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ecrivain du pacifique

Cathie Manné mère courage du livre en Océanie

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Cathie manné photo JP

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Après une formation en marketing puis en gestion. Cathie Manné fonde les éditions Grain de Sable avec Laurence Viallard. La maison d’Edition Grain de Sable a disparu depuis quelques années et la pauvre Laurence est décédée. Cathie Manné, heureusement pour les auteurs du Pacifique, est toujours là, et toujours très impliquée dans la filière du livre en Nouvelle-Calédonie avec sa société de diffusion Book’In, un bel outil culturel au service des auteurs et des éditeurs, et depuis peu, avec une librairie, celle du regretté Dominique Buzance. Elle est toujours sur la brèche. Infatigable, après la charge énorme de travail pour son déplacement au Silo de Poindimié dont elle est le pivot, grâce à sa grande taille comme un joueur de basket. (C’est une plaisanterie), grâce à l’attention qu’elle porte sur cet espace de vente, de rencontres et de dédicaces. Elle sera au salon de Papeete au début novembre. JP

Le 17e Salon du livre de Tahiti se tiendra du jeudi 16 au dimanche 19 novembre, à la Maison de la culture, sur le thème [vɛ ʁ].

Ci-dessous quelques photos prises dans la grande librairie.

Photos JO
Photos JOPhotos JO

Photos JO

La librairie lieu de rencontre Photos JP
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La librairie lieu de rencontre Photos JP
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Silo 2017 avec Titaua Peu et Kate Holden

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Valérie et Kate Holden - Frédéric Ohlen et Titaua Peu (photo JP)
Valérie et Kate Holden - Frédéric Ohlen et Titaua Peu (photo JP)

Valérie et Kate Holden - Frédéric Ohlen et Titaua Peu (photo JP)

Les échanges avec les invités extérieurs ont été immensément enrichissants pour le public du Silo 2017 à Poindimié. Les grosses pointures, comme l’Australien Tim Flannery avec son charisme, son humanisme et ses connaissances sur les maux de la planète a fait sensation, mais deux auteures ont été bouleversantes par le contenu de leur récit de vie. L’Australienne, Kate Holden qui est descendue aux enfers et le énième jour est ressuscitée pour témoigner, fut un grand moment. L’ouvrage de Pina de Titaua Peu développé par l’auteure a littéralement passionné l’auditoire probablement à cause de l’environnement océanien du récit.

Il faut signaler l’excellente modération par Valérie, une enseignante franco-australienne en vacances sur la Caillou recrutée au pied levé pour remplacer Virginie Soula.

Le livre de Titaua, qui était « Popaïsable » pour beaucoup de monde. Il décrit la vie à Tahiti, après un premier ouvrage en 2003 qui avait fait du bruit. Titaua Peu a attendu plusieurs années avant de publier Pina car elle appréhendait la réaction des lecteurs. Son premier livre, très politique, avait parfois été violement attaqué. Les secrets dévoilés dans ce livre très noir avaient marqué les esprits. Pina a été bien mieux accueilli malgré ses craintes. Le livre est un chef-d’œuvre. C’est le livre de la maturité du style d’après Frédéric Ohlen qui est fin connaisseur. JP

A suivre

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Magazine interculturel Francophonies, n° 31 Francophonies océaniennes

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Magazine interculturel Francophonies, n° 31 Francophonies océaniennes

Magazine interculturel Francophonies, n° 31, juin-juillet 2017: Francophonies océaniennes

Des textes réunis et présentés par Andréas Pfersmann et Titaua Porcher-Wiart (Université de la Polynésie française)

 


Quatrième de couverture


Les littératures océaniennes d’expression française demeurent un objet rare, assez peu connu du grand public malgré la percée remarquable d’œuvres issues de la Nouvelle Calédonie, de la Polynésie française ou du Vanuatu depuis le début du XXIe siècle. Ces littératures qui ont relevé le défi de dépasser le carcan folklorique, offrent un point de vue original sur les rapports de domination politique, culturelle et linguistique dans des contextes coloniaux différents, mais culturellement très proches. Réunis par Andréas Pfersmann et Titaua Porcher-Wiart, avec la colla- boration d’Hamid Mokkadem et Malika Combes, les textes de ce volume proposent des éclairages complémentaires sur cette petite littérature ainsi qu’une anthologie des œuvres francophones d’Océanie. La première partie du numéro s’intéresse aux questions identitaires et politiques, la deuxième concerne la question des langues et leurs enjeux en contextes diglossiques ou multiglossiques et le dernier volet, qui adopte une perspective davantage anthropologique, analyse les liens spécifiques des Océaniens à leur espace et au corps. 


Sommaire


Ouverture

11. Andréas Pfersmann – Titaua Porcher-Wiart, Présentation

25. Dominique Jouve, Court panorama de la littérature de Nouvelle-Calédonie 
Questions identitaires et politiques
65. Eddy Banaré, Okorenetit? Où est le droit?: le théâtre de Pierre Wakaw Gope et la mobilisation des espaces en Nouvelle-Calédonie

87. Mounira Chatti, Les voleurs de langue

99. Fritz Peter Kirsch, Mutismes tahitiens et jeux occitans « a la talvera ». Sur deux littératures dominées

117. Andréas Pfersmann, L’écrire dominé


L’enjeu des langues

145. Odile Gannier, Le français Pacifique: jeux d’idiomes

173. Stéphanie Geneix-Rabault, Francophonies océaniennes dans le multilinguisme. Créativité littéraire et voix contemporaines slamées: contextes, enjeux et mises en voix

197. Hamid Mokaddem, Les rapports subjectifs kanak à la langue française. Étude de quelques textes en Nouvelle-Calédonie

223. Audrey Ogès, « L'interlangue », ou l'unicité attaquée dans les œuvres de trois auteures francophones océaniennes: Flora Devatine, Déwé Gorodé, Chantal Spitz

 

Corps / parole /espace: regards anthropologiques et éco-critiques
249. Anne-Sophie Close, Corpus littéraire, corps du monde et corps de l’homme: de l’organicité des textes à la réaffirmation sensorielle de l’autochtonie polynésienne contemporaine. Éclairage éco-océanique

273. Julia Frengs, Une écocritique océanienne? Des réponses aux injustices environnementales dans la littérature de l’océanie francophone

293. Titaua Porcher-Wiart, Flora Devatine: le corps en résonance

311. Daniel Henri Pageaux, L’écharde, roman « australien » de Paul Wenz

Anthologie portative de la littérature francophone du Pacifique

A) Tahiti

329. Flora Devatine, En-quête d’écriture (extraits)

345. Chantal Spitz, Et la mer pour demeure

351. Ariirau Richard-Vivi, Un sacrifice amoureux 

B) Nouvelle Calédonie (textes réunis par Hamid Mokaddem)
360. Déwé Gorodé, Parole de lutte /  Des millénaires

363. Luc Énoka Camoui, Interculturalité / Pluie de Niña / Reviens mon fils / Scrutin local fatidique           

370. Pierre GOPE, Le Dernier crépuscule (extraits)

377. Claudine Jacques, Le canapé (nouvelle inédite)

386. Nicolas Kurtovich, Le labyrinthe (extrait de Dans le ciel splendide)

390. Frédéric Ohlen, Nouméa

Conclusion
399. Andréas Pfersmann – Titaua Porcher Wiart, Orientation bibliographique

407. Bio-bibliographie sommaire des collaborateurs

415. Les Numéros d'Interculturel Francophonies

 

NB : Le lecteur trouvera le début du roman inédit de Frédéric Ohlen invité du SILO La Rivière invisible, texte intitulé Nouméa aux pages 390-395. Captivante et fascinante description moderne de la ville-capitale !

Dans la catégorie « nouvelles », bien qu’absente, on pourra trouver un  très beau texte inédit de Claudine Jacques intitulé Le canapé

Il est probable que ce livre-dossier sera sur les étals du salon.

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Lancement du SILO 2017 à Nouméa

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Discours d'ouverture. Photo JP
Discours d'ouverture. Photo JP

Discours d'ouverture. Photo JP

Sympathique cocktail traditionnel de lancement du SILO à Nouméa avant l’ouverture officielle à Poindimié. L’événement a été cependant entaché par l’absence d’une partie des invités extérieurs, à cause de la grève des pilotes d’Aircalin. À l’heure des restrictions budgétaires, des gains de productivité énormes demandés à certaines professions, tandis que les retraités voient chaque année leur pouvoir d’achat diminué. Cette grève, ce n’est pas la lutte des classes mais la lutte de la classe business des nantis égoïstes.

Malgré ce raté, la fête du livre aura bien lieu et les auteurs otages, dispersés dans la nature, seront présents à Poindimié. Certains se sont jetés à l’eau et nagent courageusement pour rejoindre la cote Est, d’après les dernières informations recueillies au cours de cette soirée. La littérature ça donne aussi des palmes mais pas toujours académiques. JP

Les invités australiens. Photo JP

Les invités australiens. Photo JP

Photos de la soirée avec quelques uns des invités locaux. JP
Photos de la soirée avec quelques uns des invités locaux. JP
Photos de la soirée avec quelques uns des invités locaux. JP
Photos de la soirée avec quelques uns des invités locaux. JP

Photos de la soirée avec quelques uns des invités locaux. JP

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Plantes remarquables du Vanuatu de Chanel Sam et Laurence Ramon + Poème JP

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Plantes remarquables du Vanuatu de Chanel Sam et Laurence Ramon + Poème JP
Plantes remarquables du Vanuatu de Chanel Sam et Laurence Ramon + Poème JP

Paru en 2015, cet ouvrage est actuellement en vente En vente actuellement à l'Alliance française au prix de 3900 VT.

Ce guide sur la flore remarquable du Vanuatu a pour ambition de sensibiliser à la diversité végétale du Vanuatu et aux enjeux de conservation qui y sont associés.

Les 236 plantes présentées ont été sélectionnées pour leur caractère remarquable : espèces communément rencontrées, caractères morphologiques particuliers (gros fruit, belles fleurs, feuillage urticant, etc.) ou des propriétés notables (plantes médicinales, ornementales, etc.). Ont été ajoutées quelques espèces plus rares et discrètes mais remarquables car endémiques du pays et parfois vulnérables. Toutes les espèces sont illustrées par de magnifiques dessins en couleurs qui permettent une première identification des espèces ; le texte des notices privilégie les caractères non apparents sur les illustrations.

L'ouvrage est bilingue français/anglais

Le livre est organisé en deux parties : la première partie présente les plantes à graines, regroupées en quatre sous-parties selon leur type biologique : arbres et arbustes, buissons, herbes et lianes ; la seconde partie concerne les fougères et lycophytes (plantes à spores).

Outre des descriptions morphologiques, l’ouvrage indique pour chaque plante ses noms communs en bichelamar, français et anglais, de préférence utilisés au Vanuatu. Un index en fin d’ouvrage présente les noms vernaculaires des plantes dans plusieurs langues du Vanuatu.

Chanel Sam est botaniste au Département des forêts du Vanuatu et conservateur de l'Herbier.

Laurence Ramon est ingénieur agronome et dessinatrice naturaliste.

Une pensée pour les Vanuatais menacés par les éruptions volcananiques.

Les autorités du Vanuatu se préparaient à évacuer jusqu’à 5000 personnes car l’éruption volcanique sur l’île d’Ambae continue à s’intensifier. Geohazards a élevé samedi le niveau d’alerte de trois à quatre, signe d’une « éruption modérée ». Mais ce n’est pas seulement au Vanuatu à Bali et partout dans le monde la Terre se rebiffe des agressions humaines. Les catastrophes dites naturelles ne le sont peut-être pas. J’ai composé récemment un poème sur le thème volcan. Je le dédie aux gens d’Ambae. JP

Dans le feu du nakamal

Un jeune homme, anéanti par la fatigue de son travail et ses deux shells de kava goulûment ingurgités, se laissa hypnotiser par les flammes du feu d’un nakamal de l’île des oubliés.

À demi-endormi, son esprit, libéré de son corps, s’éleva. Il planait au dessus du quai des déportés, quand un vent fort l’emporta jusqu’au milieu de la chaîne, au fin fond d’une vallée.

Il devînt spectateur d’un pilou endiablé. Hommes et femmes séparés tournaient en spirale comme des damnés. Les guerriers à demi nus portaient des armes du temps passé.

Irrésistiblement, attiré par les lointaines lueurs des rivières de lave sur l’île noire, il se dirigea vers les feux d’Ambrym, piquetant ses pupilles d’étincelles projetées des abîmes.

Les sons des tambours, mêlés aux cliquetis cadencés des bracelets de graines aux chevilles des danseurs, d’une sorte de farandole pour flatter les Dieux, le fit frissonner.

Les exécutants de ce carnaval, un danis raund[1] de Malampa[2] se trémoussaient, à l’unisson de leurs frères de la Grande Terre, dans le même respect des coutumes et de la prière.

Le jeune homme de la ville blanche se réveilla hébété. Son regard illuminé croisa celui d’un vieux hébridais, assis, face à lui. Il le fixait à travers le rideau déchiré de la flambée.

Le vieux néo, comme l’appelaient les squatteurs du quartier, souriait. Il savait comment, et où, le jeune homme avait été entraîné, par la magie de ses ancêtres vanuatais.

Joël Paul Juillet 2017

 

[1] Equivalent du pilou kanak appelé couramment le carnaval

[2] Province au nord de l’archipel

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Le salon de Tahiti dans le sillage du SILO

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Le cyclone littéraire SILO est annoncé sur Poindimié fin septembre dans son sillage, la dépression tropicale du salon du livre de Tahiti est en formation. Le vent des îles tourbillonnant va emporter les amateurs de littérature océanienne vers les rives de la culture à partir du 28 septembre.

La culture a longtemps été considérée comme un trait caractéristique de l'humanité pour nous distinguer des animaux, les lettres y tiennent une bonne place, même dans nos îles du Pacifique. Notre littérature, considérée souvent comme encore émergente, est dans une phase d’ascension fulgurante. Les auteurs de notre immense région sont de plus en plus nombreux. Pour booster le niveau, rien de tel que d’échanger avec des auteurs internationaux. C’est ce que font chaque année les organisateurs des deux grandes manifestations littéraires océaniennes. Voir ci-dessous l’extrait d’un article de la dépêche de Tahiti. 

Titaua Peu est dans la « short list » du grand prix Métis. Elle est l’exemple de notre potentiel et aussi une auteure passerelle entre le Pacifique mélanésien et polynésien. Elle sera au SILO. Elle est à nous aussi Titaua. JP

Pina, de Titaua Peu, reste une grosse claque littéraire, pour moi ! Quelle force ! Et quels personnages, bon sang ! Marin Ledun.

Qui à dit que la misère était moins pénible au soleil ? Pina est un roman noir qui vous transporte dans une Polynésie loin des cartes postales. Une écriture puissante et sans concession. Julien Guerry, librairie Gibert Joseph St Michel.

La plume de Titaua Peu résonne dans un silence qu’elle tente de briser avec une prose d’une poésie noire et tourmentée. JDD.

Il y a des romans qui claquent comme des coups de fusil. Celui de Titaua Peu marque une révolution dans la littérature du Pacifique. Avec Pina, c’est l’autre visage de Tahiti qui apparaît, celui d’une société ravagée par le déracinement culturel, rongée par la misère, le colonialisme. Mediapart.

SALON DU LIVRE, UNE ÉDITION QUI MET LA TÊTE À L’AN VERS

Extrait d’un article de la Dépêche de Tahiti du mercredi 13 septembre 2017

Le 17e Salon du livre de Tahiti se tiendra du jeudi 16 au dimanche 19 novembre, à la Maison de la culture, sur le thème [vɛ ʁ]. En marge des auteurs locaux, 15 invités de l’Hexagone, d’outre-mer et de l’étranger ont déjà confirmé leur présence à ce rendez-vous littéraire. De nombreuses animations sont prévues pour le public, et notamment pour les scolaires, qui peuvent d’ores et déjà s’inscrire.

La prochaine édition du Salon du livre, qui se tiendra du 16 au 19 novembre, a été présentée, hier, par ses organisateurs, l’Association des éditeurs de Tahiti et des îles (AETI) et la Maison de la culture. Une présentation dans les grandes lignes faites deux mois en amont de l’événement, afin que tout un chacun, “les lecteurs et tous les acteurs du monde de l’enseignement”, puissent se préparer. Car c’est une 17e édition des plus originales qui est en train de s’organiser.

Originale déjà dans son thème, [vɛʁ], un mot phonétique qui peut avoir tellement de sens (ver, verre, vert, vers, vair…), et, qui guidera les nombreuses animations prévues pour le grand public, mais aussi pour les scolaires.

Pour ces derniers, un partenariat, entamé il y a deux éditions entre le centre de lecture et le Salon du livre, leur permettra de rencontrer des auteurs et illustrateurs jeunesse invités.

Pour cela, il suffit que l’enseignant mette en place un projet pédagogique autour de l’œuvre d’un des dits auteurs.

“Cela fait trois ans que nous avons monté ce partenariat autour du livre jeunesse à l’occasion du Salon du livre, explique Rainui Tirao, du Centre de lecture. Cet événement est devenu incontournable et les enseignants doivent se l’accaparer. Ces rencontres d’une heure sont donc autant pour les écoles que les collèges et les lycées. Cela dépendra surtout de la bibliographie des auteurs présents. Nous avons également pensé aux élèves de la Presqu’île et de Moorea, pour lesquels les auteurs iront sur place. » SUITE DE CET ARTICLE

Photo Les organisateurs du Salon du livre ont présenté hier la 17e édition en préparation, afin que les lecteurs et les acteurs du monde de l’enseignement puissent s’y préparer. (© Vaiana Hargou)

Le salon de Tahiti dans le sillage du SILOLe salon de Tahiti dans le sillage du SILO
Le salon de Tahiti dans le sillage du SILO
Le salon de Tahiti dans le sillage du SILO

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Paul Tavo invité du prochain SILO 2017

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Paul Tavo invité du prochain SILO 2017
Paul Tavo invité du prochain SILO 2017

Le SILO édition 2017 se tiendra à Poindimié

du 28 septembre au 1 octobre

Photo en une  Moetai Brotherson et Paul Tavo en 2015 source Lire en Polynésie

Né à Mallicolo en 1983, d’un père originaire de Lamap et d’une mère de Paama, Paul Tavo grandit dans la baie de Port-Sandwich jusqu’à son départ pour la capitale en 1996 où il entreprendra ses études.

Cinquième d’une famille de huit enfants, Paul a fait ses études au collège de Montmartre (pas celui de Paris mais Port-Vila) avant de passer son Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires (DAEU) au lycée Antoine de Bougainville en 2003. Il obtient une licence de Lettres modernes à l'Université de Nouvelle-Calédonie en 2006. Il est également titulaire d'un Master de Littérature comparé obtenu à l'Université d'Aix-en-Provence en 2013. Passionnée depuis son adolescence par la littérature française et progressivement par la poésie, il est influencé par diverses lectures : Hugo, Balzac, Rousseau, Rimbaud, Verlaine, et surtout Shakespeare et Baudelaire.

Dès son entrée à l’université, Paul commence à rédiger ses premiers poèmes. C’est durant un échange universitaire de six mois à l’Université d’Adélaïde en Australie que l’écriture devient une véritable passion, une évidence pour décrire et cristalliser des émotions contradictoires. En juin 2011, il participe à l'opération culturelle et scientifique Incantation au Feu des Origines et devient le premier artiste au monde à créer et déclamer un poème au bord du cratère d'un volcan en activité, le Yasur.  "L’âme du kava", ouvrage paru en août 2011 aux Editions Alliance française du Vanuatu, compile différents poèmes écrits à des époques différentes entre 2006 et 2010. En 2015, l'Alliance française publie le premier roman de Paul Tavo: "Quand le cannibale ricane". Avec ce premier roman, Paul Tavo puise dans ses expériences personnelles pour nous faire vivre, au fil de poèmes, dialogues intérieurs et narration, les errances nocturnes et la quête identitaire de son personnage, William. Ce jeune homme devient le porte-parole de la colère, l’indignation et le bouillonnement intellectuel de l’auteur, jusqu’à risquer de s’y faire engloutir complètement."

Paul Tavo est doctorant et moniteur à l'Université de Nouvelle-Calédonie. C'est un invité régulier du SILO, c’est mon coup de cœur. Je l’ai souvent croisé. Quand il me sourit, je ne peux pas m'empêcher de penser à son titre « Quand le cannibale ricane".

Dans Mosaïque des océans, la publication du Département d’Études Françaises et Francophones de Károly Sándor Pallai, Paul Tavo s'est longuement confié en voici quelques extraits. (Quelques morceaux choisis arbitrairement pour rédiger cet article qui donnent une idée du personnage Tavo). JP

Paul Tavo Vanuatu En 2011, vous avez participé au projet culturel et scientifique « Incantation au Feu des Origines ». Vous étiez « le premier artiste au monde à créer et déclamer un poème au bord du cratère d’un volcan en activité » Quel est votre rapport à votre terre natale ?

Ma relation avec ma terre natale en particulier, à la terre en général m’est essentielle, parce que salutaire. J’aime toucher la terre quand il fait beau, ou quand il pleut pour jardiner par exemple. J’aime marcher pieds nus sur la terre battue des sentiers ou dans la boue des mêmes sentiers quand il pleut, état de fait considéré aujourd’hui par le mondialisme comme une forme d’arriération, de sauvagerie etc. Laissons les flics de la pensée continuer d’un côté leur vacuité discursive, de l’autre leur fonction de protecteurs et défenseurs du capital spectaculaire et du fétichisme de la marchandise. Être connecté à la terre est essentiel pour moi car cela me permet d’apprendre à la respecter car c’est elle qui nous apporte tout. Sans elle, l’homme est perdu. Le premier moyen d’être en contact direct avec la terre, c’est de marcher pieds nus. La sensation est agréable. Il y a une fraîcheur qui monte de la plante des pieds vers tout le corps. Ce contact primordial, fondamental, salutaire est mis en péril aujourd’hui par le progrès, entendu dans son acception la plus communément admise, comme la course effrénée vers beaucoup plus de confort et beaucoup plus de possessions matérielles. Cette idée-là du progrès, je la trouve complètement fausse et erronée car elle rompt les liens qui unissent l’homme à la terre. Plus on va vers beaucoup plus de confort et de possessions matérielles (pas nécessaire d’ailleurs), plus l’homme apprend à avoir peur de la terre. L’homme, quand il commence à avoir peur de la terre, il devient petit à petit névrosé. La névrose (maladie de la modernité par excellence) est devenue possible par le divorce effectué par les citadins et leurs terres. Tous les maux qui sévissent dans les grandes villes d’Europe et d’ailleurs deviennent possibles seulement, je crois, parce que l’homme a perdu le contact salutaire qu’il avait avant avec sa terre, avec la terre. Mon rapport à la terre est de cet ordre-là…

… Joël Bonnemaison (chercheur français travaillant essentiellement sur l’île de Tanna au Sud de l’archipel du Vanuatu) disait dans son ouvrage L’arbre et la pirogue : « L’arbre est la métaphore de l’homme (…). Tout homme est tiraillé entre deux besoins, le besoin de la Pirogue, c’est-à-dire, du voyage, de l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’Arbre, c’est-à-dire, de l’enracinement, de l’identité, et les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l’un, tant à l’autre ; jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’Arbre qu’on fait une Pirogue ». L’Océanien est un arbre enraciné dans sa terre... De nos jours avec la vente des terres pas les propriétaires terriens océaniens, il est plus que jamais temps de rappeler aux gens l’importance de la terre pour prévenir les névroses qui viendront avec le « développement ».

Vous dites que l’écriture est « une véritable passion, une évidence pour décrire et cristalliser des émotions contradictoires ». Pourquoi écrivez-vous ? Quel est votre art poétique ?

J’écris parce que c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour pouvoir m’exprimer à l’école. J’ai essayé le foot, la chanson, la danse, mais je me révèle à chaque fois nul dans ces différentes formes d’expression. Les jeunes au Vanuatu préfèrent de loin ces 3 formes/moyens d’expression à une autre qui est incessamment mis en avant mais dont personne n’en veut, je veux dire : la lecture et l’écriture. Je les ai choisies parce que tout le monde n’en veut pas. Je n’aimais pas lire comme tout le monde mais je m’étais efforcé à le faire. J’ai commencé par les romans illustrés de la Collection Verte. Au bout d’une dizaine de romans d’aventure illustrés dans cette collection, je commençais à m’attaquer aux livres qui n’avaient pas d’illustrations. C’était comme ça que petit à petit j’ai pu arriver à voir qu’à travers la lecture je peux enrichir mon vocabulaire et pouvoir m’exprimer. Mes premiers gribouillis au collège étaient venus comme ça…

… Maintenant, j’ai 31 ans. Avec toutes les lectures effectuées et les différentes expériences vécues, l’écriture de la révolte l’emporte sur l’écriture poétique/descriptive émotionnelle centrée principalement sur les émotions et les sentiments d’un « Je » troublé. Je ne dis pas que cette littérature n’est pas importante. Elle n’est pas importante pour le moment. Quand on est en situation d’infériorité, la première des choses à faire, c’est de se révolter contre les injustices créées par l’homme et le système en place. Tant qu’il y aura une minorité qui continuera à s’enrichir grassement sur le dos de la majorité, du peuple, il faut lutter pour plus de justice. Ce que l’homme peut changer, il se doit de le faire. L’injustice sociale, le chômage et la pauvreté ne sont pas des fatalités. Nous pouvons les éradiquer si nous travaillons tous main dans la main contre le capitalisme, le marché et le fétichisme du spectacle marchand. Dans mon premier roman, qui va sortir en avril (2015), je dis à la suite de beaucoup d’écrivains que l’écriture doit éveiller les consciences sur ce qui se passe actuellement. Il ne s’agit pas pour moi de faire rêver (il y a suffisamment de panneaux publicitaires pour ça), il s’agit d’éveiller, de réveiller les dormeurs, les rêveurs et les manipulés. Le temps n’est plus aux rêveries romantiques, il est temps, pour nous tous, Océaniens, de faire autre chose, de travailler autrement, au lieu de nous épuiser vainement à imiter l’Amérique, l’Europe et leurs modèles. Ce mondialisme et ses puissances étatiques qui sont meurtrières pour les autres peuples et suicidaires pour les Européens. On a autre chose à faire qu’à s’épuiser à perdre du temps précieux à les regarder à longueur de journée à travers le petit écran et les spots publicitaires. On a des choses beaucoup plus intéressantes à faire que de s’acharner à les imiter, à les mimer et à vouloir leur ressembler. J’appelle cette écriture de la révolte, une écriture-morsure. Une écriture qui mord, pique, égratigne la conscience et le réveille de son endormissement…

Comment voyez-vous l’état actuel et le futur de la littérature vanuataise ?

Je suis confiant en ce qui concerne la littérature. Elle ne peut que grandir. Je souhaite et je suis sûr qu’elle va grandir comme une graine qu’on a semée et qui finit par pousser pour donner une belle fleur. En y réfléchissant, elle ne peut que grandir car actuellement elle est encore dans un état embryonnaire contrairement à la littérature néo-calédonienne, tahitienne, samoane, hawaïenne, néo-zélandaise etc. Mais elle a le temps de grandir et elle grandira… Quels sont les enjeux et les défis les plus importants dans votre parcours d’écrivain du point de vue identitaire ? Le plus difficile pour moi au début quand je commençais à écrire, c’était de trouver un coin tranquille dans la maison pour écrire. Je vivais à l’époque avec ma grande sœur, elle a six enfants et je vous assure que ce n’était pas du tout évident de lire et d’écrire. Maintenant, ça va beaucoup mieux avec ma situation de professeur au Lycée Louis-Antoine de Bougainville. D’un point de vue identitaire, le défi le plus important pour moi, c’est tout simplement le fait d’écrire en français. J’aime cette langue, mais en même temps c’est la langue de l’ancien colonisateur. Mon plus grand défi c’est ça, tenter de trouver un remède à ce complexe linguistique doublée d’un complexe d’infériorité par rapport aux catégorisations instituées à l’époque de la colonisation et qu’on a fini par intérioriser à l’école. Heureusement, mon mariage avec Leslie Vandeputte (anthropologue française travaillant sur le bislama) m’a fait dépasser ce complexe. À part cela, la langue française, elle m’est chère car c’est à travers elle principalement que j’ai découvert le monde et la complexité de l’homme…

Comment voyez-vous les enjeux contemporains les plus importants de la société vanuataise ?

Pour résister au mondialisme et à la démocratie du marché, nous devons apprendre à nos jeunes à aimer la terre, à faire de l’agriculture. Le Vanuatu doit se tourner vers l’agriculture aujourd’hui car elle constitue l’économie du pays. Le système éducatif et ceux qui y travaillent doivent cesser de vendre à nos jeunes des rêves inatteignables. Il faut leur dire qu’ils peuvent également réaliser leurs rêves au pays. Les jeunes qui ont toujours vécu à Port-Vila doivent retourner dans leurs îles respectives pour apprendre les gestes traditionnels et ancestraux qui représentent les moyens les plus sûrs pour garantir un développement durable et résister au mondialisme et à la démocratie de marché. Nous devons réapprendre à reconstruire des pirogues et à cultiver la terre au Vanuatu et dans l’Océanie en général, c’est la garantie de la réappropriation de nos souverainetés respectives et l’assurance de notre Nous devons réapprendre à reconstruire des pirogues et à cultiver la terre au Vanuatu et dans l’Océanie en général, c’est la garantie de la réappropriation de nos souverainetés respectives et l’assurance de notre victoire sur le conformisme qu’on nous vend constamment aujourd’hui.

Paul au Silo et invité à Des livres et nous à la MLNC photo JP
Paul au Silo et invité à Des livres et nous à la MLNC photo JP

Paul au Silo et invité à Des livres et nous à la MLNC photo JP

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Fraternité et partage entre le Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie

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Liliane Tauru et la directrice du Creipac (Photo JP)
Liliane Tauru et la directrice du Creipac (Photo JP)

Liliane Tauru et la directrice du Creipac (Photo JP)

Le 10e Forum Francophone du Pacifique qui se déroule en ce moment sur le thème fraternité et partage entre le Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie a réuni des auteurs de nos deux pays au château Hagen où avait lieu une rencontre littéraire entre des écrivains et bédéistes de Nouvelle-Calédonie et du Vanuatu.

Vous trouverez ci-dessous quelques images de la matinée du vendredi 8/09.
plus d'infos sur  : http://creipac.nc/c/…/…/28/forum-francophone-pacifique-2017/

Extrait du mag. Gouv.

Photo : Présentation du Forum, ce lundi 4 septembre par les différents partenaires réunis autour de Bernard Deladrière.

… Chaque année, le Forum compte un invité d’honneur. Place en 2017 au Vanuatu. « Après le Japon, l’Inde et le Vietnam, j’ai souhaité mettre à l’honneur notre plus proche voisin avec lequel nous avons tissé des liens familiaux, fraternels », indique Bernard Deladrière, chargé de la francophonie au gouvernement. D’autant que l’institution a fait du Vanuatu « une priorité en matière de développement régional ». Jean-Pierre Nirua, ministre de l’Éducation et de la francophonie, sera du déplacement, tout comme le groupe Aro String Band qui se produira notamment sur Nouméa et Dumbéa.

Au fil des éditions, l’événement a pris de l’ampleur. Et son programme s’est considérablement enrichi. « Outre les participants habituels, nous recevons pour la toute première fois la Chine, à travers l’Alliance française de Canton, poursuit le membre du gouvernement. Une manière d’amorcer les relations avec cet immense pays » porteur d’espoirs sur le plan touristique. Preuve de l’engouement suscité, une vingtaine de partenaires concourent aujourd’hui au succès du Forum, dont la fidèle Alliance Champlain qui, chaque année, organise un concours de poésie. Le « Pilou des mots » porte cette année sur deux thèmes : la beauté volcanique du Vanuatu, ou la fraternité et le partage entre Vanuatu et Nouvelle-Calédonie plus d’informations sur http://www.alliance-champlain.asso.nc

Marcel, Paul et le neveu de tonton (lunettes) Photos JP
Marcel, Paul et le neveu de tonton (lunettes) Photos JP

Marcel, Paul et le neveu de tonton (lunettes) Photos JP

Public avec le représentant du gouvernement au premier plan et la boutique éphémère à l'entrée du châteauPublic avec le représentant du gouvernement au premier plan et la boutique éphémère à l'entrée du château

Public avec le représentant du gouvernement au premier plan et la boutique éphémère à l'entrée du château

Les ateliers en plein air avec des enfants attentifs (Photos JP)
Les ateliers en plein air avec des enfants attentifs (Photos JP)
Les ateliers en plein air avec des enfants attentifs (Photos JP)
Les ateliers en plein air avec des enfants attentifs (Photos JP)
Les ateliers en plein air avec des enfants attentifs (Photos JP)
Les ateliers en plein air avec des enfants attentifs (Photos JP)

Les ateliers en plein air avec des enfants attentifs (Photos JP)

Fiches des auteurs présents chez Cris (source MLNC)
Fiches des auteurs présents chez Cris (source MLNC)
Fiches des auteurs présents chez Cris (source MLNC)
Fiches des auteurs présents chez Cris (source MLNC)
Fiches des auteurs présents chez Cris (source MLNC)
Fiches des auteurs présents chez Cris (source MLNC)

Fiches des auteurs présents chez Cris (source MLNC)

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Russell SOABA invité du prochain SILO 2017

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Russell SOABA invité du prochain SILO 2017
Russell SOABA invité du prochain SILO 2017

Le SILO édition 2017 se tiendra à Poindimié du 28 septembre au 1 octobre

Russell SOABA

Né en 1950 à Tototo, dans la province de Milne Bay, Russell Soaba est sans doute le plus grand écrivain de Papouasie-Nouvelle-Guinée et l’un de ses penseurs les plus originaux. Son roman "Maiba" est étudié dans les facultés de lettres et de philosophie du monde entier. Il est titulaire d'une maîtrise de lettres de la Brown University de Rhode Island, et il enseigne actuellement la littérature à l’Université de Papouasie-Nouvelle-Guinée.  Poète, essayiste, dramaturge et romancier, Soaba est par ailleurs directeur de collection chez Anuki Country Press et anime le blog Soaba’s Storyboard. Russell Soaba, pour qui l’anglais est la sixième ou septième langue, veut l’apprivoiser pour que « l’on puisse entendre le pouls et la cadence de sa propre langue en anglais ». Il estime que « les écrivains sont les médiateurs non officiels de leur pays. »

« Mon écriture est extrêmement personnelle et intime. Car je crois que tout part de là. Tout commence par un individu, et s’étend ensuite à deux personnes, trois, puis la communauté entière. Les personnages que je crée sont des individus de Papouasie-Nouvelle-Guinée, ce qui veut dire qu’en m’intéressant à l’individuel, je ne travaille jamais seul. En réalité, je parle au nom de la population entière. Chacun de ses individus naît, hurle pour se faire entendre, devient sa propre personne, puis un homme ou une femme de Papouasie-Nouvelle-Guinée. J’exprime leurs peurs, leurs difficultés, leurs idylles, leurs tragédies et tout ce que nous partageons de plus humain. » (Extrait d’un entretien avec Malum Nalu).

Publié depuis 1979, il faudra attendre 2016 pour que le roman Maiba de Russel Soaba soit édité en Français grâce à la maison d’édition Au Vent des Îles. Au Vent des Îles est un pont entre le Pacifique francophone et le Pacifique anglophone.

Russell était l'invité du premier SILO en 2003.

Russell SOABA invité du prochain SILO 2017

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Titaua PEU invité du prochain SILO 2017

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Photo de Tina du site Au vent des îles
Photo de Tina du site Au vent des îles

Photo de Tina du site Au vent des îles

Titaua Peu est née en Nouvelle-Calédonie en 1975 : elle s'est installée avec sa famille à Tahiti au début des années 80.

En 2003, Titaua Peu devenait à trente-quatre ans la plus jeune auteure et femme tahitienne à être publiée, avec "Mutismes" (Haere Po). Aujourd’hui, treize ans plus tard, elle livre son deuxième opus, "Pina", un roman de la maturité. Il y a treize ans déjà, Titaua Peu cassait le mur du silence : « Le manque de paroles dans les familles tahitiennes est responsable de frustrations et de conflits ». Ce deuxième roman prolonge et creuse le sillon de l’exhumation des « non-dits, des silences [qui] résonnent ; la communication est rétablie et la pensée est libérée. Alors le mutisme se fait parole, délie ses mots et nous enseigne à réapprendre à dire la souffrance. » Aujourd’hui, à travers ces 360 pages arrachées à la douleur et à la souffrance de l’écriture, elle se déjoue des apparences tout en maintenant ce lien aux mêmes thématiques, comme un leitmotiv lancinant, incontournable. Son écriture, engagée et combattive, reste portée par un sentiment de colère. Par ailleurs militante féministe et indépendantiste, son message est le suivant : « c‘est l’ignorance qui mène à la violence ». Son inquiétude ? : « Le Tahitien ne s’exprime toujours pas sur ce qu’il ressent. »

Pina, disponible ici : Suivre ce lien

Titaua PEU invité du prochain SILO 2017

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