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Des photos pour revenir un peu sur mon ancien joujou

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Ma grand satisfaction mon nom sur un mur de la nouvelle bibliothèque Bernheim

Mes livres qui se vendent toujours bien et qui sont dans le fond de bibliothèque

Mon premier livre en trois langues vernaculaires une grande fierté aussi

Ma meilleure vente 

J'ai commis d'autres ouvrages que j'aime aussi beaucoup, mais ci-dessus c'est ce qui fait mon succès 😉

 

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Bernheim, une page se tourne avant rénovation. Émotion et tristesse pour ceux qui aiment ce lieu.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Bernheim, une page se tourne avant rénovation. Émotion et tristesse pour ceux qui aiment ce lieu.Bernheim, une page se tourne avant rénovation. Émotion et tristesse pour ceux qui aiment ce lieu.
Bernheim, une page se tourne avant rénovation. Émotion et tristesse pour ceux qui aiment ce lieu.

Même le ciel a pleuré ce samedi matin pour cette dernière du marché Lucien. Christophe Augias et tous les employés de la vénérable institution aussi, mais ils ne l’ont pas montrés. Pour accueillir les visiteurs, ils affichaient un grand sourire. De plus, la bibliothèque rénovée sera encore plus belle. Ils ont plein de projets en tête.

Le dernier marché de Lucien a eu lieu ce samedi à partir de 9 h 00. Une vingtaine d'exposants, d'artisans et de producteurs étaient présents. À partir de 10 h 00, la vente de vinyles, de CD et d'ouvrages déclassés a repris son cours comme la veille à 300 F/livre. Des collections de beaux livres reliés sont également en vente à 5 000 F.

Le bâtiment des années 1980, plus aux normes, sera reconstruit. Le nouveau bâtiment doit être plus moderne et lumineux, avec une scène musicale, un espace multimédia. Le pavillon, qui a représenté la Nouvelle-Calédonie à l'exposition universelle de Paris en 1900, sera conservé, il pourra même à nouveau accueillir le public en 2025.

Un beau souvenir pour moi quand des trains ont envahi Bernheim suivre ce lien pour revoir mon billet sur « Des trains en gare de Bernheim à Nouméa »

La bibliothèque Bernheim est la bibliothèque publique territoriale de la Nouvelle-Calédonie, attributaire du dépôt légal pour cette collectivité spécifique française mais aussi pour Wallis-et-Futuna depuis 1996. Située non loin de la place des Cocotiers à Nouméa, la bibliothèque, inaugurée en 1905, est installée dans un bâtiment de style colonial ayant servi de pavillon de la Nouvelle-Calédonie lors de l'Exposition universelle de 1900 à Paris, démonté et reconstruit à Nouméa par l'homme d'affaires philanthrope Lucien Bernheim.

Des informations utiles :

Abonnés, mode d'emploi

Le quota de prêt peut être augmenté pour que les lecteurs "puissent faire un stock" jusqu'à l'ouverture de la bibliothèque temporaire. Ils pourront utiliser la boîte aux livres accolée au portail d'entrée, 41, avenue Foch, pour les rendre.

Une salle pour les scolaires

Une salle avec des tables de travail et des ordinateurs restera accessible aux scolaires pendant tout le mois d'octobre pour leur permettre de réviser. Elle sera installée au rez-de-chaussée du bâtiment classé, dit "Eiffel" pour son architecture de style Eiffel.

Le bâtiment qui va être détruitLe bâtiment qui va être détruit
Le bâtiment qui va être détruit
Le bâtiment qui va être détruitLe bâtiment qui va être détruit

Le bâtiment qui va être détruit

Le marché et les ventes de livres
Le marché et les ventes de livresLe marché et les ventes de livres
Le marché et les ventes de livresLe marché et les ventes de livres

Le marché et les ventes de livres

Publié dans Evénement culturel

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Avis aux amis du blog ecrivainducaillou

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

J’essaie de faire mon Tintin reporteur littéraire depuis des années, ce qui m’a permis de me faire de nombreux amis et de recevoir souvent des félicitations pour mes articles, mais en raison de contestations récurrentes de la part de femmes qui supportent mal de vieillir. On me demande de retirer une photo, parce que, sur celle-là, je suis moche, c’est mon mauvais profil etc.

Mon statut, c'est-à-dire "de sans statut", de blogueur me rend vulnérable aux critiques et aux injonctions. On épargne les professionnels et on tape sur les petits. Donc, ras le bol.

Les contrariétés me font monter ma tension.

J’ai du mal à suivre car moi, je suis moche tout le temps et je fais avec. Donc, je mets mon blog en jachère, il y a beaucoup de reportages bien faits sur la littérature par les médias qui font beaucoup pour la culture sans être emmerdés, je suppose.

Donc, à plus jamais, je pense. Merci pour ceux qui appréciaient mes billets. Je vais pouvoir lire tranquillement Haïbun d’Ouessant de Nicolas Kurtovitch, je l’ai récupéré ce matin. Mesdames, vous allez enfin devenir toutes belles en photographie. Les pros ont du matos que je ne peux pas me payer.

 

NB : je ne suis pas fâché, triste du manque de reconnaissance du microcosme littéraire, un peu quand même. Joël PAUL Auteur ancien blogueur

Publié dans Divers sur Joël PAUL

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L’Entreligne chez Calédo Livres avec Dominique Marinet-Carrier

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

L’Entreligne chez Calédo Livres avec Dominique Marinet-Carrier

Dominique Marinet-Carrier présentait Les constellations du frangipanier aux éditions Spinelle, une parution de 2022 chez Calédo Livres avec café et viennoiseries pour les gourmands. Une rencontre-dédicace qui semble séduire le public est de plus en plus nombreux chaque samedi.

Dans ce recueil de 85 poèmes, dont la majorité est dédiée à la Nouvelle-Calédonie, Dominique Marinet-Carrier célèbre la vie. Sa poésie est gaie, inventive, parfois espiègle, colorée et lumineuse. Ses verts courts, accomplis et fluides, sont un enchantement pour tous les âges.

Un ouvrage vendu 1 995 XPF TTC chez Calédo Livres

Ci-dessous, deux poèmes tirés au sort en ouvrant le livre sur les 85 de recueil.

 

Vale

 

Orgueilleuse tutelle

de la poussière et du bruit

 au-dessus d'une piste patiemment défoncée

 l'usine autel sans encens

 cache un vacarme de ferraille

 dans les volutes de ses fumées.

 Usine guerrière

 au panache blanc

 copié-collé sur celui d'Henri IV.

 

La terre définitivement privée

 de l'ancienne plaine

 ne fait plus les gestes de la coutume

 entre le vent venu ici lécher

 sa peau couleur de sang

 et les frêles orchidées blanches.

 

Celles qui plantaient justement là

 en pleine terre sauvage

 leurs sagaies fleuries.

 

Le notou

 

Dans le serré de la forêt

 orchestre invisible des esprits

 le notou lance

 son chant de contrebasse.

 Les vieux l'affirment :

 tout est bon

 dans la chair de sa musique.

Des auteurs et des amis de la poétesse ont fait le déplacement ce matin
Des auteurs et des amis de la poétesse ont fait le déplacement ce matinDes auteurs et des amis de la poétesse ont fait le déplacement ce matin
Des auteurs et des amis de la poétesse ont fait le déplacement ce matin

Des auteurs et des amis de la poétesse ont fait le déplacement ce matin

Dominique et son époux

Dominique et son époux

Publié dans Poésie

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Un autre regard sur nos poissons du lagon des éditions du Marque-Page

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Un autre regard sur nos poissons du lagon des éditions du Marque-Page
Un autre regard sur nos poissons du lagon des éditions du Marque-Page

Cet ouvrage est disponible chez Sea Sport à la Promenade de l'Anse-Vata et chez Calédo Livres au prix de 2200 Fcfp.

Communiqué des éditions Marque-page :

« Parce que ce livre n’aurait pas pu se faire sans eux, je tiens à remercier :

Matthieu Juncker, Michel Kulbicki, Aymeric Desurmont, Sandrine Job, Sophie Rouys et Magdaléna Dion pour leurs connaissances et leur implication, ainsi que la DSA de Wallis et Futuna, Aventure Marine (location de bateau avec ou sans skipper) et le Ponton (restaurant - bar) et les associations pour la protection des milieux marins Pala Dalik et le CIE, sans oublier leurs membres, pour leur engagement et leur confiance en pré-commandant cet ouvrage. »

Conception et réalisation de revues, magazines et tous autres supports de communication, ainsi que les illustrations.

Les éditions du Marque-Page

Les Éditions du Marque-Page ont notamment créé, en mars 2009, la revue "Curieux de Nature En Nouvelle-Calédonie". Revue de vulgarisation de données scientifiques sur la nature néo-calédonienne.

Principalement dédiée aux enfants, elle a pour vocation de les amener à la découverte de la nature calédonienne exceptionnelle

Publié dans Vie Pratique

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Haïbun de Ouessant de Nicolas Kurtovitch

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Haïbun de Ouessant de Nicolas Kurtovitch
Haïbun de Ouessant de Nicolas Kurtovitch

Le dernier livre de notre romancier poète vient de paraître. Encore un ouvrage qui consolidera les assises du phare de la littérature calédonienne. Toujours sur les hauteurs. Du phare du Creac'h à Ouessant ou du mont Koghi en Nouvelle-Calédonie, il assure, se bonifie au fil du temps. JP

Date de parution 17/03/2022 - Editeur VENTS AILLEURS

Nicolas et Isabelle Le Bal en 2019 à Ouessant

Résumé

Du phare du Creac'h à Ouessant au mont Koghi en Nouvelle-Calédonie, Nicolas Kurtovich façonne un pont d'émotions au plus haut du monde, étonné d'être ce témoin amoureux où les êtres, terres, landes, roches et montagnes se confient à lui. Des falaises bretonnes aux rives de la Grande-Terre, on l'accompagne dans ce voyage imaginaire en creux et en surplombs. D'une brume à l'autre, d'une mer à l'autre, de l'observation minutieuse et délicate de son entourage immédiat au foisonnement d'une poésie sensible, il nous montre que d'un lieu on peut aimer, chérir, embrasser tous les autres, quel que soit le pays, quel que soit le continent.

Haïbun de Ouessant de Nicolas Kurtovitch

Prix : 1 450 XPF TTC 

« Haïbun de Ouessant » a été écrit lors d’une résidence au sémaphore du Creac’h à Ouessant, de l’écrivain calédonien Nicolas Kurtovitch.

Le haïbun est une composition littéraire mêlant prose et haïku.

 

Un beau commentaire de Thierry Charton

"Le dernier livre de Nicolas Kurtovitch est un texte d'une grande beauté, un livre majeur dans son œuvre poétique."

A suivre dans un prochain billet, une surprise une résidence à la Cite Internationale des  Arts dans le Marais…

Identité et historique de la résidence d'écrivain à Ouessant

http://www.livre-insulaire.fr

Historique et missions L'association Culture, arts et lettres des îles (CALI) œuvre pour la promotion de la littérature insulaire ; elle organise des évènements tel que le Salon du livre insulaire et publie une revue de littérature insulaire, L'Archipel des lettres.

Elle reçoit des écrivains insulaires pour des résidences de création longue durée au Sémaphore du Créac'h, en partenariat avec le Conseil départemental du Finistère, propriétaire du lieu.

Structure organisatrice Association CALI

Partenaires Conseil régional et DRAC de Bretagne, Conseil départemental du Finistère, Mairie d'Ouessant

Du même auteur

Du même auteur

Publié dans Poésie

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Un ouvrage jeunesse : Les vœux de Mata de Haya Darwiche illustré par Véronique Menet

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Un ouvrage jeunesse : Les vœux de Mata de Haya Darwiche illustré par Véronique Menet

Ce livre est très beau avec des illustrations top de chez top ! JP

Cet ouvrage est vendu 2 500 XCP chez Calédo Livres

Malade et loin de son papa, la jeune Mata est soignée au Médipôle. Elle a besoin de force pour surmonter sa maladie, alors elle se réfugie dans ses rêves qui la font voyager dans les lieux emblématiques de la ville de Nouméa : la place des Cocotiers, l’église du Vœu, le Ouen Toro...

Mata a le mana, capable de dompter les océans, les distances et la maladie...

L’histoire de cette authentique héroïne océanienne raconte la résilience et l’importance de la rêverie. C’est également une invitation à retrouver l’essentiel.

L’histoire de Mata rend un hommage à l’hôpital et aux soignants. On peut reconnaître, sous les traits de certains personnages, des soignants qui exercent actuellement au Médipôle, et qui apportent tous les jours leur compétence et leur empathie aux patients. Une exposition temporaire est en cours actuellement sur MATA dans le hall du Médipôle.

L’illustration a fait l’objet d’un travail minutieux pour obtenir un rendu à la fois réaliste et onirique.

L’auteure Haya Darwiche et l’illustratrice Véronique Menet ont réalisé "Les vœux de Mata". La préface a été écrite par  Elie Poigoune, ancien président de la Ligue des droits de l’homme.

Publié dans Livre jeunesse

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Nouveauté : Regards Multiples le dernier ouvrage de Daniel Miroux sur les Atsaaï vivant à Nouméa

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Nouveauté : Regards Multiples le dernier ouvrage de Daniel Miroux sur les Atsaaï vivant à Nouméa

Après 5 ouvrages sur la langue d’Ouvéa, un prix au festival international de Ouessant en 2019, Daniel a encore des choses à raconter sur cette communauté qu’il connait bien. Dans ce dernier ouvrage il évoque le quotidien des Atsaaï urbanisés.

Daniel Miroux est aussi un infatigable défenseur de la francophonie. Il organise chaque année de nombreuses manifestations pour la promotion de la langue française.

Cet ouvrage est disponible et en vente dans les bonnes librairies 

Prix :1 950 XPF TTC Chez Calédo Livres

Publié dans Culture Kanak

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L’Entreligne avec Hamid Mokaddem Mathieu Venon et Zay à Calédo Livres

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Hamid Mokaddem Mathieu Venon et Zay à Calédo Livres

Hamid Mokaddem Mathieu Venon et Zay à Calédo Livres

L’Entreligne, l’intervalle entre deux ouvrages, un événement que la librairie Calédo Livres propose le samedi a atteint son rythme de croisière. Avec Oudouane et Tchitchi d’Hamid Mokaddem accompagné ce samedi de ses deux acolytes Mathieu Venon et Zay pour les illustrations, le public était au rendez-vous.

Hamid, lauréat du prix scientifique du festival du livre de l’île de Ouessant pour son ouvrage Yeiwene Yeiwene, auteur de Histoire et Psychologie des Mélanésiens d’Apollinaire Anova et d’autres ouvrages scientifiques, a surpris tout le monde avec la parution de Oudouane et Tchitchi, une déclinaison philosophique élargie à partir d’un conte pour replacer la philosophie à portée des enfants. Son but, faire de la pédagogie pour les enfants et essayer de les initier à la culture kanak. L’ouvrage explore différents aspects d’un monde proche de nous sur le Caillou, mais lointain pour ceux qui ne connaissent pas la coutume ou les relations entre clans. Hamid Mokaddem espère que les enseignants du territoire vont s’approprier cet ouvrage philosophique.

Avec l’appui et le talent de ses deux illustrateurs, le pari peut être gagné. C’est tout le mal qu’on lui souhaite. La rencontre dédicace a eu du succès et des échanges fructueux, parfois animés ont pu avoir lieu entre le public et les auteurs. Une belle matinée culturelle dans la librairie spécialisée du centre-ville. Un rendez-vous est annoncée pour samedi prochain, il promet d’attirer du monde avec une poétesse et artiste peintre. Ci-joint quelques photos prises lors du passage de votre serviteur. JP

Dédicace de ZayDédicace de Zay

Dédicace de Zay

Alejandra Rinck Ramirez artiste plasticienne, illustratrice. Une discussion avec le public et les auteurs
Alejandra Rinck Ramirez artiste plasticienne, illustratrice. Une discussion avec le public et les auteursAlejandra Rinck Ramirez artiste plasticienne, illustratrice. Une discussion avec le public et les auteurs

Alejandra Rinck Ramirez artiste plasticienne, illustratrice. Une discussion avec le public et les auteurs

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Le numéro 82 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le numéro 82 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article.

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Le plus de la rédaction :

Bozusë 

Pour Madue: je livre le petit journal de chez mon petit frère à Nouville avant de m’en aller à la Vie. Je voulais parler du mariage de mon fils. Hier, c’était les coutumes à la RS, chez les Waheo. Aujourd’hui, c’est au foyer wallisien que le manger ensemble va se faire avec la famille de son épouse de Nengone. Ça va déménager. Pensé-je. Non. Les nièces (les filles de mon beau-frère) m’ont nommé animateur dans une de leurs réunions de préparation du mariage, il y a quelques mois. Cela fait revenir dans ma mémoire les années où j’ai animé les kermesses de l’Amicale de Hunöj et de l’Amicale de Fëmeigötr à Kolopi à Huneihnamus. 

Je pense à mon neveu Samë, si quelqu’un peut le mettre en contact avec moi dans la journée pour qu’il vienne animer le repas en déroulant son répertoire des chansons des Mike de Jua e Hnawe. Petit souci, c’est que je risque de divorcer de la vieille si le neveu jouait Rozanë toujours des Mike de Jua e Hnawe. Kölö e Nengone ! Ehaéèéè !

Il pleut: Il pleut, il pleut et cela fâche plus d’un. Surtout les profs de sport qui ne peuvent pas aller sur le terrain pour assurer leur discipline. Mais y a pas qu’eux qui sont fâchés du mauvais temps. Y a moi aussi. Je ne compte même plus les jours où je ne me suis pas rendu dans mon champ. Pff ! Alors, j’allais en voiture pour m’arrêter sur le bord de la route et d’en haut je regardais mes taros de montagne, les Makue. Ce que j’ai planté avec mon fils sous le bois noir. Ils poussent bien, les feuilles, je veux dire… les tubercules ? C’est plutôt la question intéressante qu’il faut poser. Un jour, un homme de la tribu, une connaissance, en revenant de son travail à la municipalité m’a klaxonné en ouvrant sa vitre pour me crier en rigolant: « Hé, ton champ ne va pas se sauver. Tes tubercules d’ignames sortent déjà de l’autre de la rivière vers la chefferie Apou. » Si ça pouvait être vrai. Je riais… non j’en rêvais. 

 Le petit temple : Dedans, il n’y avait presque toujours personne ou alors quelques vieillards éparpillés le long des nombreux bancs qui accentuaient encore plus le grand vide. L’eau de Cologne et l’odeur de moisi tournoyaient dans l’air. Tout au fond, le pasteur, habillé de blanc prêchait la parole de Dieu. Moi, j’arrivais toujours en retard pour me mettre derrière l’assistance pour qu’après l’envoi liturgique, je me retirais sans qu’on me voie. Après, je rentrais chez moi. Je me sentais tout le temps bien. Bien, d’avoir écouté les paroles du dimanche. Bien, d’avoir été connecté à la dimension de l’Invisible.

Dans la petite voiture de Maselo

_ Bonjour Mme Hiké, vous savez que  je ne vous ai pas reconnue et même depuis notre départ de Vavouto. C’est en évoquant ces souvenirs qui m’ont mis la puce à l’oreille. Nédivin, le lycée et après le service militaire. 

_ Oui, Mr Maselo. Mais j’ai aussi connu la prison. Je me suis éventuellement aventurée dans ce milieu. C’était une expérience intéressante mais que je ne veux plus revivre mais surtout en parler. Je n’veux pas que ça se sache. 

_ Et pourquoi donc ? Une vie c’est si bien avec des hauts et des bas. Des fois c’est bien meilleure avec plus de bas que de haut. N’est-ce pas ? Personnellement, je vois que votre sortie de prison ne vous a pas affectée plus qu’une autre situation.

Mr Maselo, vous êtes un homme. Et, nous n’avons pas les mêmes sensibilités.

_ Je n’avais jamais pensé à cela. J’ai toujours raisonné comme si notre cœur était d’une même texture pour que nous supportions pareillement tous les aléas de la vie. 

_ Non ! Heureusement ou malheureusement, cela dépend de quel coté du problème on se place M. Maselo … 

L’ordre des choses : Tchéou* un kanak originaire de la Province Nord, très jeune homme qui s’était engagé dans l’armée, lors d’une campagne africaine, traversait un désert avec à ses côtés un de ses supérieurs. Ils filaient à tombeau ouvert lorsqu’ils virent un arbre (le seul dans l’immensité vertigineuse) qui abritait un enfant et une chèvre. Il fit la manœuvre pour s’arrêter. Élan de solidarité du pays oblige mais le haut gradé lui intima de poursuivre leur route. Plusieurs heures après, ils arrivèrent à destination. Leur camp. Et le supérieur hiérarchique de demander au jeune subalterne s’il avait compris la raison pour laquelle il lui avait dit de ne pas s’arrêter pour aider l’enfant au côté de son animal : « Vois-tu, garçon, si on s’était arrêté pour aider le petit d’homme comme tu le pensais, on aurait effrayé la bête qui se serait enfuie à travers le désert en laissant le petit mourir. Ses parents l’ont laissé seul avec la bête pour que la chèvre le nourrisse de son lait quand il a faim. Les parents sont sûrement dans le désert en train de chasser ou s’occuper pour leurs besoins de la vie. » 

Ce vécu m’a été rendu par mon beau-frère Whaap K. le week-end dernier à l’heure de la coutume de mariage de mon fils dont il est l’oncle maternel. Cette comédie relève de l’ordre du divin. Elle fait revenir au fond de chaque lectrice et lecteur, l’histoire de Rome. Allez, je m’arrête. 

Je vous laisse le texte ci-après, souvenir du petit Charles, le vrai. Les autres, ils fréquentent toujours le CDT jusqu’au jour d’aujourd’hui et avec entrain comme si notre collège est parent du prénom, pardon plutôt des attributs. Saugrenus. Grands Dieux ! Bonne lecture à vous de la vallée. Wws

Lundi 27 avril 2015 21H35

Avant de partir à 7h45, j'appelais Köfö. C'était juste pour écouter sa voix. Cela faisait longtemps que nous ne nous étions plus vus. Saine et lui. Je lui racontais alors Charles avec qui j'avais cours de français vendredi parce que son prof de physique/chimie manquait, je pris son heure pour occuper les élèves en faisant quelques exercices de français. Je disais à Charles qui répondait tout le temps et chaque fois avant même que j’aie posé la question : « Mon garçon, tu es comme un coureur de 100m qui n'avait pas attendu que le juge donne le départ. Tu prends démarre à toute vitesse avant les autres athlètes sans connaître l’arrivée. Tu cours comme ça. Si ça se trouve tu cours dans le sens contraire à la course. » Tout le monde se mit à rire. 

Köfö était aussi plié au téléphone. Il rajouta que Charles ressemblait à un personnage de bandes dessinées. La vache qui avait des roues à la place des pattes. Celles-ci tournaient à vide à toute vitesse mais elles ne faisaient pas avancer l’animal. 

Question : combien y a-t-il de Charles dans vos cours cher(e)s collègues ? 

Publié dans Culture Kanak

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