Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

nouvelle-caledonie

Phare Amédée, 150 ans d'éclats

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photos JP du 07 août 2016
Photos JP du 07 août 2016

Photos JP du 07 août 2016

Six ans après la prise de possession par la France, la Nouvelle-Calédonie souffre d’une absence de signalisation qui empêche le développement du trafic maritime. En 1861, la Commission des phares à Paris décide donc d’y ériger un phare… tout en fer ! Le choix de sa localisation se porte sur l’îlot Amédée, proche de la passe de Boulari qui présente l’avantage d’être plus facile à franchir pour les navires d’Etat et de commerces. Sa construction, dirigée par Léonce Reynaud, architecte de renom, démarre en juillet 1861… à Paris ! Une fois construit, le phare est alors démonté afin d’être acheminé en Nouvelle-Calédonie en 1864, après 5 mois de navigation à bord de l’Emile Pereire. Le phare Amédée arrive à Port-de-France (aujourd'hui Nouméa)… en pièces détachées! Le chantier de reconstruction sur l’îlot mené tambour battant par Stanislas Bertin, ingénieur colonial, peut ainsi commencer….Et c’est à Madame Guillain, épouse du gouverneur de Nouvelle-Calédonie que revient l’honneur d’allumer pour la première fois l’optique du phare Amédée, le 15 novembre 1865 !

Une livre sur le Phare Amédée

LE PHARE AMEDEE : LUMIERE DE PARIS ET DE NOUVELLE-CALEDONIE Co-édité par le Musée Maritime de Nouvelle-Calédonie et Point de Vues.

Après avoir obtenu le grand prix du salon international du livre insulaire d'Ouessant, puis le Grand prix des Nickels de l'initiative, le livre Phare Amédée a été médaillé par l'Académie de Marine de Paris.

Dossier de Presse du livre :

Valérie Vattier, directrice du Musée Maritime de Nouvelle-Calédonie, et Vincent Guigueno, historien, nous proposent une visite guidée du lieu emblématique de Nouvelle-Calédonie le Phare Amédée. Cette tour métallique de 45 mètres de haut est considérée comme le deuxième plus haut phare de ce type au monde. Découvrez l'histoire de son implantation à l'autre bout du monde. Imaginé, construit, assemblé à Paris, le phare est démonté et transporté en pièces détachées en Nouvelle-Calédonie. La tour est alors remontée tel un "Meccano" sur un îlot de la barrière de corail qui protège le lagon. C'est une invitation à un voyage au XIXè siècle, siècle où l'architecture métallique s'épanouit, les ingénieurs-architectes ont l'ambition d'embrasser le progrès des sciences et des techniques, les constructions des phares se multiplient sur toutes les mers du monde. Considéré comme une prouesse technique, la maquette et les plans sont présentés à l'exposition universelle de Londres en 1862.Phare d'exception, de par son incroyable histoire, son site et son architecture, le phare Amédée a été source de très nombreux documents d'archives parfois inédits, lettres, cartes, plans, photographies dont cette publication s'est largement nourrie.

Ce livre est en vente dans les librairies et à l'annexe du Musée Maritime de Nouvelle-Calédonie située au 42 av James Cook, dans la zone portuaire de Nouville. Pour plus de renseignements contacter le (687) 28-68-21.

Couverture du livre et des photos de JP sortie au phare dimanche 07 août 2016
Couverture du livre et des photos de JP sortie au phare dimanche 07 août 2016
Couverture du livre et des photos de JP sortie au phare dimanche 07 août 2016
Couverture du livre et des photos de JP sortie au phare dimanche 07 août 2016

Couverture du livre et des photos de JP sortie au phare dimanche 07 août 2016

Publié dans Nouvelle-Calédonie

Partager cet article
Repost0

NOUVELLE CALEDONIE - Un Paradis sur Terre

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Merci à JCPieri pour cette vidéo

Ajoutée le 4 mai 2016

NOUVELLE CALEDONIE - Un Paradis sur Terre
Des plages paradisiaques, des lieux uniques au monde, des rencontres inoubliables...
1 mois d'aventure que je partage avec vous, alors à votre tour maintenant :)


N'hésitez pas à partager avec vos amis et dire ce que vous en pensez.
Définitivement une destination pour vos prochaines vacances !

Suivez-mes prochaines aventures sur Snapchat & Instagram ID: jcpieri
Plus de vidéos sur www.jcpierivisual.com

Musiques: 
Life Of Dillon - Overload (The Chainsmokers Remix)
Parade Of Lights - Feeling Electric

Publié dans Nouvelle-Calédonie

Partager cet article
Repost0

Slameuses, slameurs au Rex à Nouméa trophée de slam Bille Chaï Slam !

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Slameuses, slameurs au Rex à Nouméa trophée de slam Bille Chaï Slam !
Métisslam a l'immense honneur de vous présenter le Micro de Bille, premier trophée de slam calédonien qui sera mis en jeu Samedi 23 Juillet au Rex lors du Bille Chaï Slam !

Le vainqueur du tournoi se verra confier la garde du Micro de Bille une année durant, puis devra le remettre en jeu lors de la prochaine édition…

Slamicalement (suite suivre le lien)

Ne ratez pas l’achat du magnifique livre Petite anthologie du slam en Nouvelle-Calédonie publié aux éditions l’Herbier de feu en 2016 qui sera en vente pendant cet événement. Ce livre papier glacé avec les plus beaux textes des slameurs calédoniens est une petite merveille. Les amoureux des mots vont être éblouis. JP

Petite anthologie du slam en Nouvelle-Calédonie

Qu'est ce que le slam ?

Le slam se présente le plus souvent sous la forme d’un spectacle, qui est, tout à la fois, rencontres entre les auteurs et le public, mais aussi tournois de poésie(s). Tel a été le cas à Nouméa, avec les quatre sessions de Wam’ Slam’ Clac, un événement créé par Paul Wamo et la MLNC, au Rest’Ô Soleil en 2010.

Créé à Chicago dans les années 80, le slam entend donner la parole à toutes et tous. En affirmant le caractère populaire de la poésie, en lui ajoutant la dimension du don, celle de la voix qui scande et du corps qui s’offre, le mouvement a suscité un engouement universel, surtout depuis la sortie du film éponyme réalisé par Marc Levin en 1997, Caméra d’or au Festival de Cannes 1998.

Pourquoi un livre avec et sur le slam calédonien ?

Fortement imprégné par la notion de « famille » ou de « communauté », le slam est devenu un outil de démocratisation de la parole et un art de la performance poétique. Il fait et refait le lien entre écriture et prestation scénique. Il encourage les jeunes poètes urbains à s’intéresser au fond et à la manière, à se focaliser sur ce qu'ils disent et comment ils le disent.

Ici aussi, grâce en partie au grand concours organisé par la bibliothèque Bernheim et le vice- rectorat depuis des années, le slam s’est forgé une identité. Il est de plus en plus reconnu en tant qu’art oratoire, un art de la représentation qui exprime toute sa force dans l’instant de la déclamation. Musique par les rythmes, sonorités et intonations particuliers qu’imprime le poète à son texte, le slam « claque » quand les mots surgissent, quand les impressions, les sensations se font messages, lorsque la violence, la rébellion, l’amour, le goût pour la justice sont portés par ce flot de paroles, par ce fleuve vivant qui déferle, boosté par le charisme plus ou moins grand de son interprète.

Les influences du slam sont diverses : les artistes s’inspirent de rythmes hip hop, de flamenco, de blues pour les mélodies, ils décrivent la réalité de ce qu’ils vivent au jour le jour, tout ce qui les frappe dans un vaste mouvement contestataire, en s’attaquant aux sujets « chauds » de l’époque : violence, sexualité, racisme, etc. Parce qu’il abolit les frontières cloisonnant les styles, l’âge ou les classes sociales, le slam se veut le lieu de la liberté d’expression. Et nul ne doute que la Nouvelle-Calédonie, à ce moment précis de son histoire, ait besoin de tels supports pour s’exprimer, dire, par les voies qui sont les siennes, ce qu’elle a sur le cœur.

Art de l’instantané, spectacle interactif, le slam mérite aussi de se faire connaître ailleurs que dans les bars ou les restaurants. Une édition réussie peut le conforter dans son élan, l’aider à mûrir et à se développer, lui permettre de toucher un public encore plus large, celui que sa fièvre créatrice effraie, celui qui hésite à se déplacer ou qui n’a ni les moyens ni l’envie de le faire a priori. L’anthologie que nous projetons prendra date, elle fixera l’image du temps présent, tout en diffusant  les éclats et clameurs de nos créateurs en et hors du pays.

 

« Vive la révolution des mots En pleine lumière ! […]

Vive le cœur qui donne

Sans avoir peur de perdre ! »

Extrait de « La Cadence du Poète »de Paul Wamo

 

« J’ai vu des destins partir en fumée

Des festins partir en sucette Des tontons mal lunés qui picolent en cachette […]

La spirale de l’amertume (je crois) nous a tous aspirés. […]

On est tous connectés à croire qu’il nous poussera des antennes »

« Paraît-on libre quand on se demande pourquoi ?

Texte de Pablo BARRI

Slameuses, slameurs au Rex à Nouméa trophée de slam Bille Chaï Slam !
Slameuses, slameurs au Rex à Nouméa trophée de slam Bille Chaï Slam !
Slameuses, slameurs au Rex à Nouméa trophée de slam Bille Chaï Slam !
Slameuses, slameurs au Rex à Nouméa trophée de slam Bille Chaï Slam !
Slameuses, slameurs au Rex à Nouméa trophée de slam Bille Chaï Slam !

Publié dans Nouvelle-Calédonie

Partager cet article
Repost0

Les cinq ans de la maison d’éditions Plume de notou à la MLNC

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Liliane Tauru decoupe les gâteaux pour les enfants après le spectacle

Liliane Tauru decoupe les gâteaux pour les enfants après le spectacle

Les éditions jeunesse Plume de notou fêtaient leurs cinq ans à la Maison du livre hier samedi à la maison Célières. Spectacle et vente de livres ont attiré la foule. La vieille demeure était pleine à craquer, jusque dans les jardins où certains auteurs s’étaient installés pour faire des dédicaces.

Alors qu’elle était à la tête de la médiathèque du centre culturel Tjibaou, Liliane Tauru a quitté son poste pour se consacrer à sa maison d’éditions « Plume de Notou ». Elle pourrait dire aujourd’hui « c’est ma réussite ! ». L’affaire tourne rond.

Le spectacle 1, 2, 3 dansez ! de la compagnie Troc en jambes, basé sur les livres Cagou et Qui a mangé… a été joué à 15 heures. Un spectacle magnifique qui a ravi petits et grands. Ensuite un goûter que Liliane avait concocté fut servi dans le jardin. Un stand librairie proposait tous les ouvrages des auteurs et illustrateurs Plume de notou. Le caissier n’a pas chômé, il fallait parfois faire la queue pour attendre son tour avant de payer. Ci-dessous quelques photos de votre serviteur de cet événement très réussi.

Photos du spectacle et en dessous les dédicaces d'auteurs. Les deux dernières Sylvain Lorgnier de la compagnie les artgonautes, Frédéric Ohlen auteur et président de la MLNC, Jean-Brice Peirano le directeur de laMLNC, Ykson (assis), rapeur, salmeur et auteur de livre jeunesse
Photos du spectacle et en dessous les dédicaces d'auteurs. Les deux dernières Sylvain Lorgnier de la compagnie les artgonautes, Frédéric Ohlen auteur et président de la MLNC, Jean-Brice Peirano le directeur de laMLNC, Ykson (assis), rapeur, salmeur et auteur de livre jeunesse

Photos du spectacle et en dessous les dédicaces d'auteurs. Les deux dernières Sylvain Lorgnier de la compagnie les artgonautes, Frédéric Ohlen auteur et président de la MLNC, Jean-Brice Peirano le directeur de laMLNC, Ykson (assis), rapeur, salmeur et auteur de livre jeunesse

Publié dans Nouvelle-Calédonie

Partager cet article
Repost0

PLANTES ENVAHISSANTES ET A CONFLIT D'INTERET DES PATURAGES DE NOUVELLE-CALEDONIE

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

PLANTES ENVAHISSANTES ET A CONFLIT D'INTERET DES PATURAGES DE NOUVELLE-CALEDONIE

De Vincent Blanfort, Frédéric Desmoulins, Thomas Le Bourgeois, et René Guiglion.

 Editions IAC. 2008. Fomat: 15 x 20 cm, relié, 206 pages. ISBN: 978-2-9523-9505-2

 En Nouvelle-Calédonie, les plantes envahissantes constituent une contrainte pour les agriculteurs, une menace pour la biodiversité des espèces et des paysages, donc un problème désormais important pour l'avenir.

Ce guide réalisé par l'institut agronomique néo-calédonien est le fruit de travaux de recherche visant à caractériser les processus d'invasion et les moyens de les contrôler dans les espaces pastoraux et dans certains milieux naturels.

Il s'adresse aux exploitants agricoles, aux services d'appui technique, aux enseignants, aux étudiants et aux particuliers concernés par les  plantes envahissantes.

Au-delà d'une simple description de 67 plantes envahissantes principales des pâturages, ce guide présente également, sur des fiches illustrées, les connaissances acquises pour anticiper et prévenir les infestations. Il propose aussi des méthodes de lutte contre des espèces accompagnée de techniques de restauration des pâturages dégradés. Il est doté d'un glossaire complet permettant un accès aisé aux différents termes botaniques et techniques présents dans l'ouvrage.

Un feuillet détachable complète le guide avec un tableau synthétique regroupant  les moyens de prévention et de lutte pour chaque espèce.

Renseignements :

Maud BARBAZAN, chargée de gestion documentaire : barbazan@iac.nc / 43 74 30

Estelle BONNET-VIDAL, chargée de communication scientifique : bonnet@iac.nc / 70 86 50

Consultation :

Le livre est consultable sur place dans toutes  les stations de recherche de l'IAC

Vente :

Vendu en librairie Pacific Bookin

Egalement sur le site IAC de Port Laguerre (2400 Fcfp / 20 euros)

Voir aussi cette très belle vidéo de Biotiful Planete, un documentaire exceptionnnel.

PLANTES ENVAHISSANTES ET A CONFLIT D'INTERET DES PATURAGES DE NOUVELLE-CALEDONIE

Publié dans Nouvelle-Calédonie

Partager cet article
Repost0

DVD Totem et tabou par Bernard Lassauce

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

DVD Totem et tabou par Bernard Lassauce
DVD Totem et tabou

Bernard Lassauce

Ekla Production, 2015

Après trente ans de heurts et de réconciliation, la Nouvelle-Calédonie va devoir choisir son destin. Totem pour les uns, tabou pour les autres, où en est aujourd’hui l’idée d’indépendance, à la veille du référendum de 2018 ?

Dans un voyage entre passé et présent, le film fait revivre l’histoire mouvementée du pays à travers ceux, simples militants comme politiques, qui on vécu les moments forts de ces trois dernières décennies.

2 590 XPF / 21.7€ à commander chez Pacific Book’in suivre le lien pour découvrir de nombreux autres DVD sur le Caillou

DVD Totem et tabou par Bernard Lassauce

Publié dans Nouvelle-Calédonie

Partager cet article
Repost0

AU CHÂTEAU HAGEN des animations et des spectacles

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le chateau Hagen à la Vallée des Colons

Le chateau Hagen à la Vallée des Colons

Le premier week-end portes-ouvertes de 2016 les 23 et 24 avril a rencontré un beau succès.  Animations et spectacles gratuits ont attiré la foule dans ce magnifique lieu au cœur de Nouméa (derrière la clinique Magnin, Vallée-des-Colons) et à deux pas de chez moi. JP
 

Un des objectifs de cette année est d’ouvrir encore plus le Château Hagen au public avec un week-end portes-ouvertes une fois par mois, des expositions, des spectacles ainsi que des animations en soirées. Il s’agit de valoriser toutes les formes d’art dans ce magnifique lieu qu’est le Château Hagen.

Cette pépite, classée monument historique depuis 1998, est devenue, au fil des années, une véritable plateforme de développement artistique et culturel, un endroit privilégié pour accueillir des évènements culturels majeurs, tels que l’exposition du Mois du patrimoine en 2011 ou celle des Américains en Calédonie en 2012 ; des projections dans le cadre d’Un été au ciné ; les concerts des Voix du Sud et bien d’autres manifestations encore.

Un week-end portes-ouvertes une fois par mois.

4.373 personnes ont ainsi profité des 82 jours d’ouverture en 2015.

Face à ce succès grandissant, la province Sud a décidé d’ouvrir de façon encore plus large le château Hagen avec notamment un week-end portes-ouvertes une fois par mois. Spectacles, ateliers, concerts, projections de films… ou tout simplement déambulations dans le parc, les visiteurs pourront désormais profiter de ce magnifique lieu une fois par mois, en plus des manifestations organisées ponctuellement au fil de l’année. (Extrait d’un texte écrit le 19 avril 2016 par Véronique Mézille sur le site de Province Sud)

Mélissa et ses filles, son garçon Benjamin (le bien nommé) était en vadrouille avec son père Edouard

Mélissa et ses filles, son garçon Benjamin (le bien nommé) était en vadrouille avec son père Edouard

Jeux géants d’antan en bois

Jeux géants d’antan en bois

Une des pièces de la belle demeure et animations marionnettes
Une des pièces de la belle demeure et animations marionnettes

Une des pièces de la belle demeure et animations marionnettes

Publié dans Nouvelle-Calédonie

Partager cet article
Repost0

Le dernier film d'Alan Nogues à voir très prochainement !

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

En avant première au Centre Tjibaou mercredi 27 avril à 18h30 sur entrée libre et gratuite
 Sur Nc1ère le mardi 10 mai dans l'émission "Itinéraires"

Visions fulgurantes d'un écosystème digne d'une autre planète, Terre de Métal est l'histoire d'une fascination. Celle de l'homme envers les puissances détenues par l'un des sous-sols les plus riches que la Terre n'ait jamais portée. Exploration de la relation mystérieuse entre l'homme et son environnement, à la frontière des genres et des idées, du botaniste Benjamin Balansa à la fièvre du Nickel Rush, de Fritz Sarasin à Jean Mariotti, en passant d'un contexte d'hier jusqu'à nos jours, plongez dans l'histoire d'une Nouvelle-Calédonie vue à travers le prisme déformant de ses métaux lourds.

Prod : Emotion Capturée / France Télévisions / ADCK / IRD

 Réalisateur : Alan Nogues - Musique : Loik Brédolese - Durée : 52min

Avec Farlan Moss David Djemaoun Vincent Kerrigui Louis Georges Viale Thierry Salesne et les voix de Didier Bernard et Laurent Rossini

 Musique originale: Loik Brédolèse de Greow records

Publié dans Nouvelle-Calédonie

Partager cet article
Repost0

Georges Bloy le bagnard calédonien à l’âme de Don Quichotte

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Sud indochinois (Pacification des"aborigènes") 1859-1940

Sud indochinois (Pacification des"aborigènes") 1859-1940

Excellent travail, et extraordinaire récit des Editions des Malassis qui produisent un document dont on pouvait ignorer l'existence, à moins d'avoir étudié la vie de Bloy avec grande attention : les écrits de Georges Bloy sur les Moïs et Annamites.

Ce livre dormait sous forme de manuscrit corrigé par Léon Bloy dans les archives de Joseph Bollery à La Rochelle. Ce dernier avait en effet conservé les papiers du fameux Jésus-Christ des colonies, ce Bloy prénommé Georges, frère cadet du fulminant. Et il aurait fallu plus d'un siècle pour le sursaut d'intérêt pour l'histoire coloniale le mette enfin en lumière.

Georges Bloy, le frère de l’écrivain, qui, après avoir bourlingué dans la toute jeune colonie française de Cochinchine, finit sa vie au bagne, en Nouvelle-Calédonie, où il meurt en 1908 à soixante ans.

CONTES ET RÉCITS DES PEUPLES MOÏS ET ANNAMITES de Georges Bloy

Suivis de Léon Bloy et son frère Georges, par Maurice Dubourg et Jésus-Christ aux colonies, par Léon Bloy

Editions Malassis

Contes et récits des peuples moïs et annamites  En librairie : 28 mai 2015.

« L’histoire de nos colonies, surtout dans l’Extrême-Orient, n’est que douleur, férocité sans mesure et indicible turpitude. J’ai su des histoires à faire sangloter les pierres. Mais l’exemple suffit de ce pauvre brave homme qui avait entrepris la défense de quelques villages moïs, effroyablement opprimés par les administrateurs. Son compte fut bientôt réglé. Le voyant sans appui, sans patronage d’aucune sorte, on lui tendit les simples pièges où se prennent infailliblement les généreux. On l’amena comme par la main à des violences taxées de rébellion et voilà vingt ans qu’il agonise dans un bagne, si toutefois il vit encore. Je parlerai un jour avec plus de force et de précision de ce naïf qui croyait aux lois. » (Léon Bloy, Jésus-Christ aux colonies.)

Cet homme, ce naïf, c’est Georges Bloy, le frère de l’écrivain, qui, après avoir bourlingué dans la toute jeune colonie française de Cochinchine, finit sa vie au bagne, en Nouvelle-Calédonie, où il meurt en 1908 à soixante ans. Né en 1848, il s’engage à seize ans dans la Marine et sa première croisière le conduit en Cochinchine. Il y occupe plusieurs emplois : marin, secrétaire, cantonnier, gardien de pénitencier… D’un tempérament violent, il ne tarde pas à avoir des ennuis avec la justice et connaît la prison à maintes reprises. Peu fait pour la vie citadine, il s’établit dans les pays moïs. Il est chasseur ; le gibier est alors assez abondant pour qu’il en tire des revenus. Mais son caractère emporté devait compromettre sa vie de colon. Il entre en conflit avec l’administration française et avec les autorités indigènes. Il est condamné à un an de prison pour vol et outrages. Il purge sa peine en France. Il retourne à Saigon en 1882. Aux prises avec un chef de canton qui, en son absence, s’est approprié tous ses biens, Georges Bloy n’hésite pas à mettre encore en cause les autorités annamites, dénonce toujours les exactions commises et la complicité de l’administration coloniale, prend le parti des peuples moïs. Il est condamné à six ans de travaux forcés. Envoyé en Nouvelle-Calédonie, il y demeure jusqu’à sa mort. Georges Bloy fut l’un des premiers Occidentaux à observer les peuples moïs et annamites qu’il côtoya de très près et à recueillir leurs mythes. Il rédigea des récits tirés de légendes et superstitions populaires, de scènes de chasses au tigre, à l’éléphant, au buffle sauvage ou inspirés des mœurs de ces sociétés : commerce, agriculture, accouchements, jeux, vendettas, longueur des ongles, etc. Ces écrits, corrigés par Léon Bloy, sont jusqu’à ce jour restés inédits.

Illustrations extraites de Technique du peuple annamite d’Henri Oger.

« Dans la plupart des forêts reculées les routes n’existent qu’à l’état de légendes »

Le pont des Corbeaux

Il y avait autrefois deux jeunes gens qui faisaient partie de la cour du roi du Ciel.

L’un était préposé à la garde du palais.

L’autre était une jeune fille chargée de broder les étoffes étoilées avec lesquelles on confectionnait les vêtements du roi.

Ces deux jeunes gens s’aimaient tendrement et finirent par se marier.

Quelque temps après leur mariage, la femme ayant négligé son travail, le maître du Ciel pour l’en punir, et la forcer à remplir sa tâche en empêchant son mari de la déranger, la transporta sur l’autre rive du fleuve d’Argent [1]

Depuis ce temps, le mari que retiennent à la cour les devoirs de sa charge n’obtient la permission de rendre visite à sa femme qu’une fois par an.

C’est à cet effet que chaque année, à une époque fixe, tous les corbeaux de la terre montent au ciel et construisent, sur le fleuve d’Argent, un pont qui permet aux amoureux de se rejoindre.

Ce serait inutilement que l’on chercherait, ce soir-là, un seul corbeau sur la terre car ils sont tous au rendez-vous.

Le lendemain, ceux qu’on aperçoit ont, tous, les plumes de la tête usées par le frottement des pierres qu’ils ont portées.

Pendant la nuit où ces deux habitants des cieux doivent se rencontrer, on voit les filles sortir devant la porte de leurs habitations en tenant à la main une aiguille et du fil qu’elles cherchent à enfiler dans l’obscurité.

Elles croient, en y réussissant, qu’elles deviendront adroites aux travaux de couture et de ménage.

Elles demandent également à trouver un époux de leur choix car, ce soir-là, les prières qui sont adressées à ces deux divinités sont exaucées.

Cette légende, paraît-il, se rapporterait à deux étoiles qui font leur jonction tous les ans à une époque déterminée.

 « Le pont des corbeaux », traduit de l’annamite, avait paru dans la revue Le Mercure de France en janvier 1961. Il fait partie de la centaine de textes rédigés par Georges Bloy que rassemble Contes et récits des peuples moïs et annamites qui a paru cette année aux éditions des Malassis.

Des annexes complètent l’ouvrage : deux fac-similés du manuscrit qui portent les corrections de Léon Bloy, frère aîné de Georges ;
 « Léon Bloy et son frère Georges », un article de Maurice Dubourg qui lui a consacré une monographie 
 ; « Jésus-Christ aux colonies », chapitre XII de Le Sang du pauvre, roman paru en 1909, où Léon Bloy évoque la figure de son frère.

Un résumé chronologique de la vie de Georges Bloy introduit ces textes écrits entre 1870, année où il débarque à Saïgon, et 1886, où il est condamné à six ans de travaux forcés et vingt ans d’interdiction de résidence pour avoir, selon l’acte d’accusation, pillé en bande plusieurs villages et participé à un trafic d’armes avec des révoltés cambodgiens.

La plupart des textes sont inédits, quelques-uns ont paru dans des revues de l’époque comme Le Foyer illustré, Excursions et reconnaissances et dans le Journal officiel de la Cochinchine française.

Anecdotes personnelles, contes et légendes traduits de l’annamite et du cochinchinois, aventures « facétieuses », récits de la chasse aux singes, aux éléphants, études de mœurs, proverbes, remarques sur le commerce et l’agriculture, sur la gastronomie, la literie, les coquillages, les remèdes, les drogues, les poisons, les interdits traditionnels, les relations entre créanciers et débiteurs — l’ensemble forme un immense matériel ethnographique bien avant les travaux de Georges Condominas sur le Vietnam.

 Tour à tour secrétaire auxiliaire aux Constructions navales, cantonnier, gardien de pénitencier, Georges Bloy fréquente ceux qu’on appelle alors les « indigènes » dont il ne cesse de prendre la défense contre les représentants de l’État français. Il est un des premiers Occidentaux à pénétrer dans certaines contrées aux confins « des royaumes du Tibet, de la Birmanie, d’Annam, du Cambodge, du Laos, de Siam et de la colonie française de Cochinchine ». Il vit deux ans avec les Moïs, note ce qu’il voit, relève ce qu’il entend. Il dénonce régulièrement les abus de l’administration coloniale, se bat à coups de poings et de plaintes déposées contre les autorités. Il est emprisonné à plusieurs reprises pour outrages à magistrat, vols, trafic d’armes. De Paris son frère le soutient, entreprend des démarches auprès des ministères pour le faire libérer. Dans une lettre du 8 mars 1861 il écrit au bibliothécaire genevois Louis Montchal, grand ami et correspondant :

 « J’ai un frère qui vient d’être condamné à six ans de travaux forcés, et je suis très fier de ce frère.

Georges Bloy, un de mes cadets, habite la Cochinchine depuis vingt ans en qualité de pionnier et de chasseur. C’est une espèce de boucanier, tueur de tigres et de rhinocéros, d’une vaillance invraisemblable et d’une force musculaire terrible, mais doué pour son malheur d’une âme à la Don Quichotte ou à la Léon Bloy. Vivant au milieu de sauvages dont il parle la langue, et dont il a épousé les mœurs, il n’a pu supporter l’épouvantable système d’oppression et d’exactions pratiqué sur l’aborigène par les administrateurs français, comme il s’est toujours pratiqué dans les colonies anglaises, portugaises, hollandaises, etc. Quand on désire la femme, l’enfant ou le bétail d’un malheureux sauvage, on met le père à la torture et tout est dit. Georges s’est donc fait l’avocat de ces misérables contre quelques fonctionnaires d’abord, puis contre toute l’administration supérieure liée d’intérêt avec ces brigands subalternes qu’elle pille à son tour […]. »

Ses démarches restent vaines. Après six années passées au bagne en Nouvelle-Calédonie et six années supplémentaires de résidence forcée puisque les peines inférieures à huit ans étaient doublées, Georges Bloy meurt là-bas en 1908, à l’âge de soixante ans.

Une génération plus tard, en 1930, André Malraux publie La Voie royale où un aventurier du nom de Perken accompagne Claude Vannec, jeune archéologue et narrateur du roman, dans le but de retrouver et vendre pour leur propre compte les bas-reliefs de temples enfouis dans la jungle le long de l’ancienne « voie royale » siamoise. Le dispositif romanesque est identique à celui élaboré par Joseph Conrad dans Au cœur des ténèbres : un aventurier, Kurtz ; un narrateur : Charles Marlow. Grâce à cette édition, l’ombre de Georges Bloy, figure fantasque, brouillonne, désespérée, hantera nos relectures de ces deux grands romans.

Article de Dominique Dussidour - 19 juillet 2015 revue remue.net

Georges Bloy le bagnard calédonien à l’âme de Don QuichotteGeorges Bloy le bagnard calédonien à l’âme de Don Quichotte
Georges Bloy le bagnard calédonien à l’âme de Don Quichotte

Publié dans Nouvelle-Calédonie

Partager cet article
Repost0

Dessin animé 100% calédonien pour Noël

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Têtemba productions, a le plaisir de vous annoncer la naissance des Fables du Caillou, dessin animé 100% calédonien, sur une idée originale de Bernard Berger. Réalisation Bernard Berger et Coco Geek.

 Les fables du Pacifique ou l’histoire de Petit Mek sont diffusées depuis le vendredi 25 décembre sur NC 1ère diffuse les Fables du Caillou. Un dessin animé 100 % calédonien écrit et réalisé par Bernard Berger et son fils, Stephan Berger. Il retrace en plusieurs langues, les aventures d'un petit garçon au pays des contes et légendes kanak.

Dans un village d’une île du Pacifique, un petit garçon kanak, Petit Mek, vit des aventures extraordinaires. Il est toujours plein d’entrain pour participer aux activités quotidiennes de la tribu : pêche, chasse, travaux des champs, repas, cérémonies, récits du grand-père... Et ses rêves l’emmènent dans des contrées imaginaires qui n’ont aucune limite géographique et temporelle. Plutôt insouciant et futé, il communique habilement avec les êtres humains, les animaux et les esprits.

 Ce dessin animé calédonien a pu voir le jour avec le soutien de Vale Nouvelle-Calédonie, l'Académie des langues Kanak, le gouvernement de la NC, la Province Sud, la Province Nord, le ministère des Outre-Mer, la Mission aux affaires culturelles, le CDP, le SELCK, le Congrès de la NC.

Bernard Berger

Bernard Berger

Publié dans Nouvelle-Calédonie

Partager cet article
Repost0

<< < 10 11 12 13 14 > >>