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Voiles et paquebots sur les lignes de l'Atlantique Nord au musée maritime à Nouméa

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Voiles et paquebots sur les lignes de l'Atlantique Nord au musée maritime à Nouméa
L'histoire des grands paquebots transatlantiques est émaillée d'émotions, d'aventures et de tragédies. A l'appui d'un diaporama richement illustré, Jacques Nozeran, nous a invités Jeudi 23 avril 2015 à revivre, au cours d'une traversée dans l'histoire, l'époque glorieuse de ces navires célèbres.

Depuis le petit Sirius dont l'équipage, en 1938, brûlait meubles et mâtures pour alimenter la chaudière en panne de charbon, jusqu'au mystérieux United States américain en 1952, les performances de ces navires, récompensées par le très convoité "Ruban bleu" ont déchaîné enthousiasmes et rivalités.

Il s'agissait d'une époque où l'avion ne survolait pas l'Atlantique, une époque où seuls les paquebots reliaient les continents entre eux.

La course au Ruban bleu, une causerie de Jacques Nozeran, puisqu’il prêtant n’être ni historien, ni conférencier bien qu’il soit un peu des deux a réuni de nombreux amateurs, souvent d’anciens passagers des paquebots ou des navigants de la marine ainsi que des nostalgiques de l’époque des voyage en paquebot.

Comme le rappelait justement Jacques Nozeran, les paquebots n’ont pas disparu, il y en a de plus en plus, mais ce sont des hôtels flottants. Le luxe y encore présent mais rien à voir avec l’époque des traversées de l’Atlantique avec le luxe en première classe, les immigrants en troisième classe en partance pour la conquête de l’Amérique et les courses pour ravir le fameux ruban bleu, le prix pour la traversée la plus rapide. De nos jours le commandant de bord ne se montre plus, avant on pouvait diner à sa table. Toute la différence est là.

En un peu plus d’une heure le commandant Jacques Nozeran nous a conté cette formidable aventure qui a commencé sur les grands voiliers avec 30 jours de traversée puis avec les voiliers-vapeurs pour des duels entre les armateurs et des défis entre les commandants de ces paquebots toujours plus rapides et plus grands, jusqu’aux colosses allemands comme le Maurétania qui se sont fait ravir eux aussi le ruban bleu, qu’ils ont gardé 22 ans. Le duel Français/Britannique entre le Normandie et le Queen-Mary a été aussi fascinant mais le premier ruban d’un vapeur, le petit Sirius en 1938, qui à court de charbon avait brûlé les meubles pour alimenter sa chaudière, est resté dans les annales. Le dernier record, en 1952, a été de 3 jours 10 heures et 40 minutes par l’United States et nous sommes passés de 30 à 3 jours, de 10 nœuds à 40 nœuds. Incroyable mais vrai !

Commandant Jacques Nozeran et Valérie Vattier directrice du musée Maritime

Commandant Jacques Nozeran et Valérie Vattier directrice du musée Maritime

TRAVERSÉE MARITIME DE L'ATLANTIQUE-NORD ET RUBAN BLEU
Le nouveau paquebot géant américain, United States, d'une jauge de 53.300 tonneaux, a, au cours de son premier voyage transatlantique du 3 au 7 juillet 1952, avec 1.700 passagers, conquis le ruban bleu. Il a franchi l'Atlantique Nord, entre le bateau-phare d'Ambrose, à l'entrée du port de New- York, et le Bishop's Rock, au large de la Cornouailles britannique, c'est-à-dire un trajet de 2.938 milles, en trois jours dix heures quarante minutes. Les experts estiment que, jusque-là, aucun navire marchand n'avait fendu les flots à une telle vitesse : environ 35 nœuds et demi. En 1938, le paquebot de la Cunard, Queen-Mary, avait réalisé la meilleure traversée maritime avec une moyenne horaire de 31,69 nœuds. En réalité, le symbole de cette rivalité technique n'est pas un ruban, mais une statuette d'or et d'argent, le Hales trophy, qui a été offerte jadis par H. K. Haies, membre de la Chambre des Communes. La première traversée sans le secours de la voile par le Sirius, bateau à roues, fut faite en 1838 à la vitesse moyenne de 6,7 nœuds. A partir de 1 840, les progrès seront sensibles ; la concurrence entre Anglais (Cunard Line) et Américains (Collins Line) s'accusera ; la moyenne passera de 8,19 nœuds à 13,21 nœuds (1852), puis à 19,57 nœuds. Bientôt, la compétition s'élargira : la France (Compagnie générale Transatlantique) et l'Allemagne, plus tard même l'Italie, s'inscriront au palmarès ; en 1924, la moyenne atteint 26,25 nœuds. Ravissant le ruban bleu au Rex italien, notre paquebot, Normandie, portera cette moyenne en 1935 successivement à 29,94 et à 30,31 nœuds pour l'élever à 31,20 nœuds en 1937. Mais l'année suivante, la Grande-Bretagne l'emporta de nouveau. Lorsqu'éclata la seconde guerre mondiale, les hydravions Clipper des Etats-Unis avaient commencé la liaison transatlantique et cette lutte maritime semblait ne plus offrir d'intérêt ; il a d'ailleurs été précisé, après son exploit, que le nouveau détenteur du ruban bleu assurerait son service entre l'Amérique et l'Europe à la vitesse commerciale des paquebots britanniques. M. M. C.
Source : Chartier Marcel-M. Traversée maritime de l'Atlantique Nord et ruban bleu. In: L'information géographique. Volume 17 n°1, 1953. pp. 25-26.

TRAVERSÉE MARITIME DE L'ATLANTIQUE-NORD ET RUBAN BLEU

Publié dans Nouvelle-Calédonie

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Les Rapanuis

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Les Rapanuis constituent l'ethnie polynésienne vivant dans l'Île de Pâques

La population pascuane autochtone (les Haumakas venus, semble-t-il, de Hiva aux Marquises) a été quasiment exterminée en 1862, lorsqu’accosta une flotte d’esclavagistes venant du Pérou. Après avoir attiré les insulaires - grands amateurs de musique - en jouant de l’accordéon, ils en ont capturé environ 1 500, qui ont presque tous péri de mauvais traitements sur les îles Chincha en y extrayant le guano. Les rares survivants furent évacués sur le continent lorsque l’Espagne, qui n’avait pas encore reconnu l’indépendance du Pérou en 1864, occupa les îles le 14 avril 1864, au début de la Guerre hispano-sud-américaine (1864-1866). De là, ils furent rapatriés grâce aux pressions des missionnaires et du consul de France à Lima, mais au retour ils propagèrent une épidémie de variole, manquant d’exterminer le reste de la population. À partir de 1864, les colons français installés dans l’île de Pâques, comme Dutrou-Bornier, commencèrent à faire venir de Rapa, dans l’archipel des Australes en Polynésie française, des ouvriers agricoles pour travailler dans les plantations et les élevages. C’est pourquoi les autochtones actuels se dénomment enata Rapa-nui (« peuple de la Grande Rapa ») et n’ont d’ailleurs pas oublié leurs racines en partie rapanaises, d’autant que, jusqu’en 1911, la mission catholique de l’île de Pâques dépendait du vicariat de Tahiti. Dans les années 1870, il n’y avait que cent onze Rapanuis, issus de trente-six familles, en majorité rapanaises. La tragédie des Rapanuis a continué quand les autorités chiliennes eurent annexé l’île en 1888 : elles la louèrent à des planteurs et éleveurs anglais, confinant les « indigènes » dans le village d’Hanga Roa, cerné de barbelés. Ce n'est qu’à la fin du XXe siècle que les barbelés furent enlevés et que les Rapanuis devinrent des citoyens chiliens de plein droit, libres de circuler dans leur île et d’y exploiter ou louer eux-mêmes leurs propriétés.

Situation actuelle

Les Rapanuis constituent, à ce jour, 60 % de la population de l’île, 40 % étant constitué de Chiliens venus du continent, mais aussi de personnes d’origine européenne, chinoise ou d’autres pays du Pacifique. Le nombre des Rapanuis est estimé à 5 682, dont 3 304 sur l’île même (recensement de 2002) et 2 378 vivants au Chili continental. Sur l’île, presque tous vivent à Hanga Roa ; sur le continent, un quart habite la capitale Santiago, un autre quart à Valparaiso et le reste dispersés dans le reste du pays. Dans l’île, le métissage est très fréquent et plus de la moitié des familles n’utilise plus que l’espagnol, langue de scolarisation et des médias. Source Wikipedia

Les Rapanuis

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DANS LES PAS DU LIEUTENANT DESTELLE EN NOUVELLE CALÉDONIE

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DANS LES PAS DU LIEUTENANT DESTELLE EN NOUVELLE CALÉDONIE
Une mission, une carte, un rapport controversé de Jean-Pierre Destelle, Association In Memoriam
Collection Lettres du Pacifique chez l’Harmattan
ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATION GÉOGRAPHIE HISTOIRE OCÉAN PACIFIQUE Nouvelle Calédonie 

De 1878 à 1882, le lieutenant d'infanterie de marine Émile Destelle est affecté à la Mission topographique chargée d'établir la première carte complète de la Nouvelle-Calédonie. Ses carnets où il note jour après jour les événements et décrit les paysages traversés tout au long de ses expéditions, permettent au lecteur de placer ses pas dans les siens et de le suivre sur les sentiers alors méconnus de la Grande Terre.

E.H Destelle a fait plusieurs séjours de longue durée en Nouvelle-Calédonie. (Extrait du site Journaux du colonel Destelle)

°°°

Séjour à la presqu’île Ducos

Pendant un an, du 20 Juillet 1878 au 19 Juillet 1879, il est sur la presqu’île Ducos au poste de M’Bi, en face de l’île Nou où il est chargé notamment de la garde du camp des déportés politiques.

Il a 22 ans, il est sous-lieutenant  au 4ème régiment d’Infanterie de Marine.

C’est sa première affectation outre-mer après sa sortie de Saint-Cyr.

Puis pendant plus de trois ans et demi, du 20 Juillet 1879 au 26 Avril 1882, il est affecté aux brigades topographiques qui font les relevés nécessaires à l’établissement de la carte de la Nouvelle-Calédonie.

Au cours de ces missions, à chaque fois de plusieurs semaines, il parcourt avec sa brigade, l’île en tout sens, souvent dans des contrées inexplorées ou à peine connues.

Ils campent ou dorment à la belle étoile, et vivent à chaque fois dans des conditions très ardues, exposés aux rigueurs du climat (pluies torrentielles, ouragans) et aux difficultés du terrain (montagnes, rivières, forêts épaisses).

Ils rencontrent aussi des kanak, et de rares colons.

Il tient à cette occasion des carnets de route qui, grâce à des descriptions fouillées et des anecdotes variées sont des témoignages précieux sur la Nouvelle-Calédonie à cette époque.

Fin 1883, il est capitaine-adjudant-major au 4e Régiment d’Infanterie de Marine. Il retourne à Nouméa diriger et terminer la cartographie de l’île.

Il emmène avec lui sa femme Angèle, qu’il a épousée en Février 1883.

Ils habitent à Nouméa.

Pendant ce séjour, ils ont une petite fille, Émelie, qui naît le 15 Avril 1885, et qui meurt de maladie, à l’âge de 9 mois, le 31 Janvier 1886 à Nouméa.

Comme il destine ses carnets et son journal à sa femme, nous ne disposons pas de ses carnets pendant cette période.

On trouvera cependant des documents, notes, exemples de cartes.

Lieutenant Destelle et en groupe au centre à NouméaLieutenant Destelle et en groupe au centre à Nouméa

Lieutenant Destelle et en groupe au centre à Nouméa

Publié dans Ecrivain calédonien

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Soirée de lancement de la semaine de la francophonie avec monsieur Jean

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Jean Goubald-Kalala et Daniel Miroux

Jean Goubald-Kalala et Daniel Miroux

Hier soir maris 17 mars, le lancement de la semaine de francophonie pour les 30 ans de l’Alliance Champlain à la bibliothèque Bernheim a réuni un public nombreux. Cet événement attire toujours un nombreux public.

La soirée a débuté par une courte allocution du président Daniel Miroux, après l’accueil de Christophe Augias directeur de la bibliothèque Bernheim, pour lancer la semaine de la langue française et de la Francophonie avec la présentation des 10 Mots 2015 “Dis-moi dix mots que tu accueilles” et du concours s’y rapportant lancé par la Direction de l’Enseignement de la Nouvelle-Calédonie ainsi que par le Vice-Rectorat.

Cette année, cerise sur le gâteau, une vedette originaire de la république démocratique du Congo, monsieur Jean Goubald-Kalala a animé la soirée après une avant-première avec Kubi, un slameur de sud de la France installé en Calédonie.

Monsieur Jean, comme l’ont surnommé les élèves du collège de Dumbéa-sur-Mer la veille qui participeront à un concours territorial de slam organisé par le vice-rectorat, chanteur et guitariste congolais est considéré comme un véritable génie. Il a enthousiasmé la salle avec son humour et son talent. Il ne faut pas manquer ses autres prestations en brousse et aux îles et en particulier le jeudi 19 mars à 18h00 au REX pour fêter les 30 ans de l’Alliance avec les slameurs calédoniens. JP

Soirée de lancement de la semaine de la francophonie avec monsieur Jean
Soirée de lancement de la semaine de la francophonie avec monsieur Jean

Publié dans Nouvelle-Calédonie

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Prix AREMBO 2015

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Prix AREMBO 2015
Les Editions Ecrire en Océanie, Noir au Blanc « Voix d’Océanie », Humanis ont décerné Le Prix littéraire AREMBO 2015 Lors d’une soirée de gala ce jeudi 5 mars 2015 A 19 h 00
Le Prix littéraire AREMBO s’attache à récompenser l’œuvre d’un auteur résidant en Océanie, écrivant en français, notamment pour sa contribution au développement culturel de son pays ainsi que pour sa capacité à livrer un témoignage sur son époque.

 

Le jury a désigné Jean-Marie Creugnet à l’unanimité de ses membres. Cet auteur prolifique a donc reçu ce prix, le jour de ses 75 ans, devant un parterre d’amis et de nombreuses personnes de sa famille réunis pour fêter l’anniversaire. Ce cadeau inattendu a comblé Jean-Marie ému aux larmes.

Une première surprise attendait les convives en début de soirée puisqu’un prix des meilleurs libraires a été décerné à Barbara Cheron et Dominique Buzance des librairies Pentecost et Caledo Livres. On peut qualifier cette soirée, de soirée entre amis, puisque Jean-Marie Creugnet n’a que des amis qu’il a remerciés chaleureusement lors de son discours improvisé après la remise du prix Arembo.

Il y a peu de prix littéraire en Nouvelle-Calédonie. Il faut saluer cette initiative attendu par les auteurs. La présence de nombreux écrivains, du président de la Maison du Livre et du président de l’association des écrivains pour entériner ce nouveau prix l’atteste. JP

Sur cette photo Claudine Jacques (d'Ecrire en Océanie), Jean-Marie Creugnet et Luc Deborde (Editions Humanis)
Sur cette photo Claudine Jacques (d'Ecrire en Océanie), Jean-Marie Creugnet et Luc Deborde (Editions Humanis)

Sur cette photo Claudine Jacques (d'Ecrire en Océanie), Jean-Marie Creugnet et Luc Deborde (Editions Humanis)

Publié dans Ecrivain calédonien

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« Des livres et nous » : Attention danger, plumes en liberté !

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Pendant l'enregistrement de l'émission à la maison du livre

Pendant l'enregistrement de l'émission à la maison du livre

Après « Paroles Libres », la solidarité des artistes calédoniens pour la liberté d’expression du mardi 20 janvier à la maison Célières, la première émission 2015 de « Des livres et nous » du mardi 24 février, le rendez-vous mensuel de NC 1er, ne pouvait pas débuter l’année sans aborder le thème de la liberté d’expression. Les plateaux télé et les journaux métropolitains ont consacré moult papiers et émissions sur le sujet tandis que la Calédonie a été assez frileuse sur le sujet.

 

Au programme, les invités de Cris, Etienne Dutailly, responsable du Chien Bleu. Bernard Berger, auteur et dessinateur. Jilème, auteur et dessinateur. Léopold Wawes Hnacipan, écrivain. Ainsi que Pierre Faessel pour "l’édito sans détour" et une présentation des nouvelles parutions. En live le groupe les "100 FOUS" (Erwan, Fly et Freddy).

Sur le site de reporter sans frontière, le 14 février 2002 on pouvait lire « Selon les informations recueillies par RSF, Etienne Dutailly, fondateur et rédacteur du mensuel satirique Le Chien bleu à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), a été violemment agressé, le 13 février 2002, par deux inconnus qui s’étaient introduits dans son bureau sous le prétexte de vouloir lui parler d’un sujet d’actualité... RSF rappelle que, le 11 juillet 2001, Etienne Dutailly avait déjà été agressé par un inconnu. Il avait porté plainte et précisé que cette agression était vraisemblablement liée à son activité professionnelle ».

Etienne Dutailly, était l’invité de prédilection pour cette émission après les attentats de Charlie Hebdo. Nous avons peu de précédents d’agression de ce type en Nouvelle-Calédonie. Le patron du Chien Bleu a largement développé sa conception de son métier de journaliste. Il était le seul sur le plateau de la maison du livre à avoir donné des coups et en avoir reçu au sens propre comme au figuré. Néanmoins, la liberté d’expression sur le Caillou, le communautarisme, la religion et le vivre ensemble ont été abordés sans tabou. Bernard Berger, auteur et dessinateur ainsi que Jilème ont, eux aussi, témoigné de leurs expériences mais ces deux auteurs d’ouvrages sur le destin commun, sont plutôt consensuels, comme l’était Albert Camus, qui avait la volonté de trouver une solution au conflit en Algérie, il voulait que les gens se parlent. Il avait écrit (à l'époque des attentats et des morts dans les rues) cette phrase, que l'on peut appliquer à la situation actuelle : "On est condamné à vivre ensemble. Ou à mourir"."

C’est Léopold Hnacipan, Originaire de la tribu de Hunöj à Lifou, professeur de français au collège de Tiéta à Voh, écrivain, et le co-auteur d'Olé, Oléti avec Noella Poemate, recueil de nouvelles édité par l'association Ecrire en Océanie qui a apporté un gros plus au débat en expliquant la vision kanak de la liberté d’expression. En insistant sur le fait que la prise de parole, est un devoir mais avec des règles et des contraintes liées à la coutume et la religion, spécifique au pays. Son témoignage, avec des exemples simples et explicites, a été très enrichissant. Le poids de la coutume, des traditions, de la religion, pèse lourd en Nouvelle-Calédonie en générant une autocensure quasi automatique des auteurs. JP

PS : Léopold avait beaucoup de mérite d’être présent à l’émission car descendu de Koné le jour même, il devait remonter aussitôt après l’émission pour reprendre ses cours le lendemain. JP

Les invités et Pierre Faessel debout

Les invités et Pierre Faessel debout

Publié dans Maison du livre NC

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Chúc mừng năm mới !

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Chúc mừng năm mới !
Une bonne année en vietnamien pour l’année de la Chèvre que la communauté de Nouvelle-Calédonie a fêté dignement hier soir.

Horoscope Chinois 2015

Après l'année du Cheval qui s'achève le 19 février 2015, nous allons entamer un nouveau cycle sous l'égide de la Chèvre. Cette année va connaître un climat plus nuancé que 2014, après bien des prises de conscience, le temps est venu d'explorer les méandres de la nature humaine et de composer avec plus finement encore, avec davantage de subtilité. L'année 2015 va nous pousser à mieux transiger les uns avec les autres, à fraterniser davantage et à ouvrir les écoutilles de la tolérance, sans pour autant lâcher prise avec nos valeurs individuelles. Comprendre n'est pas forcément accepter, et cerner les sensibilités de fond d'autrui permet de créer des ponts entre soi et les autres. C'est également l'année de la réconciliation avec soi-même, les influx de la Chèvre vous aideront à accepter ce que nous sommes sans rejeter nos faiblesses pour autant, et à traiter avec elles et en définitive, en faire des forces.

Sur le plan international, nous allons connaître des mouvements pacifistes d'importance, il est à prévoir un mouvement général de refus du conflit, de lassitude par rapport aux rapports de force qui va pousser nombre d'entre nous à chercher des modes de vie alternatifs, en harmonie avec la véritable nature le d'humanité et surtout, à les officialiser, les médiatiser. En espérant que ces prédictions soient les bonnes. Bonne année. JP

Chúc mừng năm mới !

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LA BOUNTY Voyage à la Mer du Sud (1787-1789

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LA BOUNTY Voyage à la Mer du Sud (1787-1789

William Lieutenant Bligh

Traduit de l'anglais et annoté par Paul de Deckker, un livre qui aurait plu à mon ami Henri Goiran dit Riquet (Voir cet article)

Mondes océaniens chez l’Harmattan

TÉMOIGNAGE, AUTOBIOGRAPHIE, RÉCIT TOURISME, RÉCIT DE VOYAGE, GUIDE OCÉAN PACIFIQUE Polynésie française 

L'officier William Bligh, âgé de 33 ans, reçut le commandement d'un navire de Sa Majesté Britannique : La Bounty. Sa mission : recueillir des plants d'arbres à pain à Tahiti et les transporter aux Antilles anglaises, afin d'obtenir une nourriture abondante pour les esclaves. Mais intempéries, détours, retards, jusqu'aux délices de Tahiti, et la violente mutinerie du retour ; les 5800 kilomètres que parcoururent Bligh et ses fidèles dans une chaloupe minuscule avant d'arriver à Timor au prix de souffrances inimaginables, firent de cette expédition une épopée dramatique et quasi-romanesque.

Bibliographie de l'anthropologue Paul de Deckker

LA BATAILLE DE LA COUTUME ET SES ENJEUX POUR LE PACIFIQUE SUD

Paul De Deckker, Laurence Kuniz

ETATS ET POUVOIRS DANS LES TERRITOIRES FRANÇAIS DU PACIFIQUE

Paul De Deckker - Lagayette

COUTUME AUTOCHTONE ET ÉVOLUTION DU DROIT DANS LE PACIFIQUE DU SUD

Paul De Deckker

FIGURES DE L'ÉTAT DANS LE PACIFIQUE

Paul De Deckker - Sous la direction de Paul De Decker

LA NOUVELLE-CALÉDONIE POUR L'INTÉGRATION MÉLANÉSIENNE

Sous la direction de Paul De Deckker et Jean-Yves Faberon

Couverture du livre

Couverture du livre

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Conférence, exposition, lecture autour de l'écrivain Francis Carco

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Conférence, exposition, lecture autour de l'écrivain Francis Carco
Un solide fil d’Ariane est tissé entre une auteure récemment en résidence au Randell Cottage de Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie et l’auteur calédonien Francis Carcopino.
Thanh-Van TRAN-NHUT, c’est le nom de cet écrivain remarquable qui n’a pas oublié le Caillou et continue sa quête. Elle participe activement à diverses manifestations autour de l'écrivain Francis Carco et de Katherine Mansfield organisées par l'Office du tourisme de Val de Gray et la ville qui sont à l'origine de la commération. Elle nous communique également son actualité littéraire. JP
Le voyage indiscret
Katherine Mansfield rejoint Francis Carco à Gray le 19 février 1915
Vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 février 2015 au Théâtre de Gray

Conférence, exposition, lecture, spectacle dans le cadre des commémorations du centenaire de la guerre 14-18, autour de l'écrivain Francis Carco mobilisé à Gray en février 1915, et de l'auteure néo-zélandaise Katherine Mansfield - rendez-vous au théâtre les 20 21 et 22 février !

En parallèle des manifestations sur Katherine Mansfield au théâtre : Rencontre suivie de dédicaces avec Thanh-Van Tran-Nhut à La Librairie, 1 rue Vanoise, samedi 21 février à 18h

Cette ancienne élève du lycée Cournot de Gray et lauréate en 2014 de la résidence d’écrivains Randell Cottage à Wellington, présentera Les enquêtes du mandarin Tân, sa série de romans policiers situés dans le Viêt-Nam du XVIIe siècle, et parlera de son séjour en Nouvelle-Zélande. Elle racontera comment cette résidence d’écrivains, gérée conjointement par l’Ambassade de France en Nouvelle-Zélande, le Randell Cottage Writers Trust et le Fonds d’Amitié France-Nouvelle-Zélande, l’a amenée à voyager en Australie et en Nouvelle-Calédonie, lieu de naissance de Francis Carco. Elle évoquera sa visite à la maison natale de Katherine Mansfield, à dix minutes du cottage historique où elle résidait, et abordera son roman en cours qui liera la France à la Nouvelle-Zélande.

Voici le contenu de son message aux Calédoniens qui ont eu le plaisir de la rencontrer à la maison du livre au Faubourg Blanchot :

Chers Tous,

Le 19 février 1915, après un long voyage en train de Paris, K. Mansfield arrive dans une petite ville dans l'est de la France. Elle tente d'entrer dans la zone des armées avec une fausse invitation d'une de ses "tantes" et est accueillie par un caporal qui lui intime de le suivre.

Le militaire est Francis Carco, mobilisé depuis novembre 1914. Ils passeront quatre nuits ensemble, avant que K. Mansfield ne reparte en Angleterre. Cette rencontre est racontée dans "An Indiscreet Journey", mais le nom de la ville est omis. Il faut regarder dans les carnets de Mansfield pour savoir que les amants se sont retrouvés à Gray, une ville au bord de la Saône.

Seuls les spécialistes de Mansfield savent où cette brève histoire d'amour a eu lieu. Connaissiez-vous l'endroit? Les Graylois, quant à eux, n'en savaient rien. Je peux vous le certifier: j'ai grandi à Gray !

J'ai entendu parler de cette rencontre il y a seulement quelques jours.
Ayant récemment eu vent de la visite des deux écrivains en 1915, la ville va organiser la commémoration du centenaire de l'événement (20, 21, 22 février 2015, à Gray). Il y aura des conférences données par des membres de la K. Mansfield Society, une représentation théâtrale, une expo... Les organisateurs ont aussi invité Monsieur James Kember, Ambassadeur de Nouvelle-Zélande en France.

De façon fortuite, ils ont appris que j'avais des liens avec la Nouvelle-Zélande. Je reviendrai donc parler de ma récente expérience en tant qu'écrivain en résidence au Randell Cottage. Je compte aussi évoquer mon voyage en Nouvelle-Calédonie, lieu de naissance de Carco.

Franchement, quelle est la probabilité que, 99 ans après le passage de Mansfield et de Carco à Gray, une personne de Gray soit lauréate d'une résidence d'écrivains à Wellington, vienne s'installer à 10 mn de la maison natale de Mansfield et se rende en Nouvelle-Calédonie dans la foulée? La coïncidence est assez remarquable, non ?

Si vous disposez de documents sur Francis Carco (photos, textes...) que vous aimeriez voir inclus dans l'expo, n'hésitez pas à me les envoyer.

Je suis en train de terminer mon roman autour des voyages d'exploration scientifique français, arrivés en Nouvelle-Zélande au XIXe siècle (projet pour le Randell Cottage). Ensuite, il faut chercher un éditeur - toute une aventure !
J'espère que vous allez bien. J'ai revu dernièrement des photos de mon blog et me souviens des moments chaleureux passés ensemble. Je serais heureuse d'avoir de vos nouvelles.

Bien amicalement,

Thanh-Van TRAN-NHUT

Page Facebook des organisateurs:

Conférence, exposition, lecture autour de l'écrivain Francis Carco
Le salon de K. Mansfield en NZ et Thanh-Van TRAN-NHUT à la MLNC
Le salon de K. Mansfield en NZ et Thanh-Van TRAN-NHUT à la MLNC
Le salon de K. Mansfield en NZ et Thanh-Van TRAN-NHUT à la MLNC

Le salon de K. Mansfield en NZ et Thanh-Van TRAN-NHUT à la MLNC

Publié dans Ecrivain calédonien

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Journal de la société des Océanistes : La référence absolue en matière historique

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Couverture du dernier numéro

Couverture du dernier numéro

Journal de la société des Océanistes n° 138-139 | 2014

Les mises en récit de la mine dans le Pacifique

Vous y trouverez par exemple :

Histoire et histoires. Politique et poétique des récits miniers dans le Pacifique Sud

History and stories. The politics and poetics of mining narratives in the South Pacific

Eddy Banaré et Pierre-Yves Le Meur. Aperçu du début du texte

L’objectif de ce dossier est de mettre en lumière la variété tout comme les points de convergence des questions posées par l’exploitation minière dans le Pacifique, et ce au prisme de la mise en récit de cette activité : comment la mine est-elle racontée ? Par qui, dans quels contextes, à quelles fins et avec quels effets ? Les articles rassemblés ici traitent de ce thème en proposant des analyses et des contextualisations de textes, situations et héritages historiques, ainsi que de productions artistiques qui sont autant de formes narratives portant sur la mine dans la Pacifique. Il s’agit ainsi de donner à voir la variété des expériences humaines de la mine dans cette région à travers la multiplicité des narrations évoquant les discours, les pratiques et les représentations de cet objet et enjeu si particulier.

C’est justement par l’objet que nous entamerons cette introduction, à savoir la mine dans sa matérialité, à la fois comme enclave physique au sein de laquelle s’effectue un...

Référence papier

Eddy Banaré et Pierre-Yves Le Meur, « Histoire et histoires. Politique et poétique des récits miniers dans le Pacifique Sud  », Le Journal de la Société des Océanistes, 138-139 | 2014, 5-22.

Naissance de l’industrie du nickel en Nouvelle-Calédonie et au-delà, à l’interface des trajectoires industrielles, impériales et coloniales (1875-1914)

The rise of the Nickel industry in New Caledonia and beyond, at the interface of industrial, impérial and colonial trajectories (1875-1914)

Yann Bencivengo (résumé)

Le nickel est longtemps demeuré un métal marginal utilisé pour la fabrication d’objets de luxe. L’industrie du nickel démarre avec la découverte des gisements de la Nouvelle-Calédonie en 1875. Elle se développe grâce à la mise au point des aciers au nickel qui a lieu en pleine course aux armements. Dès lors trois récits se mêlent : le récit global d’une branche industrielle qui s’établit à l’échelle mondiale durant les trente années qui précèdent la Première Guerre mondiale, celui des enjeux qu’elle représente pour les grandes firmes, les nations et leurs rivalités impériales, et enfin le récit minier calédonien qui se déploie dans le cadre de la colonisation.

Référence papier

Yann Bencivengo, « Naissance de l’industrie du nickel en Nouvelle-Calédonie et au-delà, à l’interface des trajectoires industrielles, impériales et coloniales (1875-1914) », Le Journal de la Société des Océanistes, 138-139 | 2014, 137-150.

Les métaphores de la séduction dans les journaux des marins français à Tahiti en avril 1768

Anaïs de Haas (Résumé)

Lors du voyage de Bougainville autour du monde, plusieurs marins ont tenu des journaux de bord, qui sont particulièrement prolixes pour décrire l’escale à Tahiti. Pour raconter l’étrange accueil que leur ont fait les Tahitiens, les marins utilisent des métaphores relevant alternativement de la Bible, de la mythologie grecque ou des topos libertins. Cet article propose une analyse de ces différents réseaux métaphoriques, des modalités selon lesquelles ils s’articulent, des phénomènes sémiotiques qui les motivent et de ce qu’ils révèlent sur la pratique gnoséologique bien particulière du « voyage de découverte ».

Référence papier

Anaïs de Haas, « Les métaphores de la séduction dans les journaux des marins français à Tahiti en avril 1768 », Le Journal de la Société des Océanistes, 138-139 | 2014, 175-182.

Compte rendus de lecture

Compte rendu de Kanak. L’art est une parole, de Roger Boulay et Emmanuel Kasarhérou (éds) de Gilles Bounoure

Référence(s) :

Boulay Roger et Emmanuel Kasarhérou (éds), 2013. Kanak. L’art est une parole, Paris-Arles, musée du quai Branly-Actes Sud, 340 p., carte, bibliogr., index, très nombreuses illustrations noir et blanc et couleur.

Référence papier

Gilles Bounoure, « Compte rendu de Kanak. L’art est une parole, de Roger Boulay et Emmanuel Kasarhérou (éds) », Le Journal de la Société des Océanistes, 138-139 | 2014, 272-274.

Journal de la société des Océanistes : La référence absolue en matière historique

Le Journal de la Société des Océanistes (JSO), qui existe depuis les années 1950, a vocation de publier tout article scientifique concernant l'Océanie (au sens large) et plus spécialement ceux relatifs au présent et au passé de ses populations. Le JSO publie deux numéros par an (ou un numéro double) avec l’aide du CNRS et du CNL.

Le journal

Publié dans Nouvelle-Calédonie

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