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On parle beaucoup des Puffins en 2011 mon monologue du pétrel y faisait allusion !

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Image Société Calédonienne d'Ornithologie - Overblog

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Vol de nuit

(Le monologue du pétrel)

J’ai toujours été dans mon élément entre ciel et mer, porté par un courant montant d’air chaud ou en rase-mottes au-dessus des vagues à la recherche d’un poisson imprudent flirtant avec la surface de l’eau. J’utilisais les vents déviés à la verticale par les crêtes des vagues pour m’élever passivement dans les airs et redescendre en glissant, sans qu’il fût nécessaire d’effectuer un battement d’aile. Les reflets de la lune et des étoiles suffisaient à m’éclairer.

 

Quand je pense qu’hier encore, après avoir repéré une proie, estimant la profondeur à ma portée, j’ai peut-être effectué ma dernière plongée, un piqué parfait dans le beau lagon calédonien. Le poisson était de bonne taille mais je l’ai happé pour le sortir de l’eau comme s’il s’agissait d’une sardine. Il avait gesticulé en vibrant frénétiquement dans mon bec, une sensation grisante. Comme je ne tenais pas à le perdre, j’avais serré pour l’occire pour de bon car j’étais bien décidé à l’inscrire sur mon menu. J’envoyai illico un message au chef d’escadrille pour respecter le règlement en formation aérienne : « Pétrel quatre à leader, je décroche. Je rentre à la base ». (On communique par télépathie chez les oiseaux car avec mon poisson dans le bec le message aurait été inaudible).

 

Je me souviens dans les moindres détails de ces dernières heures. J’ai pris la direction de mon minuscule îlot qui se détachait sur l’horizon comme toutes les nuits de pleine lune. Il était bien visible loin des lumières polluantes de la ville, je ne pouvais pas le rater. Quoique ! Elles m’attiraient de plus en plus ces lumières du front de mer.

 

Certain d’être trop lourd pour redécoller avec mon poiscaille pesant le poids d’un âne mort, en découvrant l’encombrement de la plage, je trompetai : « Attention en-dessous ! » Tandis que le sol montait irrémédiablement, faisant fi de la casse éventuelle, les pattes en avant et en écartant mes doigts de pied palmés pour ralentir ma chute, je me posai tant bien que mal ! Néanmoins, je bousculai au passage un pétrel, une femelle. Elle me fit de l’esclandre en rameutant toute la colonie. Nonobstant ma culbute, je déposai mon poisson sur la plage pour aller lui clouer le bec.

Tu devrais savoir que la plage c’est notre piste au lieu de couiner comme une truie. Je suis un chasseur moi !

Prétentieux, tu pourrais le partager avec moi ton maquereau pour te faire pardonner, me répondit-elle.

Si tu veux du poisson, tu prends le large pour chasser ma belle. On recrute dans ma volée de chasseurs.

Pauvre puffin égoïste ! Garde-le ton hareng qui pue, dit-elle en s’éloignant.

 

Cet échange d’amabilités après mon atterrissage de la nuit dernière me revenait bizarrement, pourtant je ne regrettais rien de ma réaction au cours de cette altercation avec ma sœur pétrel. Trois heures de vol de nuit pour se faire engueuler en arrivant et elle aurait voulu béqueter mon butin en plus !

 

Après cet atterrissage mouvementé, je dus batailler, avec ma prise au bec, avec ceux qui voulaient me chiper mon repas avant de trouver un coin tranquille pour boulotter ma pêche. Mes congénères occupaient le moindre espace. En période de reproduction les places étaient chères. Ça piaillait de partout, des criailleries du centre au pourtour de l’îlot pour défendre son petit carré de territoire dans un tintouin insupportable.

 

Il faut jouer des coudes sur les plages de nos îlots surpeuplés. De bonnes âmes ont planté des panneaux pour nous protéger soi-disant ! Des recommandations du genre : « Réserve marine », « Attention aux oiseaux », « Chiens et chats interdits », des inscriptions destinées à rappeler aux visiteurs que nous serions en voie d’extinction ! Croyez-moi, il y a une surpopulation d’oiseaux en voie de disparition sur mon îlot. Ce n’est pas la place qui manque sur d’autres îles, mais nous, les pétrels, nous sommes un peu stupides. C’est ici que l’on veut être. Sur cet îlot-là ! Le petit. Ce minuscule îlot perdu dans le lagon qu’on ne peut pas voir d’ici. Nous sommes tellement nombreux sur cet atoll que des campeurs excédés par nos cris nous massacrent parfois. Nos gémissements sont inhumains paraît-il ! Ce qui me console c’est qu’ils massacrent les cossards qui flemmardent dans le sable comme la grosse que j’ai écrabouillée.

 

J’étais chasseur moi ! Pétrel quatre de la compagnie C, comme corvéable à merci au dire des persifleurs mais je ne partageais pas ce point de vue. Les corvées de poisson me permettaient de voler de nuit. J’adorais les vols de nuit au-dessus du lagon avec la voûte céleste tachetée d’astres lumineux au-dessus de ma tête. Je me sentais libre en planant porté par le doux zéphyr. L’altitude me procurait des sensations incomparables. J’étais heureux de pouvoir scruter l’horizon pour chercher la fin de l’immense océan ou en laissant traîner mon regard vers la Grande Terre pour admirer les étoiles que les hommes avaient réussi à accrocher. Elles m’intriguaient ces lumières de la ville. Je voulais découvrir le secret des lumières de la ville.

 

Après cette dernière nuit de chasse, j’avais dû creuser pour faire mon trou et pioncer avant le lever du jour. Comme toujours, mon nid avait été squatté. Un fléau chez les pétrels. La journée annonçait le retour des motos marines, des bateaux et du soleil brûlant. Tout ce qui pouvait emmerder un pétrel se déroulait la journée.

 

Après une horrible journée à supporter la curiosité des hommes qui s’enfonçaient dans nos nids creusés dans le sable, en hurlant parfois de frayeur lorsqu’un oiseau ébouriffé s’envolait en sortant comme un diable par l’autre trou. Ils ignoraient que nos terriers avaient deux accès comme les narines pour respirer. Heureusement que la nature nous avait inculqué cette technique mais ayons une petite pensée pour ceux qui étaient tombés sur les concurrents de Jusko Poto, la fameuse émission de téléréalité. Il se disait qu’ils avaient commis un vrai génocide de puffins-fouquet du Pacifique à l’île des Pins. C’est notre vrai nom fouquet, mais les habitants du Caillou nous appellent pétrel. Certains disent une pétrel. Une pétrel, pourquoi pas une pétasse !

 

Enfin, le jour déclina, ce fut l’aube d’une nouvelle nuit. Nous étions dans l’espace de temps curieusement appelé entre chien et loup. Drôle d’expression, j’en frémissais en attendant la nuit d’encre rassurante. Les chiens et les loups étaient des carnassiers, un oiseau salé aurait sûrement flatté le palais de ces gloutons.

 

Le voile de la nuit tomba enfin sur notre beau lagon. Les jacassements reprirent de plus belle, les cris des pucelles qui subissaient l’assaut de nos mâles vigoureux me cassèrent très vite les oreilles. Une cacophonie insupportable recommençait. J’aurais voulu dire à ma famille de pétrels, pour être drôle, « Vos gueules les mouettes ! » mais ils n’auraient pas compris la plaisanterie. Heureusement, je vis le chef d’escadrille qui tournoyait au-dessus de ma tête. C’était le signal du départ en chasse. J’étais chasseur moi !

 

J’ai couru, j’ai couru pour décoller mon gros cul. La même femelle que j’avais croisée au petit matin était encore sur mon chemin au crépuscule en nichant sur la piste. Je dus l’admonester une fois de plus pour la faire déguerpir de la plage. Je levai mon bec en battant des ailes dans le bon sens du terme. Je m’élevai dans le noble sens du terme en trouvant rapidement un courant d’air ascendant, un bon gradient de vent qui m’emporta avec lui. Ayant pris suffisamment de hauteur, je me décontractai, l’alizé m’avait pris en charge.

 

De joie, de bien être, je fis des loopings, des figures acrobatiques qui m’enivrèrent. De cercle en cercle, de proche en proche, je m’éloignai.

 

« Ô ciel ! », m’écriai-je affolé en m’apercevant que j’avais perdu l’escadrille. Faire du vol à vue les yeux fermés m’avait joué un vilain tour. J’étais bien loin de mon îlot mais très proche de la Grande Terre, des fameuses lumières, des étoiles qui piquetaient le littoral. Comme c’était beau ! Comme cela brillait. J’approchai encore. Mon chef d’escadrille n’étant plus là pour me donner des ordres, j’en profitai. C’était la fiesta ce soir. J’allais en ville. J’allais m’éclater.

 

« Pétrel quatre à leader, je ne vous reçois plus ». Les cons, ils devaient surveiller la surface de l’eau à l’affût d’un poisson ou d’un calmar en espérant être le héros du jour au retour, mais le héros ce sera moi. J’allais en ville !

 

Je vis plus clair en me rapprochant, Nouméa brillait de mille feux. Je ne résistai pas à la tentation, je fonçai en descendant en piqué. Sans tournoiement inutile, il n’y avait pas de requins sur terre, je n’avais pas de précautions à prendre, je voulais faire un carreau pour atterrir dans la lumière. Je voulais cueillir une étoile comme on happe un poisson. Si j’avais pu en capturer une pour la ramener sur l’îlot.

 

Patatras ! Badaboum ! Aie ! J’ai eu très mal ! Saloperie de lampadaire. Elle était belle mon étoile, un candélabre. Je m’étais éclaté pour de bon. Je n’avais pas fait un carreau, j’étais sur le carreau. J’avais une aile pendante, l’humérus cassé. Je me traînai sur un gazon qui empestait la merde de chien. J’avais échoué sur la promenade Pierre Vernier. Groggy, je restai blotti contre le tronc d’un cocotier. Si un chien ne me bouffait pas pendant la nuit, j’avais des chances de finir au parc forestier.

 

Guillaume Apollinaire a écrit :   « Il y a un poème à faire sur l’oiseau qui n’a qu’une aile. » À vos plumes amis poètes ! Adieu compagnons pétrels, puffins, frégates, sternes, tous mes potes les oiseaux de mer, pour moi les vols de nuit sont terminés. Je me suis laissé aveugler par les lumières de la ville. J’ai perdu ma liberté. Je vais sûrement perdre la vie.

 

Les heures s’écoulèrent lentement tandis qu’une douleur diffuse me harcelait mais l’engourdissement l’étouffa. Personne ne me repéra. Il faut dire que la nuit les promeneurs étaient peu nombreux mais il y en avait : des insomniaques, des vieux qui volontairement écourtaient leur nuit pour faire du rab sur Terre, vivre plus longtemps en dormant moins. Il faut profiter de la vie, la belle vie. La mienne était définitivement gâchée à cause de cette pelle que je venais de me ramasser. Une chute aux conséquences dramatiques.

 

J’eus la peur de ma vie quelques minutes après minuit à cause d’un vigile qui promenait son chien, un pitbull. Le molosse me flaira et m’aurait bien broyé dans sa mâchoire puissante si l’homme autoritaire n’avait pas tiré violemment sur la laisse en resserrant le collier étrangleur. En voyant l’assassin de chien, à moitié étouffé la langue pendante, j’avais failli m’étrangler de rire mais le soubresaut de mon ricanement réveilla la douleur. Je déchantai rapidement pendant que le molosse, la tête à l’envers, tiré par l’homme aux rangers, me lorgnait méchamment en regrettant de ne pas m’avoir achevé.

 

Les étoiles s’éteignent une à une. Le bruissement du vent du large qui caresse les palmes des cocotiers et le clapotis des vagues me jouent le requiem pour oiseau de mer, un cantique funèbre pathétique. Je n’aurais jamais dû m’éloigner de mon îlot. La vie lasse de mon corps brisé me quitte, je n’ai plus de force. J’ai le bec entrouvert. Je suis déshydraté. C’est un signe qui ne trompe pas, je vais crever !

 

Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir[1] ? J’ai la réponse : je suis mourant recroquevillé contre le tronc de mon palmier et personne ne me voit.

« C’est le combat du jour et de la nuit » Les derniers vers du grand poète, Victor Hugo, seront mes dernières paroles.

 

[1] Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir                        ?
Coppée (François), Promenades et Intérieurs (Lemerre).

 

Publié dans Divers sur Joël PAUL

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Causerie Adrian MUCKLE sur la dernière des grandes révoltes kanak de 1917 à Calédo Livres

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Causerie Adrian MUCKLE sur la dernière des grandes révoltes kanak de 1917 à Calédo Livres
Causerie Adrian MUCKLE sur la dernière des grandes révoltes kanak de 1917 à Calédo Livres

Adrian MUCKLE

VIOLENCES RÉELLES ET VIOLENCES IMAGINÉES

DANS UN CONTEXTE COLONIAL NOUVELLE-CALÉDONIE 1917

 

Cet ouvrage est la traduction en français de la monographie Specters of Violence in a Colonial Contexte, New Caledonia, 1917, basée sur la thèse du chercheur néo-zélandais Adrian Muckle.

L’auteur explore les dynamiques en œuvre au cours de cette guerre, longtemps considérée comme étant la « dernière des révoltes kanak », notamment celles en relation à la peur et à la violence, ainsi que les rapports de force présents dans l’environnement colonial complexe du début du 20e siècle.

Il met en lumière l’importance du conflit et son incidence sur les événements ultérieurs et en particulier comment la violence déployée dans les années 1980 fait écho à celle de 1917.

Loin de l’historiographe coloniale, Adrian Muckle réévalue les causes et la portée de cette guerre, tout en contextualisant les décisions prises par les différents protagonistes, dont les « imaginaires » et les justifications sont finement analysés.

 

Adrian Muckle, chercheur néo-zélandais, spécialiste de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie, membre du département d’histoire de la Victoria University of Wellington. Il enseigne l’histoire du Pacifique des 19e et 20e siècles, est le premier historien à avoir réexaminé de manière exhaustive la guerre de 1917, prenant appui sur des documents d’archives officielles, dont des dossiers administratifs, la correspondance des missionnaires de l’époque, les procès-verbaux des enquêtes judiciaires postérieures au conflit et les comptes rendus du procès des 78 « rebelles » de 1917-1918.

Publié dans Colonisation, Histoire

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Du cœur à l’ouvrage un article de Carnets du Pacifique sur le président de l'association des écrivains de Nouvelle-Calédonie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Du cœur à l’ouvrage un article de Carnets du Pacifique sur le président de l'association des écrivains de Nouvelle-Calédonie

Du cœur à l’ouvrage

12 mars 2019 sur carnet du Pacifique

 

L’auteur calédonien de renom et fils de travailleurs tonkinois continue son combat. Celui de la reconnaissance de l’histoire des engagés vietnamiens sur le territoire.


Il nous a reçu chez lui, à Nouméa, dans son appartement chaleureux à la décoration éclectique. Jean Vanmai, 77 ans, est accoutumé aux entretiens avec les journalistes. Il faut dire que son parcours est atypique. De l’arrivée de ses parents en 1937 sur le Caillou pour travailler sur la mine Chagrin, à sa reconnaissance en tant qu’écrivain, il y a un monde. Cet autodidacte semble avoir vécu mille vies. Débarqué du Vietnam, son père est engagé pour cinq ans comme main-d’œuvre dans la centrale électrique.

C’est sur la mine Chagrin près de Koumac qu’il naît et grandit. De cette enfance précaire, il ne retient que les bons moments. « À l’époque, je vivais pieds nus. Avec les copains on jouait autour de l’usine de chrome, dans la nature. On n’avait rien comme jouet. Mon camion à moi, c’était une boîte de sardines que je tirais avec un bout de ficelle », raconte-til le sourire aux lèvres. Il est l’aîné de huit frères et sœurs auprès desquels il grandit, isolé dans un village de Tonkinois. « On ne pouvait pas fréquenter les écoles françaises. Sur la mine, mes compatriotes nommaient un « lettré » pour être l’instituteur vietnamien. Il faisait réciter des leçons par cœur aux enfants pour les occuper », avoue-t-il.

Chance pour Jean, le sérieux de son père au sein de la mine lui permet d’intégrer une école française. Il a alors dix ans. Puis vient le collège. Il fait ses classes à Nouméa, aux frais de ses parents. En parallèle, Jean suit des cours d’électronique par correspondance, il répare des électrophones et des récepteurs radio. En 1960, sa vie bascule. Alors qu’il a 20 ans, sa famille et ses amis embarquent à bord du Eastern Queen pour Hai Phong, la ville de ses ancêtres. Il doit être du voyage mais se ravise au dernier moment. « Toutes mes affaires étaient à bord du navire mais j’ai décidé de ne pas partir. J’étais une tête brûlée ! J’ai donné une lettre d’adieu à un chauffeur de taxi à l’Anse Vata, pour qu’il la donne à mes parents ». Ce qui lui reste est dérisoire. Une paire de claquettes, un jean, une chemise et 3 000 francs en poche, il prend la décision de sa vie. Un acte ni politique ni révolutionnaire.

On comprend avec cette photo pourquoi il a sauté du bateau !

Il a trouvé l’amour

« J’avais rencontré une femme. C’était une voisine à Koumac, elle était Futunienne et si belle », révèle-t-il heureux. Cette femme, c’est Eléna, avec qui il vit depuis plus de soixante ans et avec qui il a eu trois enfants. Une pulsion d’amour qu’il ne regrette pas, mais qui l’éloigne de sa famille pendant quinze ans. « À chaque fête du Têt, je désespérais de revoir les miens.

Les lettres que nous recevions du Vietnam étaient contrôlées par l’État. Je ne savais pas ce que vivaient mes parents et mes frères et sœurs à l’époque. La censure était de mise », raconte-t-il le visage fermé. En attendant, il économise et leur envoie de l’argent. En 1975, à la fin de la guerre du Vietnam, il réussit à atteindre le pays. « J’ai revu ma mère, elle était resplendissante ». Elle m’a regardé et m’a dit : « Mon fils aîné, quel bonheur que tu sois resté en Nouvelle-Calédonie ». À ce moment-là, toutes mes craintes se sont enfuies. «J’avais fait le bon choix », lâche-t-il. Sur place, il découvre les conditions de vie précaire de sa famille. « Lorsque j’ai vu la cuisine de ma soeur, je n’ai pas pu retenir mes larmes », avoue-t-il. À son retour sur le territoire, Jean continue son ascension professionnelle.

Le silence des parents

Il s’associe au patron d’une société d’électroménager et d’électronique, mais son envie de raconter son histoire et celle de sa communauté est forte. « Je me suis dit qu’il fallait que quelqu’un raconte cette histoire, on ne pouvait pas accepter qu’elle tombe dans l’oubli », assure-t-il en s’adossant sur son fauteuil en rotin. Cette histoire familiale empreinte de misère ne lui a jamais été racontée par ses parents. « Jamais ils n’en ont dit mot », révèle-til. Par pudeur mais aussi et surtout pour ne pas attiser les rancoeurs.

« La détermination des populations tonkinoises consistait à éduquer les enfants à réussir financièrement pour s’en sortir ». Le silence de ses parents sera pour lui un moteur. Après quatre années d’hésitation, il publie en 1980 le récit historique Chân Dang, qui retrace l’histoire et les conditions de vie des travailleurs vietnamiens. Cet ouvrage marque le début d’une seconde carrière, d’écrivain, pour laquelle il signe plus de dix romans. Un moyen pour ce septuagénaire de « ne pas effacer le passé », conclut-il.

NB :  Texte et photos : Alix Madec + DR

Photo de l'époque et du départ
Photo de l'époque et du départ
Photo de l'époque et du départ

Photo de l'époque et du départ

Publié dans Ecrivain calédonien, Roman

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Causerie Femmes no Nengone avec Sophie Mendès à la librairie Calédo Livres

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Pa Ozin, poétesse une des femmes de l'ouvrage et Sophie Mendès
Pa Ozin, poétesse une des femmes de l'ouvrage et Sophie Mendès

Pa Ozin, poétesse une des femmes de l'ouvrage et Sophie Mendès

Femmes no Nengone, c’est vingt-quatre portraits de femmes choisies au hasard des rencontres et des connaissances de Sophie Mendès sur l’île de Maré où elle a vécu quatre ans. Cette causerie du 29 mai, veille de l’ascension, ne pouvait pas attirer la foule des grands jours, mais une poignée de personnes a fait le déplacement pour s’enrichir des anecdotes rapportées par Sophie Mendès. Comment a-t-elle fait ses choix de personnages et l’élément déclencheur qui a permis de réaliser ce beau livre par exemple ? L’idée du livre est partie de la rencontre avec Pa Ozin poétesse pour laquelle l’auteure a de suite eu un coup de cœur et le reste a suivi. Les femmes de Maré ont du talent et méritaient ce livre. La vérité sort toujours de la bouche des enfants. En présentant son livre a des enfants de Maré, Sophie Mendès l’a vérifiée et a réalisé que son travail avait du sens quand l’enfant lui a dit : « Les femmes de Maré ne font pas que la cuisine alors ? ». Non, elles ne font pas que la cuisine et Pa Ozin en déclamant un joli poème en fin de causerie en a été la preuve. Il faut souligner que les bénéfices de la vente de ce livre iront entièrement à l’association patrimoine de Nengone. L’ouvrage est en vente à 2900 F. Après Les Moni, Sophie va changer l’image de Maré. On dira bientôt « Maré, ses avocats succulents et ses beaux livres ». Un autre ouvrage est en germination. Le monde kanak bouge entre tradition et modernité, c’est une bonne nouvelle. JP

Dédicace de Sohie, Sophie mendès et Pa Ozin et le maire de Maré Pierre NgaiohniDédicace de Sohie, Sophie mendès et Pa Ozin et le maire de Maré Pierre Ngaiohni
Dédicace de Sohie, Sophie mendès et Pa Ozin et le maire de Maré Pierre Ngaiohni

Dédicace de Sohie, Sophie mendès et Pa Ozin et le maire de Maré Pierre Ngaiohni

Publié dans Vie Pratique, Culture Kanak

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Nouveauté Au Vent des Îles : Communs et océans. Le rahui en Polynésie.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Nouveauté Au Vent des Îles : Communs et océans. Le rahui en Polynésie.

En vente sur Au vent des Îles 1 950 XPF, bientôt en librairie à Nouméa

 

Les lagons polynésiens sont porteurs d’enjeux économiques, environnementaux et sociaux complexes notamment du fait des interactions entre des acteurs différents qui n’ont pas forcément les mêmes intérêts. Le rahui est un système de jachère traditionnel de la société polynésienne qui connait aujourd’hui une certaine résurgence et s’apparente à ce que la prix Nobel d’économie Elinor Ostrom a appelé les communs (Common Pool).

 

Description

Les lagons polynésiens sont porteurs d’enjeux économiques, environnementaux et sociaux complexes notamment du fait des interactions entre des acteurs différents qui n’ont pas forcément les mêmes intérêts. Le rahui est un système de jachère traditionnel de la société polynésienne qui connait aujourd’hui une certaine résurgence et s’apparente à ce que la prix Nobel d’économie Elinor Ostrom a appelé les communs (Common Pool). Un des objets de ce livre est d’interroger le rapport entre cette tradition du rahui et de nouvelles formes de gestion des espaces lagunaires au travers de la notion de commun. L’ouvrage est structuré en six chapitres. Les deux premiers portent sur le rahui dans le Tahiti ancien et son retour dans le Tahiti moderne. Les trois suivants portent sur des études de cas et les enseignements qu’on peut en tirer du point de vue de la gestion des communs. Le chapitre final est consacré à l’opérationnalité pratique de la notion de commun en Polynésie et soulève la question du financement de l’environnement.

 

Publié en partenariat avec l’AFD.

Biographies des auteurs

 

Lire un extrait 

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Aujourd'hui dimanche découvrons Le nyelâyu (ou yâlayu) une langue kanak

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le nyelâyu (ou yâlayu) est une langue kanak, parlée par moins de 2 000 locuteurs (1996) au nord de la Nouvelle-Calédonie. Il est classé dans la branche océanienne des langues austronésiennes, plus précisément dans le sous-groupe Nord du groupe néo-calédonien.

Il en existe deux dialectes : le pooc (ou haat) aux îles Belep, le puma (ou paak ou ovac) dans le district coutumier d'Arama à l'est de Poum et dans celui de Balade à Pouébo. 

une idée d'article de La Médiathèque du Nord

Publié dans Culture Kanak

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Une nouvelle émission littéraire en photos et en image avec Calédonia-MLNC

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Une nouvelle émission littéraire en photos et en image avec Calédonia-MLNC
Une nouvelle émission littéraire en photos et en image avec Calédonia-MLNC
Une nouvelle émission littéraire en photos et en image avec Calédonia-MLNC

Une nouvelle émission littéraire sur le Caillou ça se fête. On pourra la revoir. Une rediffusion est prévue le mercredi 29 mai à 13h30 et «Livres ensemble» sera rediffusé une semaine sur deux, les mercredis dans l'après-midi. A vos cassettes si ces engins existent encore. Encore merci à NCTV Caledonia pour cette émission qui devrait être suivie de nombreuses autres déjà programmées.

Pour cette première émission le casting était relevé ! (sans aucun parti pris) Pour vous donner envie de courir à la librairie : Georges Combo, organisateur du salon littéraire «Pirogue», Isa Qala, une jeune auteure de Lifou, Guillaume Berger, Cathie Manné, Joël Paul, ou encore une jeune slameuse. Sans oublier les personnalités du pays qui vous révéleront leurs lectures du moment ! Que du beau monde. En vérité, le blogueur ecrivainducaillou, intimidé, mais fier, remercie le réalisateur de m’avoir offert deux minutes de bonheur. JP

 

Une nouvelle émission littéraire en photos et en image avec Calédonia-MLNC
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La Nouvelle-Calédonie et l'imagination intellectuelle se sont emparées de la librairie Calédo Livres ce mercredi soir.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Les principaux intervenants

Les principaux intervenants

Tandis que des millions de téléspectateurs regardaient l’émission littéraire Livres Ensemble sur NCTV Calédonia, une première pour notre télé pays, les intellectuels présentaient leur ouvrage place des cocotiers. Jean-Paul Sartre, définissait l'intellectuel comme « quelqu'un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas ». Je n’ai pas osé le dire à nos amis du Caillou fin heureux de refaire « notre île ».

Une fois de plus la librairie (du côté de la mairie) était trop petite pour accueillir la foule des intellectuels qui poussent comme des champignons du nord au sud du Caillou depuis l’émancipation du pays. Les éclaircissements des auteurs sur leur participation au livre et le débat qui a suivi étaient enrichissants. On peut noter que ce livre est né d’un colloque en Australie, voyage des intervenants payé par les Australiens. Notre grand voisin s’intéresse à nous et encourage l’imagination intellectuelle. Cette causerie était une parfaite transition pour le futur SILO qui aura pour thème « le lien ». Mais attention, ce n’est pas de politique, c’est une réflexion purement intellectuelle, une précision pour éviter de fâcher Hamid Mokadden coordonateur de ce travail.  JP

 

PS : Merci aux éditions L’Harmattan d’exister pour le bonheur des auteurs en manque d’éditeurs. On critique à tort et à travers L’Harmattan qui publie pourtant souvent des pépites.

Ci-joint quelques photos de cette soirée sans résumé possible pour ne pas trahir les propos des intervenants. Vous trouverez ci-dessous un extrait de l’avant-propos.

 

Ecouter l’émission radio NC 1er avec Hamid Mokaddem du 21 Mai 2019 en suivant ce lien.

 

La Nouvelle-Calédonie et l'imagination intellectuelle, Sous la direction de Hamid Mokaddem, Scott Robertson et Ingrid Sykes.

Ont contribué à ce travail collectif : Luc Enoka Camoui, Paul Fizin, Nicolas Kurtovitch, Hamid Mokaddem, Adrian Muckle, Pierre-Christophe Pantz, Catherine Ris, Scott Robertson, Christophe Sand, Angélique Stastny, Ingrid Sykes, Georges Waiwen Wayewol.

 

Avant-propos (extrait de l’ouvrage)

La Nouvelle-Calédonie est située à un peu plus de trois heures de vol des principales villes d'Australie et de la Nouvelle-Zélande Bien que les chercheurs de ces deux pays aient longtemps dominé la recherche sur cette région, la Nouvelle-Calédonie reste encore mal comprise. Il en est d'ailleurs de même des autres territoires du Pacifique sous souveraineté française tels que la Polynésie française ou Wallis et Futuna. Pour beaucoup, la formation universitaire sur cet archipel se résume à un programme d'études de quelques semaines en langue française à l'Université de la Nouvelle-Calédonie. Deux d'entre nous, spécialistes des sciences humaines en Australie, avions le désir d'en connaître un peu plus que ces séjours linguistiques et formations pédagogiques. Nous n'avons pas la prétention de tout avoir compris au sujet de la Nouvelle-Calédonie lors de nos visites. Cependant, ses images, ses rythmes de vie, ses inégalités et sa ségrégation sociale (qui sont évidentes) nous ont touchés. La façon dont ses habitants désignent la France comme « la métropole » et la Nouvelle-Calédonie simplement comme « le territoire nous a particulièrement frappé. On s'y sentait bien plus proches de la métropole. À notre retour, nos amis et enseignants nous ont demandes de faire part de nos impressions. Nous avons rencontré des difficultés à répondre à leurs questions. Qu'est-ce que la Nouvelle-Calédonie ? Une partie intégrale du territoire français diront certains. Une colonie, répondront d'autres. Un juriste, lui, argumentera qu'il s'agit d'une collectivité d'outremer sui generis. Comment expliquer ces différences de perception à un Australien moins informé sur le sujet ?

 

Notre bref aperçu de la vie calédonienne, dans toutes ses contradictions, nous a profondément intrigués. Nous avons donc commencé à approfondir nos recherches sur la Nouvelle-Calédonie, via une thèse de doctorat examinant la façon dont la décolonisation façonne la politique de la citoyenneté en Nouvelle-Calédonie, et au travers d'un compte rendu sur l'impact de la lèpre sur les cultures et la société kanak. Au fil de nos recherches, nous nous sommes aperçus que les mêmes débats agitaient les sociétés australienne et calédonienne. Nous sommes convaincus que ce pays a beaucoup à nous apprendre sur les défis auxquels sont confrontés les peuples autochtones et non autochtones, leur réconciliation et la construction d'un avenir affranchi de la logique coloniale dans laquelle les débats actuels sont toujours englués. Que signifie construire une communauté politique dans laquelle la souveraineté autochtone est reconnue et valorisée ? Quelles sont les conséquences d'une telle reconnaissance pour le reste de la population ? De telles questions sous-entendent que la décolonisation ne se limite pas à un processus institutionnel mais qu'elle requiert une transformation des mentalités.

Ce volume est d'abord le fruit de nos discussions sur l'importance de la Nouvelle-Calédonie en tant que site de recherches pour les chercheurs australiens. Notre regard extérieur sur le pays nous a permis d'entrevoir le potentiel de ce lieu pour le développement de la recherche, au confluent des thèmes clés de nos disciplines, la politique et l'histoire. La Nouvelle-Calédonie offre une nouvelle perspective sur ces disciplines et cristallise l'essence éthique, émotionnelle et matérielle de nos travaux. Elle nous a permis de clarifier le cadre de nos disciplines universitaires, de lui conférer une netteté extrêmement saisissante. C'est alors que nous nous posâmes la question : Comment les chercheurs travaillant en Nouvelle-Calédonie se percevaient-ils eux-mêmes, et percevaient, par la même occasion, leurs disciplines ? Quelle direction le contexte néo-calédonien faisait-il prendre à leurs recherches ? Nous décidâmes d'intituler notre symposium «La Nouvelle-Calédonie et l'imagination intellectuelle : redéfinir les modes de pensée disciplinaire existants ». Nous cherchions à discuter de la façon dont la Nouvelle-Calédonie historique et contemporaine reconfigure à la fois notre compréhension des domaines clés des sciences humaines occidentales (aussi bien françaises qu'anglo-saxonnes) et la pensée scientifique sociale des différents domaines tels que ceux de la politique, la religion, l'histoire, l'archéologie, la sociologie, l'anthropologie, la philosophie et du droit. De récentes recherches sur le territoire ont permis une compréhension beaucoup plus détaillée de la mise en ouvre de l'Indigénat, du sens de la religion et de son usage, du mouvement migratoire des populations du Pacifique sur le territoire et dans la région, de la perspective de la jeunesse kanak, des inégalités spatiales dans le paysage calédonien et de la mécanique juridique, économique et politique à l'œuvre dans l'espace public néo-calédonien.

Le but de ce colloque était de construire une méthodologie plus complète qui reconnaisse la position historique et contemporaine unique de la Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique dans un contexte mondial en pleine mutation. Comment ce territoire peut-il constituer un modèle pour la construction de nouvelles théories sur le nationalisme, le développement économique, politique, juridique, émotionnel et postcolonial ?

Pierre-Christophe Pantz (géopolitique), Angélique Stastny (science politique), Ingrid Sykes (histoire) et Scott Robertson (science politique) ont décrit la façon dont leurs disciplines, au sein du contexte néo-calédonien, ont évolué en fonction de directives colonialistes ou décolonialistes, artificielles ou réelles. Ce « moulage » disciplinaire a conduit de nombreux auteurs à critiquer violemment leurs propres disciplines. Ils reconnaissent que le contexte néo-calédonien les a conduits dans l'impasse où elles se débattent actuellement. Par ce terme de « moulage », on entend le remaniement survenu après 1988, qui menace de faire dérailler le tissu critique de chaque discipline. En effet, comment celles-ci peuvent-elle espérer progresser sans placer la question kanak au cœur de leur problématique ? … La suite à lire sur ce livre savant voir article de l’an passé sur ce blog

d'autres images avec un public qui n'a pas ménagé les intervenants avec des questions percutantes
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La Nouvelle-Calédonie et l'imagination intellectuelle, Sous la direction de Hamid Mokaddem, Scott Robertson et Ingrid Sykes.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

La Nouvelle-Calédonie et l'imagination intellectuelle, Sous la direction de Hamid Mokaddem, Scott Robertson et Ingrid Sykes.

LA NOUVELLE-CALÉDONIE ET L'IMAGINATION INTELLECTUELLE

Repenser et reformuler les disciplines, savoirs et pratiques

Sous la direction de Hamid Mokaddem, Scott Robertson et Ingrid Sykes.

 

ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATION ARTS, ESTHÉTIQUE, VIE CULTURELLE OCÉAN PACIFIQUE Nouvelle Calédonie 20.5 Euros chez l’Harmattan en ligne et en librairie à Nouméa.

 

Comment les chercheurs travaillant en Nouvelle-Calédonie se perçoivent-ils eux-mêmes et perçoivent, du même coup, leurs disciplines ? Quelle direction le contexte néo-calédonien fait-il prendre à leurs recherches ? Comment ce territoire constitue-t-il un modèle pour construire de nouvelles théories sur le nationalisme, le développement économique, politique, esthétique et émotionnel ? Un large collectif d'auteurs et d'éditeurs du Pacifique se proposent de répondre à ces questions.

 

Lien vers liseuse Harmattan pour avoir un aperçu.

 

Ont contribué à ce travail collectif : Luc Enoka Camoui, Paul Fizin, Nicolas Kurtovitch, Hamid Mokaddem, Adrian Muckle, Pierre-Christophe Pantz, Catherine Ris, Scott Robertson, Christophe Sand, Angélique Stastny, Ingrid Sykes, Georges Waiwen Wayewol.

Publié dans Essai

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Rando lectures à Lifou, une initiative originale d’Isa Qala

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Avec des images de Juliette Maes

Avec des images de Juliette Maes

Une belle vue de cette région de Lifou

Une belle vue de cette région de Lifou

Isa monitrice bienveillante

Lire à haute voix des textes choisis au milieu de la forêt. C’est l’idée géniale de Isa Qala, l’étoile montante de littérature calédonienne. Isa, c’est le cinquième élément de la culture calédonienne comme ‎Milla Jovovich dans le film de Luc Besson. Avec sa licence de lettres modernes, une formation en politique culturelle et une autre en graphothérapie, rééducation de l’écriture et ses projets de réalisation pour le cinéma.

Par ailleurs, elle contribue à la transmission du patrimoine culturel, notamment par son implication dans la troupe de danse du Wetr bien connue dans le paysage calédonien. La culture, l’écriture et la littérature sont ses terrains de jeu favoris. Elle fait beaucoup pour la jeunesse, pour les jeunes du Club de Lectures Vivantes du Juvenat et les enfants de la tribu de Kirinata.

 

Le mystère de la forêt malgré la difficulté du parcours ! Car il s’agissait d’un vrai parcours du combattant pour les moins sportifs comme l’a souligné Juliette Maes l’infatigable « madame LÔL », une participante courageuse. Au fond de la grotte, à l'étape finale, les randonneurs ont été accueillis par un lutin slameur et inquiétant en la personne de Rémi incroyable performeur avec les chants et textes lus par des jeunes. 

 

Cette initiative de lire dans un cadre exceptionnel, c'est le principal qu'il faut retenir avec l'implication de tous ces jeunes. Cette rando a été magnifique, aux dires des courageux participants.

Lien sur son livre La tribu des veuves

Cadeau LÔL, un don de livres aux jeunes de Kirinata qui seront accueillis le 21 juillet sur le festival LÔL au SOUFFLE DES MOTS.

 

L'auteure Isa Qala est la réalisatrice d'un docu-fiction, "L'enfant Wetr" qui sera présenté lors du festival du film de La Foa 2019.

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