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Du cœur à l’ouvrage un article de Carnets du Pacifique sur le président de l'association des écrivains de Nouvelle-Calédonie

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Du cœur à l’ouvrage un article de Carnets du Pacifique sur le président de l'association des écrivains de Nouvelle-Calédonie

Du cœur à l’ouvrage

12 mars 2019 sur carnet du Pacifique

 

L’auteur calédonien de renom et fils de travailleurs tonkinois continue son combat. Celui de la reconnaissance de l’histoire des engagés vietnamiens sur le territoire.


Il nous a reçu chez lui, à Nouméa, dans son appartement chaleureux à la décoration éclectique. Jean Vanmai, 77 ans, est accoutumé aux entretiens avec les journalistes. Il faut dire que son parcours est atypique. De l’arrivée de ses parents en 1937 sur le Caillou pour travailler sur la mine Chagrin, à sa reconnaissance en tant qu’écrivain, il y a un monde. Cet autodidacte semble avoir vécu mille vies. Débarqué du Vietnam, son père est engagé pour cinq ans comme main-d’œuvre dans la centrale électrique.

C’est sur la mine Chagrin près de Koumac qu’il naît et grandit. De cette enfance précaire, il ne retient que les bons moments. « À l’époque, je vivais pieds nus. Avec les copains on jouait autour de l’usine de chrome, dans la nature. On n’avait rien comme jouet. Mon camion à moi, c’était une boîte de sardines que je tirais avec un bout de ficelle », raconte-til le sourire aux lèvres. Il est l’aîné de huit frères et sœurs auprès desquels il grandit, isolé dans un village de Tonkinois. « On ne pouvait pas fréquenter les écoles françaises. Sur la mine, mes compatriotes nommaient un « lettré » pour être l’instituteur vietnamien. Il faisait réciter des leçons par cœur aux enfants pour les occuper », avoue-t-il.

Chance pour Jean, le sérieux de son père au sein de la mine lui permet d’intégrer une école française. Il a alors dix ans. Puis vient le collège. Il fait ses classes à Nouméa, aux frais de ses parents. En parallèle, Jean suit des cours d’électronique par correspondance, il répare des électrophones et des récepteurs radio. En 1960, sa vie bascule. Alors qu’il a 20 ans, sa famille et ses amis embarquent à bord du Eastern Queen pour Hai Phong, la ville de ses ancêtres. Il doit être du voyage mais se ravise au dernier moment. « Toutes mes affaires étaient à bord du navire mais j’ai décidé de ne pas partir. J’étais une tête brûlée ! J’ai donné une lettre d’adieu à un chauffeur de taxi à l’Anse Vata, pour qu’il la donne à mes parents ». Ce qui lui reste est dérisoire. Une paire de claquettes, un jean, une chemise et 3 000 francs en poche, il prend la décision de sa vie. Un acte ni politique ni révolutionnaire.

On comprend avec cette photo pourquoi il a sauté du bateau !

Il a trouvé l’amour

« J’avais rencontré une femme. C’était une voisine à Koumac, elle était Futunienne et si belle », révèle-t-il heureux. Cette femme, c’est Eléna, avec qui il vit depuis plus de soixante ans et avec qui il a eu trois enfants. Une pulsion d’amour qu’il ne regrette pas, mais qui l’éloigne de sa famille pendant quinze ans. « À chaque fête du Têt, je désespérais de revoir les miens.

Les lettres que nous recevions du Vietnam étaient contrôlées par l’État. Je ne savais pas ce que vivaient mes parents et mes frères et sœurs à l’époque. La censure était de mise », raconte-t-il le visage fermé. En attendant, il économise et leur envoie de l’argent. En 1975, à la fin de la guerre du Vietnam, il réussit à atteindre le pays. « J’ai revu ma mère, elle était resplendissante ». Elle m’a regardé et m’a dit : « Mon fils aîné, quel bonheur que tu sois resté en Nouvelle-Calédonie ». À ce moment-là, toutes mes craintes se sont enfuies. «J’avais fait le bon choix », lâche-t-il. Sur place, il découvre les conditions de vie précaire de sa famille. « Lorsque j’ai vu la cuisine de ma soeur, je n’ai pas pu retenir mes larmes », avoue-t-il. À son retour sur le territoire, Jean continue son ascension professionnelle.

Le silence des parents

Il s’associe au patron d’une société d’électroménager et d’électronique, mais son envie de raconter son histoire et celle de sa communauté est forte. « Je me suis dit qu’il fallait que quelqu’un raconte cette histoire, on ne pouvait pas accepter qu’elle tombe dans l’oubli », assure-t-il en s’adossant sur son fauteuil en rotin. Cette histoire familiale empreinte de misère ne lui a jamais été racontée par ses parents. « Jamais ils n’en ont dit mot », révèle-til. Par pudeur mais aussi et surtout pour ne pas attiser les rancoeurs.

« La détermination des populations tonkinoises consistait à éduquer les enfants à réussir financièrement pour s’en sortir ». Le silence de ses parents sera pour lui un moteur. Après quatre années d’hésitation, il publie en 1980 le récit historique Chân Dang, qui retrace l’histoire et les conditions de vie des travailleurs vietnamiens. Cet ouvrage marque le début d’une seconde carrière, d’écrivain, pour laquelle il signe plus de dix romans. Un moyen pour ce septuagénaire de « ne pas effacer le passé », conclut-il.

NB :  Texte et photos : Alix Madec + DR

Photo de l'époque et du départ
Photo de l'époque et du départ
Photo de l'époque et du départ

Photo de l'époque et du départ

Publié dans Ecrivain calédonien, Roman

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Causerie Femmes no Nengone avec Sophie Mendès à la librairie Calédo Livres

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Pa Ozin, poétesse une des femmes de l'ouvrage et Sophie Mendès
Pa Ozin, poétesse une des femmes de l'ouvrage et Sophie Mendès

Pa Ozin, poétesse une des femmes de l'ouvrage et Sophie Mendès

Femmes no Nengone, c’est vingt-quatre portraits de femmes choisies au hasard des rencontres et des connaissances de Sophie Mendès sur l’île de Maré où elle a vécu quatre ans. Cette causerie du 29 mai, veille de l’ascension, ne pouvait pas attirer la foule des grands jours, mais une poignée de personnes a fait le déplacement pour s’enrichir des anecdotes rapportées par Sophie Mendès. Comment a-t-elle fait ses choix de personnages et l’élément déclencheur qui a permis de réaliser ce beau livre par exemple ? L’idée du livre est partie de la rencontre avec Pa Ozin poétesse pour laquelle l’auteure a de suite eu un coup de cœur et le reste a suivi. Les femmes de Maré ont du talent et méritaient ce livre. La vérité sort toujours de la bouche des enfants. En présentant son livre a des enfants de Maré, Sophie Mendès l’a vérifiée et a réalisé que son travail avait du sens quand l’enfant lui a dit : « Les femmes de Maré ne font pas que la cuisine alors ? ». Non, elles ne font pas que la cuisine et Pa Ozin en déclamant un joli poème en fin de causerie en a été la preuve. Il faut souligner que les bénéfices de la vente de ce livre iront entièrement à l’association patrimoine de Nengone. L’ouvrage est en vente à 2900 F. Après Les Moni, Sophie va changer l’image de Maré. On dira bientôt « Maré, ses avocats succulents et ses beaux livres ». Un autre ouvrage est en germination. Le monde kanak bouge entre tradition et modernité, c’est une bonne nouvelle. JP

Dédicace de Sohie, Sophie mendès et Pa Ozin et le maire de Maré Pierre NgaiohniDédicace de Sohie, Sophie mendès et Pa Ozin et le maire de Maré Pierre Ngaiohni
Dédicace de Sohie, Sophie mendès et Pa Ozin et le maire de Maré Pierre Ngaiohni

Dédicace de Sohie, Sophie mendès et Pa Ozin et le maire de Maré Pierre Ngaiohni

Publié dans Vie Pratique, Culture Kanak

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Nouveauté Au Vent des Îles : Communs et océans. Le rahui en Polynésie.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Nouveauté Au Vent des Îles : Communs et océans. Le rahui en Polynésie.

En vente sur Au vent des Îles 1 950 XPF, bientôt en librairie à Nouméa

 

Les lagons polynésiens sont porteurs d’enjeux économiques, environnementaux et sociaux complexes notamment du fait des interactions entre des acteurs différents qui n’ont pas forcément les mêmes intérêts. Le rahui est un système de jachère traditionnel de la société polynésienne qui connait aujourd’hui une certaine résurgence et s’apparente à ce que la prix Nobel d’économie Elinor Ostrom a appelé les communs (Common Pool).

 

Description

Les lagons polynésiens sont porteurs d’enjeux économiques, environnementaux et sociaux complexes notamment du fait des interactions entre des acteurs différents qui n’ont pas forcément les mêmes intérêts. Le rahui est un système de jachère traditionnel de la société polynésienne qui connait aujourd’hui une certaine résurgence et s’apparente à ce que la prix Nobel d’économie Elinor Ostrom a appelé les communs (Common Pool). Un des objets de ce livre est d’interroger le rapport entre cette tradition du rahui et de nouvelles formes de gestion des espaces lagunaires au travers de la notion de commun. L’ouvrage est structuré en six chapitres. Les deux premiers portent sur le rahui dans le Tahiti ancien et son retour dans le Tahiti moderne. Les trois suivants portent sur des études de cas et les enseignements qu’on peut en tirer du point de vue de la gestion des communs. Le chapitre final est consacré à l’opérationnalité pratique de la notion de commun en Polynésie et soulève la question du financement de l’environnement.

 

Publié en partenariat avec l’AFD.

Biographies des auteurs

 

Lire un extrait 

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Aujourd'hui dimanche découvrons Le nyelâyu (ou yâlayu) une langue kanak

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Le nyelâyu (ou yâlayu) est une langue kanak, parlée par moins de 2 000 locuteurs (1996) au nord de la Nouvelle-Calédonie. Il est classé dans la branche océanienne des langues austronésiennes, plus précisément dans le sous-groupe Nord du groupe néo-calédonien.

Il en existe deux dialectes : le pooc (ou haat) aux îles Belep, le puma (ou paak ou ovac) dans le district coutumier d'Arama à l'est de Poum et dans celui de Balade à Pouébo. 

une idée d'article de La Médiathèque du Nord

Publié dans Culture Kanak

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Une nouvelle émission littéraire en photos et en image avec Calédonia-MLNC

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Une nouvelle émission littéraire en photos et en image avec Calédonia-MLNC
Une nouvelle émission littéraire en photos et en image avec Calédonia-MLNC
Une nouvelle émission littéraire en photos et en image avec Calédonia-MLNC

Une nouvelle émission littéraire sur le Caillou ça se fête. On pourra la revoir. Une rediffusion est prévue le mercredi 29 mai à 13h30 et «Livres ensemble» sera rediffusé une semaine sur deux, les mercredis dans l'après-midi. A vos cassettes si ces engins existent encore. Encore merci à NCTV Caledonia pour cette émission qui devrait être suivie de nombreuses autres déjà programmées.

Pour cette première émission le casting était relevé ! (sans aucun parti pris) Pour vous donner envie de courir à la librairie : Georges Combo, organisateur du salon littéraire «Pirogue», Isa Qala, une jeune auteure de Lifou, Guillaume Berger, Cathie Manné, Joël Paul, ou encore une jeune slameuse. Sans oublier les personnalités du pays qui vous révéleront leurs lectures du moment ! Que du beau monde. En vérité, le blogueur ecrivainducaillou, intimidé, mais fier, remercie le réalisateur de m’avoir offert deux minutes de bonheur. JP

 

Une nouvelle émission littéraire en photos et en image avec Calédonia-MLNC
Une nouvelle émission littéraire en photos et en image avec Calédonia-MLNCUne nouvelle émission littéraire en photos et en image avec Calédonia-MLNCUne nouvelle émission littéraire en photos et en image avec Calédonia-MLNC
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La Nouvelle-Calédonie et l'imagination intellectuelle se sont emparées de la librairie Calédo Livres ce mercredi soir.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Les principaux intervenants

Les principaux intervenants

Tandis que des millions de téléspectateurs regardaient l’émission littéraire Livres Ensemble sur NCTV Calédonia, une première pour notre télé pays, les intellectuels présentaient leur ouvrage place des cocotiers. Jean-Paul Sartre, définissait l'intellectuel comme « quelqu'un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas ». Je n’ai pas osé le dire à nos amis du Caillou fin heureux de refaire « notre île ».

Une fois de plus la librairie (du côté de la mairie) était trop petite pour accueillir la foule des intellectuels qui poussent comme des champignons du nord au sud du Caillou depuis l’émancipation du pays. Les éclaircissements des auteurs sur leur participation au livre et le débat qui a suivi étaient enrichissants. On peut noter que ce livre est né d’un colloque en Australie, voyage des intervenants payé par les Australiens. Notre grand voisin s’intéresse à nous et encourage l’imagination intellectuelle. Cette causerie était une parfaite transition pour le futur SILO qui aura pour thème « le lien ». Mais attention, ce n’est pas de politique, c’est une réflexion purement intellectuelle, une précision pour éviter de fâcher Hamid Mokadden coordonateur de ce travail.  JP

 

PS : Merci aux éditions L’Harmattan d’exister pour le bonheur des auteurs en manque d’éditeurs. On critique à tort et à travers L’Harmattan qui publie pourtant souvent des pépites.

Ci-joint quelques photos de cette soirée sans résumé possible pour ne pas trahir les propos des intervenants. Vous trouverez ci-dessous un extrait de l’avant-propos.

 

Ecouter l’émission radio NC 1er avec Hamid Mokaddem du 21 Mai 2019 en suivant ce lien.

 

La Nouvelle-Calédonie et l'imagination intellectuelle, Sous la direction de Hamid Mokaddem, Scott Robertson et Ingrid Sykes.

Ont contribué à ce travail collectif : Luc Enoka Camoui, Paul Fizin, Nicolas Kurtovitch, Hamid Mokaddem, Adrian Muckle, Pierre-Christophe Pantz, Catherine Ris, Scott Robertson, Christophe Sand, Angélique Stastny, Ingrid Sykes, Georges Waiwen Wayewol.

 

Avant-propos (extrait de l’ouvrage)

La Nouvelle-Calédonie est située à un peu plus de trois heures de vol des principales villes d'Australie et de la Nouvelle-Zélande Bien que les chercheurs de ces deux pays aient longtemps dominé la recherche sur cette région, la Nouvelle-Calédonie reste encore mal comprise. Il en est d'ailleurs de même des autres territoires du Pacifique sous souveraineté française tels que la Polynésie française ou Wallis et Futuna. Pour beaucoup, la formation universitaire sur cet archipel se résume à un programme d'études de quelques semaines en langue française à l'Université de la Nouvelle-Calédonie. Deux d'entre nous, spécialistes des sciences humaines en Australie, avions le désir d'en connaître un peu plus que ces séjours linguistiques et formations pédagogiques. Nous n'avons pas la prétention de tout avoir compris au sujet de la Nouvelle-Calédonie lors de nos visites. Cependant, ses images, ses rythmes de vie, ses inégalités et sa ségrégation sociale (qui sont évidentes) nous ont touchés. La façon dont ses habitants désignent la France comme « la métropole » et la Nouvelle-Calédonie simplement comme « le territoire nous a particulièrement frappé. On s'y sentait bien plus proches de la métropole. À notre retour, nos amis et enseignants nous ont demandes de faire part de nos impressions. Nous avons rencontré des difficultés à répondre à leurs questions. Qu'est-ce que la Nouvelle-Calédonie ? Une partie intégrale du territoire français diront certains. Une colonie, répondront d'autres. Un juriste, lui, argumentera qu'il s'agit d'une collectivité d'outremer sui generis. Comment expliquer ces différences de perception à un Australien moins informé sur le sujet ?

 

Notre bref aperçu de la vie calédonienne, dans toutes ses contradictions, nous a profondément intrigués. Nous avons donc commencé à approfondir nos recherches sur la Nouvelle-Calédonie, via une thèse de doctorat examinant la façon dont la décolonisation façonne la politique de la citoyenneté en Nouvelle-Calédonie, et au travers d'un compte rendu sur l'impact de la lèpre sur les cultures et la société kanak. Au fil de nos recherches, nous nous sommes aperçus que les mêmes débats agitaient les sociétés australienne et calédonienne. Nous sommes convaincus que ce pays a beaucoup à nous apprendre sur les défis auxquels sont confrontés les peuples autochtones et non autochtones, leur réconciliation et la construction d'un avenir affranchi de la logique coloniale dans laquelle les débats actuels sont toujours englués. Que signifie construire une communauté politique dans laquelle la souveraineté autochtone est reconnue et valorisée ? Quelles sont les conséquences d'une telle reconnaissance pour le reste de la population ? De telles questions sous-entendent que la décolonisation ne se limite pas à un processus institutionnel mais qu'elle requiert une transformation des mentalités.

Ce volume est d'abord le fruit de nos discussions sur l'importance de la Nouvelle-Calédonie en tant que site de recherches pour les chercheurs australiens. Notre regard extérieur sur le pays nous a permis d'entrevoir le potentiel de ce lieu pour le développement de la recherche, au confluent des thèmes clés de nos disciplines, la politique et l'histoire. La Nouvelle-Calédonie offre une nouvelle perspective sur ces disciplines et cristallise l'essence éthique, émotionnelle et matérielle de nos travaux. Elle nous a permis de clarifier le cadre de nos disciplines universitaires, de lui conférer une netteté extrêmement saisissante. C'est alors que nous nous posâmes la question : Comment les chercheurs travaillant en Nouvelle-Calédonie se percevaient-ils eux-mêmes, et percevaient, par la même occasion, leurs disciplines ? Quelle direction le contexte néo-calédonien faisait-il prendre à leurs recherches ? Nous décidâmes d'intituler notre symposium «La Nouvelle-Calédonie et l'imagination intellectuelle : redéfinir les modes de pensée disciplinaire existants ». Nous cherchions à discuter de la façon dont la Nouvelle-Calédonie historique et contemporaine reconfigure à la fois notre compréhension des domaines clés des sciences humaines occidentales (aussi bien françaises qu'anglo-saxonnes) et la pensée scientifique sociale des différents domaines tels que ceux de la politique, la religion, l'histoire, l'archéologie, la sociologie, l'anthropologie, la philosophie et du droit. De récentes recherches sur le territoire ont permis une compréhension beaucoup plus détaillée de la mise en ouvre de l'Indigénat, du sens de la religion et de son usage, du mouvement migratoire des populations du Pacifique sur le territoire et dans la région, de la perspective de la jeunesse kanak, des inégalités spatiales dans le paysage calédonien et de la mécanique juridique, économique et politique à l'œuvre dans l'espace public néo-calédonien.

Le but de ce colloque était de construire une méthodologie plus complète qui reconnaisse la position historique et contemporaine unique de la Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique dans un contexte mondial en pleine mutation. Comment ce territoire peut-il constituer un modèle pour la construction de nouvelles théories sur le nationalisme, le développement économique, politique, juridique, émotionnel et postcolonial ?

Pierre-Christophe Pantz (géopolitique), Angélique Stastny (science politique), Ingrid Sykes (histoire) et Scott Robertson (science politique) ont décrit la façon dont leurs disciplines, au sein du contexte néo-calédonien, ont évolué en fonction de directives colonialistes ou décolonialistes, artificielles ou réelles. Ce « moulage » disciplinaire a conduit de nombreux auteurs à critiquer violemment leurs propres disciplines. Ils reconnaissent que le contexte néo-calédonien les a conduits dans l'impasse où elles se débattent actuellement. Par ce terme de « moulage », on entend le remaniement survenu après 1988, qui menace de faire dérailler le tissu critique de chaque discipline. En effet, comment celles-ci peuvent-elle espérer progresser sans placer la question kanak au cœur de leur problématique ? … La suite à lire sur ce livre savant voir article de l’an passé sur ce blog

d'autres images avec un public qui n'a pas ménagé les intervenants avec des questions percutantes
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Publié dans Colonisation

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La Nouvelle-Calédonie et l'imagination intellectuelle, Sous la direction de Hamid Mokaddem, Scott Robertson et Ingrid Sykes.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

La Nouvelle-Calédonie et l'imagination intellectuelle, Sous la direction de Hamid Mokaddem, Scott Robertson et Ingrid Sykes.

LA NOUVELLE-CALÉDONIE ET L'IMAGINATION INTELLECTUELLE

Repenser et reformuler les disciplines, savoirs et pratiques

Sous la direction de Hamid Mokaddem, Scott Robertson et Ingrid Sykes.

 

ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATION ARTS, ESTHÉTIQUE, VIE CULTURELLE OCÉAN PACIFIQUE Nouvelle Calédonie 20.5 Euros chez l’Harmattan en ligne et en librairie à Nouméa.

 

Comment les chercheurs travaillant en Nouvelle-Calédonie se perçoivent-ils eux-mêmes et perçoivent, du même coup, leurs disciplines ? Quelle direction le contexte néo-calédonien fait-il prendre à leurs recherches ? Comment ce territoire constitue-t-il un modèle pour construire de nouvelles théories sur le nationalisme, le développement économique, politique, esthétique et émotionnel ? Un large collectif d'auteurs et d'éditeurs du Pacifique se proposent de répondre à ces questions.

 

Lien vers liseuse Harmattan pour avoir un aperçu.

 

Ont contribué à ce travail collectif : Luc Enoka Camoui, Paul Fizin, Nicolas Kurtovitch, Hamid Mokaddem, Adrian Muckle, Pierre-Christophe Pantz, Catherine Ris, Scott Robertson, Christophe Sand, Angélique Stastny, Ingrid Sykes, Georges Waiwen Wayewol.

Publié dans Essai

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Rando lectures à Lifou, une initiative originale d’Isa Qala

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Avec des images de Juliette Maes

Avec des images de Juliette Maes

Une belle vue de cette région de Lifou

Une belle vue de cette région de Lifou

Isa monitrice bienveillante

Lire à haute voix des textes choisis au milieu de la forêt. C’est l’idée géniale de Isa Qala, l’étoile montante de littérature calédonienne. Isa, c’est le cinquième élément de la culture calédonienne comme ‎Milla Jovovich dans le film de Luc Besson. Avec sa licence de lettres modernes, une formation en politique culturelle et une autre en graphothérapie, rééducation de l’écriture et ses projets de réalisation pour le cinéma.

Par ailleurs, elle contribue à la transmission du patrimoine culturel, notamment par son implication dans la troupe de danse du Wetr bien connue dans le paysage calédonien. La culture, l’écriture et la littérature sont ses terrains de jeu favoris. Elle fait beaucoup pour la jeunesse, pour les jeunes du Club de Lectures Vivantes du Juvenat et les enfants de la tribu de Kirinata.

 

Le mystère de la forêt malgré la difficulté du parcours ! Car il s’agissait d’un vrai parcours du combattant pour les moins sportifs comme l’a souligné Juliette Maes l’infatigable « madame LÔL », une participante courageuse. Au fond de la grotte, à l'étape finale, les randonneurs ont été accueillis par un lutin slameur et inquiétant en la personne de Rémi incroyable performeur avec les chants et textes lus par des jeunes. 

 

Cette initiative de lire dans un cadre exceptionnel, c'est le principal qu'il faut retenir avec l'implication de tous ces jeunes. Cette rando a été magnifique, aux dires des courageux participants.

Lien sur son livre La tribu des veuves

Cadeau LÔL, un don de livres aux jeunes de Kirinata qui seront accueillis le 21 juillet sur le festival LÔL au SOUFFLE DES MOTS.

 

L'auteure Isa Qala est la réalisatrice d'un docu-fiction, "L'enfant Wetr" qui sera présenté lors du festival du film de La Foa 2019.

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Basuco de Guillaume Berger une nouveauté Humanis

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photographie de couverture : Quasarphoto.

Photographie de couverture : Quasarphoto.

Parution Mai 2019 aux Éditions Humanis bientôt disponible à Nouméa par internet sur le site Humanis

Ce texte a bénéficié de la résidence d’écriture Hagen 2017, soutenue par la Maison du livre de la Nouvelle-Calédonie et par la Province Sud.

Ce livre est disponible à Nouméa sur le Pacific Book'in et à la librairie Calédo Livres :

  • Prix de vente public : 1990 XPF TTC

J’ai cru que ma première nuit dans cette pension colombienne serait la dernière de ma vie. Aujourd’hui encore, il m’arrive de me réveiller au milieu de la nuit, hurlant de terreur comme j’ai hurlé cette nuit-là et croyant revoir chaque balafre, chaque tatouage du forcené qui enfonçait la porte de ma chambre. Je ne saurais dire combien de temps je suis resté à genoux, les mains sur la tête, à bredouiller qu’on m’avait déjà volé mon passeport, ma carte bancaire et mes trois cents dollars de secours…

 

Les premières lignes :

Basuco

 

Il est encore trop tôt, ai-je dit à Pierre. Dans cette île, boire de la bière en public avant dix heures du matin relève de l’indécence morale, une injure pure et simple à l’ordre colonial, comme dirait Pierre. Il ne lui a d’ailleurs pas échappé que les ivrognes se terrent au fond de la brasserie alors que la terrasse est déserte et qu’il fait un temps exceptionnel, avec tout juste ce qu’il faut de soleil, de nuages et d’alizé, un temps de carte postale, ai-je dit à Pierre. Il n’y a pas de meilleur emplacement pour apprécier les vertus de cette île, et c’est pourquoi je viens ici chaque matin, à cette même table où nous nous trouvons à présent, la plus proche des quais de la marina et les pieds dans l’eau, pour ainsi dire, mais toujours avant dix heures. Ensuite, la chaleur devient intolérable et, libérée de toute retenue, la population de l’île a vite fait de transformer ce petit paradis en un enfer d’obscénités et de confrontations inter-ethniques.

Mais Pierre n’a rien à craindre : voilà la serveuse qui revient déjà avec nos pintes. Il a dû lui taper dans l’œil, comme on dit, parce qu’habituellement je dois la rappeler une bonne demi-douzaine de fois avant qu’elle m’apporte ma bière, à cause de l’heure scandaleusement matinale, évidemment, même si, en bon expatrié, Pierre préférera sans doute parler de défiance anti-coloniale et de son droit inaliénable à disposer d’elle-même. D’ailleurs, il a parfaitement raison : nous n’avons rien à faire ici. Où que nous allions, quoi que nous fassions, nous sommes et resterons des envahisseurs, perpétuellement coupables, perpétuellement conquistadores. Pierre ne s’en souvient pas ? Ce sont pourtant avec ces mots que, dix ans plus tôt, il m’avait accueilli à l’aéroport de Quito, en Équateur, avant de me souhaiter la bienvenue dans la Revolución avec ce même rictus et ce même regard hautain qu’il affiche à présent derrière ses petites lunettes de pseudo-intellectuel… (Plus sur le site Humanis)

Guillaume Berger au château Hagen en discussion avec l'illustratrice Alejandra RINCK RAMIREZ. Photo Joël PAUL

 

Qui est Guillaume Berger ? Auteur itinérant, c’est peut-être la meilleure définition de Guillaume Berger

 

Bibliographie

Ouvrages publiés chez Humanis :

L’Exil est mon royaume

Les enfants de salaud tiendront leur bière en enfer

 

Né en 1984 en Nouvelle-Calédonie, Guillaume Berger quitte le territoire à 18 ans pour entreprendre des études supérieures en France, mais il abandonne rapidement les bancs de l’Université pour devenir écrivain. Il vivote alors dans des hôtels miséreux parisiens et jongle entre petits boulots et nuits d’écriture. Les éditeurs lui renvoient toutes ses nouvelles. À 23 ans, il remporte le concours d’écriture de la Province Sud de Nouvelle-Calédonie et s’envole pour l’Amérique du Sud. Il vit six ans en Argentine, dans une maison d’adobe sans électricité ni eau courante. C’est là qu’il écrit ses deux premiers romans, L’Exil est mon royaume et Les enfants de salaud tiendront leur bière en enfer. Il revient vivre en Nouvelle-Calédonie en 2012, où il continue à se consacrer à sa passion d’écrire. (source Humanis)

Publié dans Roman

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Une histoire de Tahiti. Des origines à nos jours.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Une histoire de Tahiti. Des origines à nos jours.
Une histoire de Tahiti. Des origines à nos jours.

Mille ans d’histoire ! Ce livre enthousiasme les lecteurs au fenua. L’ouvrage sera bientôt à Nouméa. La pirogue et sa cargaison vogue vers nous en traversant une grande partie du Pacifique, à l’ancienne. Le chef de l’embarcation guidé seulement par les étoiles en chantant Hoe Ana progresse. Christian Robert aime les défis. JP (on peut le réserver chez Book’in Pacifique ou le commander Au vent des Îles)

 

Cet ouvrage raconte, pour la première fois sous une forme synthétique, l’histoire de Tahiti et des îles de la Société depuis l’arrivée des hommes jusqu’à nos jours. Résumer plus de mille ans d’histoire du peuple tahitien en un simple volume était un défi qu’un groupe d’enseignants-chercheurs et de chargés de cours de l’Université de la Polynésie française a décidé de relever.

Vendu 3 500  XPF à Tahiti

Retrouvez Eric Conte chez Au Vent des Îles

L'ouvrage dans la presse tahitienne et la prochaine dédicace
L'ouvrage dans la presse tahitienne et la prochaine dédicace

L'ouvrage dans la presse tahitienne et la prochaine dédicace

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