Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

maison du livre nc

« Quatre nuances d’écrit » DES LIVRES ET NOUS au féminin

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

« Quatre nuances d’écrit » DES LIVRES ET NOUS au féminin

Cris a reçu mardi 28 juillet Frédérique Viole, Evelyne André-Guidicci, Sandra Dumeix, Olivia Duchesne pour l’émission littéraire des Livre Et Nous de NC 1 en direct radio avec en Live le trio Shem, Michel Bénébig et Carl Lockett. Une émission à ne pas rater lors de sa rediffusion en télévision car cette émission exclusivement féminine, une première, était d’une grande qualité grâce aux intervenantes et des intermèdes musicaux de niveau international avec Carl Lockett. Il ne faut pas oublier que le trio Bénébig, c’est trois personnes. La moins médiatisée est probablement l’épouse de Michel qui assure vraiment bien comme chanteuse et accompagnée par des musiciens aussi talentueux, c’était le top, un régal.

Les invitées littéraires se sont pliées au feu nourri des questions de Cris. Ci-dessous vous trouverez une petite présentation de ces auteures.

Frédérique Viole : Sur son blog, Ultraviolette, Evelyne André-Guidici en parle avec justesse. Elle fait cette citation à propos de la puissance ou les limites du langage du recueil de nouvelles Narafala. « Est-ce qu’on pouvait faire de jolies phrases avec ce qui était arrivé ? » demande malicieusement l’auteur par le biais de son personnage dans « Et maintenant ? », une nouvelle qui prend appui sur un fait divers abominable. Comment dire ou ne pas dire ? Cette réponse, extraite du texte, traduit parfaitement le style de Frédérique, direct sans fioriture net et précis. Frédérique Viole est avant tout nouvelliste mais a déclaré qu’une nouvelle pourrait l’emporter et devenir un roman.

Evelyne André-Guidici a écrit son premier recueil de poésie édité chez Poiêtês en 2006, ce n’est pas une débutante d’autant qu’elle est professeure de lettres. Après dix années à Poindimié, elle dispense ses cours à Dumbéa-sur-mer. Elle vient de publier un recueil de dix-huit nouvelles. Les Passagers, Leçons de désastre est constitué de courtes histoires de la vie quotidienne en Brousse ou ailleurs. Comme Frédérique Viole, elle a choisi les éditions Ecrire en Océanie pour éditer son livre.

Sandra Dumeix a présenté son premier roman La Poussières des âmes publié aux éditions calédoniennes Humanis, un livre remarquable aux dires de tous ceux qui l’ont lu. Sandra Dumeix, malgré son jeune âge, a une très forte personnalité surement acquise grâce à ses voyages. Engagée dans l’humanitaire et invitée à partager la vie d’une communauté aborigène. Cette expérience de White Mama qui lui a inspiré ce roman. Elle a été beaucoup touchée par les conditions de vie des aborigènes en Australie. Elle en a parlé avec émotion lors de l’émission. Le nombre des suicides d’enfants évoqué a ému le public de la maison Célières.

Olivia Duchesne, un coquelicot sur un rocher comme dans la chanson de Salvatore Adamo dans sa chanson Inch Allah avait l’air d’une libellule discrètement posée entre des femmes de lettres. Olivia Duchesne est surtout connu comme comédienne. Elle est  née à Nouméa, découvre la pratique théâtrale lors de ses études de lettres à l'université de la Nouvelle-Calédonie. Elle poursuit son cursus à Aix-en-Provence, en maîtrise, puis en DEA. Comédienne, metteur en scène et dramaturge.

Olivia Duchesne est l’auteure de quatre pièces créées au Théâtre de l'Île, à Nouméa : Sauve-toi Pinocchio ! en 2009, J’habiterai la nuit, en 2011, Retour de flamme, en 2013, et une pièce pour la jeunesse : Eulalie, la fille au nid d’abeilles dans les cheveux, en 2014. Elle joue fréquemment dans les spectacles qu'elle met en scène à l’exemple de Si ce n'est toi, d’Edward Bond (2009), et Kiwi, de Daniel Danis (2009). Parallèlement, elle rejoint la compagnie Le Bruit des hommes, à La Garde (Var), puis intègre le Conservatoire national de Marseille. En 2009, elle rentre en Nouvelle-Calédonie afin d’y développer, avec Laurent Rossini, la compagnie Cris pour habiter Exils. Olivia Duchesne mène de nombreux ateliers de théâtre destinés à la jeunesse, de l’école primaire à l’université, et organise régulièrement des lectures au Théâtre de l'Île, dans les jardins de la maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie ou à la médiathèque de Rivière-Salée. Elle est ainsi devenue, en quelques années, l'un des auteurs et metteurs en scène qui comptent, ouvrant ainsi de nouveaux horizons au théâtre de Nouvelle-Calédonie.

Elle vient de terminer ses représentations de "La Scaphandrière" de Daniel Danis, au Centre culturel Tjibaou mais elle écrit aussi et elle avait toute sa place dans ce carré d’as au féminin. Elle a publié notamment aux éditions Madrépores: "J'habiterai la nuit". Un monologue de théâtre, son premier ouvrage publié et mis en scène au théâtre de l'île en mars 2011.

« Quatre nuances d’écrit » DES LIVRES ET NOUS au féminin
Des ouvrages des invitées

Des ouvrages des invitées

Publié dans Maison du livre NC

Partager cet article
Repost0

Signature d’une convention entre la Maison du Livre et NC 1re

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Signature d’une convention entre la Maison du Livre et NC 1re
La Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie et NC 1ère, un partenariat pour  l'émission littéraire "Des Livres et nous".
Pour l’occasion, un comité des signataires s’est réuni pour la signature de l’accord du Faubourg Blanchot qui permet de pérenniser l’émission littéraire calédonienne « Des livres et Nous ». Cette cérémonie a eu lieu dans le grand salon de la maison Célières.

 

Wallès Kotra, (directeur régional de NC 1ère), a signé ainsi une convention avec Frédéric Ohlen, (président de la Maison du Livre), ce lundi 27 avril à la Maison du Livre (Maison Célières). Cette signature officialise les engagements réciproques, tant au niveau technique que de contenu, initiative rare et originale entre deux structures de la sorte en Nouvelle-Calédonie.

« Des Livres et nous » est une émission mensuelle enregistrée dans les locaux de la Maison du Livre, au Faubourg-Blanchot. Elle est diffusée en direct sur les ondes de NC 1ère Radio, le dernier mardi de chaque mois de 20 h à 21 h 30, puis programmée en différé dans sa version filmée sur NC 1ère Télé, le mardi suivant à 22 h. Voir ci-dessous des précisions sur cette émission.

DLEN est un magazine littéraire mensuel qui propose au public de s'informer sur l'actualité éditoriale locale, au travers d'échanges avec les acteurs de la filière du livre : écrivains, slameurs, dessinateurs, mais également libraires, bibliothécaires, documentalistes, universitaires, journalistes, associations de médiation, etc.

Au travers de thématiques générales ou des problématiques de la filière du livre, les invités bénéficient d'un espace d'échange, voire de débat, donnant à mieux connaître les enjeux et réalités culturelles. Régulièrement, des invités internationaux interviennent dans l'émission, par exemple les invités du SILO, mais aussi Charles Juliet (écrivain), Alain Schneider (chansonnier), récemment la poète militante écologiste, Natasha Kanapé Fontaine, etc.

 

DISCOURS

prononcé le 27 avril 2015

à la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie

à l’occasion la signature de la convention MLNC-NC 1re

pour l’émission Des Livres et nous.

___________

Madame et Messieurs les Directeurs de NC 1re, des Antennes Télé & Radio,

Mesdames et Messieurs,

Au fil des ans, chaque Calédonien a tressé, avec sa radio puis sa télévision, une sorte de vie plus ou moins commune, de PACS plus ou moins clair. Ce fut d’abord, je m’en souviens, la voix familière d’un Raymond Lacroix ou d’un Jacques d’André, d’un Gérard Périer ou d’une Régine Reyne. Autant de repères fidèles... Rappelez-vous aussi, cette fois tout en chair et pixels, Luc Chevalier, conteur intarissable passionné d’histoire(s), la sensibilité lyrique d’une Jacqueline Sénès, allant confesser, en noir et blanc, et en 16 mm, les derniers témoins : tel cap-hornier centenaire conservé dans le sel et l’alcool, Minh, le gardien solitaire du village de la Tiébaghi, ou Fernande Leriche, écrivaine métisse, petite-fille de Naïtani et de James Paddon. Ce fut aussi le jeune Joseph Caihe cherchant avec moi, dans les rayons squelettiques du magasin Barrau, une veste, voire une cravate pour présenter son premier JT. Ce furent enfin ces cameramen cascadeurs qui, au temps de notre folle adolescence équestre, allaient, au péril de leur vie, s’allonger, pour de spectaculaires prises de vue, au milieu des obstacles.

Cette télé-là, cette radio-là étaient marquées par la proximité, par la bonhomie, par la conviction d’appartenir à un monde où chacun se connaissait et se reconnaissait, avec, pour autant, cela va de soi, les lunettes et les filtres de l’époque. Cela n’empêchait pas les rencontres : cette vision stupéfiante des marionnettes géantes de Mélanésia 2000, du général de Gaulle trébuchant, dans le flou, marchant au radar, sans lunettes, sur les trottoirs de Nouméa pour regagner sa DS

Et puis, l’ancien monde a basculé. Il convenait de refonder au plus vite, bon gré, mal gré, notre pacte, rendre plus équitables, plus justes encore nos créations, nos réalisations, nos reportages, et que, du sommet à la base, tous y participe. Quant au livre, il aura connu, vous le savez, des fortunes diverses : chronique d’un amour ou d’un désamour, d’un déni ou d’un dédain. Un soir, un certain Wallès frappe un grand coup en présentant, à une heure de forte écoute, le recueil Vision d’insulaire d’un certain Nicolas.

Suivent des émissions par trop éphémères, quelques directs, trop rares, à la bibliothèque Bernheim. Mais le public reste encore, la plupart du temps, coupé de notre travail. Il n’a pas accès à nombre de séquences historiques : Pierre Gope au festival mondial du théâtre à Cuba, ou tel célèbre chorégraphe kanak à Saint-Pétersbourg. Rien donc, sur Richard Digoué en Russie ; rien ou presque pour Pierre Pudewa brûlant les planches à Limoges ou à la Comédie-Française. Quelques secondes à peine pour les écrivains calédoniens à Ouessant, Adelaïde ou Sydney…

Et cependant, la reconnaissance viendra bel et bien de l’extérieur : prix littéraires, distinctions, essais, traductions. Et si et si tout cela méritait un peu plus qu’un regard ? Si cette identité, si cette autre parole, on pouvait les trouver là, dans et entre les lignes, chez Kurto ou Claudine, Fred ou Déwé ? Alors, quoi ! Quelle pesanteur nous fait jusqu’ici hésiter, alors que les preuves s’accumulent, que chaque voix se fait plus vive ? Des associations sont créées : écrivains, éditeurs, Maison du Livre. Des propositions sont faites. Insensiblement, les lignes bougent. Les frontières se déplacent. Un vent nouveau, venu de Polynésie, se met à souffler. Premier salon littéraire place To’ata. Et un temps d’antenne soudain redevenu élastique pour écouter ces auteurs, parfois venus de fort loin, faire pour nous le point sur l’Homme.

Les désirs se liguent enfin. Être dans le même lit-pays ; mieux : y faire les mêmes rêves ! Parler des livres, de nos livres… ? Oui, non seulement c’est possible, mais c’est nécessaire, aussi nécessaire que respirer ou voter, étudier, imaginer, voyager ! Pourquoi ? Pour renforcer et construire sans cesse notre humanité, pour mieux l’exprimer aux yeux du monde, cette terre-ci, pour mieux les chanter, face à l’universel, ce sol et ce ciel si particuliers.

Nous avons réussi là, il me semble, un mariage réputé difficile entre radio et télé, entre l’image et le livre, entre oralité et littérature, entre une modernité finalement assumée et la force de nos héritages. Se faire passeur, soit ! Dire, en effet, pas en une semaine ou en deux, mais continûment, sur des mois, des années, ce qui s’écrit ici, se lit, se pense, pour, tout à la fois, se délivrer de soi-même et se reconquérir.

Je suis fier du chemin accompli, et je voudrais remercier, très sincèrement, nos équipes de la Maison du Livre et de NC 1re, toutes celles et tous ceux qui, jour après jour, ont rendu cette aventure possible : Gilles, Pierre, Cris, Jean-Brice et tant d’autres, en régie ou sur le plateau, tous mobilisés pour que nos voix portent. Je ne les citerai pas tous, mais tous se reconnaîtront, je crois, dans cette phrase, signée Jacques Prévert, que j’ose leur proposer comme devise : « Il y a sur cette terre des gens qui s’entretuent ; c’est pas gai, je sais. Il y a aussi des gens qui s’entrevivent. Eux, j’irai les rejoindre. »

Frédéric Ohlen,

Président de la Maison du Livre.

Frédéric Ohlen pendant son discours avec les représentant de NC 1er dont Wallès Kotra à sa droite et Jean-Brice Peirano directeur de MLNC en chemise rouge à sa gauche

Frédéric Ohlen pendant son discours avec les représentant de NC 1er dont Wallès Kotra à sa droite et Jean-Brice Peirano directeur de MLNC en chemise rouge à sa gauche

Publié dans Maison du livre NC

Partager cet article
Repost0

« Des livres et nous » : Attention danger, plumes en liberté !

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Pendant l'enregistrement de l'émission à la maison du livre

Pendant l'enregistrement de l'émission à la maison du livre

Après « Paroles Libres », la solidarité des artistes calédoniens pour la liberté d’expression du mardi 20 janvier à la maison Célières, la première émission 2015 de « Des livres et nous » du mardi 24 février, le rendez-vous mensuel de NC 1er, ne pouvait pas débuter l’année sans aborder le thème de la liberté d’expression. Les plateaux télé et les journaux métropolitains ont consacré moult papiers et émissions sur le sujet tandis que la Calédonie a été assez frileuse sur le sujet.

 

Au programme, les invités de Cris, Etienne Dutailly, responsable du Chien Bleu. Bernard Berger, auteur et dessinateur. Jilème, auteur et dessinateur. Léopold Wawes Hnacipan, écrivain. Ainsi que Pierre Faessel pour "l’édito sans détour" et une présentation des nouvelles parutions. En live le groupe les "100 FOUS" (Erwan, Fly et Freddy).

Sur le site de reporter sans frontière, le 14 février 2002 on pouvait lire « Selon les informations recueillies par RSF, Etienne Dutailly, fondateur et rédacteur du mensuel satirique Le Chien bleu à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), a été violemment agressé, le 13 février 2002, par deux inconnus qui s’étaient introduits dans son bureau sous le prétexte de vouloir lui parler d’un sujet d’actualité... RSF rappelle que, le 11 juillet 2001, Etienne Dutailly avait déjà été agressé par un inconnu. Il avait porté plainte et précisé que cette agression était vraisemblablement liée à son activité professionnelle ».

Etienne Dutailly, était l’invité de prédilection pour cette émission après les attentats de Charlie Hebdo. Nous avons peu de précédents d’agression de ce type en Nouvelle-Calédonie. Le patron du Chien Bleu a largement développé sa conception de son métier de journaliste. Il était le seul sur le plateau de la maison du livre à avoir donné des coups et en avoir reçu au sens propre comme au figuré. Néanmoins, la liberté d’expression sur le Caillou, le communautarisme, la religion et le vivre ensemble ont été abordés sans tabou. Bernard Berger, auteur et dessinateur ainsi que Jilème ont, eux aussi, témoigné de leurs expériences mais ces deux auteurs d’ouvrages sur le destin commun, sont plutôt consensuels, comme l’était Albert Camus, qui avait la volonté de trouver une solution au conflit en Algérie, il voulait que les gens se parlent. Il avait écrit (à l'époque des attentats et des morts dans les rues) cette phrase, que l'on peut appliquer à la situation actuelle : "On est condamné à vivre ensemble. Ou à mourir"."

C’est Léopold Hnacipan, Originaire de la tribu de Hunöj à Lifou, professeur de français au collège de Tiéta à Voh, écrivain, et le co-auteur d'Olé, Oléti avec Noella Poemate, recueil de nouvelles édité par l'association Ecrire en Océanie qui a apporté un gros plus au débat en expliquant la vision kanak de la liberté d’expression. En insistant sur le fait que la prise de parole, est un devoir mais avec des règles et des contraintes liées à la coutume et la religion, spécifique au pays. Son témoignage, avec des exemples simples et explicites, a été très enrichissant. Le poids de la coutume, des traditions, de la religion, pèse lourd en Nouvelle-Calédonie en générant une autocensure quasi automatique des auteurs. JP

PS : Léopold avait beaucoup de mérite d’être présent à l’émission car descendu de Koné le jour même, il devait remonter aussitôt après l’émission pour reprendre ses cours le lendemain. JP

Les invités et Pierre Faessel debout

Les invités et Pierre Faessel debout

Publié dans Maison du livre NC

Partager cet article
Repost0

« Paroles Libres », la solidarité des artistes calédoniens pour la liberté d’expression

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

« Paroles Libres », la solidarité des artistes calédoniens pour la liberté d’expression
« Paroles Libres », la solidarité des artistes calédoniens pour la liberté d’expression

Mardi 20 janvier de 18h00 à 20h00, la maison Célières, notre maison du livre a vibré au son et paroles des musiciens, poètes et auteurs venus dire des textes de magnifiques écrits ou repris pour la circonstance. Un cocktail de talents de diverses disciplines unis pour dénoncer la barbarie et l’intolérance. Malgré les vacances et l’absence de nombreux artistes ou écrivains, une nouvelle fois l’auguste demeure était trop petite pour accueillir les spectateurs.

Une belle soirée de rires et de larmes mêlés à marquer dans les annales. JP

« Paroles Libres », la solidarité des artistes calédoniens pour la liberté d’expression
« Paroles Libres », la solidarité des artistes calédoniens pour la liberté d’expression

Allāhu ākbar (Dieu est le plus grand),

L’appel à la prière du muezzin commence toujours par ces mots Allahu akbar, l’appel est chanté, un chant mélodieux, enchanteur, magnifique parfois.

Appeler les gens à prier, il n’y a rien de plus noble, c’est un honneur d’inviter les fidèles musulmans à venir accomplir les cinq prières quotidiennes. Dans les pays musulmans, ce chant rythme la vie en séduisant beaucoup d’occidentaux qui tombent souvent amoureux de ces fascinants pays.

Thomas Edward Lawrence, dont le rôle au cinéma a été interprété par Peter O'Toole dans le film Lawrence d’Arabie aimait sûrement entendre l’appel à la prière du muezzin. Il était fasciné par les peuples d’Afrique du nord, les hommes du désert, les guerriers aux cimeterres aiguisés bravant les sables comme les nomades sur des chameaux pour aller guerroyer.

Le film Lawrence d’Arabie et la musique de Maurice Jarre avait probablement fait rêver aussi Cabu. Le dessinateur humoriste avait les yeux bleus comme ceux de l’exalté Peter O’Toole.

Aqaba ! Aqaba ! Aqaba ! criait Lawrence pour encourager les guerriers de Fayçal ben Hussein pour aller au combat et reprendre la ville afin de fonder une nation arabe indépendante moderne. Indépendante et moderne ! C’était le vœu de l’officier britannique mais il avait sous-estimé les intégristes religieux.
Allahu akbar est toujours le début de l’appel à la prière mais la dernière fois que Cabu avec ses yeux bleus comme Peter l’a entendu, les mots étaient hurlés par un djiadiste haineux qui venait de décharger les balles tueuses de sa kalachnikov sur ses amis et lui.

Les yeux bleus de Cabu rougis de son sang ou de celui d’un de ses amis se sont refermés tandis qu’Allahu akbar résonnait dans les escaliers de la rédaction de Charlie Hebdo.

On ne saura jamais ce que Cabu l’athée a entendu avant d’expirer son dernier souffle, mais on pourrait imaginer que le Allahu akbar de l’assassin, dans l’oreille qui ne captait plus que des sons déformés par la mort qui l’emportait, soit celui du muezzin, un chant d’amour mais pas un cri de guerre.

Joël PAUL mon texte lu en public à la MLNC

Le blog CalédonianPost

Joêl PAUL en lecture de Allāhu ākbar

Joêl PAUL en lecture de Allāhu ākbar

Publié dans Maison du livre NC

Partager cet article
Repost0

« DES LIVRES ET NOUS » l’émission en direct sur NC 1ère la Radio à la maison Célières

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

« DES LIVRES ET NOUS » l’émission en direct sur NC 1ère la Radio à la maison Célières
Ce mardi 24 juin à 20h la 5e édition s’intitulait « Littératures calédoniennes ? »
A cette occasion, Cris a reçu Virginie Soula invité d’honneur, Gérard Del Rio rédacteur de Mwà Véé, Bernard Gasser spécialiste de littérature kanak et Stéphane Camille écrivain critique littéraire pour les interroger sur la ou les littératures du pays
Pierre Faessel a fait « le portrait sans détour » de Virginie Soula avec son humour habituel et sa joie de pouvoir revenir dans l’émission maintenant qu’il a obtenu un laissez-passer pour circuler sur la route du Sud.

Des livres et nous, c’est aussi de la musique live avec Fred et les ogres et la slameuse Lincey qui ont assuré l’animation des pauses avec talent.

L’émission sera retransmise à la télévision le dimanche 28 juin à 9h30 sur NC1ère TV.

Virginie Soula a pu grâce à cette émission prolonger pour un plus large public sa conférence sur la littérature calédonienne entre 1853 et 2005 qu’elle a donnée récemment à l’ADCK mais en se pliant aux exigences des questions pertinentes de l’animateur Cris. De plus, des invités de poids étaient présents pour apporter la réplique si nécessaire.

La Nouvelle-Calédonie est un territoire littéraire invisible malgré son appartenance au vaste océan de la francophonie. Discrétion ou marginalisation ? La littérature calédonienne existe pourtant. Ce thème a été largement évoqué et débattu entre les intervenants. J’ai retenu que la littérature calédonienne existe bien mais la grosse évolution des dix dernières années n’est pas prise en compte puisque la thèse s’arrête en 2005. Elle ne peut pas relater l’engagement de bon nombre d’auteurs dans le processus de « destin commun » depuis cette date. Bernard Gasser a apporté un éclairage sur la littérature kanak qui existe depuis longtemps mais écrite en langues vernaculaires donc omise volontairement par le docteur Soula qui n’est pas locutrice de ces langues.

D’autres thèmes comme la critique littéraire ont été abordés. J’ai retenu qu’il y a plusieurs sortes de critiques possibles. Celle de l’universitaire, technique, décortiquée, disséquée comme le ferait un médecin légiste. La critique « critiqueuse », la vraie celle qui peut faire mal. Un mal nécessaire, disent ses partisans. La critique bienveillante qui fait l’éloge du bon et ignore le mauvais. La critique dite « 4ème de couverture » en fait ce n’est pas une critique mais une présentation d’ouvrage. Une critique critiquée inutilement par les critiqueurs à mon avis. Comme l’analyse critique est subjective la nécessité de faire la critique des critiques a été évoquée mais la on tourne en rond comme j’ai pu l’entendre murmurer dans le public. Une soirée enrichissante à revoir en télévision. JP

« DES LIVRES ET NOUS » l’émission en direct sur NC 1ère la Radio à la maison Célières
« DES LIVRES ET NOUS » l’émission en direct sur NC 1ère la Radio à la maison Célières
« DES LIVRES ET NOUS » l’émission en direct sur NC 1ère la Radio à la maison Célières
« DES LIVRES ET NOUS » l’émission en direct sur NC 1ère la Radio à la maison Célières

Publié dans Maison du livre NC

Partager cet article
Repost0

Des livres (d’histoire) et nous à la maison du livre de Nouvelle-Calédonie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Des livres (d’histoire) et nous à la maison du livre de Nouvelle-Calédonie
« Des Livres et Nous », l’émission mensuelle sur la littérature calédonienne a été enregistrée hier soir mardi 27 mai à la maison du livre de Nouvelle-Calédonie, la demeure historique du faubourg Blanchot accueillait des historiens. Les conditions étaient donc réunies pour faire une bonne émission.

 

L’invité d’honneur était Frédéric Angleviel en compagnie de deux historiens calédoniens et d’Agnès Brot épouse de notre Haut-commissaire qui est la petite fille de l'ancien ministre Edmond Michelet. Madame Brot a écrit un livre remarquable sur son illustre grand-père mais aussi sur les femmes missionnaires avec Héroïnes de Dieu : l'épopée des religieuses missionnaires au XIXe siècle. Elle avait donc toute sa place dans cette soirée où il a été beaucoup question de missionnaires. L’animation musicale était assurée par Francis Gaillot Chanteur pianiste et directeur adjoint, responsable artistique de l’école de musique de Nouméa. Le présentateur était Cris de NC 1er devenu le monsieur littérature de la télévision.

Pour démarrer l’émission Pierre Faessel le chroniqueur obligé a lu un éloge plein d’humour de l’invité Frédéric Angleviel. Bien que retenu au Mont-Dore pour une question de chaussée mal entretenue de la route du Sud. Il était là grâce à la magie de technologie et l’aide de Gilles Marsauche, directeur de l'antenne radio de NC 1ère.

Des petits fours et un pot de l’amitié offert par le directeur de la maison du livre Jean-Brice Peirano accompagné par Frédéric Ohlen le président de l’association après cette émission ont été appréciés des invités et du public pour réchauffer une atmosphère fraiche de cette nuit en début de l’hiver tropical qui s’annonce rude, au moins du 15 °C paraît-il.

Duscours d'ouverture de Pierre Faessel lu par Gilles Marsauche
Duscours d'ouverture de Pierre Faessel lu par Gilles Marsauche
Duscours d'ouverture de Pierre Faessel lu par Gilles Marsauche
Duscours d'ouverture de Pierre Faessel lu par Gilles Marsauche
Duscours d'ouverture de Pierre Faessel lu par Gilles Marsauche

Duscours d'ouverture de Pierre Faessel lu par Gilles Marsauche

Publié dans Maison du livre NC

Partager cet article
Repost0

De l'humour à la maison du livre de Nouméa

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

L’émission Des livres et nous ce mardi 1er avril avait pris ses quartiers à la maison du livre, la maison Célières du faubourg Blanchot. Elle a été diffusée en direct à la radio et le sera en différé le dimanche 06 avril à 9h30 en télévision.

 

Même en l’absence du président et du directeur de la maison du livre pour cause de salon du livre à Paris, les mots ont circulé dans la bonne humeur puisque le thème était l’humour, l’humour des Fous à lire et des Fous à lier de la compagnie des Artgonautes qui jouent des sketchs d’auteurs du Caillou en ce moment au théâtre de poche.

Le chef d’orchestre était l’animateur Cris de NC 1er avec le soutien de Pierre Faessel qui a ouvert la soirée en annonçant l’arrivée de monsieur Humour et madame Fantaisie à Tontouta le jour même, des contrebandiers avec des valises pleines de mots, des mots de toutes les natures, des mots d’ordre, des mots irrévérencieux, des mots bien cachés dans le double-fond des valises et séparés par des traits (d’humour). Ils se sont envolés aussitôt que les douaniers ont exigé un contrôle des bagages pour se répandre sur la Grande Terre et les îles. Les dix mots de la francophonie en tournée en Nouvelle-Calédonie ont trouvé là un renfort inattendu.

Après cette brillante introduction Cris a reçu Béniéla Houmbouy qui était le fil conducteur de la soirée pour parler de l’humour kanak puis le comité de lecture de la bibliothèque Bernheim pour présenter leurs coups de cœur. Sylvain Lorgnier, Mélissa Wahnapo, Marithé Siwene et Dominique jean ont évoqué le cabaret des fous à lier après deux extraits des sketchs actuellement joués Soit la meilleure ma fille de Mélissa Wahnapo par la comédienne Marithé Siwene et Kiki de Kobe par un Pitbull, Dominique Jean métamorphosé au point que Sylvain Lorgnier le sort avec une muselière.

Quelques uns des participants à cette soirée Marithé Siwéné, Laurent Ottogalli, Dominique Jean, Jilème

Quelques uns des participants à cette soirée Marithé Siwéné, Laurent Ottogalli, Dominique Jean, Jilème

Jilème, Fly ont parlé de l’humour en dessin avec les difficultés de le faire sans froisser les hommes politiques par exemple. Les brèves de comptoir de Laurent Ottogalli et les lectures de Damien Durieux, qui a clôturé la soirée, ont contribué également à la réussite de cette soirée culturelle à Nouméa.

Marithé au théâtre de poche dans la pièce de Mélissa

Marithé au théâtre de poche dans la pièce de Mélissa

A noter que sur les 9 textes mis en scène pour le théâtre de poche du centre d’art sur les 54 reçus. J’ai un faible pour deux d’entre eux :

"I’ve a dream" de Joël Paul
Comédien : Erwan Botrel

"Sois la meilleure ma fille" de Mélissa Paul épouse Wahnapo
Comédienne : Marithé Siwéné

11 textes ont été primés mais pour un problème de longueur 9 ont été finalement retenus pour le cabaret des fous à lier. JP

Publié dans Maison du livre NC

Partager cet article
Repost0

« Des livres et nous » en public à la Maison du Livre

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Domique Buzance beau grâce à Eric Dell'ErbaLa maison Célières était bien trop petite pour accueillir l’abondance de matériels nécessaire aux professionnels de la radio et de la télévision pour la première émission de l’année, « DES LIVRES ET NOUS » qui a mis à l'honneur Dominique Buzance, le libraire de Calédo Livres.

Cris recevait également Patrick Génin, Jean-Marie Annonier et Sosthène Desanges, les auteurs de la rentrée.

Comme toujours il régnait dans l’auguste demeure une ambiance conviviale malgré le manque de place pour le public pourtant convié à assister à l’émission et les craquements du parquet qui ont terrorisés les preneurs de son mais NC 1er aime la maison du livre, les lecteurs et auteurs en sont ravis.

Pierre Faessel a eu l’honneur de faire l’éloge de l’invité d'honneur Dominique Buzance. Ancien libraire lui-même, il était le mieux placé pour le faire. Un exercice assez facile car Dominique Buzance est grand professionnel passionné. C’est probablement le seul libraire qui lit tout ce qu’il vend et même des manuscrits pour rendre service. C’est le monsieur parfait du livre calédonien qui fait l’unanimité. Si trouver des qualités à l’invité était une chose aisée, pour le dire avec brio il faut s’appeler Ohlen ou Faessel. Hier soir, ce fut Pierre faessel l’orateur désigné. Il a bien fait passer au public et aux auditeurs son admiration pour son ancien confrère... suite : CaledonianPost

http://www.caledonianpost.com/des-livres-nous-en-public-la-maison-du-livre-au-faubourg-blanchot#axzz2u7q0yWfy  

Pierre en interview

Publié dans Maison du livre NC

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4