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poesie

Quelle poésie au XXIème siècle ? Une remarquable conférence de Sylvie Coquillard

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Sylvie Coquillard et des ouvrages de poésie
Sylvie Coquillard et des ouvrages de poésie

Sylvie Coquillard et des ouvrages de poésie

UPNC (Université Populaire de Nouvelle-Calédonie) a réussi le tour de force d’attirer du monde en période de vacances scolaires pour cette conférence. Une preuve de plus de l’attrait pour la poésie des Calédoniens.

Choisir de faire son introduction de conférence avec Grand Corps Malade, de son vrai nom Fabien Marsaud, qui n'est pas un rappeur, ni un poète au sens académique, mais un slameur fut d’emblée une indication de l’orientation de la conférence. La poésie n’est pas morte. Elle-même bien vivante à travers le slam notamment.

Le slam est une compétition de poésie venue de Chicago. Les compétiteurs se choisissent un pseudo et scandent leurs textes a cappella. Mais Grand Corps Malade est au dessus du lot Mais je t’aime qu’il interprète en duo avec Camille Lellouche en attendant le nouvel album intitulé Mesdames est remarquable.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, la poésie d’aujourd’hui, Sylvie Coquillard a fait un rappel historique de la poésie qu’elle a défini, entre autres, comme « un genre et avant tout un art ». La conférencière, ancienne enseignante, avait préparé son « cours » avec des citations, des vidéos pour captiver son auditoire sans aucun temps mort. Elle ne pouvait pas faire l’impasse de remonter à la Grèce antique où les poètes rivalisaient avec les Dieux en chantant leurs poèmes comme Orphée, comme le fait Fabien Marsaud. La poésie à travers les âges, c’est aussi évoquer les troubadours plus tard, la poésie était aussi déclamée en chanson aux Moyen Âge. Nos slameurs d’aujourd’hui sont parfaitement en phase avec le genre. Sylvie Coquillard n’a pas oublié de parler du romantisme et de l’incontournable Victor Hugo avec une vidéo d’une jeune asiatique Pak So La déclamant un poème des contemplations dans la langue de Molière avec les difficultés que l’on devine, un passage très émouvant de la conférence. Cette conférence a été une grande réussite, les amis de la poésie disséminés dans la salle avaient préparé une surprise avec la lecture de poèmes à voix haute à tour de rôle. Bravo Sylvie. Mathieu Solier était aux anges de voir le public conquis après le choix de cette conférencière. JP

Mathieu Solier et la conférencière

 

Public et Sylvie Coquillard pendant son exposé
Public et Sylvie Coquillard pendant son exposéPublic et Sylvie Coquillard pendant son exposé

Public et Sylvie Coquillard pendant son exposé

Les amis de la poésie (lectures)Les amis de la poésie (lectures)
Les amis de la poésie (lectures)Les amis de la poésie (lectures)
Les amis de la poésie (lectures)Les amis de la poésie (lectures)

Les amis de la poésie (lectures)

De chaleureux applaudissements en fin de conférence

De chaleureux applaudissements en fin de conférence

Publié dans Poésie, conférences

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MAUX À MOTS de Fabienne CHENE, un recueil de poèmes aux éditions Jet d’Encre disponible sur le Caillou

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Il est disponible à la librairie Calédo Livres,

  une information du 13 juin 2020

 

Immigration, solitude ou cancer, de nombreux maux ravagent la Terre. Lettres, poèmes ou discussions, de nombreux mots l’enchantent. De maux en mots, les douleurs deviennent forces, les ombres se changent en lumière et dansent l’amour, les rires et les joies. De maux en mots, les soucis deviennent poésie, douce pommade qui guérit les brûlures de la vie.

 

Dans ce recueil de poèmes touchant, Fabienne Chéné recueille, élégante et sincère, doutes, peines et émerveillements, ces fragments d’existence, pour dresser un portrait juste et coloré, tout en nuances, du monde qui nous entoure et la fait vibrer.

PRÉ-COMMANDE 15,50 €

 

Fabienne à Nouméa photo de son FB

 

 

 

 

 

Fabienne Chéné

Née le 21 mars 1968 à Fleurance, dans le Gers, Fabienne Chéné a passé son adolescence dans les Hautes-Pyrénées et a émigré en Nouvelle-Calédonie où elle réside depuis 25 ans. Passionnée d’art (dessin, peinture, photographie, théâtre et cinéma), elle découvre la poésie tardivement, à ses 50 ans. Encouragée par sa famille et ses amis, elle publie alors Maux à mots, son premier recueil.

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Imasango la grande poétesse du confinement, l’égérie des versificateurs du Caillou

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Imasango a tenté chaque jour de souffrance des confinés d'apporter son bonheur

Imasango a tenté chaque jour de souffrance des confinés d'apporter son bonheur

Elle n’a pas relâché son effort de solidarité et de soutien aux confinés jusqu’au dernier jour. Imasango, une image de la culture calédonienne qu’on ne se lasse pas d’entendre et de lire. La grande classe, d’une grande dame. Admiration ! JP

Imasango aux éditions de Margeride

Le baiser des pas de nos silences, 2013, épuisé

Le poème est nomade, 2013

Le souffle du silence, 2016, épuisé

Arbre, 2018

Robert Lobet - Éditions de la Margeride

Dessins, gravures, peintures, livres d'artiste

Ce site présente le travail de Robert Lobet, artiste et éditeur installé en Provence près du Pont du Gard

Ci-dessous d’autres parutions de notre poétesse au grand cœur :

 

Imasango la grande poétesse du confinement, l’égérie des versificateurs du CaillouImasango la grande poétesse du confinement, l’égérie des versificateurs du Caillou

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Aube Pacifique, un recueil de poésie de Anne-Marie Jorge Pralong-Valour annoncé dans les prochaines semaines

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Aube Pacifique, un recueil de poésie de Anne-Marie Jorge Pralong-Valour annoncé dans les prochaines semaines

Aube Pacifique, dédié à la Nouvelle-Calédonie, est son troisième recueil après Tant qu'il y aura une aube et Margeride. Elle aime à dire que son rêve de poétesse, de "guetteuse d'étincelles", est un rêve de communiante avec les éléments, un rêve de vie, un rêve de sens : écrire pour comprendre, pour transmettre le fruit de ses découvertes, pour mettre en lumière les multiples sens du réel et ainsi être au plus près de son idéal de Beauté et de Vérité.

Anne-Marie Jorge Pralong-Valour partage sa vie entre l'Auvergne où elle est née, la Nouvelle-Calédonie où elle a posé ses valises un jour de 1980 et l'Asie où elle aime séjourner. Ses nombreux voyages et rencontres, sa curiosité vive nourrissent depuis l'enfance sa poésie.

ISBN 978-2-918198-59-8. Le livre est attendu prochainement à la librairie Calédo Livres (réservation possible)

Ses autres publications :

 

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Mots pour Maux : Luc Camoui relève le défit en composant un texte lyrique, un récit, une histoire à raconter et surtout à partager genre « chaîne d’écriture solidaire » avec ces 20 petits mots pour maux usuels

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Mots pour Maux : Luc Camoui relève le défit en composant un texte lyrique, un récit, une histoire à raconter et surtout à partager genre « chaîne d’écriture solidaire » avec ces 20 petits mots pour maux usuels
Merci à notre poète du nord qui a participé activement à Mots pour Maux. C'est un homme de cœur ! En cliquant sur l'image on obtient une meilleure définition. JP

Merci à notre poète du nord qui a participé activement à Mots pour Maux. C'est un homme de cœur ! En cliquant sur l'image on obtient une meilleure définition. JP

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Mots pour Maux : Nicolas Kurtovitch un poème concocté de sa résidence des Monts Koghis

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Mes yeux le jour

 

mes yeux le jour

voient-ils la nuit

en passant par le chemin

            celui qui borde la mer

mes pas sur la terre

            marchent-ils sur l’eau

je sens vibrer la cascade là-bas

            est-ce l’eau ou bien la pierre

            qui bat le rythme

je contemple la nuit depuis la terrasse

            mes doigts caressent-ils Venus

            ou se perdent-ils dans le néant

j’entends des paroles venir de partout

            mes oreilles captent-elles le silence

mon cœur lorsqu’il bat

            s’arrête-il de battre

au matin la vie survient

avec la mort elles regardent

            la mort et la vie s’embrassent

dans un amas de nuages

je distingue un cheval blanc

il tire une simple charrette

par millier nous nous y tenons

debout agrippés aux rebords

            la course s’arrête-t-elle

            faute d’une piste carrossable

les rues vides et lisses

            se peuplent-elles dans l’ombre

les devantures sans esprit

            vont-elles s’agiter après mon passage

l’herbe qui ne cesse de pousser

            raccourcit-elle en secret durant la nuit

mes pieds au torrent

            caressent-ils le sable

j’ai chanté à la lune

elle se penchait pour mieux entendre

cette voix incongrue

que rien ne pouvait améliorer

            le vent cesse-t-il de souffler

            parce que les sons ne portent plus

des enfants crient face à l’horizon

            celui-là discerne-t-il leurs secrets

mes yeux une fois encore en plein jour

            verront-ils le naufrage invisible

            parce que la nuit cache les naufragés

mes mains lorsqu’elles agrippent le vent

            retiennent-elles aussi de l’eau

ma bouche salive

            embrasse-t-elle la salive

ma peau de sueur se recouvre

            celle-ci sur quel établi s’égoutte-t-elle

des yeux se ferment depuis mille ans

            mille ans que des yeux se ferment

 

mes yeux le jour et la nuit

voient-ils en simultané

la peur et l’espérance

le monde ancien peu à peu s’effacer

            de quels poèmes couvrirons nous la page blanche

de quelle utopie sociale remplirons-nous avenues et campagnes

mes oreilles entendent-elles mes yeux

mes yeux voient-ils mes mains

mes mains caressent-elles l’odeur sucrée de la pluie

mon cœur rejoint-il la peau du tambour

            guide-t-il nos pas ce tambour

           

                                               depuis les Koghis       Avril 2020

 

Retrouvez Nicolas Kurtovitch à Ouessant en suivant ce lien

 

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Mots pour Maux : Alain Lincker, poète mais pas que

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AU Silo 2013 avec Aline JP

Il nous offre le début de son histoire

sur la citée du peuple oublié.

 

Entre les îles de Petite terre et de Grande terre à Mayotte, au pied de la mangrove dans le fracas des mouvements telluriques les vestiges d'une civilisation disparue sont mis à jour. Quel est le fléau qui a conduit à son anéantissement ? Un récit sans doute plus actuel que jamais. Entre les maux, les mots font resurgir la véritable histoire des hommes au pied de la mangrove : la citée du peuple oublié

 

Un précédent article de ce poète qui est resté dans le cœur des Calédoniens et qui réside dans l’Est de la France, un foyer de la pandémie.

 

Téléchargez un Lincker de plus en suivant ce lien

En cliquant sur le texte on obtient une meilleure résolution

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Mots pour Maux : Frédéric Ohlen, un grand de la littérature calédonienne nous offre un poème

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DYSPNÉE

Pour Élisée Bec,

animateur et éditeur de la revue Lichen 

 

Le sait-on assez, la poésie est

un respirateur pour tout asphyxié

On souffre toujours, nous les humains,

de pneumonie latente ou foudroyante

 

On est donc toujours à la recherche d'oxygène

d'où qu'il vienne :

de l'éditeur-jardinier, du poète qui nous inocule en chemin

sa formule ou son vaccin,

voire d'un humble ver marin

qui sait, lui, respirer sous le sable !

 

Oui, comme tout un chacun,

on essaie bêtement de ne pas mourir

Au plus simple des motifs : 

pour n'avoir pas su assez fortement vivre

quand il était encore temps.

 

Débile, hélas, sans pep's ni impetus,

biffé de la Liste

par défaut. 

 

A tous les inspirés 

merci de nous empêcher

sang d'encre ou Souffle d'Or

de trop médiocrement être

 

Frédéric Ohlen

Nouméa, le lundi 13 avril 2020.

Écrivain, poète, éditeur, enseignant, Frédéric Ohlen est né en 1959 à Nouméa. Il vit ses premières années dans la ferme de son grand-père. Il y apprendra l’amour des mots et du monde. La poésie est au cœur de son itinéraire : l’enfance, la mort, les îles, elle noue avec le monde de l’intime et celui de la Terre, des terres, un lien quasi viscéral. Ancien président de la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie, fondateur des éditions L’Herbier de Feu, Frédéric Ohlen a une très riche bibliographie en plus de la poésie, qui va du roman au récit de vie, en passant par l’anthologie poétique ou l’album jeunesse. Deux de ses ouvrages, Quintet un roman et Les Mains d’Isis, ont été publiés chez Gallimard.

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Mots pour Maux : Sandrine Teyssonneyre, poésie parfumée d’une poétesse confinée

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La femme Ylang 

 

Femme-ylang, femme longue comme un feu follet

Femme-soleil, femme-flamme

Femme-feu, femme reflet de lumière

Femme boomerang de clarté

Femme allongée comme une javanaise

A l’ombre d’un patchouli violet

Reflet de cosmos éloigné des hommes

Femme-lumière comme un œil singulier

Qui pend des cieux

Femme-fée, femme-magie

Femme aux doigts d’or qui cousent des mots

Des mots comme des câlins d’ylang

Vert, tropical

Ylang en langues de chat

Vertes et jaunes

Lambeaux de nature divine

Qui tombent comme des lames

Femme au firmament

Femme nue sur le sable dormant

Femme fusion-nature

Nouvelle trinité du feu : jaune, vert, bleu

Trinité sans foi ni loi

Sans croix ni poisse collective

Sans ordre de marche arrière

Sans ordre, un point c’est tout

Trinité de la simplicité

Chassez le naturel, il revient au galop

Naturel ylang où l’on s’endort

Dans les bras de Morphée

Ylang comme un habit de soie

Sur la peau dorée

Comme une combinaison du soir

Sur la peau mouillée

Ylang qui berce les chagrins

Et les transforme en poudre d’or

Ylang qui défait les nœuds

Pour laisser un espace Pacifique

Ylang comme un souffle de soi

Comme un être retrouvé

Ylang comme une matière organique

Pour refaire une vie volée

Dans la longueur de la liane jaune soleil

Qui se penche sur l’eau dorée

Et la mord, comme un sexe

Offert devant l’éternité

 

 

Des fleurs comme l’air

Un air saturé de perles rares

Grises comme un jour de tempête aux Marquises

Des odeurs diaphanes

Qui perlent comme des gouttes d’eau d’Asie

Eau rosée de lotus

Eau dorée de jasmin Sambac

Eau bleue d’iris

Planté dans un bassin parsemé de nénuphars

Des fleurs qui s’unissent

Avec l’air et les eaux

Sans frontières entre les éléments

Des pétales de velours

Qui s’égrènent au fil du temps

Au fil des sources qui s’acheminent entre les continents

De la rose en gouttelettes bulgares

De la rose au thé et du thé à la rose

Thé blanc comme un matin blafard de lumière aveuglante

A Lombok

Des lotus clos comme des fenêtres de palais siamois

Au cœur de l’été de mars

Des lotus roses comme la rose de Taïf

Avec la respiration en plus

Des lotus qui émergent de l’eau

Comme des dards attirés par le cosmos

Des lotus en brassées

Les jours de marché dans Bangkok l’optimiste

Des orchidées violettes

En bouquets illimités

Des orchidées qui baignent dans une cuvette de cuivre

Et font un avec les parois du métal

Des orchidées de soie comme des écharpes nouées sur les seins

Nus au soleil tropical

Des orchidées qui suintent de la sueur sucrée

Comme d’énormes litchis qui explosent

Contre le palais assoiffé

Par l’ardeur d’une humidité qui cloue le corps

Aux draps du lit

Des frangipaniers blancs et jaunes

Qui parfument la marche du visiteur

De Lumpini dans l’aube exotique

Des tipaniés en colliers

Pour remplacer une chemise usée

Par la civilisation morte

La culture qui tue par l’habit

Et le devoir de la morale du mensonge

Des tipaniés qui mettent les rois à nu

Et dévoilent la lâcheté

Au ciel règne l’orchidée immense

Plus grosse que le soleil

Ouverte

Comme une coupole violette et verte

Une coupole crue comme une feuille craquante

Ses pétales de satin brillant

Retombent sur les âmes apeurées

Et les éclaboussent de molécules jasminées

Pour que les âmes regagnent la liberté

De vivre et de se mouvoir

Dans l’infinité de l’espace

Ouvert

 

Sandrine Teyssonneyre

 

Lien vers l’article Dictée du Pacifique 2020 (la grande gagnante a été Sandrine)

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Mots pour Maux avec Évelyne André-Guidici, un condensé de talents, auteure jeunesse, chanteuse, et plus encore !

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Évelyne André-Guidici a été lauréate du prix Livre mon ami 2017 avec « Okaï et Choda », un récit de science-fiction passionnant, une fable écologique qui nous questionne sur notre place en tant qu’humain, sur Terre et dans l’univers et nominé pour le prix Natireva. Elle a créé une comédie musicale Asile au pays des merveilles et fait de nombreuses autres activités à la fois. Evelyne ANDRÉ, professeur de Lettres et écrivaine est un phénomène dans le microcosme littéraire calédonien en plus de son conte, elle nous propose le clip de son dernier album : Elles brûlent – 2020 avec un montage KHARMA LEGAL

Mots pour Maux avec Évelyne André-Guidici, un condensé de talents, auteure jeunesse, chanteuse, et plus encore !

Pas de commentaire inutile, on regarde, on se laisse emporter par sa dernière création

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