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Weemol Broché une nouveauté du 30 août 2021 de jacques-olivier trompas (Auteur)vie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Weemol Broché une nouveauté du 30 août 2021 de jacques-olivier trompas (Auteur)vie

Weemol, le crépuscule du rêve est le premier numéro d'une nouvelle collection de carnets de voyage à travers l'Océanie de Jacques-Olivier Trompas

Collection Carnets du Pacifique Australie - Territoires du Nord disponible sur Amazon

Editeur: Blurb (30 Août, 2021

Suive ce lien pour un diaporama de l’aperçu

Jacques-Olivier Trompas est arrivé en Nouvelle-Calédonie en 1973, après une petite enfance passée à Tahiti. Issu d’une famille imprégnée par les lettres et la politique, il a très tôt choisi l’image comme moyen d’expression propre.

D’abord photographe, aujourd’hui réalisateur de documentaires et de fictions, il a travaillé entre Nouméa et Paris à la réalisation d’une quarantaine de films de télévision, ayant fait l’objet de sélection et de prix dans différents festivals. Ses travaux de scénariste l’ont amené à écrire son premier roman, Au pays des borgnes, sorti en 2018.

Publié dans Vie Pratique

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Une nouveauté disponible chez Calédo Livres, un recueil de nouvelles de Bertrand Pouget avec le soutien de l’atelier d’écriture de la maison du livre

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Une nouveauté disponible chez Calédo Livres, un recueil de nouvelles de Bertrand Pouget avec le soutien de l’atelier d’écriture de la maison du livre

« Des Nouvelles de l’Ancien ». Une cinquantaine de petites nouvelles, qui décrivent d’une façon dérisoire, poétique et humoristique les ravages de la vieillesse. Un sujet qui nous touche tous. Ci-dessous le texte du quatrième de couverture pour en savoir plus et vous donner envie d’acheter un livre rare. Des nouvelles d’un ancien, d’un sage pour méditer peut-être sur la vie qui passe toujours trop vite. JP

Le prix de vente public est de 2500 F

Mon nom est Bertrand Pouget.

Je suis septuagénaire, assez âgé pour vous donner : « des Nouvelles de l’Ancien ».

Durant quarante ans, j’ai été soignant. Vivant dans le vrai monde des autres. Celui des corps et des esprits. J’y ai beaucoup appris.

J’ai quitté ce métier depuis presque dix ans. Survivant anonyme.

Alors, il m’a fallu apprendre à écrire. C’est l’Atelier de la Maison du Livre qui me l’a permis. Il est mené d’une main de soie par Fabienne. Elle veille à ce que l’inspiration rende joyeux. Chacun y est heureux des progrès des autres.

Mon père était un conteur de merveilles. Sa vérité subjuguait. Un Oriental des longues soirées. Il n’écrivait pas.

La parole a de plus belles robes que l’écriture. C’est une danseuse ensorcelante.

Mes écrits n’ont pas cette verve andalouse.

J’espère qu’ils ont du cœur et parfois de l’humour.

Je vous les confie, avec alacrité.

Un court extrait ci-dessous :

L’Horloge va s’arrêter.

Une dernière fois la petite aiguille va fixer ton image au mur de ma vie.

 

Sarah, lointaine Sarah, m’aimes-tu ?

Je pose la question à mon verre tulipe à demi empli de vin de sauternes.

Je suis seul ce soir.

Entré par effraction, le soleil couchant projette l’ombre du verre sur le mur ocre.

Au milieu de l’ombre, brille le diamant jaune du vin liquoreux.

L’ombre du verre penche.

Je le saisis, le lève à mon front, admire la transparence.

Puis, doucement je l’incline. Enfin je le gire.

Inclinaison, inclination, câline déclinaison.

Je hume longuement l’arôme empyreumatique, cette odeur discrète de caramel,

fine et légère comme tes fusinguettes… lointaine Sarah.

Dans l’ombre, où l’image est plus fine, les jambes du vin se forment.

L’eau s’écoule, l’alcool s’évapore.

De leur tension réciproque se fait le galbe, comme ta cambrure, orgueilleuse Sarah.

En descendant, perlent les larmes, les gouttes, les ronds de jambes.

Et ma colère tombe, au bord des larmes.

Et mon sénaire iambique perd son latin, noyé dans ces larmes, pieuses, rieuses, vineuses.

Au fond de mon verre doré, encore je suis le poète des iambes, l’amant de tes jambes.

 

Dans l’ombre, je veux être ton faiseur de ronds de jambes.

 

Entre le mot et le mort, juste un "r" de différence, celui qu'il me faut pour respirer.

Thierry Beinstingel

Publié dans Nouvelles

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Alexandre Rosada devant la caméra, l'arroseur arrosé, encore un tour de force de Jean-Victor de La Croisée des Livres

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Le numéro 67 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article

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Le numéro 67 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article

èTéléchargez le dernier numéro de Nuelasin

Le plus de la rédaction : Bonne lecture à vous. Wws

Bozu. 

Cela me fait très drôle de vous envoyer Nuelasin à cette heure. Vendredi dernier, je l’ai fait à 1H. A 6h, je prenais le Bético pour Drehu.

Une petite réflexion comme ça pour survoler et partager avec vous l’éducation kanak des enfants dans l’ancien temps aux îles Loyauté. Tout ça n’est pas approfondi. Je publie pour enclencher des réflexions comme des scintillements d’étoiles épars dans le firmament. Ensemble, nous finirons bien par amener les réflexions au grand jour et nous finirons par briller comme des soleils. N’est-ce pas ?

Bonne lecture à vous de la vallée où il fait toujours froid même les matins ensoleillés. 

Wws 

L’éducation 

Les enfants kanak grandissent dans une culture où ils sont aussi le centre des relations. Le nom se réfère toujours à un lieu-dit, un tertre. Il définit ainsi l’être par rapport à son entourage.  Le terme d’individu n’a de sens que dans le rapport à un groupe. Par le nom, l’enfant occupe déjà une fonction dans la société. Il occupe d’abord la fonction d’enfant parce qu’il est jeune. Il est plutôt vu comme « un vide à remplir »[1], il doit respect aux grandes personnes qui lui doivent une éducation. C’est à la lignée maternelle à qui revient cette tâche. L’enfant kanak se destine ensuite, dès sa naissance à occuper un rôle dans la société. Il reçoit ainsi une éducation pour le rôle auquel il est appelé à exercer dans sa vie future.

La terre dans la société kanak occupe un rôle important. Elle est sacrée. L’être humain se définit par rapport à elle. « L’homme n’est jamais individu ; il est le noyau d’un ensemble. Il est le centre de relations et il a un rôle à jouer dans un centre de relations données. » [2]Ce sont des contraintes, des obligations, qui font qu’il y a continuité. La séparation, la coupure ne sont pas des concepts de la culture kanak. « On thésaurise les relations. Cela veut dire qu’il faut tisser des relations, qu’il faut investir dans la construction et l’harmonie du système. (…) On donne de la sagesse, du bien, de l’accueil en permanence. On ne peut jamais être millionnaire ; mais les vieux disent qu’en donnant, on met en quelque sorte à la caisse d’épargne… »[3]

 L’éducation dans l’ancien temps

a) L’éducation des filles 

La fille passe la plupart de son temps auprès de ses parents. Au sein de la famille, la mère reste le personnage le plus proche de l’enfant. Elle s’occupe de l’éduquer au travail de femme : aider la mère à s’occuper des enfants en bas âge par exemple ou encore faire cuire la nourriture apportée par le père. Il existe dans les tertres, une case réservée uniquement pour les femmes ; les hommes n’y ont pas accès. La femme la plus âgée du groupe enseigne la jeunesse. Elle complète l’éducation de la maison. Le mariage et les questions de la vie d’adulte y sont professés. C’est un endroit où la jeune fille apprend le rôle qu’elle doit jouer dans le groupe le reste de sa vie. Une volonté d’arracher la jeune fille de l’adolescence et de la préparer au rôle de femme. Future mère oblige. La case est aussi le lieu retiré où dorment les femmes pendant la période de leurs menstruations ou celles qui viennent d’avoir un enfant. Elles sont impures et elles y resteront jusqu’au moment où elles n’auront plus d’écoulement de sang.

b) L’éducation des garçons : 

Le jeune garçon est vite séparé de sa famille. L’éducation est prise en charge par le plus âgé des jeunes[4]. A Lifou (une des îles Loyauté) les garçons se regroupent dans le « Hnehmelöm » ; case réservée aux hommes. Le jeune garçon y reçoit son éducation, une éducation toujours basée sur le respect, mais aussi sur la prise en compte de la hiérarchie existante, exactement comme pour les jeunes filles de leur âge. Le respect du plus âgé ne signifie pas seulement respecter le doyen du groupe. Il signifie respecter le plus âgé que soi. Ne connaissant jamais l’âge d’autrui, ils finissent toujours par se respecter mutuellement. En réalité, c’est le respect de l’être humain qui est le maître mot dans cette éducation. Un mot au sens très fort qui va choquer jusqu’à perdre la vie. Quand on va au bord de mer de l’île de Lifou à Ciolé plus précisément, on tombe sur une terre circulaire surélevée à quelques centimètres du sol. Elle correspond à un ancien « Hnehmelöm ». Des garçons de ces tertres claniques avaient été surpris dans leur sommeil, par un feu allumé par des ennemis, venant du Sud de l’île. Tous avaient péri, brûlés vifs. Les seuls survivants qui avaient réussi à s’échapper du brasier de chairs, étaient revenus sur leurs pas et s’étaient jetés à leur tour dans la fournaise. Ceux-là n’acceptaient pas l’idée de vivre alors que leurs frères compagnons mouraient. L’éducation à la vie sociale fut terriblement inculquée chez ces jeunes gens de Ciolé, que mourir ensemble est aussi valide que vivre ensemble. La vie et la mort chez le kanak font la paire. On vit parce qu’on ne meurt pas et on meurt parce qu’on ne vit plus. La mort étant le prolongement de la vie. Je ne pense pas que ces jeunes miraculés du brasier de chair auraient été accueillis par la société kanak de l’époque. Ils avaient sûrement compris que leur place était parmi leurs « frères » qui périssaient dans la fournaise. C’est le mauvais côté de cette éducation, à mon sens. On s’aime parce qu’on aime la vie. On ne s’aime pas pour mourir ensemble.

Note personnelle : Quand j’ai interrogé le vieux Maten-qatr de Kirinata sur le tertre brulé de l’époque, et de chez lui, il me disait d’une voix tremblotante : « Thupëtresijiö, (homme adulte, que tu es) c’était à ton âge que nos jeunes ont péri. C’était un peu notre manière à nous d’aimer la Vie. S’aimer et mourir ensemble. » Il pleurait. 

  1. [1] Terme de Alain Mougniotte dans son cours sur la Pédagogie Traditionnelle : Nouméa fev. 2001
  2. [2] Entretien que J.M Tchibaou a accordé à Alain PLAGNE le 6 mai 1985. 
  3. Cité par Hamid MOKADDEM dans L’échec scolaire calédonien. p. 49
  4. [3] Id.
  5. [4] Il a un statut. C’est au fait le plus âgé des hommes célibataires. De nos jours on les appelle tous, les jeunes. Le mariage modifiera son statut dans la société. Un homme célibataire de plus de la quarantaine est toujours appelé jeune.

Publié dans Culture Kanak

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Thierry Charton, l’Illusion en Philosophie à l’université populaire ce jeudi soir

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Thierry au début de la conférence
Thierry au début de la conférence

Thierry au début de la conférence

Une illusion (du latin illusio) est une perception qui diffère de la réalité considérée comme objective. Dans le domaine de la pensée, l'illusion d'un individu est une conception erronée, une croyance, causée par un jugement biaisé ou un raisonnement incorrect. Ça, c’est, la définition officielle, mais Thierry Charton a été beaucoup plus loin dans sa réflexion pour expliquer que l’illusion dont il a fait le thème de sa conférence était un mécanisme complexe meut par une machine comme la machine du baron de Kempelen, (voir vidéo en fin d’article) qu’il a choisi pour illustrer son propos. La pensée, machine philosophique et l’illusion, de grosses ficelles utilisées par tous les philosophes. Thierry en a fait la démonstration avec sa machine à remonter le temps de son cerveau, en commençant par Kant dans sa critique de la raison. Ensuite la machine à penser qui remonte le temps de Thierry Charton a fait un détour par Strauss, Platon, Aristote, Socrate, Aristote et d’autres, mais en laissant toujours une place au doute : machine philosophique, machine de l’illusion ? Avec ce point d’interrogation. Convaincu d’avoir mis le doigt sur un concept, il s’est servi de Descartes, philosophe apiculteur. De Platon sur l’allégorie de la caverne avec l’illustration d’une bagarre générale au rugby, Toulon-Bègles, il y a 30 ans, je crois. C’est un philosophe quinziste Thierry, la bagarre, un passage obligé pour sortir de la caverne, pour préparer la troisième mi-temps philosophique. Il faut oser ! Mais très sérieusement Thierry Charton a peut-être réussi à faire comprendre à son auditoire que la représentation du monde de Platon était une pièce de théâtre. Difficile de résumer ses propos, mais il est convaincant, plein d’enthousiasme. Il semble prendre goût aux conférences. Il a trouvé un public, car il maitrise parfaitement la rhétorique. On le reverra surement à Nouméa pour une autre conférence en attendant le 18 septembre, il sera sous le Chapitô pour le SILO 2021 à Poindimié, les gens du nord vont découvrir un philosophe auteur pas banal.

NB : Les deux objets océaniens qui décorent désormais les murs de l'amphithéâtre sont des cadeaux du lycée Balise Pascal à l'UPNC

“L'homme est une marionnette consciente qui a l'illusion de la liberté.”

C’est de Félix Le Dantec un philosophe des sciences breton, comme mon grand-père Le Gohlisse. Internet est une mine d’information.

 

Thierry Charton, l’Illusion en Philosophie à l’université populaire ce jeudi soir
Thierry Charton, l’Illusion en Philosophie à l’université populaire ce jeudi soirThierry Charton, l’Illusion en Philosophie à l’université populaire ce jeudi soir
Thierry Charton, l’Illusion en Philosophie à l’université populaire ce jeudi soir

Publié dans conférences

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Sylvie Coquillard a présenté ANCRAGES ET CLAIRS ENVOLS et VISAGES ET PAYSAGES DU CAILLOU, deux recueils, des nouvelles et de la poésie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Sylvie Baille et Sylvie Coquillard
Sylvie Baille et Sylvie Coquillard

Sylvie Baille et Sylvie Coquillard

Pour parler de ses deux nouveautés, Sylvie Coquillard a choisi la librairie Calédo Livres ce mercredi 01 septembre, en compagnie d’une autre Sylvie, Sylvie Baille, vice-présidente de l’association des écrivains et de l’association Ecrire en Océanie. Deux Sylvie, deux complices, puisque Sylvie Baille a aidé Sylvie Coquillard à peaufiner ses ouvrages avec une relecture et de précieux conseils pour la mise en page. Elles sont, toutes les deux, d’anciennes enseignantes de Lettres, mais un autre regard est toujours profitable. Après avoir présenté l’écrivaine et ses ouvrages, Sylvie Baille a lu des extraits qui lui tenaient à cœur avant de laisser la parole à Sylvie poétesse et nouvelliste. Sylvie Coquillard, très détendue et heureuses d’être entourée d’amis, après les remerciements d’usage a été très diserte lors de cette causerie en révélant des anecdotes sur son parcours d’écrivaine, une vocation tardive après des années d’enseignement. Elle avait besoin de maturité pour écrire et parler d’elle, illustrée par une citation de Victor Hugo : « Hélas ! Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. » Sylvie Coquillard est une admiratrice du poète dramaturge considéré comme l'un des plus importants écrivains de la langue française.

Elle a beaucoup de projets. Un roman et des micros-nouvelles sont en préparation. Elle a lu un texte inédit qui évoque sa jeunesse et sa révolte. Elle est offensive. C’est une combattante exigeante. Elle a été applaudie, ovationnée même, à plusieurs reprises. Quand son fils a fait son éloge, elle était émue aux larmes, un moment très touchant. La révoltée, évoquée dans l’inédit lu sur sa jeunesse, est sensible, une panthère qui ne griffe plus que le papier de sa belle plume. Son amour pour la Nouvelle-Calédonie a eu besoin de temps pour murir, comme celui de publier. Ça n’a pas été un coup de foudre avec le Caillou, elle a raconté pourquoi. Mais comme cet amour a eu le temps de l’imprégner doucement il est devenu finalement très fort. Elle l’a exprimé dans une nouvelle. Une nouvelle qui évoque les maisons de quartier qu’elle fréquente, dans le cadre de son travail d’écrivain public. Les petites gens l’interpellent, les invisibles, les pauvres lui confient des secrets en lui demandant ses services. Avec son empathie naturelle, elle s’en nourrit, s’en inspire pour ses poèmes et ses nouvelles. Néanmoins, c’est surtout une poétesse.

Dans une déclamation de poésie, il n’y a pas de place pour le bégaiement et l’hésitation, elle n’hésite pas Sylvie. La poétesse déclamera encore et parlera de ses nouvelles pour le SILO 2021 le 18 septembre sous le Chapitô à Poindimié. Ci-joint quelques photos de cette causerie poétique.

NB : Le 10 juillet Sylvie coquillard a reçu la distinction spéciale de poésie par l'association "Ecrire en Océanie" du festival calédonien de poésie.

« On ne lit pas ni écrit de la poésie parce que c'est joli. On lit et écrit de la poésie, car on fait partie de l'humanité. Et l'humanité est faite de passions. La médecine, le droit, le commerce sont nécessaires pour assurer la vie, mais la poésie, la beauté, la romance, l'amour, c'est pour ça qu'on vit ».

Réplique du film Le cercle des poètes disparus

Le public nombreux présent pour cette soirée.

Le public nombreux présent pour cette soirée.

Dans le public certaines personnes n'ont pas résisté à la tentation de lire des poèmes de Sylvie on peut voir Christiane Bourrelly en lecture et Sylvie pour un beau texte inédit sur sa jeunesse
Dans le public certaines personnes n'ont pas résisté à la tentation de lire des poèmes de Sylvie on peut voir Christiane Bourrelly en lecture et Sylvie pour un beau texte inédit sur sa jeunesse
Dans le public certaines personnes n'ont pas résisté à la tentation de lire des poèmes de Sylvie on peut voir Christiane Bourrelly en lecture et Sylvie pour un beau texte inédit sur sa jeunesse

Dans le public certaines personnes n'ont pas résisté à la tentation de lire des poèmes de Sylvie on peut voir Christiane Bourrelly en lecture et Sylvie pour un beau texte inédit sur sa jeunesse

Publié dans Poésie

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Conférence de Thierry CHARTON, professeur de philosophie jeudi à l’UPNC

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Conférence de Thierry CHARTON, professeur de philosophie jeudi à l’UPNC
Conférence de Thierry CHARTON, professeur de philosophie jeudi à l’UPNC

L'université Populaire de Nouvelle-Calédonie a le plaisir de vous inviter à la conférence de Thierry CHARTON, professeur de philosophie 

 

"L'illusion en philosophie"  

 

Jeudi 2 septembre à 18H00 à l'amphithéâtre du lycée Blaise Pascal. La conférence sera suivie d'échanges avec le public.

Lors de sa conférence Bessette au centre culturel JMT

THIERRY CHARTON

Professeur de Philosophie, Thierry CHARTON est auteur de trois ouvrages.

Né à Châlons-Sur-Marne, 25 juin 1968. Il est arrivé en Nouvelle-Calédonie en 1994 pour rejoindre un copain Wallisien, joueur de rugby comme lui.

Livres : La libre mort, Fin du malentendu, Dans le tumulte de la joie : romans qui ont fait découvrir un auteur talentueux aux Calédoniens

Conférence : Il a fait découvrir au public une écrivaine oubliée au centre culturel Jean-Marie Tjibaou  Hélène Bessette l’oubliée de l'histoire littéraire, une conférence éclairage sur un partie de sa vie en Calédonie complètement méconnue comme l'a souligné son biographe Julien Doussinault qui est intervenu en direct en visioconférence.

Thierry Charton sera aussi sous le Chapitô du SILO à Poindimié le 16 septembre.

Publié dans conférences

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Sillages 2021 la publication annuelle de l'AENC est disponible

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Un carton (photo AENC)

Un carton (photo AENC)

Sillages 2021 la publication annuelle de l'AENC est disponible
Sillages 2021 la publication annuelle de l'AENC est disponible

SILLAGES D’OCEANIE 2021  -  TRESSONS LE MONDE

NOUVELLES et CONTES

ALI Julien                                 La couronne
BAILLE Sylvie                           Le bus
BILLOT Bernard                        La tenture malienne
BOUHADJADJ  Samir                 Les rivières enlacent les fleuves et ensemble ils épousent les océans.
BOURRELLY Christine                Le pacte du caméléon
BRIAL André                             Wakli et ses 3 duels
BRIANCHON Alain                     Cocon qui se défile
COOPER Bob                             Diatribe « tressante »
GENIN Patrick                           L’indécis thaumaturge ou le consensus
ISCH Nicole                              L’Herbe au bord du chemin
JACQUES Claudine                     L’oubli
ROSADA Alexandre                    L’histoire d’Ulum, tresseur de vie

POESIES
CAMOUI Enoka Luc                                          Poème d’espérance
KURTOVITCH Nicolas                                       Tresser l’instant
MOKADDEM Hamid                                          Quatorzaine
OHLEN  Frédéric                                              Entrelacs
PRALONG-VALOUR Anne-Marie Jorge                 Poème  et Bateau Rouge
TOURAILLE MANUEL et SIOREMU Lyncey           Skyline
WAYEWOL Waixen                                           Sur les traces des aînés

ESSAIS
ANGLEVIEL  Frédéric                 Qui es-tu ? Réflexions sur le tressage communautaire
BEAUDEAU Michèle                   La natte de l’équilibre
BOUAN Marc                            Tresser le monde des arts, du travail et de la vie en général
CHARTON Thierry                     Se tresser dans l’exil
Coquillard Sylvie                       Fils croisés
FIZIN Paul                                Nouville nous tisse
LAURENT Catherine C                Un jardin au pied de l’Atlas
Paul Joël                                   Un auguste sur les bancs du congrès
ROSSERO Roland                       Tisser ou en découdre
SAUDEAU Benoit                       L’ennui naquit un jour
VANMAI Jean                            Ne pas défaire le monde

Publié dans Nouvelles

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Les enjeux territoriaux du Pacifique sous la direction de Géraldine Giraudeau

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Les enjeux territoriaux du Pacifique sous la direction de Géraldine Giraudeau
Les enjeux territoriaux du Pacifique sous la direction de Géraldine Giraudeau

Actes du colloque des 3 et 4 juillet 2018, UNC

Auteur : Collectif vendu en Nouvelle-Calédonie 2 500 XPF TTC

Reprenant les actes d’un colloque organisé à l’Université de la Nouvelle-Calédonie, les 3 et 4 juillet 2018, cet ouvrage propose les regards croisés de juristes publicistes et privatistes, mais aussi d’historiens et d’anthropologues, sur ces défis appréhendés depuis la perspective de la territorialité au sens large.

Sous la direction de Géraldine Giraudeau.

GÉRALDINE GIRAUDEAU

Professeure de droit public - Agrégée des Facultés de droit - Responsable de la formation CRFPA et du master de droit

Droit international - Territoires - Droit comparé

BIOGRAPHIE

Géraldine Giraudeau est diplômée de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de l’Université Carlos III de Madrid (doctorat en droit international public), et agrégée des Facultés de droit. Elle a exercé la fonction de juge assesseur nommée par le Haut-commissariat des Nations unies à la Cour nationale du droit d’asile entre 2012 et 2016. Elle est professeure de droit public à l’Université de Perpignan depuis 2014, a été en délégation à l’Université de la Nouvelle-Calédonie de 2017 à 2019.

Publié dans conférences

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Le numéro 66 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article

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Le plus de la rédaction :

Bozu. Il est minuit passé. A 6h, direction Betico pour accompagner mon grand-frère vers sa dernière demeure. Il sera inhumé à Hnatro, le cimetière de la tribu dans la journée de samedi. 
En dessous, un texte compte rendu de notre sortie dans un village de Papua pendant le festival des arts mélanésiens en 2014.
Bonne lecture et à vendredi prochain.  Wws

La sortie dans le village de Tatana.

Le dernier dimanche à Papouasie, nous étions sortis dans le village de Tatana. Une paroisse située à plus d'une trentaine de kilomètres de Port Moresby. Il faut quitter l'autoroute peu avant Ela Beach en entrant sous un pont pour s'y rendre. On roule alors en longeant le littoral. Le paysage ressemble au littoral de la côte Ouest de la Grande-Terre. On y rencontre des villages de pêcheurs avec des maisons sur pilotis bondées de palétuviers.

Notre groupe de chants, avait assuré des taperas pour ce rendez-vous. À l'occasion, pour sûr que nous avions été remplis de chants avec des voix qui filtraient par nos pores. Enivrant, ces voix de femmes très haut perchées contrebalancées par les voix graves des hommes. Harmonique. Surprenant. Ces chants nous portaient vers un monde qu'on aime. Une plénitude. L’être est rempli de tous côtés. Impossible d'en échapper. J'aime.

C'était à la demande des religieux responsables de la paroisse. Ils exhortaient alors la troupe de donner le meilleur d’elle-même. Chaque groupe a alors pris le défi à bras-le-corps. Je peux dire que les jeunes de Kejëny ont déroulé le grand jeu. Qu'ils se la jouaient. Sans complexe. Même topo. Même assurance. Ils se sont donnés à cœur joie sur l'asphalte. Les Kejëny vibraient au rythme endiablé de la caisse. Le public qui avait fait un cercle au milieu duquel les artistes jouaient. Un public d'enfants, de vieux, de riches, de pauvres et même de chiens. Tout ce que le village avait de retenu était sorti sur la place ce jour-là. Un grand jour pour tous. Le village mais aussi pour nous. La communion des êtres. Tendu jusqu'au bout des nerfs. Les danseurs assuraient. Les cris de guerre fusaient de la piste. Ils battaient le coaltar de leurs pieds comme nos vieux sûrement sur ce même sol. Ils défiaient les esprits de l'endroit. Les gens des hauts plateaux de Drehu ont pris possession de ce lieu où la mer venait lécher les pieds des maisons sur pilotis qui portaient les autres villageois qui sont sortis sur la plate-forme avancée de leur porte. Le spectacle était suivi comme des gradins. Les artistes dansaient, en se libérant comme des bêtes enfermées sorties de leurs enclos. Ils se lâchaient et ils allaient vers le public en lançant leur regard de démons  pour effrayer les petits qui s'avançaient trop près de la scène. Ses enfants riaient en se repliant en arrière dans le public. Chacun était transporté vers ses années enfantines. C'était peut-être cela la communion. Une joie explosive qui s’offrait à nous sur le visage de ces enfants. Une joie partagée pour communiquer la joie de vivre que la délégation était venue apporter. Le ciel était aussi de la partie. Surtout que pendant le service dominical de la matinée, il avait plu. C'était pour nous rafraîchir pour que les danseurs se donnent à fond et pour qu'ils soient bien suivis. Tout vibrait gaiement dans ce lieu où la misère se vit au quotidien. Le show des iliens contre un peu de paradis sur terre. Dieu était descendu ce jour-là. On était heureux, on était joyeux. Après la prestation, le public fut convié sur la piste par un morceau de musique bien de chez nous. Gurejele suivi de Relative qui prenait son envol. Marisena la miséreuse dans une composition qui incite à voyager. Mère de Dieu ! Après le show, nous sommes allés dans la salle de partage pour prendre le repas en notre honneur préparé par les mamans. Dans la petite rue qui mène vers le temple du village, il y a une plaque commémorative fixée contre la paroi d’un mur. Elle rappelle qu'en ce lieu, des missionnaires de la LMS avaient foulé le sol de ce lieu en 1872. Je me disais que nos arrières grands-pères étaient sûrement dans le groupe. Ils étaient arrivés à Orub dans le détroit de Torrès en 1871 avec le révérend père Mac Farlane. Surement, qu'ils étaient dans cette campagne d'évangélisation à mettre leurs pieds sur les bords de la mer de ce petit village de la Papouasie. Nous ne faisions que marcher alors sur les traces de nos ancêtres. Ils avaient quitté les iles Loyauté pour le travail de Dieu.

Après le repas, nous avons donné le geste d’au-revoir avant de redescendre vers les bus qui nous attendaient pour le retour. Nous étions arrivés au campus avec les phares allumés. C'était déjà la nuit.

Publié dans Culture Kanak

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