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MERCENAIRE le film qui fait la fierté des Calédoniens

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MERCENAIRE le film qui fait la fierté des Calédoniens
MERCENAIRE, le film de Sacha Wolff à l’affiche à Nouméa fait un tabac ici. Tournée en partie en Nouvelle-Calédonie, les Calédoniens sont très fiers de cette réussite. Il est diffusé en ce moment dans 53 salles en France.

 

Réalisateur : Sacha Wolff

Scénario : Sacha Wolff

Montage : Laurence Manheimer

Acteurs : Toki Pilioko

Producteurs : Rachid Bouchareb, Claire Bodechon, Jean Bréhat

Synopsis

L’odyssée de Soane, un jeune Calédonien d’origine wallisienne qui laisse tout derrière lui pour tenter sa chance en métropole comme joueur de rugby. Français sans être considéré comme tel, éternel étranger, Soane est assoiffé de liberté, en lutte pour obtenir une reconnaissance qui lui fait défaut.

Critique lors de la sortie en salle le 05/10/2016

Par Jacques Morice de Télérama

Le mercenaire du titre n'est pas soldat, mais ses barouds, sa puissance et sa solitude y font penser. C'est un colosse de 19 ans et de 110 kilos au bas mot, qui joue au rugby pour un salaire de misère... Des films sur la boxe (très réussis) ou le foot (beaucoup de ratages), ce n'est pas ça qui manque. Sur le rugby, ils sont plus rares. Celui-ci est vraiment original, car baignant dans la culture de Wallis. Le héros vient de cet archipel français de Polynésie. Il a grandi en Nouvelle-Calédonie, à Nouméa, pour des raisons économiques, comme beaucoup de ses compatriotes. Un recruteur le repère un jour sur le terrain et le vend à un club de la métropole. Mais lorsque Soane débarque dans le Sud-Ouest, rien ne se passe comme prévu. Hébergé par un cousin, l'exilé galère, trouve finalement un autre club, qui l'exploite comme du bétail. Le rugby, une grande famille ? Pas vraiment. Qui plus est, certains compatriotes de Nouméa veulent sa peau...

Sacha Wolff, ancien élève de la Fémis, vient du documentaire. Son premier long métrage en porte la trace, notamment par la présence d'acteurs non professionnels. Ce qu'il montre du milieu du rugby (le paternalisme des dirigeants, les corps cassés, le dopage...) obéit, aussi, à un souci de véracité sociale et économique, loin des stéréotypes. Son film n'en est pas moins une fiction, lyrique, presque liturgique. Pas loin d'un récit biblique ou d'une tragédie grecque. Où se jouent des rites de passage, un affrontement avec un père tyrannique, une place à trouver dans la mêlée sanglante du sport professionnel. Dans ce monde de combat qui rappelle, parfois, les films de samouraïs, la violence et l'esthétique s'intègrent de manière limpide à l'histoire océanienne, à sa musique, ses mythes. Ainsi, du légendaire haka des All Blacks — mélange de danse, de chant et de transe —, le cinéaste tire une très belle scène, où Soane, dans le vestiaire, après une défaillance, se tance lui-même, s'ébroue et retrouve l'énergie sauvage capable de ressourcer l'équipe.

Celui qui interprète le héros, Toki Pilioko, est une force de la nature, doté d'un regard doux comme un agneau. Il a quelque chose d'un enfant perdu, parfaitement adéquat à son rôle de déraciné qui tente de se repérer, de se construire, de devenir un homme libre... Le film dépasse, donc, le strict cadre du rugby. Peu de scènes de matchs et d'entraînement, mais elles sont décisives, révélatrices d'un vrai regard de metteur en scène. Sacha Wolff redonne leurs lettres de noblesse moins aux mouvements amples d'attaque qu'à la défense, au plaquage, à la pure et dure obstruction. Il montre le jeu sans ballon, les placements, l'anticipation, les appels. Bref, tout cet ensemble de chorégraphies tendues, de courses haletantes et d'étreintes complexes qui font la beauté primitive et codifiée de ce sport. — Jacques Morice

MERCENAIRE le film qui fait la fierté des Calédoniens

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Paul Wamo en tournée calédonienne

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Paul Wamo en tournée calédonienne

Paul WAMO Taneisi, poète kanak de Nouvelle Calédonie, petit caillou situé dans le plus grand et le plus oublié des Océans du Monde, allie l’écriture et l’oralité. Son rythme respire le groove de son île et les battements du Tout-Monde. Orateur engagé, généreux, son écriture et sa voix sont traversées par la nécessité urgente de Témoigner, de Lier, de Résister, c’est sa part d’universalité au grand banquet des Hommes qu’il offre à vivre ensemble.

Figure emblématique dans son pays, Paul WAMO Taneisi est un artiste hors catégorie. On a pu l’étiqueter slameur, poète, performer mais en réalité il échappe à toutes classifications. Auteur d’un recueil de poèmes « Le pleurnicheur » (2005), d’un livre/cd « J’aime les mots » (2008), créateur /interprète de deux spectacles « Shok ?! » (2011) et « …EkoooO…» (2013) présenté au Musée du Quai Branly lors de l’exposition « Kanak, l’Art est une parole ». Le poète se lance cette fois ci dans la production d’un EP « SOL ».

Le spectacle SOL de Paul WAMO est visible samedi soir après la La Stabat Mater de Pergolèse chanté par une chorale d’enfants du collège Georges Baudoux en partenariat avec l’école de musique.

Ajoutée le 6 oct. 2016 Muzikmix avec Canal+ au Centre culturel Tjibaou

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Lancement du Festival ce mardi 27 septembre 2016 à la Bibliothèque Bernheim

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Une partie des conteurs invités et Daniel Monnet
Une partie des conteurs invités et Daniel Monnet

Une partie des conteurs invités et Daniel Monnet

TEMBEU est le nom du Festival du Conte à Thio (Cöö). Mardi soir a eu lieu la soirée de lancement et la présentation des conteurs invités. Ce troisième festival se tiendra principalement à la tribu de Koua le 1er et 2 octobre. Il promet d’être un grand cru. Le premier était super, le deuxième génial, comme l’a souligné Christophe Augias le directeur de la bibliothèque Bernheim, on se demande quel qualificatif on pourra trouver pour le troisième. Les invités et les conteurs de Thio ont donné au public de la bibliothèque un bel aperçu de leur talent. Emotions et rires étaient au rendez-vous. Ce festival au pays de l’oralité est une grande réussite. Voir ci-joint dans cet article quelques une de mes photos JP.

NB : Le maire de Thio est très fier de ce festival. Il invite les visiteurs de cet événement gratuit à découvrir sa commune pour l’occasion.

Une soirée de contes avec les porteurs de parole de l'extérieur.

Myriam MALAO (Vanuatu) - Cyril COPPINI (Japon) - Nordine HASSANI (France) - Marcel MELTHERORONG (Vanuatu) - Manfeï OBIN (Côte d'Ivoire) - Jordan TEMAIRIA (Tahiti)

Rappel des noms des porteurs de parole d’ici : Rosa ATTI (Yaté)  - Ginette Mere BOAHOUME-ARHOU (Koumac) - Catherine DINEVAN (Nouméa) - Adélaïde EURIMINDIA (Houailou) - Violaine MAHEU (Nouméa) - Marie-Christine MATHIEU (Nouméa) - Rose-Hélène NEREGOTE (Canala) - Georgette NONKE (Thio) - Julie PERROCHAUD (Nouméa) - Marie-Yvonne RAGUE (Dumbéa) - Maïté SIWENE (Nouméa) - Marie TAMAÏ (Thio) - (Sébastien ATTI (Yaté) - Erwan BOTREL (Nouméa) - Sylvain LORGNIER (Nouméa) - Jimmy OEDIN (Nouméa) ( Louis OUETCHO (Yaté)  - (Ricardo POIWI (La Foa) - Jean-Pascal ROULET-AUDY (Nouméa) - Louis TAHMUMU (Maré) - Siman Ludovic WENETHEM (Nouméa)

Sans oublier : ARTCÖO (Association des artistes de Thio) −Collectif « DOBWE » − Classe 608 du collège Francis Carco − ALK −Bibliothèque Bernheim − Maison du livre − Lire en Calédonie

PROGRAMME TEMBEU 2016

Disponible sur www.thio.nc ou sur la page Facebook du festival

CONTACTS :

Daniel MONNET, Animateur communal et Coordinateur du Festival

Tél : 44.80.30 – Mob : 77.97.85 Email : d.monnet@mairie-thio.nc

Sylvain LORGNIER, Conteur et Programmateur du Festival

Tél : 75.43.72 Email : lesartgonautes@hotmail.fr

Donia NONMOIRA, Secrétaire du Comité d'Animation de Thio

Tél : 44.80.30 Email : catthio79@hotmail.fr

Françoise WENEHOUA, Bibliothécaire et Co-coordinatrice du Festival

Tél : 44.17.82 Email : f.wenehoua@mairie-thio.nc

Cyril COPPINI (Japon)  Manfeï OBIN (Côte d'Ivoire) et Sylvain Lornier
Cyril COPPINI (Japon)  Manfeï OBIN (Côte d'Ivoire) et Sylvain LornierCyril COPPINI (Japon)  Manfeï OBIN (Côte d'Ivoire) et Sylvain Lornier

Cyril COPPINI (Japon) Manfeï OBIN (Côte d'Ivoire) et Sylvain Lornier

Lancement du Festival ce mardi 27 septembre 2016 à la  Bibliothèque Bernheim
Lancement du Festival ce mardi 27 septembre 2016 à la  Bibliothèque Bernheim
Lancement du Festival ce mardi 27 septembre 2016 à la  Bibliothèque Bernheim
Lancement du Festival ce mardi 27 septembre 2016 à la  Bibliothèque Bernheim
Lancement du Festival ce mardi 27 septembre 2016 à la  Bibliothèque Bernheim
Lancement du Festival ce mardi 27 septembre 2016 à la  Bibliothèque Bernheim
Lancement du Festival ce mardi 27 septembre 2016 à la  Bibliothèque Bernheim

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SALON INTERNATIONAL DU LIVRE OCEANIEN 2016

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SALON INTERNATIONAL DU LIVRE OCEANIEN 2016
Organisé par la Bibliothèque Bernheim, l'ADCK-centre culturel Tjibaou et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie
Avec le soutien financier du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, du Fonds Pacifique et du Centre National du Livre
Dates et lieu : Du jeudi 6 au dimanche 9 octobre 2016 au centre culturel Tjibaou. Horaires : 9h à 20h.

Présentation :

Le SILO (Salon International du Livre Océanien) tiendra sa 9ème édition à Nouméa. Accueilli par le centre culturel Tjibaou, le salon vous proposera encore un programme dense pour les amoureux du livre et de l'art : 15 invités internationaux, plus de 60 invités locaux, des compagnies de théâtre, du slam, des siestes acoustiques,  des activités destinées à la jeunesse et une grande librairie océanienne habiteront ce début de printemps calédonien.

Téléchargez le programme complet

Programme sommaire

La librairie océanienne : elle est installée pour l'occasion et ouverte tout au long de l'événement. Elle proposera un large choix de livres calédoniens, du Pacifique et des auteurs invités.

Un programme de dédicaces s'étendra du jeudi après-midi au dimanche midi.

Les animations : elles seront proposées tout au long du SILO, pour les petits comme pour les grands. Nous retrouverons nos invités conteurs, les siestes acoustiques de Bastien Lallemant, des lectures,  des ateliers variés et des happenings artistiques déambulatoires.

Un programme de projections (adaptations d'œuvres d'auteurs invités) est proposé durant le week-end.

Les accueils de classes ont lieu le jeudi et le vendredi. Ils proposent rencontres et animations avec nos invités et intervenants.

Spectacles :

Jeudi 6 octobre à 18h30 : Paroles de Thio, de la compagnie Les Artgonautes.

Vendredi 7 octobre à 18h30 : soirée conte avec Cyril Coppini et Manfeï Obin.

Samedi 8 octobre à 18h00 : Paul Wamo « SOL» avec en première partie le Stabat Mater de Pergolèse (chœur d'enfants des Classes à horaires aménagés du Collège Baudoux, proposé en collaboration avec le Conservatoire de Musique de la Nouvelle Calédonie)

Ecrire un Océanie un espace de paroles et de dédicaces  de 9h00 à 11h30 le vendredi matin dans l’espace entretiens
Ecrire un Océanie un espace de paroles et de dédicaces  de 9h00 à 11h30 le vendredi matin dans l’espace entretiens

Ecrire un Océanie un espace de paroles et de dédicaces de 9h00 à 11h30 le vendredi matin dans l’espace entretiens

Retour sur le passé SILO avec des photos de mon album perso
Retour sur le passé SILO avec des photos de mon album perso
Retour sur le passé SILO avec des photos de mon album perso
Retour sur le passé SILO avec des photos de mon album perso
Retour sur le passé SILO avec des photos de mon album perso
Retour sur le passé SILO avec des photos de mon album perso
Retour sur le passé SILO avec des photos de mon album perso
Retour sur le passé SILO avec des photos de mon album perso
Retour sur le passé SILO avec des photos de mon album perso
Retour sur le passé SILO avec des photos de mon album perso
Retour sur le passé SILO avec des photos de mon album perso
Retour sur le passé SILO avec des photos de mon album perso
Retour sur le passé SILO avec des photos de mon album perso

Retour sur le passé SILO avec des photos de mon album perso

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EXPOSITION "En Apesanteur" - Mathieu venon & Jean-Marie Ganeval

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Deux artistes calédoniens que j'apprécie beaucoup. JP
Vidéo ajoutée le 16 sept. 2016

Exposition de peintures et sculptures

Voir LE BLOG DE JEAN-MARIE GANEVAL SCULPTEUR pour une présentation de ses œuvres.

Sur Facebook Mathieu Venon

Mathieu Venon est aussi illustrateur voir ce livre ci-dessous

Chaque baleine est une île, une œuvre de Mathieu Venon avec des textes de Stéphane Camille, un album illustré. Publié avec le soutien du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en 2008.

EXPOSITION "En Apesanteur" - Mathieu venon & Jean-Marie Ganeval

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Voyage au centre de la bibliothèque Bernheim pour le mois du patrimoine

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Marguerite responsable du patrimoine et des livres (JP)
Marguerite responsable du patrimoine et des livres (JP)

Marguerite responsable du patrimoine et des livres (JP)

Dans le cadre du mois du patrimoine, la bibliothèque Bernheim a invité cette année les visiteurs à : Un "VOYAGE AU CENTRE DE LA BIBLIOTHEQUE BERNHEIM", ce samedi 17 septembre. Marguerite Baret responsable du secteur patrimoine était le guide érudit de ce parcours dans les coulisses de la vénérable bibliothèque.

Sur le thème « Le patrimoine qui fait rêver », Marguerite a fait découvrir au public nombreux, par petits groupes, les réserves où sont gardés les trésors patrimoniaux écrits calédoniens, un fond de 13 000 livres sur la Calédonie sans compter les ouvrages de l’extérieur. Les visiteurs ont pu découvrir un fond impressionnant, le fond Lenormand, une acquisition récente. Un voyage rare dans la caverne d'Ali Baba littéraire et historique. Cette caverne est un entrepôt presque frigorifique puisque pour conserver le papier des critères stricts sont à respecter comme 20 °C et un taux d’humidité inférieur à 60 %. Cette collection, que l’on ne peut toucher qu’avec les yeux, contient des trésors d’une valeur « inestimée », avec des lettres d’auteurs célèbres ou de communards comme Louise Michel. Une partie de cette collection sera numérisée prochainement. Actuellement les journaux calédoniens jusqu’en 1999 le sont.

Bibliothèque Bernheim − Texte : L.Talbi

La bibliothèque Bernheim fut inaugurée en 1905, sous une charpente métallique due à Gustave Eiffel

Le bâtiment de la bibliothèque Bernheim a été construit à Paris, tout spécialement pour l’Exposition Universelle de 1900, pour accueillir le pavillon de la Nouvelle-Calédonie. Cet événement était pour la France l’occasion de montrer au monde l’étendue de son patrimoine colonial et de son rayonnement culturel. Cet édifice est conçu par l’architecte Bley et sa charpente métallique est l’œuvre de Gustave Eiffel.

A cette même période, la Nouvelle-Calédonie ne dispose toujours pas de bibliothèque publique. C'est un don effectué par Lucien Bernheim en 1901 qui débloque la situation. Effectivement, cet homme cultivé et proche du gouverneur Feillet, exprime à ce dernier sa volonté de voir le pavillon de l’Exposition Universelle rejoindre la Nouvelle-Calédonie, afin d’accueillir une bibliothèque publique. Ainsi, il fait don de 100 000 F à la Colonie pour concrétiser ce projet. Dès lors, le pavillon est démonté puis envoyé à Nouméa. Le bâtiment est remonté en centre-ville et ouvre ses portes en 1905 sous l’appellation de « bibliothèque-musée ». A l’époque, les principaux ouvrages disponibles proviennent de la collection personnelle du gouverneur de la Richerie.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les collections de la bibliothèque sont déplacées et le bâtiment accueille une section du Quartier Général de l’armée américaine. En 1972, avec la création du Musée Territorial, le bâtiment est exclusivement dédié à la lecture.

Aujourd’hui, la bibliothèque Bernheim est un établissement public de la Nouvelle-Calédonie dont une des missions est de développer la lecture publique sur l’ensemble du territoire.

Classé au titre des monuments historiques par arrêté n° 353-2006/PS  en date du 24 avril 2006.

Crédit photo d’archive : Coll. MDV

La bibliothèque avant et ce samedi 17 septembre photo JP
La bibliothèque avant et ce samedi 17 septembre photo JP

La bibliothèque avant et ce samedi 17 septembre photo JP

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« Super Menteur », lauréat 2016 du concours Livre Mon Ami

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« Super Menteur », lauréat 2016 du concours Livre Mon Ami

Les 8973 enfants de CM2 et de 6 ème inscrits à l'édition 2016 du prix Livre Mon Ami ont fait leur choix ce mercredi 31 août : c'est le livre Super Menteur écrit par Cécile Alix qui a remporté la majorité des suffrages.

C’était la 20ème édition du prix livre mon ami. Un prix annuel de littérature de jeunesse Livre, mon ami est créé en Nouvelle-Calédonie en 1997. Il permet à de jeunes enfants de cours moyen 2° année et de sixième, de participer activement, chaque année, à la sélection d’un ouvrage dont l’auteur est récompensé par un prix. Ce prix est conjointement organisé par le Vice-Rectorat, la Direction de l’Enseignement de Nouvelle Calédonie et par l’association Livre, mon ami.

La sélection 2016 :

La Forêt des totems, Muriel Zürcher, éditions Thierry Magnier, collection Romans Jeunesse

La grande rivière, Anne Rossi, éditions Magnard Jeunesse, collection Romans 8-12 ans

Le journal d’un nul débutant, Luc Blanvillain, éditions L’École des Loisirs, collection Neuf

Micro Girl, la mystérieuse boule orange, Claire Mazard, éditions Oskar Jeunesse, collection Fantastique

Un koala dans la tête, Elise Fontenaille, éditions du Rouergue, collection DacODac

À plumes, à poils et à paillettes, Véronique Massenot et Peggy Nille, éditions Gautier-Languereau

 Super Menteur, Cécile Alix, éditions Magnard Jeunesse, collection Romans 8-12 ans, le lauréat 2016

Thème : amitié

Comment un « moche-et-chétif-à-lunettes » devient l’idole de sa classe en inventant un mensonge plus gros que lui…

Aristide a le moral dans les chaussettes. Le jour de la rentrée dans a nouvelle école, c’est l’horreur. Tout le monde se moque de lui. Mais pas question pour Aristide de se laisser impressionner !

« Vous pouvez dire ce que vous voulez, moi, demain, j’amène mon chien. Ça va vous calmer ! » Effectivement, ça les calme instantanément.

Ils me regardent comme s’ils s’apercevaient de mon existence. De ma consistance, devrais-je dire. En une phrase, j’ai pris de l’épaisseur.

Le problème, c’est que je n’ai pas de chien… Et voilà comment moi, Aristide, nouveau-moche-et-chétif-serpent-à-lunettes, je me transforme, soudain, en super menteur. 

Qui est Cécile Alix ?

Cécile Alix collectionne les souvenirs à venir, les jolis mots de ses enfants et les poils de chat sur son pull noir…

Dans la vie, elle est professeur de philosophie, s'intéresse de près à la pédagogie sociale et elle intervient auprès de jeunes atteints de troubles cognitifs.

Elle écrit et met en scène des pièces de théâtre, anime des cours de théâtre et de relaxation pour enfants.

Elle invente de joyeuses petites histoires et publie des romans jeunesse chez divers éditeurs.

Extrait du site de livre mon ami :

Scrutin 2016 : le vote au collège de Tuband

Par Xavier Boussemart le 31 août 2016 Photos, Scrutin

Parents, grands parents même, professeurs des écoles et de français étaient présents ce mercredi 31 août au Collège de Tuband.

La présentation des votes de chaque classe des écoles et du Collège a eu lieu, avec pour l’animer un Diaporama de jeux, de questions ou devinettes élaborés au CDI par les 6èmes à l’attention de leurs camarades de CM2.

Cette après-midi agréable et festive s’est  terminée par un goûter. On est très content à Tuband, car une fois encore super menteur est arrivé en première position tout comme au résultat territorial !

Merci à Sabine Rintz et à Martine Scrignac pour l’animation du bureau de vote.

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39 ème édition de la foire de Bourail

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photo du site Province Sud

Photo du site Province Sud

Événement culturel calédonien incontournable, entre Far West, crêpes bretonnes, Bami et bougna, sur trois jour, la foire de Bourail a accueilli 15 000 personnes.
Ci-dessous une vidéo Foire de Bourail 2016 d’Agnès Calligaro postée sur YouTube.

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A bord de La Loire Conférence de Nicole Poilvé-Bader et Christiane Terrier

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La Loire en rade à Nouméa

La Loire en rade à Nouméa

Christiane Terrier historienneJournal de voyage vers la Nouvelle-Calédonie en 1883, une conférence du jeudi 11 août 2016

Georges Féret, sous-officier de l’infanterie de marine, séjourne en Nouvelle-Calédonie de 1883 à 1887. Doté d’un esprit curieux et observateur, il rédige un véritable journal précis et détaillé de son séjour, depuis son départ de Brest jusqu’à son retour en France.

A travers ce témoignage, cette conférence se propose de vous faire revivre les péripéties de ce long voyage de presque quatre mois sur La Loire, un grand voilier transportant à la fois des militaires mais aussi un convoi de bagnards. Une fois parvenu dans l’archipel, Georges Féret se révèle être très curieux de la vie sur place, et notamment celle de la population Kanak.

Le récit de Georges Féret a comme toutes les conférences du musée maritime passionné les auditeurs. Vous trouverez ci-dessous quelques passages de l'histoire de ce trois mats que vous pourrez aussi consulter intégralement sur le site de Bernard Guignard. JP

Les voyages de la Loire pour le bagne

La Loire était un navire de transport mixte de type trois-mâts à hélice et à voiles, avec une coque en bois. Ses dimensions étaient de 62 mètres 86, par 16 mètres 84,  par 8 mètres 04, déplaçant 4 450 tonneaux (en 1872). Sa vitesse était de 10 nœuds. L'effectif était composé de 883 hommes. La propulsion se faisait au moyen de 2 hélices, et d'une machine Schneider de 650 chn à charbon, nécessitant 548 tonnes de combustible. Quant à la voilure, elle était de 2710 m². L'armement en 1858 était constitué de deux batteries, une de 24 canons de 30 et 8 de 22, et une de 26 canons de 30 et 6 de 22 et sur le gaillard de 4cannon de 30 (NR1) et 14 de 30 (NR4). Le navire était doté d'un blindage de bordé de 20 cm d'épaisseur.

La Loire est sortie des chantiers navals de Lorient. Sur cale le 17 septembre 1827, elle est lancée le 2 décembre 1853, pour entrer en service le 1er septembre 1854, avant d'être rayée le 13 juillet 1886.

Selon un document envoyé par Patrice Bochereau et émanant d'Anne-Marie Edeline, du Fil d'Ariane, la Loire fut été mise en chantier à Lorient en 1827 sous le nom d'Annibal, et fut mise à l'eau le 2 décembre 1853. Ce navire aurait été armé la première fois sous le nom de Prince Jérôme… Suite sur le site de Bernard Guignard

…Mais sa carrière va rebondir. En effet, le bagne de Toulon est encombré, et le Gouvernement veut augmenter les déportations pour pallier le problème, ce qui demande des moyens de grandes capacités. L'Ingénieur de 2nde classe Vidai soumet un projet de transformation du Hoche en transport à voile pouvant embarquer 800 condamnés, 200 passagers libres et 400 hommes d'équipage. Le 27 septembre le projet est approuvé par le Directeur des Constructions Navales et les travaux débutent en octobre. Le navire est réinscrit sur les listes de la Flotte comme transport à voiles. Il est alors rebaptisé la Loire, avec début des travaux de transformation. En novembre et décembre, s'opère une nouvelle transformation, avec débarquement de l'artillerie et de la machine, le remplacement de l'ancienne mâture par un gréement plus léger, l'installation de la nouvelle artillerie et de ses munitions, l'agrandissement de la dunette, la construction d'une teugue (superstructure peu élevée, puis par extension surélévation à l'avant d'un bateau) à l'avant pour loger une partie de l'équipage, installation de bouteilles latérales en dehors de la coque, dans la batterie haute aménagement d'un poste à l'avant pour le reste de l'équipage et de prisons pour 350 détenus environ avec une infirmerie les séparant, et aménagement du faux-pont pour loger les passagers libres. Les prévisions en vivres sont de 10 mois pour l'équipage et les passagers, et 5 mois pour les condamnés. Le 20 février 1873, c'est la fin des travaux et le 1er mars, le navire est armé et placé sous les ordres du capitaine de vaisseau Jacques, dit Lapierre.

Le 19 avril 1873, la Loire appareille de Toulon sous les ordres de son commandant, le réputé très cruel capitaine Jacques Lapierre. Le navire embarquait 1352 personnes, dont 415 hommes d'équipage et 287 colons et soldats plus 650 transportés. Parmi ces derniers, il y avait 6 marins, 1 gendarme, 82 artilleurs, 51 fantassins, 40 civils, 26 femmes, 18 enfants, 16 agents de surveillance. Le 27 avril elle franchit le détroit de Gibraltar. Elle fait escale à Dakar du 9 au 11 mai, où elle débarque 60 fantassins de la Marine destinés à la colonie du Sénégal. Le 31 mai la Loire naviguait par le travers de l'île de la Trinité.

Le 17 juillet 1873, un des transportés, Nicolas ECKER décède. Il était né le 15 mai 1823 à Metting (Meuse), était célibataire, et exerçait la profession de maréchal-ferrant. Sergent en 1871, il fut commissaire de Police sous la Commune. Il aurait participé à l'arrestation de l'abbé DEGUERRY, curé de la Madeleine. Il fut condamné le 11 novembre 1872 par le 6ème Conseil de Guerre à la peine de 10 ans de travaux forcés. Il était arrivé au bagne de Toulon le 28 novembre 1872.

Un autre transporté, Antoine BARDIAUX, décède en mer le 23 juillet 1873, apparemment juste avant l'arrivée en Nouvelle-Calédonie. Né le 4 mai 1832 au Vernet (Allier), il avait été condamné aux travaux forcés à perpétuité. Mais on ne sais pas si c'est pour des faits liés à la Commune ou pas.

Essuyant un très mauvais temps pendant le reste de la traversée, la Loire arrive à Nouméa le 23 juillet 1873, 92 jours après son départ de Toulon, et 72 après le départ de Dakar.

Pendant cette traversée, le seul incident notable, selon un article de journal, fut une rupture de la barre de gouvernail, pièce qui fut changée en plein ouragan. La Loire quitte Nouméa le 21 août avec à son bord 411 hommes d'équipage et 83 passagers. Le 15 septembre le cap Horn était doublé, et le 1er novembre la Loire entrait en rade de Brest, où elle est désarmée le 10 décembre 1873. La Loire avait établi un record pour ce tour du monde, puisqu'il lui avait fallu seulement 165 jours pour le faire, comme en témoigne l'article.

Ce 2ème convoi de transportés avait vu son effectif de forçats amputé de 60 décès et avait compté 60 malades à son bord. Le navire qui effectuait son premier convoi de transporté avait embarqué, nous l'avons vu, 650 forçats, dont il ne restait plus que 400 survivants à l'île Nou quelques mois plus tard d'après Roger Pérennès. Cependant les recherches effectuées par José Barbançon n'aboutissent qu'à la découverte de 25 décès enregistrés dans les 3 mois après l'arrivée de ce convoi, car 617 sont immatriculé sur les registre l'île Nou, donc bien vivants, ce qui donne 33 décès en mer. Cependant 5 de ces transportés par la Loire meurent le 25 juillet 1873. Ce fait est confirmé par une lettre du révérend père P. Lambert, aumônier à l'île Nou : Le 23 juillet arriva la Loire avec un convoi de condamnés presque tous malades. Le jour de leur arrivée à l'hôpital j'en administrais plusieurs. Fatigué, je me retirai assez tôt pour aller prendre un peu de repos. Le lendemain au point du jour me rendant à l'hôpital je rencontrai trois cadavres qu'on portait à l'amphithéâtre (du camp principal)... Car il n'y avait et il n'y a encore, ni amphithéâtre ni cimetière à portée du nouvel hôpital. Ce fut selon José Barbançon le convoi le plus meurtrier des 75 convois de transportés entre 1864 et 1897. Il faut cependant remarquer que ce convoi de la Loire correspond au transfert des derniers forçats du bagne de Toulon, lequel devait fermer en décembre 1873. Le soin apporté à l'état sanitaire des transportés les années précédentes ne fut certainement pas respecté cette fois ci. Lors de cette même période de fin 1873, la Garonne et le Var transféreront respectivement 500 et 366 transportés à Nouméa, avec 5 et 3 décès lors de la traversée. De plus le chiffre de 650 forçats embarqués sur la Loire fut un chiffre record, ce qui ne se reproduira plus par la suite.

De janvier à mars 1874, le navire est de nouveau transformé afin de réduire la capacité en condamnés au profit de celle des passagers libres. En avril la Loire est réarmée et placé sous les ordres du capitaine de vaisseau Mottez. Le 18 mai, elle est à Brest où elle embarque 280 forçats et 50 déportés arabes à Quélern, puis appareille. Elle arrive le 7 juin au mouillage de la rade l'île d'Aix, où elle embarque 700 passagers, dont 40 femmes, et 320 déportés. Le 9 juin elle appareille pour Nouméa. C'est le 9ème convoi de déportés, qui fait escale le 23 juin à Santa Cruz de Ténériffe, pour arriver à Nouméa le 16 octobre 1874. Il y aura 2 décès en mer. Le 10 novembre de la même année, elle quitte Nouméa pour la France.

Le 24 janvier 1875, la Loire est en escale à Sainte-Hélène puis, ayant escorté depuis cette île par le trois-mâts le Lamentin, le commandant de ce dernier craignant une révolte de ses passagers indiens, arrive à Fort-de-France (Martinique) le 26 février, qu'il quitte le 1er mars. Le 26 mars la Loire arrive à Brest et entre en carénage.

Le 15 janvier 1876 elle est en réarmement, avec un effectif de 409 hommes, sous les ordres du capitaine de vaisseau Salmon, et quitte Brest le 7 mars, remorquée par le Valeureux. Elle transporte 516 passagers et déportés, dont 210 forçats. Elle arrive à l'île d'Aix le lendemain 8 mars et reste au mouillage jusqu'au 17 mars à cause du mauvais temps. Elle repart ce jour-là, remorquée par le Travailleur, en direction de Nouméa où elle arrive, après une escale à Santa Cruz de Ténériffe le 28 mars, le 22 juin 1876. On compte deux décès en mer. Ce sera le 16ème convoi de déportés de la Commune et le 33ème convoi de transportés.

La Loire appareille de Nouméa le 13 juillet 1876, fait escale en Australie à Sidney le 8 août, puis à Papeete (Tahiti) le 11 septembre, et est de retour à Brest le 29 novembre pour entrer de nouveau en carénage.

Le 1er mars 1877, le navire est réarmé et se dirige sur l'île d'Aix pour y embarquer des prisonniers. On la retrouve en escale à Ténériffe le 9 mai, puis elle arrive à Nouméa le 6 août. Elle avait embarqué 360 forçats dont 1 décède en mer. Le 9 septembre, le navire quitte Nouméa sous les ordres du capitaine de vaisseau Hyacinthe Aube, fait escale à Papeete le 29 septembre, puis le 4 décembre 1879 à Sainte-Hélène. Elle est de retour à Brest en janvier 1878, désarmée et entre en carénage.

Le 12 juillet 1878 la Loire effectue la traversée de Brest à Rochefort, qu'elle quitte le 17 juillet avec 360 déportés, fait une escale à Ténériffe le 26 juillet, puis arrive à Nouméa le 25 octobre. Ce sera le 20ème et dernier convoi de déportés de la Commune, et le 39ème convoi de transportés, avec 360 forçats, dont 1 décès en mer. Elle en repart le 30 novembre 1878, rapatriant 71 déportés de la Commune graciés ou malades, accompagnée par la Vire, fait escale à Sainte-Hélène le 3 février 1879, arrivant à Brest le 18 mars.

Le 1er juin 1879, le navire appareille de nouveau de Brest, fait escale à Rochefort le 5 juin pour embarquer ses passagers, puis fait une escale à Ténériffe du 23 au 30 juin, et arrive à Nouméa le 30 septembre, débarquant les 348 forçats de ce 41ème convoi de transportés sur lequel il n'y eut aucun décès. Le 1er novembre la Loire quitte Nouméa, avec à son bord 295 déportés de la Commune amnistiés, fait escale à Sainte-Hélène le 11 janvier 1880, et est de retour à Brest le 5 mars.

Du 20 au 22 septembre 1880, nouvelle traversée de Brest à Rochefort, qu'elle quitte le 26 septembre, fait une escale à Ténériffe le 12 octobre, et arrive à Nouméa le 20 janvier 1881, avec les 297 forçats de ce 44ème convoi de transportés. Au cours de cette traversée, elle subit des dégâts aux mâts suite à un gros temps, et une grave avarie de la chaudière distillatoire, mais il n'y a aucun décès. Le 20 février départ de Nouméa en direction de la France, avec escale à Sainte-Hélène le 28 avril, et arrivée à Brest le 5 juin.

Le 4 décembre 1881, la Loire quitte Brest, puis l'île d'Aix le 11 décembre, avec 400 passagers et prisonniers, dont 323 forçats pour le 47ème convoi de transportés. Elle fait escale à Ténériffe le 29 décembre 1881 et arrive à Nouméa le 26 mars 1882. Il faut noter le décès d'un prisonnier en mer. Le 28 avril 1882, le navire quitte Nouméa pour la France, fait escale à Sainte-Hélène le 6 juillet, et arrive à Brest le 24 août, puis est désarmé pour carénage.

Le 1er août 1883, la Loire quitte Brest avec à bord 1200 passagers, équipage compris. Parmi les membres d'équipage, il y avait un certain Jean-Claude LE GALL. Cet homme était matelot de 3ème classe, quand il fait ce voyage aller-retour vers la Nouvelle-Calédonie. Agé alors de 19 ans, c'est le seul voyage qu'il effectua avec ce navire, avant de participer à l'expédition du Tonkin, où il arrive en janvier 1885 sur le croiseur de 1ère classe Primauguet, affecté depuis le 15 décembre 1884, jusqu'au 17 janvier 1887. Il est ensuite affecté sur le navire hôpital et transport de troupes Bien Hoa, jusqu'au 30 mars 1887, et sera décoré de la médaille du Tonkin le 18 avril de la même année. Le 1er janvier 1890 il acquiert la spécialité chauffeur, puis est nommé quartier-maître le 20 septembre 1892. Il prendra sa retraite le 20 septembre 1908 avec le grade de quartier-maître chauffeur de 1ère classe.

On retrouve la Loire en escale à Ténériffe le 21 août 1883, puis à son arrivée à Nouméa le 24 novembre, où elle débarque les 373 forçats de ce 51ème convoi de transportés, sans qu'il y ait eut de décès en mer. Elle repartira le 22 décembre 1883 avec 620 passagers pour retourner sur Brest, fait escale à Sainte-Hélène le 16 février 1884, et arrive à Brest le 6 avril, est désarmée et entre en carénage.

Le 1er novembre 1884 la Loire est réarmée et,  elle appareille le 8 pour Toulon, où le navire fait escale du 26 au 30 novembre 1884 pour charger ses passagers, puis effectue la traversée vers Nouméa où il arrive le 15 mars 1885. Elle y débarque les 319 forçats de ce 54ème convoi de transportés. Le 15 mars 1885 départ de Nouméa, escale à Sainte-Hélène le 29 juin, puis la Loire porte assistance à la goélette Don Juan dont 3 hommes avaient assassiné le second et lui procure des vivres, et arrive à Brest le 30 août. Le 22 septembre 1885 elle est désarmée et, le 13 juillet 1886 elle est rayée pour la deuxième fois des listes de la Flotte.

La Loire est le navire qui a effectué le plus de transfert de prisonniers vers la Nouvelle-Calédonie, soit 10 convois, pour un total de 3525 forçats, avant l'arrivée des navires à vapeur affrété par la Compagnie Nantaise de Navigation (Cette compagnie privée effectuera 10 convois de 1891 à 1897, transportant 2917 prisonniers). La Loire transporta aussi 56 déportés politiques sans compter les décès en mer.

Le 10 décembre 1886 la Loire est de nouveau en réarmement, affectée comme ponton à la Division Navale de Cochinchine. Du 15 janvier au 2 février 1887 elle effectue la traversée Brest Toulon, et appareille pour Saïgon en mars. Le contre-amiral de La Jalle effectue une tournée dans le delta du Tonkin en janvier 1889 avec la Loire, l'Alouette et la Sagaie. Le 21 mars, c'est le départ de l'amiral de La Jalle, qui passe à bord du Turenne, le capitaine de vaisseau de La Maisonneuve revenant à bord de la Loire. Le 7 avril 1891, au cours du séjour à Saïgon d'une escadre russe le tsarévitch, futur tsar Nicolas II, est reçu à bord de la Loire. Le 26 décembre 1695, le navire est relevé par la Triomphante, à bord de laquelle passe le commandant et tous les services, et la Loire est désarmée.

Enfin en 1896, le navire est condamné, remis à l'Administration des  Domaines, et mis en vente pour le prix de 60000 francs.                                           

9ème convoi de déportés

Le 5 juin 1874, sous les ordres du capitaine de frégate Lapierre, la Loire quitte Brest. Elle avait embarqué 40 arabes internés au fort de Quélern suite à la Révolte de Kabylie. Mais il n'y avait qu'un seul insurgé de la Commune.

Il s'agit de Jean Louis Nicolas Fayon, dit "de Lafayette", matricule 808, né le 21 septembre 1842 à Montigny-sur-Chiers (Moselle), célibataire, se disant ingénieur-dessinateur, mais en réalité employé au Chemin de Fer du Nord. Condamné en 1862 pour coups et blessures, il s'est engagé pour sept ans en 1865. Après la Commune, il fut condamné par contumace à la déportation dans une enceinte fortifiée. Le 21 février 1873 il fut condamné à 5 ans de prison pour vol, puis le 19 septembre 1873 à dix ans de travaux forcés pour vol avec effraction. Entre temps, arrêté, il est traduit devant le 4ème Conseil de Guerre qui le condamne, en plus des autres condamnations, à la déportation en enceinte fortifiée. Le 14 avril 1874, il réussit à s'évader du fort de Quélern mais, repris, il fut envoyé peu après en Nouvelle-Calédonie.

Sur les 40 arabes mentionnés, 39 sont destinés à la déportation simple à l'île des Pins, et un à la déportation en enceinte fortifiée.

Quittant donc Brest, la Loire se dirige vers la rade des Trousses, où elle embarque 300 forçats provenant du pénitencier de Saint-Martin-de-Ré selon Roger Pérennès (José Barbançon parle de 293 forçats), et destinés au bagne de l'île Nou. C'est le 26ème convoi de transportés.

Après une escale à Santa Catarina, la Loire arrive à Nouméa le 16 octobre 1874, après un voyage de 133 jours.

Pendant la traversée, cinq arabes sont décédés. Sur les 300 forçats du convoi, 250, atteints du scorbut, mourront dans les semaines suivant leur arrivée en Nouvelle-Calédonie d'après Roger Pérennès. Dans Mémoires d'un Communard, Jean Allemane  évoque une épidémie meurtrière : Je dus, la dysenterie ayant  décimé les transportés que la Loire venait de débarquer, aider à en enterrer un très grand nombre. Commencée dès l'aube, notre besogne ne se terminait souvent qu'à la nuit... Les hommes morts de la dysenterie offrent un spectacle auquel j'étais loin d'être préparé. Plus de deux cents condamnés venus par la Loire moururent presque aussitôt leur débarquement. Cependant José Barbançon nous signale que sur les registres d'état-civil du Bagne, qui étaient très bien tenus du reste, seuls 28 décès de forçats venus par la Loire apparaissent dans les 6 mois après l'arrivée du navire.

16ème convoi de déportés

Le seizième convoi appareilla le 7 mars 1876 de Brest avec onze déportés à bord, provenant du "dépôt spécial de Saint-Brieuc. Un des déportés, nommé Victor Alphonse Richard, est débarqué à Rochefort et admis à l'hôpital de la Marine en raison de son état de santé. Né le 7 mai 1813 à Troyes (Aube), il était marié et père d'un enfant. Séparé de sa femme, il vivait en concubinage et exerçait la profession de bonnetier. Il avait été condamné à la déportation simple.

La Loire, une fois pris en compte son chargement de forçats, appareille le 17 mars 1876 de la rade des Trousses à l'île d'Aix, pour arriver à Nouméa le 21 juin 1876, après un voyage de 96 jours. Ce voyage est le second voyage le plus court, après celui du troisième convoi, qui était de 88 jours. Il semblerait que la Loire, à la hauteur de Pernanbouc au Brésil, a viré de bord, évitant l'escale de Santa-Catarina, pour se diriger directement sur le cap de Bonne Espérance.

20ème convoi de déportés

Le vingtième convoi quitta Brest le 10 juillet 1878. Il avait embarqué les 4 derniers déportés, à savoir Louis Badin et Alfred Lucine Joseph Prudot dit "Voinot" pour les condamnés à la déportation en enceinte fortifiée, et André Jules Louis Meunier et Augustin Poquet, pour les condamnés à la déportation simple.

La Loire fait escale le 15 juillet à Rochefort. Elle y embarque un chargement de forçats en provenance de l'île de Ré, dont un certain Louis Ouvrard, puis appareille le 15 juillet 1878, pour arriver à Nouméa le 25 octobre 1878, après un voyage de 102 jours. C'était le dernier convoi de déportés de la Commune envoyés purger leur peine en Nouvelle-Calédonie.

Rapatriements

La Loire participa aussi au rapatriement de certains déportés. Elle quitta ainsi Nouméa le 1er septembre 1877, avec à son bord 75 déportés dont la peine est commuée en détention, 1 arabe libéré, et 5 transportés dont 3 libérés (2arabes et 1 français), un pour révision de jugement, et le dernier dont la peine est commuée en réclusion. Le navire arrivera à Brest le 14 janvier 1878.

Après avoir effectué l'acheminement du vingtième et dernier convoi de déportés destinés à la Nouvelle-Calédonie, la Loire quittera Nouméa le 30 novembre 1878, avec à son bord 71 déportés dont un gracié, et 70 dont la peine est commuée. Le navire arrivera à Brest le 18 mars 1879.

La Loire arrive à Nouméa le 30 septembre 1879 avec le 41ème convoi de transporté. Elle repartira le 1er novembre 1879, avec à son bord 295 déportés graciés ou dont la peine est commuée, plus 19 femmes et 14 enfants de déportés. Elle n'a pas trop souffert du passage du cap, fait escale à Sainte-Hélène le 10 janvier 1880, et tarde apparemment à rentrer. Le navire est en effet attendu à Brest depuis plusieurs semaines, comme le montre une article du Rappel du 16 février 1880. La Loire arrivera enfin le 5 mars suivant.

Enfin la Loire effectuera le dernier transport de déportés ou transportés en direction de la France. Rappelons que la loi du 12 juillet 1880 avait amnistié tous les insurgés de la Commune. Le Loire quitte donc Nouméa le 19 février 1881, avec à son bord 7 déportés graciés. Elle arrivera à Brest le 5 juin 1881.

Sources :

- Déportés et forçats de la Commune : de Belleville à Nouméa, par Roger Pérennès, Nantes, Ouest Editions, 1991.

- Site Internet http://dossiersmarine.free.fr:fs.html.

- Dossiers des navires au Centre des Archives d'Outre-Mer à Aix-en-Provence, série H30.

- Le Républicain de la Loire et de la Haute-Loire du 24 décembre 1873, page 4.

- Courriel de José Barbançon du 21 avril 2014.

- Le Rappel du 16 février 1880.

A bord de La Loire Conférence de Nicole Poilvé-Bader et Christiane Terrier
A bord de La Loire Conférence de Nicole Poilvé-Bader et Christiane Terrier
A bord de La Loire Conférence de Nicole Poilvé-Bader et Christiane Terrier
A bord de La Loire Conférence de Nicole Poilvé-Bader et Christiane Terrier

Publié dans Nouvelle-Calédonie

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La danse des baleines par Wam Wamland

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Drones NC - La danse des baleines Wam Wamland

Impossible de résister à ce partage, mes cousines de passage en Calédonie y vont mercredi (à la chasse à la baleine). J. PAUL

Ajoutée le 7 août 2016

Une danse de baleines sous un bateau lors d'une sortie en mer en Août 2016 en Nouvelle-Calédonie (Pacifique Sud).
Les baleines nous ont offert un ballet nautique bien au delà de nos espérances...Notre drone n'en a pas perdu une miette !

Elles sont venues directement vers nous, et ont tournées autour du bateau à l'arrêt, bien décidées à nous en mettre plein les yeux ! 
Après 15mn elles sont reparties comme elles étaient arrivées...

MERCI MÈRE NATURE !

Publié dans Nouvelle-Calédonie

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