climatique.

Rochefort Pacifique recevra cette année plus d’une vingtaine de personnalités engagées pour la sauvegarde et le rayonnement des sociétés du Pacifique, provenant de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie-Française, de Nouvelle-Zélande et d’Australie.

 

« Océaniens », de Nicholas Thomas : le Pacifique cosmopolite

 

A la limite du récit d’aventures, cette fascinante « Histoire du Pacifique à l’âge des empires » est celle de la violence destructrice de l’ordre colonial. Mais, surtout, celle de peuples capables de lui résister et ouverts sur le monde.

 

Par Florent Georgesco Publié le 12 février 2020 à 16h00 - Mis à jour le 12 février 2020 à 16h24 Extrait d’un article du monde réservé aux abonnés

 

 « Le Massacre du regretté missionnaire le révérend J. Williams et de M. Harris », à Vanuatu, en 1839. Illustration de George Baxter, 1841 National Library of Australia.

 

Une chose est sûre : Tapioi, un jour de 1800, embarque sur un baleinier qui fait escale chez lui, à Tahiti. Que veut-il ? Est-il poussé à rallier l’Angleterre par le grand chef Pomare, comme le pensent certains mémorialistes ? Suit-il son caprice, fuit-il, cherche-t-il la fortune ? Toujours est-il que, Tahitien en mission pour « rapporter des connaissances » à son peuple ou jeune homme qui désire « être ailleurs », selon les hypothèses formulées par l’anthropologue et historien Nicholas Thomas dans les pages d’Océaniens qu’il lui consacre, il traverse le monde.

Un voyage de six ans

 

Des Tonga à Sydney, d’un récif des mers fidjiennes, où il s’échoue, à la Micronésie, où il est emprisonné après une mutinerie, de Manille aux Moluques, où il fait à nouveau naufrage, mais une fois de plus survit et repart, il sillonne les océans, hésite parfois, pense rentrer à Tahiti, reprend le chemin de l’Europe. Un voyage de six ans, pour se retrouver dans la campagne anglaise aux mains de M. Kelso, un ancien missionnaire du Pacifique. Le pieux homme le transforme en attraction de foire. A Londres, on s’émeut du sort de Tapioi, et Kelso passe en jugement. Une chaîne de solidarité s’organise en faveur du Tahitien. Le voici derechef sur les mers, à Sydney bientôt. Il peut enfin rentrer chez lui.

 

Ultime rebondissement : il reste en Australie. Il y meurt à 35 ans environ, en 1812, sans doute d’une dysenterie, après avoir plusieurs fois refusé de monter sur un bateau pour son île natale. Une vie suffit parfois à concentrer un monde, pour peu qu’on la regarde avec acuité. Celle de Tapioi, une des dizaines ra­contées par Nicholas Thomas dans son enquête historique – insulaires des Marquises, des Tonga, des Fidji, de Vanuatu ou de Nouvelle-Calédonie, mais aussi marins, missionnaires et colons européens –, reflète l’ensemble du savoir que le chercheur australien rassemble dans cette somme fondamentale et fascinante, enfin traduite (elle est parue en 2010 en langue anglaise)…

La suite est réservée aux abonnés.

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FAUX-SEMBLANT, roman de Witi Ihimaera Au Vent des Îles

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FAUX-SEMBLANT, roman de Witi Ihimaera Au Vent des Îles

Dans « Faux semblant » (faux sang blanc) Witi Ihimaera brosse un fabuleux portrait d’une nature en symbiose avec le peuple maori et celui d’une femme intrépide, intelligente, redoutable… et drôle.

 

1935 : Paraiti, vieille guérisseuse maorie de grande renommée, sillonne la Nouvelle-Zélande avec son cheval, sa mule et son chien. Grâce à son savoir-faire ancestral et à une pharmacopée puisée dans la nature, elle soigne, soulage et sauve des vies. Mais lorsqu’une bourgeoise blanche de la ville la convoque pour l’aider à interrompre une grossesse déjà très avancée, elle se trouve face à un dilemme et à un secret terrible… un secret à l’échelle du fossé qui sépare les communautés du pays.

 

Ce roman a reçu le prix littéraire « Nga Kupu Ora – Aotearoa Maori Book Awards » et a été adapté au cinéma en 2013 par Dana Rothberg sous le titre « White Lies » (« Tuakiri Huna » en maori).

Une nouveauté disponible à Calédo Livres

 

Biographie :

 

Witi Tame Ihimaera-Smiler (né le 7 février 1944 à Gisborne) est un écrivain maori d'expression anglaise de Nouvelle-Zélande. ... Il est considéré comme un auteur majeur de la littérature post-coloniale. En 2005, il a reçu la médaille de l'Ordre du mérite en littérature de Nouvelle-Zélande.

Film adapté du livre : White Lies | Tuakiri Huna

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Nouveauté Au Vent des Îles MÉRIDIEN ZÉRO, roman d’Olivier Mourareau.

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Nouveauté Au Vent des Îles MÉRIDIEN ZÉRO, roman d’Olivier Mourareau.

« Bleu, larvé dans son canapé, déambule avec paresse devant les programmes insignifiants du télécran. Le président est mort sous des mégaoctets d’insultes mais il s’en inquiète peu, il est en rade de clopes. Au travail règne l’ambiance tortionnaire des cols blancs rangés en batterie, répondant à des ordres brûlants depuis leurs cubiques. Il se sent claquemuré dans cette ville ravagée. Bientôt elle l’aura englouti comme ces millions d’existences anonymes. Un documentaire lui murmure « TA-HI-TI » et ces trois syllabes font tilt dans sa tête de branlomane végétatif. Intérieurement, c’est l’appel de la forêt. Dehors — le déluge. Lui rêve de troquer une nécropole pour de délicieux jardins abandonnés mais ni Rose, sa belle revenue en train du Sud, ni Trézor son bichon maltais obsédé, ne semblent convaincus par ces idées saugrenues. Leur embrigadement spontané en quête de pays neuf reste conditionné par l’avachissement moutonnier de nos aventuriers autoproclamés.»

Écrit par MOURAREAU. Disponible à la librairie Calédo Livres

 

 

Né à Tahiti d’un père breton alcoolique auto-terminé et d’une mère chinoise, bourgeoise assumée, Mourareau fêtait ses deux mois d’existence à la chute de l’URSS, a été télé-témoin la France de 1998, du 11 septembre et de Lehman-Brothers. Il a grandi sur une île paumée et a étudié sans conviction ni docilité dans une grande école quelconque. Fonctionnaire éphémère, il a démissionné pour répondre à l’appel de la Start-up Nation.

 

Autre Nouveauté Au vent des Îles

Publié par Plon en 1895, ce livre d’aventures représente ce que les mers du Sud ont suscité de plus curieux et de meilleur. À bord de la Boussole, William Leblanc nous transporte de la Normandie aux îles Marquises, au milieu du XIXe siècle.

 

 Curieux de tout, il a participé à des combats entre tribus, sillonné tous les sentiers de l’île de Nuku Hiva, vécu dans l’intimité de ses habitants, assisté à certaines pratiques rituelles jamais décrites avant lui. De surcroît, il conte de manière admirable et avec force détails le destin inouï de son ami d’enfance, Adolphe Bénard, un Français obligé de quitter son pays, aventurier échoué́ à Nuku Hiva après de nombreux exploits au Pérou, et devenu « Manou Tavayé », l’Oiseau blanc, futur grand chef de la tribu des Atitoka.

 

 

 

Écrit par William Leblanc.

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LES DISPARUS DE PUKATAPU de Patrice GUIRAO à paraître chez Robert Laffont

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LES DISPARUS DE PUKATAPU de Patrice GUIRAO

Collection : La Bête noire

Date de parution : 13/02/2020

Découvrez Pukatapu, l’îlot parfait pour disparaître !Pukatapu, c’est un paradis de sable blanc, de corail et de cocotiers perdu dans le Pacifique, à des milliers de kilomètres de Tahiti. Le long de ses eaux turquoise, une poignée de maisons colorées abritent quinze hommes, neuf femmes et, étrangement, pas un seul enfant.

Lilith, photographe, et Maema, journaliste à La Dépêche de Papeete, y effectuent un reportage sur les conséquences du réchauffement climatique. Elles croient avoir trouvé l’éden, jusqu’au jour où, sur la plage, Lilith découvre une petite main coupée.

Mais sur l’îlot, nulle trace d’un cadavre et personne ne manque à l’appel…

 

Lilith et Maema, le duo d’enquêtrices le plus attachant du pacifique.

« La Polynésie a trouvé sa vraie perle noire ! » Julie Malaure, Le Point.

 

Après le formidable succès du Bûcher, Patrice a relevé le défit, d'un deuxième ouvrage Noir Pacifique que les Calédoniens vont adorer ! Joël PAUL

 

 

Derrière chaque paradis, il y a un enfer. Bienvenue en Polynésie !

Dans le lagon de Moorea, les eaux calmes et bleues bercent quelques voiliers tranquilles. Les cocotiers dansent au vent. Les tiarés exhalent leur parfum. Pourtant, à l’abri de la forêt, des flammes se fraient un chemin vers le ciel. Lilith Tereia, jeune photographe, tourne son appareil vers le bûcher. Devant...

 

Photo JP
Photo JP

Patrice Guirao arrive à Tahiti en 1968, à l’âge de quatorze ans.

 

C’est de cette terre lointaine qu’il se consacre à l’écriture : d’abord la poésie, puis les chansons et les comédies musicales à succès, et enfin le roman policier.

 

La première enquête de Lilith et Maema, Le Bûcher de Moorea, est publiée dans la collection La Bête noire et par les éditions Pocket.

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Avec l’éditeur Au vent des Îles du fenua de belles parutions à attendre cette année

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Le trottoir magique du clan Kauage – L’art des peintres de rue de Port Moresby en Papouasie-Nouvelle-Guinée

 

Nous voilà en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en face d’un grand hôtel, où des peintres de rue sont installés depuis des années. Ils disposent d’une grille faisant face à la sortie principale, de quoi accrocher les toiles susceptibles d’attiser la convoitise des clients de l’hôtel, désireux de repartir avec un cadeau pour leur famille ou leurs amis.

C’est un lieu magique ! Le musée d’art contemporain de Papouasie-Nouvelle-Guinée le plus extravagant et le plus spectaculaire qui soit se trouve en face de l’Holiday Inn de Port Moresby. Tous les matins depuis une quarantaine d’années, dès que pointe le jour, une douzaine de peintres investissent le trottoir, chacun disposant méticuleusement ses toiles à l’endroit qu’il s’est réservé́. Ces artistes proposent à la vente des œuvres hautes en couleur dans lesquelles ils expriment leur humeur, leur façon de voir le monde et leur vision de l’avenir.

 

Écrit par René ZIMMER, coédité par l’Université de la Nouvelle-Calédonie.

Ci-dessus quelques parutions en cours d'acheminement
Ci-dessus quelques parutions en cours d'acheminement
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Ci-dessus quelques parutions en cours d'acheminement

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