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Hamid MOKADDEM à l'honneur dans AuxerreTV, web média de sa région natale, la Bourgogne.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Début de l'article d'Auxerre TV

Début de l'article d'Auxerre TV

" Auxerre fait partie de mon patrimoine imaginaire et réel. J'y reviens comme à la source."

Il enseigne à lʼInstitut de la formation des Maîtres de la NouvelleCalédonie (IFMNC). Il vit et travaille en Nouvelle-Calédonie depuis 1989. Il est lʼauteur de nombreux ouvrages, dont « Ce souffle venu des ancêtres…lʼœuvre politique de Jean-Marie Tjibaou (1936-1989), et dʼarticles scientifiques sur lʼOcéanie.

Il revient souvent rendre visite à sa maman dans le même village bourguignon que Guy ROUX, Appoigny.

Il accepte volontiers cette interview pour AUXERRE TV en tant quʼicaunais de naissance.

Hamid MOKADDEM, bonjour. Félicitations pour votre prix décerné dans la catégorie Sciences par le jury du salon du livre insulaire du festival de Ouessant en Bretagne (Finistère)

HM : bonjour !

Le prix de littérature scientifique vous a été décerné, Hamid MOKADDEM pour lʼessai YEIWENE YEIWENE- Construction et Révolution de KANAKY ( Nouvelle-Calédonie), publié aux Editions TRANSIT-La courte échelle (Marseille) et EXPRESSIONS (Nouméa) au Salon livre insulaire dʼOuessant dans le Finistère Bretagne le 24/08/2018.

Ce livre, il faut le rappeler conte lʼhistoire dune figure politique kanak insuffisamment connue.

Trois hommes, trois militants, Jean-Marie Tjibaou, Eloi Machoro et Yeiwene Yeiwene ont marqué, dans les années 80, lʼirruption du peuple Kanak sur la scène internationale. Tous les trois ont été assassinés et ont donné leur vie pour lʼémancipation de leur peuple.

Pouvez- vous nous présenter qui est Yeiwene Yeiwene ? sa vie ? les rôles et fonctions qu’il a pu avoir ?

Yeiwene Yeiwene, surnommé en Nouvelle-Calédonie « Yéyé », est moins connu que Jean-Marie Tjibaou, leader nationaliste kanak. Lʼimage mondialisée est la poignée de main en juin 1988 entre Jean-Marie Tjibaou, chef du FLNKS (Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste) et Jacques Lafleur, chef du RPCR (Rassemblement Pour la Nouvelle-Calédonie dans la République française). Lʼaccord de Matignon orchestré par Michel Rocard alors Premier ministre de François Mitterrand. La Nouvelle-Calédonie sortait dʼune guerre. Civile, incivile ou contre le civil, à vous de dire. Le Monde, la France, découvraient lʼexistence des Kanak, des Caldoches et dʼune lointaine colonie de la République aux antipodes, dans le Pacifique sud. Tahiti est plus connue mais comme décor de carte postale. Lʼhistoire est mal enseignée et peu connue.

Yeiwene Yeiwene a été assassiné avec Jean-Marie Tjibaou en mai 1989 par un militant nationaliste kanak qui était en complet désaccord avec les accords signés par le président et le vice-président du FLNKS. Il faut dire que lʼassassin Jubelli Wea avait subi les tortures par le GIGN et lʼarmée française à Ouvéa. Il avait été mis en prison en France et avait été exclu ou mis à lʼécart dans les négociations.

Pour résumer, Yeiwene Yeiwene était un homme politique kanak qui à côté de Jean-Marie Tjibaou militait, travaillait et construisait la nation quʼil dénommait avec dʼautres « Kanaky ». Cʼétait un homme de terrain moins célèbre que Tjibaou mais tout aussi intelligent et stratège. Originaire dʼune des îles Loyauté, Maré, il a commencé sa carrière en tant que postier et avait été emprisonné pour avoir diffusé des tracts en langue de Maré par les postes. Tract qui dénonçait lʼexclusion et le racisme des années 60. Il a eu des postes à responsabilité importants : président de la Région des Îles Loyauté, PDG dʼAir Calédonie, vice-président du FLNKS.

Il utilisait les dispositifs de pouvoir mis en place par la France en Nouvelle-Calédonie pour les diriger vers la construction politique et économique de la souveraineté de Kanaky. Il faut préciser que Kanaky englobait les non Kanak qui avaient à part entière leur place dans la vision et organisation du monde. Yeiwene Yeiwene travaillait avec tout le monde : Kanak, Caldoches, Zoreilles (français de métropole), Wallisiens et Futuniens, Tahitiens, Asiatiques.

Toutes celles et ceux qui contribuaient à construire la Grande Case de Kanaky avaient leur place entière dans la Nation. Cʼest pour ça que jʼai sous-titré lʼessai, « construction et révolution de Kanaky Nouvelle-Calédonie ». Pour compléter, Yeiwene Yeiwene comme ses deux amis, Eloi Machoro (auquel le chanteur Renault avait consacré une chanson) et Jean-Marie Tjibaou avaient consacré leur énergie et donner de leur vie pour leur Pays. Yeiwene Yeiwene était un grand homme politique pragmatique et généreux. Des hauts fonctionnaires pourtant positionnées du côté de la puissance administrante étaient de ses amis (Alain Christnacht, Michel Levallois). 

Suite en suivant ce lien vers AuxerreTV

Quel est lʼobjectif de ce livre ? …

Publié dans Ecrivain calédonien

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HAKA aux éditions Vent des Îles, album jeunesse de l'écrivaine maorie Patricia Grace

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Couverture Haka

Couverture Haka

Ka mate !

A paraître - HAKA, album jeunesse à découvrir dès 7 ans, la vraie histoire de cette danse guerrière enfin révélée par Patricia Grace, invitée du prochain salon Lire en Polynésie ! Merci à Livres Hebdo qui rend hommage à cette danse guerrière « Ka mate ! Ka mate ! Ka ora ! Ka ora ! », qui symbolise la force de tout un peuple.

L'écrivaine maorie Patricia Grace signe un livre pour enfants, traduit au Vent des îles le 15 octobre, qui raconte l'histoire du haka, cette danse guerrière de Nouvelle-Zélande hypermédiatisée par le rugby. Les All Blacks ouvrent ainsi chacun de leurs matchs par le célèbre « Ka mate ! Ka mate ! Ka ora ! Ka ora ! », qui symbolise la force de tout un peuple.

Après une absence de 10 ans Patricia Grace, grande plume néo-zélandaise, lauréate du Prix Neustadt, sortait en 2014 son dernier roman, Chappy. Fraichement traduit, le voici enfin disponible en France !

Daniel, jeune homme de sang mêlé ayant grandi en Europe, est envoyé dans sa famille néo-zélandaise. Là, il va reconstituer peu à peu l’histoire de sa famille pour retrouver ses racines. À mesure que ses proches évoquent le passé, il va découvrir l’incroyable histoire d’amour entre sa grand-mère maorie Oriwia et son grand-père japonais Chappy, homme mystérieux et insaisissable.

A travers cette touchante histoire familiale, Patricia Grace écrit sur le racisme, les conflits culturels et sur le désir fondamental et universel d’exister. Ce livre sera bien présent au salon de Papeete Lire en Polynésie. Cette 18e édition du salon du livre de Tahiti « Lire en Polynésie », la Maison de la Culture – Te Fare Tauhiti Nui et l’Association des éditeurs de Tahiti et des îles vous invitent à célébrer le livre du jeudi 15 au dimanche 18 novembre ! Le thème est « La Langue ».

Cette année, en plus des auteurs locaux, une vingtaine d'auteurs internationaux sont invités, et notamment Patricia Grace, romancière et nouvelliste. "Elle est l'une des voix contemporaines les plus respectées de la Nouvelle-Zélande", indique l'AETI. Elle viendra avec son fils, Himiona Grace artiste hors norme qui a notamment réalisé le remarqué The Pā Boys.

Patricia Grace photo site de Vent des Îles

 

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Nouveauté : Choisissez bien votre psy, auteure : Ghylaine Manet _ Editeur : VG éditions.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Développement personnel

Le mal-être est le lot le plus commun de nos jours et il existe de nombreuses offres pour le soulager. Ce livre de Ghylaine Manet - psychanaliste, hypnothérapeute, sophrologue et écrivaine - entend procurer une assistance à ceux qui ressentent le besoin de s’orienter dans cette forêt touffue et de décider judicieusement quelle aide leur conviendra le mieux.

Vous avez fait le premier pas en cherchant de l’aide mais vous ne savez pas à quelle porte sonner. Pourtant il y a des solutions : des professionnels de la psychothérapie utilisent une combinaison de techniques rapides et efficaces adaptée à chaque personne. Vous êtes au centre du changement et vous en êtes le principal acteur.

L’approche globale présentée dans cet ouvrage est orientée vers les solutions et vous apportera une meilleure connaissance de vous-même, réveillera vos ressources indispensables au changement du cours de votre vie. Le clinicien vous accompagne sur ce chemin d’évolution. Ce livre humaniste est à la portée de tous. Chacun a le droit d’être heureux. Tout est possible.

Prix de vente public : 2990 XPF chez calédo Livres à Nouméa

Ghylaine Manet est psychanalyste, hypnothérapeute, sophrologue analyste et praticienne en EMDR. Elle reçoit les adultes, les enfants, les adolescents et les couples dans son cabinet libéral de consultation situé à Nouméa en

Nouvelle-Calédonie.

La méthode de référence de la professionnelle Ghylaine Manet est la psychothérapie multiréférentielle. Elle est directrice de la Faculté européenne de sophrologie analytique et comportementale Paris-Nouméa et membre de la Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse (FF2P).

 

 

Ghylaine Manet est également auteure d’une trentaine d’ouvrages et conférencière, formatrice et superviseur.

Du même auteure, Le guetteur de l'aurore La Nouvelle Pléïade, 2013 un roman

Publié dans Ecrivain calédonien

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Mercredi 3 octobre 2018 à 18h projection & causerie autour du livre LA CHINE EN SOI avec LAURE OZANON Librairie Calédo Livres

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Couverture du livre

Couverture du livre

 Une jeune Française part en Chine au début des années 1990 pour améliorer son niveau de mandarin. Son inscription à l’université de Canton n’est qu’un prétexte car sa véritable ambition est ailleurs : se perdre en Chine. Au coeur de régions dures mais terriblement attachantes, l’aventurière ingénue du départ se fond dans le paysage. Son exploration se prolonge dix longues années, à contre-courant des nouvelles réformes économiques chinoises. Deux histoires se mêlent alors intimement : celle de la transfiguration d’un pays lancé avec vigueur dans la mondialisation et celle, à échelle humaine, d’une femme qui forge sa ligne de vie. Le lecteur, emporté dans une immersion radicale, perd ses repères et découvre ici un univers insolite.

« Le déplacement n’est qu’un prétexte. Le véritable voyage, c’est soi… »

Laure Ozanon commence à voyager très jeune. En 1990, elle prend date avec la Chine, qui devient l’aventure de toute une vie. Tour à tour étudiante, nomade, chercheuse et anthropologue, le métier de guide conférencière sinologue s’impose finalement à elle. Aujourd’hui, elle vit à Nouméa où elle a écrit ce premier livre tout en se consacrant à la calligraphie et au soin selon la philosophie chinoise. Deux domaines qu’elle partage dans ses circuits en Asie.

Publié dans Ecrivain calédonien

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Nouvelle-Calédonie : vivre ensemble ?

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Illustration France Culture

Illustration France Culture

Chapeau de l’article de France culture

En contribution aux commentaires qui vont entourer le référendum du 4 novembre prochain, je vous propose une heure de réflexion sur les difficultés et les espoirs d'un vivre-ensemble en Nouvelle-Calédonie, sous la lumière de l'Histoire.

Certes, nous n'y avons guère été attentifs ces derniers temps, mais voici que dans peu de semaines le destin de la Nouvelle-Calédonie va imposer à la première page des journaux l'importance de ses enjeux - puisque que, le 4 novembre prochain, un référendum va y décider de ses relations avec la métropole, avec l'éventualité d'une complète indépendance.

 

Publié dans Colonisation

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Tembeu, les premières images de la médiathèque de Thio

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Tembeu, les premières images de la médiathèque de Thio
Tembeu, les premières images de la médiathèque de Thio
Tembeu, les premières images de la médiathèque de ThioTembeu, les premières images de la médiathèque de Thio
Tembeu, les premières images de la médiathèque de Thio
Tembeu, les premières images de la médiathèque de Thio
Tembeu, les premières images de la médiathèque de Thio
Tembeu, les premières images de la médiathèque de Thio
Tembeu, les premières images de la médiathèque de Thio
Tembeu, les premières images de la médiathèque de Thio
Tembeu, les premières images de la médiathèque de Thio
Tembeu, les premières images de la médiathèque de Thio
Tembeu, les premières images de la médiathèque de Thio

Plus sur article précedent suivre le lien ou regardez en dessous, c'est le plus simple (:

Publié dans Evénement culturel

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Causerie avec Firmin Mussard pour son nouveau roman Les Brumes de l’Oyapock

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Copyright © 2018 ecrivainducaillou.over-blog.com
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Le docteur Denis, médecin comme l’auteur, nous entraîne en Guyane département français passionnant, une enclave dans la forêt amazonienne où l’aventure est omniprésente après chaque courbe des nombreux fleuves boueux qui serpentent dans la forêt vierge avant de se jeter en mer. La Guyane est un territoire propice à titiller l’imagination d’un écrivain comme Firmin Mussard. Ses yeux pétillants et malicieux de scientifique et d’aventurier sont capables de sonder aussi bien les corps, les âmes que les océans, car il aime aussi plonger dans les grandes profondeurs sous-marines. Son roman est un condensé de sa curiosité. Il va jusqu’à donner des recettes de cuisine en aparté dans l’ouvrage. Il y parle de la faune, de la flore et des hommes. Firmin Mussard est un observateur aguerri, il a conté la Guyane pendant la causerie comme un vieil orpailleur malgré ses courts séjours sur place, a-t-il indiqué. C’est ça le talent ! JP

Les brumes de l'Oyapock

Edition Noir au Blanc dans la collection Voix d’Océanie dirigée par Hellène Cabassy

Saut Wayamaka, haut Oyapock, Guyane française : le docteur Denis débarque en pays amérindien avec ses cartons de vivres, ses névroses, sa canne à pêche et son fusil à pompe. Dans cet exercice en situation d'isolement, au cœur de la forêt amazonienne, le médecin tente de reconstruire sa vie qu'une faute a brisée. Environnement hostile, contraintes logistiques, orpailleurs clandestins semant impunément la violence et la mort : difficultés et épreuves abondent, et son supérieur l'a bien mis en garde, « en Amazonie, seul survit celui qui s'adapte ; les autres, la forêt les bouffe ». Mais son pire ennemi sommeille en lui-même... Afin d'échapper aux démons qui l'ont suivi jusqu'au fin fond des Grands Bois, jusqu'où devra-t-il pousser son engagement auprès de la communauté menacée dont il a la charge ? Trouvera-t-il, dans un combat désespéré, matière à une improbable rédemption ?

Firmin Mussard naît en 1961 dans une famille de théâtreux plus ou moins nomades. Jeune premier de service dans une troupe semi-professionnelle pendant une quinzaine d’années, commet à l’époque ses premiers textes, destinés à la scène. S’essaie brièvement à la BD.

Médecin itinérant, sévit dans l’Océan Indien, et tout particulièrement à La Réunion, durant onze ans. S’oriente vers l’écriture à peu près à cette époque. Quitte son île pour explorer le Pacifique Sud. Met le cap sur les Tuamotu, y survit un peu plus de trois ans. Pose finalement ses cantines à Nouméa en 2002. Y commet des ouvrages jeunesse, des nouvelles et des polars.

Firmin Mussard est un ancien président de l’Association des Écrivains de Nouvelle-Calédonie.

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Publié dans Roman

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Rencontres radicales pour des dialogues féministes décoloniaux de Manal Altamimi

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Rencontres radicales pour des dialogues féministes décoloniaux de Manal Altamimi

Avec la contribution de Tal Dor et de Nacira Guénif Souilamas

Comment tenter de transformer la conscience personnes engagées dans des situations de conflit, des tensions sociales et raciales et en quête de changements politiques significatifs ? Trois types de textes se font ici écho : six auteur.e.s analysent les " rencontres radicales " organisées entre Palestinien.ne.s et Israéliennes ; bell hooks écrit sur l'éducation à/par l'émancipation dans le contexte des discriminations raciales aux Etats-Unis ; enfin, trois participantes à des groupes de rencontre en Kanaky/Nouvelle-Calédonie nous proposent un troisième point d'ancrage en cette y année de référendum d'autodétermination. Un ouvrage collectif qui vise à donner voix ensemble aux militantes et aux théories, engageant un dialogue qui offre un répertoire d'actions et de réflexions puissant et décapant au confluent du féminisme, de l'analyse de la colonialité et d'une radicalité revendiquée.

EUR 18,00 par Amazon en librairie à Nouméa probablement plus tard pas d’infos pour le moment.

Description du produit

Présentation de l'éditeur

Comment tenter de transformer la conscience personnes engagées dans des situations de conflit, des tensions sociales et raciales et en quête de changements politiques significatifs ? Trois types de textes se font ici écho : six auteur.e.s analysent les " rencontres radicales " organisées entre Palestinien.ne.s et Israéliennes ; bell hooks écrit sur l'éducation à/par l'émancipation dans le contexte des discriminations raciales aux Etats-Unis ; enfin, trois participantes à des groupes de rencontre en Kanaky/Nouvelle-Calédonie nous proposent un troisième point d'ancrage en cette y année de référendum d'autodétermination. Un ouvrage collectif qui vise à donner voix ensemble aux militantes et aux théories, engageant un dialogue qui offre un répertoire d'actions et de réflexions puissant et décapant au confluent du féminisme, de l'analyse de la colonialité et d'une radicalité revendiquée.

Biographie de l'auteur

Manal Altamimi est psychanalyste et psychologue. Tal Dor est docteure en sociologie et en sciences de l'éducation, cofondatrice de l'Institut bell hooks-Paulo Freire de Paris. Nacira Guénif-Souilamas, sociologue, anthropologue, est professeure à l'université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, vice-présidente de l'Institut des Cultures d'Islam, autrice de Des beurettes (Hachette-Pluriel), co-autrice de Les Féministes et le Garçon arabe (L'Aube) et coordinatrice de La République mise à nu par son immigration (La Fabrique).

Bio express de notre Calédonien co-auteur de l’ouvrage

Pascal Hébert est originaire de Normandie. Il est arrivé à Nouméa en 2001, à la fin de ses études universitaires en biologie marine, pour un stage pratique accueilli par l’université de Nouvelle-Calédonie, et qui lui a valu de passer trois mois à Wallis-et-Futuna. Très engagé dans les associations étudiantes mais aussi dans les fédérations d’associations avec la Ligue de l’enseignement, il s’est inscrit à la Ligue des droits de l’homme à son arrivée en Calédonie. En 2004, il a été désigné pour représenter la LDH au conseil d’administration de la FOL. Il a été, pendant dix ans, consultant en biologie marine, et a travaillé principalement sur le dossier d’inscription des récifs coralliens à l’Unesco.

Photo du mur FB de Pascal Hébert

 

Publié dans Colonisation, Essai

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Enseigner en brousse calédonienne de Christine Lara

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Enseigner en brousse calédonienne de Christine Lara

EDUCATION ENSEIGNEMENT OCÉAN PACIFIQUE Nouvelle Calédonie

chez L’Harmattan 27 Euros (Disponible en librairie à Nouméa ultérieurement)

Cet ouvrage est à la fois un compte-rendu d'une expérience professionnelle réelle en brousse calédonienne, et un regard venu de l'extérieur, exercé par des années d'enseignement en métropole, en Guadeloupe, en Polynésie dans des contextes socioculturels très différents les uns des autres. Il se penche sur des constats, des réalités plaisantes ou dérangeantes et propose des pistes de réflexions adaptables, réelles et concrètes aux enseignants.

Christine Lara est professeure de lettres et de littérature en lycée, docteure et chercheure en littérature et en sciences de l'éducation. Expert au CIEP, elle assure aussi la formation continue des enseignants de sa discipline. Auteure de plusieurs ouvrages de fiction (romans, pièces de théâtre et recueils de poésie), elle a remporté divers prix littéraires. "Enseigner en Brousse calédonienne" est son deuxième ouvrage consacré à la pédagogie.

Du même auteur :

POUR UNE RÉCEPTION COMMUNO-CULTURELLE DE LA LECTURE

Etude d'"Atala" de Chateaubriand

Cet ouvrage analyse la réception de la lecture du roman Atala de Chateaubriand au sein d'aires culturelles variées. Le postulat est que la réception de la lecture se fait à deux niveaux : un niveau individuel, défini par les théoriciens de la réception (comme Eco, Jauss...), et un niveau communo-culturel. En effet, chaque mot que lit l'élève-lecteur déclenche en lui un phénomène de mémoire collective, issu du patrimoine culturel de sa communauté. Le texte devient alors comme un pont culturel entre les lecteurs.

Ainsi qu’une bonne douzaine d’autres ouvrages

Publié dans Vie Pratique

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Vetchaong par les éléves du collège de Tiéta pour ceux qui ne connaissent pas encore

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Image de morceaux du journal 1817 du 13 septembre 2018 vendu 50 F (les dons au collège sont possibles)
Image de morceaux du journal 1817 du 13 septembre 2018 vendu 50 F (les dons au collège sont possibles)

Image de morceaux du journal 1817 du 13 septembre 2018 vendu 50 F (les dons au collège sont possibles)

Le mot de la rédaction : Mercredi de la semaine dernière, Mr Pierre était parti à Koné pour une réunion avec la direction de la FELP. Or, en début de matinée, il devait recevoir les gendarmes qui arrivaient pour authentifier les préjudices subis par l’établissement pendant les vacances et la première semaine de la rentrée. La direction s’était alors adressée à Mme Naomi et moi-même pour accompagner les syndics. Ils ont pris des photos du mur des toilettes noirci par la fumée, ils sont après rentrés dans la salle d’éveil artistique pour photographier la cendre du rideau qui a totalement été réduit à néant. L’enquête fait son cours.

A propos de ce numéro : Il est constitué d’articles d’élèves de 3C. Depuis quelques temps, je reprochais aux élèves de cette classe de ne rien rédiger pour le journal. Quand je suis allé sur le tableau Excel de la répartition des articles, je me rendis compte que seulement un élève a écrit dans le journal et ce n’est pas faute de talent, oh que non. C’est tout simplement de la mauvaise foi. Du coup, on conclut que ce numéro 1817 est un journal écrit par les garçons. Normal, il n’y a que des garçons dans la classe. Pour ce qui est des articles, c’était moi qui leur ai imposé le sujet sur lequel ils doivent écrire. Ils ont joué le jeu. 

On n’a pas fait de bilan du brevet des collèges qui s’était déroulé au mois d’août dernier. Je me limite seulement à la discipline que j’enseigne. En Français, je vais résumer par la parole d’un vieux de chez nous pour dire : « Bon ou mauvais, c’est toujours bon. » L’épreuve va plutôt servir de repère pour le prochain examen blanc du troisième trimestre. On verra. Bonne lecture. Aschell

On y trouve aussi des récits de mythes comme ci-dessous et des extraits d’anciens numéros. Les articles sont tous illustrés et en couleur. Il faut soutenir ce petit journal rédigé par des élèves de brousse et cela depuis longtemps ! JP

Un autre article sur le journal suivre le lien

DES PENSEES EN BOUQUET : Mythe de Lifou raconté par le Vieux Tamumu Ajapuhnya => Les cinq frères

Dans une tribu de Lifou vivaient cinq frères. Quand la saison sèche arriva et que la nourriture se fit rare, le père appela ses enfants et leur dit :

         — Fils, allez dans la forêt nous chercher de quoi manger.

Très tôt le lendemain, les cinq frères se mirent en route sous la conduite de l’aîné. Ils recherchaient un magnagna : c’est une igname sauvage appelée « alu » en Lifou. En cas de famine, on peut en manger les tubercules amers. Soudain, ils aperçurent un superbe pied de magnagna. L’aîné pensa que c’était à lui de déterrer les tubercules. Il débroussa, creusa autour, assez, croyait-il, pour saisir la tête et sortir le pied sans difficulté. Il commença à tirer, tirer encore, tirer plus fort, toujours plus fort, de toutes ses forces, les muscles gonflés, les dents serrées, le front ruisselant, le souffle court, mais... en vain !

II avait creusé trop superficiellement. A bout de force, il dit :

         — Donnez-moi un coup de main l’un après l’autre.

Toutefois, il interdit au plus jeune d’approcher. C’était un pauvre garçon malingre, sale, galeux et méprisé de tous. De l’aube au coucher du soleil, les quatre frères usèrent leurs forces sous le commandement de l’aîné : le magnagna ne bougeait toujours pas d’un pouce. Plusieurs fois, le jeune frère s’était avancé pour aider mais on l’avait repoussé avec mépris. Comment ! Ce gringalet prétentieux, d’apparence chétive, réussirait là où ses frères avaient échoué ?

Le soleil descendant sur la mer, les quatre frères épuisés allaient abandonner quand le benjamin leur demanda très humblement de tenter sa chance. La permission fut accordée. Il se mit à l’ouvrage sous les rires, les moqueries et les invectives des aînés :

         — Tire, pouilleux ! Tire fort, galeux ! Tire plus fort maigrichon ! Courage toi le champion des « magnagna » !

Imperturbable, il creusa patiemment la terre, toujours plus profond, prenant bien soin de dégager les tubercules. Lorsque les racines apparurent, il les coupa au bon endroit, libérant le magnifique « magnagna ». Il en saisit la tête, tira lentement, doucement, et, comme naît un petit d’homme, le beau « magnagna » sortit des entrailles de la terre selon la coutume il le présenta à l’aîné qui le reçut avec un petit ricanement gêné et le partagea en cinq. La nuit tombée, ils s’en retournèrent au village, ayant chacun un beau tubercule sur l’épaule gauche. Dans la case, au coin du feu, l’aîné raconta au père toute l’histoire du magnagna.

— Fils, approchez, dit le vieux. Je vais prononcer la parole pour l’avenir. Voici : à partir de cet instant, le benjamin qui a su déterrer le « magnagna » sera le chef de notre clan. Vous lui obéirez car il est le plus capable de défendre et de conduire la famille. Il en fut ainsi. Le benjamin devint chef du clan. Plus tard, il prit autorité dans toute la région. Le grand chef "Angajoxu " le nomma même un jour à la tête des conseillers « Atresi », car son conseil était toujours le meilleur de tous.

Ce mythe des cinq frères nous montre comment vit la société kanak pré européenne en osmose avec sa terre où un groupe d’hommes vivent ensemble en suivant les règles claniques établies par les anciens.

RÉAGIR AUX AUTRES VETCHAONG (SOUVENIRS) 

« Les élèves du collège peuvent emprunter des livres au CDI, pour nous c’est l’occasion de nous exercer à lire. » Extrait du Vetchaong 11/2008 par T. Samuel 4A

« Un jour, deux cousins sont partis à la chasse ils se sont faits arrêter par le rondier. Il les a poursuivis avec sa voiture. » Extrait du Vetchaong 10/2008 Par W. Youniane 4EA

« La nuit était très longue. Nous nous impatientions tous. Nous voulions vraiment voir le corps de Jérémie. » Extrait du Vetchaong 10/2008 Art de Aelan

« Alors il n’y aura plus de coin de pêche pour les femmes et les hommes qui vivent de la Mer. L’Usine du Nord va polluer l'atmosphère et aussi le lagon. » Extrait du Vetchaong n°3 2008 Art de K. Olivier 

« Je pense que le collège et l'internat doivent regarder au plus près la discipline de chaque élève venant de l'extérieur pour faire le tri dès la fin d'année et au moment des inscriptions à la rentrée. » Extrait de Vetchaong 2009 N° 9. 5 par Rudy D 3A 

« Quand je prends du recul, je constate qu'on a de la chance de ne pas vivre ce que les vieux ont enduré. Maintenant tout est facile, mais nous, on devient fainéant, on cherche la facilité et l'on veut tout avoir d'un seul coup et tout de suite.» Extrait de Vetchaong 2009 N° 9. 6 par Roger B 4B

« Une fois qu’on a commencé à fumer le tabac ou le cannabis on peut plus s’arrêter alors un petit conseil « Ne commence pas à fumer » Extrait de Vetchaong 2009 N° 9. 7 par Brenda V 3C

« Les Tags sont un sujet tabou au sein de notre établissement mais pour nous élèves, ce n’est pas quelque chose de tabou. C’est plutôt une passion. » Extrait de Vetchaong 2009 N° 9.10 par T. Jamie

Publié dans Culture Kanak

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