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Un livre d'un Calédonien récompensé à Ouessant

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Un livre d'un Calédonien récompensé à Ouessant

Palmarès Prix du Livre Insulaire 2015

Grand prix des Îles du Ponan « Les Corses et la Grande Guerre » Editions Albiana présenté par Danièle Auffray, remise du Prix par Denis Paluel, Président de l’association des îles du Ponant

Issue d’une exposition temporaire à l’occasion des célébrations du Centenaire, ce livre d’une facture éditoriale remarquable a l’originalité de présenter sous ce format « beau livre » des textes de spécialistes qui, au-delà de la présentation du contexte socio-économique, nous parlent entre autres des identités régionales à l’épreuve de la guerre – et pas seulement de l’identité corse, comme de la situation scolaire ou encore du fléau de la grippe espagnole dont on oublie souvent qu’elle fit en Europe autant de morts que la guerre elle-même. Enfin il y a un chapitre très émouvant qui nous plonge dans l’actualité la plus brulante en nous rappelant que la Corse, appelée « l’île des Samaritains » reçut des réfugiés Syriens, juifs de Palestine, et Serbes fuyant les exactions commisses dans leurs pays par les belligérants.

PRIX POESIE «Œuvres poétiques » de Jeanine Baude Editions la Rumeur libre.

PRIX FICTION LE GRIOT DE LA PEINTURE Ernest PEPIN, CARAÏBEDITIONS présenté par Didier Galibert – remise du Prix par Isabelle Le Bal, présidente de CALI

PRIX ESSAI présenté par Danièle Auffray, membre du Jury « Se confier à l’île », de Françoise Péron et Emmanuel Fournier Editions Locus Solus

PRIX SCIENCES

UN DRAME DE LA COLONISATION : OUVEA, NOUVELLE-CALEDONIE, MAI 1988

De Frédéric ANGLEVIEL,

Editions Vendémiaire, 2015 présenté par Didier Galibert, membre du jury dotation remise par Françoise Péron, Présidente du Parc Naturel régional d’armorique

Le jury salue la qualité et le courage de Frédéric Angleviel, professeur d’histoire à l’Université de Nouméa en Nouvelle-Calédonie-Kanaky, lequel nous livre la première étude scientifique concernant un événement sanglant, fondateur mais encore très controversé, survenu en 1988 sur ce territoire français du Pacifique : la prise d’otages conduite dans une gendarmerie d’Ouvéa et leur libération dans le cadre d’une véritable opération de guerre.

Dès l’introduction, l’auteur campe le protocole de son travail, sans dissimuler des difficultés de méthode très épineuses. Lui-même est originaire du territoire, si bien que ce livre peut aussi être considéré comme un exercice sur soi, c’est-à-dire un exercice d’égo-histoire. Mais il lui a fallu aussi prendre de la distance vis-à-vis des polémiques locales et de la grande médiatisation de ce qui est devenu pour l’opinion l’Affaire d’Ouvéa. Les sources, quant à elles, font aussi problème : les documents d’archives restent encore inaccessibles et il a fallu procéder à des recoupements de fragments de rapports, à la collecte des récits toujours subjectifs publiés par la presse ou par certains protagonistes.

La richesse et la rigueur de l’approche transcendent ces difficultés. La précision factuelle est extrême, mais l’auteur ne s’enlise jamais dans l’anecdote et reste fidèle au fil conducteur de son livre : articuler es échelles de temps et inscrire le drame d’Ouvéa dans le contexte de la colonisation et de la tardive et progressive décolonisation de cette île océanienne, dans laquelle une population installée depuis plus de 3000 ans a été conquise, presque détruite et spoliée.

En fait, cette étude est une véritable remise à plat de toute l’histoire de la Nouvelle Calédonie ou Kanaky[1], en marche vers un destin national partagé dont la forme juridique reste aujourd’hui un enjeu, dans le cadre consensuel de l’Accord de Nouméa. Un livre écrit avec une passion retenue et assorti d’un appareil de notes, d’annexes judicieuses et d’une riche bibliographie. Un ouvrage qui fera date.

Prix beaux livres : Patrimoines de Mayotte Ed. Association Les lumières de la Francophonie présenté par Gilbert David remise du Prix par Isabelle Le Bal

Prix roman Policier : MAUVAISE PASSE A L’ILE CALLOT de Jean-Louis Kerguillec Editions Alain Bargain

Une mention spéciale pour Malavia Editions Albiana

Le jury s’est prononcé à l’unanimité pour l’écrivain léonard

PRIX JEUNESSE : LE FACTEUR écrit par Amarnath HOSANY et illustré par Guillaume CLARISSE, Bartholdi éditions dans la collection Contes en Fêtes.

Une mention spéciale du jury a été attribuée à Petit Tom Au Pays de Bleuène de Maryvette BALCOU et Fred THEYS aux éditions Orphie.

 


[1] Kanaky ou Kanaky Nouvelle-Calédonie sont des dénominations utilisés couramment en métropole pour désigner le Caillou

Frédéric Angleviel (chemise rouge) avant l'émisssion Des livres et nous de NC 1

Frédéric Angleviel (chemise rouge) avant l'émisssion Des livres et nous de NC 1

Publié dans Divers

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Cent affiches pour un centenaire, les affichistes de la Grande Guerre

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Cent affiches pour un centenaire, les affichistes de la Grande Guerre

100 affiches pour un Centenaire

Dans le cadre des célébrations du centenaire de la guerre de 1914-1918, la Ville de Nouméa propose une exposition sur l’art et la propagande pendant la Première Guerre mondiale.

Conçue par le musée de la Ville de Nouméa avec l’historienne Sylvette Boubin-Boyer et le collectionneur Pierre Grézard, elle met en lumière une des plus belles collections d’affiches de propagande, appartenant au collectionneur calédonien Pierre Grézard.

L’exposition, labellisée par la Mission du Centenaire de Paris, a déjà été présentée à Paris, Avallon, Lyon et Perth.  Elle sera visible à la Maison Higginson du jeudi 13 août au samedi 21 novembre, avant de repartir en Australie en 2016.

« Commémorer la Grande Guerre ne peut se limiter à la glorification des actes de bravoure des champs de bataille. (…) La présentation de cent affiches originales, trésors de la collection de Pierre Grézard, s’inscrit dans cette dynamique. » Sonia Lagarde, Députée-Maire de Nouméa (extraits du site de la ville de Nouméa)

UN COLLECTIONNEUR

Pierre Grézard a contracté le virus des affiches à 18 ans. Depuis que son père lui a offert une affiche de Poulbot, il en a  acquis 4 500, sur les marchés aux puces et dans les salles de vente, dont certaines très rares. Ses 2 000 affiches sur la Grande Guerre font de lui l’un des principaux collectionneurs français concernant cette période.

Pour retracer le parcours des affichistes et obtenir des informations précises sur leur travail, il a rencontré leurs familles, d’autres collectionneurs, des historiens de la Grande Guerre et des arts graphiques, des conservateurs et des commissaires-priseurs.

Pour faire vivre sa passion et rendre hommage aux artistes du début du 20e siècle, ce collectionneur et dermatologue de Nouméa a mis à la disposition du projet d’exposition une centaine d’affiches originales.

L’AFFICHE DE PROPAGANDE

Au début du XXe siècle, l’affiche a transformé le paysage urbain. Pendant la Première Guerre mondiale, elle devient, sous le contrôle de l’État, une arme de propagande  destinée à remonter le moral des troupes et à solliciter l’aide de la population civile.

Sur le front ou à l’arrière, les affichistes transmettent à la population, dans un style qui leur est propre, le même message patriotique.

Certains comme Jean Droit, Lucien Jonas ou Emile-Victor Prouvé deviendront des affichistes célèbres et nombre des travaux des affichistes de l’époque restent gravés dans la mémoire collective.

Par leur facture et leurs origines diverses, les affiches de propagande montrent la mondialisation de la guerre à chacune de ses étapes et les préoccupations communes aux pays belligérants.

Elles sont diffusées en Europe et dans les empires coloniaux.

100 AFFICHES REGROUPEES EN SIX THEMATIQUES

1. La propagande ou les artistes dans l’effort de guerre : l’impact des affichistes dans le conflit

2. La guerre est déclarée : les premiers mois du conflit

3. Au combat : batailles et des soldats au front

4. Tous mobilisés : l’implication de toute une population

5. Une victoire douloureuse : comment faire face au souvenir de ces années de guerre

6. Un monde à reconstruire 

INFOS PRATIQUES

Exposition du 13 août au 21 novembre 2015

Maison Higginson, 5-7 rue de Sébastopol, centre-ville

Renseignements au musée de la Ville, tél. : 26 28 05

Ouvert de 12h à 18h en continu du mercredi au samedi.

Entrée libre

Lien vers autre article sur le sujet

Cent affiches pour un centenaire, les affichistes de la Grande Guerre

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Et les Européens découvrirent le Pacifique... une conférence de Christine Bousquet

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Et les Européens découvrirent le Pacifique... une conférence de Christine Bousquet

Jeudi 6 Août 2015 Christine Bousquet maître de conférences en histoire médiévale a fait une conférence sur les premiers navigateurs occidentaux au musée maritime de Nouméa. Un sujet qui passionne les îliens que nous sommes en Nouvelle-Calédonie. JP

Depuis le début du XVIème siècle les Européens devinent l'existence d'un océan mais ne prendront conscience de sa taille et de son rôle que petit à petit. Toutes les grandes nations européennes s'y intéressent et grâce à quelques navigateurs aventureux, Magellan, Urdaneta, Quiros, Tasman, Behring, Cook, La Pérouse... la découverte du Pacifique s'affine : un nouveau monde apparaît sous les yeux des Occidentaux.

Le goût pour la découverte, le sens du commerce sans oublier la conversion à proposer se conjuguent sans cesse dans l'esprit des découvreurs.

1513 le 25 septembre  L'espagnol Vasco Nuñez de Balboa est le premier européen à voir l'océan Pacifique et à le faire savoir. Parti pour le nouveau monde en 1500, l'aventurier découvre depuis le sommet d'une montagne une mer inconnue qu'il nomme "mer du sud". Balboa, qui a franchi à pied l'isthme de Panama, prend possession de cette nouvelle mer au nom de la couronne espagnole. C'est le portugais Fernand de Magellan qui la baptisera "pacifique" en 1520, afin de rendre hommage à la clémence de ses eaux.

L'océan Pacifique est l'océan le plus vaste du globe terrestre. Il s'étend sur une surface de 166 241 700 km2, soit environ un tiers de la surface totale de la Terre. Il comprend entièrement l'Océanie et quelques autres îles et archipels qui traditionnellement font partie de l'Asie (Japon, Philippines, Insulinde). Il est entouré par l'Asie, l'Australie et l'Amérique, alors que sa limite avec l'océan Austral au sud est officiellement marquée au 60e degré de latitude sud. La ligne de changement de date le traverse aux alentours du 180e méridien. Explorateurs du Pacifique : Vasco Nuñez de Balboa, premier Européen à avoir atteint la « mer du Sud », le 25 septembre 1513,

  • Fernand de Magellan, réalise la première traversée de l'océan d'est en ouest en 1520-1521,

  • Álvaro de Saavedra Cerón (1527-1528),

  • Francis Drake (1577-1580),

  • Louis Antoine de Bougainville (1767-1768),

  • James Cook (1728-1779), Jean-François de La Pérouse (1785-1788),

  • Jules Dumont d'Urville,

  • Louis Isidore Duperrey.

Une des premières cartes, voyage de Cook et gravure ancienne
Une des premières cartes, voyage de Cook et gravure ancienne
Une des premières cartes, voyage de Cook et gravure ancienne

Une des premières cartes, voyage de Cook et gravure ancienne

Publié dans Colonisation

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