Succès pour la conférence sur JEAN BRUNE un écrivain Français d'Algérie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Succès pour la conférence sur JEAN BRUNE un écrivain Français d'Algérie

Succès pour la conférence sur JEAN BRUNE un écrivain Français d'Algérie

Jeudi 26 mai 2016 à 18 h à la bibliothèque Bernheim tous les fidèles du Cercle algérianiste de Nouvelle-Calédonie étaient présent pour assister à la conférence présentée par Antoine Bayle, président du Cercle des Algérianiste de Nouvelle Calédonie.

Des textes de Jean Brune ont été dits par des membres avec l'assistance du professeur Jean-Yves Faberon.

Les conférenciers sont évidemment imprégnés d’Algérianisme, une réalité culturelle algérienne qui dérange comme dérangent les témoignages des Pieds-Noirs et des Harkis.

En 1962, c’est la rupture violente, historique et affective, et l’exode d’un million de personnes. Beaucoup de Pieds-Noirs vont écrire leur souffrance, leur déracinement. Jean Brune est de ceux-là. Le but du cercle était de faire connaître cet écrivain engagé mort dans l’indifférence à Nouméa en 1973.

Jean Brune partisan de l’Algérie française a écrit sa douleur dans ses romans dans l’ombre d’Albert Camus. Jean Brune était un homme de droite et Albert Camus plutôt de gauche mais les deux hommes partageaient l’amour de l’Afrique du Nord, d’Alger et de Bab El Oued. Ils se connaissaient et étaient amis, ils avaient joué au football ensemble.

Jean Brune était plus engagé qu’Albert Camus. Les titres de ses livres sont sans équivoque comme « Interdit aux chiens et aux Français », publié en 1966. Si aujourd’hui lorsque l’on parle de la guerre d’Algérie on parle souvent de repentance ou de tortures, celles de l’armée française sur les rebelles du FLN. Jean Brune parle dans ses livres des tortures des 80 000 Harkis abandonnés par la France, torturés avec une sauvagerie incroyable qu’il décrit avec minutie dans ses textes. Il désigne les coupables, cite les hommes politiques de l’époque, n’hésite pas à critiquer l’icône le général De Gaulle. Ça lui vaudra l’exil. Impossible de résumer toutes les anecdotes racontées au cours de cette conférence instructive mais pas neutre. Beaucoup de parallèle ont été faits avec la situation actuelle où des attentats urbains qui ont lieu en France comme en Algérie à l’époque. Pour Antoine Bayle, président du Cercle des Algérianiste, Jean Brune était un précurseur et avait anticipé la situation actuelle.

 Biographies de Jean Brune et Roger Degueldre

Jean Brune né en 1912 à Aïn Bessem (Algérie), mort en 1973 à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), est un écrivain et journaliste français. Vétéran de la première Armée française, Jean Brune combat les Allemands dans les blindés et reçoit une citation pour une victoire dans un combat de chars en Forêt Noire (1945).

Plus tard durant les années 1950, il collabore à La Nation française de Pierre Boutang et Michel Vivier. Il fut un ardent partisan de l'Algérie Française. Nationaliste français, cet athée se conçoit comme un Européen de civilisation, ayant la Grèce et la Rome antiques pour références. Après l'indépendance de l'Algérie, terriblement déçu, il rejoint Aginter Press à Lisbonne dont il devient rédacteur en chef avec le projet de créer un centre d'information indépendant à la fois des monopoles ou oligopoles d'information de l'Est et de l'Ouest qu'il considère comme incapables de laisser l'information factuelle se répandre. Au contraire, croit-il, seuls des instruments de propagande arrivent à la presse et sont répétés ad nauseam. Il quittera cet organisme et rejoindra la Nouvelle-Calédonie où il mourra en 1973.

Roger Degueldre était un lieutenant du 1er régiment étranger de parachutistes, déserteur à la suite du putsch des généraux en 1961 pour rejoindre l'Organisation armée secrète (OAS), et créateur des commandos Delta de cette organisation. Il naît le 19 mai 1925 à Louvroil (Nord) à quelques kilomètres de la frontière belge.

Condamné à mort le 28 juin 1962 par la Cour militaire de justice, Roger Degueldre est fusillé au fort d'Ivry (région parisienne), le 6 juillet 1962.

Né dans une famille ouvrière, d'un père cheminot et d'une mère au foyer, il fuit, avec sa famille, l'occupation allemande en 1940 pour se réfugier en zone libre dans le Sud de la France. En 1942, le jeune Roger Degueldre remonte dans le Nord de la France pour entrer clandestinement dans la zone occupée, et s’engager dans le maquis, auprès des partisans communistes, dans les Francs-tireurs et partisans (FTP) aux côtés de Roger Pannequin, le « commandant Marc » sous l'occupation allemande.

À la Libération, il s'engage dans la 10e Division d'infanterie motorisée qui participe à la réduction de la poche de Colmar en janvier 1945, puis à la Légion étrangère, sous l'identité de Roger « Legueldre » né le 18 septembre 1925 à Gruyères (Fribourg) Confédération suisse. Par décision ministérielle, il reprend son identité le 28 septembre 1955.

Il gagne ses galons de sous-officier en Indochine (au 1er régiment étranger de cavalerie) en étant décoré de la médaille militaire pour acte de courage (porte secours au capitaine de Blignières et au sous-lieutenant Boutot sous le feu de l'ennemi) pendant la guerre d'Indochine. Il est décoré de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs.

Après la chute de Điện Biên Phủ, il est muté au 1er bataillon étranger parachutiste (ancêtre du 1er régiment étranger de parachutiste) et il participe au conflit algérien, où il est fait officier et est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Pendant la semaine des barricades à Alger (janvier 1960) il est présent avec son régiment. Engagé dans la défense de l'Algérie française, il est alors soupçonné d’avoir participé au complot avorté de décembre 1960, contre le général de Gaulle peu après sa visite à Alger. Il est muté au 4e régiment étranger d'infanterie. Niant les faits, et convaincu de la nécessité de la lutte armée, il passe alors dans la clandestinité le 11 décembre 1960.

En 1961, il est le créateur et responsable des commandos Delta de l'Organisation armée secrète (OAS). Le 15 mars 1962, à 10 h 45 un « commando Delta », pénètre au centre social de Château-Royal dans la commune d'El-Biar, près d'Alger. Dans la salle de réunion étaient rassemblés six dirigeants des centres sociaux qui furent alignés contre un mur de la cour et abattus à l'arme automatique.

Il est arrêté le 7 avril 1962, condamné à mort puis fusillé le 6 juillet 1962 au Fort d'Ivry. Une balle seulement sur les onze du peloton d'exécution l'atteint3. L'officier chargé de lui donner le coup de grâce s'y reprendra à six fois et devra aller chercher un second révolver avant que Degueldre ne meure. Les trois premiers officiers ayant refusé l'ordre de former le peloton d'exécution, les capitaines Jean de Balby de Vernon, Michel Cabanes et Michel Martet, du 501e régiment de chars de combat de Rambouillet, sont sanctionnés, rayés des cadres et mis aux arrêts. Les officiers suivants qui ont refusé l'ordre, ont également été sanctionnés.

Sa compagne, Nicole Gardy, fille du général Paul Gardy, également condamnée à mort, s'enfuit avec toute la famille Gardy en Argentine en 1963, et se marie plus tard à Michel Bésineau ; l'Argentine leur offre alors des terres à Misión Tacaaglé, dans la région de Formosa, près du Paraguay.

Décorations : Cité avec Croix de guerre des TOE, celle-ci porte 2 étoiles de bronze (régiment ou brigade), 2 étoiles d'argent (division), 2 étoiles de vermeil (corps d'armée) et 2 palmes (armée). En Algérie, il gagne la croix de la Valeur militaire. Il a été décoré de la médaille militaire et a été fait chevalier de la Légion d'honneur. Sa condamnation le prive de ses prérogatives en matière de décorations.

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