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Mes Nuits avec Roymata Joël PAUL en téléchargement gratuit sur cet article (la version papier est épuisé depuis longtemps)

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Mes Nuits avec Roymata Joël PAUL en téléchargement gratuit sur cet article (la version papier est épuisé depuis longtemps)

Mes nuits avec Roymata est le titre de ce recueil et celui de la nouvelle principale. Je le mets en téléchargement gratuitement pour ma dernière contribution à Mots pour Maux l’action solidarité covid-19 Suivez ce lien pour télécharger le texte intégral de mon recueil.

Mes nuits avec Roymata est une histoire imaginée au Vanuatu en 2010 après une visite au muséum de Vila et le choc, pour moi, de revoir cette photographie célèbre du petit squelette de femme enlaçant celui d’un homme d’une des tombes fouillée par José Garanger. Une fouille qui prouva aux plus septiques que la légende des sujets de Mata enterrés vivants en même temps que lui, n’était pas une légende.

J’ai ajouté 7 autres nouvelles avec ce presque court roman « mes nuits avec Roymata ». Elles ont toutes une histoire d’écriture résumée à la fin, j’avais envie de communiquer avec mes lecteurs. Joël PAUL

NB : Sur la photographie de couverture prise lors de ce voyage au Vanuatu, le personnage en buste à coté de moi c’est Vasily Mikhailovich Golovnin premier navigateur européen à visiter, en 1809, l’île de Tanna après le capitaine James Cook. Un personnage qui mériterait à lui seul un livre. On ne trouve pas grand-chose sur lui sur la toile mais après s’être mis au service des Anglais plusieurs années. Il a de nouveau parcouru le monde pour son pays la Russie a été fait prisonnier par les Japonais. Bref un vrai aventurier, un personnage de roman à explorer.

 

Extrait de Mes nuits avec Roymata

J’avais déjà vu ces photographies et entendu parler de cette histoire. La légende autour de ce grand roi me turlupinait depuis plus de quarante ans. Lors de mon premier passage à Vanuatu qui s’appelait encore Nouvelles-Hébrides, les quarante sept squelettes des tombes des sacrifiés avec le Roi Mata venaient d’être mises à jour. La légende venait d’être confirmée, un événement pour Efaté et une révélation pour le monde scientifique…

Avant que les fouilles ne commencent, le tabou sur l’endroit perdurait depuis plus de cinq cent ans. L’herbe sur les tombes n’avait jamais repoussé. Après les fouilles et la levée du tabou, bien que tout fut remis en place, même les bijoux, les innombrables bracelets de dents de cochon qui ornaient les bras des chefs, l’herbe se mit à repousser, une anecdote, entre autres, qui m’avait fortement marqué. Parmi ces photographies jaunissantes exposées au musée, je fus interpellé par un petit squelette, lové amoureusement contre celui plus grand d’un homme, du roi Mata peut-être…

Pour la suite de la crise covid-19 voir 3 minutes avant la fin du monde , un petit roman visionnaire lien vers achat sur Amazon mais on peut le trouver chez Humanis ou en librairie

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Equitation en Nouvelle-Calédonie avec l’inusable Adeline Quesnel monitrice à l’Etrier

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Equitation en Nouvelle-Calédonie avec l’inusable Adeline Quesnel monitrice à l’Etrier
Equitation en Nouvelle-Calédonie avec l’inusable Adeline Quesnel monitrice à l’EtrierEquitation en Nouvelle-Calédonie avec l’inusable Adeline Quesnel monitrice à l’Etrier
Equitation en Nouvelle-Calédonie avec l’inusable Adeline Quesnel monitrice à l’Etrier
Equitation en Nouvelle-Calédonie avec l’inusable Adeline Quesnel monitrice à l’Etrier

Ce samedi  matin j’ai fait un petit tour pour admirer la dextérité de mon cavalier de petit-fils avec le plaisir de revoir Adeline une amie de longue date dévouée à la cause du cheval depuis longtemps sur le Caillou. Le matin elle s’occupe des grands et l’après-midi dans la "carrière shetland" elle s’occupe avec amour des petits. Adeline est une cavalière émérite. Elle ne sait plus où mettre ses trophées qu’elle a gagnés en compétition. C’est vraiment un plaisir de la retrouver. Petite confidence, ses filles sont aussi douées qu’elle. Le cheval elles l’ont dans la peau !

Le cheval en Nouvelle-Calédonie fait partie de la vie des Calédoniens voir la vidéo en fin d’article. Les deux photographes Nicolas Petit et Claude Beaudemoulin ont choisi de raconter dans « Le Cheval en Nouvelle-Calédonie » dans un magnifique ouvrage.

 

Equitation en Nouvelle-Calédonie avec l’inusable Adeline Quesnel monitrice à l’Etrier
Equitation en Nouvelle-Calédonie avec l’inusable Adeline Quesnel monitrice à l’Etrier
Equitation en Nouvelle-Calédonie avec l’inusable Adeline Quesnel monitrice à l’Etrier
Equitation en Nouvelle-Calédonie avec l’inusable Adeline Quesnel monitrice à l’Etrier
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Le numéro 60 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article

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èTéléchargez le dernier numéro de Nuelasin

Le petit plus de la rédaction :

Le collège de Tiéta a plus de 30 ans.

Un jour, un neveu qui m’a rendu visite à la maison voulait absolument que je l’amène pour qu’il foule la terre du collège de Tiéta. En montant les escaliers, je lui dis que la cour de notre école à Hunöj était plus grande que le collège de Tiéta. Il ne voulait pas me croire. Du haut des marches, on pouvait voir au fond le flanc de la montagne qui délimitait l’arrière-cour. Et je rajoutais que derrière le grand bâtiment de l’internat qui se dressait devant nous, il n’y avait plus rien. Lewatr était surpris. Il reprit disant qu’il s’étonnait plutôt par rapport au bruit que faisait le collège sur tout le territoire de la Nouvelle-Calédonie. Il faisait référence aux résultats surtout sportifs. Ben oui, on ne compte plus les trophées dans le CDI et dans la salle des profs. Et le collège continué le tapage dans beaucoup de disciplines. Je prenais l’exemple du neveu qui voulait voir le collège pour mesurer le chemin parcouru depuis 1990. C’est que le collège a grandi. L’ombre du manguier qui trône toujours à coté de la salle d’histoire/géo ne suffit plus pour contenir tous les élèves. Ce même manguier à ses débuts suffisait amplement et pour les élèves mais aussi pour tous les profs. 

Maintenant à coté des escaliers de l’entrée principale, il y a un grand bâtiment. Le grand bâtiment administratif, témoin que le collège est passé à la vitesse supérieure. Cela ne va pas sans heurts. Que veut-on ? 

Les frontières sont ouvertes, l’horizon s’est élargi en amenant le progrès. Internet est-là. L’autoroute de l’information amène à l’élève de Tiéta tous les évènements du monde et presque en temps réel. La vallée reculée n’est seulement plus que géographique. Les autres dimensions ne sont plus que de vagues vibrations. 

Oui mais toute cette révolution ne nous rajeunit pas. Et on dirait que j’ai peur. De quoi, je ne sais pas. Les lourdes responsabilités nous tombent dessus comme le massif du Koniambo. Et la génération, la nôtre, nous les assumons mais quand je pense à la génération de nos élèves, je me pose beaucoup de questions. J’espère que d’ici-là, ils auront le temps de bien mûrir et qu’ils seront en mesure de prendre la relève surtout pour tenir les rennes du collège de Tiéta et de notre pays à nous tous. La Calédonie-Nouvelle.   

Je l’ai écrit :

Mes 54 années pour que soit louée la Vie…

Je vais partager avec vous chè(res) ami(es) la réponse de mon père lorsque je lui ai annoncé un 24 mars d’une année oubliée : « Mon fils, ma paie suffit à subvenir aux besoins de la famille et de toute la famille. Papa te dis seulement de bien faire l’école. Je t’accompagnerai et plus tard lorsque tu auras un travail… de janvier à l’autre janvier, tu fêteras ton anniversaire tous les jours de l’année et tu t’achèteras le cadeau que tu veux t’offrir à toi-même. » Alors, je finis par oublier le jour de mon anniversaire mais je finis aussi par enlever ce jour-là de la tête de mes enfants. A la maison, la pratique est de ne pas fêter les diplômes, les naissances, les départs et d’autres évènements encore de la vie. Au fond, j’ai aussi un pincement parce qu’une année qui passe est une victoire sur les vicissitudes. Certainement qu’il y a une poussée existentielle de mon for intérieur. Faut-il l’extérioriser ? Le pli est déjà pris mais la porte aux partages restera toujours ouverte. A vous tous et à la toile… mes respects, ma reconnaissance et mes amitiés. 

Bonne éternité à tous et bonne lecture. Wws

Publié dans Culture Kanak

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Haos Blong Yumi de Claude Beaudemoulin, hommage à Aloï Pilioko et Nicolaï Michoutouchkine

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Il peut avoir le sourire Claude Beaudemoulin. C'est un départ du caillou nickel qu'il a réussi avec cette exposition

Il peut avoir le sourire Claude Beaudemoulin. C'est un départ du caillou nickel qu'il a réussi avec cette exposition

Haos Blong Yumi de Claude Beaudemoulin, hommage à Aloï Pilioko et Nicolaï MichoutouchkineHaos Blong Yumi de Claude Beaudemoulin, hommage à Aloï Pilioko et Nicolaï Michoutouchkine
Haos Blong Yumi de Claude Beaudemoulin, hommage à Aloï Pilioko et Nicolaï Michoutouchkine
Haos Blong Yumi de Claude Beaudemoulin, hommage à Aloï Pilioko et Nicolaï MichoutouchkineHaos Blong Yumi de Claude Beaudemoulin, hommage à Aloï Pilioko et Nicolaï Michoutouchkine

Ce jeudi 15 juillet à 18h00 à la galerie Lec Lec Tic, le vernissage de l’exposition a attiré beaucoup de monde, d’autan que c’est la dernière de Claude Beaudemoulin. Une belle manière de dire au-revoir à la Nouvelle-Calédonie et au Pacifique. On peut être certain que ce photographe ne sera pas oublié. Il a laissé tellement de souvenir voir plus sur ses beaux livres. (Suivre le lien)

La maison au Vanuatu des artistes Aloï Pilioko et Nicolaï Michoutouchkine a été immortalisée par le regard du photographe Claude Beaudemoulin avec une trentaine de photos à découvrir à la galerie Lec Lec Tic. En mars 2018 Claude Beaudemoulin sollicité par l’ambassade française du Vanuatu passera dix jours avec l’artiste dans cette maison incroyable qu’il partageait avec Nicolaï Michoutouchkine avant son décès en 2010 à Esnaar, au sud de Port-Vila.  Aloï Pilioko, originaire de Wallis, est décédé en octobre 2020, à l’âge de 85 ans. Le duo talentueux a été exposé dans le monde entier.

L’exposition intitulée Haos Blong Yumi, notre maison en bichlamar, comporte une trentaine de clichés où l’on peut voir un portrait d’Aloï Pilioko. Des clichés qui offrent une visite guidée très colorée de la maison.

NB : Exposition Haos Blong Yumi de Claude Beaudemoulin, à la galerie Lec Lec Tic, à la Promenade, Nouméa, du 13 juillet au 24 juillet. Il faut préciser que le prix de ces magnifiques photographies « grand format » est très abordable.

Haos Blong Yumi de Claude Beaudemoulin, hommage à Aloï Pilioko et Nicolaï Michoutouchkine
Haos Blong Yumi de Claude Beaudemoulin, hommage à Aloï Pilioko et Nicolaï Michoutouchkine
Haos Blong Yumi de Claude Beaudemoulin, hommage à Aloï Pilioko et Nicolaï Michoutouchkine
Haos Blong Yumi de Claude Beaudemoulin, hommage à Aloï Pilioko et Nicolaï Michoutouchkine
Haos Blong Yumi de Claude Beaudemoulin, hommage à Aloï Pilioko et Nicolaï Michoutouchkine
Haos Blong Yumi de Claude Beaudemoulin, hommage à Aloï Pilioko et Nicolaï Michoutouchkine
Haos Blong Yumi de Claude Beaudemoulin, hommage à Aloï Pilioko et Nicolaï Michoutouchkine

Publié dans Divers, Essai

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LE BATAILLON DU PACIFIQUE 1940-1946 de Yacine Benhalima. Préface de François Broche

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

LE BATAILLON DU PACIFIQUE 1940-1946 de Yacine Benhalima. Préface de François Broche

Collection : HistoriquesTravaux chez L’Harmattan Date de publication : 8 juillet 2021

25 € chez L’Harmattan

Le Bataillon du Pacifique vit le jour en avril 1941, au lendemain des ralliements des Nouvelles-Hébrides, des Établissements français d'Océanie et de la Nouvelle-Calédonie au général de Gaulle. Composé de 600 volontaires originaires de ces trois territoires, il combattit successivement à Bir Hakeim, à El Alamein, en Tunisie, en Italie et lors du débarquement en Provence. Ses soldats furent très décorés et cités à de nombreuses reprises, comptant plusieurs Compagnons de la Libération dans leurs rangs. Cet ouvrage rend au Bataillon du Pacifique sa place dans l'historiographie de la France Libre. Il aborde l'unité « par le bas », à travers le prisme des relations interpersonnelles, de la culture des volontaires et de ses différentes formes d'expression sur les champs de bataille, tout au long de son parcours.

Yacine Benhalima est étudiant-chercheur en histoire. Ses recherches portent sur le Pacifique, la France Libre et la Seconde Guerre mondiale.

 Suivre ce lien pour un autre ouvrage sur le sujet. On pensera à eux pendant le défilé du 14 juillet

Publié dans Histoire

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Prix Arembo 2021 Nicolas Kurtovitch et Frédéric Ohlen et prix spécial pour Sylvie Coquillard

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Prix Arembo 2021 Nicolas Kurtovitch et Frédéric Ohlen et prix spécial pour Sylvie Coquillard

Félicitations aux lauréats de ce prix spécial Poésie. Faute de photos, j’ai mis mon invitation en illustration. JP

EEO crée en 2015 le Prix Arembo, décerné à un écrivain résidant en Océanie, écrivant en français, notamment pour sa contribution au développement culturel de son pays, ainsi que pour sa capacité à livrer un témoignage sur son époque. Elle fait sienne la phrase d’Aragon : « La littérature est une affaire sérieuse pour un pays, elle est au bout du compte, son visage. ». Ainsi ont été récompensés, en 2015 : Jean-Marie Creugnet – en 2017 : Jean Vanmai – en 2018 Déwé Gorodé – en 2020 Claudine Jacques – en 2021 Nicolas Kurtovitch et Frédéric Olhen.

Sylvie Coquillard, poète, conférencière,  écrivain public, participante au "Piano Blanc", oratrice à l'Université Populaire participe également à l'association des écrivains de Nouvelle Calédonie et sa carrière d'enseignante ont formé le terreau sans cesse renouvelé de son inspiration ; elle reçoit aujourd'hui la distinction spéciale de poésie par l'association "Ecrire en Océanie".

 

Photo du FB de Dominique Marinet-Carrier - Les primés du 1 er festival de poésie de Boulouparis, ce 10 Juillet 21.

En outre EEO attribué un prix spécial à Albert Prous pour sa poésie visuelle. 

Publié dans Poésie

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Amateur de vidéo et de littérature Victor nous montre l’exemple, à voir sans modération !

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Publié dans video

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Château Hagen, du cirque et des visites ce jour avec Valérie Chardonnet comme guide

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Château Hagen, du cirque et des visites ce jour avec Valérie Chardonnet comme guide
Château Hagen, du cirque et des visites ce jour avec Valérie Chardonnet comme guide

Ça bouge en Juillet au Château Hagen ! Du cirque dès ce samedi.

• Samedi 10 juillet

Spectacle de cirque et arts de la rue

OUF !

Compagnie CRUNC

– A 10h30 : Visite botanique

– A 11h : Visite historique

– A 14h30 : Visite du potager éducatif

– A 15h : Atelier cirque avec l’artiste BEN

– A 18h : OUF !

 

Publié dans Evénement culturel

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Christophe Sand : "Le dossier du bagne calédonien devra inclure toutes les communautés du pays" un article de Yann Mainguet à lire sur le quotidien Les Nouvelles

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Lors d'une conférence jeudi soir à Nouville, Christophe Sand a posé une idée au milieu de la place : inscrire le bagne calédonien sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco. Le chemin est long, mais le pays dispose d'atouts, selon l'archéologue.

Cet article de Yann Mainguet du 10/07/2021 est réservé aux abonnés mais au cours  de sa dernière causerie à la librairie Calédo Livres, il parlait déjà « vivre ensemble et rapprochement des communautés ». Voir ci-dessous

Christophe Sand et Sylvain Pabouty
Christophe Sand et Sylvain Pabouty

Christophe Sand et Sylvain Pabouty

Christophe Sand était l’invité de Cathie Manné début mars 2021 pour parler de l’héritage des ancêtres, un ouvrage bilingue français-anglais, une synthèse accessible de la longue histoire de la Mélanésie. Il a attiré la foule dans la petite librairie.

C’était la reprise des causeries de l’année 2021, les inconditionnels de ces rencontres étaient là, en plus des nombreux des nombreux fans de Christophe Sand. Debout ou assis par terre, le manque de place ne les a pas découragés. Il faut dire que Christophe est un sacré conteur, il sait captiver son auditoire, il maîtrise parfaitement son sujet. Sa réputation n’est plus à faire.

L’Institut d’archéologie de la Nouvelle-Calédonie et du Pacifique n’est plus dirigé par Christophe Sand depuis 2019 mais le staff de l’IANCP était dans la salle et le président du conseil d’administration, Sylvain Pabouty était à ses côtés. Christophe Sand avait aussi co-fondé, en 1991, le département archéologie qui dépendait alors du service musées et patrimoine du gouvernement. C’est monsieur archéologie du caillou.

« Cette publication contribue à la diffusion des connaissances archéologiques vers les habitants de l’Océanie. Elle tente d’illustrer comment fonctionne l’archéologie et quels ont été les résultats majeurs obtenus sur le long passé de la région. Elle tente également de présenter de façon claire comment l’archéologie peut être utilisée en lien avec l’histoire traditionnelle, mais aussi les questions auxquelles elle ne peut pas répondre. Il s’agit d’un voyage dans notre passé, à travers l’étude des vestiges laissés par les ancêtres il y a 40 000 ans, 3 000 ans ou seulement 200 ans dans le sol ou en surface de nos îles. » Peut-on lire dans la présentation de l’ouvrage.

L’ouvrage a germé dans sa tête depuis 2002, le but étant de donner une explication aux océaniens sur l’archéologie. Il devait paraître en trois langues mais le bichlamar n’a pas été retenu pour des problèmes de traduction et de correction. Cette plaquette est aussi originale car elle couvre une période exceptionnellement longue de – 40 000 ans à nos jours, ce qui est rare en archéologie mais comme le dit Christophe, « la cannette jetée dans les brousses aujourd’hui deviendra un objet archéologique demain ». Un long chapitre du livre est consacré à expliquer l’archéologie car les archéologues utilisent une chronologie, un concept mathématique d’européen qui n’a pas forcement cours dans le monde océanien. Il devait expliquer le découpage du temps « archéologique ». L’archéologue a été bavard, une vraie leçon impossible à résumer mais il a fait des révélations, l’histoire du peuplement, de l’installation des hommes qui date de l’époque glaciaire en Océanie est plus ancienne que le peuplement du contient européen. Les terres émergées permettaient de le faire. Cette affirmation est étonnante mais pas homogène. La Mélanésie par exemple a été colonisée tardivement. Ce sont des bribes de confidences de Christophe Sand que j’ai retenu mais en achetant son dernier ouvrage et ses précédents on doit pouvoir enrichir ses connaissances sur les ancêtres et devenir incollable dans les diners mondains ou entre amis. JP

Christophe Sand : "Le dossier du bagne calédonien devra inclure toutes les communautés du pays" un article de Yann Mainguet à lire sur le quotidien Les Nouvelles
Christophe Sand : "Le dossier du bagne calédonien devra inclure toutes les communautés du pays" un article de Yann Mainguet à lire sur le quotidien Les NouvellesChristophe Sand : "Le dossier du bagne calédonien devra inclure toutes les communautés du pays" un article de Yann Mainguet à lire sur le quotidien Les Nouvelles

Merci à Calédonia pour ce reportage et au travail du technicien seul à la manœuvre dans la librairie bondée

beaucoup de monde pour écouter l'archéologue
beaucoup de monde pour écouter l'archéologue
beaucoup de monde pour écouter l'archéologue
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beaucoup de monde pour écouter l'archéologue

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Le numéro 59 du petit journal Nuelasin de Tiéta est disponible et en téléchargement sur cet article

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le numéro 59 du petit journal Nuelasin de Tiéta est disponible et en téléchargement sur cet article

èTéléchargez le numéro 59 de Nuealsin en suivant ce lien

Le petit plus du rédacteur en chef notre ami Léopold ci-dessous :

Bozusë. Ce n’est plus drôle à mes yeux d’afficher le tréfonds de mon être et je me pose toujours beaucoup de questions. Et cela n’est pas d’ordre culturel. Oh que non ! L’écriture est sûrement passée par là mais je ne dirai jamais qu’elle m’a libéré. Se retenir est un devoir. Je soulève seulement un pan de ma vie, le pan ‘soulevable’. Le reste de ma consistance, c’est pour le bilan que je présenterai à mes aïeuls

Wawa, mon amour… 

Cawiouko le Lundi 30 avril 2018 (7H20)

Je suis toujours amoureux de mes filles qui sont devenues femmes maintenant. Walila, Yvane (fille de mon petit frère), Sisa et Valiraka mais celle-là est encore toute petite et innocente. Elles sont à table en ce moment avec celle qui leur ressemble. Elles discutent avec leur maman. 

Samedi, journée de dédicace devant la librairie de Koné, le petit écolier. J’étais sur une chaise et devant la table à dédicace, où je signais mes livres ; je vis descendre vers le rond-point plus haut à quelques mètres de l’endroit où j’œuvrais. Wawa. Ma fille avec son petit ami. Ils allaient à la banque de la société générale qui se trouvait de l’autre côté du rond-point et à quelques pas de la librairie le petit écolier. Le garçon m’a tout de suite reconnu et de loin. Il s’arrêta et tourna sec sur ses pas. Il fit demi tour. Il disparut derrière la barrière de la mairie de Koné. Ma fille continuait toute seule pour retirer des sous au guichet extérieur de la banque. Elle allait repartir en traversant la chaussée lorsque Mme Noëlla la héla : « Faut pas avoir peur de nous saluer. Ton père est ici avec nous. Il dédicace ses livres. » Je vis l’étonnement dans les yeux de ma fille. Elle penchait légèrement la tête en balançant sa coiffure en queue de cheval pour me dénicher parmi le monde qui m’entourait. Je voyais bien que ma fille était gênée. Elle a été surprise. Elle avait honte. Toujours belle avec sa queue de cheval, elle vint m’embrasser pour dire bonjour. Elle salua le reste de monde qui m’entourait. Après un moment de discussion pour marquer son passage, elle repartit rejoindre son cœur caché quelque part, je ne sais où. 

Hier, pendant le petit-déjeuner, je m’apprêtais à faire la méditation avec Valiraka, Wawa arriva tout sourire dehors avec des baguettes de pain dans les bras. Il y a toujours un air nouvel lorsqu’elle arrivait à la maison. Sisa aussi mais toutes mes filles aussi. Même lorsqu’elles passaient en coup de vent. Wawa en stage à l’IRD, Sisa au lycée. Elles me mettent un quelque chose qui m’étrangle la gorge et qui me fend le cœur. Elles doivent partir un jour de la maison. Tel est le destin de nos filles. Hier, après le petit thé je n’ai pas arrêté d’embrasser ma fille. Oui, mais ce n’est plus pareil. Je n’embrasse pas Vali. Je n’embrasse plus la petite fille que Wawa était. Une femme. Et je suis un peu jaloux de son homme et un peu honte de moi-même. L’éducation que j’ai donnée à mes filles, j’y tiens. J’espère qu’elles rendront heureux celui qui sera captif de leur cœur et feront la joie de leur nouvelle famille.  

Après le départ de maman, je me surpris à chanter cette chanson qui m’arrivait sur les lèvres sans que je sache pourquoi. En réfléchissant, je me mis à pleurer. C’était en moi, enfouie depuis je ne sais. Je chantais, criais et pleurais. Trois en un. Moi.

N’était-elle pas belle la vie calédonienne/kanaky/caldienne etc... ? 

Aimons…chantons…vivons.

 

Publié dans Culture Kanak

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