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Les Amis du Musée de l'Impression sur Etoffes, une conférence sur les tapa d’Océanie par Alain Lincker et Vincent urbain

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Robes sculpture présentées à la Fashion Week de Tahiti en 2014

Robes sculpture présentées à la Fashion Week de Tahiti en 2014

Alain et Aline et Vatiti

On peut affirmer que notre ami Alain Lincker ne nous oublie pas. Il fait sans relâche la promotion de la culture océanienne en poésie ou avec des conférences. « Nous ne t'avons pas oublié non plus Alain, mon ami Alsacien ». JP

Photo en une : Un coup de chapeau au styliste Alberto Vivian pour une collection de robes sculpture présentées à la Fashion Week de Tahiti en 2014. (Mannequin Allison Maran, modèle « Mahana »). Source Les Amis du Musée de l'Impression sur Etoffes @lesamisdumusee. Organisation à but non lucratif à Mulhouse https://www.facebook.com/lesamisdumusee/ et  un article paru dans le dernier journal des Amis du MISE "l'imprimé n°48". Pour une culture étoffée : Le Tapa... des trésors à découvrir.

Les Amis du Musée ont organisé mardi 9 novembre 2021 au Musée, voyageurs, collectionneurs et ayant résidé de nombreuses années dans le Pacifique Sud.

Les tapa écrus ou imprimés et peints sont parmi les premières étoffes de l’histoire de l’humanité. Les tapa (du mot hawaïen « Kapa ») furent créés, bien avant l’invention du tissage, sur tous les continents. Les plus fascinants, ceux dont l’art a été le mieux préservé, sont les tapa d’Océanie.

Ces magnifiques étoffes intissées à base d’écorces font à la fois office de tissus d’habillement, d’ameublement, de revêtements et de papiers peints. Autrefois, à la fois objets de la vie quotidienne, objets rituels (mariages, inhumations, dons, coutume kanak) et objets de culte (communication avec les ancêtres, les esprits, les divinités), les tapa connaissent, aujourd’hui, un regain d’intérêt et sont supports d’expression pour les artistes plasticiens et pour les stylistes en Océanie. En outre, ils constituent une importance économique non négligeable pour les communautés de femmes détentrices de ce savoir-faire extraordinaire.

Par bonheur, le MISE détient dans ses réserves une trentaine de précieux tapa dont certains furent rapportés par l’amiral Bruat, grand navigateur et administrateur colmarien, au cours des années 1837 – 1843. Cette conférence sera l’occasion unique pour le public intéressé d’en voir une sélection exposée pour la première fois en même temps que quelques-unes des plus belles pièces des collections personnelles des conférenciers.

C’est sur ces embarcations à deux coques et à voile en tapa que la colonisation des îles du pacifique s’est faite sur 2700 à 3000 ans (pour faire simple, à peu près entre – 1500 et + 1200) de Formose (ou Taïwan) à l’Ile de Pâques à l’est (15000 km), à Hawaï au nord (8500 km) et à la Nouvelle Zélande au sud (9000 km). De cette aventure extraordinaire de ces peuples migrateurs, il sera question aussi. (Photo Frank Hurley, juin 1921).

 

Divers tapa comme ci-dessous ont été présentés :

Un tapa des Fidji (Masi kesa) de la collection du musée d’Auckland. Nous passerons ainsi en revue des réalisations de Papouasie-Nouvelle Guinée (Province d’Oro, Iles Bismarck/Nouvelle Bretagne, Irian Jaya), des Salomon (y compris Santa Isabel, Santa Cruz, Tikopia), du Vanuatu (ex Nouvelles- Hébrides) (Tanna et Erromango), Nouvelle Calédonie, Fidji, Wallis, Futuna, Samoa, Tonga, Niue, îles Cook, Polynésie Française (Tahiti et îles Marquises) et Hawaï.

En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)
En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)

En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)

Masque tapa funéraire de Nouvelle Bretagne (Papouasie Nouvelle Guinée). Photo Alain Brianchon reprise dans l’ouvrage de référence « Tapa » rédigé sous la direction de Michel Charleux (Somogy – éditions d’art, 2017).

Masque tapa funéraire de Nouvelle Bretagne (Papouasie Nouvelle Guinée). Photo Alain Brianchon reprise dans l’ouvrage de référence « Tapa » rédigé sous la direction de Michel Charleux (Somogy – éditions d’art, 2017).

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La France et ses médecins dans les océans indien et pacifique du xvie au xixe siècle de Pierre Aubry et Bernard-Alex Gauzere

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

La France et ses médecins dans les océans indien et pacifique du xvie au xixe siècle de Pierre Aubry et Bernard-Alex Gauzere

Collection : Médecine à travers les siècles chez L’Harmattan, ce livre n’est pas encore arrivé en librairie à Nouméa mais peut être commandé en ligne, il est vendu 20 Euros

Ce livre traite du rôle des médecins et apothicaires dans les expéditions menées par la France du XVI e au XIXe siècle dans les océans Indien et Pacifique, qui ont entraîné des conflits larvés et des luttes d'influence sur mer et sur terre, principalement entre la France et la Grande-Bretagne, puis des guerres avec les populations autochtones comme la guerre franco-tahitienne de 1843-1847 et les révoltes des Kanaks en Nouvelle-Calédonie (1878). Médecins, chirurgiens et apothicaires embarqués étaient également des naturalistes chargés de rapporter des spécimens de plantes et d'animaux, afin d'enrichir les collections royales et le Muséum d'histoire naturelle. Les maladies infectieuses demeuraient un fléau permanent et une cause majeure de décès, ainsi que le scorbut de mer. Une contribution experte et importante à l'histoire de la découverte des Indes et des îles de l'océan Pacifique, ainsi qu'à l'histoire de la médecine.

Pierre Aubry est médecin, professeur de médecine tropicale du Service de santé des armées (E.R.), professeur émérite à la faculté de médecine d'Antananarivo (Madagascar), membre correspondant de l'Académie des sciences d'outre-mer et membre de la Société de pathologie exotique.

Bernard-Alex Gaüzère est médecin, praticien hospitalier au CHU de La Réunion (E.R.), professeur visiteur de l'université de Bordeaux, membre de la Société de pathologie exotique.

Date de publication : 19 janvier 2022

Publié dans Histoire

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Les Palmiers d’Emilie Ducouret et de Chris Montané

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Les aquarelles avec la libraire Bénédicte Griffon-Duchosal

Les aquarelles avec la libraire Bénédicte Griffon-Duchosal

Emilie Ducouret, co-auteure du livret avec Chris Montané, artiste-peintre et illustratrice du livret, ont fait une séance de dédicaces à l’occasion de la sortie de l’ouvrage le samedi 22 janvier 2022 à la librairie Calédo Livres. J’ai pu rencontrer la naturaliste et l’artiste illustratrice. Ci-joint quelques images de cette sympathique manifestation. Il faut saluer le bel effort de promotion des ouvrages calédoniens de la petite librairie place des Cocos nucifera !

Depuis plus de 10 ans, Noé porte un programme de restauration et de préservation de la forêt calédonienne, et œuvre particulièrement à la conservation des espèces de palmiers et conifères menacés. La Nouvelle-Calédonie est en effet l’un des 35 points chauds de la biodiversité sur la planète.

Aujourd’hui, Noé vous propose un livret pour aller à la rencontre des palmiers endémiques de Nouvelle-Calédonie ! Dans une visée pédagogique et à destination du grand public, nul besoin d’être naturaliste ou botaniste pour naviguer entre les fiches du livret qui vous présente tour à tour 19 espèces endémiques de palmiers, visibles sur les sentiers de randonnée néo-calédoniens.

Grâce au soutien de la Fondation Franklinia, partenaire du programme de Noé en Nouvelle-Calédonie, ce livret a pu être réalisé et édité et ainsi disponible à la vente au prix de 10 euros (1200 CPF)  ou en ligne sur Calédo-Livres.nc

NB : La moitié des palmiers calédoniens sont aujourd’hui menacés de disparition, victimes des feux, de l’exploitation minière, et de l’appétit des mammifères envahissants. C’est donc à nous, visiteurs d’un jour ou bien voisins de tous les jours, de participer à la préservation de ces espèces emblématiques de la Nouvelle-Calédonie, mais aussi de l’espace forestier dont leur survie dépend. Plus site Noé

De nombreux visiteurs jusqu'à l'extérieur pour respecter la jauge des gestes barrières

De nombreux visiteurs jusqu'à l'extérieur pour respecter la jauge des gestes barrières

Publié dans Vie Pratique, vidéo

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Le numéro 73 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article.

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Le plus de la rédaction :

Bozusë. 

Nous sommes aujourd’hui le 21 janvier et annuellement, l’amicale de Hunöj tient sa kermesse ce weekend. Pour raison de covid, il ne se passe rien du tout à la tribu. Je revis seulement les souvenirs où j’animais à kolopi où des groupes venaient et se succédaient sur le podium. Désormais, cette page est tournée et le livre fermé. Jusqu’à quand ? 2023 seul le sait. 

Une joie de partager avec vous chères lectrices et lecteurs, un texte d’un écrivain de chez moi à Hunöj. Il me l’a envoyé l’année passée. C’est la deuxième fois que Saipö Jim m’écrit. Il décrit pour la circonstance un repas partagé sobrement avec une famille très modeste dans notre tribu. Il s’est trouvé que la dame qu’il a décrite est ma sœur adoptive. Et, j’ai adopté sa fille. Elle a fait ses études pour obtenir un master de bio-chimie à Lille. Elle est aujourd’hui biochimiste à Vavouto. 

J’ai remplacé dans son texte initial surnaturel par Invisible qui me semblait plus approprié par rapport à ma vision des choses. Ai-je raison ? That’s the question. 

L’autre changement est le prénom de la sœur que j’ai remplacé par celui d’une nièce. 

J’avais un autre texte à proposer, je vous le présenterai à la remise. 

L’autre texte, un poème, est de Jean-Luc David. Un ami aujourd’hui disparu. Rappelez-vous l’an passé, le plongeur qui s’est fait happer par les hélices d’un bateau alors qu’il était en train de plonger (se baigner) C’était en Équateur. Il était jadis une voix dans notre choral du Chœur de Voh. C’était avec Mme Yvana et notre grand Jacques à nous. Hommage. 

En ce moment, il fait très chaud dans la vallée avec le tonnerre qui brame de l’autre côté de la vallée. Vers Atéou. La grande crue va toujours charrier les grands troncs d’arbre et sa boue sur le pont de la Tiéta. J’espère qu’il n’y aura pas de drame humain comme les crues d’il y a peine trois semaines. 

Bonne lecture et bonne fin de semaine à vous. Wws

Leçon de choses

Nous devons prendre soins des nôtres, les personnes âgées en particulier, sans oublier les veuves et les enfants qui n’ont pas de papa pour aider. Le plus important est de planter un peu de bonheur dans le cœur de chaque individu, noir blanc ou jaune. Ce bonheur qu’on allume dans chaque être, nous revient toujours en récompense dans n’importe quelle circonstance. Certains l’appellent le karma. Peu importe à qui l’on procure ce bonheur, la Vie nous le rendra. L’Invisible agit toujours pour nous accorder sa juste valeur. 

Un soir, une force a agi en moi pour me pousser à aider une femme … celle de Hnaialu. Sûrement qu’un jour elle a rendu service à autrui pour que je le lui rende à mon tour. Parfois je pense à cette femme forte qui en l’espace d’une nuit a changé ma vie et ma façon de voir le monde. 

Le soleil brûlait la terre et la poussière se levait à chaque souffle de vent au milieu du champ. Avec mon père nous sortions les derniers tubercules avant de transformer l’ancien champ d’ignames en champ de patates douces. La chaleur nous brûlait la peau et la sueur parcourait notre corps comme pour nous rafraichir. Pas un seul chant d’oiseau ne sortait de la petite forêt avoisinante même les chiens qui d’habitude s’excitaient à la moindre alerte, se cachaient sous les feuillages. Avant de quitter le champ mon père rassembla quelques tubercules dans un trengadrohnu, sac en feuille de cocotier tressé.  Il y rajouta quelques oignons verts.  « Tu porteras ce sac à la femme de Hnaialu, ce soir » me fit mon père. Personne ne devait voir à qui le sac était destiné, sans doute pour éviter les mauvaises langues. La femme de Hnaialu est l’héritière d’une lignée de Joxu, chef dans la tribu.  

Le soir venu, je portais le trengadrohnu sur mon épaule et je traversais la tribu dans le noir. J’avais peur de marcher seul ; alors j’accélérais mes pas. A Pöj, je croisais des chasseurs de roussettes. Ils parcouraient la tribu à la recherche d’un supplément pour leur bougna du lendemain. A Béolan je rencontrais les garçons un peu plus âgés, ils étaient assis en rond autour de la cabine téléphonique. Chacun espérait recevoir un appel de son amoureuse. C’était ainsi que l’idée vint à l’un de ces grands frères, celle de composer la chanson Ma Béolan. L’air m’accompagna quelques peu sur la route : « Sonejëhi téléphone, je croyais que c’était pour moi » Sans doute pour rendre hommage aux nuits blanches, passées à attendre désespérément. 

Au magasin Ponoz alimentation je m’arrêtais pour acheter deux boites de sardines et continuais après jusqu’à la maison à Gailu. Devant la masse noire conique de la case, je vis une petite lumière à ma droite. Elle éclairait l’intérieur d’une maisonnée faite de feuilles de cocotier et quelques tôles ondulées posées dessus. Toute la devanture était noire. Je traversais l’espace qui devait être un jardin et sous mes pieds, l’herbe fraiche me donnait des frissons. Tous mes sens s’éveillaient. Je compris que je foulais un terroir sacré, un lieu très respecté par nos aïeuls. Plus je m’approchais de la famille et la peur envahissait tout mon être. Alors je pressais mes pas.  De la devanture qui servait d’entrée à la masure, je me trouvai face à la femme de Gailu assise sur le hnasidrohnu sur le sol qui lui servait de paillasse. Elle était assise dans le rond avec ses enfants autour de sa marmite. Une petite bougie continuait de lancer une lumière jaune-oranger sur le pourtour de la maisonnée. A ma vue, la maman se lèva et me sourit. Avec le sac sur l’épaule, je me dressai droit. Et je ne savais pas quoi lui dire, avais-je oublié toutes les paroles que mon père m’avait données ? Mais m’avait-il parlé quand il avait fixé le panier d’ignames sur mes épaules ? Je me sentais seulement tout petit et fasciné par la réalité tribale. La mienne. La dame était d’une grande taille. Svelte et élancée. C’était ce qui faisait sa beauté en plus de la couleur brune imprégnée par la lueur de la bougie sur son visage. Elle décrocha machinalement ma charge du dos et m’invita à me joindre au diner de la famille que je refusai en prétextant des raisons qui ne me venaient pas. Je bégayais. Elle insista en me tendant déjà une assiette: « à la maison, il y a toujours une place sur la natte pour celui qui arrive à l’heure du repas. » Je m’assis sur le sol en faisant bruisser les feuilles sèches de cocotier parmi toute la marmaille qui s’écartait pour me donner de la place. Je me sentis soudainement coupable. La pensée de partager le repas me pesa sur le cœur. « Ils sont plusieurs bouches à partager cette soupe aux choux des îles à la sardine à l’huile. Beaucoup d’huile. Wahmija me sourit. Elle me rassura de son regard bienveillant et ce bon petit monde me fit oublier que j’étais un élément en plus.  Un pique-assiette. Pendant le repas, je m’efforçais de m’empêcher de baisser la tête lorsqu’elle me parlait. Mais baisser la tête est un signe de respect chez nous. Il est vrai que la femme de Hnaialu insufflait le respect et la lumière de la bougie suffisait à faire rayonner toutes les joies du monde. Vivre. A la fin du diner qui s’était achevé bon gré mal gré, Madame me dit de bonnes paroles pour remercier papa pour les ignames, geste d’amitié et d’humanité verdoyante de Ponoz. « Que l’Invisible rende la pareille. » 

A la fin, je m’excusai à la famille pour m’éclipser. Wahmija me remercia encore pour je ne sais combien de fois. 

Sur le chemin du retour, un sentiment d’un travail accompli sembla avoir gagné tout mon être. Je me dis alors que j’ai semé une graine en faisant un don aux plus nécessiteux. J’avais aidé les miens. Dans le noir, je n’avais plus peur du monde. Le Monde. J’avais foi que mes aïeuls veillaient sur moi et que je vivais pour eux. Désormais le monde m’appartenait et le froid ne se posa même plus sur ma peau. C’était comme si une grosse couverture invisible était posée sur tout mon corps. Pour la première fois de ma vie, je me sentis utile, mais surtout bien dans ma peau. Je savais désormais où puiser mon bonheur. 

A présent, je n’arrête plus de remercier mon père pour le service qu’il m’avait demandé d’accomplir. Tout le bien que l’on donne à autrui, est un bien que l’on donne à soi-même. Nous ne faisons qu’impacter notre propre vie. Notre acte nous libère. Avant tout c’est pour soi-même que l’on agit. Il est vrai qu’en portant le sac d’ignames à la dame de la chefferie de Hnaialu, je lui avais procuré de la joie mais au fond mon père voulait me donner une grande leçon de la vie. Une belle expérience du travail accompli qui n’a pas de prix.

La rencontre avec Wahmija et ses enfants fut déterminante. Elle m’a permis de me connaitre. En prenant soins de la vie de quelqu’un d’autre, je me suis senti bien. Alors j’en ai fait mon métier. Chaque soir, je rentre du travail avec la perception d’un besoin assouvi. Je n’ai pas choisi mon métier pour gagner de l’argent mais plus pour vivre-ensemble dans le rapport à l’humain qui est au centre de mon activité de tous les jours. 

Suite de billet avec la poésie de David (suive ce lien)

Publié dans Culture Kanak

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Vient de paraître Histoire du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. De colonie à pays de Zorian Stech aux Indes savantes

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Vient de paraître Histoire du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. De colonie à pays de Zorian Stech aux Indes savantes

Zorian Stech , Histoire du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. De colonie à pays de aux Indes savantes, 2021 (Asie) disponible ne ligne Amazon, Fnac etc.

Présentation éditeur :

« Les Nouvelles-Hébrides représentent un chapitre oublié du colonialisme européen. Pourtant, entre 1906 et 1980, ce petit archipel d’environ quatre-vingts îles a été gouverné conjointement par la France et la Grande-Bretagne. L’ouvrage se concentre sur la période de 1945 à 1980 tout en fournissant un contexte historique replaçant les événements dans la période précédant la Seconde Guerre mondiale.

Aux Nouvelles-Hébrides, les Français et les Britanniques ont dû prendre en considération les aspirations et les besoins du peuple néo-hébridais, de plus en plus politiquement actif en raison de la question foncière et de l’aliénation des terres. Le lien entre l’éducation et la participation croissante des Néo-Hébridais dans la vie politique de la colonie est également exploré. Dès le début des années 1970, la vie politique aux Nouvelles-Hébrides a revêtu les caractéristiques d’une démocratie moderne : partis politiques, campagnes électorales et élections. L’ouvrage éclaire le rôle et la place de la France et de la Grande-Bretagne sur la scène politique émergente aux Nouvelles-Hébrides.

Plusieurs territoires dans le Pacifique ayant accédé à l’indépendance, les Nouvelles-Hébrides étaient vouées au même sort ; mais les positions divergentes de la France et de la Grande-Bretagne ont fait que l’indépendance n’a pas été obtenue dans la paix, mais plutôt dans le sang. »

Zorian Stech a étudié à l’université de Toronto et à l’université Lumière Lyon 2 en France avant de poursuivre ses études à l’université de Montréal, sous la direction de l’historien Samir Saul. Cet ouvrage est tiré de sa thèse.

Publié dans Colonisation, Histoire

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Permalove Culture et de son école des apprentis visionnaires était à Lifou

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Trois jours intenses animés par Sari Oedin qui a invité ses stagiaires à devenir des artistes au pouvoir de création illimitée. Tout un programme, mais Sari ne recule devant rien. C’est un promoteur du vivre ensemble que j’ai plaisir à encourager. Voir ci-après une vidéo rétrospective de ce séminaire. Un programme très fourni avec de la philosophie, des visionnages de film etc.… Une réussite totale ! JP

Culture, propose des ateliers (adaptable) pour des services d'institutions, des associations, des entreprises... contact ci-dessous

Artiste et coordinateur de l’association Permalove Culture Innovation NC-Pacifique

Téléphone : 90 86 22 permaloveculture.nc@gmail.com

Publié dans Vie Pratique

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Au-delà de la mer Paul Lynch. Un ouvrage inspiré d’un fait-divers du Pacifique

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Au-delà de la mer Paul Lynch. Un ouvrage inspiré d’un fait-divers du Pacifique

ALBIN MICHEL (18/08/2021) Un livre disponible à Nouméa, 4 095 XPF à l’As de Trèfle.

« Au-delà de la mer » (Beyond the Sea), de Paul Lynch, traduit de l’anglais (Irlande) par Marina Boraso, Albin Michel, 240 p., 19,90 €, numérique 14 € en ligne.

« Muets de saisissement, Hector et lui regardent le monde se recomposer dans une magnificence de couleurs. Comme s’ils étaient les premiers à contempler des ciels pareils. Chacun commence à entrevoir la vérité de l’autre, à deviner qu’ils sont tous les deux pareillement démunis au cœur de la vérité des choses. Et qu’au sein d’une telle immensité, ce qu’un homme porte en son cœur n’a plus guère de poids. »

Malgré l’annonce d’une tempête, Bolivar, un pêcheur sud-américain, convainc le jeune Hector de prendre la mer avec lui. Tous deux se retrouvent vite à la merci des éléments, prisonniers de l’immensité de l’océan Pacifique. Unis par cette terrifiante intimité forcée et sans issue, ils se heurtent aux limites de la foi et de l’espoir, à l’essence de la vie et de la mort, à leur propre conscience. Dans ce face-à-face d’une intensité spectaculaire, Paul Lynch explore la condition humaine avec une force digne d’Hemingway ou de Camus, et s’impose définitivement comme un virtuose des lettres irlandaises.

Extrait d’un article du Monde Par Ariane Singer (Collaboratrice du « Monde des livres ») « Au-delà de la mer », de Paul Lynch : duel dans le Pacifique

Dans le sillage de toute une littérature existentialiste, Paul Lynch quitte l’Irlande pour affronter les mille et un dangers de l’océan.

Publié le 25 novembre 2021 à 09h15

En 2014, un pêcheur salvadorien fut retrouvé sur un atoll des îles Marshall, au milieu de l’océan Pacifique, après treize mois passés à dériver. Peu de temps après son embarquement, à plus de 10 000 kilomètres de là, au Mexique, un orage avait eu raison du moteur de son bateau et de ses moyens de télécommunication. Son jeune coéquipier était mort pendant le périple.

Le romancier irlandais Paul Lynch, auteur du très remarqué Grace (Albin Michel, 2019) – l’odyssée d’une jeune fille à travers l’Irlande, sur fond de grande ­famine –, s’est inspiré de ce drame pour composer son quatrième roman, Au-delà de la mer…

Publié dans Roman

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Deux ouvrages récents de Béatrice Mériot disponibles à Nouméa pour trouver la voie du bien-être

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

20 principes qui vont changer votre vie

Les conseils illustrés pour avoir une vie de rêve(s)

(Un ouvrage vendu 1600 F à Calédo Livres)

En vous révélant les principes qui vous mèneront sur le chemin de la réussite, ce livre va vous aider à créer l'environnement qui vous maintiendra, à chaque instant de votre vie, "en alignement" avec vos désirs, mêmes les plus fous !

NB Béatrice Mériot n’est pas une débutante pas moins de neuf ouvrages sont au catalogue de Calédo Livres et de nombreux ouvrages chez L’Harmattan à commander en ligne.

Ce livre que toutes les femmes devraient lire

Les 6 clés du bien-être au féminin

Nouvelle version augmentée ! (2900 F en librairie à Nouméa)

Apprenez à mieux vous connaître, et reprenez les rênes de votre vie, afin de vous épanouir durablement, en choisissant ce qu’il y a de mieux, pour VOUS.

Parce la vie de nombreuses jeunes filles et (jeunes) femmes n’est pas toujours simple, ce livre vous propose de faire le point sur les différents aspects de votre quotidien : estime de soi, relation aux autres, désir de maternité, relations amoureuses et sexualité.

Béatrice Mériot est professeure de français en Nouvelle-Calédonie.

Dès l'adolescence, elle se sensibilise à la cause féminine, et c'est en reprenant des études de lettres à 32 ans, qu'elle se découvre une passion pour la lecture et la littérature.

Publié dans Vie Pratique

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Chaque épave a son histoire, un article des actualités du parc de la mer de Corail

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Chaque épave a son histoire, un article des actualités du parc de la mer de Corail

L’association Fortunes de mer calédoniennes part à la recherche des épaves présentes dans les eaux calédoniennes et en particulier dans les eaux du parc naturel de la mer de Corail. Plus d’une trentaine d’épaves y ont ainsi été découvertes, vestiges de l’histoire de notre pays.

Des minéraliers, voiliers, navires marchands, de toute époque, sommeillent sous les eaux calédoniennes. « Dans le parc naturel de la mer de Corail, il y a des récifs partout. Au XIXème siècle, et même au début du XXème, il n’y a pas de GPS et les cartes ne sont pas précises. Or, les récifs sont des pièges de corail pour les navires, ce qui explique les nombreuses épaves présentes dans le Parc », décrit Philippe Houdret, président de l’association Fortunes de mer calédoniennes depuis 14 ans et passionné d’histoire et d’archéologie. Fondée depuis 1984 par Raymond Proner, cette association recherche dans les archives les mentions de naufrages proches de la Nouvelle-Calédonie et organise des missions en mer dans l’objectif de les retrouver. Ce qui n’est pas toujours facile.

De mystérieuses épaves

Aux Chesterfield, la zone récifale est particulièrement importante et les épaves sont nombreuses. « Dont une que l’on cherche depuis plus de 25 ans, s’exclame Philippe Houdret en consultant l’ouvrage édité par l’association, 50 naufrages en Nouvelle-Calédonie, qui raconte l’histoire des 50 naufrages les plus emblématiques. Il s’agit du Fotini Carras, un minéralier de plus de 100 mètres de long, en acier, qui a coulé en 1939. Pourtant, nous avons des documents assez précis mais nous n’arrivons pas à le trouver. » En 2017, les membres de Fortunes de mer calédoniennes embarquent pour une nouvelle campagne de recherche mais n’en trouve aucune trace. Lors de leur dernière mission à Entrecasteaux, en 2014, ils partent également à la recherche de deux épaves référencées sur des cartes du XIXème siècle. En vain. Depuis sa création, l’association a répertorié plus de 250 naufrages de 1831 à nos jours et identifié formellement une cinquantaine d'épaves dont une trentaine dans le Parc. « Chaque épave a son histoire, dit-il. Il y en a encore à découvrir mais ce n’est pas évident. » (Source Gouvernement NC)

Page des téléchargement du site Parc de la mer de Corail (suivre le lien)

Association Fortunes de Mer Calédoniennes

Fondée le 10 juillet 1984 par Raymond Proner, l'Association Fortunes de Mer Calédoniennes, forte de ses 30 membres, a une vocation avant tout culturelle. Les recherches se font tant en archives qu'en mer. Elle à répertorié plus de 250 naufrages de 1831 à nos jours, identifié formellement une cinquantaine d'épaves, et inventé à ce jour 22 d'entres elles. Son ambition de faire revivre le riche passé maritime de l'archipel s'est concrétisée avec la création du Musée de l'Histoire Maritime de Nouvelle-Calédonie à Nouméa, inauguré en septembre 1999.

Publié dans Vie Pratique

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Le numéro 72 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article.

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Le numéro 72 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article.

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Le plus de la rédaction :

Je pense à Ginette Arhou. Elle est de Koumac. Elle est partie dans l’autre monde, (voila plus de je ne sais plus combien de temps.) C’est quand même dur de perdre une relation, c’était aussi à elle que j’envoyais mes textes pour corriger. Un soir, elle m’a invité pour conter autour d’un feu à la tribu de Gatope. J’ai accepté. C’est le texte ci-dessous que j’ai lu. 

Pendant le tournage d’un film (reportage sur une sœur poétesse, Imassango) nous sommes allés nous recueillir sur la tombe de Ginette à l’entrée du village de Koumac. A quelques mètres du bord de la route, Ginette se reposait dans le cimetière plutôt familial. La poétesse parlait mais je ne l’entendais pas. Je me tenais assez distant de ce lieu de rendez-vous. Je saisissais seulement quelques paroles, des bribes, entre les bruits de moteur des voitures qui roulaient à vive allure. Les usagers ne voyaient pas la résipiscence de l’évènement. Moi, je me suis éloigné encore plus en remontant dans ma voiture. Les paroles s’envolaient alors dans le vent, d’autres mourraient là sur l’herbe folle qui poussait dessus la tombe. Ginette à travers cette verdure nous suivait sûrement. 

Nuelasin 72 est un mélange de ce qui a été amorcé l’année dernière et celle de 2022. Je souhaite à vous une bonne lecture et à vendredi prochain. Wws 

 Cette nuit, Piliwe sortit de sa réserve et agressa Mazalujë. Sa force enroula d’une main sa tignasse et dans l’autre un gourdin qu’il avait arraché du jardin. Il était à deux doigts de la tuer. Excédé de jalousie. Mazalujë ne broncha même pas. Elle était sur ses genoux, elle pleurait parce que son mari l’avait traînée hors de la maison. Chez eux. Sa femme, plein de larmes dans le regard allait se laisser mourir. Elle lui dit alors en levant les yeux: « Fais-le ! » Elle laissa couler quelques temps pour bien marquer sa sincérité. Elle ne se débattit même pas. Elle était accroupie sur le sol. Mais il n’y eut rien. Alors, elle rompit le silence. Elle sortit les paroles des promesses qu’elle avait faites à Piliwe. « On s’était marié Piliwe mais tu connaissais la vie que je menais. Pour rien au monde, je ne l’abandonnerai. J’ai même juré sur la tête de l’oncle de nos enfants, Inegit. Et tu le sais, c’était à toi que j’ai dit même que tu étais avec Gérald ta putain de caporal de compagnie et tu étais d’accord sinon on ne se mariait pas. Maintenant, tu vois Wazika, Cilako et Dralue, ils sont bien de toi. Tu étais allé même à m’obliger de faire ce fichu test d’ADN. Ma parole ne te suffisait pas pour dire que nos enfants sont bien de toi. Ne me prends pas pour la tige de roseau creuse à laquelle ta mère aime assimiler les femmes infécondes. Tes frères n’ont pas de gosses, tes sœurs non plus. Des puits à sec. Et, maintenant que me veux-tu ? Ma mort ? Tue-moi, ma vie je te l’ai déjà donnée. Ma mort aussi. Je suis devenue morte à l’instant où tes sœurs sont venues me détacher et m’arracher à mon clan[1], à l’heure même où les cloches ont sonné[2] pour moi, chez toi. Dans ton église. » Le gourdin tomba de la main du justicier. Juste à côté de Mazalujë. Tous deux le fixaient. Un cœur de gaïac noir. Lourd. Piliwe était aussi lourd que noir de jalousie. Comme son gaïac. Amorphe, anéanti, il n’était plus un homme. 

Extrait de la nouvelle : Sous la fumée de Vavouto du recueil De séduction en séduction de Léopold Hnacipan

[1] Ils sont venus m’arracher à mon clan : évoque la coutume des Calédonie selon laquelle les sœurs de l’époux allaient détacher l’épouse et l’amener avec elles dans leur clan. 

[2] Les cloches ont sonné : pour célébrer le mariage. La religion a une très grande place dans le quotidien de la tribu.

Publié dans Culture Kanak

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