En hommage à Jean-Christophe Victor
Ethnologue et fondateur et directeur du Laboratoire d’études politiques et d’analyses cartographiques (Lépac), Jean-Christophe Victor est mort mercredi matin à Montpellier à l’âge de 69 ans selon le Monde. Il animait l’émission « Le dessous des cartes » sur Arte.
Le Dessous des Cartes, magazine de géopolitique écrit et présenté par Jean-Christophe Victor, produit et diffusé par ARTE reste unique en son genre dans le paysage audiovisuel français depuis presque 20 ans.
Son succès est le fruit d’une collaboration étroite et complémentaire entre un laboratoire de recherches, le Lépac, fondé par Jean-Christophe Victor, et une équipe de réalisation et de production gérée par ARTE Studio.
Depuis la création de l’émission, l’exercice s’appuie sur :
- l’utilisation des cartes de géographie pour décrypter les relations internationales ;
- sur la prise en compte des dimensions historiques ;
- sur l’analyse des tendances longues. Avec une ligne éditoriale sans cesse renouvelée, tant par les thèmes abordés que par les déclinaisons du programme - atlas, DVD, VOD, utilisation dédiée du site internet - , le Dessous des Cartes s’inscrit dans une démarche pédagogique.
La construction de l’architecture des thèmes traités sur une année est d’ailleurs élaborée plusieurs mois en amont de la production.
Le travail d’orfèvre, tant pour les recherches que pour l’écriture, ne tend pas à coller à l’actualité mais à ce qui est contemporain, inscrivant l’émission dans l’analyse et le raisonnement.
L’émission ne cherche pas à faire savoir, mais à faire comprendre.
Jean-Christophe Victor, né le 30 mai 1947 à Paris et mort le 28 décembre 2016 à Montpellier, était un enseignant français, expert en géopolitique et en relations internationales. Il était le fils de l'explorateur Paul-Emile Victor et de la journaliste Eliane Victor. Il avait 69 ans.
Paul Gauguin et les Marquises : Paradis Trouve ? Une parution 2016 de Caroline Boyle-Turner
Alors que ses œuvres tahitiennes ont été largement inventoriées et analysées au cours du siècle écoulé, les dernières années de Paul Gauguin à Atuona, sur l’île d’Hiva Oa, n’ont que peu retenu l’attention. Les écrits comme les œuvres de l’artiste datant de cette période révèlent pourtant un engagement profond dans des problématiques liées aux croyances traditionnelles marquisiennes, à l’autorité coloniale ou ecclésiastique, et aux définitions fluctuantes de l’« exotisme ». Paul Gauguin et les Marquises : Paradis trouvé ? met en lumière et en images (l’ouvrage est doté d’un riche appareil iconographique) les défis que dut relever Gauguin pour inventer et interagir avec ce contexte complexe et souvent conflictuel, voire pour l’interpréter ou même l’ignorer à mesure qu’il développait un puissant corpus artistique. Caroline Boyle-Turner se nourrit d’une étude approfondie des écrits et des oeuvres de Gauguin lui-même, et cite de larges extraits de ses lettres ainsi que de son livre Avant et après. Néanmoins, et parce que Gauguin s’efforça de créer son propre mythe – parfois trompeur – de poète et de sauvage, l’auteur en débrouille quelques écheveaux, en puisant dans les archives coloniales. Qu’elles soient en France ou à Papeete (Musée de Tahiti et des Îles et publications de la Société des Études Océaniennes), mais aussi en exploitant les ressources du musée du quai Branly, du centre de documentation du musée d’Orsay, de la Bibliothèque nationale et du Service protestant de mission-Défap, à Paris. Les entretiens de l’auteur avec des descendants de Gauguin, des archéologues, des anthropologues, des botanistes et des historiens spécialistes du Pacifique Sud élargissent la compréhension de son environnement, réel ou imaginé.

Caroline Boyle-Turner, docteur en histoire de l’art, mène des recherches et écrit sur Gauguin et les artistes de l’École de Pont-Aven depuis la fin des années 1970. Sa thèse sur Paul Sérusier (Columbia University, New York) a été publiée en 1983. Elle fut suivie de six autres livres et catalogues d’exposition, notamment : Paul Gauguin and his circle in Brittany ; The Prints of the Pont-Aven School (1986, traduit en français, allemand, hébreu et japonais) ; Paul Sérusier, la technique, l’œuvre peint (1988) ; Jan Verkade (1989, musée Van Gogh d’Amsterdam et musée des beaux-arts de Quimper) ; Les Nabis (1 993) et Sérusier et la Bretagne (1995). Fondatrice et directrice de la Pont-Aven School of Contemporary Art (1993-2008), elle s’est consacrée à l’enseignement et a fait venir à Pont-Aven, du monde entier, des étudiants en art.
La démarche de Caroline Boyle Turner, est plus celle d'une ethnologue, tout en étant celle de l'historienne d'art. Elle est basée sur des interviews avec des descendants de Paul Gauguin, danois, tahaïtiens et marquisiens, mais aussi avec des archéologues, botanistes, géographes, des descendants de personnes que Paul Gauguin a fréquentées aux Marquises. « Beaucoup de ces informations nouvelles ont pour but de corriger de fausses idées associées à la réputation de Paul Gauguin, et aussi de souligner la complexité de sa personnalité, de ce mythe qu'il a créé, amplifié par ses contemporains et admirateurs depuis plus de siècle », ajoute dans un article de la dépêche de Tahiti Caroline Boyle Tuner.
Photo de l'auteur du journal Ouest-France
Les lumières de Noël à Nouméa
Les lumières de Noël viennent de s'éteindre mais que la fête était belle. Maintenant nous attendons les surprises de notre Maire madame Sonia Lagarde pour le nouvel an. JP
PS : Merci aux auteurs des vidéos ci-dessous et n'oubliez pas d'acheter des livres.
Bon Noël aux auteurs de Nouvelle-Calédonie et aux lecteurs du monde entier

Je vous souhaite à tous un bon réveillon de Noël.
C’est vraiment moi « en boule » de Joël
PS : C'est un grand rôle de composition "en boule" pour moi plutôt filiforme.
PETITE HISTOIRE DU CINÉMA EN POLYNÉSIE FRANÇAISE
Cinematamua par Marc Emmanuel Louvat
Collection BEAUX ARTS CINÉMA, PHOTOGRAPHIE OCÉAN PACIFIQUE Polynésie française chez l’Harmattan janvier 2017 • 228 pages
Récits de voyage, romans, gravures, peintures ont longtemps raconté la Polynésie au monde. Au XXe siècle, des réalisateurs comme Maurice Tourneur, Murnau, Richard Thorpe, Claude Pinoteau, Jean Becker viennent filmer Tahiti. Ils sont accompagnés de comédiens célèbres : Douglas Fairbanks, Errol Flynn, Charles Laughton, Marlon Brando, Jean-Paul Belmondo... Anna Chevalier, Charles Mauu, Maea Flohr deviennent également les stars d'un film. Ce livre raconte cette petite histoire du cinéma en Polynésie française des origines à la fin des années 1980.
Marc E. Louvat est un réalisateur vivant en Polynésie française depuis 1994. Il réalise de nombreuses émissions de télévision et des documentaires consacrés à la culture polynésienne. De 2003 à 2011, il gère avec Eric Bourgeois la collecte, la conservation et la valorisation du patrimoine audiovisuel polynésien. Il est l'un des membres fondateurs du Festival International du film documentaire océanien et du ciné-club polynésien Cinematamua.
Noël autour des livres en Calédonie et infos sur salon Livre Paris
C’est Noël avant l'heure aussi pour deux heureux élus qui représenteront les auteurs calédoniens en France dans deux salons majeurs.
Le comité des salons a choisi, parmi une douzaine de candidatures, les deux représentants de la création éditoriale locale qui animeront le stand Océanie du salon Livre Paris 2017 (24 au 27 mars), puis participeront au festival Rochefort Pacifique (29 mars au 2 avril) :
Les winners sont :
Dominique BERTON : illustratrice de multiples ouvrages jeunesse, plasticienne et intervenante artistique.
Sosthène DESANGES : scénariste BD, auteur de la saga fantastique "Ash & Vanille"
Ces deux lauréats auront de la compagnie comme celle de madame Epone Jouve, auteure de " Tiébaghi, mémoires d'un village minier " et paru en 2016, " Georges Montagnat, ce pionnier venu du Nord calédonien " qui m’a fait parvenir ce message :
« … Je voulais vous faire savoir que, en plus des 2 lauréats qui représenteront la Nouvelle-Calédonie au Salon du Livre à Paris du 24 au 27 janvier 2017, j'aurais aussi la joie à leurs côtés de présenter mon dernier livre sur Mr Montagnat sur le stand océanien pendant ces 4 jours....Ce sera aussi pour moi l'occasion d'expliquer cette notion de livre-patrimoine dont mes deux livres en sont l'illustration… »
Affiche Livre Paris et la bibliothèque de Poindimié en tenue de Noël
L’écrivain de Yannick Jan, un roman de 2016
Cet ouvrage est vendu 1 530 XPF / 12.82€ avec les -15% pour les fêtes 1 800 XPF / 15.08€ voir sur Pacific Book’in
L’auteur touche du doigt les états jubilatoires que provoque la gloire, la déchéance se mêlant à la panne de créativité. Il pose le problème de l’image de soi, de la victimisation et du regard des autres. Et si nous étions les acteurs de notre vie, que l’imagination soit le remède absolu ? Jusqu’à la dernière ligne, le lecteur accompagne l’écrivain entre monde rêvé et réalité, ressentant avec lui toutes les émotions à fleur de peau.
Yannick Jan est né en 1973 et arrive en 1985 en Nouvelle-Calédonie. Du 15e arrondissement de Paris au collège de Rivière Salée, le choc culturel est riche !
Musicien depuis l’enfance, c'est vers l'écriture, l'une de ses premières passions, qu'il se tourne désormais.
Fan d'héroïc fantasy, il a écrit plusieurs manuscrits dans ce genre. C'est pourtant un premier roman psychologique qu'il publie aujourd'hui.
« L’écrivain » évoque la gloire et la déchéance d'un homme qui tente de repousser ses démons et interroge l'atavisme dans les choix de vie. Ce premier roman pose la question du regard de l’autre, de la victimisation et de l’image de soi. Il aborde le pouvoir du mental et de la pensée illusoire poussant les personnages à leur paroxysme. Il propose aux lecteurs un voyage temporel et intemporel, géographique, marqué par des scènes de vies où les émotions s’expriment jusqu’à l’excès.
Message de mon ami Nicolas Kurtovitch aux amoureux de la littérature calédonienne :
« Pour un cadeau de Noël (ou un cadeau tout court) Profitez de la réduction de 15% chez les libraires de la place pour la littérature calédonienne ! Merci à tous et bonnes fêtes !
N'hésitez pas à partager !!! »

Guide des poissons de Nouvelle-Calédonie Pierre Laboute, René Grandperrin
Nouvelle édition (2016). Plus de 1200 espèces
Éditions Catherine Ledru, 2016
6 796 XPF / 56.95€ en librairie ou chez Pacific Book’in
Le nombre d’espèces répertoriées ou nouvelles :
La liste officielle publiée des poissons de la Nouvelle-Calédonie contient 2000 espèces ; il faut savoir que cette liste évolue en permanence selon les observations recueillies par les spécialistes.
Pourtant, et c’est remarquable, Pierre Laboute dans ce guide a pu insérer 49 espèces nouvelles qui ne sont pas dans la liste officielle. Il s’agit-là d’une véritable performance. Parmi ces 49 poissons, certains n’avaient jamais été observés en Nouvelle-Calédonie.
Par ailleurs de nouvelles espèces pour la science y figurent : un petit barbier Pseudanthias timanoa, qui a été observé sur la pente externe entre 60 et 100 m de profondeur, et un petit poisson-demoiselle bleu, Chromis sp.nov qui a été observé sur la pente externe vers 55 m par son ami et compagnon de plongée Patrick Plantard.
Pierre Laboute pense que, peut-être, un ou deux labres et quelques gobies pourraient faire partie des espèces nouvelles pour la science, mais cela lui demandera encore quelque temps pour le vérifier et l’affirmer.
Protection de l’environnement marin :
En ce qui concerne la protection de l’environnement de la mer, des lagons, et plus particulièrement de certaines espèces, chacun connaît l’adage «nul n’est censé ignorer la loi».
Pour cela, il existe le Guide du lagon de la Province Sud, le code de l’environnement de la Province Nord, et le code de l’environnement de la Province des Iles.
Et comme l’écrivent les auteurs si justement : « …pour protéger il faut connaître ! Tel est le but de cet ouvrage qu’il convient de considérer comme une contribution à la réalisation d’un état des lieux, à l’aube d’une période au cours de laquelle en maints endroits, de profondes modifications du milieu marin sont susceptibles d’intervenir…
Qu’il incite les spécialistes à lever toutes les incertitudes qu’il contient et à décrire d’éventuelles espèces nouvelles qui y figurent ! Enfin qu’il révèle aux lecteurs la diversité de l’ichtyofaune de ce pays dont la flamboyante beauté constitue l’un des fleurons touristiques !.
Extrait de la préface d’Yves Magnier :
On ne peut qu’inciter le lecteur à lire et relire la merveilleuse préface d’Yves Magnier, qui conclue ainsi : « …fauves puissants ou timides troglodytes, monstres paisibles ou minuscules énergumènes, couples élégants ou bandes espiègles, myriades uniformes ou multicolores essaims, nomades infatigables ou citadins du corail, dansantes farandoles ou nonchalants troupeaux, lames verticales ou lanières ondulantes, nos poissons sont tout cela.
Ils sont camouflés, emplumés, déguisés, griffonnés, cornus. Flûtes et trompettes, becs, rasoirs, pierres, lunes, ballons, étincelles, clowns, anges, demoiselles, les poissons de la Nouvelle-Calédonie défilent, à la parade dans ce livre exceptionnel. »
Pierre Laboute à dédié ce livre : " à la mémoire de mon ami et longtemps compagnon de plongée Alain Gerbault, décédé lors d’une plongée en recycleur le 2 Aout 2016 à la Fausse passe de Uitoé ".
Bernheim en fête ce samedi 10 décembre 2016
Au programme de la journée :
- Un petit déjeuner offert au public à partir de 9h00
- Dédicaces de l'album jeunesse LES CADEAUX DE LUCAS, Conte de Noël calédonien
- Une vente de livre était organisée de 9h à 12h
- Spectacles.
Ci-dessous quelques photos de cet événement avec les artistes déménageurs qui ont beaucoup fait rire les enfants. Ces clowns acrobates vont donner des représentations au centre ville jusqu’à la fin du mois. JP







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