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Drôles de métiers 2, recueil de nouvelles de Fafa et son atelier d’écriture de la maison du livre

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Drôles de métiers 2, recueil de nouvelles de Fafa et son atelier d’écriture de la maison du livre
Drôles de métiers 2, recueil de nouvelles de Fafa et son atelier d’écriture de la maison du livre

Fabienne Fabre, telle une maman cigogne apporte dans son baluchon chaque année à la saison des salons littéraires son petit recueil de nouvelles. Des vents contraires ont empêché la livraison d’arriver à temps pour le SILO mais la cigogne a livré quand même avec un peu de retard le paquet. Le recueil est un remède à la déprime, un véritable rééducateur de zygomatiques. Cette production artisanale avec des textes de qualité mérite d’être encouragée et le meilleur moyen c’est de l’acheter, le tirage est limité alors il ne faut pas perdre de temps. Un bon moyen pour découvrir des talents d’ici. JP

 

Préface du recueil :

 

Fabienne Fabre, coordinatrice du recueil « drôles de métiers », paru l’année dernière, récidive cette année à l’occasion de la 12ème édition du salon international du livre océanien (SILO).

“L’écriture est du domaine du ravage autant qu’elle peut l’être de la réparation, et l’animateur peut fort bien déclencher des phénomènes qu’il est incapable de maîtriser. L’atelier d’écriture, c’est de la dynamite.”

Anne Roche.*

Fabienne Fabre déclenche, dans ses ateliers d’écriture, des explosions de rires avec ses conseils truculents. Elle ne se lasse pas de chercher de nouvelles idées, des sujets d’écriture qui font le bonheur du petit groupe de fidèles qui la suit, souvent depuis longtemps.

Le succès de la première édition l’a incitée à publier le 2ème tome de « drôles de métiers » réalisé avec ses complices, ses amis. Dix nouveaux « drôles de métiers », pleins de poésie et d’imagination sont à découvrir dans ce second tome. Un régal pour les lecteurs amateurs d’humour !

 

Joël PAUL écrivain, blogueur littéraire

* Anne Roche a été la première à créer des ateliers d'écriture dans une Université française après un séjour aux États-Unis.

 

Table des matières :

 

Extrait : (un des textes choisi pour sa faible longueur)

Péteur de câbles

 

Au départ il ne s’agissait que d’une plaisanterie idiote avec un pote. Susceptible comme il l’était, une dispute avait éclaté et l’ami en question lui avait dit, excédé : « Mais t’es un péteur de câbles professionnel, ma parole ! ». Et puis, de castings en rendez-vous ratés, il avait dû s’avouer qu’il était surtout un chômeur professionnel. Mais bon, il avait pris le parti d’en rire. Et plus il narrait, avec force mimiques, ses entretiens ne débouchant sur aucune embauche, plus ses amis se bidonnaient. C’est ainsi qu’il avait trouvé enfin sa voie. Il avait réussi à se produire, à plusieurs reprises, dans un club en tant qu’humoriste et ses sketches commençaient à marcher pour de bon. Quand on lui avait demandé son nom de scène, il avait esquissé un sourire séducteur à la Clark Gable et lancé, avec cet accent « so British » qu’il s’était entrainé à reproduire devant ses potes : « Peter ! Peter de Cabble ! ».

 

Contact :

Tel. : 28 65 10 / 81 89 36

 Courriel : fafabuleuse55@gmail.com

 Site web : http://atelierdecrituredelamaisondulivre.unblog.fr

Publié dans Nouvelles

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Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.
Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.

Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.

« L’indigénat évoque une triste histoire. D’abord, pour les colonisés qui subirent pendant plus d’un demi-siècle les effets de ce régime juridique répressif. Ensuite, pour la nation française qui dévoya en colonie ses idéaux démocratiques en refusant de les étendre à ceux qu’elle soumettait… » C’est sur ce thème extrait de la présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle que le public était convient chez Calédo Livres hier soir. Une rencontre avec deux historiens qui se sont associés pour comprendre et restituer par un ouvrage le même objet de recherche. Isabelle Merle avait fait préalablement des recherches sur les Colons et Adrian Muckle travaille depuis dix ans sur l’histoire du pays.

 

La causerie a débuté sur une question qu’est-ce que l’indigénat ? Avec une participation du public dès le début, puisque la chercheuse a posé cette question au public présent. Ensuite, les deux chercheurs ont apporté des éléments de réponse en indiquant par exemple que l’Indigénat est un statut mis en place dans presque toutes les colonies française de l’époque sauf dans les colonies qui avaient subi l’esclavage, une sorte de faveur pour faire oublier cette ignominie, un mot qu’ils n’ont pas prononcé mais en disant l’équivalent. Dans notre région, la Polynésie est une exception. Ils ont échappé à l’indigénat. Les habitants du fenua étaient citoyens français et l’ont ignoré longtemps. Par contre, l’indigénat a été appliqué en Nouvelle-Calédonie très tôt pour une raison particulière, avec une mobilisation qui a été massive pendant les guerres par exemple, pour remplacer la main-d’œuvre pénale. Ce statut qui permettait d’institut des corvées donc des obligations sans les droits applicables aux citoyens a été mal vécu, c’est une blessure pour le peuple colonisé avec des conséquences désastreuses sur les rapports entre le colonisateur et les colonisés. C’est Adrian Muckle qui a eu le mot de la fin en disant que l’histoire doit servir à éclairer l’avenir. Un éclaireur de plus dans notre pays qui en a bien besoin. Cette causerie n’est qu’une mise en bouche. Une conférence aura lieu ce soir au centre culturel Jean-Marie Tjibaou beaucoup des gens présents hier ont décidé d’y aller pour poursuivre le débat. JP

 

AU FONDEMENT D'UNE SOCIÉTÉ INÉGALITAIRE

 Jeudi 17 octobre 2019 à 18h15, salle Sisia

Rencontres de la Médiathèque

AU FONDEMENT D'UNE SOCIÉTÉ INÉGALITAIRE
L'INDIGÉNAT ET SES PRATIQUES EN NOUVELLE-CALÉDONIE (1887-1947)

Conférence d'Isabelle Merle, directrice de recherche au CNRS (CREDO, Marseille) et Adrian Muckle, Senior Lecturer, Victoria University of Wellington

Dans la mémoire des Anciens, l'indigénat est associé à toutes sortes de mesures, l'impôt de capitation, le travail forcé, les amendes, les peines de prison ou encore les interdictions de circulation. L'enjeu de cette conférence est de revenir sur les pratiques de l'indigénat sous ses différentes facettes pour  rappeler à quel point il détermina en Nouvelle-Calédonie, en particulier, la construction de rapports sociaux inégalitaires dont les effets se font encore sentir aujourd'hui.

Entrée libre et gratuite, dans la limite des places disponibles

Renseignements : 41.45.45   

Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.
Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.
Présentation de l’essai L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » d’Isabelle Merle et Adrian Muckle avant la conférence de ce soir.

Publié dans Colonisation, Essai

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L’Indigénat. Genèses dans l’Empire français par Isabelle Merle et Adrian Muckle.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

L’Indigénat. Genèses dans l’Empire français par Isabelle Merle et Adrian Muckle.
Adrian Muckle chez Calédo Livres et Isabelle Merle au Silo 2019
Adrian Muckle chez Calédo Livres et Isabelle Merle au Silo 2019

Adrian Muckle chez Calédo Livres et Isabelle Merle au Silo 2019

Une nouveauté disponible à Calédo Livres : « L’INDIGÉNAT. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie » de Isabelle Merle et Adrian Muckle.

 

L’indigénat évoque une triste histoire. D’abord, pour les colonisés qui subirent pendant plus d’un demi-siècle les effets de ce régime juridique répressif. Ensuite, pour la nation française qui dévoya en colonie ses idéaux démocratiques en refusant de les étendre à ceux qu’elle soumettait.

Ce livre offre, pour la première fois, une histoire du régime de l’indigénat sur la longue durée, depuis ses origines les plus lointaines dans l’Algérie de la conquête jusqu’aux héritages les plus contemporains en Nouvelle-Calédonie. Dans ce pays, l’indigénat éclaire avec force les pratiques de la domination coloniale du point de vue de ceux qui l’exercent comme de ceux qui la subissent.

Isabelle Merle et Adrian Muckle offrent une réflexion au long cours sur la fabrique de la condition indigène et de l’exception coloniale à travers l’histoire singulière de la Nouvelle-Calédonie, dont la mémoire continue de hanter les débats contemporains.

Photo de couverture : Chefs au début du XXe siècle, probablement dans le nord de la Nouvelle-Calédonie. Archives de la Nouvelle-Calédonie, coll. Serge Kakou, cliché Charles Nething.

 

Isabelle Merle est directrice de recherche au CNRS ...

Adrian Muckle est membre du History Programme à la Victoria University of Wellington (Nouvelle-Zélande) ...

 

Une historienne et un historien de la colonisation spécialistes de l’histoire du Pacifique et plus particulièrement de la Nouvelle-Calédonie, Isabelle Merle et Adrian Muckle, ont publié un livre important qui offre, pour la première fois, une histoire du régime de l’indigénat sur la longue durée. Depuis ses origines les plus lointaines dans l’Algérie de la conquête jusqu’aux héritages les plus contemporains en Nouvelle-Calédonie, l’ouvrage débouche sur une réflexion sur l’exception coloniale à travers l’histoire singulière de la Nouvelle-Calédonie dont la mémoire continue de hanter les débats contemporains.

 

 

 

Isabelle Merle et Adrian Muckle, 
L’indigénat Genèses dans l’empire français 
Pratiques en Nouvelle-Calédonie

CNRS éditions, 2019. 525 pages. 25 €.

Présentation de l’éditeur :

L’indigénat évoque une triste histoire. D’abord, pour les colonisés qui subirent pendant plus d’un demi-siècle les effets de ce régime juridique répressif. Ensuite, pour la nation française qui dévoya en colonie ses idéaux démocratiques en refusant de les étendre à ceux qu’elle soumettait.

Ce livre offre, pour la première fois, une histoire du régime de l’indigénat sur la longue durée, depuis ses origines les plus lointaines dans l’Algérie de la conquête jusqu’aux héritages les plus contemporains en Nouvelle-Calédonie. Dans ce pays, l’indigénat éclaire avec force les pratiques de la domination coloniale du point de vue de ceux qui l’exercent comme de ceux qui la subissent.

Isabelle Merle et Adrian Muckle offrent une réflexion au long cours sur la fabrique de la condition indigène et de l’exception coloniale à travers l’histoire singulière de la Nouvelle-Calédonie, dont la mémoire continue de hanter les débats contemporains.

Isabelle Merle est directrice de recherche au CNRS.
Adrian Muckle est membre du History Programme à la Victoria University of Wellington (Nouvelle-Zélande).
Ils sont tous les deux historiens de la colonisation et spécialistes de l’histoire du Pacifique et plus particulièrement de la Nouvelle-Calédonie.

 

Publié dans Colonisation, Essai

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WAKOUPA ! Auteure Héloïse Marquerolles, illustré par Agnès Cabillic

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

WAKOUPA ! Auteure Héloïse Marquerolles, illustré par Agnès Cabillic

 

Editions : La flèche qui sourit, 2019

 

Wakoupa vit en Mélanésie. C’est un enfant très curieux, dont le rêve est de devenir sage et de posséder la connaissance des choses mystérieuses. Il est obnubilé par ce qu’il ne voit pas de sa place d’enfant au sein de sa tribu. À ses nombreuses questions, les adultes lui répondent qu’il est trop curieux. Dans le monde kanak, il ne doit pas poser de questions, mais observer pour comprendre. Du haut de la chefferie, la flèche faîtière, symbole du lien entre les vivants et les ancêtres l’observe. Wakoupa, au caractère tempétueux, décide alors d’aller par lui-même découvrir dans la nature les mystères qui le fascinent. Il affrontera ainsi des dangers qui le conduiront à explorer ses propres limites. Jusqu’où ira-t-il ?

 

Un conte ancré en Mélanésie, qui interroge toutes les cultures sur la place de l’enfant, son envie de grandir, la curiosité, la colère, leur utilité et leur danger, l’expérience du deuil, du rapport à l’invisible partout autour, mais aussi plus loin : l’attraction exercée par le monde extérieur à l’univers clos et sécurisant de la tribu.

"Wakoupa !" se prête aussi bien à une lecture naïve qu’à un partage entre adultes et enfants autour les thèmes qu’il permet d’aborder de façon plus ou moins poussée. Le motif de la flèche faîtière, la sculpture, le franchissement des limites de Wakoupa offrent un support pédagogique à l’enseignement de la culture kanak au cycle 3 dans le cadre des études de la case, de la personne, de la terre et de l’espace.

 

Nouveauté disponible à Calédo Livres au prix de 1 980 XPF

Publié dans Livre jeunesse

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La dernière scène de Pierre Wakaw Gope

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Image © LA 1ÈRE

Image © LA 1ÈRE

Un coup de pied dans la fourmilière, une révolte saine, j’adore mais je laisserai Luc Camoui et Hamid Mokadden en dire quelques mots. A voir absolument !

 

L'épissure se desserre… La déchirure se resserre…

 

Et si les murs ne sont que fiction, les faux-semblants jubilent et...

 

"N'hésite pas de déclarer que ceux qui ne partagent pas les mêmes idées que les autres, et disent qu'ils feront tout pour qu'elles puissent être exprimées, le fassent immédiatement ou se taisent à jamais. La liberté d'opinions n'a que faire d'éclopés de la pensée et la liberté tout court ne peut souffrir de conscience borgne"... (JM Tera'ituatini Pambrun "Conscience borgne", papeete 1994)

Luc Camoui

 

Hamid mokaddem a écrit : ce brillant texte que j’approuve totalement

 

La dernière scène

Pierre Wakaw Gope, 2019 représentation les jeudi 10, vendredi 11 et samedi 12 octobre 2019 au centre culturel Tjibaou, Nouméa Nouvelle-Calédonie

 

D’une violence sans bruit.  Au sujet de Ma dernière scène de Pierre Wakaw Gope.

 

Une fissure dans l’espace littéraire kanak. Toujours concis, dense, intense et varié, le théâtre de Pierre Wakaw Gope dérange l’ordre politique du monde.  Théâtre pays, parce que comme le dit le personnage central, auteur dramaturge, qui remet en question le monde, son monde, son pays, il écrit sur soi, sur le lieu, sur le droit de l’endroit à remettre à l’endroit.  Le rideau entrouvert. Le spectacle commence-t-il ? Les spectateurs sont-ils invités à assister à la pièce ? L’inquiétude nous saisit d’entrée de jeu. Une mélodie en arrière-fond et le protagoniste, l’artiste, monologue ou dialogue avec le public. Il entre en scène. Il nous déclare qu’il joue là sa dernière scène. Théâtre minimaliste. Une heure. Une heure où les voix disent tout. Tantôt avec un langage truculent, châtié, moqueur. Tantôt avec une langue travaillée dont les envolées lyriques traitent du réel : Que devenons-nous aujourd’hui ? Qu’ai-je dit et écrit depuis une trentaine d’années ? Ça signifie quoi être soumis aux décisions de subventions pour vivre, manger, satisfaire ses besoins ?  Théâtre expérimental. Peu de comédiens. Trois. Peu de moyens mais jouant avec la technique… les acteurs, l’actrice, rivalisent sur les choix de mise en scène et chacun interpelle le technicien : « Thomas ! Mets la lumière ici ! » … Dans et/ou en dehors des ronds, le troisième acteur, fils du metteur en scène, raté de la vie, erreur de théâtre, se croit être mis dans un confessionnal. L’artiste nous dévoile le métier. Les angoisses d’être artiste dans un contexte de pressions politiques, de censures, de petites censures au nom de… au nom de la culture… Au nom de la culture, on finit par censurer la culture…Pierre Gope fait-il sa dernière scène ? Sort-il vraiment une bonne fois pour toute de scène ? Ou nous joue-t-il la comédie ? Feinte-t-il un dernier rôle ? Peu importe !  L’écrivain est un des rares à exprimer notre contemporanéité. En plein cœur d’une scène localisée, il expérimente, vit le Pays. Certes La commande, pièce de théâtre de Nicolas Kurtovitch, avait déjà questionné le sens d’une création sous diktat du Prince. Pierre Gope explore encore plus loin. Il interroge l’écriture, son écriture. Suis-je encore utile ? Les questions sont-elles encore pertinentes ? Tout ce que j’écris devient-il déchets, ordures mondaines ? Obscènes bouffonneries tout juste bonnes à divertir et à faire s’esclaffer de rire ? Les comédiens les plus proches, les plus intimes, jusqu’où me soutiennent-ils ? Me comprennent-ils ? Ou ontils pour moi commisération, pitié ?  Le jeu scénique des comédiens monte en puissance. Personne ne s’ennuie. Tout le public y prend encore plus de plaisir … jusqu’à la dernière séance… jusqu’à la dernière scène… Les paradoxes des comédiens, tour à tour acteurs, spectateurs, entremetteurs ; les saynètes au cœur de la scène ; les interruptions ; les rebondissements ; les reprises… le texte se déroule sous nos yeux… à cœur ouvert… le cœur mis à nu… Du spectacle ! Du vrai spectacle. Oui Pierre Gope est un metteur en scène d’ici, un « théâtre des cocotiers », méprise des élites au pouvoir qui disqualifient son théâtre : pas historique, obscène, désuet.  L’écriture, par répétitions différenciées, revient aux incessantes questions : Ouvéa, Jean-Marie Tjibaou, Eloi Machoro, Yeiwene Yeiwene. La comédienne, épouse du protagoniste, propose un texte moderne et universel L’Esperanza la misère mondialisée. Qui est obscène ? Hors scène ? Le théâtre de Gope ou celui convenu « universel » ? Avec génie, l’artiste met en scène un adieu. Le public y voit un rappel. Pour lui ouvrir de nouveau le rideau !

 

J’aurais aimé écrire sur une voix éclatante…

Mais pas d’espace littéraire critique au point qu’on doit …

Faire sa dernière scène : sortir de scène…

Colette Tidjite parle de Pierre Gope et sa vocation pour le théâtre

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Des conteurs et des lectures avant la clôture d’un SILO 2019 plutôt fade.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Des conteurs et des lectures avant la clôture d’un SILO 2019 plutôt fade.
Nom des lectrices : Laurence Samson, Christelle, Ghislaine, Stell Pon-c, Clem Brn, Pat Lara, Chiquita Nie, Pau Line Pierrel
Nom des lectrices : Laurence Samson, Christelle, Ghislaine, Stell Pon-c, Clem Brn, Pat Lara, Chiquita Nie, Pau Line Pierrel Nom des lectrices : Laurence Samson, Christelle, Ghislaine, Stell Pon-c, Clem Brn, Pat Lara, Chiquita Nie, Pau Line Pierrel Nom des lectrices : Laurence Samson, Christelle, Ghislaine, Stell Pon-c, Clem Brn, Pat Lara, Chiquita Nie, Pau Line Pierrel

Nom des lectrices : Laurence Samson, Christelle, Ghislaine, Stell Pon-c, Clem Brn, Pat Lara, Chiquita Nie, Pau Line Pierrel

Un SILO plutôt fade, pourtant des amateurs de beaux textes, de littérature comme les membres des ateliers d’écriture qui ont fait des lectures ou les conteurs comme ceux du spectacle Paroles mêlées avec les Argonautes, Sylvain Lorgnier et Erwan Botrel ont fait la démonstration que les talents existent chez les auteurs. Mais dans le domaine de la littérature calédonienne, c’est comme au foot. Beaucoup de talents individuels mais un jeu collectif qui laisse souvent à désirer. Au foot, il progresse mais tout reste à faire dans le domaine littéraire.

 

J’ai suivi par le passé des SILO, excentrés dans le Nord, partagés entre le Nord et le Sud, mais ce SILO, éparpillé, éclaté ne m’a pas permis de le suivre partout. De plus, la nouvelle formule, un Salon International du Livre Océanien sans Océaniens des autres régions du Pacifique me laisse dubitatif. Où sont passés mes amis de Polynésie, du Vanuatu ? Pourquoi ne pas offrir plus de place à la production locale de l’année littéraire. Au moins 60 ouvrages paraissent annuellement mais on recycle de vieux succès. Des ouvrages dit « incontournables » que l’on n’oubliera assurément pas, mais comme ils ont déjà eu leur heure de gloire, on devrait privilégier les nouveautés. Un salon du livre ce n’est pas un tribunal qui décide de la vie ou de la mort des livres. Le seul jugement tolérable intervient pour le choix des lauréats des prix littéraires avec des jurys souverains. J’attends néanmoins le 13ème SILO avec impatience ! JP

 

Ci-dessous des lauréats des prix glanés hors territoire qui n’ont pas été, étonnamment, invités au Salon de leur pays.

Daniel Miroux, pour Le lexique français-iaai et iaai-français (Alliance Champlain) au 21e salon international du livre insulaire de Ouessant. Prix sciences.

André BRIAL pour sa nouvelle La Nuit du Solstice à la 7ème édition du Prix Littéraire Alain Decaux de la Francophonie.

Et d’autres qui ont publiés récemment : Charton, Soulard, Saudeau, Jéliane, Ali, Trompas, Isch, Angleviel, Rosada, Papou, Mussard etc…

Parutions 2019

 

Je vais quand même parler de mon travail sur mon blog :

 

J’ai participé à trois recueils de nouvelles des ouvrages collectifs qui permettent pour une somme modique de lire des textes d’une vingtaine d’auteurs de notre région. Je remercie chaleureusement les coordonateurs de ces ouvrages, Jean Vanmai pour Sillages d’Océanie de l’AENC, Frédéric Angleviel et Georges Combo de l’alliance française du Vanuatu. J’ai lu toutes les nouvelles. J’ai eu trois coups de cœurs :

 

Le jour où le ciel s’est déchiré de Frédéric Ohlen dans Sillages : Un texte flamboyant, une machine à remonter le temps dans un style inégalable.

Transit Ville de Marcel Melthérorong dans Pirogues à la dérive : Génial ! Loin des banlieues et des HLM de métropole et des petits trafiquants d’herbe qui n’ont jamais vu un arbre avec Wani dealer du Pacifique, on est chez nous, avec nos méthodes directement du producteur au consommateur, notre shit, c’est du bio. Je vous recommande cette nouvelle.

Chronique référendaires de Paul Magulue Fizin dans Chroniques Calédoniennes d’hier et d’Aujourd’hui : Une nouvelle à faire pâlir les sociologues, l’historien a écrit plus qu’une nouvelle. C’est un témoignage, une enquête de terrain que beaucoup de gens seraient bien inspirer de lire, histoire de mieux se connaître.

 

Je décerne les « Popeye » sans épinard mais avec chou kanak de la Vallée des Colons à ces auteurs. JP

Publié dans Evénement culturel

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Silo 2019 : Rencontre avec Sébastien Lebègue photographe-auteur et François Reynaert essayiste et romancier

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Silo 2019 : Rencontre avec Sébastien Lebègue photographe-auteur et François Reynaert essayiste et romancier
Silo 2019 : Rencontre avec Sébastien Lebègue photographe-auteur et François Reynaert essayiste et romancier

François Reynaert journaliste de presse écrite radio et télévision qui a publié des ouvrages d’histoire comme Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises, un best-seller. Il s’est retrouvé en face de l’auteur du best-seller Pacifique avec l’ouvrage de La coutume Kanak. Il a plutôt endossé son habit de journaliste pour cette rencontre en donnant son point de vue d’historien, sans être avare de louanges sur ce fabuleux témoignage, cette photographie, un pléonasme avec Sébastien, de la coutume Kanak. Sébastien Lebègue le mérite amplement. On a rarement vu un auteur mouiller autant sa chemise pour la promotion de son livre, un vrai Samouraï ! Le mieux, c’est de le lire avec ce message qu’il a posté sur son mur Face Book.

Sur FB des Portraits signés Sébastien Lebègue

 

« Après avoir passé ces deux dernières semaines en Nouvelle-Calédonie pour le SILO Salon International du Livre Océanien, Je voulais souligner l'importance du travail éditorial qui reste souvent inconnu et pourtant primordial.

Un ÉNORME MERCI à mes deux éditeurs : l'ADCK-Centre culturel Tjibaou et Au vent des îles.

 

• L'ADCK-Centre culturel Tjibaou, qui m'accompagne depuis 2013 dans ce projet par un suivi sur le terrain, par la mise à disposition de contenu de ressources patrimoniale et linguistique, par des interventions écrites des membres du DRP, par de multiples écritures/réécritures et Lectures/relectures approfondies des textes mais aussi un accompagnement lors de la production des documents visuels, schéma, cartographies...... (un vrai travail d'éditeur comme disait mon très bon ami Luc Deborde lors de ses conférences), mais aussi et il faut le dire, par un accompagnement financier pour la production éditoriale, une diffusion et une mise en avant du livre au sein du Centre culturel Tjibaou, et également vers leurs partenaires (Maison de la Nouvelle-Calédonie entre autres) et invités, faisant rayonner ce livre et donc la culture kanak sur le territoire et à l'international.

 

• Au vent des îles, présent à mes côtés également depuis 2013, qui fait un travail exceptionnel, par la valorisation de mon contenu, les énièmes relectures réalisées, tant en Nouvelle-Calédonie (avec des correcteurs locaux pour les relectures principales de fond - plus de 6 mois d'échanges), qu'à Tahiti (pour la double relecture de finition), la mise au norme de ma maquette, la production du livre en tant qu'objet, beau et pérenne, cela pour un prix public le plus bas possible pour le rendre accessible au grand nombre et aux petites bourses, avec un très bon choix de papier, doux, agréable au touché, adapté aux climats tropicaux, une qualité d'impression tout en finesse et justesse des couleurs, une production et une finition irréprochable, magnifiant le détail jusqu'au moindre détail pour produire un objet phare de bibliothèque ou de table de salon. ... Mais aussi et cela ne fait que commencer, par un travail de diffusion pour que ce livre soit au plus près des lecteurs de Nouvelle-Calédonie en choisissant des acteurs économiques locaux en privilégiant le diffuseur de proximité par Pacific Book'in et la Librairie Calédo Livres (Cathie et Béné faisant un travail énorme également autour de ce livre), une présence, que dis-je, un ancrage à l'international avec une forte action et diffusion dans les librairies françaises (notamment au Quai Branly), européennes et du Pacifique (un vrai pouvoir de diffusion malheureusement encore trop rare chez les concurrents), un soutien et une disponibilité constante à l'auteur (donc à moi), en proposant des invitations sur des événements à l'international, par le financement de déplacements, par de la communication extra éditoriale... J'en passe. Et je conclurai par remercier et souligner l'implication directe de Christian Robert, directeur d'Au vent des îles, par son professionnalisme, son ouverture, sa bienveillance, son charisme et sa droiture, mais aussi sa simplicité et ses multiples qualités humaines, plaçant l'Autre au cœur de ses préoccupations, cela pour le bienfait du Livre au sens large, et donc pour le bienfait du livre Coutume kanak et par extension, le rayonnement de la culture kanak et de la Nouvelle-Calédonie au sens large. » SL

 

Ci-dessous une image de la rencontre Témoigner ou inventer, de quelle façon l'Histoire doit nourrir la fiction avec François Reynaert, Alice Zeniter et Frédéric Ohlen je n'ai pas malheureusement ou la suivre correctement pour en parler. (Mais c'était bien smiley)

 

Publié dans Culture Kanak, Essai

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SILO : Rencontre Luc Deborde/Frédéric Ohlen un débat d’éditeurs écrivains.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

SILO : Rencontre Luc Deborde/Frédéric Ohlen un débat d’éditeurs écrivains.

Dès le départ de ce débat aux allures de défi, de combat, par avance déséquilibré un gentil poids léger contre un poids lourd passionné, ça présageait d’un massacre. Mais Anne-Claire Lévèque a été admirable, la journaliste chargée de la modération savait que l’unique Officier de l’ordre des Arts et des Lettres du pays n’était pas là pour faire de la figuration. Heureusement, les deux hommes sont courtois et se connaissent, on ne risquait pas d’assister à un match de boxe mais entre l’éditeur produit et l’éditeur découvreur qui a encore le feu sacré le spectacle était prometteur. Le pauvre Luc Deborde allait souffrir et ce fut le cas. Quand Luc, taquin commence par faire les louanges de l’éditeur de l’Herbier de Feu en précisant malicieusement, « je crois que tu as fait une quinzaine de publications ». La mèche était allumée : « Tu es loin du compte, SOIXANTE éditions d’œuvres littéraires en passant par une anthologie poétique ou mon ouvrage original Petite anthologie du slam en Nouvelle-Calédonie ». L’auteur de Quintet son premier roman, mais publié en métropole, il a été suivi par Les Mains d’Isis, dans la Collection Continents Noirs, chez Gallimard, s’enflamma pour de bon. Anne-Claire Lévèque réussit néanmoins à contenir le feu mais Luc, d’un gauche perfide décocha, l’identité, bloqué de suite par le poids lourd : « C’est trop facile l’identité, l’ultime frontière, c’est la langue, c’est l’art, c’est la forme… » Et nouvelle reprise de la leçon du maître, comment l’arrêter ! Frédéric Ohlen est un mélomane, il met en musique ses mots comme ses propos et grâce a son puissant organe, il s’impose. Beau débat mais pour rester sur une image musicale, il y avait d’un côté une flûte, un piccolo même, inaudible à cause du puissant soubassophone déchainé à côté de lui. Mais ce genre débat est positif, du vrai débat animé qui met de l’ambiance.

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Rencontre avec Sylvain Derne/Guillaume Berger romanciers et Alejandra Rinck-Ramirez/Niko illustratrice et dessinateur de BD

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Les acteurs de ces deux rencontres Guillaume pas fatigué c'est celui de gauche,
Les acteurs de ces deux rencontres Guillaume pas fatigué c'est celui de gauche,

Les acteurs de ces deux rencontres Guillaume pas fatigué c'est celui de gauche,

Rencontre avec Sylvain Derne et Guillaume Berger :

 

En ouverture du salon du livre la journée de samedi, autant dire à l’aube pour ces deux étoiles montantes de la littérature calédonienne qui passent des nuits mouvementées avec des enfants en bas âge. Quand l’un de leurs bébés appelle la nuit, l’autre prend le relais lorsque le premier s’endort. L’un des auteurs, Sylvain en conserve les marques de fatigue sur son visage au réveille, l’autre, Guillaume, est frais comme un gardon, même après une nuit de pleurs. Guillaume Berger profite de ses nuits blanches pour faire du sport, des pompes, des abdos pour calmer ses nerfs et son envie d’hurler. Ils ont fait le tour de Calédonie ensemble pour le SILO. L’un a parlé du livre de l’autre tandis que l’autre a présenté le livre de son binôme avec brio. Ce duo d’auteurs calédoniens improvisé va facilement prendre la relève des anciens. Ils ne vont pas enterrer les anciens, a dit Guillaume, mais s’appuyer sur eux en grimpant sur leurs épaules, « je les ai lu, j’ai apprécié et je vais prolonger leurs œuvres à ma manière », a-t-il dit. Bénéficiaire d’une résidence d’écriture de la Province Sud, Guillaume Berger a bien l’intention de prouver qu’on peut compter sur lui à l’avenir. Avec Basuco, son roman, publié aux éditions Humanis, il a déjà réveillé le microcosme littéraire calédonien. Sylvain Derne, lauréat du prix Lagneau démarre encore plus fort avec son prix pour Le souffle des invisibles aux éditions Madrépores. Il a, lui aussi, bénéficié d’une résidence d’écriture au château Hagen. On reparlera de ces deux châtelains sympathiques et talentueux qui me pardonneront ce billet sur ton un peu familier mais qui vient du cœur.

 

 Rencontre avec Alejandra Rinck-Ramirez et Niko illustratrice et dessinateur de BD :

 

Un autre duo mais d’un style très différent. Niko commence à avoir une grande expérience de la scène, il parle de son métier en pédagogue explique la technique, l’éthique du caricaturiste, « on ne dessine pas les personnes tuées ou mortes d’un fait divers, jamais mais on peut caricaturer un homme public comme Jacques Chirac qui nous fait un « tata » et nous dit de profiter de la vie du haut de son petit nuage une bière à la main ».  Alejandra Rinck-Ramirez, architecte de formation, c’est la classe, elle impose son talent d’illustratrice, son nouveau métier, sans complexe, comme si reconstruire Notre de Dame de Paris était aussi aisé que d’illustrer un livre de cuisine. Elle avait apporté de beaux livres avec de superbes illustrations pour partager avec le public son amour de l’art et faut-il le rappeler, avec David Canot, ils ont été récompensé d’un Popaï.

 

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Rencontres entre amis et achats de livres étaient aussi au programme du SILO 2019

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Rencontres entre amis et achats de livres étaient aussi au programme du SILO 2019
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La librairie Calédo Livres s’est particulièrement investie sur les ouvrages des invités. Ludik sur la BD et les ouvrages jeunesse et la bouquinerie du Nord a proposé des ouvrages d’occasion. Bravo a ces courageuses qui déplacent des kilos de livres pour offrir une vitrine de nos ouvrages pays. 

PS : Courageuses car au SILO les hommes sont au bistro et les femmes aux cageots (de livres)

Rencontres entre amis et achats de livres étaient aussi au programme du SILO 2019
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Publié dans Evénement culturel

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