Nouvelle-Calédonie

Publié par Joël PAUL

Nouvelle-Calédonie (Atlas)

Photos ci-dessus de Atlas NC de IRD (un ouvrage de référence pour tout savoir sur notre île) 

Carte de Nouvelle-Calédonie 479

Nouvelle-Calédonie  

 La Nouvelle-Calédonie est un archipel d'Océanie situé dans l'océan Pacifique à 1 500 km à l'est de l'Australie et à 2 000 km au nord de la Nouvelle-Zélande, à quelques degrés au nord du Tropique du Capricorne. Wikipédia

Capitale : Nouméa

Devise : Franc Pacifique

Population : 258 121 (2012) Banque mondiale

Lieux d'intérêt : Centre culturel Tjibaou, Phare Amédée, etc ;

Gouvernements : Démocratie représentative, Régime parlementaire

 

 La Nouvelle-Calédonie est un archipel d'Océanie situé dans l'océan Pacifique à 1 500 km à l'est de l'Australie et à 2 000 km au nord de la Nouvelle-Zélande, à quelques degrés au nord du Tropique du Capricorne.

 

Distante de la France métropolitaine de près de 17 000 kilomètres et d'une superficie de 18 575,5 km2, cette collectivité (ancien territoire d'outre-mer) située en Mélanésie relève de la souveraineté française depuis 1853. Elle dispose d'un statut particulier de large autonomie sui generis (ou « de son propre genre ») instauré par l'accord de Nouméa, différent des collectivités d'outre-mer (COM). Un référendum local portant sur son statut institutionnel est prévu au cours de la quatrième mandature du Congrès, soit entre 2014 et 2018. L'accord de Nouméa précise que : « La consultation portera sur le transfert à la Nouvelle-Calédonie des compétences régaliennes, l'accès à un statut international de pleine responsabilité et l'organisation de la citoyenneté en nationalité ». Ainsi, s'offre à la Nouvelle-Calédonie un ensemble de choix sur son futur statut (État associé à la France, indépendance, large autonomie au sein de la République française, etc.).  

Peuplé depuis au moins 3 200 à 3 300 ans, l'archipel était habité avant l'arrivée des Européens par des Mélanésiens aujourd'hui appelés Kanaks, qui forment le peuple autochtone et constituent la première communauté de la Nouvelle-Calédonie, néanmoins minoritaire, avec en 2009 40,34 % des Néo-calédoniens. La colonisation de peuplement, tant pénale (avec la présence d'un bagne de 1864 à 1924, la déportation s'étant arrêtée en 1894) que libre, est à l'origine de la population d'origine européenne, fortement métissée, soit 29,2 % des habitants se déclarant « Européens » en 2009 (natifs ou non) à quoi peuvent s'ajouter les 8,3 % de métis et les 4,96 % se définissant simplement comme « Calédoniens ». Enfin, le développement économique, surtout à travers l'exploitation minière du nickel et les secteurs liés (la métallurgie mais aussi le bâtiment et l'énergie) a entraîné l'apport de mains-d'œuvre asiatiques d'abord (indonésienne, vietnamienne et japonaise) à partir de la fin du XIXe siècle et pendant la première moitié du XXe siècle (leurs descendants représentant 3,34 % de la population locale en 2009), puis polynésiennes (essentiellement wallisienne et futunienne) depuis les années 1950 (10,69 % des habitants en 2009). L'accord de Nouméa reconnaît dans son préambule une double légitimité reconnue d'une part à la population kanake (celle du premier occupant) et d'autre part aux autres communautés au titre de leur participation à la construction de la Nouvelle-Calédonie contemporaine, devant « poser les bases d’une citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie, permettant au peuple d’origine de constituer avec les hommes et les femmes qui y vivent une communauté humaine affirmant son destin commun », et ce quelle que soit la solution institutionnelle finalement adoptée.  

Son chef-lieu ou capitale, Nouméa, en est aussi la principale commune et la seule grande ville. Elle compte 97 579 habitants au dernier recensement de 2009. Le Grand Nouméa (avec les communes voisines de Païta, Dumbéa et Mont-Dore) compte 163 723 habitants, soit les deux tiers des 245 580 personnes peuplant l'archipel. Son organisation territoriale, mise en place en 1989 et confirmée par le statut de 1999, repose sur un « fédéralisme interne » dit « asymétique » (d'après Robert Bertram) ou « gigogne » (selon Jean-Yves Faberon), incarné par trois provinces (Nord, Sud, qui est la plus peuplée et la plus développée, et Îles Loyauté) disposant de champs de compétences très étendus. Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie, formé par la réunion d'une partie des élus des assemblées provinciales, est un « Parlement local » disposant depuis 1999 d'un réel pouvoir législatif (préparant et votant des lois du pays) et de contrôle sur l'exécutif néo-calédonien incarné par un gouvernement collégial.  

Son code postal commence par 988.  

Publié dans Notre Caillou