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Le numéro 64 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le numéro 64 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article

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Le plus de la rédaction : Bonne lecture à vous. Wws

J’attends ma fille qui arrive ce matin de Nouméa par le bus de 11h, je la récupère à Koumac et on part dans l’extrême nord vers Djou. Au nord de Tiabet. C’est de là que l’on va prendre le bateau pour nous rendre à Tanlo. Un îlot au large de Boat-Pass. Nous serons de retour sur la Grande-Terre pour le week-end. Un endroit où il y a très peu de réseau téléphonique et je n’ai aucune idée pour Internet. Voilà pourquoi une première fois j’avance la sortie de votre Nuelasin. 

Et pour cette sortie exceptionnelle de votre journal, je propose ce texte/réflexion d’un frère sur le sujet du mariage. Il est de Drueulu, une tribu du district de Gaica du pays Drehu. Il est un lecteur assidu de Nuelasin. 

J’ai aussi une pensée pour l’ASEE qui fête ses soixante-trois ans d’existence. Hnamelangatr, c’est l’école de la tribu. 90 ans, elle a et dans 10 ans, elle est centenaire comme Do-Néva ; Havila. C’est là que j’ai débuté ma formation scolaire pour la vie. Longue vie à l’ASEE. 

Bonne lecture à vous et à vendredi prochain. Wws

Se marier

Il est des couples qui vivent en concubinage depuis de très longues années avant de convoler en juste noce. Mais le problème de certains relève des aspects sociaux culturels, d'autres d'aspect religieux. Nous avons beaucoup de préjugés vis à vis de ces couples qui aspirent à rendre leur situation digne et en règle face à la communauté. Mais celle-ci ne leur rend pas la tâche facile. Aussi, vivent-ils des années avec des enfants reconnus plus ou moins par ceux-ci. Jusqu'à ce que des personnes animées par des esprits très compréhensifs les prennent en charge pour les rendre légaux aux yeux de la loi et de l'église. La plupart des cas relèvent des problèmes d'ordre financier.  Le mariage en effet sous-tend une sacrée organisation quant à la préparation logistique, matérielle et spirituelle. En deçà des attentes particulières de la famille et du garçon, et de la fille, les couples en question n'ont qu'une issue possible de faire appel à l'autorité du petit chef, et seulement sous sa gouvernance les deux partis préalablement avisés en temps et en heure des préparatifs jugés pour le moins acceptables pour tous. Gain de temps et moins de dépenses. Mais comme toujours des irréductibles prônant leur capacité à réaliser sans l'aide du petit chef, afin d'afficher aux yeux de tout le monde leur moyen matériel. Sans doute de la vanité, or cela a un prix que chacun doit assumer. Nous nous plaignons d'être accablés de ces choses que nous accumulons au fil des ans, parfois très superficielles mais que nous ne parvenons pas à nous en débarrasser. Mentalité conservatrice d'une tradition qu'il faut juste réajuster et malgré les séminaires diligentés par des personnes animées d'un désir de changement puisque trop pesant pour certaines familles modestes. Nous oublions l'essentiel du mariage car si  nous sommes rassemblés là c'est pour le couple à marier. Non, on se focalise sur le côté matériel et on laisse le côté spirituel. Aussi les mariages aujourd'hui représentent une vraie manne d’économie financière pour le commerce, les services de transport : avions, bateaux, location de voitures. Jugés utiles puisque l'on ne peut pas se passer de ces services. La population augmente d'année en année et cela représente beaucoup en matière d'économie et d'énergie. Une bonne gestion s'impose... En tous les cas rien ne se perd lorsque des mariages s'annoncent, ça fait renforcer l'économie du pays. Tout ce que je souhaite c'est que la jeunesse voit et prenne marque des difficultés de leurs aînés et change de cap pour un avenir meilleur... 

Zim Haluatr

Au jour d'aujourd'hui, une bonne trentaine voire plus, de jeunes se marient. Avec les moyens de locomotion et de transport, les échanges se font très facilement et s'étendent au delà des îles Loyauté. Cela entraîne le métissage des liens avec les autres îles voisines, Vanuatu, Wallis, la Polynésie, et la métropole et d'ailleurs. Alors qu'il y a 40 ou 50 ans les mariages étaient plutôt rares et ils représentaient les seules occasions des retrouvailles alors les préparatifs duraient sur des mois. Déjà les différentes étapes du mariage font que le temps compte. Il faut savoir qu'en ces moments là, les fiançailles se passent par l'entremise de la famille et du clan. Le garçon, s'il est plus dégourdi en matière de femmes rendrait la tâche facile à la famille. Or la plupart des cas relèvent d'un parcours de combattant. On se réunit et l'on demande au jeune s'il a une petite amie au préalable en vue, sinon la famille et le clan se chargent de tout.

Première étape, parcourir les différentes tribus à la recherche d'une fille à demander en mariage. Dans le cas d'un oui potentiel, les dons et contre dons se font dans un rituel immuable.  Chez le garçon, les vieux et le reste attendent sagement le retour des éclaireurs. Au son des klaxons, on reconnaît tout de suite un bon présage. On fixe alors un nouveau rendez-vous chez la fille pour prétendre à la dot : signe que la fille a accepté l'offre du garçon et de son clan. C’est la date du mariage qui est fixée en accord avec la fille et sa famille. Le garçon pourrait ainsi dormir sur ses deux oreilles. Mais il arrive que certaines familles essuient des refus. C’est l’échec. Ces problèmes se corsent mais grâce à la solidarité des familles et les clans alliés, on ne se plaint pas de manquer de quoi que ce soit. J'admire ces époques parce que malgré tout on se contente du peu et de ce que chacun amène en contribution.

En cas de désaccord, on se remet autour de la natte pour de nouveaux consensus. Et les tractations se renouvellent, encore et encore. Mais tout ça dans un flegme collectif. Personne ne se plaint, au contraire chacun est fier d'apporter sa petite pierre à l'édifice. Aujourd'hui nous devenons facilement taciturnes et revanchards. A la moindre difficulté, on abandonne et l'on accuse le monde d'être là cause de son malheur. Mais tout n'est pas que malheur, la modernité apporte également son lot de bien-être. Les relations se tissent assez facilement et rapidement. Les moyens de locomotion facilitent également les échanges. Merci pour votre lecture et votre réponse, si vous le souhaitez. Zim

Hnamelangatr de 1931 à 1960, des pasteurs, moniteurs puis enseignants se sont succédés à la direction de Hnamelangatr. Il s’agit de Ajapuhnya Waikata, Wamo Weniko, Iwa Sinepö, Gorode Waia, Wapotro Drumë, Wadriako Thapan, Tchako Daniel et de Wabet Hukan. De 1960 à 1995, Mole Moka, Sihnyeu Ipinë, Bako Fia et Wahmetu Johannes.  

Actuellement l’école compte sept enseignants dont Hmaloko Abel qui en est le directeur et intervenant en LCR, Luenu Gisele (SP&SG), Wejieme Francoise (SG&CP), Hmeun Jacques (CP&CE1), Sio Adèle (CE2), Hnacipan Willy (CM1&CM), et Qazing Albertine (ASK E) et en attente de formation, et 84 élèves de la maternelle jusqu’au cours moyens 2, les sept enseignants sont titulaires d’un diplôme d’enseignement au primaire. La plupart des élèves sont originaires de la tribu de Hunöj. Le reste vient des tribus circonvoisines. 

Ps/oleti Lewatr pour les infos ci-dessus

Publié dans Culture Kanak

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Causerie à Calédo Livres avec Hamid Mokaddem, Pierre-Christophe Pantz, Mathieu Venon et Zay ce mercredi 11 août 2021

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Causerie à Calédo Livres avec Hamid Mokaddem, Pierre-Christophe Pantz, Mathieu Venon et Zay ce mercredi 11 août 2021
Causerie à Calédo Livres avec Hamid Mokaddem, Pierre-Christophe Pantz, Mathieu Venon et Zay ce mercredi 11 août 2021 Causerie à Calédo Livres avec Hamid Mokaddem, Pierre-Christophe Pantz, Mathieu Venon et Zay ce mercredi 11 août 2021
Causerie à Calédo Livres avec Hamid Mokaddem, Pierre-Christophe Pantz, Mathieu Venon et Zay ce mercredi 11 août 2021

La philosophie dans tous ses états : arts, littérature jeunesse et politique mêlés. C’était le menu de cette causerie, une déclinaison philosophique élargie à partir d’un conte, pour replacer la philosophie à portée des enfants, inspiré des contes kanak. On peut dire d’une manière un peu triviale qu’Hamid Mokadden a voulu ratisser large. Une mayonnaise qui a pris l’intellectuel « sait faire », comme on dit. Le philosophe, enseignant retraité a encore des choses à partager. De plus, il n’a pas pris de risque pour séduire son auditoire avec Pierre-Christophe Pantz comme animateur. La causerie promettait d’être d’un haut niveau et ce fut le cas.

Après une présentation de l’agrégé de philosophie par Christophe Pantz et un rappel des nombreux ouvrages qu’il a écrits sur des personnages kanak marquants du pays. Cela fait longtemps qu’il a compris que derrière le discours, les palabres et l’énumération des clans pendant les coutumes se cachaient de la philosophie. Hamid n’a de cesse que de promouvoir des personnages remarquables mélanésiens qu’il a parfois côtoyés. Les ouvrages connus sur la culture kanak ont été écrits par des missionnaires, des historiens, des anthropologues ou des économistes mais pas par des philosophes et pourtant la philosophie kanak est bien réelle. Il a commencé sa causerie par ce rappel puis la présentation d’un ouvrage publié en 2020 par la courte échelle Éditions transit dans la collection Kanaky Nouvelle-Calédonie.

La philosophie kanak n’est pas un discours folklorique, il en est persuadé après une profonde réflexion sur la philosophie océanienne dont il a pris encore plus conscience aux îles Fidji. La philosophie dans la culture kanak n’est pas assez mise en valeur. Le philosophe a été convainquant, l’auditoire était suspendu à ses propos.

Le conte « Oudouane et Tchitchi », écrit pour les enfants, a occupé une large plage de temps à la fin de la causerie. Ainsi, les illustrateurs ont pu raconter comment ils avaient répondu à la demande de l’auteur, en métropole pendant sa rédaction. Ce séjour dans l’hexagone à permis à Hamid Mokaddem de tester ce récit, d’au-delà des mers sur les petits métropolitains. Ils ont adoré, ce qui confirme que la philosophie, les histoires inspirés de contes kanak, ne sont pas un frein pour un succès de l’autre côté du récif. En s’adressant à des intellectuels, des lecteurs avertis ou des enfants Hamid Mokaddem cherche avant tout une positivité pour s’ouvrir à l’autre par l’étude de la culture kanak. C’est la philosophie du philosophe, pourrait-on dire. Mais résumer les propos d’un intellectuel comme Hamid est une gageure pour le rédacteur de ce billet. Tous les ouvrages d’Hamid Mokaddem sont en vente à la librairie Calédo Livres.

Causerie à Calédo Livres avec Hamid Mokaddem, Pierre-Christophe Pantz, Mathieu Venon et Zay ce mercredi 11 août 2021
Causerie à Calédo Livres avec Hamid Mokaddem, Pierre-Christophe Pantz, Mathieu Venon et Zay ce mercredi 11 août 2021 Causerie à Calédo Livres avec Hamid Mokaddem, Pierre-Christophe Pantz, Mathieu Venon et Zay ce mercredi 11 août 2021 Causerie à Calédo Livres avec Hamid Mokaddem, Pierre-Christophe Pantz, Mathieu Venon et Zay ce mercredi 11 août 2021
On peut reconnaître Nicole Irsh présidente d'EEO et ne pas reconnaître Georges Waixen Wayewol (barbu)On peut reconnaître Nicole Irsh présidente d'EEO et ne pas reconnaître Georges Waixen Wayewol (barbu)

On peut reconnaître Nicole Irsh présidente d'EEO et ne pas reconnaître Georges Waixen Wayewol (barbu)

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Tahu’a, tohunga, kahuna – Le monde polynésien des soins traditionnels, une nouveauté Au Vent des îles

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Tahu’a, tohunga, kahuna – Le monde polynésien des soins traditionnels, une nouveauté Au Vent des îles

Cet ouvrage est vendu 2 950  XPF

Simone Grand décrit les soins traditionnels et la place qu’ils occupent au sein du triangle polynésien. En confrontant l’approche des tradipraticiens, basée sur des pratiques et méthodes ancestrales, à la médecine conventionnelle occidentale, elle livre des clés de compréhension sur un sujet dont l’intérêt ne cesse de grandir.

L’auteure adopte une approche anthropologique médicale pour mettre en lumière la complexité de la maladie, ma’ i en Polynésie, et permettre une appréhention plus approfondie sur la méthode et la relation de soin. Elle part à la recherche de témoignages auprès de soignants traditionnels connus à Tahiti (tahu’a), en Nouvelle-Zélande (tohunga) et à Hawaï (kahuna). En résulte une enquête à mi-chemin entre l’anthropologie médicale et l’ethnopsychiatrie.

Un ouvrage de référence sur la vision polynésienne de la maladie et des soins, qui confronte approche conventionnelle et scientifique occidentale, face au rapport traditionnel aux soins.

Description : (source editeur)

Ma’i mau, maladie vraie ou maladie naturelle ; ma’i tāpiri, maladie qui colle ou maladie surnaturelle ; telle serait selon beaucoup la conception polynésienne de la maladie. Or, les notions de « naturel » et de « surnaturel » sont occidentales. Il n’existe pas de mot polynésien pour les dire. À force d’interroger des tahu’a à Tahiti, des kahuna à Hawaii et des tohunga en Nouvelle-Zélande, à force de traquer des récits d’auteurs suffisamment humbles pour se contenter de décrire sans interpréter et encore moins juger, une réalité polynésienne autre apparaît. Émerge une théorie polynésienne de la maladie qui n’a rien à voir avec la vision réductrice proposée par ses habituels experts. Sous les strates de préjugés portant le sceau du tâtonnement des idées occidentales, palpite une pensée intelligente, étonnamment riche, qui explique la formidable vitalité qui a tant étonné les premiers navigateurs.

Le comprendre permet, d’une part, de proposer un autre décodage des mots, des maux, des actes et des soignants et, d’autre part, d’identifier les actes relevant des périodes traumatiques de l’histoire océanienne et ceux relevant de sa propre culture qui, comme toutes les cultures, a pour but l’épanouissement des humains qui l’ont élaborée. Quant aux traumatismes, les plus durablement néfastes sont ceux qui furent niés voire camouflés en bienfaits. À partir de cette réalité singulière, peuvent s’ébaucher les prémices d’un dialogue entre médecine scientifique et soins traditionnels.

Publié dans Vie Pratique

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Fête des quartiers et concours photo « Ton quartier en photo » mis en place par la Ville de Nouméa pour mettre ses quartiers à l’honneur.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Fête des quartiers et concours photo « Ton quartier en photo » mis en place par la Ville de Nouméa pour mettre ses quartiers à l’honneur.
Fête des quartiers et concours photo « Ton quartier en photo » mis en place par la Ville de Nouméa pour mettre ses quartiers à l’honneur.

"Ma voisine de la Vallée des Colons", mon portrait, a été sélectionné et exposé sur les grilles de la mairie. J’ai fait une heureuse, ma voisine, c’est ma récompense. Ce concours sera probablement reconduit tous les ans car il a eu beaucoup de succès. Il y avait de l’ambiance aujourd’hui Place des Cocotiers malgré la fraîcheur de notre hiver austral. Ci-dessous le palmarès. JP

Chaque catégorie a fait l'objet d'une sélection, donnant lieu à 3 remises de prix. Ont été décernés un prix « toutes catégories » et un prix « coup de cœur du public ».

Lot « toutes catégories » : Jean-Claude Vergé

1er lot de chaque catégorie :

  • Catégorie Lieux : Virginie Laloy
  • Catégorie Activités : Jean-Claude Vergé
  • Catégorie Habitants : Kevin Herreman

2ème lot de chaque catégorie :

  • Catégorie Lieux : Ivan Zupancic
  • Catégorie Activités : Leila Boosie
  • Catégorie Habitants : Phillipe Malvilan

3ème lot de chaque catégorie :

  • Catégorie Lieux : Corinne Dujardin
  • Catégorie Activités : René Lou
  • Catégorie Habitants : Paul-Antoine Filippi

Un prix « coup de cœur du public » : a été décerné ce samedi 7 août par le public qui a voté dans l’urne sa photo préférée affichée sur les grilles de l’hôtel de Ville. Sous réserve il s’agit des amoureux sur un banc.

Fête des quartiers et concours photo « Ton quartier en photo » mis en place par la Ville de Nouméa pour mettre ses quartiers à l’honneur.Fête des quartiers et concours photo « Ton quartier en photo » mis en place par la Ville de Nouméa pour mettre ses quartiers à l’honneur.
Fête des quartiers et concours photo « Ton quartier en photo » mis en place par la Ville de Nouméa pour mettre ses quartiers à l’honneur.Fête des quartiers et concours photo « Ton quartier en photo » mis en place par la Ville de Nouméa pour mettre ses quartiers à l’honneur.
Fête des quartiers et concours photo « Ton quartier en photo » mis en place par la Ville de Nouméa pour mettre ses quartiers à l’honneur.Fête des quartiers et concours photo « Ton quartier en photo » mis en place par la Ville de Nouméa pour mettre ses quartiers à l’honneur.
Les lauréats et les participants
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Les lauréats et les participants
Les lauréats et les participants
Les lauréats et les participants
Les lauréats et les participants

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Il n'y avait pas que le concours photo, c'était la fête !
Il n'y avait pas que le concours photo, c'était la fête !Il n'y avait pas que le concours photo, c'était la fête !Il n'y avait pas que le concours photo, c'était la fête !
Il n'y avait pas que le concours photo, c'était la fête !Il n'y avait pas que le concours photo, c'était la fête !

Il n'y avait pas que le concours photo, c'était la fête !

Publié dans Evénement culturel

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Le numéro 63 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le numéro 63 de Nuelasin est disponible et en téléchargement dans cet article

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Le plus de la rédaction : Bonne lecture à vous. Wws

Bozusë. Je vous présente un texte (auquel j’ai apporté quelques touches) d’une demande en mariage. A la fin, on comprend que la fille ait accepté la parole de celui/celle qui l’ait prononcée sans avoir vu son futur époux. Je me suis inspiré de faits réels. Je me suis aussi trouvé dans des groupes de marieurs où nos plus vieux usent de la rhétorique telle que la désirée à la fin de la cérémonie ne savait même plus où se mettre la tête ni pourquoi elle a dit « oui. » 

            Je ne veux pas trop m’avancer sur le sujet avec mes yeux de 2021 et d’une culture franco-kanak. Je sais seulement pour avoir discuté avec des femmes qui ont vécu la situation, qu’elles étaient ‘heureuses’. Alors, comment comprendre le jour où les gens de Hunöj à une époque étaient allés demander la main d’une jeune femme dans une tribu voisine, les marieurs étaient revenus avec le « oui » d’une autre demoiselle. Pas de celle à qui ils ont demandé la main. A la fin, comme dans tous les contes, le couple vécut heureux et eut beaucoup d’enfants… 

Une demande en mariage

Le lendemain, tout le monde était sur la route. En général, ce travail incombait aux femmes. Mais il était aussi courant de voir dans le groupe, des hommes et des enfants. 

C’était ce qui se passait chaque année, avant la fête de l’igname nouvelle. 

Ce jour-là, Soletë, en compagnie d’autres femmes de la tribu, était à Mou pour tondre la parcelle de son clan. 

A l’heure de la pause matinale, toutes les femmes se regroupèrent sous l’arbre à pain pour casser la croûte. Enga, vieille fille d’une quarantaine d’années, proche des clans de la chefferie, apporta du café et une boisson rafraîchissante. Lorsqu’elle tendit le geste coutumier qui accompagnait ses dons respectueux et qui réclamait une parole, Soletë se leva :

- Ma petite sœur Enga, je remercierai ton geste après parce que j’ai une pensée. Je vais emprunter un détour. C’est pour te jeter une parole. Ma parole. Là-haut, à la tribu, Jeamenu, un vieux garçon[1] est venu à la maison pour se plaindre de son sort. Il voulait prendre femme. C’était il y a deux ans. Il est revenu une ou deux fois après. Hier, j’ai été réveillée par mon vieux. Il m’a dit d’aller chercher son cousin. Mon vieux avait envie de lui parler. J’ai envoyé le petit Wenek mais il ne l’a pas trouvé. Il souhaitait savoir si le intéressé désirait vraiment se marier. Voilà, ma parole et je prends les autres femmes à témoin. Je te dis que je veux te réserver pour que tu deviennes son épouse. Je ne vais pas aller par quatre chemins ni demander ton avis. A mon retour d’ici, je rendrai compte à mon mari. Après, j’irai rencontrer le grand frère de Jeamenu, le vieux Simano pour lui dire que j’ai déjà un nom au sujet de l’épouse de son petit frère et qu’il faut maintenant s’atteler à son mariage. Importe peu qu’il soit d’accord ou pas, j’engage mon vieux et mon clan pour assumer le travail. Son célibat n’a que trop duré. Si les gens de son côté ne sont pas capables de le marier, hé bien nous, on le sera. Simano voit bien que son petit frère est déjà très avancé en âge, et il ne fait rien. Leur chef de clan non plus ne dit rien. Jeamenu, il arrive de Hnacaöm, avant c’était Jokin. On avait aussi entendu qu’il avait vécu dans d’autres tribus du Wetr[2]. Ce vagabondage n’a que trop duré. Et, ce que je te dis là, est officiel. Nous reviendrons dans la semaine pour voir tes deux vieux à la maison. C’est tout. Oleti[3]. Seraï, allez, sers-moi un peu de la boisson fraîche, j’ai soif.

- Soletë, mais tu veux toujours manger et boire ! Tu n’as pas remercié le geste que voici ! s’exclama Watrane.

Aï, c’est vrai, Watrane, tu n’as qu’à remercier. J’ai déjà assez parlé. En plus, j’ai oublié que Enga était venue avec son geste pour nous apporter le rafraîchissement.

Le groupe de femmes se mit à glousser à voix haute. L’atmosphère se détendit. Toutes étaient surprises par les paroles de la vieille Soletë. Enga n’avait même pas ouvert la bouche. Elle était assise non loin du tronc de l’arbre à pain, sur une grosse racine. Elle fixait le sol et se morfondait, ramassait des brins d’herbe pour les porter à sa bouche, les mâchouillait en laissant aller sa pensée. A la manière d’une poule, elle ratissait le sol à portée de ses doigts à la recherche d’on ne sait quoi. Il fallait bien tuer le temps ! Soletë se surprenait souvent à trop parler. En réalité, elle débitait son monologue d’entremetteuse. Seule l’envie de boire une citronnade pouvait l’arrêter. Madame Soletë avait déjà marié beaucoup de filles. A la fin, elle obtenait toujours son propre satisfecit. La plupart des nouveaux couples étaient composés de vieilles filles et de vieux garçons. La réponse de Engaimportait peu. Si la demande était déboutée, Soletë dirait qu’elle avait accompli son devoir. Un devoir que les gens du clan de ce vieux garçon n’avaient pas été capables d’assumer. Et, pour un autre vieux garçon, elle serait toujours prête à dérouler ce genre de propos aux quatre vents.   Hnacipan Léopold (extrait de Simano 2015 ; édition: Ecrire en Océanie

 Demain soir, c’est le départ de Madue, un responsable, prédicateur de l’église libre de Nouvelle-Calédonie et lecteur assidu de Nuelasin. Il part pour des études de psycho socio à Brest. Ma pensée entière et toutes mes prières l’accompagnent dans son choix. Samedi dernier, c’était son repas d’au revoir chez lui au mont-d’or. Une journée de partage où il avait exposé son projet. Nuelasin servira de trait d’union entre nous. Je lui dédie ce numéro.

Bonne lecture et à Mad, que l’Invisible soit toujours de ton côté et te porte haut et très loin dans tes ambitions. Wws


[1] Un homme célibataire d’un certain âge qui ne s’est pas mis en ménage 

[2] Un des trois districts de Lifou. (Lössi, Gaïca et Wetr) 

[3] Merci

Publié dans Culture Kanak

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Alain Houdan randonneur et ami des Arts et les Lettres

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photo Joël Paul et Jean-Luc Pelletier (les poètes)
Photo Joël Paul et Jean-Luc Pelletier (les poètes)

Photo Joël Paul et Jean-Luc Pelletier (les poètes)

Il rate peu de manifestations culturelles liées à la littérature ou les soirées des Amis de La Poésie. C’est son programme de mise en forme pour ses randonnées, La culture, c’est sa potion magique.

Il a effectué sa dernière ascension du mont Humboldt le 1er août voir la photo des Nouvelles Calédoniennes. Il est fort probable que cela soit une dernière comme celle que font les grandes stars de la chanson, spécialistes des adieux à répétition, car Alain est en pleine forme et c’est toujours un plaisir de le voir dans les galeries d’art ou les manifestations littéraires qu’il arpente « pour son entraînement ». JP

Alain Houdan dans la presse :

ALAIN HOUDAN, LE VAGABOND DU HUMBOLDT... (extrait suivre le lien pour suite et photo)

Article sur FB de Nouvelle-Calédonie Sauvage du 15 mars 2019

Pendant 40 ans, il a sillonné le Népal, l’Afrique, la Nouvelle-Zélande....  Mais aussi la France; Pyrénées, Alpes, Massif Central et, bien sûr,  les sentiers de St Jacques de Compostelle dont il a accompli 13 000 km ! 

Mais c’est avec le Mont Humboldt qu’il est « tombé en amour ». Il y a établi ses quartiers.

Personnage à la prunelle malicieuse, le visage taillé à la serpe, mangé par une imposante moustache blanchie par le temps, il est souvent vêtu d’un tee-shirt de militant écologiste et d’un short maculé de terre rouge. Parfois coiffé d’une casquette ou d’un chapeau tyrolien, son bâton de pèlerin à la main, il arbore en guise de décorations des pin’s multicolores ou un collier de dents de cochon.

Il est « l’Ancien », « Guilbert », « l’homme du Humboldt »…  C’est un personnage haut en couleur. Le sentier, c’est son sentier. Pendant plusieurs décennies, il en a poétiquement animé l’histoire. Avec opiniâtreté et patience, le plus souvent seul, il l’a aménagé, balisé et entretenu. Il s’est fait terrassier pour tailler plus d’un millier de marches dans la latérite, charpentier pour construire les premiers refuges avec ses amis de l’ASN-NC, guide pour emmener au sommet plus de 500 compagnons d’aventures dont il entretient un registre méticuleux. Sa maison déborde des souvenirs d’une vie riche, conviviale et passionnée. Les murs sont masqués par des rangées de livres…

La Der. Dans Les Nouvelles Calédoniennes du 05 août 2021

Le 1er août, c'était l'ultime ascension d'Alain Houdan (avec le parka violet), 83 ans. Le marcheur invétéré a grimpé 105 fois le mont Humboldt, deuxième plus haut point de l'île, qui culmine à 1 618 mètres. Six amis randonneurs l'ont accompagné pour son dernier exploit. (Les Nouvelles Calédoniennes du 05 août 2021 dans un article la Der.)

Photo DR LNC

 

Publié dans Evénement culturel

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Calédo Livres avec Christine Bourrelly pour présenter son nouveau recueil de nouvelles «Battements de lune ce mercredi 4 août 2021 à 18h00

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Sylvie Baille et Christine Bourrelly Sylvie Baille et Christine Bourrelly
Sylvie Baille et Christine Bourrelly

Sylvie Baille et Christine Bourrelly

Cette causerie a attiré du monde. Christine peut désormais compter sur un fan club dans le microcosme littéraire calédonien qui reconnait son talent et qui a eu souvent recours à ses services de correctrice. Une correctrice pour un auteur c’est une sorte de médecin qui soigne les mots malades que l’on choie d’autant qu’elle n’hésite pas à retrousser ses manches comme au dernier marché Lucien, en tenant un stand de ventes des ouvrages de l’association Ecrire en Océanie.

Sylvie Baille de l’association Ecrire en Océanie a été l’animatrice de cette causerie. Elle a lu quelques nouvelles après une présentation de l’écrivaine. Les nouvelles de Christine Bourrelly sont très courtes, avec des chutes qui incitent à lire la suivante. L’écriture est fluide. Ce sont des scènes de vie croquées à la manière d’un peintre. Elle aborde des sujets graves parfois, comme la mort ou la maladie, mais sans dramatisation excessive. Elle écrit aussi pour témoigner ou pousser un coup de gueule, mais d’une belle manière. C’est une observatrice perspicace des gens et une admiratrice des beaux paysages du Caillou. Le titre du recueil est une inspiration spécifique de notre pays. Elle contemple et a l’impression de voir plus grosse et plus clairement la lune au dessus de nos têtes d’îliens du Pacifique sud. Ses nouvelles sont parfois de vrais poèmes. La lune, évoquée dans le titre, occupe une place prépondérante dans le monde kanak. Elle a peut-être influée sa relation avec la nature, différente pour elle, depuis qu’elle réside en Nouvelle-Calédonie. JP

Sentez-vous les battements de la Lune ?

 Ici, dans le Pacifique Sud, ils sont palpables. Ils rythment les nuits et racontent les temps anciens. Et si vous tendez bien l’oreille, ils vous laissent entendre des voix singulières, concert polyphonique où le réel et la tradition se mêlent au rêve, où les hommes trouvent leur place au cœur d'une nature sacrée.

Dans ces vingt-six courtes nouvelles, l'auteure, qui vit en Nouvelle-Calédonie, donne la parole à ces voix d'Océanie d'hier ou d'aujourd'hui, des voix graves ou légères, teintées de tendresse et de poésie.

Battements de Lune est vendu 2 000 F à la librairie Calédo Livres

Christine Sales Bourrelly

Christine a le sentiment d’avoir déjà vécu mille vies. Dans ses vies d’avant, il y a d’abord eu une enfance entre la France et l’Afrique. Des études de gestion en métropole l’ont amenée ensuite à travailler dans des entreprises de services, comme manager, gestionnaire de centre de profit, chef de projet en marketing et animatrice de réseau commercial. Dans sa vie d’après, elle s’est mariée, est devenue maman en Italie, où elle a commencé à écrire, d’abord dans un journal associatif, puis comme rédactrice web. Sa plume s’est affirmée. Fascinée par les parcours de vie, les choix qui s’imposent parfois, les lignes droites et les détours, les coïncidences, les rencontres, qui rendent chaque vie unique, elle a écrit des biographies. Et puis dans sa vie plus récente, en Nouvelle-Calédonie, elle a laissé son clavier l’entraîner vers des territoires nouveaux. Elle s’est passionnée pour l’histoire de cette terre et de cette région du Pacifique qui ont inspiré ses premières fictions, des nouvelles pour la plupart. Aujourd’hui, Christine explore de nouvelles pistes d’écriture : le roman et l’écriture pour la jeunesse. Elle partage son temps entre ses passions : sa famille, l’écriture, la correction, la lecture, l’animation d’ateliers robotiques, la création de sites web, et les voyages. Son site web d’auteure, lectrice et correctrice : Source motsdescribe.com

Son actualité : Christine est en lice avec Boucans, sirènes et fantaisie pour le Concours de nouvelles de LiRE Magazine Littéraire & Librinova avec Tatiana de Rosnay résultat le 31 octobre. Elle écrit un roman et d’’autres nouvelles inspirées par la Nouvelle-Calédonie. Elle devrait prochainement animer un atelier d’écriture à la maison du livre.

Calédo Livres avec Christine Bourrelly pour présenter son nouveau recueil de nouvelles «Battements de lune ce mercredi 4 août 2021 à 18h00Calédo Livres avec Christine Bourrelly pour présenter son nouveau recueil de nouvelles «Battements de lune ce mercredi 4 août 2021 à 18h00
Calédo Livres avec Christine Bourrelly pour présenter son nouveau recueil de nouvelles «Battements de lune ce mercredi 4 août 2021 à 18h00
Notre Cathie, des sourires dans le public, des auteurs connus et des historiens intéressésNotre Cathie, des sourires dans le public, des auteurs connus et des historiens intéressésNotre Cathie, des sourires dans le public, des auteurs connus et des historiens intéressés
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Robert et Jeanne Frouin aux éditions Michel Frouin un ouvrage hommage de l’Instant Koumac Patrimoine par Sari Oedin et un collectif d’amis

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Robert et Jeanne Frouin aux éditions Michel Frouin un ouvrage hommage de l’Instant Koumac Patrimoine par Sari Oedin et un collectif d’amis

Cet ouvrage se veut être un vibrant hommage à Mr et Madame Frouin Robert et Jeanne, il est en précommande en MP sur le Face Book de L'instant Koumac Patrimoine

Les Frouin sont des Humanistes qui ont contribué énormément à la construction de la Nouvelle Calédonie.  Une grande aventure littéraire de 300 pages dirigé par Sari Oedin avec le soutien de ses partenaires de l'association de Koumac. Il faut commander l’ouvrage pour admirer le travail.

NB : Koumac patrimoine récupère toutes informations sur l'histoire de la commune de Koumac, vidéo de manifestation, photos, anecdote, ou des coups de cœur pour des personnes qui ont marqué la commune.

Travailleur indépendant, Sari Oedin est un Libre penseur, il imagine avec d’autres artistes, les futurs possibles de la Nouvelle-Calédonie au travers de récits.

Sa spécificité est la créativité libérée par l’intelligence collective. Depuis quelques temps un jardin pédagogique a pris forme dans les jardins de la bibliothèque Bernheim c’est aussi une idée de Sari Oedin qu'il a transmis pour la suite à une nouvelle association cette gestion. Permalove Culture Innovation NC "association pour l'éducation à la santé et à l'innovation artistique, culturelle, sociale et environnementale". Sari est sur tous les fronts.

Publié dans Essai

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Jean-Victor de La Croisée des Livres, ses deux dernières vidéos, Désaccord en harmonie et Les dessous de la politique mais on reste dans la littérature

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Jean-Victor Colombani-Jaffré, passionné de lecture administrateur de la chaine YouTube La croisée des livres invité de NC News

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