La liste des films primés vient d’être dévoilée. Ces derniers seront programmés ce week-end pour que le public puisse voir ou revoir le meilleur de cette édition 2018 ! source Megazap ou vous trouverez le programme complet
FILMS PRIMÉS
Prix du marathon d’écriture VAIORA de Itia PRILLARD
Prix du meilleur court-métrage de fiction UNDISCOVERED COUNTRY
NOUVELLE-ZÉLANDE – 2018 Réal. : Tyson MOWARIN
Prod. : Weeriana Street Media
Prix du meilleur court-métrage documentaire APRILA PAPOUASIE OCCIDENTALE – 2018 Réal. : Rohan RADHEYA Prod. : APRO PRODUCTIONS
Prix spécial du jury ISLAND OF THE HUNGRY GHOSTS AUTRICHE – 2017
Réal.: Gabrielle BRADY Prod.: Chromosom Film, Third films, Various films, EchotangoKartemquin Films
Prix special du jury GURRUMUL AUSTRALIE – 2017
Réal.: Paul Damien WILLIAMS Prod. : Resolution Media – 6 seasons
Prix Spécial du jury AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DES ESPRITS
NOUVELLE-CALÉDONIE – 2018 Réal. : Emmanuel DESBOUIGES et Dorothée TROMPARENT Prod. : Foulala Productions, Grand Angle Productions, France Télévisions.
Prix du public POLYNÉSIE FRANÇAISE – 2018 PATUTIKI, L’ART DU TATOUAGE DES ÎLES MARQUISES Réal. : Heretu TETAHIOTUPA et Christophe CORDIER
Prod. : Les Studios Hashtag, EkaEka Productions, Association Patutiki, Sydélia Guirao
Grand prix FIFO-France Télévisions ANOTE’S ARK CANADA – 2018
En cette veille de la fête du têt ce petit article de Pierre Daum pour évoquer le problème des terres au Vietnam qui n’empêchera pas tous les vietnamiens de fêter l’année du cochon qui arrive. JP
Extrait d’un article office du tourisme du Vietnam pour expliquer l’importance de cette fête :
Le Nouvel an est la fête la plus importante du Vietnam. Elle marque la fin d’une année lunaire et le début d’une nouvelle année. On célèbre le Têt entre le 1er et le 7e jour de l’année lunaire soit, grosso modo, entre la dernière semaine de janvier et la troisième de février (ni avant ni après cette période).
Le Têt marque également l’arrivée du printemps, d’où son nom vietnamien qui signifie « fête de la Première Aurore ».
Les Vietnamiens en profitent pour prendre leurs vacances à ce moment-là : 3 jours fériés. Attention : les bureaux ferment leurs portes, les hôtels affichent complet, les avions sont pleins à craquer, les transports publics marchent au ralenti.
Pourquoi le Têt est-il si important ? Parce que c’est le seul jour de l’année, selon la tradition, où les âmes des morts reviennent sur terre. Il ne faut donc pas rater le rendez-vous avec elles. Les vivants doivent impérativement être présents pour les recevoir devant l’autel des Ancêtres.
Les pétards faisant chaque année des victimes, ils sont totalement interdits depuis le 1er janvier 1995.
Pendant les journées qui précèdent, les marchés débordent de fleurs, les branches de pruniers aux fleurs jaunes (cây mai) étant les plus recherchées pour décorer les maisons. Les familles se réunissent. Dans les pagodes, on brûle du santal dans des encensoirs.
On présente au génie gardien du foyer des plateaux de friandises et des objets en papier. Cette cérémonie de « l’adieu aux dieux lares » est censée marquer le voyage vers le Ciel de l’Esprit de la Terre qui s’en va faire un rapport annuel sur les vivants auprès du Tout-Puissant Empereur de Jade.
Avant le jour même du Têt, on confectionne le bánh chưng, un gâteau de riz gluant.
Le 1er jour de la nouvelle année est d’une importance cruciale pour les Vietnamiens. Tout ce qui se dit et se fait ce jour-là influence le reste de l’année. La première personne qui franchit le seuil de la maison doit être une personne vertueuse et fortunée, pour apporter prospérité et bonheur sur la famille pendant les 365 jours suivants. Il est interdit de se quereller ce jour-là, de jurer, de casser de la vaisselle (!). Les anciens ne font aucun travail manuel le jour du Têt, car ces actes annoncent peine et sueur pour toute l’année !
C’est ça, le Têt ! Une fête vraiment unique en son genre, à la fois religieuse et civile, qu’aucun Vietnamien ne peut manquer de célébrer.
En 2019, on entre dans l'année du cochon de terre.
Extrait de l’article de Pierre Daum : Des terres confisquées au nom du développement
Le Monde diplomatique - Février 2019, pages 1, 16 et 17, en kiosques
Résistances paysannes au Vietnam
Assoiffé de croissance, le Vietnam mise sur l’essor des industries utilisatrices de main-d’œuvre et sur le développement de l’immobilier — sans regarder de trop près les conséquences pour l’environnement et pour les terres agricoles. Ce qui suscite la colère de nombreux paysans.
Le Monde diplomatique : Résistances paysannes au Vietnam par Pierre Daum aperçu
Anonyme. – Rues bloquées à l’entrée de Dong Tam lors d’une manifestation, Hanoï, avril 2017 Reuters
En avril 2017, le village de Dong Tam, à la périphérie de Hanoï, fut le théâtre d’un surprenant fait divers. Des centaines de paysans, qui protestaient depuis des mois contre l’expropriation de leurs terres dans le cadre d’un projet de construction immobilière, osèrent séquestrer pendant plus d’une semaine trente-huit policiers venus les déloger. Au lieu de recourir à la force pour libérer leurs agents, les autorités vietnamiennes envoyèrent le président du comité populaire de Hanoï, M. Nguyen Duc Chung négocier avec les preneurs d’otages. Ceux-ci finirent par relâcher leurs prisonniers, en échange de la promesse de meilleures indemnisations.
Ce n’est pas le seul cas. À Nam O, au centre du pays, un village côtier réputé pour l’excellence de son nuoc-mâm, plusieurs familles refusent actuellement de quitter leurs maisons pour laisser place à la construction d’un immense complexe touristique. Celui-ci absorberait toute la plage et les empêcherait de poursuivre leur activité de pêche, essentielle à la fabrication de cette célèbre sauce à base de poisson fermenté.
À Ho Chi Minh-Ville, la capitale économique, dans le sud, le dernier morceau de verdure du centre-ville, dans le quartier de Thu Thiem, résiste depuis vingt ans à la bétonisation. Une poignée de cultivateurs opiniâtres multiplient les actions en justice contre l’arrêté d’expulsion dont ils font l’objet, arguant que toutes les procédures légales d’expropriation n’ont pas été respectées — et elles sont en effet nombreuses, tant les lois foncières au Vietnam ont tendance à s’empiler.
Aussi surprenantes soient-elles, de telles protestations contre l’expropriation de terres agricoles destinées à des projets industriels, touristiques ou immobiliers sont monnaie courante. Elles constituent même, selon les chercheuses Marie Gibert et Juliette Segard, « la source la plus importante de tensions sociales dans le Vietnam contemporain » et certainement la seule forme de contestation politique que la population s’autorise, dans un pays où tous les (...)
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Entre 1864 et 1897, plus de 2000 Maghrébins, en très grande majorité des Algériens, sont déportés, transportés ou relégués en Nouvelle-Calédonie, qu’ils dénomment « Calédoun ».
Ci-dessous deux vidéos pour revenir sur cette histoire en souvenir de mon copain Slimane :
"Je m’appelle Malek, je suis le fils ainé de Slimane MADI votre copain…" (12 février 2018)
Ci-dessous un article de 2018, paru la veille de la mort de mon copain. JP
Caledoun : Terre de bagne des déportés algériens de Nouvelle-Calédonie (Rachid Sellal)
PAR PHILIPPE POISSON · 11 FÉVRIER 2018 https://criminocorpus.hypotheses.org/40501
Parution du livre le 1er janvier 2001 – En Kabylie surtout. C’est la terre d’accueil dans son état presque sauvage, où étaient déportés des centaines d’Algériens après l’insurrection d’El Mokrani cheikh Ahedad, en 1871. Une vieille histoire méconnue ou presque, qui s’est transmise de génération en génération par voie orale. La Nouvelle-Calédonie, cette colonie française du Pacifique, évoque de bien mauvais souvenirs à beaucoup de familles qui ont connu le déchirement et le déracinement. On parle certes du sinistre bagne de Bourail, mais rarement de l’histoire déchirante de ces Algériens déportés là-bas comme du bétail, coupables de s’être rebellés contre les fameux décrets d’Adolphe Crémieux et la dépossession arbitraire de leurs terres. Ils y opposeront une résistance, mais le combat était inégal. Nos braves aïeuls allaient payer chèrement leur courage : déportation en Nouvelle-Calédonie avec un aller simple pour nombre d’entre eux…C’est cette histoire tragique que nous raconte Rachid Sellal dans le tout premier livre sur les déportés écrit par un Algérien.
Au hasard d’un voyage professionnel qui l’avait mené à Nouméa, le 21 août 2004, l’ingénieur Rachid Sellal a été forcé de s’improviser historien pour faire, si possible, toute la lumière sur ce chapitre mal connu de notre histoire avec la France coloniale. Il effectuera des allers-retours en Nouvelle-Calédonie pour y rencontrer les descendants de cette communauté algérienne, certes, «calédonisée», mais tout de même restée algérienne, plus d’un siècle après le grand exil forcé de leurs parents. C’est une enquête historique très intéressante que nous propose Rachid Sellal dans son livre intitulé fort judicieusement Caledoun, qui vient d’être publié à Casbah Editions.
Tout au long des 155 pages, le lecteur verra défiler des noms (Aziz Ben cheikh Haddad, Boumezrag Mokrani, Miloud Ben Abdellah, Abdelkader Boufenache, Bernard Salem et Jean-Pierre Aïfa…) qui racontent l’histoire des déportés et celle de leurs descendants. Vous vous familiariserez aussi avec des lieux pas très hospitaliers (Bourail, Nessadiou Nouméa Teremba, Ourou, l’île des Pins…) qui ont accueilli ces Algériens «d’outre-mer». Rachid Sellal nous donne à lire une histoire construite autour de destins croisés des déportés algériens jugés et exilés vers la Nouvelle-Calédonie à partir de 1873.
C’est une histoire poignante et fascinante qui s’est appuyée sur la fameuse émission en plusieurs parties du réalisateur Saïd Oulmi, «Les témoins de la mémoire», qui, lui-même s’était basé aussi sur le témoignage de Mohamed Seddik Touati, un ancien haut responsable algérien de la Banque islamique de développement, qui a découvert fortuitement l’existence de cette communauté. Rachid Sellal verse à son tour des documents et des photos inédits qui vont sans doute ouvrir d’autres pistes de recherche sur les bagnards algériens de «Caledoun». A lire et à faire lire absolument. Source d’appui : (Incursion dans le bagne de «Caledoun», Elwatan ; le Mardi 5 Novembre 201
De notre historien calédonien José-Loui Barbançon et archéologue Christophe Sand descendant de déporté.
Caledoun
Histoire des arabes et berbères de Nouvelle-Calédonie
Louis-José Barbançon, Christophe Sand
Association des arabes de NC, 2013
L'ouvrage Caledoun, histoire des Arabes et Berbères de Nouvelle-Calédonie de Louis-José Barbançon et Christophe Sand retrace l'histoire des hommes, arrivés sur cet archipel du Pacifique comme forçats, déportés politiques ou relégués récidivistes.
Il avait été président de l’amicale des anciens combattants d’outre mer. Ancien de la guerre d’Indochine, de 1947 à 1949[1], il avait ensuite été journaliste radio à Radio Saigon. De l’Asie, il s’était d’abord rendu à Tahiti pour Radio Tahiti.
En 1958, il y avait créé la revue Sud Pacifique.
Il était aussi auteur de livres.
La gloire et l'amertume Description : Note : Contient un choix d'articles et d'allocutions rédigés entre 1994 et 2001 Édition : Nouméa : Amicale des anciens combattants d'outre-mer , DL 2006
Un regard sur le monde
bilan et réflexions d'un ancien journaliste du Caillou
J'en ai retrouvé un L'espace intérieur avec photo voir ci-dessous en espérant ne pas me tromper. Merci à ceux qui ont d'autres informations de me les communiquer. paulj@lagoon. nc Joël PAUL
Directeur de la France Australe, en 1966, seul quotidien jusqu’au début des années 70, la France Australe était alors toute puissante et était la Société Le Nickel. Michel Gérard dirigea la France Australe de 1966 à 1975.
Professeur de yoga qu’il enseignait, Michel Gérard était distingué dans l’ordre national de la Légion d’Honneur.
Photo Johnny… il y a 44 ans ! D’un article Outremer 1er de Antoine Letenneur (YA) Publié le 27/04/2016 à 15:36
Une visite mouvementée est le tome 12 de la collection « Petite vague » présentant des histoires originales et drôles qui se passent de nos jours en Polynésie française.
Une maîtresse et ses élèves, un chauffeur et son truc, un gardien et son phare… Tout semble en place pour une belle visite... Oui... mais...
2019 est l’année internationale des langues autochtones annoncée par l’Assemblée générale des Nations unies. Sur ce thème, retrouvez sur cette page toutes les vidéos qui seront postées chaque semaine par le musée à partir du 19 février 2019.
Après Carlo en Juillet 2018, Bob Cooper a repris sa plume pour nous concocter un roman qui nous transporte, une fois de plus, au début de la colonisation. Cette fois, tandis que Nouméa devient une charmante petite ville, la révolte gronde en brousse. Vous aller revivre avec ce roman, l’ambiance et le coup de massue de la révolte de 1878, sans jeu de mots. Ce livre est déjà en rayon à la librairie Caledo Livres en attendant la causerie/dédicaces qui ne saurait tarder. L’auteur connait parfaitement cette époque, il y aura surement du monde pour venir l’écouter nous raconter cette époque. JP
Jean-Marie Creugnet, alias Bob Cooper est né à Nouméa en 1940.
Après des études secondaires complétées par deux années de philosophie et une année de théologie, le service militaire obligatoire l'extirpe de ce milieu fermé qui en aurait fait un prêtre trois ans plus tard.
Rendu à la vie civile, il fût un temps contrôleur des postes, agent immobilier, agent spécial d'assurances et courtier.
La retraite lui permit de découvrir la passion de l'écriture. Il a entrepris depuis une douzaine d'années de décortiquer les événements du temps passé sur une période débutant en 1855 et allant jusqu'à sine die... tant que la vie lui permettra d'avancer.
Ainsi une saga de dix ouvrages couvre la période de 1855 à 1893. Deux autres livres nous amènent à 1900 et une autre série, La Gazette de la Belle Époque en quatre tomes à 1901, 1902, 1903 et 1904. Jean-Marie Creugnet continue à nous faire découvrir son histoire du pays jusqu’en 1911, à travers six autres ouvrages. Il signe également quinze romans sous le pseudonyme Bob Cooper.
En mars 2015, il a reçu le prix Arembo qui récompense un auteur résidant en Océanie, écrivant en français, notamment pour sa contribution au développement culturel de son pays ainsi que pour sa capacité à livrer un témoignage sur son époque.
Encore une histoire de lien. C'est avec Michel Duterde que je découvre la Nouvelle-Calédonnie.
Et l'histoire ignorée par beaucoup, de ce peuple.
Après notre arrivée à Nouméa c'est à Canala que nous faisons notre premier stage, à l'internat de ce village.
Des Canaques à l'exposition coloniale furent montrés, comme des animaux dans un zoo, et présentés comme des cannibales.
Les deux livres de Didier Daeninckx
Cannibale
1931, l’Exposition Coloniale. Quelques jours avant l’inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d’une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d’un coup. Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l’intérêt du public, veut bien prêter les siens, mais en échange d’autant de Canaques. Qu’à cela ne tienne ! Les « cannibales » seront expédiés. Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l’intrigue sur fond du Paris des années trente – ses mentalités, l’univers étrange de l’exposition – tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.
Le Retour d’Ataï
Lorsque Gocéné pose le pied sur le sol de la « métropole », trois quarts de siècle après son premier séjour forcé, lors de l’Exposition coloniale de 1931, il sait seulement qu’il est venu pour honorer un engagement. Et si, à ce moment précis, on lui posait la question de savoir ce qu’il compte faire à Paris, il répondrait qu’il vient chercher un frère kanak dont la trace s’est perdue cent vingt-quatre ans plus tôt, et qu’il compte bien le ramener parmi les siens. Aux côtés du héros de Cannibale, le lecteur découvrira une fois encore comment la réalité historique prend parfois de surprenantes allures de fiction.