En complément aux travaux sur les littératures, l’éditeur marseillais présent au salon du livre insulaire de Ouessant vient de m’informer que le jury vient d’attribuer le prix scientifique au livre Yeiwene Yeiwene. Construction et Révolution de Kanaky (Nouvelle-Calédonie).
Une reconnaissance pour les travaux et recherches effectuées en Nouvelle-Calédonie.
Bonne journée,
Hamid Mokaddem
FELICITATIONS AU LAUREAT CALEDONIEN QUI SERA PRESENT AU SILO 2018 à NOUMEA
Présentation ce mercredi à la librairie Calédo Livres de cet ouvrage pédagogique appelé à un grand avenir puisqu’il est destiné à un public qui se renouvelle sans cesse, les étudiants et les scolaires, ainsi que pour les professeurs qui trouveront déjà avec ce premier tome une source d’inspiration pour des études d’auteur(e)s locaux. Un travail de recension non exhaustif puisque Nicole Chardon-Isrch a sélectionné les ouvrages qu’elle a utilisés pour ses élèves, les auteurs qu’elle connaissait et les plus connus. Mais, au fil de son travail, elle a éprouvé le besoin de parler des nombreux autres auteurs oubliés dans ce premier tome qui viendront enrichir cette étude. Elle a reconnu avoir fait beaucoup d’impasses mais elle va se rattraper avec les prochaines éditions. Il faut noter que ce recueil à été réalisé avec l’équipe du CDP et que c’est le dernier ouvrage édité par cette structure qui a été dissoute. Nicole Isch fera néanmoins la suite. Les conditions d’édition ont été difficiles. L’ouvrage aurait dû voir le jour il y a deux ans. Frédéric Ohlen a été le médiateur de cette rencontre. Il a rendu hommage à Nicole pour cet outil qui fera le bonheur des élèves et des enseignants. Le vice-rectorat était représenté à cette causerie par Véronique Lehoullier. On peut regretter qu’après un si bon travail, l’administration n’ait pas eu l’obligeance de lui prolonger son séjour de deux ans jusqu’à la retraite. Elle doit quitter provisoirement le territoire pour la Martinique en laissant sa famille ici. Bon courage à elle, comme on dit ici, et merci Nicole pour ta contribution à la reconnaissance et valorisation de la littérature océanienne. JP
Nicole chardon-Isch sera au SILO 2018 à l’ADCK.
Littératures de Nouvelle Calédonie pour la classe de français,
Nicole CHARDON-Cannelle Isch
Des pistes de lecture pour une vingtaine d'ouvrages calédoniens, des séquences pédagogiques, des découvertes. Un ouvrage conçu pour les élèves du collège à l’université. Voici ce que l’on proposait au menu de la soirée causerie de la librairie Calédo Livre ce mercredi 22 août 2018. Une causerie présentée avec la maestria de Frédéric Ohlen devant un public nombreux.
Ce recueil a été réalisé avec la dynamique équipe du CDP dirigée par Monsieur Christian Lucien. Nicole Isch sera au SILO 2018 pour présenter son ouvrage. Plus
Malgré la disparition du CDP si le Vice-Rectorat l'édite, le second volume est réalisé par Sylvia Martel, Muriel Perronnet-Lepot, Nathalie Huault, Florence Rouillon Steuer, et Nicole isch.
Un appel à contribution est lancé aux auteurs et aux rédacteurs-trices pour l'exploration des Littératures calédoniennes, si diversifiée. Le sommaire est encore ouvert ; contacter sur Facebook : cannelle isch
NB : Nicole Chardon Irch s'est montrée sensible à la présence de tous les partenaires qui ont contribué à la parution de cet outil pédagogique sur une sélection d'œuvres locales. Elle était entourée de nombreux écrivains (Frédéric Ohlen, Jean Vanmai, Nicolas Kurtovitch, Firmin Mussard, Bernard Billot, Joël Paul, Jean-Marie Creugnet, Manuel Touraille, Marc Bouan), d'historiens (Christiane Terrier, Bernard de la Vega), d'éditeurs Luc Deborde, Ecrire en Océanie ainsi que d'hommes et femmes de lettres, amoureux du livre, de diffuseurs commerciaux (Book'in) et institutionnels (DAAC Véronique Lehouiller-Mollot), de la co-auteure du tome 2, Nathalie Huault.
Nicole n'a pas manqué de rendre hommage à l'équipe du CDP, notamment à M. Lucien et M. Sivade.
Frédéric Ohlen au festival de ST MALO et Frédéric Ohlen au dernier SIlo avec Titaua Peu Photo JP
Frédéric Ohlen est un auteur incontournable du Caillou, Ecrivainducaillou ne pouvait pas passer à coté d’un éloge pour ce poète et romancier calédonien. Un surdoué d’une intelligence remarquable souvent imité, jamais égalé. Cet homme de lettres, au style hors du commun, est l’écrivain contemporain qui permet à la Calédonie de briller au-delà du récif. Notre chevalier des Arts et Lettres et des Palmes académiques applaudi par des monuments français de la littérature comme Érik Orsenna ou Antoine Gallimard en personne pour son ouvrage Quintet est la locomotive du petit train des auteurs de notre île du Pacifique Sud, notre phare Amédée de la plume. Son talent a été récompensé par de nombreux prix. C’est le seul auteur d’ici à avoir reçu le prix POPAÏ du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie à deux reprises. Chapeau bas ! Monsieur Ohlen, le salon international du livre océanien vous tend les bras. JP
Le SILO 2018 se tiendra les 6,7,et 8 septembre 2018 à l'ADCK
Danse avec les mots,
Une vie au service de l’écriture et de la lecture…
Issu d’une famille d’émigrants allemands venus de Hambourg, ville hanséatique partiellement détruite par un gigantesque incendie en 1842, Frédéric Ohlen est un auteur bien ancré dans la terre calédonienne. Son ancêtre Heinrich Ohlen, qui tenait une pension de famille à Sydney (Castlereagh Street), décide de s’embarquer pour la Nouvelle-Calédonie en 1859. Il y fondera, à Païta, en affrontant les foudres du clergé catholique, et notamment celles du R. P. Xavier Montrouzier, la première école laïque. Aujourd’hui, l’école publique, sise au centre du village, porte son nom.
Frédéric Ohlen a raconté l’histoire de cet homme hors du commun, et au-delà de lui, de la Calédonie d’avant le bagne, dans un roman à cinq voix, Quintet (Gallimard, 2014). Un texte fortement imprégné par le Rêve océanien. Qui plus est, une fiction reconnue – cas unique – par nombre de grands media nationaux.
Habeas corpus
Frédéric Ohlen est né, un siècle plus tard, le 15 décembre 1959, dans l’ancien Quartier général des Forces américaines reconverti en polyclinique à l’Anse-Vata. Aîné de sa fratrie, il vit alors au 6e Kilomètre, dans l’une des dernières fermes de Nouméa. Répondant à l’appel d’une vocation précoce apparue dès l’école primaire, il écrit, à l’âge de dix ans, son premier livre : L’Écureuil (1970). Fin cavalier, il sera, trois années durant, de 1975 à 1977, champion territorial de sauts d’obstacles par équipe. Il présidera, plus tard, aux destinées du club hippique La Gourmette (1982-1984).
Étudiant, Frédéric Ohlen est proche, à Paris, d’une association de lutte contre la torture qui tente de faire libérer des dissidents soviétiques ou sud-américains en résidence surveillée ou en prison. On peut citer, parmi eux, Andreï Sakharov, l’un des pères de la bombe H en URSS, devenu prix Nobel de la Paix en 1975, ou le pianiste argentin Miguel Ángel Estrella. Après des études de Droit et de Sciences politiques (il est, à la Sorbonne, l’élève de Robert Badinter), il devient volontaire à l’Aide technique, en Brousse, à Bourail, dans un lycée expérimental, cycle de remédiation qui accueille des enfants en grande difficulté.
Il passe ensuite brillamment le concours de professeur de Lettres-Histoire. Il est, en effet, le premier Calédonien à sortir major d’un concours national. Actuellement chargé de mission auprès des inspecteurs pédagogiques régionaux en Lettres et en Histoire-Géographie (lycées professionnels), il œuvre pour la Maîtrise des langages et s’investit dans la lutte contre l’illettrisme.
« Quintet »
Une critique et une presse unanimes !
« La révélation de ce printemps. » Nouvel Obs – Rue 89
« Quintet est un ravissement… » Libération
« Un coup de maître. …la magie romanesque contamine rapidement et voluptueusement l’esprit du lecteur… » Endemix
« Un premier roman formidable, picaresque, inouï… » France Inter
Stand de la Nouvelle-Calédonie, Salon du Livre de Paris, 2015
Frédéric Ohlen, Cathie Manné et Erick Orsenna au salon du livre de Paris
« Récit ample et érudit, ce livre éclaire les souffrances qui hantent encore l’archipel.» Le Monde
« Il y a un côté Faulkner dans Quintet. Un roman porté par l’incandescence de la reconnaissance de l’autre. » Laure Adler
Une écriture très fluide, très belle. On a envie de continuer. Outre-Mer 1re
« La Calédonie a maintenant son roman. Et quels personnages ! » Érik Orsenna
L'artiste internationale Luna Temple, qui a longuement séjournée en Nouvelle Calédonie, puis Australie et maintenant dans les Caraïbes lance sa chaine youtube de poésie. Une collaboration avec l'artiste Junsunn Lo alliant images et la douce voix de Luna.
Voici les deux premières vidéos de Luna Temple et Junsunn Lo où Luna explore cette sacralité dans toute sa splendeur. Une vidéo sera présentée par semaine.
Sandra Dumeix continue d’écrire. Son nouveau roman "Les vies d'ailleurs" signé Luna Temple vient de sortir.
Luna Temple nous invite à une réflexion sur la place de l'âme et les vies qui s'accumulent ainsi que sur ce regard extérieur et à la fois tourné vers l'intérieur, à comprendre le scénario des vies d'ailleurs.
Couverture réalisée par Junsunn Lo.
Synopsis :
Un homme mène une vie très ordinaire jusqu'à son réveil dans le corps d'une femme. Surpris, spectateur d'autres vies. Chaque souffle ne lui appartient plus. Projeté à tout instant dans un nouveau décor et un nouveau corps, cet homme se confronte à vivre ce qui a été programmé pour cet être incarné. La contemplation de vies jusqu'à ... ce corps lumineux et immortel.
POUR QUE CONTINUE À VIVRE LE « RÊVE CALÉDONIEN » de Philippe Gomès.
Dans cet ouvrage, le député Philippe Gomès explique sa vision et ses propositions, à la veille du scrutin décisif pour la Nouvelle-Calédonie, parce qu’« un projet de société ne peut pas se limiter à trois lettres. Trois lettres qui forment le "non" à l’indépendance ». Pour le leader de Calédonie Ensemble « le "non" doit être entouré (…) par (…) une déclaration solennelle sur le patrimoine commun du peuple calédonien et, après le référendum, par un véritable projet de société – qui se substituerait à l’Accord de Nouméa – (…) au sein de la République ».
En fin d’ouvrage est incluse "La Charte des valeurs calédoniennes."
Patrick Castex
Nouveauté disponible à Calédo Livres : « KANAKY NOUVELLE-CALÉDONIE INDÉPENDANTE ? » de Patrick Castex
La Nouvelle-Calédonie sera peut-être un jour politiquement indépendante, au moins en association avec son ex-métropole. Tous les augures et sondages montrent qu'il n'en sera sans doute rien pour le référendum de novembre 2018. Pourtant, des loyalistes caldoches pouvaient avoir compris qu'il fallait que tout change pour que rien ne change ; des indépendantistes kanak étaient prêts à jouer cette carte. Mais que se passera-t-il si, après novembre 2018, l'indépendance ne ressort pas des urnes ?
Économiste et sociologue, Patrick Castex dévoile dans cet ouvrage « Tout ce que vous n’avez jamais voulu savoir sur le Caillou et que vous n’avez donc jamais demandé » !
Quatre œuvres de Déwe Gorodé, Claudine Jacques, Chantal Spitz et Ari’irau étudiées dans de nombreuses universités de NZ et d’Australie ont fait l’objet d’une publication.
Corporeal Archipelagos
Writing the Body in Francophone Oceanian Women’s Literature
(écrire le corps dans la littérature féminine franco-océanienne)
JULIA FRENGS
Corporeal Archipelagos : Writing the Body in Francophone Oceanian Women’s Literature offers an examination of contemporary literature from the French-speaking Oceanian region through a focus on four of its most prolific women writers and the ways in which these writers negotiate identity construction through one of the most powerful identity markers in the region : the body. The question of the body – how one is to make meaning through corporeality, how one represents the body, and what role the body plays in identity construction – is not only a question with which feminists and postcolonial theorists have been grappling for nearly a half-century. The body is of integral significance to autochthonous Oceanian societies, whose views of corporeality are not built upon a dualistic mind-body binary that has influenced Western thought since the era of Descartes, but rather on a cosmological, epistemological axis that comprehends the body as intertwined with symbolic, social, and ideological understandings of identity. Beginning with an analysis of the ways in which the Oceanian body has been portrayed and consumed as an exotic object of fascination throughout three centuries of European literature, the book examines the myriad methods by which women writers break away from exotic myths and reappropriate the body as a powerful tool that enables them to confront the question of self-definition in French-speaking Oceania. The authors examined in this book employ culturally, racially, and sexually specific bodies in the creation of an original, confrontational literature that transgresses historically and culturally imposed boundaries, audaciously inserting their voices, the voices of Oceania, into the postcolonial francophone literary scene.
Le Journal de la Société des Océanistes (jso), qui existe depuis les années 1950, a vocation de publier tout article scientifique concernant l'Océanie (au sens large) et plus spécialement ceux relatifs au présent et au passé de ses populations. Le jso publie deux numéros par an (ou un numéro double) avec l’aide du cnrs et du cnl.
Numéro publié avec le soutien du musée du quai Branly - Jacques Chirac
Une belle initiative du gouvernement calédonien. JP
(8 août 2018) Martine LAGNEAU : « Ce matin je me suis rendue avec la présidente de la commission de l’enseignement de la province Sud, Mme Monique MILLET et la direction de la culture à l’école Fonrobert de Kaméré.
Nous avons eu le privilège et le plaisir d’assister à une pièce de théâtre réalisée par les maternelles … Que d’émotion de voir le travail de ces petits, animé et coordonné par Maîtresse Laurence, que je souhaite féliciter !
Nous étions accompagnés de Nicolas RINCK et Alejandra RINCK RAMIREZ auteurs du conte « Poindi la tourterelle et le corbeau ».
J’ai remis à l’école qui participe au fabuleux projet Innove École, une quarantaine d’ouvrages que nous avons acheté afin de promouvoir l’édition de livres calédoniens.
Je suis fière d’avoir initié avec Monique MILLET ce soutien qui correspond totalement à l’appropriation de la culture de notre pays… »Suite de l’article complet CE
L’histoire de trois familles du domaine du château Hagen avec Marie-Thérèse Bury, Christian Canel, Ismet Kurtovitch
Le Château Hagen fait partie du patrimoine architectural calédonien mais c’est aussi l’histoire de trois familles de pionniers, d’aventuriers, d’entrepreneurs de commerçants qui ont contribué au développement et à la prospérité de la Nouvelle-Calédonie et des Nouvelles-Hébrides indissociable du Caillou au début de la colonisation.
Isolée de « la mère patrie », la colonie était autonome économiquement à cette époque. On devait produire tout ce qu’on avait besoin. Les pionniers savaient tout faire et ne pouvaient compter que sur eux-mêmes. On retrouve cet état d’esprit chez les broussards, des gens dégourdis dès leur plus jeune âge, capables de mettre en pièce un moteur et de le remonter ou de construire un bâtiment. Le jeune ado que j'ai été, débarqué il y a 50 ans en Nouvelle-Calédonie, était ébahi de découvrir ça à la fin des années soixante. Je me souviens de l’étonnement de nos instructeurs militaires au camp de Nandaï qui apprenaient à tirer à des fines gâchettes qui rigolaient sous cape des conseils inutiles qu’ils recevaient. Pire encore, au stage Frac, pour apprendre à conduire, un copain de ma promotion, Flotat, a pris en main le pilotage du T46 de l’instructeur. Il conduisait comme un pied. Celui-ci en fit son adjoint au grand soulagement des bleus dans la benne qui priait pour que le zor ne prenne pas le volant. C’est ça l’héritage des pionniers. Des Calédoniens blancs différents de leurs frères kanak et de leurs cousins de métropole. JP
C’est en 1858, que Pierre Canel, maçon et briquetier s’installe sur le domaine de 13 hectares, au cœur de la Vallée de l’Infanterie (ancien nom de la Vallée-des-Colons). Jean Taragnat, ancien missionnaire s’y installe à son tour en 1863. Mais c’est la famille Préveraud de Sonneville qui prend la succession et construit la belle demeure devenue le « château ». Enfin, Lucy Hagen achète la propriété en 1903. Son fils Tiby s’y installe en 1916 et la famille a habité le domaine jusqu’en 1998. Date à laquelle la province Sud rachète le Château Hagen pour en faire un centre culturel à vocation artistique et éducative. (Source province Sud)
Christian Canel qui n’a pas de lien de parenté avec le pionnier a raconté la vie tumultueuse et mystérieuse de Pierre Canel qui a vécu 30 ans en Calédonie et a eu 3 fils. Cette rencontre à permis au conférencier d’apprendre qu’une de ses petites-filles âgées de 97 ans vit à la Vallée du Tir (la dame a toujours sa tête et aurait des choses à raconter) sur Pierre Canel Maçon, vigneron, voiturier. Christian a fait beaucoup de révélations, Pierre Canel par exemple était réserviste de l’armée républicaine. Il aurait pu participer à la rébellion suite au coup d’état de napoléon III. Son épouse était la fille d’un soldat de Napoléon 1er qui avait participé à la campagne de Russie, entre autres. Bref un régal d’anecdotes savoureuses. Une dernière pour ceux qui ont raté ce grand moment. Un procès et une peine d’emprisonnement qui a été infligé à Pierre Canel parce qu’il avait fait tirer sur Jean Fayard car le cheval de ce dernier venait manger ses vignes.
Marie-Thérèse Bury a narré la vie de Jean Taragnat originaire d’un petit village près de Lyon où il fit la connaissance d’un certain Douart (le premier évêque de Calédonie) avec qui il est parti comme missionnaire Mariste, un ordre fondé pour évangéliser les indigènes des colonies. Taragnat, comme Canel, était un homme entreprenant qui savait tout faire avec une vie aventureuse et des voyages fabuleux par Valparaiso et l’Australie. L’île continent était aussi une seconde patrie pour eux. Marie-Thérèse Bury comme Christian Canel a fait beaucoup de révélations et rappelée l’implication de Jean Taragnat missionnaire dans l’affaire de Varenne, l'attaque de la mission à Baïao, le massacre d'une partie de l'équipage de l'Alcmène. C’est Jean Taragnat qui négocia en langue vernaculaire qu’il maitrisait correctement pour récupérer des survivants otages.
Ismet Kurtovitch s’est chargé de retracer la vie de Tiby Hagen, un roman a lui seul, un livre à écrire qui le sera un jour. Nicolas Frédéric Hagen était un pionnier hors norme issu d’une famille d’origine norvégienne Haagen. Il était allemand, deviendra Australien et enfin Français, un pirate des mers du Sud, armateur commerçant et prospecteur minier. Il exportait des marchandises, en importait d’autres. Un entrepreneur et touche à tout comme Canel et Taragnat. Plein d’humour et cultivé, pour décliner sa profession à son mariage civil à la mairie de Nouméa, il fit marquer gentleman. Il animait un cercle littéraire à Sydney etc. Ismet était à son affaire pour en parler. Ce dernier, conférencier et historien, a bouclé la boucle de cette agréable après-midi dans les jardins de la propriété. Tiby Hagen, a précisé l’historien, est considéré comme le dernier vrai pionnier de Nouvelle-Calédonie.
Le château Hagen et ses manifestations se bonifie avec le temps. Longue vie au château si bien entretenu.
Ce septième recueil de poésie, à l'aube du choix politique décisif de la Nouvelle-Calédonie, appelle une réflexion sur l'archipel, la vie de ses habitants, ou sur les inégalités qui stigmatisent encore sa société. Il exprime aussi la nostalgie puissante d'un monde resté jusqu'alors à l'écart des grands bouleversements et presque inchangé depuis le début du XXème siècle, profondément ébranlé de nos jours par la mutation d'une modernité qui écrase les hommes.
Native de Nouvelle-Calédonie, Hélène Savoie descend en droite ligne du premier historien de l'île, venu de Paris à Nouméa au 19ème siècle. Sa famille, profondément enracinée dans l'île, étendit ses ramifications en Océanie, jusqu'au Vanuatu. Universitaire et Docteur d'Etat en Littératures et sciences humaines, après avoir fait carrière dans le domaine du livre, Hélène Savoie poursuit ses activités littéraires et ses recherches universitaires.
PS : Hélène Savoie épouse Colombani est aussi la directrice de la collection de Lettres du pacifique. On doit à Hélène Savoie-Colombani, native de Nouvelle-Calédonie, la première thèse de doctorat d'État sur l'Imaginaire dans la mythologie kanak, qu'elle a soutenue en France, où elle fit ses études universitaires.
Poète. - Docteur ès lettres. - Conservateur, directeur de la Bibliothèque Bernheim à Nouméa, Nouvelle Calédonie (1973-1993). - Chargée de mission pour le livre auprès du Haut-commissaire en Nouvelle-Calédonie (en 1996). - Directrice de la revue littéraire de Nouvelle Calédonie "Flamboyant imaginaire" (en 1991). - Signe Hélène Savoie ses recueils de poésie et Hélène Colombani ses autres ouvrages ces précisions qu’elle oublie de mentionner par modestie. J’ai publié deux ouvrages dans cette collection Coup de soleil sur le Caillou, un recueil de nouvelles et Le Calédonien, un roman. JP
Les douze dernières parutions de cette collection
Au cœur des solitudes d’Hélène Savoie est disponible en ligne et en librairie à Nouméa