Le verdict est tombé mercredi soir 25 septembre. Les lycéens de Do Kamo ont fait fort, la CCI et le lycée Lapérouse n’ont pas pu rivaliser avec eux cette année. Ils devaient avoir à cœur d’honorer les 40 ans de leur lycée. Les élèves de Do Kamo participent chaque année à ce concours avec succès. Ils sont devenus des pros des mots d’or !
Melle TOLOFUA Filitonu lauréat 2018 a raconté son beau voyage grâce au prix avant de passer le flambeau à Dizzy ITREMA qui va lui aussi profiter d’un séjour d’une semaine à Paris, tous frais payés. JP
32e édition des Mots d’Or dans le Monde francophone
22e année en Nouvelle-Calédonie
LAURÉATS 2019
Dizzy ITREMA
1er Dizzy ITREMA du Lycée Do Kamo
2e Noëlle KODEMES du Lycée Do Kamo
3e Séra UJICAS du Lycée Dick Ukeiwe
4e Jenaya POIRHANE du Lycée Dick Ukeiwé
L'Alliance Champlain est mandatée depuis 1998 par l'importante association française "actions pour promouvoir le français des affaires", (A.P.F.A) pour organiser en Nouvelle-Calédonie, le concours international du Mot d'Or qui en est à sa vingt-deuxième édition sur le Caillou.
Le concours est organisé en Nouvelle-Calédonie grâce à l'aide du Vice-rectorat et de la Chambre de commerce et d'industrie. Il est lancé officiellement chaque année pendant la semaine de la langue française et de la Francophonie qui se déroule au cours de la troisième semaine de mars.
Plusieurs centaines d’élèves de terminale et de BTS et plusieurs dizaines d’enseignants ont accepté en 2019 de faire participer leurs élèves en prenant sur leur temps de cours.
Le concours s’est échelonné sur plusieurs semaines en fonction de l’emploi du temps des établissements scolaires.
La lauréate 2018 a raconté son séjour. Daniel Miroux était ravi de l'entendre raconté son aventure
La lauréate 2018.2019, Filitonu TOLOFUA a séjourné à Paris à la fin mars 2019 pour participer pendant une semaine aux manifestations organisées pour les lauréats de la Francophonie, tant au Ministère de l’Économie et des Finances qu’auprès de l’O.I.F., à l’occasion de la semaine internationale de la Francophonie.
Que sont les Mots d'Or ?
Ce concours a été créé en 1988 à l'initiative de l'association « A.P.F.A. ». Il regroupe la coupe francophone des affaires pour les candidats francophones et la coupe du français des affaires pour les candidats francisants.
En 2019, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont concouru aux Mots d'Or,
dans près de 40 pays.
Le patronage est particulièrement élogieux puisqu’outre le Haut conseil de la francophonie et l'Organisation Internationale de la Francophonie, nous trouvons le Ministère de l'Économie et des Finances ainsi que le Ministère de la Culture.
Les Mots d'Or permettent aux élèves et étudiants d'affiner leurs connaissances en français des affaires. ainsi que tout ce qui a trait à l'économie d'entreprise, aux techniques commerciales, à l'informatique de gestion et également aux techniques de communication. En effet, c'est bien souvent dans ces matières que sont employées de nombreuses expressions en langue étrangère, prêtant souvent à confusion car mal assimilées et bien souvent déformées.
Le vocabulaire en langue française est beaucoup plus riche qu'on l'imagine. Il est clair et précis. Chaque jour de nouveaux termes sont créés par les commissions de terminologie, en particulier celles du Ministère de l'Économie et des Finances à Paris ainsi que de l'Office de la langue française au Québec.
La pauvreté du vocabulaire de la jeunesse actuelle est l’un des défis à relever. Certes, on ne peut plus parler, pour des élèves de terminale et de BTS, d’illettrisme au sens propre du terme mais plutôt d’une pauvreté terminologique. Un même mot est utilisé pour plusieurs sens différents. C’est d’autant plus dramatique que l’atout du français c’est la nuance dans les mots.
Le concours "Les Mots d'Or" consiste en quatre parties (durée : environ 1h30)
Trouver un mot de la langue des affaires dont la définition est donnée
Remplacer dans un texte des mots étrangers par leurs équivalents français
Chercher des mots nouveaux pour des concepts nouveaux
Présenter enfin en quelques lignes un projet de création d'entreprise (un délai de deux semaines de réflexion est accordé)
De nombreux prix couronnent les lauréats dont un voyage à Paris, tous frais payés, pour une semaine, au cours de la 3e semaine du mois de mars 2020 à l'occasion de la journée annuelle du français des affaires qui aura lieu le mardi 17 mars 2020 pendant la semaine de la Francophonie. Le lauréat calédonien passera son séjour avec une trentaine d’autres gagnants venant d’autant de pays différents.
"Pirogues à la dérive" ouvrage collectif sorti à l'occasion de Pirogue 2019, Salon du livre de Port-Vila qui s'est tenu la semaine dernière à l'Alliance Française. Ce recueil rassemble des écrivains de Nouvelle-Calédonie et du Vanuatu, et notamment Marcel Melthérorong.
137 pages publiées avec le soutien de la Coopération régionale Nouvelle-Calédonie / France / Vanuatu, de l'Ambassade de France au Vanuatu et de la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie.
Mise en page & couverture : Julie Saw - Little by little studio.
Editions Alliance Française de Port-Vila Vanuatu.
Ouvrage disponible à l'Alliance Française : 1000 vt.
Déwé Gorodé signe en 2005 ce premier roman singulier, traversé d’oralité kanak contemporaine, de récits anciens, de chants et de poèmes profondément originaux.
Dans la langue qui lui est propre, elle dresse les portraits sans concession d’hommes et de femmes tourmentés, composant par touches parfois crues, parfois gaies, parfois sombres, un tableau sans fard des passions qui ravagent les êtres. Sans faux-semblant, sans pudeur hypocrite, l’auteure choisit de dire le désarroi des femmes salies, abusées dès l’enfance, parfois au sein même de leur famille, soumises physiquement et moralement au bon vouloir du sexe fort.
« L’Épave » est une œuvre fondatrice d’une écriture kanak contemporaine, inventive et courageuse, la voix d’une femme qui brise le silence autour des maux du sexe et des violences faites à ses pairs.
Cette œuvre a été présentée pour la première fois au SILO 2005, à Poindimié. C’était alors le premier roman kanak jamais publié. « L’Épave » a reçu le prix Popaï en 2007.
Déwé Gorodé au festival de la BD à Boulouparis en 2017 entourée de quelques participants
Présentation : Succession de tableaux émouvants et sensibles de la jeunesse polynésienne, les superbes nouvelles d'Anaïs Moyrand racontent la vie et la mort, les matins bleutés et les nuits sombres, les fêtes, les bonheurs et l'ennui, le soleil rouge dans l'océan mauve, le vertige des soirées de pleine lune, la chaleur étouffante et la pluie, enfin, qui emporte tout.
Livre distribué par Pacific Book’in vendu 2670 CFP
Lifou sous la pluie de Patrick Génin - Waej Génin-Juni - Nicolas Kurtovitch - Isa Qala - Saipö Saipö - Dick Samuel Ukeiwë.
Collection : Archipels chez Humanis
Présentation : À Lifou, il fait presque toujours beau. Et le soir, le sable resplendit dans la tendre lumière du couchant. Cela n'empêche pas certains de boire, de s'énerver et de hurler. Mais à Lifou, il pleut aussi, parfois. Alors, les nuages, lourds d'avoir été trop longtemps éloignés, crachent leur colère dans une orgie violente. Cela n'empêche pas certains de chanter et de danser. Et toujours, les roches noires se prélassent dans la mer complice.
Maek quitte soudainement le domicile de sa compagne Carole et leur quotidien provincial, pour aller quérir sa liberté à la capitale. À Paris, le quadragénaire kanak, touche-à-tout exubérant qui s'est exilé en Europe vingt ans auparavant, retrouve au fil d'une semaine mouvementée quelques têtes connues de la « diaspora océanienne ». Il accepte en chemin un curieux défi : convaincre le vieux Samy de rentrer au pays. L'ancien compagnon d'échappée, devenu sans-abri, s'est résolument « fixé au pavé comme un bénitier sur le platier »...
Extrait :
Sur les klaxons lointains et le grondement de la ville qui jouaient en sourdine l’immuable partition de millions d’anonymes, un soliste avait commencé à poser une mélodie familière. Des bribes de son chant allaient et venaient autour de la tente. Les paroles se firent plus nettes, atteignant soudain la conscience de Maek dans son demi-sommeil. Il sentit la tente trembler, puis une grosse paluche tâtonner en pratiquant l’ouverture. La trogne enjouée de l’aîné lui apparut, tout auréolée d’une lumière matinale éblouissante. « On dirait un sauveteur qui viendrait me tirer des décombres dont je suis prisonnier », songea Maek, se sentant incapable de bouger. « Ce sont les vivants en surface qui envoient Samy pour me tirer du royaume des morts. » Les pensées macabres lui venaient souvent au réveil. Il fallait généralement le café inaugural pour en dissiper l’arrière-goût. « Tu te mets aux taperas, toi le mécréant ? demanda finalement Maek, la voix enrouée. — Debout ! ignora l’hôte. Je suggère de se lever, il faut se préparer pour affronter la journée, prononçait-il de son débit à la fois posé et tout en saccades. On doit plier la tente avant d’être emmerdés.
Sur le prix :
Pour cette cinquième édition, c’est finalement l’auteur Sylvain Derne qui a remporté le sésame avec Le Souffle des invisibles, comme annoncé l’année passée, lors du dernier Salon International du Livre Océanien.
Ce SILO 2019 est l’occasion de donner à découvrir le texte qui nous a séduits. L’intrigue de cette œuvre empreinte d’humour se situe à Paris et raconte les tribulations de Maek, et plus généralement de la communauté kanak expatriée venue se risquer sur le continent froid durant quelques années, et hésitant quelquefois à rentrer au pays, peut-être par peur de ne pas y retrouver sa place.
Ce premier roman, sensible et inspiré, invite à une réflexion sur l’identité qui se construit et se consolide parfois en se confrontant à l’Autre, car, comme dirait Maek : « Il y a des proches qu'on ne peut qu'aimer mieux en s'éloignant d'eux. » Une thématique, ô combien d’actualité, à l’heure où nous fêtons les trente ans du programme Cadre Avenir qui a permis, depuis 1989, à plus de mille sept cents Calédoniens de se former en métropole et ainsi, se rendre compte à quel point l’éloignement du pays nous rapproche.
Mon père, Michel Lagneau, aurait sans doute été heureux de s’impliquer dans ce concours, y voyant l’aboutissement de ses aspirations : soutenir et promouvoir l’édition calédonienne. Artisan-imprimeur-typographe arrivé sur le Caillou dans les années soixante, il fonde les imprimeries Artypo en 1971, à Nouméa. Au fil des ans, les progrès techniques qui se font jour dans le secteur de l’imprimerie lui permettent de réaliser des ouvrages de plus en plus sophistiqués, à la hauteur de ses exigences.
En 1990, Michel Lagneau propose aux éditeurs locaux de partager avec lui cette passion du livre : Artypo n’hésite pas, alors, à investir afin de pouvoir éditer localement des ouvrages. Homme dynamique, il n’a jamais oublié l’esprit de compagnonnage qui anime la corporation des maîtres imprimeurs et nous a transmis son goût du travail bien fait et son esprit d’entreprendre.
Il nous quitte le 3 février 1999, laissant derrière lui quatre enfants et une imprimerie, Artypo, qui, aujourd’hui, reste encore l’un des fleurons de l’industrie calédonienne.
Ce prix littéraire est un hommage à sa mémoire et sa passion pour les mots.
Nadège Lagneau
Partenaires :
Cet ouvrage a été publié avec l’aimable concours des imprimeries Artypo, mécène du prix Michel Lagneau, en partenariat avec la maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie, la bibliothèque Bernheim, l’ADAMIC, l’ADCK-centre culturel Tjibaou et les éditions Madrépores.
Les précédents lauréats du prix Michel Lagneau ● Le Poids des rêves, Samir Bouhadjadj, 2007. ● L’Hom Wazo, Dora Wadrawane, 2009. ● Chroniques de la mauvaise herbe, Vincent Vuibert, 2013. ● Sang mêlé, Patrick Zaoui, 2016.
Sylvain Derne
Né à Hyères, dans le Var, en 1985, Sylvain Derne grandit à Païta où sa famille s’installe alors qu’il n’a que quatre ans. C’est là qu’il noircit ses premiers feuillets. « Très tôt, quand je me suis retrouvé devant une page blanche avec des feutres et des crayons, j'ai eu la sensation d'une liberté grisante, infinie. On s'échappe dans le monde qu'on invente. À force, le besoin "d'élucubrer" devient une seconde nature ! »
Il découvre très jeune l'écrivain italien Dino Buzzati et son roman illustré La Fameuse Invasion de la Sicile par les ours (1945), puis Le Désert des Tartares (1940), deux livres qui le fascinent et ancrent son envie d’écrire. « Le premier parce qu'il s'y passe toutes sortes de choses manifestement absurdes, mais auxquelles on croit volontiers (des congrès d'animaux en train de discourir sur l'état du monde...) Le deuxième parce que c'est un roman d'inaction, narrant l'attente vaine d’une bataille qui ne se livrera... qu'après la fin du récit. À partir de cet apparent néant, l'écrivain fait une brillante démonstration que l'on peut tout à fait happer un lecteur par la psychologie d’un personnage. »
Bac en poche, il poursuit des études de journalisme à Montpellier, puis à Paris. En 2011, il collabore au scénario du projet Imulal, une terre, des racines et des rêves, du réalisateur kanak Nunë Luepack, consacré à la jeunesse calédonienne partie se former loin du Caillou. Ils remportent le prix du meilleur pitch au FIFO 2012 et le Grand Prix de la Sélection.
Pacifique au Festival international du cinéma des peuples Ânûû-rû Âboro, à Poindimié.
L’année suivante, il signe avec François Teste un documentaire radiophonique d’une heure pour France Culture intitulé Les Cartes et la Mémoire. Une évocation du travail de cartographie de l’IGN réalisé à partir de photos aériennes, dans lequel son propre grand-père a fait sa carrière.
Depuis Paris, il produit et présente, en 2014, l’émission radio Décalage horaire, diffusée sur NC 1ère, parcourant le territoire métropolitain à la rencontre des Calédoniens de l'Hexagone, exilés pour « étudier, servir l’armée, travailler, se soigner ou fuguer… »
C’est aussi à Paris qu‘il rencontre Faustine qui deviendra sa compagne, et avec laquelle il s’embarque pour le Canada : ensemble, deux ans durant, ils parcourent la Colombie-Britannique, sillonnent les prairies de l'Alberta et du Saskatchewan, explorent Montréal et même Seattle aux États-Unis.
Durant cette courte période, il vit de petits boulots – dans un centre équestre, une ferme d'huîtres, ou une radio, CILS FM, minuscule station communautaire francophone de Victoria. À Montréal, il fréquente assidûment la bibliothèque nationale du
Québec, travaillant à des textes personnels, qu’il peaufine dans des ateliers d’écriture.
Début 2018, il revient, avec sa compagne, s’installer sur le Caillou. Il y collabore avec divers médias en tant que journaliste-pigiste ou rédacteur dans un service de communication institutionnelle, mais projette de s’impliquer dans des projets à caractère plus culturel. « J'ai une obsession maladive : éviter la routine. » Un clin d’œil à l’officier Giovanni Drogo, surveillant en vain le désert des Tartares d’où aucun ennemi ne surgit.
Le Souffle des invisibles gagne les faveurs du jury de l’édition 2018 du prix Michel Lagneau. « Avec ce texte, j'entendais rendre hommage à plusieurs compagnons d'échappée avec lesquels j'ai traîné en France. Certains n'ont jamais remis les pieds sur nos îles depuis les années 1980, mais ils restent de magnifiques ambassadeurs de leur culture. »
En 2018, Sylvain Derne est également le lauréat de la résidence d'écriture au Château Hagen attribuée par la province Sud. Il y travaille sur son prochain ouvrage : « Une sorte de carnet de voyage qui entremêlerait le vu, le ressenti avec l'imaginé, le lu, le raconté, par des personnes croisées un instant. Le décor est nord-américain, inspiré de nos deux années de nomadisme au Canada. »
Depuis octobre 2018, Faustine et Sylvain sont « les parents extatiques et crevés d'une petite Diane qui se marre déjà beaucoup ».
Le Souffle des invisibles est son premier ouvrage publié.
Au SILO
Jeudi 26 septembre à Koné de 13h30-14h00
Rencontre avec Sylvain Derne, romancier – Lauréat 2018 du Prix Lagneau du 1er roman
Dimanche 29 septembre à Poindimié de 10h30-11h30
Imaginer - En quoi la littérature participe-t-elle à la citoyenneté ? Avec Anna Funder, Guillaume Berger, Sylvain Derne, Alice Zeniter
Samedi 5 octobre à Nouméa de 8h00-8h40
Rencontre avec Sylvain Derne et Guillaume Berger (romanciers)
Le non-dit serait de nier que la librairie Calédo Livres était beaucoup trop petite pour accueillir le public venu écouter l’Historien Louis-José Barbançon parler de sa réédition du best-seller Le Pays du Non-Dit.
Louis-José Barbançon avait invité Jone Passa, le sociologue, pour donner son point de vue, il l’a fait brillamment avec sa sensibilité kanak, mais c’est l’historien qui a fait le spectacle, un one-man show de plus de deux heures devant une salle comble. Des personnes étaient debout ou assises par terre. LJB s’est d’abord expliqué sur la réédition tardive de son livre. Une génération sépare le premier livre du second, réédité tel quel, sans changer une ligne. L’historien assume ses propos en avouant que certains passages ne sont plus d’actualité et auraient pu être gommés mais dans le contexte de l’époque, ils ont été écrits avec sincérité donc il a décidé ne rien changer.
Il a rappelé que ce livre, c’est en fait deux livres en un, écrit parallèlement à une thèse. Dans la thèse, un travail d’historien, il ne pouvait pas mettre son regard de Calédonien. Il voulait exprimer son ressenti avec une pensée d’historien des mentalités et sa sensibilité de chrétien qu’il assume. Il assume tout Louis-José Barbançon, il se justifie aussi pour convaincre expliquer qu’il est profondément calédonien. Il le dit sans pudeur, sans honte du passé douloureux, du bagne, une plaie qui semble encore ouverte chez lui puisque les chaînes des bagnards et la condamnation des bagnards à rester sur le caillou sont comparables à l’esclavage aux Antilles d’après lui. Donc, il accepte le qualificatif de victime de l’histoire pourtant inventé par Jean-Marie Tjibaou et mal accepté par une partie des Calédoniens de souche. D’où débat et sujet abordé pendant la causerie qu’est-ce qu’un Calédonien ?
Si Louis-José Barbançon avait fait le questionnaire pour le recensement, il aurait pu le rédiger ainsi :
Cocher les cases suivantes suivant votre appartenance communautaire :
Calédonien de type européen, métis kanak, berbère ou asiatique victime de l’histoire et/ou acteur de la colonisation.
Kanak de type mélanésien appartenant au peuple colonisé.
Immigré européen ou autre région du monde.
Avec sa grande connaissance du pays il l’aurait probablement fait avec plus de finesse mais, il aime dire les choses, quitte à choquer. Il a fait plus que de parler de son ouvrage, il a résumé l’histoire du pays avec des feed-back jusqu’au temps du lapita et du peuplement de la Calédonie, en saluant le travail de Christophe Sand qui a toujours démontrer la profondeur historique du peuple kanak. Il a des formules choc, parfois drôles. Il dit par exemple : Les kanak découvre Cook le 4 septembre 1774 et Cook découvre les kanak à cette même date. Pour lui il n’y a pas de découvreur et découverts mais une prise de conscience de l’autre mutuelle.
Louis-José Barbançon est intarissable quand il parle du pays, il a rappelé sa prise de parole le jour de l’inauguration Mwâ Kââ[1], un poteau sculpté de 12 mètres, érigé à Nouméa à l’initiative du mouvement indépendantiste. Il avait dit de mémoire de la causerie : « Nous sommes venus sur cette terre, cette terre est kanak, nous appartenons à cette terre mais elle ne nous appartient pas… ». Louis-José Barbançon dit, il ne faut pas oublier que la vérité historique est le principal objectif recherché par l’historien. Pour en savoir plus sur le regard de l’historien sur le pays, il faut acheter son livre. Cette causerie était historique !
Collection Archipels chez Humanis disponible à compter du 27/07/2019.
198 pages, Prix public : 2890 XPF
Présentation : Initialement paru en 1992, Le pays du Non-Dit s'est immédiatement imposé comme un ouvrage de réflexion majeur sur la Nouvelle-Calédonie, son passé, ses blessures et ses voies d'avenir. Épuisé pendant deux décennies, l'ouvrage n'a pourtant jamais cessé d'être cité et d'alimenter les propos et les débats qui l'ont suivi. À travers cette réédition, nous sommes heureux de le rendre à nouveau disponible auprès du grand public.
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Cercle de poètes réunis pour Pirogue 2019. – participe à Pirogue 2019, Salon Du Livre de Port-Vila avec Noémie Svr, Mars Melto, Paran Latan, Stan Antas, Yasmine Bjornum, Tio Bang et Paul Tavo à Alliance française de Port-Vila.
Pirogue 2019. – avec Julie Dupré, Tio Bang, Noémie Svr, Paran Latan, Mars Melto, Yasmine Bjornum, Paul Tavo et Stan Antas. (Source FB Georges Cumbo
Chez L’Harmattan dans la collection Lettres du Pacifique
LITTÉRATURE ROMANS, NOUVELLES OCÉAN PACIFIQUE Nouvelle Calédonie
C'est en Thaïlande que l'auteur nous entraîne, sur les traces de son personnage, Mona qui découvre par hasard dans l'avion qui la mène en Asie "Et Dieu créa le rêve", un livre écrit il y a plus de deux siècles. Pour elle, c'est une révélation. Cette lecture la plonge dans un univers entre rêve et réalité, où tout devient possible : des mystères des "pétroglyphes" qui lui seront révélés par un vieux sage kanak, aux lois cachées de l'univers et de son destin, que lui enseignera un moine bouddhiste. Mythe ou réalité ? Laissons au lecteur la surprise de découvrir les mille et une facettes de ce nouveau "conte" intemporel.
Danick Loquet, un auteur calédonien aux origines pluriethniques, membre du Cercle des Auteurs du Pacifique (le CAP), et lauréat du prix Vi Nimö des lycéens, poursuit, dans son troisième livre édité dans la collection, sa quête philosophique originale sur le pourquoi et le comment de la vie, sous forme d'un roman original nourri d'imagination et épicé de fantaisie...