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Une orchidée dans mon jardin

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Une orchidée dans mon jardin

Ma Vanta en fleur

Depuis des années j’attendais sa floraison. J’ai beaucoup de plantes dans mon jardin et une orchidée accrochée dans un citronnier quatre saisons. Depuis deux semaines elle est en fleur c’est banal pour les orchidophile mais pour moi c’est une première. J’ai recherché des renseignements sur internet voici le résultat de mes recherches.

Les Orchidées peuvent être épiphytes, dans ce cas elles s'accrochent aux arbres, fougères ou autres végétaux grâce à leurs racines aériennes. Ce ne sont pas des parasites car elles ne puisent aucun élément dans leur support. Mon orchidée est de ce type. Elle est accrochée et vit de l’air du temps.

Les Vandas : Principalement originaire d’Asie et d’Inde, les vandas sont des orchidées qui poussent dans les arbres. Dans leur milieu naturel, les vandas bénéficient d’un compromis idéal entre soleil, chaleur et humidité. Mon orchidée semble du type Vanda Hybride rouge mais comme je ne suis pas un spécialiste, j’aimerais avoir confirmation par un lecteur de cet article....

L'orchidée sur le citronnier et la fleur en début de floraison
L'orchidée sur le citronnier et la fleur en début de floraison

L'orchidée sur le citronnier et la fleur en début de floraison

Suite de cet article sur caledonianPost

Publié dans Divers sur Joël PAUL

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les visiteurs du château Hagen (Editions Humanis)

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Affiche de l'exposition et le château Hagen

Affiche de l'exposition et le château Hagen

En mai 2013 a eu lieu l’exposition La Vallée des Colons d’hier et d’aujourd’hui au château Hagen à Nouméa. Un événement rendu possible grâce à l’espace d’échanges et de débats des conseils de quartiers à laquelle j’ai modestement participé. J’ai voulu prolonger cette expérience enrichissante, avec ce livre.

Les visiteurs du château Hagen est un ouvrage de fiction fantaisiste. Ce court roman n’a pas la prétention d’apporter quelque chose de nouveau sur l’histoire passionnante de la colonisation, c’est un regard espiègle sur le passé de la société calédonienne.

L’histoire, à travers mes visiteurs, devient drôle et farfelue jusqu’à la folie. Un ouvrage à lire d’un trait pour rire ou sourire.

Joël PAUL

© 2014 – Editions Humanis – Ce livre est disponible en version numérique et en version papier. Il sera disponible sur les principaux sites en ligne prochainement et en librairie à Nouméa. Voir en fin de page le lien vers Amazone où l'on peut déjà le commander en version papier.

Plus d'infos, plus de photos voir la page http://ecrivainducaillou.over-blog.com/les-visiteurs-du-chateau-hagen.html

La présentation de l’éditeur :

Les visiteurs du château Hagen de Joël Paul

- Ce vieux est fou ! Il dit qu’il veut protéger la gamine…, s’exclama Mélanie.

 - Quelle gamine ? Cécilia, la descendante Tetzger ? Elle doit avoir quatre-vingt-dix ans ! La gamine…, de qui parlez-vous, monsieur ? dis-je en m’adressant au vieux.

Il me répéta son histoire. Je le laissai s’en aller, puis j’entraînai Mélanie à l’intérieur du château, jusqu’à la deuxième salle de l’exposition, consacrée aux années 1900-1950.

- Regarde, lui dis-je en lui montrant l’une des photographies exposées.

Elle comprit enfin ce que j’avais compris moi-même, en discutant dans le parc avec le vieux. Elle faillit s’évanouir

- Mais c’est Émile ! Le vieux avec ses chiens ! C’est le sosie d’Émile le libéré ! Plus que le sosie, c’est Émile ! Il est mort depuis plus de soixante ans ! dit-elle, effarée. Je ne suis pas trouillarde, mais si un fantôme se balade dans le parc…

- Je n’ai pas d’explications, mais tu vois bien : en comparant la photo et le vieux… ce n’était pas un des habitants de la vallée des Colons d’aujourd’hui, mais de celle d’hier. On n’aurait jamais dû intituler l’exposition « La vallée des Colons, d’hier et d’aujourd’hui ». Pour les vieux, c’est compliqué, ces histoires de dates.

 À travers ce court récit, Joël Paul pose son regard espiègle sur les premières heures de la colonisation, et nous entraîne au grès de sa fantaisie dans une Nouvelle-Calédonie où les époques se mélangent et se confondent.

Pour commander :

La version papier sur Amazone suivre le lien

La bande annonce vidéo http://www.amazon.fr/dp/B00MC4USFE

Couverture de la version papier

Couverture de la version papier

Ma biographie aux éditions Humanis. JP

Humanis

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Littérature scientifique à la MLNC

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Paul Wamo et Pierre Faessel

Paul Wamo et Pierre Faessel

La Maison du Livre, en partenariat avec NC 1ère et la bibliothèque Bernheim, a reçu l’émission "DES LIVRES ET NOUS" dans la prestigieuse maison Célières ce mardi 29 juillet à 20h pour une édition intitulée "Quand la science se met à la page"
A cette occasion, Pierre Faessel qui a assuré seul et avec brio l’animation a reçu Bernard Rigo, Suzie Bearune, Robert Bertram, Olivier Hébert, Bernard Suprin, Mina Vilayleck et Laurent L'Huillier.

De la littérature sérieuse et scientifique pour cette émission où l’on a parlé botanique, biologie, nature, sauvegarde des espèces, anthropologie et linguistique. Tous les intervenants, spécialistes dans leur domaine, étaient passionnants "Des livres et nous", c'est aussi de la musique live avec Paul Wamo qui se renouvelle constamment même son slam vedette « Je suis noir » a évolué, c’est clair. (Jeu de mots facile mais je ne n’ai pas le talent de Paul Wamo)

L'émission, enregistrée en public et diffusée en direct sur NC 1ère radio, sera retransmise à la télévision le dimanche suivant à 9h30 sur NC1ère TV.

Jean-Brice Peirano, Frédéric Ohlen, Bernard Rigo et Suzie Béarune en premier plan

Jean-Brice Peirano, Frédéric Ohlen, Bernard Rigo et Suzie Béarune en premier plan

Des couvertures de livres des invités cliquez sur l'image pour l'agrandir
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"Le roman de Louise" d’Henri GOUGAUD (Editions Albin Michel)

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

"Le roman de Louise" d’Henri GOUGAUD (Editions Albin Michel)

L'auteur dresse le portrait de l'indomptable Louise Michel, de sa naissance en 1830 à sa mort en 1905. Elle lutta pour les droits de l'homme, la justice sociale, participa à la Commune et fut déportée en Nouvelle-Calédonie.

Fasciné par cette personnalité, l'écrivain nous la raconte avec son talent de conteur.

Henri Gougaud, auteur de chansons, homme de radio, pionnier du renouveau des contes, a écrit de nombreux livres parmi lesquels "Les sept plumes de l'aigle", "L'arbre d'amour et de sagesse", "L'arbre à soleils", "L'arbre aux trésors"...

"Le roman de Louise" d’Henri GOUGAUD (Editions Albin Michel)"Le roman de Louise" d’Henri GOUGAUD (Editions Albin Michel)

Cliquez sur l'image pour la voir en entier

Louise Michel, née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte, Haute-Marne et morte le 9 janvier 1905 à Marseille, alias « Enjolras », est une institutrice, militante anarchiste, franc-maçonne, aux idées féministes et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement anarchiste. Préoccupée très tôt par l'éducation, elle enseigne quelques années avant de se rendre à Paris en 1856. À 26 ans, elle y développe une activité littéraire, pédagogique, politique et activiste importante et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes de Paris des années 1860. En 1871, elle participe activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu'en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle se convertit à la pensée anarchiste. Elle revient en France en 1880, et, très populaire, multiplie les manifestations et réunions en faveur des prolétaires. Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit inlassablement son militantisme politique dans toute la France, jusqu'à sa mort à l'âge de 74 ans. Elle demeure aujourd'hui une figure révolutionnaire et anarchiste.

Louise Michel en Nouvelle-Calédonie

L'histoire commence lorsque Louise, arrêtée en Mai 1871,sur la barricade de Clignancourt, est condamnée à la déportation... Embarquée sur le Virginie en août 1873 pour être déportée en Nouvelle-Calédonie, Louise Michel arrive sur l’île après quatre mois de voyage. À bord, elle fait la connaissance de Henri Rochefort, célèbre polémiste, et de Nathalie Lemel, elle aussi grande animatrice de la Commune ; c’est sans doute au contact de cette dernière que Louise Michel devient anarchiste. Elle reste sept années en Nouvelle-Calédonie, refusant de bénéficier d’un autre régime que celui des hommes. Elle crée le journal Petites Affiches de la Nouvelle-Calédonie et édite Légendes et chansons de gestes Kanak. Elle cherche à instruire les autochtones kanaks et, contrairement à certains Communards qui s’associent à leur répression, elle prend leur défense lors de leur révolte, en 18781. Elle obtient l’année suivante l’autorisation de s’installer à Nouméa et de reprendre son métier d’enseignante, d’abord auprès des enfants de déportés (notamment des Algériens de Nouvelle-Calédonie), puis dans les écoles de filles. Le Tigre Clemenceau, qui lui vouait une grande admiration, continuait de lui écrire durant sa déportation et lui adressait des mandats.

"Le roman de Louise" d’Henri GOUGAUD (Editions Albin Michel)

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"L'Outre-mer français dans la guerre" (1939-1945) de Gilles RAGACHE (Editions ECONOMICA)

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"L'Outre-mer français dans la guerre" (1939-1945) de Gilles RAGACHE (Editions ECONOMICA)

Cet ouvrage retrace les événements survenus de 1939 à 1945 dans la France d'Outre-mer dont la Nouvelle-Calédonie (y comprises les Nouvelles-Hébrides qui en dépendaient), la Polynésie Française, Wallis et Futuna. Cet ouvrage est disponible à la librairie Calédo Livres

Cette période complexe est reconstituée à partir d'archives militaires et civiles françaises, mais aussi anglaises et américaines.

"L'Outre-mer français dans la guerre" (1939-1945) de Gilles RAGACHE (Editions ECONOMICA)

Résumé :

Comment la guerre fut-elle vécue dans l’Outre-mer français ? Tous les territoires furent-ils touchés de la même manière par la mobilisation, les combats, les restrictions ou les conséquences du blocus ? Se sont-ils ralliés rapidement ou non à la France libre ? En vérité, rien ne fut simple.

Si les Nouvelles-Hébrides, l’Océanie puis la Nouvelle-Calédonie se sont précocement ralliées à la France libre, l’archipel de Wallis et Futuna est demeuré deux ans sous l’influence de Vichy. Il en fut de même pour la Réunion, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane où eut même lieu un début de « Révolution Nationale » afin d’y répandre l’idéologie « Travail, Famille, Patrie ». Par représailles, un sévère blocus fut appliqué par les Anglais contre tous les territoires fidèles à Vichy. Il s’ensuivit pour les populations diverses pénuries, de multiples restrictions et l’apparition d’un important « marché noir ». En Guadeloupe ou en Martinique, cette époque demeure dans bien des mémoires comme une période sombre ayant suscité la « Dissidence » de certains. Au contraire, les îles du Pacifique virent débarquer des dizaines de milliers de soldats alliés ce qui produisit une brusque abondance matérielle et une forte ingérence américaine dans la gestion des territoires et dans la vie quotidienne des habitants.

Cette situation fut à l’origine d’accrochages, parfois sévères, entre le général de Gaulle et le président Roosevelt. Les divergences entre les deux hommes, commencées dès l’intervention de la France Libre à Saint-Pierre-et-Miquelon en décembre 1941, ne cesseront pas de toute la guerre. Ils s’affronteront à de multiples reprises, y compris à propos de la petite île déserte de Clipperton dont Roosevelt prétendait disposer. L’ingérence américaine fut particulièrement forte aux Antilles où des accords scellés avec l’amiral Robert permirent à celui-ci de se maintenir trois ans au pouvoir.

Une période complexe pour l’Outre-mer français, dont cet ouvrage reconstitue des épisodes peu connus à partir d’archives militaires et civiles françaises, mais aussi anglaises et américaines, ce qui apporte un éclairage nouveau sur le sujet.

L'historien Gilles Ragache est auteur de nombreux ouvrages et articles sur la vie culturelle et la Seconde Guerre mondiale.

Editions Economica

Publié dans Ecrivain calédonien

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Le MARCHE BROUSSARD place de la Marne à Nouméa

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le carbe de palétuvier est en route vers mon cabas
Le carbe de palétuvier est en route vers mon cabas

Le carbe de palétuvier est en route vers mon cabas

Ce 3 juillet 2014 de 13h à 18h les associations Nouméa Centre Ville et Marché Broussard ont fait une fois de plus la promotion du terroir à l’occasion d’un Jeudi du Centre Ville ! La brousse a investi le centre-ville de Nouméa pour offrir au public des étals colorés aux senteurs des fruits et légumes fraichement cueillis.

Une occasion en or pour les citadins de venir apprécier le travail extraordinaire réalisé par mère nature et ses exploitants. Je n’ai pas raté l’événement car nous aimons mon épouse et moi les produits de la brousse. De plus j’ai profité de l’occasion pour tirer quelques photos pour les visiteurs de Calédonianpost.

Producteurs, transformateurs agroalimentaires, éleveurs, horticulteurs, pêcheurs, colporteurs, artisans, toute la famille était réunie à l’occasion de cette 2ème édition du Jeudi Marché Broussard. Ci-dessous quelques photographies de la manifestation. JP

PS : Pour ceux qui ont raté le marché place de la Marne, les exposants seront au salon du Jardinage à partir du jeudi 3 juillet et jusqu'au dimanche 6 juillet 2014 (8h30 - 18h30) pendant le salon du jardinage et motoculture....

Il y a de plus en plus de marchés en Nouvelle-Calédonie. Ce Week-End c’est la fête de la mandarine, un fruit d’hiver sur le Caillou.

La fontaine Céleste, Etals, Divers étals et mon épouse qui déguste une tranche de pamplemousse
La fontaine Céleste, Etals, Divers étals et mon épouse qui déguste une tranche de pamplemousse
La fontaine Céleste, Etals, Divers étals et mon épouse qui déguste une tranche de pamplemousse

La fontaine Céleste, Etals, Divers étals et mon épouse qui déguste une tranche de pamplemousse

Publié dans Nouvelle-Calédonie

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À propos du livre "Le prêtre et le juge"

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

À propos du livre "Le prêtre et le juge"

Un petit aparté pour ce livre que j’ai lu minutieusement car dès sa sortie j’ai été séduit par cette idée de faire parler un prêtre kanak dans le contexte de la Nouvelle-Calédonie, pays en devenir qui doit faire face à une mutation économique exceptionnellement rapide qui modifie brutalement l’aspect de ce pays et les coutumes de ses habitants encore marqués par le combat politique et les affrontements récents. De plus, étant de la même génération que le père avec quarante-cinq ans de vie sur ce territoire, j’ai vécu les mêmes événements. Le prêtre Roch Apikaoua a décidé du choix de la prêtrise après la rencontre d’un aumônier au foyer de Nandaï où il faisait son service militaire. Trois ans plus tôt j’avais fait mes classes dans le même camp et à l’époque j’avais déjà beaucoup fréquenté l’Îles des Pins au point de faire partie d’une famille. Chez les Kaateu j’étais chez moi quasiment dans la famille de ce curé singulier. J’ai aussi, comme tous les calédoniens, même d’adoption, beaucoup souffert de la dernière révolte et beaucoup d’interrogations sans réponse sur notre avenir.

Le père Apikaoua qui dévoile ses sentiments de prêtre océanien au cours de cette série de petits entretiens mis bout à bout est un homme exceptionnel. Il devait augurer de son destin puisqu’il a commencé son sacerdoce en étant ordonné diacre à Mahamate-Balade par choix même si des signes de l’ « au-delà » avaient par ailleurs orientés sa vocation. Il a débuté son parcours vers la prêtrise à l’endroit où l’évangélisation et la colonisation de la Nouvelle-Calédonie ont commencée. Son compère d’écriture, le juge Jean-Paul Briseul, qui tient le rôle de l’intervieweur n’est pas n’importe qui lui aussi. C’est quelqu’un de remarquable avec un passé d’observateur aux nations unis entre autres. Le juge l’a aiguillé judicieusement après chaque entretien retranscrit vers un autre sujet pour aller toujours plus en profondeur, toujours plus loin vers la connaissance et la compréhension de l’environnement et des hommes de notre île.

Au fur et à mesure de la lecture du livre des conversations j’ai noté quelques réflexions ou des phrases que j’ai appréciées. Pour vous donner peut-être envie de lire Le prêtre et le juge ou simplement pour les partager avec vous en voici quelques unes :

À propos des événements de la prise d’otages d’Ouvéa et des représailles sanglantes qui en découlèrent.

Le père dit : « Des Français tués par des militaires français. Des Français certes en marge de la république mais des Français »

Ce que dit le père Apikaoua peut paraître évident mais il ne parle pas de kanak en lutte (d’ennemis) mais de Français en marge, en rébellion. C’est évidement exact, nous étions en guerre civile. Je me souviens bien que les militaires à l’époque faisaient le tampon entre blancs et noirs et que leurs armes n’étaient pas toujours braquées du même coté suivant la situation. Présenter de cette manière l’histoire donne aux justifications des actes un autre sens.

À propos du centre culturel Jean-Marie Tjibaou, il dit :

L’architecte Renzo Piano a fait neuf cases stylisées avec des peignes qui montent vers le ciel pour représenter les aires coutumières or le nombre d’aires du pays kanak est de huit. La neuvième représente les autres ethnies.

Le père est un homme de paix, d’église, un prêtre comme l’était Jean-Marie Tjibaou et beaucoup d’autres leaders kanak. Il voit les symboles et les explique tout au long du livre. C’est intéressant.

Il dit aussi : « Il n’est pas bon que le kanak soit seul » ; « L’utopie partagée est le ressort de l’histoire »

Il donne son opinion sur l’apport des autres et il parle sans concession du fléau du cannabis dans les tribus et chez les jeunes ; Il évite de dire tribu à connotation coloniale et préfère parler de village.

Il aborde des faits divers récents comme la construction d’une tribu dans la ville. Neuf cases érigées à côté du Mwa Ka. Neuf cases dont une pour l’aire coutumière qui n’existe pas, celle des autres ethnies. Une preuve de la volonté d’acceptation des autres ethnies. Il déplore le dénouement de cette affaire avec la destruction au bulldozer de ces cases et les maladresses commises par les responsables politiques et coutumiers. Une case est hautement symbolique dans le monde kanak et le père en parle bien. Détruire les cases au Bull laissera des traces.

Quand il parle de peuple puisque la question lui a été posée, il l’associe au temps. « La notion de peuple doit intégrer la notion de temps ». « Un peuple se construit sur du temps ». Il choisit en exemple le peuple hébreu issu des quarante années de vie en commun dans le désert. J’ai trouvé très pertinent cette notion de temps. Cette philosophie kanak qui transpire dans tous ses propos apporte beaucoup. Il parle bien du végétal, de la communion de l’homme et de la nature, de l’oralité, des difficultés de transcrire la pensée kanak « L’écrit crucifie la parole », c’est profond. Il cite Saint-Exupéry « L’essentiel est invisible aux yeux », c’est beau. Pour moi cet ouvrage est un livre de philosophie.

Le père Roch Apikaoua termine le livre par cette phrase « Vivre en Nouvelle-Calédonie est une bénédiction ».

Ce livre édité aux éditions du corridor bleu est disponible en librairie à Nouméa

À propos du livre "Le prêtre et le juge"

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« DES LIVRES ET NOUS » l’émission en direct sur NC 1ère la Radio à la maison Célières

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« DES LIVRES ET NOUS » l’émission en direct sur NC 1ère la Radio à la maison Célières
Ce mardi 24 juin à 20h la 5e édition s’intitulait « Littératures calédoniennes ? »
A cette occasion, Cris a reçu Virginie Soula invité d’honneur, Gérard Del Rio rédacteur de Mwà Véé, Bernard Gasser spécialiste de littérature kanak et Stéphane Camille écrivain critique littéraire pour les interroger sur la ou les littératures du pays
Pierre Faessel a fait « le portrait sans détour » de Virginie Soula avec son humour habituel et sa joie de pouvoir revenir dans l’émission maintenant qu’il a obtenu un laissez-passer pour circuler sur la route du Sud.

Des livres et nous, c’est aussi de la musique live avec Fred et les ogres et la slameuse Lincey qui ont assuré l’animation des pauses avec talent.

L’émission sera retransmise à la télévision le dimanche 28 juin à 9h30 sur NC1ère TV.

Virginie Soula a pu grâce à cette émission prolonger pour un plus large public sa conférence sur la littérature calédonienne entre 1853 et 2005 qu’elle a donnée récemment à l’ADCK mais en se pliant aux exigences des questions pertinentes de l’animateur Cris. De plus, des invités de poids étaient présents pour apporter la réplique si nécessaire.

La Nouvelle-Calédonie est un territoire littéraire invisible malgré son appartenance au vaste océan de la francophonie. Discrétion ou marginalisation ? La littérature calédonienne existe pourtant. Ce thème a été largement évoqué et débattu entre les intervenants. J’ai retenu que la littérature calédonienne existe bien mais la grosse évolution des dix dernières années n’est pas prise en compte puisque la thèse s’arrête en 2005. Elle ne peut pas relater l’engagement de bon nombre d’auteurs dans le processus de « destin commun » depuis cette date. Bernard Gasser a apporté un éclairage sur la littérature kanak qui existe depuis longtemps mais écrite en langues vernaculaires donc omise volontairement par le docteur Soula qui n’est pas locutrice de ces langues.

D’autres thèmes comme la critique littéraire ont été abordés. J’ai retenu qu’il y a plusieurs sortes de critiques possibles. Celle de l’universitaire, technique, décortiquée, disséquée comme le ferait un médecin légiste. La critique « critiqueuse », la vraie celle qui peut faire mal. Un mal nécessaire, disent ses partisans. La critique bienveillante qui fait l’éloge du bon et ignore le mauvais. La critique dite « 4ème de couverture » en fait ce n’est pas une critique mais une présentation d’ouvrage. Une critique critiquée inutilement par les critiqueurs à mon avis. Comme l’analyse critique est subjective la nécessité de faire la critique des critiques a été évoquée mais la on tourne en rond comme j’ai pu l’entendre murmurer dans le public. Une soirée enrichissante à revoir en télévision. JP

« DES LIVRES ET NOUS » l’émission en direct sur NC 1ère la Radio à la maison Célières
« DES LIVRES ET NOUS » l’émission en direct sur NC 1ère la Radio à la maison Célières
« DES LIVRES ET NOUS » l’émission en direct sur NC 1ère la Radio à la maison Célières
« DES LIVRES ET NOUS » l’émission en direct sur NC 1ère la Radio à la maison Célières

Publié dans Maison du livre NC

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C’est à Magellan (1480-1521) que l’océan Pacifique, le plus vaste de la planète, doit son nom.

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C’est à Magellan (1480-1521) que l’océan Pacifique, le plus vaste de la planète, doit son nom.
L’explorateur portugais qui avait entamé un tour du monde en navire, l’a baptisé en 1520, en raison du temps clément qui a accompagné tout son voyage sur ses eaux.
Ce n’est pourtant pas lui qui l’avait découvert, mais le navigateur espagnol Vasco Núñez de Balboa (1475-1519). L’homme avait admiré pour la première fois cet océan depuis l’Asie, en 1513, et lui avait alors donné le nom de "mer du Sud", sans toutefois entamer sa traversée.
C’est Magellan qui releva ce défi après avoir emprunté le célèbre détroit de 611 km, qui relie l’Atlantique au Pacifique en Amérique du Sud. L’histoire donnera d’ailleurs le nom du Portugais à ce passage maritime.

Un peu d’histoire : Après le passage du détroit

La traversée du Pacifique :

Le Pacifique, ce nouvel océan ainsi nommé par Magellan, le plus étendu du monde, s'est laissé traverser en diagonale sans la moindre tempête. Les trois navires sont d'abord portés par le courant de Humboldt puis par les alizés. L'amiral n'a qu'un but, les îles aux épices, dont il connaît la latitude exacte: 1° nord. En ce qui concerne les longitudes, on en est encore cependant à des approximations. Toutefois, il faut se rendre à l'évidence, cette interminable traversée va malgré tout parvenir à son but. Et, ce qui est incroyable, sans faire en route de découverte majeure : deux îlots déserts seulement. C'est comme si le navigateur avait voulu éviter les nombreux archipels qui parsèment cet immense océan.

La traversée va durer plus de trois mois. La seule distraction des équipages est d'observer la multitude de poissons volants que des requins essaient d'attraper.

Si le voyage est monotone, il n'en demeure pas moins terrible pour les marins. La nourriture est avariée, l'eau douce est infecte. On mange les rats et les souris, même les cuirs des agrès. Le scorbut fait des ravages, on compte une douzaine de morts, y compris deux Patagons qu'on avait embarqués. Enfin, le 6 mars 1521, après avoir parcouru 18000 km dans le Pacifique, on aperçoit trois îles qui font partie de l'archipel des Mariannes.

Parmi les îles :

Les premiers contacts avec les indigènes sont difficiles. Ils montent à bord et emportent tout ce qu'ils trouvent, même un canot. Magellan organise un raid punitif : on tue sept "sauvages", on récupère le matériel volé et on refait les provisions. L'île est appelée "Ile des Larrons".

Les trois navires relâchent ensuite dans une nouvelle île, couverte de cocotiers. Les équipages ont besoin de repos. Grâce à la nourriture, ils retrouvent la santé. Lorsqu'ils quittent les parages, ils nomment ces îles de leur résurrection "Saint-Lazare". Le 28 mars 1521 ils atteignent une autre île où des indigènes s'approchent des bateaux. Surprise, Enrique, le serviteur malais de Magellan comprend leur langage ! Il est revenu chez lui. L'esclave devient sans s'en rendre compte le premier circumnavigateur de l'histoire.

Magellan a atteint les Philippines et comprend qu'il se trouve en zone portugaise. Les marins errent ensuite d'île en île. Il faut remplir d'épices les cales des navires tout en évitant de mauvaises rencontres avec les Portugais. L'amiral fait alliance, au nom de Charles Quint, avec le roi indigène de Cebu et obtient ainsi un droit de commerce exclusif. Les indigènes reçoivent le baptême.

Les massacres :

Mais il faut aussi aider son allié en guerre avec les habitants de Mactan, l'île voisine. Le 27 avril 1521, une expédition est lancée. A cause de la barrière corallienne, les trois navires ne peuvent s'approcher et leur artillerie est inutile. Une soixantaine d'hommes, dont Magellan, embarquent sur des chaloupes. A terre, ils sont attendus par plus d'un millier de guerriers armés d'arcs aux flèches empoisonnées, de lances et d'épieux. Les navigateurs font usage de leurs mousquets, mais les indigènes ne sont pas intimidés. La petite troupe doit battre en retraite. Malgré son armure, Magellan, blessé à la jambe, s'écroule; il est aussitôt assailli et achevé par les indigènes. C'est la ruée vers les canots, les survivants parviennent à regagner les navires.

Mort de Magellan

Revenus à Cebu, les marins se choisissent un nouveau chef en la personne de Barbosa. L'esclave Enrique revendique sa liberté puisque son maître est mort. Barbosa la lui refuse. Enrique va alors se venger : il s'arrange avec le roi indigène pour monter aux navigateurs un traquenard. Tous les officiers de la flottille sont invités à terre à un repas où on leur offrira des cadeaux. Ils tombent dans le piège et sont massacrés.

C’est à Magellan (1480-1521) que l’océan Pacifique, le plus vaste de la planète, doit son nom.
C’est à Magellan (1480-1521) que l’océan Pacifique, le plus vaste de la planète, doit son nom.
C’est à Magellan (1480-1521) que l’océan Pacifique, le plus vaste de la planète, doit son nom.

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Embarquez sur l'Iphigénie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le 9 mai 1864, l’Iphigénie arrive à Port-de-France avec à son bord, les premiers forçats envoyés en Nouvelle-Calédonie… 150 ans après au Musée maritime l’histoire du bagne tout au long d’une soirée pleine de découvertes et d'évocations ce samedi 14 juin.
Ce spectacle prévu pour la nuit des musées avait été annulé à cause des intempéries.

Résumé : Au travers d'une exposition, de saynètes de théâtre de la Cie de l’Archipel, de lectures d’Alain Mardel, de la musique du Quatuor à cordes. Le public sera embarqué de Toulon à Port-de-France sur l'Iphigénie...

L'Iphigénie

L'Iphigénie

L’Iphigénie, frégate aménagée pour le transport des bagnards, appareille de Toulon le 6 janvier 1864 à destination de la Nouvelle-Calédonie. A son bord, on dénombre 663 personnes dont 250 bagnards, pour la plupart condamnés à de lourdes peines et sélectionnés selon leurs compétences présumées. La construction du futur pénitencier de Nouvelle-Calédonie est alors une priorité.

 Un livre sur le bagne

De 1863 à 1931, la Nouvelle-Calédonie est connue sous le nom de « la Nouvelle ». Vingt-deux mille transportés des travaux forcés, plus de 4 000 déportés politiques, surtout de la Commune de Paris, près de 4 000 relégués, en majorité récidivistes de délits mineurs, auxquels il faut ajouter plus de 1 000 femmes transportées ou reléguées y débarquent, faisant de cette terre kanak du Pacifique Sud, l'archipel des forçats. Louis-José Barbançon retrace l'histoire de la Transportation des forçats à « la Nouvelle ». Une histoire vécue à travers l'exemple du premier convoi de 250 forçats de l'Iphigénie, arrivés dès 1864. Comme l'écrit l'auteur : « dans un pays d'immigration, l'importance dévolue aux premiers arrivés, pionniers volontaires ou malgré eux, reste une dominante de la conscience collective. On a les Mayflower qu'on peut ». Il s'agit par une étude exhaustive des dossiers individuels de ces premiers transportés de retrouver leurs origines et de découvrir leur vie et leur devenir dans la colonie pénitentiaire. Ce ne sont pas des forçats virtuels qui sont mis en scène mais bien des hommes de chair et de sang replacés dans le contexte historique d'une terre de bagne, face à la répression ou à la réhabilitation. L'originalité de ce travail tient dans le fait qu'au-delà des lois, des statistiques, de la chronologie, l'auteur tente de donner la parole à des femmes et à des hommes de rien dont il est lui-même originaire, faisant accéder ces oubliés de toujours, comme l'écrit en préface Michelle Perrot « à la dignité de l'Histoire ».

Une petite anecdote au sujet de l’Iphigénie

Le docteur Simmonet est un descendant du commandant César Auguste Dugat, chef d'escadron de gendarmerie en retraite arrivé en NC avec le premier convoi de condamnés par l'Iphigénie le 9 mai qui fut désigné pour diriger l'Administration pénitentiaire. Il m’avait écrit en 2011 pour me demander des renseignements sur son ancêtre et Louis-José-Barbançon m’avait fait parvenir ce document qui est complètement en rapport avec l’arrivée du fameux bateau. JP

" DUGAT arrive en NC avec le premier convoi de condamnés par l'Iphigénie le 9 mai 1864 parti de Toulon en janvier de la même année. Ma thèse a été publiée très résumée sous le titre L'Archipel de forçats par les Presses Universitaires du Septentrion, www.septentrion.com. Dans ce livre Dugat est cité plusieurs fois.

Extraits de ma thèse concernant DUGAT". LJB

Pour diriger l'Administration pénitentiaire, le choix du ministère s'est porté sur le commandant Dugat, chef d'escadron de gendarmerie en retraite, qui, selon les termes mêmes du département, "par la nature de ses fonctions antérieures est initié à toutes les questions relatives à la police, la discipline, au régime des prisons", et qui possède de plus, ayant accompli "un long séjour en Guyane", "des connaissances sur la transportation."(1)

Si ces derniers (les gardes-chiourme) ont été recrutés parmi le personnel servant à Toulon, il faut rappeler que le directeur du pénitencier Auguste Dugat, chef d'escadron en retraite, est issu de la gendarmerie et qu'il voyage accompagné de sa femme.

Plusieurs fois, Guillain renouvellera ses demandes en faveur de la création d'un "corps de surveillants, du personnel supplémentaire pour la gendarmerie et une compagnie supplémentaire d'infanterie de marine»(2), n'hésitant pas même à dénoncer "l'incapacité notoire de M. Dugat comme chef d'administration" (3), ou le "choix malheureux" de Fournier en tant que commandant de pénitencier (4).

Dugat embarque, le 10 septembre 1868 sur l'Alceste, officiellement en congé de convalescence et il est remplacé par Aristide Jules Charrière qui débarque à Nouméa, le 13 décembre 1868, du Marceau  et prend le titre de directeur de l'Administration pénitentiaire. (5)

1 -Dépêche du 26 novembre 1863, A.O.M., série Colonies, carton H 24. Le traitement de Dugat est fixé à 5.500 F plus une pension de 2.500 F.

2- Rapport du 4 février 1867, A.O.M., fonds Colonies, carton H 24.

3- Rapport du 5 octobre 1867, A.O.M., fonds Colonies, carton H 24.

4- Rapport du 5 avril 1867, A.O.M., fonds Colonies, carton H 24. Fournier, capitaine d'artillerie à la retraite a été nommé commandant du pénitencier de l'île Nou le 25 novembre 1865. Dans un rapport ultérieur du 4 février 1868, (mêmes références), Guillain le décrira comme ayant "un esprit détraqué incapable d'un raisonnement quelconque."

5- A.O.M., fonds Colonies, registre H 782. Le 5 septembre précédent, Guillain a pris une décision qui remplace le titre de chef de l'Administration pénitentiaire par celui de Directeur, Bulletin Officiel de la Nouvelle-Calédonie (1868), op. cit., p. 311.

Embarquez sur l'Iphigénie

Publié dans Colonisation

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