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Il y a de sacrées librairies en Australie

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Boukan, un journal papier pour changer de perspective sur les Outremer

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Boukan, un journal papier pour changer de perspective sur les Outremer

Le premier numéro fait un focus sur la Nouvelle-Calédonie. Sébastien Lebegue signe la photo de couverture avec un jeune de Canala. Un petit clin d’œil à son passage à Nanon-Kénérou.

 

Boukan est le premier journal en kiosque dédié à l’actualité des territoires ultramarins, à la valorisation de ses cultures, de son patrimoine naturel à travers une ligne éditoriale exigeante. Un journal papier, pour être présent dans tous les points presse de France hexagonale, mais aussi dans les territoires ultramarins !

 

10 ans d'expérience avec Une saison en Guyane

 

Cela fait une décennie que nous éditons le semestriel Une saison en Guyane. Nous pensons qu'il est temps de proposer à tous les territoires ultramarins un média papier de référence.

 

Un journal au delà des idées reçues

 

L’image des territoires ultramarins est coincée entre des clichés exotiques et des clichés sociaux. Nous allons développer une ligne éditoriale originale avec l’ambition de renouveler cette vision, tout en valorisant le travail des journalistes et des photographes professionnels locaux.

 

Aujourd'hui, c'est à vous de jouer, préabonnez-vous ! Ensemble, renouvelons le paysage de la presse des Outremer, ouvrons un nouvel espace d'expression et faisons évoluer les mentalités !

 

Les territoires d'Outremer méritent leur place en kiosque

En 2018, il n’existe aucun média papier dans les points presse pour parler des Antilles, de la Guyane, de Mayotte, de la Réunion, de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie, de St Pierre & Miquelon ou des Terres australes. Si l’on observe l’offre des rayons presse, et des médias en général, il est évident que les territoires ultramarins souffrent d’un manque de visibilité…. plus

 

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THƯ CHÚC MỪNG NĂM MỚI 2019

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THƯ CHÚC MỪNG NĂM MỚI 2019

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Le têt et Résistances paysannes au Vietnam par Pierre Daum

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En cette veille de la fête du têt ce petit article de Pierre Daum pour évoquer le problème des terres au Vietnam qui n’empêchera pas tous les vietnamiens de fêter l’année du cochon qui arrive. JP

 

Extrait d’un article office du tourisme du Vietnam pour expliquer l’importance de cette fête :

Le Nouvel an est la fête la plus importante du Vietnam. Elle marque la fin d’une année lunaire et le début d’une nouvelle année. On célèbre le Têt entre le 1er et le 7e jour de l’année lunaire soit, grosso modo, entre la dernière semaine de janvier et la troisième de février (ni avant ni après cette période).

Le Têt marque également l’arrivée du printemps, d’où son nom vietnamien qui signifie « fête de la Première Aurore ».

Les Vietnamiens en profitent pour prendre leurs vacances à ce moment-là : 3 jours fériés. Attention : les bureaux ferment leurs portes, les hôtels affichent complet, les avions sont pleins à craquer, les transports publics marchent au ralenti.

Pourquoi le Têt est-il si important ? Parce que c’est le seul jour de l’année, selon la tradition, où les âmes des morts reviennent sur terre. Il ne faut donc pas rater le rendez-vous avec elles. Les vivants doivent impérativement être présents pour les recevoir devant l’autel des Ancêtres.

Les pétards faisant chaque année des victimes, ils sont totalement interdits depuis le 1er janvier 1995.

 

Pendant les journées qui précèdent, les marchés débordent de fleurs, les branches de pruniers aux fleurs jaunes (cây mai) étant les plus recherchées pour décorer les maisons. Les familles se réunissent. Dans les pagodes, on brûle du santal dans des encensoirs.

On présente au génie gardien du foyer des plateaux de friandises et des objets en papier. Cette cérémonie de « l’adieu aux dieux lares » est censée marquer le voyage vers le Ciel de l’Esprit de la Terre qui s’en va faire un rapport annuel sur les vivants auprès du Tout-Puissant Empereur de Jade.

Avant le jour même du Têt, on confectionne le bánh chưng, un gâteau de riz gluant.

 

Le 1er jour de la nouvelle année est d’une importance cruciale pour les Vietnamiens. Tout ce qui se dit et se fait ce jour-là influence le reste de l’année. La première personne qui franchit le seuil de la maison doit être une personne vertueuse et fortunée, pour apporter prospérité et bonheur sur la famille pendant les 365 jours suivants. Il est interdit de se quereller ce jour-là, de jurer, de casser de la vaisselle (!). Les anciens ne font aucun travail manuel le jour du Têt, car ces actes annoncent peine et sueur pour toute l’année !

C’est ça, le Têt ! Une fête vraiment unique en son genre, à la fois religieuse et civile, qu’aucun Vietnamien ne peut manquer de célébrer.

En 2019, on entre dans l'année du cochon de terre.

 

Extrait de l’article de Pierre Daum : Des terres confisquées au nom du développement

 

Le Monde diplomatique - Février 2019, pages 1, 16 et 17, en kiosques

 

Résistances paysannes au Vietnam

Assoiffé de croissance, le Vietnam mise sur l’essor des industries utilisatrices de main-d’œuvre et sur le développement de l’immobilier — sans regarder de trop près les conséquences pour l’environnement et pour les terres agricoles. Ce qui suscite la colère de nombreux paysans.

 

Le Monde diplomatique : Résistances paysannes au Vietnam par Pierre Daum   aperçu

 

Anonyme. – Rues bloquées à l’entrée de Dong Tam lors d’une manifestation, Hanoï, avril 2017 Reuters

 

En avril 2017, le village de Dong Tam, à la périphérie de Hanoï, fut le théâtre d’un surprenant fait divers. Des centaines de paysans, qui protestaient depuis des mois contre l’expropriation de leurs terres dans le cadre d’un projet de construction immobilière, osèrent séquestrer pendant plus d’une semaine trente-huit policiers venus les déloger. Au lieu de recourir à la force pour libérer leurs agents, les autorités vietnamiennes envoyèrent le président du comité populaire de Hanoï, M. Nguyen Duc Chung négocier avec les preneurs d’otages. Ceux-ci finirent par relâcher leurs prisonniers, en échange de la promesse de meilleures indemnisations.

 

Ce n’est pas le seul cas. À Nam O, au centre du pays, un village côtier réputé pour l’excellence de son nuoc-mâm, plusieurs familles refusent actuellement de quitter leurs maisons pour laisser place à la construction d’un immense complexe touristique. Celui-ci absorberait toute la plage et les empêcherait de poursuivre leur activité de pêche, essentielle à la fabrication de cette célèbre sauce à base de poisson fermenté.

 

À Ho Chi Minh-Ville, la capitale économique, dans le sud, le dernier morceau de verdure du centre-ville, dans le quartier de Thu Thiem, résiste depuis vingt ans à la bétonisation. Une poignée de cultivateurs opiniâtres multiplient les actions en justice contre l’arrêté d’expulsion dont ils font l’objet, arguant que toutes les procédures légales d’expropriation n’ont pas été respectées — et elles sont en effet nombreuses, tant les lois foncières au Vietnam ont tendance à s’empiler.

 

Aussi surprenantes soient-elles, de telles protestations contre l’expropriation de terres agricoles destinées à des projets industriels, touristiques ou immobiliers sont monnaie courante. Elles constituent même, selon les chercheuses Marie Gibert et Juliette Segard, « la source la plus importante de tensions sociales dans le Vietnam contemporain » et certainement la seule forme de contestation politique que la population s’autorise, dans un pays où tous les (...)

 

Taille de l’article complet : 4 186 mots. Cet article est réservé aux abonnés

Pierre Daum Journaliste.

 

Lien vers un article sur Les Moustaches de Tigre, un roman sur l’Indochine

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Michel Gérard s’est éteint à l’âge de 92 ans

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Il avait été président de l’amicale des anciens combattants d’outre mer. Ancien de la guerre d’Indochine, de 1947 à 1949[1], il avait ensuite été journaliste radio à Radio Saigon. De l’Asie, il s’était d’abord rendu à Tahiti pour Radio Tahiti.

 

En 1958, il y avait créé la revue Sud Pacifique.

Il était aussi auteur de livres.

  • La gloire et l'amertume
    Description : Note : Contient un choix d'articles et d'allocutions rédigés entre 1994 et 2001
    Édition : Nouméa : Amicale des anciens combattants d'outre-mer , DL 2006
     
  • Un regard sur le monde

    bilan et réflexions d'un ancien journaliste du Caillou

    Description matérielle : 213 p.Édition : Nouméa : M. Gérard , 2001

J'en ai retrouvé un L'espace intérieur avec photo voir ci-dessous en espérant ne pas me tromper. Merci à ceux qui ont d'autres informations de me les communiquer. paulj@lagoon. nc Joël PAUL

 

Directeur de la France Australe, en 1966, seul quotidien jusqu’au début des années 70, la France Australe était alors toute puissante et était la Société Le Nickel. Michel Gérard dirigea la France Australe de 1966 à 1975.

Professeur de yoga qu’il enseignait, Michel Gérard était distingué dans l’ordre national de la Légion d’Honneur.

Photo Johnny… il y a 44 ans ! D’un article Outremer 1er de Antoine Letenneur (YA) Publié le 27/04/2016 à 15:36

Titre : L'espace intérieur  Éditeur : Editions Savitri / Nouméa  Date d'édition : 1973. Un livre de Michel Gérard

Titre : L'espace intérieur Éditeur : Editions Savitri / Nouméa Date d'édition : 1973. Un livre de Michel Gérard

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Le styrax produit le benjoin

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Extrait d'un livre en anglais

Extrait d'un livre en anglais

Source de la photo ci-dessus

Le styrax originaire d'Indochine (Styrax tonkinensis), qui produit le benjoin du Siam ou du Laos de couleur jaune-brun.

Originaire du Laos, le Styrax tonkinensis pousse de manière spontanée dans les montagnes du Laos, de Thaïlande et du Nord du Vietnam. Ce grand arbre à l'allure de bouleau se nomme benjoin du Laos, benjoin de Siam ou encore aliboufier benjoin. C'est l'exsudation odorante –la gomme de benjoin - de cet arbre qui est récoltée. Cette résine est stimulée artificiellement en pratiquant des incisions sur le tronc d'un arbre mature, dès le mois de Septembre. Plusieurs incisions sont effectuées sur un même tronc et l'arbre peut produire pendant 2 à 3 ans. L'écorce est entaillée sous la forme d'un « V » ou d'un rectangle pour que la précieuse résine s'accumule entre la languette de l'écorce et le tronc. Le benjoin s'écoule le long du tronc sous forme de larmes blanches et cassantes quelques semaines seulement après le gemmage. La récolte, unique dans l'année, est pratiquée aux mois de janvier-février. Les larmes de benjoin sont ensuite nettoyées et triées par taille et couleur afin de leur donner différents grades (larme n°2, larme n°3 ou encore larme n°5) révélant leurs qualités olfactives

Vers le 14ème siècle, les gommes de benjoin étaient méticuleusement préparées pour l'exportation. Des forêts du Laos jusqu'à Bangkok où il transitait puis en Europe, les larmes de benjoin faisaient un long et torride périple qui pouvait altérer sa subtile odeur. Les moyens de locomotion n'étant pas les mêmes qu'aujourd'hui, les Laotiens avaient recourt à une technique ancestrale pour préserver leur odeur. Ainsi, la résine était répandue sur de grandes nattes où des rhizomes de gingembre remplis de moelle d'os de porc étaient ajoutés. Ces nattes étaient ensuite attachées et empaquetées.

L'absorption de la graisse par la gomme permettait d'en conserver et d'en affiner l'odeur. Ce long processus pouvait durer un an. Après absorption complète de la graisse, la gomme était prête à être exportée.

L’encens est souvent fabriqué sur une base de benjoin.

Fabrication de l'encens au Vietnam (2011) auteur ?

Extrait d’une étude sur le benjoin pendant la période Coloniale

Historique et généralités

Le benjoin est une résine odoriférante produite par certains arbres des forêts de l'archipel Malais (Java et Sumatra) et de la presqu'île indochinoise…

On distingue deux qualités de benjoin d'après les pays d'origine.

Aujourd'hui le commerce admet encore cette distinction

1°- Le benjoin de Sumatra, encore appelé benjoin de Padang, de Penang ou de Palembang, qui est assez peu consistant, de couleur rougeâtre et très faiblement parfumé ;

2°- Le benjoin de Siam, qui était entièrement produit par l'Indochine Française beaucoup plus estimé que le précédent. Il se présente sous l'aspect de « larmes » plus ou moins grosses qui prennent rapidement la teinte « vieil ivoire » recherchée par le commerce : il se concrétise parfaitement, sa cassure est cristalline et sa fine odeur de vanille est très agréable.

Les analyses chimiques suivantes montrent, d'ailleurs, que ces deux sortes de benjoin n'ont pas la même composition. Le benjoin d'Indochine ne renferme pas d'acide cinnamique. Il est plus riche en éthers et en vaniline et comme ces corps lui confèrent le goût et le parfum, qualités pour lesquelles le benjoin est recherché, sa valeur commerciale était sensiblement le double de celle du benjoin de Sumatra.

Description du Styrax tonkinense Pierre

Le Styrax tonkinense est un arbre de petite taille atteignant 20 mètres au plus qui pousse dans les sols granitiques, gréseux ou schisteux, mais jamais en sols calcaires. De croissance très rapide, il s'installe de préférence sur les coupes très claires de forêts ou sur les défrichements, pourvu que quelques arbres soient réservés comme porte-graines. La reproduction par ensemencement naturel se fait bien surtout sur l'emplacement d'anciens « rays » (partie de forêt que les indigènes coupent et incendient pour pouvoir pendant deux ou trois ans cultiver le riz de montagne). On observe parfois là de véritables semis en brosse.

Vers 8-10 ans, l'arbre est adulte, il atteint ses dimensions maxima vers 25 à 30 ans. Plus tard, il dépérit. Aussi, en forêt secondaire un peu vieille, on le trouve seulement par sujet isolé.

L'aire de dispersion du Styrax tonkinense est relativement étendue.

Au TONKIN, il est fréquent dans la moyenne région : provinces de Phu-Tho, Tuyên-Quang, Yên-Bay, Thai-Nguyên. Il descend à Vietri et Son-Tay jusqu'au niveau du Delta.

D'autre part, il remonte jusque dans les bassins supérieurs du Fleuve-Rouge et de la Rivière-Noire.

Il est appelé "Bô-Dé" et, d'après la couleur du bois, on en distingue deux vanétés :

Bô-Dê trang, à bois jaunâtre ;

Bô-Dê tia, à bois légèrement rosé.

En Annam, on ne trouve le Styrax tonkinense que dans la province de Thanh-Hoa. Ses noms vernaculaires varient avec les diverses races d'habitants. Les Muongs l'appellent "Dong-Tra" dans la région de Thanh-Thanh et "Trach-Lôc" dans la haute vallée du Song-Tra.

Les Thais l'appellent partout "Nhàn", mais ils distinguent trois variétés, d'après la disposition des branches…

Conclusion :

L'Indochine Française est donc un des premiers pays producteurs de benjoin. Si les quantités qu'elle exporte sont faibles par rapport à celles exportées de Java et Sumatra, il ne faut pas oublier que notre benjoin est de qualité supérieure, qu'il est recherché sur tous les marchés, et que notre Colonie d'Extrême-Orient a le monopole absolu de la production de cette précieuse résine qu'est le benjoin dit du Siam ou de Saïgon.

D'ailleurs, l'Indochine peut produire beaucoup plus qu'elle n'exporte actuellement. L'exportation augmente en effet dans de fortes proportions depuis 3 ans.

Et cependant ce sont les indigènes de race Thai seuls qui, en 1913 comme actuellement, exploitent le benjoin. Ils se contentent de recueillir la résine des arbres naturels qu'ils trouvent, sans jamais dégager les semis, sans jamais faire de plantation, comme les indigènes de Sumatra.

Mais les conditions vont changer. La grande facilité avec laquelle le Styrax tonkinense Pierre se régénère dans la région à benjoin où il est presque envahissant, sa rapide croissance qui le rend exploitable vers 6 ou 8 ans, la grande valeur du baume qu'il produit, prouvent que c'est par excellence un arbre à cultiver.

Il y a place dans le Haut-Laos en particulier, pour de vastes plantations établies méthodiquement.

Grâce à la régularité de leur production, elles atténueraient les variations de l'exploitation actuelle, en même temps que, par leurs méthodes rationnelles, elles feraient l'éducation de l'indigène, qui aurait tout à gagner à ce voisinage.

Enfin, pour assurer à l'entreprise un sûr équilibre et un rendement immédiat, il conviendrait de la doubler d'une exploitation de stick-lac ; occupant les basses altitudes celle-ci permettrait une occupation verticale du terrain à peu près continue, particulièrement opportune dans ces régions mouvementées.

L'Administration française, estimant jouer son rôle en préparant les voies à la colonisation a entrepris la mise en valeur d'une centaine d'hectares aux environs de Sam-Nua. Elle se propose d'y expérimenter des méthodes rationnelles d'exploitation de l'arbre à benjoin, d'en entreprendre l'étude systématique et la sélection.

Ainsi le planteur ne se trouvera pas isolé dans ces régions neuves et jouira immédiatement de l'assistance technique qui lui est indispensable.

Source : Inspection Générale de l'Agriculture, de l'élevage et des Forêts - Hanoï 1931 (Source ANAI, amicale nationale des anciens d’Indochine)

Pourquoi cet article sur le Stirax et le benjoin parce que Hubert Morin l’un de mes personnage de mon roman « Les Moustaches de Tigre » en cultive. J’ai découvert ce produit et cette culture pendant mes recherches sur l’Indochine. Je connaissais l’Hévea et Michelin mais pas le styrax. JP

Extrait d’un passage de mon roman qui évoque le styrax :

Cela faisait trois-cents jours que Momo n’avait plus donné signe de vie. Hubert prit sa jeep pour faire le tour de la propriété. La jeep était un surplus de l’armée américaine comme celles que les colons et l’armée française avaient rachetées en grande quantité aux Philippines depuis la fin du conflit en Europe. Il produisait surtout du café, mais aussi du tabac et du benjoin. Ses magnifiques styrax de quinze mètres de haut, aux troncs rougeâtres, étaient ses préférés. Il commença par leur rendre visite, comme à chaque fois qu’il faisait sa tournée. Lorsqu’il était seul, il enlaçait les troncs tellement il les chérissait. La plantation de styrax se dressait fièrement derrière un vallon qu’il avait défriché trente ans auparavant. Il était fier de ses grands arbres.

Il parcourut les premières allées d’arbres alignés au cordeau avant de s’arrêter à la hauteur de coolies qui incisaient les troncs. D’autres travailleurs, plus loin, récoltaient des lentilles de gommes de benjoin sur des arbres qui suintaient depuis quelques jours. À la manière leste et rapide dont il descendit de sa jeep, les coolies devinèrent qu’il n’était pas content. N’ayant de chef d’équipe sous la main, il fit appeler Rousseau. Quand il avait quelque chose à dire, il s’arrangeait toujours pour passer par un responsable. « C’est comme ça qu’on obtient le respect » disait-il. Kan pressait le pas pour venir le rejoindre, mais il se faisait vieux. Il traînait une jambe, blessée à l’époque de sa jeunesse. Le maître des lieux s’impatientait.

— Kan, qu’est-ce que c’est que cette façon de tailler l’écorce ?

— Mais patron, nous avons toujours fait comme ça.

— Tu vieillis, Kan, je vais te montrer. Dis au niaque[1] de s’écarter.

Tandis que Kan ordonnait en annamite au coolie de céder sa place au boss, Hubert avait déjà retroussé ses manches. Il se plaça dans la même position que l’ouvrier afin de continuer l’incision. Il le fit avec une délicatesse et une adresse que personne n’avait sur la plantation.

« Regardez, bande de bons à rien, comment il faut faire. Ce n’est pas étonnant que certains de mes arbres crèvent avec les blessures que vous leur infligez ». Les coolies vinrent à tour de rôle admirer le travail du patron en se penchant sur l’incision comme s’ils en voyaient une pour la première fois. Ils marmonnèrent des compliments d’admiration probablement feints. Ils savaient être fourbes dans de telles circonstances. L’égo d’Hubert Morin était flatté, à la grande satisfaction de Kan. « Vous êtes le meilleur », ajouta-t-il d’une voix de fausset.

Hubert Morin remonta dans sa jeep, satisfait. Il ne se serait pas permis d’en montrer aux saigneurs d’hévéas de Cochinchine, mais le styrax, c’était son dada. Il laissait le latex aux riches du Sud, la surface des exploitations de l’Annam était trop petite pour cette culture. Michelin le dégoûtait avec son argent et le soutien qu’il avait des politiques de la métropole.

 

[1]. Équivalent de nhà-quê : paysan (terme péjoratif).

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2018 : CHIEN DE TERRE Nouvel an asiatique ce vendredi 16 janvier 18

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Les Chinois partout dans le monde disent au-revoir à l’année du Coq de feu pour accueillir celle du Chien de Terre.  Cette fête du nouvel an extrêmement populaire en Asie et aussi une des plus longues.

Fête du Têt, Nouvel an vietnamien (Têt Nguyên Dán) au Vietnam

Nouvel an est la fête la plus importante du Vietnam. Elle marque la fin d’une année lunaire et le début d’une nouvelle année. On célèbre le Têt entre le 1er et le 7e jour de l’année lunaire soit, grosso modo, entre la dernière semaine de janvier et la troisième de février (ni avant ni après cette période).

Le Têt marque également l’arrivée du printemps, d’où son nom vietnamien qui signifie « fête de la Première Aurore ».

 

Le vieux lettré qui donne des lettres de chance au début de l'année image du site Amica travel

Dans l’astrologie chinoise, le Chien est associé à certaines qualités comme la loyauté, la générosité et la confiance.

L’année du chien devrait favoriser l’optimisme, la franchise, la sollicitude, la chaleur des relations humaines. Le Chien de Terre a pleinement conscience de l’injustice sociale.

ORIGINE de l’ASTROLOGIE CHINOISE :

La légende dit que le Bouddha convia pour le Nouvel An tous les animaux de son royaume. Pour des raisons inconnues, douze uniquement se rendirent à l’invitation. Dans l’ordre des arrivées, le Rat fut le premier, le Buffle le second, le Tigre le troisième, puis le Chat, le Dragon, le Serpent, le Cheval, la Chèvre, le Singe, le Coq, le Chien et le Cochon. Pour les remercier, Bouddha décida de consacrer une année lunaire à chacun d’entre eux. Dès ce jour donc, tous les nouveau-nés allaient être dotés des caractéristiques principales, qualités et défauts, de l’animal gouvernant l’année de leur naissance.

A ces caractéristiques viennent s’ajouter d’autres éléments traditionnels de la pensée chinoise, notamment les éléments : le Métal, l’Eau, le Bois, le Feu et la Terre.

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Recette de la galette des rois de Footprint Pacifique

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Image du site http://lagalettedesrois.fr/ allez y faire un tour.

Image du site http://lagalettedesrois.fr/ allez y faire un tour.

Recette de la galette des rois dans Cuisine faim valab’ en Nouvelle-Calédonie le troisième livre dans la série, toujours avec la cuisine locale illustrée avec des images de la Nouvelle-Calédonie et d’ailleurs. Un livre plein de saveurs bien mijoté, un cadeau «fin valab» !

Aussi Cuisine faim* bonne en Nouvelle-Calédonie de Mike Hosken et Cuisine faim* facile en Nouvelle-Calédonie toujours chez Footprint-pacifique ainsi que Easy Cuisine New Caledonia

Recette de la galette des rois / Cuisine Faim Valab’

INGREDIENTS POUR 8 PERSONNES :

– 2 pâtes feuilletées pur beurre

– 100gr de beurre

– 125 gr de poudre d’amande

– 100gr de sucre

– 3 oeufs (dont 1 pour la dorure)

– 1 poignée d’amandes effilées

– 1 fève

RECETTE :

Dans un saladier, mélanger le beurre mou, le sucre et la poudre d’amande. Ajouter les 2 oeufs un à un et les amandes effilées.

Dérouler la pâte sur une plaque avec du papier sulfurisé. A l’aide  d’un pinceau, humidifier les bords de la pâte sans déborder sur l’extérieur.

Répartir la crème d’amande au centre de la pâte. Ajouter la fève. Déposer délicatement la seconde pâte feuillettée.

Appuyer avec les doigts sur l’extrémité, puis replier vers l’intérieur.

Battre l’oeuf et badigeonner la tarte avec la pointe du couteau afin de dessiner les diagonales.

Mettre au four pendant 10 mins à 240°C puis 20 mins à 180°C

Bon appétit !

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Les à-côtés du salon du livre en Polynésie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Echange de balles entre Auriane et Océane et Quentin animateur et pitre à ses heures. Photos de JP
Echange de balles entre Auriane et Océane et Quentin animateur et pitre à ses heures. Photos de JP

Echange de balles entre Auriane et Océane et Quentin animateur et pitre à ses heures. Photos de JP

Les invités sur la plage : Deux célèbres traductrices avec Iian Levison auteur américain, Joël et son épouse, Steven Labeau et sa compagne. Photos JP
Les invités sur la plage : Deux célèbres traductrices avec Iian Levison auteur américain, Joël et son épouse, Steven Labeau et sa compagne. Photos JPLes invités sur la plage : Deux célèbres traductrices avec Iian Levison auteur américain, Joël et son épouse, Steven Labeau et sa compagne. Photos JP

Les invités sur la plage : Deux célèbres traductrices avec Iian Levison auteur américain, Joël et son épouse, Steven Labeau et sa compagne. Photos JP

L'appel du large à Teahupoo de Than Van et d'Hélène Kérillis Photo JP (sauf le surfeur)L'appel du large à Teahupoo de Than Van et d'Hélène Kérillis Photo JP (sauf le surfeur)
L'appel du large à Teahupoo de Than Van et d'Hélène Kérillis Photo JP (sauf le surfeur)

L'appel du large à Teahupoo de Than Van et d'Hélène Kérillis Photo JP (sauf le surfeur)

Un bon restaurant avec le prix Fémina Marcus Malte un bon souvenir aussi. Photo JP

Un bon restaurant avec le prix Fémina Marcus Malte un bon souvenir aussi. Photo JP

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LE SPECTACLE PINA’INA’I, la fièvre du samedi soir à Papeete

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Photos JP
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Pina’ina’i 7.17 Écho de l’esprit et des corps.

Spectacle inédit présenté par l’association Littéramā’ohi avec 50 artistes - auteurs, orateurs, danseurs et musiciens.

Le spectacle Pina’ina’i, dirigé par le chorégraphe Moana’ura Tehei’ura, compte des danseurs et danseuses chevronnés venus de différentes formations. Le spectacle s’est joué en une représentation unique. Mais il a été également présenté ce 18 novembre exceptionnellement, à l’occasion du Salon du livre. JP

La Pina’ina’i, ode à l'amour Extrait d’un article polynesie1ere.fr avec Hiro'a et EL Publié le 21/10/2017

La 7e édition de Pina’ina’i s’était déroulé samedi 21 octobre, sur le Paepae a Hiro de la Maison de la culture. Le thème de l'amour a été choisi pour cette année.

Un thème si riche que Moana’ura Tehei’ura, le concepteur et chorégraphe de Pina’ina’i, parle d’ "amours au pluriel" : "Ce qui m’a intéressé, c’est de révéler cet amour, de le dénoncer et de le revendiquer au sein d’une société autochtone qui a ses valeurs traditionnelles. On a tendance à idéaliser l’amour, à le vivre dans des mythes, dans des modèles de cinéma, et à oublier que les gens de la vie de tous les jours peuvent aussi vivre des histoires d’amour. Mais s’il y a de l’amour, il y a également de la tristesse, de la haine, de la peine, de la douleur, il y a l’amour-passion, il y a toutes les formes d’amour et tout le monde a le droit de vivre ces amours. "

Comme chaque année, le chorégraphe se lance le défi de nous faire changer de regard sur le monde qui nous entoure, et il cherche toujours à aller plus loin, à créer la surprise et à se surprendre lui-même. Pour cela, Moana’ura Tehei’ura a recours à une méthode redoutable : il prive les participants de tout contrôle sur leurs textes.

Certains écrits sont déconstruits, d’autres sont mélangés pour créer une sorte de dialogue. "Ce qui est intéressant pour les auteurs, c’est de ne plus être maître de leurs mots ; à partir du moment où ils me livrent leurs textes, ils entrent en résonance avec les autres textes, se transforment même, et deviennent d’autres textes, d’autres mots font sens autrement. Les textes font écho et les auteurs abandonnent leur égo", explique le chorégraphe…

… Mais, l’attraction du spectacle reste la littérature. "Certains avaient peur que je m’en serve comme d’une excuse pour faire un spectacle de danse", raconte Moana’ura Tehei’ura. Mais le chorégraphe le prouve chaque année, la vedette, c’est bien la littérature ; la danse n’est que le support de l’écriture. Il s’entoure tout de même des meilleurs éléments: cette année, il y aura le meilleur danseur du Heiva, le meilleur danseur de l’an dernier, et des danseuses confirmées. Les lumières sont "travaillées à la seconde près pour aller avec le spectacle" et la musique est composée par Jeff Tanerii, qui mélange avec talent des sonorités synthétiques et des percussions traditionnelles. Cette année, Frédéric Rossoni, professeur au Conservatoire Artistique de Polynésie française et la chanteuse Taloo participent également à ce projet.

Photo JP Une pure merveille, un spectacle grandiose !!! Photos JPPhoto JP Une pure merveille, un spectacle grandiose !!! Photos JP
Photo JP Une pure merveille, un spectacle grandiose !!! Photos JP
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