En résidence artistique pendant cinq mois sur l’île d’Orléans au Québec, Maeva BOCHIN présente au centre d’Art le fruit de son travail. Peintures, sculptures, photographies, nous plongent dans un dialogue paysage entre deux îles.
Jusqu'au 6 juin 2020
L’artiste propose des visites de l’exposition suivies d’ateliers découverte autour du métissage artistique
Maeva Bochin nait à La Rochelle en 1973. Descendante de famille calédonienne Kabyle, elle vit en Nouvelle-Calédonie depuis bientôt 30 ans.
Diplômée de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Nancy, elle va s'installer dans le nord de l'île.
Pour partager son savoir et son savoir-faire, elle ouvre un atelier chez elle et intervient également en classes culturelles dans les établissements scolaires.
La gravure, la peinture sur grands formats, l'installation, le Land-Art sont ses domaines de prédilection.
Elle monte sa première exposition sur le thème de l'homosexualité en Nouvelle-Calédonie, puis une seconde sur l'autisme et enfin la condition féminine.
Déterminée à travailler avec les personnes en difficulté, elle met en place des ateliers avec des structures accueillant des adolescents, dans des foyers recueillant des femmes et des personnes en situation de handicap et décide de ne plus exposer dans des galeries ou espaces d'exposition traditionnels.
Samedi et dimanche, les installations de la SudIles sur les quais de Nouméa ont mis à l’honneur le fruit réputé de Nengone. Treize tonnes de produits vivriers, dont cinq tonnes d’avocats, étaient en vente sur les étals. Pour respecter les consignes de sécurité sanitaire, les visiteurs devaient s’inscrire sur une liste avant d’accéder au site malgré l’attente personne ne râlait l’avocat de Maré a une telle réputation qu’il vaut bien de patienter.
Ce sont treize tonnes de produits vivriers, dont cinq tonnes d’avocats, qui été acheminés par le Betico . Une opération menée conjointement entre la province des Iles et la SudIles avec un objectif : la promotion de la destination.
Des vies « sans défaite ni combat », dans tout ce que l’ordinaire peut offrir de merveilleux pour celui qui sait observer, ressentir et dire le moindre souffle, la plus infime palpitation. Nicolas Kurtovitch compose ici l’un de ses recueils les plus personnels où souvenirs, contes et réflexions poétiques s’entremêlent. Tisserand, il noue un à un les fils des mémoires et des instants vécus ou imaginaires pour nous dire l’importance d’être au monde en pleine conscience, de transmettre, de célébrer le pouvoir de la littérature et de l’humanité.
Créée en 2009, Eden Livres est une plateforme de distribution de livres numériques développée conjointement par trois groupes d’édition français : Actes Sud, La Martinière Groupe et Madrigall.
Au 31 mai 2016, Eden Livres distribue 82 000 livres numériques.
Au 31 mai 2016, 18 diffuseurs, 422 marques éditoriales et plus de 400 libraires/stores sont connectés aux services de distribution d’Eden Livres.
Eden Livres a distribué 2 millions de livres numériques en 2015, tous réseaux confondus.
Depuis 2014, Eden Livres a distribué 125 000 livres numériques en bibliothèques, générant quelque 700 000 prêts à distance au titre de la lecture publique.
Voir aussi un article sur le livre qui est distribué version papier en France et en Nouvelle-Calédonie
Une réflexion personnelle d’une puissance hors du commun sur les questions raciales, culturelles et identitaires.
En tant qu’Aborigène, Stan Grant a dû faire face toute sa vie à l’héritage raciste de son pays, l’Australie. Confronté dès l’enfance à l’adversité, il a réussi à y échapper grâce aux études et à la découverte des écrits de James Baldwin, devenant l’un des journalistes les plus reconnus d’Australie. Dans cet essai, Stan Grant réagit au racisme qu’il observe autour de lui, toujours aussi présent. Il décrit avec une passion et une sincérité déchirantes la colère, la honte et les épreuves inhérentes à son identité.
D’une écriture directe, stupéfiante, il nous rappelle qu’il ne faut jamais rien tenir pour acquis dans notre combat pour en venir à bout.
Une autobiographie d’une grande profondeur, méditation d’un écrivain aborigène sur l’Australie blanche. JOYCE CAROL OATES (Source site de l’éditeur)
GRANT Stan
Journaliste, Stan Grant est lauréat de nombreux prix. Il est rédacteur en chef international de la chaîne Sky News Australie, et rédacteur en chef chargé des questions aborigènes au sein de la rédaction australienne du quotidien The Guardian. De 2001 à 2012, il a travaillé comme présentateur pour l’antenne de la chaîne américaine CNN à Hong Kong, avant d’être envoyé comme correspondant permanent à Pékin, d’où il a couvert entre autres les conflits en Afghanistan, au Pakistan et en Irak. D’origine aborigène, il appartient au peuple Wiradjuri.
FAUQUEMBERG David
Né en 1973, David Fauquemberg est romancier, traducteur et reporter. Son premier roman Nullarbor, inspiré d’un long voyage dans l’ouest australien, obtient en 2007 le prix Nicolas Bouvier au festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo. En 2009, Mal tiempo, dont l’intrigue se déroule dans le milieu de la boxe, entre Cuba et l’île de Trinidad, est couronné du prix de la Ville de Caen, du prix des Hebdos en région et du prix Millepages. Fruit d’une longue immersion dans le milieu des gitans flamencos d’Andalousie, Manuel El Negro paraît en 2013.
Traducteur de l’anglais et de l’espagnol, David Fauquemberg a notamment traduit le prix Nobel sud-africain Nadine Gordimer, R. L. Stevenson, James Meek, Luis Sepúlveda. Il est également l’auteur de longs récits pour les revues XXI, Long Cours, Desports et les magazines Holiday et Géo. Bluff, son quatrième roman, est né de plusieurs années de voyage en Polynésie française et dans tout le Pacifique sud, notamment en Nouvelle-Zélande où il a passé six mois en 2015, en tant que lauréat de la résidence du Randell Cottage. Bluff a obtenu le prix Henri-Queffélec et le prix Gens de mer 2018
Dans ce recueil de nouvelles, Claudine Jacques dépeint un tableau sans concession de la Nouvelle-Calédonie contemporaine à travers une galerie de portraits souvent tragiques. Des squats miteux aux somptueuses villas de Nouméa, des stations d’élevage aux lotissements étranglés dans la ville, des êtres se démènent pour garder ou trouver un cap dans leur quotidien. Comme un miroir de la complexité d’une société pétrie de métissages, de coutumes, de croyances mais aussi de tensions, d’inégalités et de violence, Caledonia Blues souligne, au-delà de l’opposition Kanak-Caldoche l’incroyable équation calédonienne.
Caledonia Blues propose dix-sept nouvelles qui sont autant de portraits de la Nouvelle-Calédonie contemporaine. Alternance de nouvelles courtes et longues, Caledonia Blues embrasse, de Nouméa aux régions plus isolées, toutes les couches sociales et ethniques, toutes les croyances sans nous épargner l’incroyable violence à l’oeuvre sous toutes ses formes.
Vendu 1 800 XPF sur le site VDI et disponible à Nouméa
Couverture réalisée par Titouan Lamazou.
JACQUES Claudine
Claudine Jacques écrit depuis toujours. Après avoir dirigé un Centre de formation professionnelle, elle cesse toute activité en 1994 pour se consacrer à l’écriture. Elle est publiée dès 1995. Son premier recueil de nouvelles, Nos Silences sont si fragiles, fait forte impression tant il parle vrai. Suivent d’autres recueils, toujours attendus. Ce ne sont que des histoires d’amour, en 1996, C’est pas la faute de la lune, en 1997. Puis Claudine Jacques écrit son premier roman en 1998, Les Coeurs barbelés, que Denis Tillinac retient et fait paraître aux éditions de La Table Ronde en 1999. Recueils de nouvelles et romans se succèdent alors, dont L’Homme lézard, Nouméa Mangrove, Le Bouclier rouge ; une parabole, L’Âge du perroquet banane ; une pièce de théâtre, Ataï et moi, jouée au Théâtre de l’Île à Nouméa ainsi que de nombreux textes pour la jeunesse.
Membre fondateur de l’Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie, Claude Jacques est installée en brousse où elle gère la bibliothèque de son village depuis vingt ans, anime le festival de la Bande dessinée de Boulouparis, et s’investit dans des ateliers d’écriture destinés aux scolaires. Elle est à l’initiative de l’association « Écrire en Océanie » qui a révélé nombre de jeunes talents calédoniens.
Claudine dédicace à Calédo Livres photo JP
Parutions au vent des iles de Claudine Jacques Au Vents des Îles
Deux photos de Jean-Marie Creugnet à la librairie Calédo Livres celle de gauche avec Cathie son épouse
Shoot un roman de Bob Cooper
Kéniroï, fils de Kaké de la tribu de Dogny, du pays Xârâcùù, naquit et fut élevé à Païta, N’dé, tribu du chef Titéma Watton, en 1857.
Kéniroï se retrouva en scolarité à l’école de Monsieur Gustin, près de l’embranchement de la route de Gadji. Il devint Kenny lorsqu’il habita chez le colon Paddon Allan Lincker, qui le prit en affection et lui offrit une éducation stricte à l’anglaise.
Ignorant de sa destinée future, Kenny vécut une enfance et une adolescence heureuse. En 1878, son père Kaké fut convoqué au pays Xârâcùù par le conseil des Anciens. Mais embauché à Nouméa comme responsable de la Compagnie indigène, il envoya son fils à sa place.
La mission guerrière sera confiée à Kéniroï qui s’en acquittera avec brio.
Paterna Paternis, 2020 - Prix public : 2200 XPF
Jean-Marie Creugnet est né à Nouméa en 1940. Après des études secondaires au petit séminaire de St Léon à Païta, complétées par deux années de philosophie et une année de théologie. Il fût un temps contrôleur des postes, agent immobilier, agent spécial d'assurances et courtier. Il a entrepris de décortiquer les événements du temps passé sur une période débutant en 1855 et allant jusqu'à sine die.
Une saga de dix ouvrages couvre la période de 1855 à 1893. Deux autres livres nous amènent à 1900 et une autre série, La Gazette de la Belle Époque en quatre tomes à 1901, 1902, 1903 et 1904. Jean-Marie Creugnet continue à nous faire découvrir son histoire du pays jusqu’en 1911, à travers six autres ouvrages.
Il a signé également une dizaine de romans sous le pseudonyme Bob Cooper.
En mars 2015, il a reçu le prix Arembo qui récompense un auteur résidant en Océanie, écrivant en français, notamment pour sa contribution au développement culturel de son pays ainsi que pour sa capacité à livrer un témoignage sur son époque.
Gallimard BD - 104 pages, un ouvrage de 2016 mais disponible aujourd’hui chez Calédo Livres
1841. Un baleinier accoste aux Marquises, avec à son bord Tom et Toby, qui ne rêvent que de déserter. Profitant d’une permission, et malgré les mises en garde sur les dangers de l’île, les deux hommes s’enfoncent dans la jungle. Rien ne se passe comme prévu et la fuite dans cette nature luxuriante vire au cauchemar. D’autant que les fugitifs se retrouvent bientôt aux mains de la tribu Taïpi, réputée cannibale...
Déjà auteurs, ensemble, du somptueux Gatsby le magnifique, Stéphane Melchior et Benjamin Bachelier se frottent cette fois à Herman Melville — dont ils adaptent ce récit, entre aventure et anthropologie. Plus
Adaptation du premier roman homonyme semi-autobiographique d'Herman Melville.
Herman Melville, né le 1ᵉʳ août 1819 à Pearl Street, au sud-est de Manhattan et mort le 28 septembre 1891 à New York, est un romancier, essayiste et poète américain. Presque oublié après sa mort, Melville est redécouvert dans les années 1920 à travers son œuvre maîtresse Moby Dick.
À propos des auteurs
Benjamin Bachelier est né en 1975, à Grenoble. Après avoir étudié aux Beaux-Arts d'Angoulême, Benjamin Bachelier se lance dans la bande dessinée, le film d'animation et l'illustration (Casterman, Nathan, Glénat, Actes Sud Junior...). Deux enfants plus tard, il se retrouve à Nantes et se met à la bande dessinée. En 2006, il prend la suite d'Hervé Tanquerelle pour dessiner Le Leg de l'Alchimiste (Glénat).
Stéphane Melchior naît en 1965, en Bretagne. Passionné par les mythologies, il fait de longues études d'histoire de l'art avant d'écrire ses propres histoires. Aujourd'hui scénariste, il imagine des films d'animation et participe à l'écriture de courts et de longs métrages pour le cinéma ou la télévision.
À propos du cannibalisme en polynésie
les gourmets des îles Marquises et Salomon (Extrait d’un article du point)
Dévorer les ennemis vaincus était une pratique commune en Océanie jusqu'au XIXe siècle. Rien ne vaut une cuisse humaine rôtie au four. Par Frédéric Lewino
Modifié le 20/08/2018 à 18:04 - Publié le 02/08/2018 à 10:53 | Le Point.fr
Cannibales des îles Salomon et Marquises !
Jusqu'à l'arrivée des Occidentaux, les nombreuses peuplades de Polynésie se faisaient une guerre acharnée pour faire leurs emplettes de chair humaine. Mais les missionnaires les ont vite mis à la diète. Il existe de nombreux témoignages de ce cannibalisme rituel de guerre. Le plus fameux est celui d'Hermann Melville, l'auteur de Moby Dick. En 1842, à la recherche de sensations fortes, il s'embarque à bord d'un baleinier. Mais très vite, le capitaine se révèle être un monstre de brutalité, ce qui pousse le jeune homme à déserter sur l'île de Nuku-Hiva avec un compagnon. Et tant pis si cette île de l'archipel des Marquises a la réputation d'accueillir une redoutable tribu cannibale, les Taïpi ! En fait, les deux hommes espèrent trouver refuge chez l'autre tribu de l'île qui, elle, fait la fine bouche devant son prochain.
En marchant dans la forêt, ils tombent sur un jeune couple en train de faire l'amour dans un fourré. Font-ils partie du clan des cannibales ou pas ? Ils prennent le risque de les suivre jusqu'à leur village. Manque de bol, ils se retrouvent chez les mangeurs de chair humaine. À leur grande surprise, les deux jeunes gens sont aimablement accueillis. S'attendant à être rôtis, ils sont placés dans une famille d'accueil : « Est-ce eux, ces sauvages féroces, les cannibales assoiffés de sang dont j'ai entendu parler dans d'effroyables récits ? Ils se traitent l'un l'autre avec plus de bienveillance et sont plus humains que beaucoup de ceux qui étudient les textes prônant la vertu et la générosité, et qui répètent chaque nuit que la belle prière se répète dans un souffle par les lèvres du divin et doux Jésus. » …La suite
Beaucoup d’acteurs du livre ont fait rayonner la littérature pendant le confinement, Fabienne Fabre a été très dynamique. Confinée, Fabienne est redoutable. Elle s’est décarcassée pour faire fonctionner son atelieret organiser un concours de solidarité covid-19. Onze candidats étaient en lice.
Loup le lauréat
JP : Comment s’est organisé ce concours Fabienne ?
FF : Pendant le confinement, il y a eu un « télé-atelier » avec des exercices. Ceux qui ont bien voulu participer m’envoyaient leurs textes et, pour chaque exercice, on procédait à un vote.
JP : Que vont devenir ces textes, ceux de Loup et des autres participants ?
FF : Les textes seront mis sur le blog et on envisage d’en faire un recueil.
JP : Merci Fabienne d’avoir répondu à des questions/réponses par télépathie
Le prix du confinement a été attribué à Loup
Pour l’ensemble de son œuvre durant ce mois et demi de confinement
Le décès de René Zimmer, un choc pour ses amis que je viens d'apprendre par Hélène Janet Lec Lec Tic de Nouméa laisse sans voix.
René Zimmerest Maître de conférences à l’université de la Nouvelle Calédonie. Membre du CNEP (Centre des Nouvelles Études sur le Pacifique), son domaine de recherche englobe la littérature américaine, l’art mélanésien et la traduction. Il a publié entre autresRéussir l’épreuve de traduction écrite au Capes, avec S. Jacquelin (2000), « The Animal as Magic Medium in Melanesian stories » inDe la Nouvelle-Calédonie au Pacifique(L’Harmattan, 2009), « L’oiseau de paradis : auto portrait du peintre papou » inMondes océaniens(L’Harmattan, 2010), « Le Casoar des contes et peintures papous » inObjet d’art et art de l’objet en Mélanésie(L’Harmattan, 2011).
Photo de son éditeur Au Vent de Îles
René Zimmer est agrégé de l’université et docteur en littérature américaine. Il quitte sa Lorraine natale en 1994 pour l’IUFM du Pacifique en Nouvelle-Calédonie où il est responsable de la section d’anglais. Il est l’auteur de trois ouvrages de traduction dédiés aux concours. Il rejoint ensuite l’université où il occupe les fonctions de Maître de conférences, enseignant, entre autres, l’histoire de l’art et la poésie du Pacifique. Il se rend régulièrement à Port Moresby en Papouasie-Nouvelle-Guinée où, pendant une quinzaine d’années, il accumule des données au contact des peintres de rue du clan Kauage, qui le fascinent. Il en rend compte au travers de colloques, conférences, catalogues et expositions en Europe et dans le Pacifique.
Disponible à Nouméa à la librairie Calédo Livres au prix de 3950 XCP
Cet ouvrage est disponible à la librairie Calédo Livres
Satomi Ichikawa - Textes et illustrations
Quittant son Japon natal, Satomi Ichikawa est arrivée un jour à Paris, sans parler un mot de français, une valise à la main... et elle a décidé d'y rester à tout prix. Elle ne savait pas encore que sa vocation était le dessin. C'est en regardant un livre illustré du peintre Maurice Boutet de Monvel, dans la vitrine d'un libraire, qu'elle en a eu la révélation. Sans avoir jamais pris une seule leçon, elle se met immédiatement à dessiner. Depuis quelques années, elle écrit ses textes, pleins...