Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Les confidences de Jean Guiart

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Jean Guiart à Tahiti novembre 2017 photo de Joël PAUL

Jean Guiart à Tahiti novembre 2017 photo de Joël PAUL

Connexions N°7 (le 8 même converture)

Jean Guiart, né le 22 juillet 1925 à Lyon, est un anthropologue et ethnologue français spécialiste de la Mélanésie. J’ai eu l’honneur de le rencontrer à Papeete lors de mon séjour pour le salon du livre de Polynésie en novembre 2017. Le dernier survivant des fondateurs de la société des Océanistes à encore bon pied bon œil. Il m’a donné son dernier numéro le 8 de connexions. Depuis sa retraite, il vit entre Nouméa et Tahiti, il se consacre à ses maisons d'édition : Le Rocher-à-la-Voile et Te Pito O Te Fenua. Il a pris sa retraite à 70 ans et a publié plus de trente livres depuis. J’ai tardé à lire ce livre faute de temps. Je l’ai attaqué cette semaine pour découvrir son contenu. Le livre contient divers textes de Jean Guiart, Edgar Aubert de la Rüe, Manuel Perianez, Agence TASS, Serge Dunis, Christophe Shigetomi. Mais dès la première partie, le texte de Jean Guiart, de la page 5 à 67 et en petits caractères, j’ai compris que je lisais un véritable testament de l’Anthropologue.

Il dit tout ce qu’il a sur cœur. Le titre est La fondation de l’Institut Français d’Océanie à Nouméa, Souvenirs des marges du dossier par Jean Guiart. Ça décoiffe ! Jean Guiart raconte sa vie depuis son départ de métropole à aujourd’hui sans omettre les détails de sa vie la plus intime. Un incroyable témoignage, si on fait abstraction de ses coups de griffes ou plutôt les lacérations qu’il inflige à la bourgeoisie coloniale et ses collègues incompétents. C’est Jean Guiart qui le dit, ils ont été nombreux. Il cite, nomme sans retenu, sans peur (sans reproche, ce sont les mis en cause qui pourraient le dire). Attention, il aborde la politique et donne son opinion sur nos élus d’ici. Il doit tremper sa plume dans du vitriol pour rédiger ses manuscrits. Mais c’est un témoin d’une époque, (du patrimoine vivant), un scientifique reconnu. À 92 ans je pense qu’il peut se permettre de faire des révélations que personne n’oserait faire. Pour les amateurs d’ethnologie, les autres articles sont très intéressants et il y a des photographies probablement inédites. Je laisse le soin aux curieux de découvrir les noms de personnages bien connus ici qu’il cite. Après ma lecture du Réveil Kanak et de Jean Guiart, je vais bientôt être incollable sur l’histoire et la petite histoire du pays. JP  

NB : Les autres articles sont à lire également. J'ai aimé Le refus de la doxa ce qu'on ne vous a jamais dit page 96, des informations brutes page 115 ainsi que les variations négatives du quai Branly de Jean Guiart page 143. JP (Il y a aussi des articles en anglais).

Son père, Jules Guiart, était professeur de parasitologie et d'histoire naturelle médicale, et son grand-père professeur spécialisé en psychiatrie. Son grand-oncle, le professeur Charles Bouchard, était directeur de la médecine au ministère de l'instruction publique. Son autre grand-oncle, sir Marc Armand Ruffer était Chief medical officer for the Near East établi en Égypte.

Son père était d'une lignée d'officiers de santé de père en fils. Sa mère, Hélène Pierret, était d'une famille de médecins et de banquiers établis en Angleterre, en France et en Allemagne et dont la racine était en Silésie. La famille est ainsi traditionnellement trilingue, français, anglais et allemand.

À seize ans, Jean Guiart joue un rôle mineur dans la résistance, confectionnant de faux papiers pour des familles juives et pour les réfractaires au STO, le service du travail obligatoire en Allemagne. Sa connaissance de l'allemand lui permet d'échapper à une arrestation par la Gestapo au printemps 1943 dans un train entre Lyon et Valence. (Source Wikipédia)

 

Document :

- Jean GUIART, ethnologue et directeur du laboratoire du musée de l'Homme : parle de l'exposition d'Orly : "Le Bois de l'Homme", a baigné dans le monde universitaire depuis enfant, ses origines diverses, son enfance privilégiée l'a poussé à de venir ethnologue, parle de son éducation et de ses études, a failli être missionnaire protestant. Comment lui est venu sa vocation, ses voyages et ses recherches, a épousé une mélanésienne, parle de son métier d'ethnologue, la France comme terrain d'étude, donne sa définition de l'ethnologue, parle du musée de l'Homme et du travail qui y est fait, explique les motifs de l'exposition d'Orly, la place du bois dans les sociétés, la plaisir du choix des objets. Parle des musées de province, du fait que les gens des villes soient coupés de la nature, proteste contre l'abattage des forêts, préfère le bois au métal, la rôle du bois dans les rituels religieux, la réaction des visiteurs de l'exposition, son arbre préféré, chaque pays a son arbre fétiche, le manque de budget alloué aux chercheurs, la nécessité de transmettre l'information à un large public. (Entretien avec Jacques CHANCEL - 55'23'').

Suivre ce lien ci-dessous pour entendre cet entretien de 1977

Émission Radioscopie Jean Guiart Présentateur Jacques Chancel

Partager cet article
Repost0

Publicité

Fin de la résidence d’écriture au Château Hagen pour l’écrivain calédonien Guillaume Berger

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photo Province Sud

Photo Province Sud

Vendredi 19 janvier

Après trois mois d’écriture intense, l’écrivain calédonien Guillaume Berger termine sa résidence au Château Hagen vendredi 19 janvier.

Initiée par la province Sud et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie, cette première résidence d’écrivain rémunérée a permis à l’artiste de profiter d’un espace et d’un temps long totalement dédiés à sa création et à l’écriture de son nouveau roman, Paco.

L’écrivain Guillaume Berger

Auteur, à 33 ans, de deux romans parus chez Humanis (L’Exil est mon royaume et Les Enfants de salauds tiendront leur bière en enfer) et de plusieurs nouvelles, Guillaume Berger est revenu sur le Caillou il y a quatre ans, après plusieurs années passées en Amérique Latine notamment. Le projet pour lequel il a bénéficié de la résidence d’écriture : un roman, Paco, qui raconte l’arrivée d’un jeune Calédonien dans les bas-fonds de Quito.

Première édition

Suite à un appel à candidatures pour la première résidence d’écriture organisée par la province Sud et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie en juin dernier, pas moins de vingt-sept dossiers avaient été reçus. De l’auteur calédonien confirmé à l’auteur amateur, le panel des profils des candidats était très large. Avec l’ouverture de cette résidence d’écriture au Château Hagen, la province Sud et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie s’inscrivent dans un soutien à la création littéraire calédonienne, l’une des étapes cruciale pour le développement et la professionnalisation de la chaîne du livre en Nouvelle-Calédonie.

Un temps totalement dédié à la création

L’artiste lauréat a pu profiter d’un espace et d’un temps long (trois mois) totalement dédié à sa création. Pour ce travail, il a été rémunéré à hauteur de 300 000 francs par mois, ce qui lui a permis de se libérer des contingences financières.

Un lieu d’exception

Fleuron du patrimoine calédonien, le Château Hagen a ouvert ses portes au lauréat de la résidence. L’écrivain avait la jouissance de la totalité de la Maison Taragnat, située dans les jardins du Château et récemment rénovée. Dans ce lieu chargé d’histoire, écrin d’expositions et espace de rencontres culturelles, l’auteur a été plongé dans un cocon artistique propice à stimuler sa création.

Pour plus de renseignements

Marie-Noëlle Lopez,

Tél. 20 31 07

Plus sur ce blog

Publié dans Evénement culturel

Partager cet article
Repost0

L’achat de livres par ColisExpat faute de librairie ou du livre que l’on cherche près de chez soi.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à la librairie Calédo Livres pour acheter mon roman les Moustaches de Tigre que je dédicacerai le 3 février de 10h00 à 12h00. Il y a l’achat en ligne chez l’Harmattan mais aussi par la FNAC. Un établissement qui s’installe à Nouméa bientôt.

Cliquez ici

Comment ça marche suivre le lien pour visionner une vidéo

Le site FaceBook  FNAC Nouméa (Pour l'instant sur le rayon livres et les ouvrages locaux, c'est le mystère)

ColisExpat réceptionne vos achats Fnac.com et vous les réexpédie CHEZ VOUS EN OUTRE-MER.

Le site Internet de la Fnac est bien pratique, que ce soit pour les amateurs de musique, de littérature ou pour acheter un téléphone, un jouet à son bébé ou bien des DVD collectors ou même des accessoires de jardinage et de bricolage… Ne pouvant être livré à l'étranger, vous regrettez le large catalogue de produits de la Fnac ? Alors ColisExpat est pour vous ! Nous réceptionnons vos commandes pour les regrouper et vous les envoyer où vous souhaitez dans le monde ! En déplacement professionnel à Pékin, en vacances à Haïti ou résident du Gabon, où que vous soyez, ColisExpat peut vous livrer vos articles de la Fnac. Sélectionnez vos produits, faites les livrer dans un premier temps dans nos entrepôts et nous vous les livrons dès que vous nous le demandez. Grâce à ColisExpat, vous pouvez recevoir de l'Europe vos commandes de la Fnac partout dans le monde sans quitter votre ordinateur !

Vous vivez en Outre-mer dans votre petit coin de paradis et vous avez tout ce qu'il vous faut pour être heureux. Enfin pas tout à fait, car il vous arrive parfois d'avoir envie d'un produit où d'un article particulier que vous ne trouvez pas chez-vous où dont les tarifs d'expédition sont exorbitants pour arriver chez vous. Seulement voilà, vos sites de e-commerce favoris n'assurent souvent pas la livraison vers les Dom Tom. Ne subissez plus cette frustration et inscrivez-vous sur ColisExpat, notre service de réexpédition de colis à l'international vous livrera chez vous où que vous habitiez. Nous faisons tomber les barrières afin que vous puissiez profiter de toutes les offres et promotions disponible sur les boutiques en ligne de Métropole et de toute l'Europe et européennes. A vous le shopping sans limites !

Noter bien que je ne suis pas un adepte de l'achat en ligne mais il y a de plus en plus d'amateurs alors il faut être à la page (sans jeux de mots d'écrivain) d'autant que mon livre n'est pas distribué partout sauf à Nouméa grâce à Calédo Livres. JP

Publié dans Ouvrage de Joël PAUL

Partager cet article
Repost0

Pour se mettre en jambes pour le week-end, le tango des crabes mous

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Merci à NouméaPost de l'avoir mis en ligne sur Youtube

Publié dans Notre Caillou

Partager cet article
Repost0

Publicité

SUISSE MOI : voyage et influence mes aventures autour du monde

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Pour changer des livres avec 6 minutes de détente

Publié dans Notre Caillou

Partager cet article
Repost0

Le regard de Rithy Panh sur l’Indochine, un documentaire qui en dit long

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Je fais la promotion de mon livre en ce moment, « Les Moustaches de Tigre », un roman d’aventure au début de la guerre d’Indochine dans un contexte de décolonisation.

Je vous invite à lire l’article ci-dessous et surtout de regarder le film de Rithy Panh. Son regard sur l’Indochine peut vous donner envie de lire mon livre. Le documentaire montre des images exceptionnelles de films d’époque. Il faut le regarder entièrement car le message de Rithy Panh prend corps au fur et à mesure.

 

Le regard de Rithy Panh sur l’Indochine

Le réalisateur exprime sa vision de la colonisation à travers un documentaire d’une grande force, composé d’archives.

Un article du journal Le Monde.fr | 11.06.2015 Par Isabelle Regnier

Image extraite de "La France est notre patrie", de Rithy Panh.

Le réalisateur exprime avec force sa vision de la colonisation à travers un documentaire composé d’images d’archives (jeudi 11 juin à 23 h 55 sur France 3).

Dans Un barrage contre le Pacifique (2008), Rithy Panh plongeait dans l’histoire de l’Indochine en s’inspirant d’un récit autobiographique de Marguerite Duras, dans lequel une mère de famille perdait la raison en constatant, année après année, que la plantation où elle avait placé toutes ses économies était foncièrement incultivable. Allégorie de la stérilité et de la folie de l’entreprise colonisatrice, cette fiction, aussi amère soit-elle, reprenait le point de vue des colons.

La France est notre patrie peut être envisagé comme son contrechamp. Ce documentaire a beau avoir été réalisé à partir d’images d’archives filmées par des Occidentaux – les seules qui aient été tournées à l’époque –, Rithy Panh les a organisées à sa « façon indigène » comme il le pose lui-même, en opposant son point de vue à celui des filmeurs, pour écrire son histoire de la colonisation.

Mélancolique et mordant

Montage sans paroles, au son d’une partition subtile – mélange de phrases musicales syncopées, semblant ressorties du fond d’une mémoire abîmée, et de bruits d’animaux, de machine à vapeur, de mer… –, le résultat est magnifique. Il est à la fois un hommage de l’auteur à ce pays qui l’a vu naître, à sa faune majestueuse, à sa flore surréaliste, à sa culture, à ses arts, et une relecture subtile, mélancolique et mordante, de cette période d’occupation, où se reflètent aussi bien les vertus du mode de vie des colons que la violence qu’il y avait à vouloir l’imposer de force, l’élégance de ces envahisseurs bien habillés que l’obscénité du système d’exploitation qui leur offrait luxe, calme et volupté. Ce n’est pas l’enfer – l’enfer au Cambodge a un nom, celui de Pol Pot et du génocide, auxquels Rithy Panh a consacré ses plus grands films, S21, la machine de mort khmère rouge (2002), Duch, le maître des forges de l’enfer (2011), L’Image manquante (2013). Mais on est loin du paradis.

Le film s’ouvre sur les images d’une maison coloniale en ruine, envahie par les racines de Tetrameles nudiflora (arbres tentaculaires). Il bascule alors dans le passé, réveillant les fantômes des lieux pour ouvrir ensuite le grand bal de la période coloniale. Des images de vie privée, de vie politique, de vie économique, de vie religieuse s’imbriquent, se font écho, glissant organiquement de l’exploitation des richesses naturelles à l’exhumation des ruines d’Angkor, de l’industrialisation à la médecine moderne, de la construction de voies ferrées à l’instruction de la jeunesse… pour finir dans le bain de sang qui a définitivement scellé, à Dien Bien Phu, la fin de cette union contre nature entre la France et le Cambodge.

Liberté d’approche

Accélérant des images, en ralentissant d’autres, jouant avec des intertitres qui traduisent, non sans malice, l’idéologie raciste et paternaliste de la mère patrie, l’auteur sculpte son fonds d’archives à sa guise, s’attardant sur les gestes, les visages, les regards des travailleurs cambodgiens, les confrontant à ceux de leurs maîtres… Sporadiquement, des éléments hétérogènes s’invitent dans le tourbillon, qui le rattache à la marche du monde – scène de danses africaines qui inscrivent le film dans l’histoire de la colonisation française, scènes de la première guerre mondiale qui annoncent la violence de la guerre d’Indochine…

Cette liberté d’approche, qui est la force du film, témoigne une fois encore de cette capacité qu’a Rithy Panh à toujours trouver une forme juste pour exprimer, avec une puissance d’évocation incomparable, l’essence même des phénomènes historiques.

Le documentaire que vous propose Rithy Panh

Publié dans Colonisation

Partager cet article
Repost0

Le réveil Kanak, la montée du nationalisme de David Chappell

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le réveil Kanak, la montée du nationalisme de David Chappell

Ce livre résume parfaitement l’histoire de la politique du pays. Il devrait être lu par tous les Calédoniens. Non pas pour adhérer à une idée ou une autre. Chacun à le droit d’avoir son opinion, mais pour apprendre et comprendre afin d’éviter de s’entretuer de nouveau un jour. C’est primordial pour le vivre ensemble. Je ne veux surtout m’immiscer dans la politique mais j’ai lu et relu certains passages que j’ai trouvé très pertinents. Cette analyse de David Chappell, un américain, est un gage de neutralité, il a peut-être le recul nécessaire pour faire une telle étude. Avant le référendum, je pense que c’est une bonne lecture. JP

Autre article sur ce livre

Editions Madrépores

Dans ce livre à la page 197 deux extraits de citations de Jacques Lafleur montrent bien qu’on peut dénoncer comprendre et pardonner. Voir image ci-dessous.

Scanné sur la page 197 (un peu de traviole, désolé)

Scanné sur la page 197 (un peu de traviole, désolé)

Publié dans Colonisation

Partager cet article
Repost0

Apprendre le caldien avec Gaby : "Caillasse"

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Publié dans Essai, video

Partager cet article
Repost0

Publicité

Acheter en version numérique Au vent des Îles, c’est possible, il faut y penser

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Exemples :

Airoi pour 3.99 Euros

Extrait :

Je l’ai entendue encore cette nuit. Elle m’a réveillée. Le ciel était noir. J’étais seule ; j’aurais pourtant juré que deux lèvres de chair, là près de mon oreille… J’ai senti un souffle, je te l’assure. Et cette voix. Toujours la même. Exigeante, insatisfaite… douloureuse… si malheureuse… Comme une de nos pirogues qui racle un fond de rocher… du corail qui grince le long d’une coque jusqu’à la percer… Le bateau a mal et le corail a mal… Et je l’ai reconnue, la voix. Encore elle. Toujours la même… Elle sortait de ses lèvres charnues, gonflées de sang, humides comme des bêtes, ah…

— N’aie pas peur, ce n’est qu’un cauchemar…

— Tu me dis toujours que c’est un cauchemar… Mais je te dis que je ne dormais plus. Elle m’a réveillée et je n’ai plus pu dormir… La voix de notre ra’atira quand elle résonnait dans le fare arioi… Je la reconnaîtrais entre mille.

Ou encore :

Autour Uluru de Nicolas Kurtovitch pour 7.99 Euros

Les peuples dits « sans écriture » ne sont pas pour autant des peuples « sans lecture ». Bien au contraire, ces peuples — aborigène, kanak, ma’ohi —, que l’on a dit primitifs lisent. Ils lisent beaucoup et souvent, ils lisent en tout et partout. Ils savent lire ce que nous, gens de sociétés « modernes» et même « postmodernes » ne savons plus lire. La nature, dans toutes ses dimensions visibles et invisibles, est un inépuisable livre de lecture, une encyclopédie, une somme de connaissances. Pour les Anunga, le peuple «autour de Uluru », le Grand Rocher est l’encyclopédie première et ultime, celle qui contient tout, là où tout est écrit, de l’origine du monde à l’origine du peuple, jusqu’à la fin de cette vie. Il y a, écrit sur ce Rocher, d’une façon que je ne sais pas lire, le devenir de chacun des Anunga et de chacun d’entre nous.

Les Anunga savent lire la nature, tout simplement, et c’est une capacité sans limite, un trésor que nous avons essayé d’approcher en faisant, à notre tour, la marche de la connaissance et de la rencontre.

Aussi :

Plus

Publié dans Ecrivain du Pacifique

Partager cet article
Repost0

Avec les auteurs des îles l’avenir de la littérature calédonienne est en marche vers un renouveau

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photo Ecrire en Océanie à LIFOU
Photo Ecrire en Océanie à LIFOU

Photo Ecrire en Océanie à LIFOU

Léopold Hnacipan est la coqueluche des médias en ce moment. Il est originaire des îles et représentera la Nouvelle-Calédonie à Livre Paris, le grand salon de la capitale. Les auteurs des îles montent en puissance. Ils sont nombreux. Le renouveau, la relève passera par les Loyauté. La Grande Terre a ouvert la voie avec des grands noms comme Déwé Gorodé mais les îles ont le vent en poupe aujourd’hui. Ce renouveau, cette émergence, est le fruit d’un gros travail d’accompagnement par des structures par forcement publiques comme l’association Ecrire en Océanie qui a découvert un grand nombre de ces auteurs.

Il faut le souligné. Cette association fonctionne sur fond propre avec la vente de ses livres. Un bon travail initié par Claudine Jacques qui vient de céder son poste à Nicole Isch en laissant la vice-présidence à Macate Wenehoua, l’ancien maire de Lifou que l’on ne présente plus.

NB : Avec Noëlla Poémate et d'autres la grande Terre résiste bien.

Voir deux articles avec cette association en suivant ces liens 1er article 2011 _ 2ème article 2017

Dora Wadrawane, une ouverture vers la culture

Extrait de l’Article de Sophie Mendes de LNC aujourd’hui

Dora en larmes photo JP

Maré. Dora Wadrawane a été récompensée à deux reprises pour L’Hom Wazo : le prix Lagneau en 2009 et celui de Vi Nimö 2017 du Silo. Une nouvelle reconnaissance pour cette passionnée de culture, au sens large.

Dora Wadrawane au centre culturel Yeiwene-Yeiwene de Maré où elle est chef du service culturel depuis septembre 2015, après six années passées à l’Académie des langues lanak. Photo SM ci-dessous

 

«J’ai été très étonnée et fière de recevoir ce prix décerné par des lycéens. J’avais un peu oublié cette nouvelle publiée il y a huit ans. Mais ça m’a redonné l’envie d’écrire et ça m’a remis en contact avec la petite communauté littéraire de Nouvelle-Calédonie. J’ai une idée en tête, j’ai commencé à rédiger. Ce sera une nouvelle, mais je ne sais pas quand je parviendrai à la terminer car il faut du temps », a réagi Dora Wadrawane, après avoir reçu le prix Vi Nimö 2017 à l’occasion du dernier Silo (Salon international du livre océanien).

Elle ne se définit d’ailleurs pas comme écrivaine mais auteure car l’écriture est une occupation et non son activité principale. Par ailleurs chef du service culture de la province des Îles depuis septembre 2015, basée au centre culturel Yeiwene -Yeiwene à Maré, Dora Wadrawane est aussi la maman attentive de deux garçons et de deux filles, de 6 à 12 ans.

Sociologie en sciences du langage

Petite fille, elle fait sa scolarité à Padawa d’où elle est originaire, avant de partir au collège à Lifou où son père vient d’être nommé à la province. Elle obtiendra son bac ES au lycée Lapérouse et étudiera les langues et culture kanak à l’Université de Nouvelle-Calédonie pendant trois ans avant de partir pour la Métropole. Elle optera pour la sociologie en sciences du langage à Rennes pour y être proche de son conjoint, mais ne terminera pas son cursus pour rentrer à Maré et s’occuper de ses jumeaux qui viennent de naître. « Mais j’espère toujours finir mon master », tient à préciser Dora… Suite sur LNC

Exemple d’une initiative qui contribue à l’émergence d’auteur des îles

Organisé par Livre mon ami, le concours 2017 de lecture à voix haute a été remporté dans les Loyauté par Marie-Angèle Wakajawa fin novembre.

La jeune-fille a profité toute la journée de lundi des précieux conseils de Sylvain Lorgnier, répétiteur en photo ci-dessus (des Nouvelle Calédoniennes de Sophie Mendes) Article sur ce sujet sur LNC

La jeune-fille a profité toute la journée de lundi des précieux conseils de Sylvain Lorgnier, répétiteur. Photo S.M.

En 2016 c’est Billy Wadrawane, un élève de sixième du collège de Taremen qui avait remporté le prix.

Ecrire en Océanie, présentation :

Ecrire en Océanie, association néo-calédonienne créée en juillet 2008, a pour vocation première la promotion de l’écrit en Océanie.

L’association ne cesse depuis lors d’être au plus près de la littérature d’émergence francophone.

Sous la présidence fondatrice de Claudine Jacques et la vice-présidence de Macate Wenehoua,

Elle agit en créant des concours annuels de nouvelles et contes, et en publiant les textes des lauréats.

Frédérique Viole – Evelyne André-Guidici- Léopold Hnacipan – Noëlla Poemate – Waej Genin – Patrick Genin – Wali Wahetra – Isa Qala – Dick Samuel Ukeiwé – Mireille Pandolfi – Patricia Artigue.

Elle publie aussi des textes rares en poésie et théâtre.

Elle met en place des directeurs de collections.

Elle crée en 2015 le Prix Arembo, décerné à un écrivain résidant en Océanie, écrivant en français, notamment pour sa contribution au développement culturel de son pays ainsi que pour sa capacité à livrer un témoignage sur son époque. Et s’appuie sur la phrase d’Aragon : « La littérature est une affaire sérieuse pour un pays, elle est au bout du compte, son visage. ». En 2015 : Jean-Marie Creugnet – en 2017 : Jean Vanmai.

Elle alimente le site Ecrire en Océanie et la page FB et tout récemment crée la rubrique « Lire en ligne ».

Elle compte son premier bureau partenaire à Lifou, géré par Waej Genin et Wali Wahetra

Claudine Jacques, nommée présidente d’Honneur, quitte l’Association fin octobre 2017 pour se consacrer à son oeuvre littéraire, et confie sa destinée à un nouveau bureau présidé par Nicole Isch.

Exemple d’activité sur Lifou (Photo en Une de Albert SIO de son FB)

De belles rencontres à la bibliothèque Lhona pour la promotion des livres de nouvelles de Waej et Patrick Genin, de Isa Qala.

Bravo aux auteurs !

Merci à Nicole Isch, la directrice de collection.

Deux des nombreuses publications d'Ecrie en OcéanieDeux des nombreuses publications d'Ecrie en Océanie

Deux des nombreuses publications d'Ecrie en Océanie

Partager cet article
Repost0